L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 23 février 2025
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 30 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
L'Amérique de Trump est-elle encore l'allié de la France ?
- 0:41OuverteRéponse partielle
Doit-on basculer en économie de guerre ou est-ce déjà une réalité ?
- 1:09RelanceÉludée
Est-ce que vous comprenez que cette situation scandalise, forme d'impuissance de l'État ?
- 2:51RelanceRéponse partielle
On s'interroge sur les lignes de ce gouvernement, polyphonie ou cacophonie ?
- 3:09OuverteRéponse partielle
Bruno Retailleau prône la force, Jean-Noël Barraud la diplomatie. Sur quelle ligne êtes-vous ?
- 5:05OuverteRéponse partielle
Le ministre des Armées alerte sur des attentats terroristes. Que répondez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:04PrésentateurFait
« C'est algérien radicalisé, connu des services de renseignement sous OQTF. »
- 2:17Invité politiquePromesse
« Il y aura, mercredi, un conseil interministériel de contrôle de l'immigration. »
- 5:20Invité politiqueFait
« Ce qui s'était passé en Syrie, justement, ça avait pu poser question. »
- 6:15PrésentateurFait
« Le commerce de blé avec Alger a considérablement diminué. »
- 26:22PrésentateurFait
« On ne peut pas revenir sur cette mesure d'âge sur les 64 ans. »
- 27:34Invité politiqueFait
« pour la sécurité de nos concitoyens et de l'Europe, c'est-à-dire donc aussi le budget des armées »
- 28:14Invité politiqueFait
« On a effectivement un sujet de temps de travail dans notre pays »
- 28:39Invité politiqueFait
« Si vous voulez produire davantage, effectivement, quand vous voyez qu'on travaille moins sur la durée de vie que nos voisins, il nous faut travailler plus. »
- 29:00Invité politiqueFait
« On n'a pas besoin de toujours passer par la taxe et l'impôt. »
- 29:19Invité politiqueFait
« le rapport du premier président de la Cour des comptes là-dessus nous aide »
- 29:52Invité politiqueFait
« J'ai dit que de dégrader la trajectoire d'assainissement des finances sur notamment l'assurance IIS »
- 30:42Invité politiqueFait
« On peut tout à fait faire évoluer l'octroi et effectivement la doctrine d'emploi des livrets réglementés, livrets A et d'autres. »
- 31:45Invité politiqueFait
« Dans la situation dans laquelle nous sommes, il ne faut rien exclure. »
- 33:38Invité politiqueFait
« Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas la règle d'or des 3% qui va protéger nos frontières. »
- 35:11Invité politiqueFait
« une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne »
- 35:25Invité politiqueFait
« le premier investisseur étranger en France, ce sont les Américains »
- 37:10Invité politiqueFait
« la Commission européenne, sa présidente, le commissaire en charge du commerce notamment Maros Jevkovic ont eu des propos très clairs là-dessus »
- 40:13Invité politiqueFait
« elle ne l'a pas signé, justement. Le processus n'est pas terminé. »
- 42:49Invité politiqueFait
« on a besoin de l'Allemagne. On a besoin d'une Allemagne qui puisse partager ses constats d'unité européenne. »
- 44:13Invité politiqueFait
« il a raison de trouver assez loin des enjeux ces questions politiciennes de partis et de congrès. »
- 45:02Invité politiqueFait
« le Parti Socialiste se soit mis à la table des discussions pendant le budget, c'est une bonne nouvelle »
Temps de parole
- Invité politique66 %
- Présentateur24 %
- Invité10 %
≈ 4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue dans l'événement du dimanche, ravi de vous retrouver. Bonjour Laurent Saint-Martin. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Je le rappelle, vous êtes ministre déléguée au commerce extérieur et des Français de l'étranger également. Vous étiez l'ancien ministre du budget de Michel Barnier. On aura d'ailleurs l'occasion de revenir sur cette expérience gouvernementale. Une heure d'interview avec à mes côtés pour vous interroger Arlette Chabot. Bonjour. Bonjour. A vous. A la veille d'une rencontre cruciale entre le président américain et le président français à Washington, l'Amérique de Trump est-elle encore l'allié de la France ?
Sur le plan économique, en tout cas, vous, vous, vous avez sonné l'alarme. Deveux-nous basculer en économie de guerre ou est-ce déjà une réalité ? Beaucoup de questions à vous poser Laurent Saint-Martin. Mais d'abord, on ne peut pas faire l'économie de questions autour de ce qui s'est déroulé hier à Mulhouse, de cet attentat terroriste islamiste. Ce sont les mots du président de la République. Quatre gardes à vue sont encore en cours. Les services français avaient fait dix demandes de laisser passer consélière pour expulser cet homme. C'est algérien radicalisé, connu des services de renseignement sous OQTF. D'abord, une première question sur le profil de cet individu.
Est-ce que vous comprenez, vous entendez que cette situation scandalise, forme de traduction d'impuissance de l'État, pour expulser ce type d'individu ?
D'abord, à votre première question, si vous voulez bien, j'adresse d'abord, évidemment, les pensées aux victimes, à leur famille. Bien sûr que c'est un attentat perpétré par un terroriste islamiste de trop. Bien sûr que cela pose encore énormément de questions. Et les mots qui ont été ceux du ministre de l'Intérieur au JT de TF1 ou bien ceux du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères sont très complémentaires. Oui, on a besoin de travailler ensemble pour améliorer à la fois une situation nationale. Comment peut-on encore avoir, effectivement, des personnes sous OQTF avec des antécédents psychiatriques avérés là-dessus, sur notre territoire ?
Comment fait-on pour mieux protéger nos concitoyens de ces individus-là ? Ça, c'est davantage la question du ministère de l'Intérieur. Et puis, diplomatiquement, la question, effectivement, de laisser passer consulaire avec l'Algérie pour ce cas d'espèce et, de manière générale, avec un certain nombre de pays qui ressortent, effectivement, pour le ministère des Affaires étrangères. C'est pour ça qu'il y aura, mercredi, un conseil interministériel de contrôle de l'immigration parce que nous avons besoin de travailler ensemble là-dessus. Il y a des enjeux de sécurité nationale, mais les enjeux diplomatiques, finalement, recherchent la même fin.
Toujours protéger nos concitoyens en France, mais aussi à l'étranger. Et la diplomatie, évidemment, est une partie essentielle de la réussite de ce que vous voyez être aujourd'hui comme un problème réel, qui est cette incapacité à mettre des ressortissants algériens en l'espèce sous OQTF dans leur pays.
C'est saisissant que vous parliez des réactions de Bruno Retailleau, mais également de Jean-Noël Barraud, parce qu'effectivement, Arlette, on s'interroge quant aux lignes de ce gouvernement, de ces personnalités qui le composent. La porte-parole, à votre même place, il y a 15 jours, parlait de polyphonie. Il ne faut pas que ça se transforme à cacophonie, mais il y a des lignes à trancher, Arlette.
Il y a deux lignes. Les profs de force, dit encore Bruno Retailleau. De l'autre côté, Jean-Noël Barraud est beaucoup plus prudent. C'est la diplomatie. On peut encore parler. Sur que lignes êtes-vous ?
En fait, je crois que l'un n'exclut pas l'autre. Pardon, ce n'est pas pour faire une synthèse molle que je dis ça. C'est que de la fermeté, il en faut expliquer qu'avec l'Algérie, il va falloir se dire les choses très clairement sur ces difficultés-là, qui peut s'apparenter à un rapport de force. Ce sont les termes de Bruno Retailleau. Moi, j'y souscris volontiers. Mais la question, c'est que la diplomatie, évidemment, ne se résout pas par des coups de menton. Et vous le savez bien. Mais quand on utilise la force ou qu'on prend des mesures fortes,
la diplomatie, elle est sérieusement compromise. Ceux qui disent, par exemple, qu'il faut revenir sur les accords de coopération de 68, ça sera vécu comme, effectivement, une marque, une rupture de la part de l'Algérie. La France peut le faire. Donc, derrière, la diplomatie, elle n'existe plus.
Et justement, nous sommes à trois jours de ce Conseil interministériel qui devra dire les choses, je crois, de la façon la plus complète possible dans les options et les mesures que nous devons prendre, à la fois, encore une fois, sur le plan intérieur et sur le plan diplomatique. Vous l'avez dit, nous savons qu'il y a un certain nombre de débats qui existent aujourd'hui. Et ce ne sont pas des lignes différentes au sein du gouvernement. C'est simplement que les ministères sont compétents sur différents sujets. Et c'est normal.
Ce que je dis juste, moi-même étant ministre auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, c'est que si nous voulons pouvoir réussir le plus important, c'est-à-dire la sécurité de nos concitoyens, et donc faire que ces ressortissants algériens sous OQTF retournent dans leur pays, il faut nécessairement maintenir un dialogue avec l'Algérie. Ce n'est pas en rompant le dialogue que vous avancez dans ce sens-là. C'est une lapalissade de le dire, mais évidemment que la diplomatie travaille au quotidien, au quotidien, à ces sujets-là. Et il n'y a pas que le sujet algérien, pardon.
Mais la question du terrorisme islamiste, c'est aussi travailler vis-à-vis d'autres pays pour bien s'assurer que là où il peut y avoir un terreau de retour d'un certain nombre de ces individus chez nous, nous puissions être extrêmement clairs sur les positions françaises.
Et d'ailleurs, le ministre des Armées, dans l'interview du Parisien, le dit, alerte sur la possibilité prochaine, peut-être, sur notre sol, d'attentats terroristes.
Et vous vous souvenez à la fin de l'année dernière, 2024, ce qui s'était passé en Syrie, justement, ça avait pu poser question. Et bien, c'était précisément, justement, pour attaquer et empêcher qu'il puisse y avoir une résurgence de Daesh en Syrie, en l'espèce, et que nous puissions protéger notre propre pays de la venue d'un certain nombre de terroristes islamistes. Donc, nous agissons au quotidien. Les armées, les affaires étrangères, et bien sûr, l'intérieur.
Je ne cherche pas les désaccords pour les désaccords, mais vous dites, on ne peut pas rompre le dialogue. Il y a des mesures de rétorsion envisagées. On parle de visa, on parle de rétorsion économique aussi. Vous êtes concerné au premier chef, en tant que ministre du Commerce extérieur. Comment peut-on agir ? Nous sommes en partie dépendants du gaz algérien, du pétrole aussi. Il y a des mesures, et on l'a vu aussi, le commerce de blé avec Alger a considérablement diminué. Pourquoi ne pas, aujourd'hui, passer à la vitesse supérieure ?
Ça peut être un certain nombre d'options. Effectivement, il faut en réfléchir au niveau des conséquences, et surtout, qu'est-ce que ça fait avancer comme problématique ? Aujourd'hui, vous l'avez dit, nous avons un certain nombre d'exportateurs français qui sont en difficulté sur le marché algérien. Vous citez les céréales, mais c'est vrai aussi pour un certain nombre de nos entreprises qui ont...
Le syndicat, le premier syndicat, dit que peut-être en 2025, il n'y aura plus d'importation de blé français sur le sol algérien. Les commandes ont diminué considérablement.
Mais c'est pour cela que la diplomatie, elle est globale, elle est évidemment politique au premier chef. Il y a aussi le sujet de nos ressortissants français sur place, pardon de le rappeler. Boilem Sansal, évidemment, en est un symbole terrible, et nous continuons à exiger, effectivement, sa libération. Mais il y a aussi, effectivement, la relation commerciale qui est là pour le coup de ma compétence. Et nous devons regarder, effectivement, quelles peuvent être les relations que nous allons faire évoluer avec l'Algérie. Mais la question est de savoir avec quelle efficacité.
Quand je parlais de coup de menton, ce n'est pas pour montrer des désaccords, c'est pour dire que nous sommes engagés dans ce gouvernement pour, un, assurer la sécurité de nos concitoyens, deux, continuer à faire prospérer notre pays et notre continent européen. On en parlera, évidemment, avec le sujet des États-Unis. Tout le reste, pardon, si ce n'est pas concentré sur l'efficacité, c'est-à-dire le renvoi de ces OQTF dans leur pays, et effectivement, la capacité commerciale de nos deux pays à continuer à grandir, alors je crois que ce sont juste des débats, de mots, de formes, mais ce n'est pas pour ça qu'on est à l'action au gouvernement.
Quand même, quand le ministre de l'Intérieur dit que l'Algérie a humilié la France, ça n'est pas rien de dire qu'un pays si proche de nous, géographiquement et historiquement, nous humilie. Donc les Français se disent au bout d'un moment, il faut répliquer. Et si on dit, non, on va continuer à discuter comme avant, les Français se disent, mais alors, ce n'est pas la peine d'exprimer un tel sentiment d'humiliation si ce n'est pour rien faire.
Oui, ce que je vous dis, c'est que la diplomatie doit aller chercher des résultats.
Oui.
Voilà. Et donc...
Le ministre de l'Intérieur aussi ?
Oui, sur le champ national. Nous pouvons avoir des constats communs, et puis après, il y a notre travail de nos postes diplomatiques et du ministère qui sont tous les jours à l'œuvre sur ces sujets-là.
Mais c'est des coups de menton, Bruno Retailleau ? C'est des coups de menton ?
Non, Bruno Retailleau, on peut partager son constat. Et même quand il parle de rapport de force, ce n'est pas une expression qui me choque. D'une certaine façon, il a raison. La question, c'est avec quels leviers, avec quels outils, pour quelle efficacité ? Croyez-moi, en toute sincérité, c'est la seule chose qui m'anime quand je me lève le matin. Comment est-ce qu'on va faire progresser une situation, évidemment dans une relation bilatérale diplomatique qui est dégradée aujourd'hui, et qu'il nous faut aussi, dans notre propre intérêt, savoir retrouver ?
Mais vous entendez aussi, et on va avancer dans cette émission, vous entendez aussi que sur ce terreau-là, sur ces constats-là, sur des attaques comme celle d'hier, prospère une montée des populaires, une montée des nationalismes, et Marine Le Pen, aujourd'hui, a plus de 35% dans toutes les enquêtes d'opinion, qui vous reprochent une inaction ?
Je comprends parfaitement.
À vous, au gouvernement plus généralement.
Je comprends parfaitement que nos concitoyens soient choqués par ces situations-là, je le suis moi-même. Et qu'il faille faire évoluer le droit national pour s'assurer que, pour la sécurité de nos concitoyens, il ne puisse pas y avoir des situations comme celles que nous connaissons encore aujourd'hui, en changeant le droit national, oui, ce n'est pas de ma compétence, mais je le soutiens. Le sujet des relations entre les États, c'est encore une fois une question diplomatique qui ne se règle malheureusement pas par quelques slogans.
Et donc, nous avons besoin de mettre tout sur la table pour pouvoir continuer à faire progresser ces sujets-là avec les Algériens qui, aujourd'hui, refusent effectivement, Bruno Retailleau l'a dit, dix fois demander des laissés-passés consulaires. Et c'était des refus. Donc, nous avons besoin de, effectivement, mener ce dialogue avec l'Algérie pour que cela puisse progresser. Et ça ne peut marcher qu'avec le dialogue.
Vous continuez à le répéter, c'est-à-dire le dialogue, comme il a été engagé plusieurs reprises avec le gouvernement algérien sur ce problème des laissés-passés.
Dites-moi à l'inverse, en quoi la rupture de dialogue ferait progresser le sujet ?
Certains le prônent. Certains y sont très, très favorables.
Une question toute simple. Là, ce n'est pas de la posture et ce n'est pas de l'idéologie. En quoi la rupture du dialogue avec l'Algérie permettrait de faire avancer le retour des personnes sous-occupées en Algérie ?
Certains disent qu'ils seraient obligés de, notamment, récupérer ces individus. Dix fois refusés.
Oui, mais si cela est fait dans un dialogue plus global, avec d'autres mesures, vous avez parlé de mesures commerciales, par exemple. Vous avez parlé des accords de 68. Il y a plusieurs sujets sur la table. Donc, c'est autour de cela que nous devons continuer à dialoguer. Mais ce qui est sûr, c'est que si on rompt les relations diplomatiques, vous êtes sûr de ne pas faire avancer ce sujet ? Non, non, mais... Relation diplomatique. Non seulement ce n'est pas souhaitable, mais surtout, ça viendrait encore plus dégrader les constats que vous avez évoqués jusque-là.
Dernière question sur le conseil interministériel que vous évoquiez. Est-ce que pourrait sortir, selon vous, l'idée, revenir à une annonce quant à un référendum sur l'immigration ? Est-ce que vous-même, à titre personnel, vous y êtes favorable ?
Mais aujourd'hui, notre Constitution ne le permet pas. On a ce débat...
La Constitution et l'article 11.
J'ai une relation très simple, moi, à nos textes. Si le constituant veut changer notre Constitution, il est souverain pour le faire. Aujourd'hui, ce n'est donc pas dans le cadre de la Constitution qu'un référendum sur l'immigration peut être organisé. Est-ce que ça empêche d'avoir un débat dans notre pays apaisé ? Peut-être. Donc, il faut trouver des moyens de l'avoir de façon beaucoup plus, comment dire, sincère et surtout réaliste par rapport aux faits et comprendre aussi pourquoi, vous l'avez dit tout à l'heure, il peut y avoir une montée des extrêmes aussi importante par rapport à un sentiment de ras-le-bol et d'impuissance. Le terme que Bruno Retailleau utilise est assez juste.
Il parle d'impossibilisme. Je trouve ça plutôt bien trouvé cette sensation pour nos concitoyens d'avoir l'impression que de toute façon, c'est impossible. Et donc, s'il faut changer les textes, s'il faut changer la loi, dans ce cas-là, faisons-le. Moi, je suis tout à fait favorable à cela.
L'état de droit n'est pas sacré, dit aussi Bruno Retailleau.
Non, ce n'est pas tout à fait ce qu'il a dit. L'état de droit, il est sacré. Changer le droit pour s'adapter à des réalités qui aujourd'hui ne permettent pas la sécurité de nos concitoyens, bien sûr que oui.
Laurent Saint-Martin, pour les trois ans de la guerre en Ukraine, en tout cas, le calendrier tombe ainsi. Emmanuel Macron sera demain à Washington rencontrer le président américain. On va évoquer évidemment les enjeux de cette visite. Certains qualifient de capital crucial. Mais d'abord, vous soumettre cette une. Cette une qui est parue au quotidien des économistes. Et on voit, au fond, je ne sais pas si nos téléspectateurs les distinguent, les silhouettes de Donald Trump et de Vladimir Poutine seuls à une table avec ce titre Europe's Worst Nightmare, le pire cauchemar de l'Europe. Que vous évoque cette une d'abord, à vous, le ministre du Commerce extérieur français.
Est-ce que ce couple-là est le pire cauchemar de l'Europe ?
Cette une aurait aussi pu être titré le meilleur rêve de Vladimir Poutine. Et c'est précisément ce qu'il nous faut éviter pour l'Europe, pour l'Ukraine, mais aussi pour les États-Unis eux-mêmes. J'en suis assez convaincu. Et qu'il y ait un dialogue bilatéral entre Donald Trump et Vladimir Poutine est une chose. Si cela permet de faire avancer un processus de paix juste et durable, on ne va pas s'y opposer par définition. La question, c'est qu'est-ce qu'il y a dessous ? Qu'est-ce qu'il y a derrière ? Et c'est pour ça que le président de la République, Emmanuel Macron, se rend demain avec Jean-Noël Barraud à Washington.
Passons-nous, c'est ce que vous dites.
Passons-nous, et surtout, d'abord, avec les conditions des Ukrainiens. Vous avez un pays, toujours rappelé, surtout sur votre chaîne qui vous couvrait très régulièrement ce conflit avec beaucoup d'expertise, toujours rappelé qu'à la veille des trois ans de l'agression russe en Ukraine, il y a eu un pays qui a été agressé. Il y a eu un pays démocratique qui a été agressé. C'est l'Ukraine.
Et ça fera trois ans demain.
Et ça fera trois ans demain. Et que c'est ce pays que la France, que l'Europe et que les Etats-Unis ensemble défendent. Et d'abord, rappelez cela, pardon, mais trois ans après la déclaration de cette guerre, je crois que c'est essentiel savoir où chacun se situe. Et les Etats-Unis sont un allié d'abord de l'Europe et de l'Ukraine dans ce conflit-là. Qu'ils participent au premier chef, évidemment, d'abord comme force et un puits militaire à l'Ukraine, mais aussi comme force de dialogue, notamment avec la Russie, est une chose. Mais il ne faut pas oublier où chacun se positionne et où chacun se situe.
Et ce que le président de la République aura comme dialogue avec Donald Trump sera très important. La question est de savoir les Etats-Unis sont-ils bien toujours l'allié de l'Ukraine, de l'Europe ?
Vous vous posez la question ?
Non, c'est pour le réaffirmer parce que votre une deuxième économiste laisse penser qu'il pourrait en être autrement et c'est absolument ce qu'il faut éviter parce que c'est le meilleur rêve de Vladimir Poutine et que derrière, évidemment, ça lui donnera toutes les garanties à lui de pouvoir continuer son processus impérialiste au-delà de la seule Ukraine. Et donc, c'est la menace de l'Europe dans ce cas-là, le sujet. Et donc, c'est le nôtre.
Et ça,
ce débat-là, nous devons l'avoir avec nous.
Le président de la République ne prend pas un risque, au fond, en allant tout seul à Washington. Il aurait pu aller avec d'autres Européens. Le Premier ministre britannique sera reçu trois jours plus tard. Il y va tout seul et il va vérifier. Il va dire à Trump est-ce que vous ou tu, parce qu'on va voir qu'il parfois il tutoie ou dit-il, enfin en tout cas quand il le dit en français, il le tutoie. Il n'y a pas de distinction. Mais quand il nous le traduit à nous, une fois il tutoie, une fois il vous voit. Mais sérieusement, il va vérifier que les Etats-Unis restent l'allié de l'Europe. Les Etats-Unis sont les alliés de l'Europe, sont les alliés de la France et de nos partenaires.
C'est ça la première sens de la démarche du président de la République ?
Non, ce sera le réaffirmer par définition, par construction et savoir à partir de là ce que nous faisons et lui rappeler ses propres intérêts. Donald Trump, on l'a connu pendant le premier mandat. Vous me dites est-ce qu'Emmanuel Macron ne prend pas un risque à y aller lui-même ? Enfin, c'est celui qu'il a le mieux connu pendant le premier mandat. C'est celui qu'il a accueilli en premier en Europe, souvenez-vous, et qui a organisé la première réunion avec Volodymyr Zelensky à Paris en décembre. Et donc, il a toute légitimité non seulement à parler évidemment au nom de la France mais aussi pour l'Union européenne.
Mais à ceux Laurent Saint-Martin qui rappellent par exemple, vous me direz si je me trompe ou si ses commentateurs ont tort ? Qui rappellent la visite d'Emmanuel Macron en février 2022, quelques jours avant le déclenchement de la guerre par Vladimir Poutine. Il y a cet échange autour d'une table gigantesque. Emmanuel Macron tentant de dissuader le président russe, le maître du Kremlin, de déclencher cette guerre, il y repart sans réelle certitude et sans réelle garantie mais espérant que l'avoir fait changer d'avis. Et puis, on connaît la suite de l'histoire.
Est-ce que, là encore, en allant voir, je reprends la question d'un lettre, le risque politique d'avoir peut-être une poignée de main, peut-être de bonnes blagues et des sourires face aux caméras et puis finalement,
ça se passe sans nous. Je ne sais pas si dans notre contexte, il y aura beaucoup de bonnes blagues. Ce qui est sûr, c'est que...
Il est amateur du fait. On le sait.
Ce qui est sûr, c'est qu'on n'a jamais tort de tout tenter par la diplomatie. La comparaison avec la rencontre avec le président Poutine de février 2022 est quand même très très différente puisque là, nous parlons de Donald Trump, président des Etats-Unis, pays historiquement allié de la France. On n'est pas en train de le dissuader de mener une guerre contre notre pays. C'est quand même très très différent comme niveau de discussion. On est au contraire dans un rapport d'amitié, dans un rapport entre alliés. La question est de se savoir est-ce qu'on va avoir la même volonté, la même stratégie, un, d'entendre l'Ukraine sur ces conditions ?
Aujourd'hui, il y a une différence d'approche et de mots utilisés entre Donald Trump par exemple et son envoyé spécial M. Kellogg en Ukraine. Et moi, je crois qu'il faut d'abord reconnaître au président Zelensky toute sa légitimité démocratique. Ce n'est pas un dictateur, c'est un président élu.
Mais ce sont des mots prononcés par le président américain néanmoins.
Et donc, je crois que... Zelensky est un dictateur. Et donc, il est important effectivement de clarifier tout cela parce qu'à nouveau, la position française restera inchangée. Il ne peut pas, ce n'est pas seulement que nous ne le souhaitons pas, il ne peut pas y avoir de processus de paix juste et durable sans entendre d'abord les conditions de l'Ukraine et les garanties de sécurité de l'Ukraine. Sinon, qu'est-ce qui va se passer ? La même chose qu'il y a 10 ans. C'est-à-dire qu'il y aura effectivement un arrêt des combats et puis il y aura naturellement une reprise en temps voulu par la Russie de les poursuivre le temps de reconstruire un certain nombre de forces armées.
Est-ce que c'est cela que nous voulons ? Non, nous voulons tout le contraire, nous voulons une réelle paix et donc cette paix ne peut se faire que si les Ukrainiens acceptent de cesser le combat eux-mêmes et donc dans leurs conditions.
Arlette évoquait la tonalité du président. J'aimerais juste qu'on écoute ce court extrait d'un président français face aux internautes répondant aux questions. Écoutez, il simule peut-être cette conversation qu'il aura face au président américain.
Je vais lui dire, au fond, tu ne peux pas être faible face au président Poutine. Ce n'est pas toi, ce n'est pas ta marque de fabrique. Ce n'est pas ton intérêt. Comment ensuite être crédible face à la Chine si tu es faible face à Poutine ?
Le tutoiement
de mise, Arlette,
on le disait. Oui, on le disait parce qu'effectivement en anglais, c'est la même chose. En français, on n'entend pas.
C'est intéressant ça. C'est parce qu'ils se connaissent, ils se respectent, ils ont des échanges réguliers et le président Trump a déjà travaillé avec le président Macron pendant son premier mandat. Les deux savent comment il fonctionne et donc effectivement, il y a une franchise, il y a une capacité aussi à aller droit au but dans les discussions et donc je suis à peu près certain que le retour d'Emmanuel Macron ne se fera pas avide. C'est-à-dire qu'il va y avoir des discussions claires sur ces positions-là. Il y aura aussi d'autres sujets, les relations commerciales bien sûr.
Et on va y venir en effet.
Ce qui nous concerne directement mais sur la question de l'Ukraine, ce sera évidemment le premier chapitre de la discussion.
Mais vous parliez justement de cette rencontre improvisée, guillemets improvisée avant la réouverture de Notre-Dame à Paris. Quelques minutes d'entretien à trois, Zelensky, Macron, Trump à l'Elysée. Vous pensez qu'à ce moment-là, Emmanuel Macron imaginait une seconde que Donald Trump pensait qu'il rencontrait ou serrait la main d'un dictateur à l'Elysée. Il y a quand même une évolution qui a dû surprendre la France quand même de la part du président américain.
Vous voyez bien que les propos de Donald Trump souvent varient et qu'il sera donc important lors de cet entretien bilatéral de clarifier un certain nombre de positions. Et nous répétons effectivement que M. Zelensky n'est pas un dictateur, c'est un président démocratiquement élu, surtout le président d'un pays et d'un peuple agressé depuis maintenant trois ans et qu'il nous faut continuer à défendre. Donc défendre, ça veut dire militairement et le faire tant que c'est nécessaire et puis trouver ensemble les meilleures conditions d'une paix juste et durable. Ça ne veut pas dire qu'il ne doit pas y avoir de dialogue avec la Russie.
Par définition, à un moment donné, il le faudra ce dialogue-là pour qu'il puisse y avoir une paix. Mais cette paix, elle se fait avec l'Europe autour de la table de façon obligatoire. Et elle se fait avec les conditions des Ukrainiens d'abord.
Laurent Saint-Martin, ouvrons maintenant un chapitre lié plus au budget de la défense. Vous n'êtes plus ministre du budget mais ce sont des questions que vous connaissez parfaitement. Avec ces mots qui résonnent, du président de la République qui a reçu les chefs de parti, beaucoup de sujets abordés là-dessus. Ces mots, je le disais, du ministre des Armées, Sébastien Lecornu, aujourd'hui, chez nos confrères du Parisien. Il le dit, l'économie de guerre est déjà une réalité. Il faut monter aujourd'hui en puissance. On entre dans une nouvelle ère. à combien va-t-il falloir porter nos efforts ? Est-ce qu'il faut revoir toute notre politique budgétaire de défense et aller plus loin ?
D'abord, il faut souligner que la France, depuis maintenant 7 ans, a fait une augmentation budgétaire pour ses armées inégalée depuis plusieurs décennies. Nous avons doublé le budget des armées en France depuis 2017 et notamment la dernière loi de programmation militaire, c'est-à-dire sur plusieurs années, qui nous permet effectivement de reconsolider nos besoins en la matière.
Mais en tant que votre confrère et le président, ça ne semble pas suffisant.
Il faut probablement continuer. Je suis d'accord avec cela. Faut-il sortir, comme ce sont des discussions qu'on entend par exemple ces investissements-là de la règle des 3% de déficit au niveau des règles budgétaires européennes ? Peut-être. La question, c'est surtout est-ce que l'Europe, la France mais aussi les autres États a la capacité de se doter d'une défense propre si demain nous devions nous passer du soutien américain ? La question, c'est celle-ci.
On peut parler des budgets, des montants, mais enfin, la vraie question politique qui compte, c'est est-ce qu'on saisit l'opportunité du grand bouleversement diplomatique qui se passe aujourd'hui pour avoir enfin une capacité de défense à nous,
en Europe ? Avec quel budget, avec quel montant ? On continue d'en parler parce que ce n'est pas une mince question. Restez avec nous, courte pause et on retrouve le ministre du Commerce Extérieur dans quelques instants. Retour sur le plateau de l'événement du dimanche toujours avec notre invité, le ministre délégué du Commerce Extérieur Laurent Saint-Martin. On évoquait le budget de notre défense, nous Français, nous Européens plus largement, mais avec quel argent ? Vous, l'ancien ministre du budget de Michel Barnier, ce n'est pas un sujet mince.
Est-ce que d'abord, il y a une forme de préparation des esprits, des esprits de nos compatriotes à une forme de sacrifice, de se dire la situation est grave, il y a les mots du Premier ministre à l'Assemblée, face aux journalistes également, les mots du Président de la République, on est dans une nouvelle ère, une préparation, on parle parfois dans le jargon journalistique de ballon d'essai, à dire aux Français ça va cogner.
Je pense qu'on est bien plus que dans un ballon d'essai, on est effectivement dans une habitude à prendre d'une économie de guerre qui se dessine, et donc budgétairement cela a des conséquences. Et notre pays, je ne vous l'apprends pas, n'a pas de finances publiques équilibrées. Donc nous avons initié une trajectoire de réduction de notre déficit public, tout en maintenant le financement et l'augmentation des budgets sur un certain nombre de politiques prioritaires, notamment régaliennes.
C'est vrai des armées, c'est vrai du ministère de l'Intérieur, c'est vrai du ministère de la Justice, et c'est aussi vrai pour les investissements d'avenir, je pense notamment à la recherche et à l'innovation. Et là-dessus, il faut faire des choix politiques que nous assumons. Oui, il faut renforcer ces budgets-là. Ça veut dire faire des économies ailleurs. Et là-dessus, même si ce n'est pas le premier sens de votre question, notre pays a besoin de comprendre et d'assumer là où il est en déséquilibre financier permanent. C'est sur son régime de protection sociale et c'est notamment sur son régime de retraite. Et donc, si la prise de conscience...
L'inspiration danoise a peut-être de beaux jours devant elle.
Si la prise de conscience d'un besoin de renforcer notre défense pour des raisons essentielles, la sécurité de l'Europe et donc de nos compatriotes, si nous avons besoin de faire cela et je crois que nous le devons, notamment pour s'émanciper d'une relation avec les Etats-Unis que je crois est nécessaire, alors effectivement, il nous faut faire des choix budgétaires courageux. Et ces choix budgétaires courageux, c'est simplement savoir financer et équilibrer un système de protection sociale qui ne l'est plus depuis longtemps. Et donc, ça passe par des réformes qui sont celles notamment de notre assurance retraite et certainement pas revenir en arrière. Voilà.
Et donc, on a besoin d'avoir ce dialogue de courage au-delà de la simple nécessité d'augmenter le budget de nos armées.
C'est juste une parenthèse, pardonnez-moi.
C'est moi qui ai extrapolé là-dessus parce que tout ça se tient.
Donc conclave en ce moment. On ne va pas financer ça,
juste pour terminer là-dessus. On ne va pas financer l'urgence et l'économie de guerre possibles à venir par de la dette de façon éternelle. Donc on a besoin d'équilibrer nos comptes.
Donc ce conclave pour les retraites, pardonnez-moi, je fais une parenthèse mais qui n'est pas anodine, vous dites ce n'est pas possible. On ne peut pas revenir sur cette mesure d'âge sur les 64 ans.
Si c'est pour déséquilibrer plus encore le système de retraite, je pense que c'est une erreur très grave. C'est une erreur très grave pour nos propres finances publiques, pour le refinancement de notre dette. Juste un mot là-dessus parce qu'il faut que ceux qui nous regardent comprennent que ceux qui nous refinancent notre dette tout le temps, en permanence, le font avec un taux d'intérêt qui lui vient gréver notre budget national et plus nous leur indiquons que le débat sur les retraites finalement, ce n'est pas trop notre problème, on va continuer à le déséquilibrer voire on va l'aggraver, plus ils vont nous faire payer cher.
Notre défense plutôt que nos retraites avec une réforme aussi impopulaire ?
Ce que je dis, c'est qu'équilibrer un modèle de protection sociale, c'est le B.A.B. dans un pays. Et je ne vois pas pourquoi la France serait incapable d'être au rendez-vous là-dessus. Donc, équilibrer un système de protection sociale qui est le plus généreux du monde mais qui, par un certain nombre de déséquilibres démographiques, d'actifs par rapport aux retraités, vis-à-vis de notre système de soins, doit être repensé pour être plus équilibré, je crois que les Français le comprennent très bien. On leur demande bien d'équilibrer leur budget en tant que ménage.
Donc, je ne vois pas pourquoi on n'exigerait pas de notre propre pays d'avoir une protection sociale elle-même financée à l'équilibre. Et ce que je dis donc, c'est que pour avoir des marges de manœuvre financière et budgétaire pour la sécurité de nos concitoyens et de l'Europe, c'est-à-dire donc aussi le budget des armées, s'il nous faut continuer à augmenter la part budgétaire de notre pays pour les armées, alors effectivement, il y a une importance vitale à savoir équilibrer nos finances publiques en général et notre système de protection sociale.
Avant de venir au piste, petite parenthèse, généralement, le couplet, pardon, mais ce n'est pas péjoratif dans ma bouche, suivant, c'est de dire il faut travailler plus. Et là, arrivent aussi des propositions, soit l'emploi des jeunes, évidemment l'emploi des seniors, on rejoint un peu la discussion sur les retraites ou bien la suppression de jours de congé, enfin, ce sont toujours les mêmes. C'est aussi pour vous, vous dites attention aux dépenses sociales et vous dites aussi il faut que les Français travaillent plus ?
On a effectivement un sujet de temps de travail dans notre pays, bien sûr. on travaille moins sur la durée de vie
que nos voisins et nos comparables. L'effort de guerre, l'effort pour la guerre, ça peut être...
Oui, on n'est pas obligé de faire un comparaison sur aller travailler pour l'effort de guerre. On est structurellement un pays qui travaille moins et donc pour produire, parce que tout ça, à la fin, c'est une question de dénominateur, c'est une question de création de richesse, c'est une question de PIB. Si vous voulez produire davantage, effectivement, quand vous voyez qu'on travaille moins sur la durée de vie que nos voisins, il nous faut travailler plus. Ça, je crois que c'est effectivement quelque chose qu'il nous faut savoir regarder en face et donc trouver des solutions pour travailler davantage, produire davantage de richesse avant de les redistribuer. Ça me paraît du bon sens.
Vous dites travailler pour la guerre, en tout cas, il n'y aura pas d'impôt de guerre. Selon vous, ce serait pire que tout de créer un impôt spécial guerre ?
On n'a pas besoin de toujours passer par la taxe et l'impôt. On peut très bien équilibrer nos finances publiques en augmentant nos budgets prioritaires, notamment régalien, les armées, l'intérieur, la justice en priorité et avoir un système de protection sociale qui s'équilibre lui-même. C'est juste qu'il faut être honnête dans les termes et le rapport du premier président de la Cour des comptes là-dessus nous aide. Nous avons besoin, effectivement, de démontrer que quand il y a moins d'actifs, plus de portionnés, il faut trouver des solutions pour que le système par répartition puisse continuer à vivre.
Vous comprenez qu'avec ce type de propos, vous allez affoler les syndicats au premier rang desquels la CGT qui ressortait d'une réunion cette semaine plutôt satisfait. Vous vous dites, encore une fois, ça va se prendre de manière collective.
Pourquoi je les affolerais ? Le dialogue social, c'est très bien.
Parce que vous semblez mettre un point final à ces négociations qui pour vous ne peuvent pas envisager de revenir sur la réforme
des retraites. J'ai dit que de dégrader la trajectoire d'assainissement des finances sur notamment l'assurance IIS
est effectivement
aller à contre-courant de ce qu'il faut faire.
Par contre,
qu'il y ait des choix différents qui puissent être faits dans les paramètres pour équilibrer cette trajectoire-là, c'est très bien. Et c'est ça, d'ailleurs, le travail qui est fait avec cette conférence sociale.
Vous dites, pas d'impôt supplémentaire pour financer notre défense. Le président, lui, jeudi, a dit qu'il n'excluait pas de lancer des produits d'épargne, encore une fois, pour financer cette défense française, de faire appel aussi à la nation, ce sont ses mots, pour financer certains programmes de défense. On s'interrogeait avec Arlette la possibilité du livret A. Ce sont des encours au total en 2023 de près de 500 milliards d'euros.
Bien sûr.
C'est une réserve gigantesque. Mais aujourd'hui, les règles ne l'autorisent pas de puiser là-dedans. Est-ce qu'il faut les changer ?
On peut. On peut tout à fait faire évoluer l'octroi et effectivement la doctrine d'emploi des livrets réglementés, livrets A et d'autres. Après, ils servent à quelque chose. Ils servent notamment au logement social.
Je proteste déjà.
Je ne veux pas laisser penser que ça dort, cet argent-là de livrets A. Il est utilisé, il sert à quelque chose.
Mais ils sont fléchés.
Mais effectivement, il y a une doctrine d'emploi. Faire évoluer cette doctrine d'emploi, je ne suis absolument pas fermé à ça.
Vous pensez que c'est une évolution impossible ? C'est sur la table, sérieusement. C'est sur la table.
Ça peut l'être. Ça peut l'être. Je ne suis pas le ministre de l'économie. Il faudra effectivement que ce travail puisse avoir lieu. Mais faire évoluer effectivement l'allocation de l'épargne de nos concitoyens est une réflexion qui est utile quand on a besoin effectivement de flécher cette épargne sur des investissements nécessaires. La défense en fait partie. On peut aussi parler d'autres priorités.
Quand les Français épargnent, il y a l'idée de lancer un grand emprunt. On adore de temps en temps. Puis, il se rappelle la Première Guerre mondiale. Il y a eu quelques emprunts pour financer la guerre. C'est possible ? C'est aussi une réflexion qui peut être ouverte sur le lancement d'un grand emprunt ?
Dans la situation dans laquelle nous sommes, il ne faut rien exclure. Ce qu'il faut, c'est qu'on soit en capacité de démontrer que notre pays reste un pays qui continue à assainir ses finances publiques parce que c'est une condition aussi de crédibilité européenne. C'est aussi une condition pour pouvoir continuer à refinancer notre dette. Et on peut le faire avec des instruments financiers, avec des outils, avec effectivement l'appel à l'épargne. Il y a beaucoup de choses qui sont possibles. On l'a d'ailleurs démontré par le passé. Il faudra effectivement que ce débat puisse avoir lieu. Je crois que c'est d'ailleurs un débat qui peut être fait de façon assez populaire.
Une question dernière, une question sur ce sujet. À Bercy, le 20 mars prochain, le ministre de l'Économie l'a annoncé une grande réunion sur les finances de guerre. Justement, il le dit, en plus du renforcement des outils publics, il faut que de nouveaux fonds privés soient créés. L'État, au final, si je résume, ne peut pas tout faire, ne peut pas tout financer.
L'État ne peut pas tout et l'État n'est pas seul d'abord dans les financements publics. L'objet de cette conférence est aussi de travailler avec un certain nombre de bailleurs qui peuvent concourir justement et participer à cet effort financier.
En préservant notre souveraineté. Ça, c'est possible.
Bien sûr. Oui,
c'est pas incompatible.
Absolument. Et travailler effectivement avec des acteurs privés avec qui on travaille déjà. Mais l'avantage, dans beaucoup de secteurs d'ailleurs, c'est que mettre l'action publique et l'action privée ensemble sur un objectif commun, souvent, ça décuple la puissance de frappe et c'est extrêmement efficace.
Oui, une question sur peut-être les règles européennes. Arlette ? Oui,
vous évoquez effectivement sortir les dépenses de défense de la règle des 3% pour faire simple, pour que tout le monde comprenne. C'est effectivement, à votre avis, quelque chose qui est souhaitable et qui peut être accepté assez vite parce que dans toutes ces décisions, on voit bien qu'il y a une urgence quand même. C'est-à-dire qu'on est dans une situation instable. il faut aller vite et on nous dit c'est sur 10-15 ans. Ce n'est pas possible. Il faut prendre des décisions rapides sur tous ces sujets.
Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas la règle d'or des 3% qui va protéger nos frontières. Donc, s'il faut savoir mettre des dérogations et des exceptions à ces règles-là pour la priorité des priorités qui est notre intégrité territoriale et notre sécurité sur le continent européen, il faut le faire. Mais, il ne faut pas non plus que ce soit un alibi pour ne pas mener l'effort d'assainissement de nos comptes publics qui, je le rappelle, est aussi une condition de crédibilité vis-à-vis de nos partenaires.
Laurent Saint-Martin, je le disais, vous êtes monté au front, vous avez sonné le toxin aussi quant au projet de Donald Trump, on en parlait du président américain, d'augmenter les droits de douane, son mot préféré, il l'a dit durant la campagne américaine, l'Europe, dites-vous, peut perdre beaucoup et vous dites qu'il faut être unis et fermes. Nous, Européens, quand on voit notre Europe, quand on voit les 27, est-ce que c'est possible ?
On n'y est pas.
On n'y est pas.
On n'y est pas. Il faut le faire. C'est indispensable. L'Europe, si elle n'est pas unie, ne sera pas en position de force dans les relations de politique commerciale.
Politique, guerre commerciale,
on y est. En tout cas, non, je ne crois pas que nous sommes dans une situation de guerre commerciale. En tout cas, il y a des déclarations qui peuvent le faire penser. Mais aujourd'hui, nous n'y sommes pas. Et donc, le déplacement du président de la République à Washington devra aussi être l'occasion de parler de ces sujets-là. La première chose à dire, c'est qu'une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne. Il faut toujours le rappeler. Les États-Unis, directement, seront impactés par une guerre commerciale, par l'effet inflationniste que ça créera sur leur propre territoire. Et ne jamais oublier que le premier investisseur étranger en France, ce sont les Américains.
Et donc, si vous pénalisez les exportations françaises vers le marché américain, vous pénalisez aussi des entreprises américaines qui sont chez nous. Il y a beaucoup d'effets très négatifs pour les Américains eux-mêmes à mener cette guerre par les tarifs, comme on dit en anglais, les droits de douane. Donc, il nous faut l'éviter. Si toutefois, les États-Unis persistaient dans cette démarche-là, comme ils le font sur l'acier et l'aluminium, et s'ils le font sur d'autres produits demain, alors je crois, oui, qu'il faut savoir riposter vite et de façon ferme.
Soyons concrets.
D'abord, pour exister dans un rapport de force. Alors, on l'a déjà fait. Premier mandat de Donald Trump, en 2018, on avait une mesure de rétorsion qui a été adoptée et qui a été mise en place. Donc, nous avons démontré que nous savions répondre. Mais à nouveau, nous ne le souhaitons pas. Il faut que Donald Trump entende qu'en Europe, on sait répondre. On l'a déjà fait. qu'on le fera à nouveau s'il y avait effectivement des droits de douane qui augmenteront. Mais que notre objectif politique commercial restera toujours celui de la coopération et celui du libre-échange le plus possible parce que c'est celui qui fait prospérer les nations et notre continent.
Et donc, nous restons extrêmement cohérents sur ce en quoi nous croyons, des règles de commerce internationales qui sont dictées notamment par l'Organisation mondiale du commerce et en même temps, une capacité en Europe à être unie et fort quand il y a, de l'autre côté, une volonté de venir pénaliser nos relations commerciales et nos exportations. Donc, ne pas être naïf, sortir peut-être d'une forme de naïveté qui a été une marque de fabrique européenne pendant trop longtemps et toujours utiliser ces moments-là comme des opportunités d'unité. Donc, je vous le dis, on n'y est pas mais on peut y être.
La preuve, la Commission européenne, sa présidente, le commissaire en charge du commerce notamment Maros Jevkovic ont eu des propos très clairs là-dessus. En cas d'agression commerciale, si vous me passez l'expression de la part des Etats-Unis, il y aura riposte et il y aura réponse.
Chacun n'ira pas à négocier comment elle se crée dans l'Europe les européens, les voitures, les produits alimentaires pour l'autre et chacun essaye de dire « Monsieur le Président, soyez gentils avec nous » en parlant de Donald Trump.
Si chacun le fait dans son coin sans politique commerciale européenne, je rappelle que la politique commerciale est une compétence exclusive de l'Union européenne. Et donc, ça doit nous obliger aussi à répondre en européen à ces conditions-là. Si nos voisins font le choix qui est celui souhaité évidemment par le Président Trump d'avoir un seul dialogue bilatéral de défense des intérêts, alors je pense profondément l'Europe en sortira affaiblie.
Et on a les moyens, vraiment, vous dites mesures de rétorsion, mais on avait beaucoup ironisé quand Donald Trump en 2018, on avait taxé les Harley Davidson, ça avait fait rire tout le monde et on avait dit « C'est pas comme ça qu'on répond aux Etats-Unis. »
Non, mais il y avait beaucoup plus que ça. Il y avait beaucoup plus que ça. Quelques produits symboliques qui avaient été effectivement présentés médiatiquement, mais oui, mais parce que dans l'autre sens, ça marche comme ça aussi. Mais enfin, il y avait eu beaucoup plus que ça dans la réponse européenne. Et s'il faut le faire avec d'autres produits américains et d'autres types d'exportations américaines, on le fera.
Vous n'hésiterez pas à appuyer sur le bouton, vous dites.
Non, je crois que... Mais c'est une question de rapport... Donald Trump est un négociateur. Donald Trump fonctionne par la transaction et le rapport de force sur à peu près tout. Et il commercialise tout échange. Diplomatique, militaire, et évidemment, sur nos questions d'échanges commerciaux. Et donc, il faut savoir se montrer fort. Et l'Europe est une puissance forte quand elle le décide.
Vous vous êtes posé une ligne rouge ? Vous avez un moment ? C'est quand il appuiera lui aussi sur le bouton ? Il faut peut-être
anticiper les choses en étant aussi
peut-être aussi fort.
Déjà sur la question de l'acier et de l'aluminium, on a quelques semaines pour voir quelle va être la réponse européenne. Ça, c'est du très court terme. Et puis, on verra effectivement dans les mois qui viendront. Mais vous comprenez bien, vous êtes des observateurs avertis, vous comprenez bien que Donald Trump met la question commerciale au milieu de négociations plus larges pour l'Europe. C'est évidemment la question de la sécurité et de l'Ukraine qui est évidemment liée.
Laurent Saint-Martin, le président de la République a inauguré hier le 61e Salon de l'Agriculture dans une ambiance qu'il faut le reconnaître bien plus calme et apaisée que l'ambiance chaotique de l'an dernier. La colère apaisée, n'allons pas vite en besogne. On a vu que les inquiétudes étaient encore nombreuses, notamment concernant cet accord de libre-échange Mercosur. Il le dit, Emmanuel Macron, c'est un mauvais texte. On fera tout pour qu'il ne suive pas son chemin. Ce n'est pas la fin de l'histoire. Vous dites que la France peut encore peser.
Bien sûr.
Vous faites confiance à une Ursula von der Neyen qui n'a pas hésité à signer ce texte il y a quelques mois
provoquant votre colère. Oui, mais elle ne l'a pas signé, justement. Le processus n'est pas terminé.
Oui, le texte n'est pas ratifié, en effet.
Non, mais même sans être ratifié. Je veux dire, tout n'est pas du tout bouclé, si vous me passez cette expression un peu triviale. Il va falloir d'abord que les États membres s'en saisissent. Il va falloir que le Parlement européen s'en saisisse avant même qu'il puisse y avoir la question de la ratification. Donc, on a quelques mois là devant nous jusqu'à l'été à peu près pour qu'il y ait à la fois d'un point de vue juridique de traduction le travail de la Commission de façon assez classique sur ce genre d'accord de libre-échange sur des discussions que nous devons avoir. Mais pour nous, la discussion, elle est très claire. C'est que c'est non.
Et c'est que cet accord Mercosur qui encore une fois pénalise notre agriculture comme variable d'ajustement d'un accord de libre-échange, c'est non. Voilà. Et donc, on fera tout effectivement pour aller chercher cette minorité de blocage et pour répéter que l'accord du Mercosur pour la France, c'est non. On l'avait dit avant, on n'a pas entendu nos conditions au niveau européen et donc, on continuera à s'y opposer.
En comptant sur la Pologne et peut-être les Italiens ?
Oui, il y a d'autres pays qui se sont exprimés, les Irlandais, les Autrichiens, les Hollandais, pour probablement des raisons qui ne sont pas toujours exactement les mêmes. Mais effectivement, il y a plusieurs pays qui sont aujourd'hui opposés au texte en l'État et donc, oui, c'est un travail que nous devons mener avec nos partenaires européens qui partagent cette vision qu'en l'État, l'accord Mercosur, c'est toujours non.
Dans les dernières minutes de cette émission, avant d'en venir peut-être à la méthode Beyrou, le nouveau Premier ministre, vous avez éprouvé Michel Barnier qui est tombé en décembre dernier. Peut-être, Arlette, avec vous, une question sur ces élections majeures, capitales, en Allemagne qui se jouent aujourd'hui.
Est-ce que la France regarde particulièrement parce que les relations entre, on va le dire, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Président de la République n'étaient pas particulièrement chaleureux ou il n'y avait pas une très grande proximité mais la France a besoin d'un partenaire. La France est en difficulté politique. L'Allemagne est elle aussi en difficulté politique. Si l'AFD effectivement devient le deuxième parti en Allemagne, comment réagira la France ?
Est-ce que la France espère évidemment qu'il n'y aura pas de coalition entre la droite si elle gagne et l'AFD et il y a une inquiétude à l'idée que l'Allemagne soit encore en panne pendant des semaines parce qu'il faudra constituer une coalition et ce sera très difficile ?
Écoutez, les Allemands sont en train de voter aujourd'hui. Vous comprendrez bien que je ne vais pas commenter avant l'issue de ce scrutin-là et je m'exprimerai évidemment dès que nous aurons les résultats. Ce que je peux vous dire c'est qu'on a besoin de l'Allemagne. On a besoin d'une Allemagne qui puisse partager ses constats d'unité européenne. L'Europe a besoin de l'Allemagne. La France a besoin de l'Allemagne. L'Europe a besoin du couple franco-allemand. Et je ne peux pas insister sur l'unité européenne en faisant fi de l'importance de notre voisin allemand.
Et donc on a besoin d'avoir une politique en Europe qui lie priorité industrielle et politique commerciale comme on le fait depuis l'installation de cette nouvelle commission. Et à l'intérieur de l'Europe évidemment on va avoir besoin autant que possible
d'un côté des extrêmes aussi très importants. C'est un voisin allemand
qui partage ses priorités.
L'AFD aujourd'hui est l'extrême droite allemande toujours plus puissante comme chez nous.
Mais que ce soit en Allemagne ou partout vous connaissez mes convictions politiques qu'il faut quitter contre les extrêmes et contre l'extrême droite en particulier.
Parlons du Premier ministre Laurent Saint-Martin. Comment voyez-vous les preuves du budget notamment menées par François Bayrou ? Et peut-être un changement de tonalité vis-à-vis de je ne sais pas comment vous les qualifiez vos nouveaux partenaires socialistes. Vous avez entendu à la tribune le Premier ministre notamment concernant la motion spontanée et ces mots très forts médiocres médiocrissimes intérêts minuscules intérêts électoraux microscopiques intérêts de courant de congrès. Est-ce que là vous dites attention le Parti Socialiste pourrait s'éloigner de nous ? On saura s'en souvenir disent aujourd'hui les responsables du PS.
Je crois qu'il a raison pas tant vis-à-vis du Parti Socialiste en lui-même mais il a raison de trouver assez loin des enjeux ces questions politiciennes de partis et de congrès. Ça vaut pour le PS ça pourrait valoir sur d'autres partis honnêtement.
La question vous vous rendez compte on a passé 51 minutes ensemble à parler d'enjeux mondiaux qui sont absolument fondamentaux la sécurité de l'Ukraine de l'Europe les enjeux de rapports de forces commerciaux avec les Etats-Unis l'unité européenne et parce qu'il y aurait des intérêts au sein de partis politiques à l'intérieur de courants de partis politiques on déciderait de la pérennité ou non d'un gouvernement en France alors qu'on a plus que jamais besoin de stabilité on a plus que jamais besoin de montrer à nos partenaires européens et mondiaux que la France est forte et solide il a raison de dire que ce n'est pas à la hauteur de ces enjeux-là et donc que le Parti Socialiste se soit mis à la table des discussions pendant le budget c'est une bonne nouvelle et je le salue parce qu'on avait besoin justement de ce pas en avant qui n'avait pas été fait lors du gouvernement avec Michel Barnier c'est bien ça montre que le Parti Socialiste redevient un vrai parti de gouvernement qui veut discuter de l'intérêt de nos concitoyens avant de la question politicienne des alliances et donc il a eu raison de le faire et avec une certaine forme de courage qu'il faut saluer puisque ça lui a coûté effectivement beaucoup de tensions au sein du nouveau Front populaire maintenant il faut que ça se transforme durablement il faut que le Parti Socialiste montre qu'il fait partie de ce grand courant démocrate français qui lutte contre les extrêmes y compris avec ses ex-partenaires de l'extrême gauche dont il doit maintenant se désolidariser totalement
Laurent Saint-Martin merci beaucoup d'avoir été notre invité merci Arlette restez avec nous sur LCI dans quelques instants LCI midi week-end on reviendra évidemment sur les suites de cet attentat terroriste islamiste à Mounouz avec une dernière communication notamment du parquet antiterroriste à tout de suite pour les dernières informations à tout de suite