Censurer ou dialoguer avec Bayrou ? Le piège qui divise la gauche
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C'était très attendu le discours de politique générale de François Bayrou. Le Premier ministre a en quelque sorte tracé sa feuille de route. Et le dossier principal sur lequel le nouveau Premier ministre était attendu au Palais Bourbon, c'est la réforme des retraites. Pas de grande surprise, le dernier a annoncé remettre ce sujet en chantier. LF a déjà annoncé le dépôt d'une motion de censure. Le PS attend toujours pour se prononcer, comme le RN d'ailleurs. Enfin, le RN en tout cas, on le sait apparemment. Sébastien Chévenu l'a dit, il ne vous trompe pas de motion de censure, en tout cas pas au mois de janvier. On va justement parler avec mes invités.
Gabrielle Catala, vous êtes députée de la sixième circonscription du Val d'Oise. Bonsoir. Bonsoir et merci d'être avec nous. Et Paul Hedec, vous êtes analyste politique. Merci d'être avec nous ce soir. Alors, première question, je m'adresse à vous, Madame Catala. Qu'avez-vous pensé du discours de politique générale de François Bayrou ?
Eh bien, comme le reste de mon groupe, j'en attendais rien. Mais on a été quand même déçus, puisque le discours de M. Bayrou était un discours dans la continuité du macronisme. Il n'a fait aucune annonce. Il l'a dit lui-même. Il n'y avait aucun catalogue de mesures visant à séduire quelque groupe que ce soit. Et c'était un discours qui a permis de clarifier que le gouvernement, finalement, malgré ses prétendues négociations avec les socialistes qui se sont votés là-dedans, a dragué, finalement, continue à draguer l'extraordinaire. Parce qu'il y a eu de nombreuses annonces sur l'immigration.
Par exemple, respecter le pacte européen, asile-immigration, supprimer le droit du sol à Mayotte, qui sont des mesures saluées par le Rassemblement national. Et on a bien vu que le cirque des négociations qui duraient depuis plusieurs semaines ne servait à rien, puisque sur les retraites, il n'a été évidemment nullement question de l'abrogation ou même de suspension. Ce qui ne voulait rien dire, parce que quand on parlait, par exemple, de la suspension de six mois, puis de trois mois, en réalité, rien que pour mettre à jour les caisses, en 2023, il a fallu des mois. Et ensuite, quand la réforme était rentrée en vigueur en septembre, les caisses n'étaient même pas à jour.
Sur les retraites, il a finalement annoncé une mission flash de la Cour des comptes. Pourquoi il a annoncé ça ? Parce que M. Bayrou est en désaccord avec les chiffres donnés par le Conseil d'orientation des retraites, pourtant présidé par un macroniste qui a succédé au président qui avait été limogé par Emmanuel Macron. Et ensuite, il a annoncé quoi ? Il a annoncé un conclave entre les différents partenaires sociaux où il pourrait se mettre d'accord sur des ajustements à la réforme, mais pas sur l'âge de départ, à 64 ans, et pas sur le niveau de financement.
Ça veut dire qu'en réalité, qu'est-ce qui se passerait à ce conclave qui était annoncé pour vendredi et qui finalement est repoussé, c'est que le MEDEF a un droit de veto sur ce qui s'y passerait et qu'ensuite, on en resterait toujours à la même situation. Et nous, ce que nous disons, c'est évidemment qu'un, il y a un lieu pour discuter des retraites, c'est l'Assemblée nationale. Nous avions proposé une proposition de loi et qu'il n'y a pas besoin encore de réunion, puisque le Parlement peut se saisir de cette question et il peut y avoir un vote. Donc forcément, nous avons déposé une motion de censure puisque rien ne convenait dans ce discours. Il n'y avait rien sur le climat.
Il y avait quatre lignes sur les violences faites aux femmes sur 35 pages de discours. Et M. Bayrou, refusant de se soumettre au vote de confiance, on dépose une motion de censure, comme on l'avait fait pour Michel Barnier et comme on l'avait fait avant pour Elisabeth Borne et pour Gabriel Attal, qui ne se sont pas soumis à un tel vote.
Alors Gérard Filoche, vous ne vous voyez pas, mais vous êtes bien avec nous. Vous êtes ancien inspecteur du travail, fondateur de la gauche démocratique et sociale. Bonsoir, merci d'être avec nous ce soir. Qu'avez-vous pensé du discours de politique général de François Bayrou ?
Il mérite une censure. Je veux dire que rien de ce qu'attend le pays, et surtout pas les salariés, n'est venu de sa bouche. Il n'y avait aucune offre d'augmentation de salaire, du SMIC, aucune offre de rattrapage des points d'indice de la fonction publique, alors qu'il y a eu une perte depuis deux décennies, aucune offre suffisante pour la santé, bien qu'il ait glissé quelques mots, rien de clair pour l'école, pour les services publics. Et puis surtout, ce n'est pas un renversement du cap macroniste, c'est Macron, Macron, Macron, Macron. Donc si on a voté le 7 juillet dernier contre Macron, ce n'est pas pour réentendre après Barnier et Bayrou.
Il y a eu beaucoup d'espoir dans des négociations. L'avantage des négociations, c'est que ça démasque. C'est qu'au lieu de partir d'un préjugé en disant « bon, c'est parce qu'il n'y a pas eu cette discussion, parce que je crois me souvenir qu'ils avaient dit la dernière fois pour Barnier que si Cazenov n'avait pas été nommé, c'était la faute de la gauche. » On ne peut rien reprocher à la gauche. Elle a fait tous les efforts pour qu'il y ait des échanges, et notamment sur la question de la retraite. Et la question de la retraite est la question fondamentale en France. C'est l'enjeu d'une lutte de classe depuis des années.
Et nous avons été, en 2023, il y a eu 14 manifestations, plus de 34 millions de manifestants. 95% de l'opinion des actifs était contre les 64 ans. Il n'y a pas eu de vote à l'Assemblée nationale. Ça a été bloqué, alors qu'il y a une majorité contre. Donc il y a un coup d'État permanent contre le fait de respecter la volonté populaire, démocratique, sur les retraites. Alors j'ajoute un mot sur les retraites, je suis d'accord avec ce qui a été dit précédemment, mais la retraite ce n'est pas un impôt, ce n'est pas l'État. La retraite ce n'est pas une épargne, ce n'est pas une capitalisation. La retraite est une cotisation liée au salaire.
Si vous augmentez les salaires, et ils ont un retard de 10 points depuis plus de 20 ans, vous augmentez le salaire net, celui avec lequel on vit, et vous augmentez le salaire brut, celui qui contient les cotisations pour les retraites. Et quand on nous embarrasse de je ne sais combien de désidératas sur le financement, moi je vous dis une chose est simple, si on veut une retraite à 60 ans, on ajuste les cotisations pour avoir une retraite à 60 ans. Il faut ajuster les cotisations pour garantir la prestation.
Ça c'est ce qu'ils ne veulent pas, ce que le patronat ne veut pas, il ne veut pas augmenter les salaires nets et bruts, il ne veut pas augmenter les cotisations sociales, il ne veut pas financer nos retraites. Donc on a la retraite à 60 ans depuis 1982. La France est 4 ou 5 fois plus riche qu'en 1982. La vraie question qu'on devrait se poser, c'est pourquoi on ne pose pas la question de la retraite à 55 ans pour les métiers les plus durs dans le bâtiment. La question qu'on devrait se poser, c'est en fait de gagner en progrès en matière de retraite. Et eux ne veulent que nous faire reculer. C'est pour ça que ça ne marche pas.
Alors on va en parler justement des retraites tout au long de cette émission. Tout d'abord, je voudrais avoir votre avis, Paul, sur le discours de François Bayrou. Est-ce que ça vous a surpris ?
Non, pas véritablement. Et malgré les fausses péripéties médiatiques sur ces soi-disant négociations, il faut regarder le fond du discours. Et comme souvent avec le centre, c'était ni de gauche, ni de gauche. Et on peut en prendre quelques exemples pour montrer. Donc d'abord sur la question de la dette. Il nous a vraiment servi le catéchisme néolibéral. Il parle d'une question morale, d'une épée de Damoclès, sans jamais, sans jamais, parler du poids des politiques pro-patronales qui sont mises en place en fait, notamment depuis 2017, avec exonération de cotisations sociales, défiscalisation des entreprises ou des foyers les plus riches.
Vraiment, les politiques qui n'ont rien mené au niveau économique, dans la création d'emplois ou dans tous les facteurs qu'ils ont essayé de mettre en avant, tous les indicateurs, pardon, et là, rien. Juste la dette, la dette. Pourquoi ? Parce qu'en agitant cette question de la dette de telle manière, en disant que c'est la ruine du pays, on peut justifier ensuite le budget qui arrivera par la suite et qu'il y a un budget d'austérité. Amélie Dumont-Chalin, qui est la ministre des Comptes Publics, s'en est vanté hier en disant c'est historique, en 25 ans, on n'a jamais demandé autant.
32 milliards d'efforts sur les dépenses publiques, c'est-à-dire 32 milliards de copes qui vont attaquer le bien commun que sont les services publics pour les Français. Sur la question de l'économie, on a eu le droit à vraiment un geste de professionnel. En utilisant La Fontaine, il a chanté les louanges des multinationales, expliquant que c'est les grands fleurons français et que c'est magnifique. Il ne parle pas de ce qu'elles représentent, pareil, en termes de captation de valeur, sur le dos des travailleurs qu'elles emploient en France. Sur l'immigration, encore mieux, on a un en même temps.
En même temps, Nicolas Sarkozy et la question de l'immigration choisie, et en même temps, Marine Le Pen, en expliquant quand même, je tiens à le dire, que lorsque l'immigration est en trop grand nombre, elle est une atteinte à la cohésion nationale. C'est un discours que je considère personnellement comme véritablement le cœur de la matrice du discours de l'extrême droite en sujet de l'immigration, avec l'idée que la figure de l'étranger, c'est celle qui vient détruire culturellement le pays, c'est celle qui vient poser problème.
Et ensuite, la droite l'associe bien sûr avec toutes les questions d'insécurité, qu'elles soient l'insécurité au travail, qu'elles soient l'insécurité dans la vie civile. Et ça, c'est un discours dangereux, d'autant plus qu'il a vanté le fait d'avoir mis à la justice et à l'intérieur, Retailleau et Darmanin, qui sont vraiment les gens qui avaient été les pivots du dialogue de la Macronie avec l'extrême droite, qui doit aller chercher dans sa possibilité d'être soutenue au gouvernement. C'est ce qu'on disait tout à l'heure, en disant qu'ils ne voteront pas la censure.
Et bon, dernier exemple, encore une fois, il a expliqué que, bien sûr, que l'état de droit était important, mais qu'il fallait montrer que ce n'était pas un, je cite, état de faiblesse. Alors ça, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que concrètement, on ne va pas parler d'augmenter les droits politiques dans ce pays, qui ont été extrêmement restreints dans les dernières années, mais on va augmenter la puissance de la matraque. C'est systématiquement la réponse qui a été donnée par le gouvernement successif, qui ont été les gouvernements pour la présidence d'Emmanuel Macron, et qui ont dit, voilà, quand vous contestez, on vous tapera dessus.
Et j'en veux pour preuve cette espèce de fil conducteur, et je m'arrêterai là, du discours qui avait pour but de parler de concorde et d'essayer de mettre un voile d'illusion sur le fait qu'en politique, il y a la confrontation nécessaire d'intérêts. Et il y a des intérêts contradictoires dans cette société. J'en nommais certains quand je parlais des grandes féodalités économiques de ce pays qui ont été gavées à l'argent public au détriment de la population générale.
Et en fait, dans ce discours de concorde, on essaie de nous faire croire que tout va bien et qu'il n'y a pas aujourd'hui des affrontements réels en termes de vie sociale, de parcours et qu'il n'y a pas dans ce pays 9 millions de pauvres, des gens qui vont à l'aide alimentaire, des gens qui ont besoin de s'arrêter plus tôt et de l'autre côté, des gens qui se gavent. Et ça, c'est vraiment, effectivement, et j'irai dans le sens d'un intervenant précédent, le macronisme. Macron, Macron, Macron.
Avant de parler du fond du discours de François Bayrou, j'aimerais avoir votre avis, Madame Catala, sur la position du PS depuis le début de cette histoire. Le PS, on ne sait pas encore s'il va voter la motion de censure. Je pensais qu'on le saurait. Il est quelle heure ? 7h15, je pensais vraiment qu'on allait le savoir. Apparemment, ils attendent encore. Manuel Bompard parle de reniement, que le PS, en fait, est en train de renier et qu'il renie la crédibilité du NFP. Est-ce que, selon vous, il a raison ?
Bien sûr, c'est un reniement puisque le fait même que M. Bayrou soit Premier ministre, ceux qui ne respectent pas le résultat des élections, peu importe le contenu du discours, est un motif de censure. Dans le gouvernement Bayrou, on a actuellement 19 ministres du gouvernement précédent qui sont restés, M. Retailleau, Mme Vautrin, Mme Dati, etc., et 13 qui ont conservé le même portefeuille. Ça, c'est un argument qui devrait suffire pour la censure.
Ensuite, sur le reniement, évidemment, quand on est élu sur l'abrogation, la retraite à 64 ans, l'augmentation des salaires, le dégel du point d'indice pour les enseignants, des mesures pour les services publics, pour les hôpitaux, pour les écoles, etc., et qu'on hésite à censurer un gouvernement qui va faire totalement le contraire. Bien sûr que c'est un reniement. Là, on voit déjà qu'il y a une fraction au sein du PS puisque certains députés ont annoncé, voient bien que cette position de non-censure ne tient pas du tout, et ont annoncé dès cet après-midi qu'eux allaient voter la censure, peu importe la position du groupe, puisque qu'est-ce que fait le PS ?
Comme d'habitude, le PS règle ses conflits internes à travers des sujets nationaux. C'est-à-dire que la seule préoccupation d'Olivier Fort, quand il passe dans les grands médias et qu'il explique la position de leur groupe parlementaire, c'est de sauvegarder l'aile droite du parti, donc Hollande, Aurélien Rousseau, Jérôme Kedj, qui, eux, ne veulent pas censurer, tout en essayant de sauvegarder aussi la gauche, disons, du groupe parlementaire. Et ça, ça devient totalement inaudible pour les gens. Ils nous ont rappelé qu'ils étaient la gauche du travail, la gauche qui essaye tout, la gauche qui va arracher des victoires.
J'aimerais savoir quelles victoires ils ont arrachées, parce qu'hier, dans le discours, il n'y avait absolument rien, notamment, soi-disant, ils avaient arraché le reniement des 4000 postes supprimés dans l'éducation. On a bien vu, au moment du discours de politique générale, que, un, M. Bayrou a confondu les AESH et les enseignants, et que, deux, ensuite, il a essayé de faire une explication totalement tarabiscotée sur les places aux concours, etc., mais que 4000 postes sont toujours supprimés dans l'état actuel du budget.
De la même manière qu'on a essayé de nous faire croire qu'il y aurait une taxe sur les Français qui détiennent les patrimoines les plus élevés sur les principaux millionnaires et milliardaires de notre pays. En réalité, c'est impossible pour une simple et bonne raison qui est technique, c'est que le budget qui discutait actuellement est le budget de M. Barnier. Le budget actuel est au Sénat, c'est celui de M. Barnier, avec 60 milliards d'austérité, chose contre laquelle on avait combattu à l'automne dernier et on avait dégagé des nouvelles recettes.
Et il est impossible, en raison d'une règle parlementaire qu'on appelle l'entonnoir, de mettre des nouvelles dispositions dans ce budget dont la version finale sera connue dans deux semaines environ et sera soumise à un vote final à l'Assemblée. Donc ça, pareil, c'est impossible. Et donc, il n'y a eu aucune victoire arrachée et c'est la même chose puisque la même suite que les discussions qui avaient eu lieu avant décembre puisque pareil, ils ont essayé un ministre du NFP, puis un ministre de gauche, puis un ministre partageant les valeurs de la gauche et on se retrouve avec Bayrou, Elisabeth Borne, Darmanin, Retailleau, le retour de Manuel Valls.
Donc ils n'avaient rien arraché du tout et encore une fois, ils sont finalement les dindons de la farce de la manœuvre macroniste puisque Macron a joué la montre comme il l'avait fait en décembre et eux, il y a dans une partie de leur groupe de la naïveté de croire qu'Emmanuel Macron qui agit comme un rouleau compresseur depuis sept ans allait tout d'un coup faire des concessions sur la retraite à 64 ans alors que personne dans son groupe n'est pour abroger la réforme et que M. Macron a fait sa campagne présidentielle sur la retraite à 65 ans comme M.
Bayrou et comme d'autres et il y a également de la mauvaise foi parce qu'en fait ils n'ont pas envie de censurer puisqu'il y a toute une partie des partis socialistes qui épousent les théories libérales de M. Lombard le ministre de l'économie et qu'ils n'ont pas envie de censurer et qu'ils avalisent la théorie médiatique selon laquelle nous risquons le shutdown etc. ce qui est totalement faux.
Alors Gérard, je suis là, vous étiez mon invité il y a quelques semaines et vous nous disiez que le NFP était une grande famille et qu'il fallait que tout le monde rentre à la maison aujourd'hui est-ce toujours votre position ? A-t-elle évolué ? Et surtout est-ce que c'est encore possible que tout le monde rentre à la maison si et seulement si parce que le PS ne s'est pas encore prononcé je le répète si le PS ne vote pas la motion de censure déposée par LFI ?
D'abord nous ne savons pas encore le résultat des libérations du PS mais moi je pars toujours du point de vue de l'union plus que jamais parce que je considère que si nous ne sommes pas unis si le NFP ne vit pas ne se développe pas ne s'ancre pas à la base ne se démocratise pas ne s'élargit pas et ne tient pas une majorité nous perdrons tout aucun des partis du nouveau Front Populaire ne peut gagner seul si ça craque nous perdons le salariat perd nous perdrons tout et il y a un tel risque en face de l'EU-PEN que cette situation ne doit pas se faire donc mon souci ce n'est pas de partir du point de vue des quatre appareils principaux qui composent le NFP c'est de partir des besoins de l'union et de déterminer comment on fait pour éviter que ça n'éclate et donc j'ai traité avec beaucoup d'attention la position du PS en plus je suis un vieux syndicaliste vous savez il faut toujours négocier avec les patrons même quand on a envie de les virer et il faut toujours même tant qu'on ne peut pas faire la révolution il faut grappiller tout ce qu'on peut grappiller la politique de la chaise vide dans les luttes de classe ça ne paye jamais il faut alors là il y avait 100 j'ai calculé 121 députés sur les 192 du NFP qui voulaient négocier à mon avis j'aurais été la dernière partie je ne veux pas mettre en cause la députée qui est à côté de moi mais j'aurais été dans ce parti j'aurais participé pourquoi ?
parce que ça aurait verrouillé pesé et on aurait discuté au fur et à mesure dans une entente qui de toute façon serait arrivée au même résultat et on démontrait à des millions de gens parce que dans le NFP il y a des voix de la CDT il y a des voix de l'UNSA il y a des voix de force ouvrière ils ont signé récemment un accord avec le patronat moi je ne suis pas pour mais j'observe et nous avons besoin d'eux comme nous en avons eu besoin au moment de l'intersyndical en 2023 moi je suis CGT ma première carte à la CGT remonte à 1963 je ne suis pas soupçonnable de portes unisme mais je pense que l'union est nécessaire et qu'il faut tenir le langage faire attention avoir le respect dialoguer de façon à consolider cette union le résultat ça peut être peut-être que le PS va voter parce que Olivier Faure c'est un mystère pour personne il y a un congrès du parti socialiste en juin les opposants droitiers qui sont disons pro-hollandais que j'ai combattu toute ma vie parce que ça ils ont trahi entre 2012 et 2017 et ça a été un désastre pour la gauche ils veulent revenir à l'offensif contre la ligne unitaire d'Olivier Faure c'est à ça que nous assistons bon et dans ce cas là il ne faut pas les insulter parce que si vous les insultez d'ailleurs ce matin Mathilde Panot a dit arrêtez s'ils reviennent voter la censure c'est bon c'est le ton que j'ai
justement vous parlez d'union au sein du NFP pourtant LFI l'a dit en clair si le PS enfin ceux qui ne voteront pas la motion de censure seront exclus du NFP Manuel Bompard l'a dit vous ne pouvez pas être élu avec l'étiquette NFP et soutenir le gouvernement de François Bayrou c'est également ce que Mathilde Panot a dit je vous propose de l'écouter et Paul Lélec je vous interroge juste après
que dit aux socialistes que le 8 juin 2023 nous avons fait un serment commun avec le groupe écologiste avec le groupe communiste avec le groupe socialiste et que ce serment disait que nous ferions tout ce qui est possible pour abroger la réforme de la retraite à 64 ans et même pour défendre la retraite à 60 ans donc il faut encore une fois revenir à la raison si nous avons toutes et tous été élus c'est sur le programme du nouveau Front populaire et c'est pour en finir avec la politique d'Emmanuel Macron qu'est-ce qui se passe si les socialistes ne votent pas votre censure ?
Eh bien nous verrons nous verrons mais j'ai entendu par exemple que Luc Carvounas disait que s'il était député il voterait la censure que Johanna Roland qui est numéro 2 du parti disait que si elle était députée elle voterait la censure j'ai entendu plusieurs députés du PS qui voulaient voter la censure Et alors ceux qui ne votent pas la censure qu'est-ce qui va se passer ? Encore une fois mon objectif cette semaine c'est que l'ensemble du nouveau Front populaire vote cette motion de censure
Paul, si le NFP éclate que serait LFI sans le PS et le PS sans LFI ?
Je ne sais pas s'il va éclater la question c'est qu'on le savait depuis le départ c'était le même problème pendant la NUPES et le NFP c'est qu'en fait il y a un accord et il y en a pour certains le socle du NFP c'est le programme minimum je pense à la France Insoumise sans doute au parti communiste et à une partie des écologistes et pour d'autres c'est le socle maximum de ce qu'ils sont capables d'accepter et d'accepter avec une certaine forme de mépris puisqu'on en parlait de François Hollande il l'a dit lui-même dans la presse ça s'est vu les programmes n'engagent que ceux qui les lisent et effectivement ceux qui posent problème c'est le fameux notamment texte d'orientation numéro 1 du 40ème congrès du Parti Socialiste mené par Alain Geoffroy qui est la maire de Vaud-en-Velin et qui font partie des gens qui ont expliqué dernièrement que parce qu'il y avait des négociations parce que c'était juste un discours de politique général c'était pas le lieu de censurer et qui en fait eux veulent servir de béquille à Emmanuel Macron parce qu'il ne croit pas qu'il y a une possibilité de sortie de la crise politique autrement que par la conciliation avec ceux qui sont au pouvoir actuellement et puis je remarque que ce sont des gens qui ensuite ont embarqué Olivier Faure en lui mettant la pression sur sa place au Parti Socialiste sa capacité à rester le maître du parti et avec une vision très particulière des négociations c'est-à-dire que quand vous passez à une négociation généralement il faut exiger quelque chose et là vous avez des négociations pendant une semaine chaque jour ils demandaient un peu moins et qu'est-ce qui se passe quand vous faites ça c'est-à-dire que le premier jour ils disent abrogation de la réforme des retraites puis après ils disent non suspension et puis après ils disent suspension pour 6 mois et après ils disent suspension pour 3 mois et après ils disent une conférence où le MEDEF pourra décider plus ou moins de ce qu'il veut parce qu'il n'y aura pas d'accord entre syndicat et le MEDEF sur la question de la retraite monsieur Martinez qui est l'ancien secrétaire général de la CGT l'a dit tout à l'heure sur un plateau donc voilà et qu'est-ce qu'ils font dans des négociations quand on arrive et qu'on lâche tout et qu'en plus c'est un déni du mandat qui lui a été confié et bien il se passe que en fait vous cherchez à trouver une solution politique sur votre personnel contre le collectif qui était le NFP donc qu'est-ce qui va se passer c'est que c'est sûr qu'ils mettent en danger le NFP et surtout ils mettent en danger le NFP parce qu'encore une fois le problème de l'union pour l'union c'est que l'union sans contenu ne veut rien dire et surtout l'union pour l'union amène souvent à se positionner sur le plus petit dénominateur c'est-à-dire sur la stratégie du lien le plus fragile de ceux qui sont le plus prêts à arrêter le rapport de force et dans ces conditions l'union ne peut pas être maintenue parce que sinon ça veut dire qu'il faut demander à l'aile droite du PS à François Hollande de décider qu'est-ce que doit être le cœur de gravité de la gauche et ça c'est effectivement un casus belli pour une partie de la gauche je pense pour la France insoumise dont fait partie Madame Catala et en ce sens moi je suis d'accord avec cette idée que l'union est un outil tactique important pour pouvoir représenter le salariat et son unification ou en tout cas son projet d'unification contre les intérêts que défend le gouvernement mais il ne peut pas être une finalité à partir du moment où il sacrifie tout son contenu et c'est ça la guerre qu'il y a entre les deux donc que sera le part socialiste sans la France insoumise probablement pas grand chose en tout cas c'est ce que j'espère et que sera la France insoumise sans le part socialiste elle sera en difficulté dans un premier temps pour pouvoir récupérer son espace mais ça fait partie aussi des luttes politiques c'est de dire cette option là a déçu ils ont déjà déçu systématiquement quand ils étaient au pouvoir et il va falloir les recomposer la gauche sur d'autres bases et encore une fois des bases programmatiques de fonds de contenu avec un contenu qui répond aux exigences des français et je pense que le part socialiste a plus de difficulté et c'est pour ça que beaucoup iront voter la censure et je suis pas sûr qu'il y ait autant de gens qui ne la votent pas parce que très vite ils seront crucifiés par le peuple de gauche pour ce renoncement à ce programme encore une fois minimal de la NUPES au NFP on passe de 600 propositions un peu plus à 150 c'est déjà un coup de canif dans la proposition à gauche donc je pense que les gens partiront véritablement du NFP je parle de cette elle-droite du PES qu'à partir du moment où ils auront quelque chose sur lequel s'appuyer pour compenser le coût politique que sera ce départ de l'unité à gauche et pour l'instant il n'y a rien parce que même s'ils sont prêts à se vendre on ne leur a même pas servi un plat de lentilles c'est assez triste c'est assez voilà
alors en gros François Bayrou ne suspendra pas et n'abrogera pas la réforme des retraites il a dit qu'il la mettait justement en chantier et qu'il y aurait à peu près 3 mois de négociations avec les partenaires sociaux mais en cas d'échec des négociations la porte-parole du gouvernement confirme que la réforme Borne s'appliquera si un échec le PS et la CGT dénoncent un droit de veto accordé au patronat Madame Catala que pensez-vous de cette formulation ?
Oui c'est ce qu'on dit depuis le début c'est pour faire peser la responsabilité sur les syndicats alors qu'il est évident qu'une réunion entre la CGT et le MEDEF ne peut amener qu'à une perpétuation de cette réforme là où je voulais revenir sur ce que je disais tout à l'heure c'est qu'il n'y a pas besoin de discuter pendant 3 mois puisqu'il y a des débats à l'Assemblée nationale nous avons mis l'abrogation à l'ordre du jour en novembre dernier il y avait une majorité pour la votée et tous ceux qui prétendent aujourd'hui être favorables à des petits ajustements sur les femmes les carrières longues etc.
n'ont proposé aucun amendement lors de la discussion de ce texte ils se sont contentés d'obstruer le débat à longueur de journée et d'empêcher le vote parce qu'ils savaient que la réforme serait abrogée et qu'ensuite elle allait être inscrite à l'ordre du jour au Sénat puis revenir à l'Assemblée via le groupe des écologistes là où tout ça est une vaste mascarade c'est que même madame Bronpivet qui était dimanche sur France Inter disait oui c'est vrai qu'il y a des injustices sur les femmes notamment moi personnellement par exemple j'ai porté en novembre une loi sur la pénibilité des métiers féminisés qui faisait en sorte que les femmes qui exercent les métiers les plus pénibles du soin du lien dans l'éducation etc.
puissent partir à la retraite anticipée les groupes Renaissance Modem etc.
ont tous voté contre et n'ont proposé aucun amendement sur ce texte qui parlait en fait indirectement aussi du sujet des retraites quand la mission flash la mission flash de la Cour des comptes la Cour des comptes est présidée par monsieur Moscovici qui est un libéral et pareil cette mission flash son seul objectif c'est de contrecarrer de faire en sorte que les chiffres du conseil d'orientation des retraites ne soient plus utilisés là la réunion devait commencer vendredi madame Binet a déjà dit ce matin que finalement on n'avait pas la date du début de ce conclave pour discuter des retraites donc tout ça est une mascarade et encore une fois la brogation de la retraite à 64 ans pourrait être inscrite à l'heure du jour de l'Assemblée nationale sans passer par toutes ces négociations qui visent juste à gagner du temps et qui en fait étaient une farce à destination des socialistes pour faire tenir monsieur Bayrou pendant trois mois supplémentaires comme tout ce que monsieur Bayrou avait fait mine de promettre aux socialistes et que finalement il n'a rien mentionné de tout ça dans son discours fait hier
Gérard Filoge est-ce qu'on peut vraiment parler de négociation puisque c'est la réforme qui va s'appliquer en cas d'échec ?
C'est un dictat de la part de Bayrou et puis Macron s'ils veulent sincèrement discuter il n'y a qu'à faire comme ça vient d'être dit voter le Parlement la retraite sera abrogée et à 64 ans sera abrogée point il y a une majorité pour l'abroger tout le monde le sait dans le pays donc la façon dont il procède est malhonnête c'est une diversion c'est pour mettre en place une commission truc-muche et faire qu'elle est chou et empêcher que ce soit le Parlement qui en décide alors après moi je voulais dire l'union pour l'union ça n'existe pas c'est des trucs il y a un programme celui du NFP c'est un bon programme il n'est pas moins bon ou meilleur que celui de la NUPES il y a des choses même en droit du travail j'ai observé qu'il y a dans le programme du NFP par exemple la régulation de la sous-traitance qui n'était pas dans le programme de la NUPES bon par contre il y avait dans le programme de la NUPES pas plus de 5% de non-CDI par entreprise ça n'est pas dans le programme du NFP il y aurait beaucoup de choses à améliorer à discuter moi j'ai un point de vue critique de gauche sur le programme du NFP mais bon il est là et il permet d'avoir rassemblé des réformistes et des révolutionnaires si vous me permettez l'expression il faut toujours les mêler il faut toujours qu'il y ait un lien pour pouvoir avancer on ne peut pas la grande marche pour transformer la société c'est une marche qui doit mêler tout le monde et puis après tout si les révolutionnaires sont meilleurs ils gagnent dans les derniers kilomètres du marathon mais c'est de cette façon-là on ne cherche pas à séparer au début et on ne cherche même pas à séparer on cherche à rassembler à additionner pas à écarter et donc je crois que c'est ça la bonne démarche pour conserver aujourd'hui le NFP ce n'est pas une question tactique comme ça a été dit à mon avis c'est une question stratégique nous sommes 30 millions de salariés 90% des actifs nous sommes pluralistes il faut réussir à faire une union pour qu'il en sorte 51% des voix tant qu'on pense qu'on ne peut pas faire la révolution et qu'il faut gagner l'élection et alors là il faut argumenter je peux me permettre un argument par un truc Bérou et les retraites un petit peu raccroché à ce que nous disions mais Bérou a fait un truc où il commence par les retraites c'est son obsession par les dettes pardon c'est son obsession mais dans il ne jamais la cour des comptes qu'il choisit pour en discuter et fait la même chose fondamentale il mêle trois budgets le budget de l'état le budget des collectivités territoriales et le budget de la protection sociale ils additionnent ils disent voilà ça fait les prélèvements obligatoires c'est du pipeau parce que l'impôt n'est pas une cotisation la cotisation n'est pas un impôt et les budgets sont gérés séparément or dans la dette ce que ne dit jamais Bérou personne les macronistes 82% de la dette vient du budget de l'état qui ne vient pas du budget de la protection sociale il ne vient pas du budget des collectivités territoriales 9% vient du budget de la protection sociale c'est pourtant le plus élevé il doit atteindre à peu près 850 milliards 9% vient des collectivités territoriales c'est le plus bas il fait à peu près 250 milliards le budget de l'état fait 500 milliards en gros à la louche il y a 82% de la dette qui vient de là si on insistait sur cet aspect de la question on montrerait en évidence que c'est parce qu'ils ont baissé les recettes et c'est parce qu'ils ont fait des cadeaux aux entreprises sous forme de CICE d'aide depuis des années et des années qu'ils ont ainsi approfondi la dette si on replace les choses comme ça avec une vision des budgets séparés qu'on contredit carrément la cour des comptes monsieur Moscovici qui devrait faire des comptes avec des budgets séparés puisque les budgets le sont ainsi si on les contredit et qu'on protège ainsi aux yeux de la population ce qui est notre protection sociale c'est pas elle qui est en jeu ce qui est en jeu c'est les aides gratuites sans contrôle ni retour aux entreprises au CAC 40 et aux plus riches ce qui est en jeu c'est le fait qu'il y a ces cadeaux et qu'ils aient baissé de 73 milliards enfin les chiffres varient les impôts et donc c'est là qu'il faut porter notre effort pour contredire et si on dit ça ça correspond assez bien au refus de la politique d'Olof qui est dans le programme du NFP ça contredit assez bien la droite du PS qui voudrait défendre la politique d'Olof de François Hollande
Paul Hélègue vous vouliez répondre
oui bon j'ai été interpellé donc je me permets je pense que l'union pour l'union ça exige je vous dis sans animosité je pense que vous en êtes un représentant spécialisé en fait ce qui me gêne c'est de encore une fois ne pas comprendre que lorsque des individus qui se sont fait élire sur un programme renoncent à ce programme font la promotion d'autres options politiques d'autres stratégies par exemple l'alliance avec Macron le soutien de critiques au gouvernement de François Bayrou où de fait passent leur temps dans la presse à mettre en cause la formation certes très peu construite qu'est le nouveau front populaire que faut-il faire faut-il attendre et considérer que les manœuvres de ces gens-là qui en plus s'engagent dans de fausses négociations en sabotant l'ensemble du rapport de force qui essaye d'être construit à gauche contre le gouvernement il ne faut rien en faire il faut au nom de l'unité passer l'éponge
admettons que le PS vote la motion de censure finalement est-ce que c'est trop tard est-ce que le mal est déjà fait
non la question c'est encore une fois les unions qui se sont passées que ce soit la NUPES ou l'NFP c'était un moment fixation du rapport de force à gauche sur le contenu programmatique avec une partie de la gauche dite radicale de rupture vous l'appelez comme vous voulez qui a du fait du rapport de force favorable qu'elle avait reçu dans différentes élections a forcé que le contenu de notre camp social y soit à tel niveau sur telle proposition la question donc c'est si le PS s'en échappe il faudra effectivement le mettre en face de ses responsabilités et trouver les moyens de reconstruire un rapport de force qui l'impose de nouveau à ne pas aller donner sa main
à se rattraper s'ils votent la motion de censure
mais il ne faut pas fermer l'avenir en disant voilà mais bien entendu que moi je pense que le part socialiste n'est possible comme un partenaire à gauche que contraint forcé la main crucifiée sur le programme et n'ayant pas la possibilité de s'en aller en dehors de ça effectivement je pense que c'est rare vous savez ça me fait penser à la fable du scorpion et de la grenouille c'est une grenouille qui prend un scorpion sur son dos et qui veut traverser la rivière et au milieu de la rivière le scorpion il pique la grenouille la grenouille elle dit mais tu vas mourir elle dit bah oui mais c'est dans ma nature le part socialiste ne représente plus les intérêts du salarié depuis des années on le sait depuis au minimum 83 et en vérité quand je dis c'est dans sa nature c'est qu'il représente une fraction particulière des classes moyennes supérieures de la petite bourgeoisie et qui systématiquement ne considère plus le rapport de force comme un instrument de la politique or qu'est-ce qui se passe c'est que dans le contexte actuel il y a une offensive générale en face de gens qui veulent absolument pas négocier chaque fois qu'il y a eu un mouvement social c'était répression et mise en candidation de l'opposition je rappelle avec des niveaux de maccartisme absolument hallucinants dans le pays donc effectivement si les gens sabotent l'effort fait par d'autres je pense qu'il faut à minima pendant un temps que les politiques ont à déterminer et mettre en quarantaine de ce qui est le coeur de notre perspective à gauche en tout cas si on veut une transformation sociale un peu digne de ce nom et je finirai juste sur cette question encore une fois de la négociation et pourquoi le dialogue social sous la forme que propose le gouvernement est une farce c'est qu'encore une fois déjà le MEDEF n'est pas un syndicat patronage il n'y a pas de problème de condition de travail pour le patronat c'est un lobby d'intérêt privé dont les représentants sont uniquement présents pour assurer quoi ?
la continuité de leur rôle dans la production à savoir la commandite du travail et l'extraction de valeur sous le dos de tous les gens qui produisent donc je ne vois pas mais vraiment pas quelle légitimité ces gens-là ont à participer à la façon dont on décide de répartir la valeur c'est-à-dire historiquement plutôt les combats que la gauche a mené dans la création de la sécurité sociale l'intervention du patronat et le soutien du patronat à certaines branches syndicales contre la volonté de la CGT dont je suis aussi adhérent qui a empêché le système de la sécurité sociale et le système des retraites et le régime général de la sécurité sociale de s'étendre et de venir un peu socialiser une partie de la valeur donc bien sûr que c'est un piège et je remarque que c'est un piège qui est récurrent c'est-à-dire que vous avez eu d'autres occasions je crois que la dernière fois c'était au niveau des négociations sur la retraite où le gouvernement avait dit voilà on donne une trajectoire qui doit être une trajectoire d'économie on laisse aux partenaires sociaux soi-disant la question de discuter et puis si cette trajectoire n'est pas respectée et que les partenaires sociaux ne sont pas d'accord on reprendra la main et on appliquera quand même notre politique donc ce piège-là il va falloir qu'on arrête de sauter à pieds joints dedans en tout cas à gauche et faire en sorte qu'on repart sur les fondamentaux 90% des actifs sont contre ce régime il faut passer par le Parlement et il faut réorganiser un mouvement sur cette question de toute urgence
alors on va rappeler la position des uns et des autres par rapport à la motion de censure déposée par LFI les républicains bien évidemment ne la voteront pas le PS on ne sait toujours pas ça ne devrait pas tarder mais en tout cas on attend toujours leur position officielle et puis
c'est la gauche des Schrödinger on ne sait pas s'il est à gauche ou pas
et il y a la position du RN qui est plutôt claire peut-être qu'ils voteront une motion de censure mais en tout cas ils ne voteront pas celle-là je vous propose d'écouter Sébastien Chenu
nous n'avons évidemment pas été convaincus par ce discours mais comme nous sommes rarement convaincus par les paroles que nous délivre la Macronie c'est un discours qui manque à de souffle qui manque d'ambition qui passe à côté de ses objectifs qui est très éloigné des attentes des français maintenant nous on censure sur des actes donc on verra les actes budgétaires de ce gouvernement on verra ce qu'il réserve aux français donc on ne censurera pas immédiatement parce qu'on n'est que sur du sable on n'est que sur du verbe mais il est évident que François Bayrou a manqué son objectif il n'y a rien d'ambitieux il n'y a rien de courageux il ne s'attaque pas aux grands chantiers qui nécessiteraient la mobilisation de l'Etat et le reste c'est un discours soporifique ennuyeux pas au niveau de ce qu'on peut attendre dans notre pays Pourquoi vous allez essayer de convaincre M.
Bayrou de tirer vers l'extrême droite pour qu'il n'y ait pas de censure ? Je ne sais pas ce que c'est la question de droite elle n'est pas représentée la question de droite de tirer vers le Rassemblement National C'était une petite pique
à LFI nous on ne censure pas sur des paroles mais sur des actes Madame Catala quelle est vraiment la stratégie du RN ? Parce que là quand on écoute Sébastien Chenu clairement il a détesté le discours de François Bayrou mais il ne censura pas
Depuis le début depuis le 7 juillet le RN et la béquille d'Emmanuel Macron rappelez-vous ils avaient fait la même chose sur Michel Barnier nous avons déposé une motion de censure dès septembre dès le discours de politique générale de M. Barnier et le RN n'avait pas censuré de la même manière qu'ils n'ont pas voté la destitution de M.
Macron et qu'ils ont avec les groupes macronistes voté contre le budget que le NFP avait transformé en budget justice sociale c'est à dire que nous avions dégagé 60 milliards de recettes nouvelles à l'automne dernier et qu'à la fin le RN étant mécontent de toutes les nouvelles les créations de la suppression d'exonération de cotisations les nouveaux impôts sur les patrimoines des ménages les plus riches etc le RN a décidé de voter contre et c'est ça qui a fait tomber le budget de M. Barnier qui aurait pu être adopté et ensuite aller au Sénat tel que voté par le nouveau Front Populaire et donc là quand M.
Chenu parle de il faut voir les actes etc je viens de le dire tout à l'heure on connait déjà le budget qui va être voté puisque c'est le même que M. Barnier qui est discuté actuellement au Sénat et qui ensuite va juste arriver en lecture définitive à l'Assemblée nationale là le Rassemblement national a sa stratégie habituelle c'est-à-dire la stratégie de la cravate respectable de nous on veut la stabilité etc mais c'est juste que la politique de M.
Bayrou leur convient puisque leur programme néolibéral est exactement le même il n'y a pas de volonté d'abroger la retraite dans le fond la dernière fois qu'ils ont proposé leur loi sur la question elle était fondée sur la natalité sur une obscure mesure de financement qui allait arriver en 2027 avec potentiellement l'élection de Mme Le Pen il ne propose pas d'indexer les salaires sur l'inflation il ne propose rien sur le climat etc et sur l'immigration ils sont satisfaits ils ont M. Retailleau qui en réalité est d'extrême droite au gouvernement qui prépare là ça n'a pas été évoqué dans le discours une loi immigration ils ont M.
Retailleau qui encore la semaine dernière le jour de l'hommage aux morts de Charlie Hebdo a osé proposer alors que ça n'avait aucun rapport la suppression de l'autorisation de porter le voile pour les accompagnatrices de sorties scolaires et l'interdiction du voile à l'université ce qui est le programme du Rassemblement National donc le Rassemblement National se complaît très bien dans cette situation-là Gérard Filoche
quelle est la stratégie du Rassemblement National aujourd'hui ?
Il s'agit d'un soutien au gouvernement tacitement parce que quand M.
Chenu dit on va juger sur les actes mais la déclaration politique générale devant un parlement c'est un acte c'est pas un discours c'est pas des paroles en l'air c'est une façon d'appréhender une orientation politique et normalement elle devrait être soumise au vote elle l'est pas mais si elle était soumise au vote il voterait la confiance ou voterait pas la confiance donc en vérité il fait une esquive en disant bon on va reporter à plus tard comme ils ont fait face à Barnier je me répète je suis pour la censure maintenant sur le discours de politique générale de Bayrou et je suis pour que tout l'NFP vote cette censure et donc pourquoi je suis pour que tout l'NFP vote cette censure parce qu'on vous dit vraiment à ce qui a été dit tout à l'heure je pense que le parti socialiste est une partie de la gauche de la même façon que la CFDT ou l'UNSA sont des parties du mouvement syndical et que nous avons besoin de toutes les composantes pluralistes de notre salariat de notre classe sociale pour gagner donc je fais des efforts non pas pour repousser en disant il faut les tenir la main parce que sinon ils vont travailler comme des scorpions je ne dis pas ça comme ça moi je pense qu'il faut l'union fait la force mais la force ne fait pas l'union l'union exige du respect de l'empathie une analyse oui une analyse correcte parce qu'on ne peut pas pour faire l'union avoir deux visages comme Janus il faut dire ça à François Hollande alors c'est à François Hollande je ne vous parle pas de François Hollande je vous parle de l'union de toutes les composantes et je vous dis pour faire l'union il ne faut pas avoir un visage du genre je te tends la main mais si tu ne veux pas je te casse la gueule ça ça ne marche pas on ne peut pas d'un côté dire on ne peut pas avoir deux visages l'union n'est pas une tactique c'est une stratégie fondamentale je pense qu'on est d'accord
encore une fois François Hollande il a fait l'union pour être élu pour être élu il n'en a rien à faire des lignes politiques pour être élu sans rien s'est dit sur le front
terminer très rapidement et après Paul Hélèque vous allez répondre et bien c'est bon c'est à vous Paul Hélèque
non mais je dis encore une fois deux visages oui la droite du parti socialiste qui nous dit oui oui je veux bien m'engager pour tel programme pour telle proposition qui le lendemain est déjà dans la presse en expliquant que bon on verra combien de temps ça tient qui ensuite vient d'expliquer que ces critères ne sont pas ceux de l'union qui ne sont pas ceux du programme et qu'ils sont prêts à négocier sur d'autres bases en remettant en cause systématiquement le peu d'accords qui a été mis sur la table où tout le monde s'est dit ok sur ça on signe et même pas une deux trois semaines après ils changent complètement du tout au tout et ils reviennent à leurs fondamentaux on sait qui c'est François Hollande on sait ce que c'est le parc socialiste c'est le quinquennat d'Hollande et c'est la même politique qu'Emmanuel Macron en un peu moins pire il faut l'avouer Emmanuel Macron était un accélérateur forcené des politiques des trajectoires qui ont été donnés réduction des dépenses publiques destruction du code du travail etc je rappelle quand même qu'Emmanuel Macron il ne sort pas d'un chapeau il sort du gouvernement qui a été mis en place à cause de François Hollande donc voilà il faut rétablir les faits c'est très bien de rêver à des unités où tout le monde se respecte mais en fait le respect ça se mérite ça ne se donne pas comme ça par crédit et quand vous passez votre temps à saboter les efforts difficilement construits que demande l'exercice unitaire je ne pense pas que vous êtes respectable et je ne pense pas que vous devez être respecté bon et sur la question du RN moi je veux bien entendu également réagir je pense que c'est systématique pour le RN c'est toujours la même chose dur dans les mots mou dans les faits c'est ce qui caractérise ils ont besoin de prétendre s'opposer à la politique du gouvernement parce qu'ils ne peuvent pas assumer si on regarde en plus une partie de sa base sociale populaire frontalement le même discours néolibéral en vérité ils l'ont en vérité ils pensent que c'est vrai qu'il y a des gens qui sont assistés qu'il y a des gens qui méritent par leur travail c'est comme ça qu'ils fracturent le champ en rajoutant une dose de racines sur ces éléments néolibéraux qui sont vraiment le corpus idéologique parfait de de de de de la Macronie en vérité les gens qui ne sont rien et ceux qui qui réussissent etc et puis le RN voilà ils sont dans une difficulté donc à chaque fois ils ont des mots durs mais ils ne font rien et ils sont dans une optique également qui est une optique de gagner du temps pour pouvoir faire en sorte de monter les enchères en vérité ce qu'on va voir c'est qu'effectivement une grande majorité de la gauche va voter la censure peut-être qu'il y aura une dizaine de perdus au Parc Socialiste tant pis et de l'autre côté on va avoir le RN qui va comme la dernière fois avec Michel Barnier essayer de voir comment ils obtiennent une posture d'opposant en faisant monter des enchères et en s'assurant que sur un certain nombre de critères politiques François Bayrou ne s'éloigne pas de ce qu'ils souhaitent eux-mêmes j'en prends pour preuve la nouvelle polémique médiatique où François Rebsamen qui est ministre actuellement dans le gouvernement a dit moi je respecte toutes les formations sauf le RN et qu'est-ce qui s'est passé le gouvernement a dit ce n'est pas la position du gouvernement c'est-à-dire que le gouvernement respecte l'extrême droite c'est ça si on les traduit concrètement et donc du coup le RN il est toujours dans cette posture de faux opposant une sorte de et il doit organiser une position dans laquelle il va pouvoir augmenter les enchères c'est exactement ce qu'ils ont fait pour Michel Barnier ils ont allumé la poêle ils ont attendu que ça chauffe et puis voilà ils ont fait sauter le gouvernement ça veut dire quoi pour vous
le véritable opposant aujourd'hui c'est à l'effi ?
je pense que pas que la France insoumise je pense que les écologistes qui ont signé la motion de censure font partie des vrais opposants je pense que le parti communiste qui a signé la motion de censure en tout cas une dizaine des députés je crois du groupe GDR qui contournent les communistes et Juste Tramarin font partie d'une opposition qui disent nous avons entendu le discours ce discours n'a absolument rien changé de la politique macroniste nous nous y opposons c'est ça c'est l'effet
alors rapidement on va pas oui Gérard Chilos
oui si je peux me permettre
oui rapidement
ça fait deux fois que vous me répondez pas à moi vous répondez à Hollande mais moi je suis un farouche adversaire d'Hollande mais alors pourquoi vous lui pardonnez tout non non non ça c'est pas vrai vous devez pas dire ça je suis celui qui m'est battu dans le parti socialiste faut tellement contre lui que je pense que j'ai contribué à l'empêcher de se représenter que j'ai balayé valse dans mes votes qu'on avait 30% à 40% du parti socialiste pour le nom TCE je suis celui qui m'est filo je me mets pas en cause vos engagements je me mets pas en cause vos engagements je me rappelle vous êtes venu vous voir en meeting il y a quelques années vous répondez à Hollande au lieu de vous répondre à moi et moi je vous dis que je me bats pour l'union du NFP pour la censure et je me bats pour que le programme du NFP soit défendu pas pour qu'il soit liquidé et donc j'essaie mais vous faites rien quand des gens le liquident c'est ça que je vous dis je ne vous ai pas interrompu j'essaie de convaincre c'est cette partie de la gauche qui fait partie hélas moi je ne partage pas ses idées mais quand je parle de la CFDT de l'UNSA et tout ça je parle du salariat ce sont bien des organisations syndicales dont on ne peut pas se passer moi j'aimerais bien que tout le monde soit à la CGT mais ce n'est pas le cas hélas et donc quand je veux rassembler bah oui je prends le langage je prends le langage je prends les méthodes je prends la pratique qu'il faut pour essayer de rassembler et le résultat c'est qu'une partie du PS menace de ne pas voter la censure le PS c'est une vieille organisation de la gauche traditionnelle il subit l'impact des luttes de classe et des mouvements sociaux sur son appareil on n'en va pas trop si oui bien sûr
les mouvements sociaux
bien sûr et le salariat quand vous dites aussitôt vous parlez de PS classe moyenne tout ça non le salariat 90% du salariat est en dessous de 4000 euros le salaire médian est à 2028 euros et donc le salariat dans toutes ses composantes c'est lui qui vote c'est 30 millions de personnes et si on croit qu'on a parce qu'on influence environ 15-20% ou 30% de ces 30 millions qu'on peut gagner non pour gagner il faut influencer une majorité de ces 30 millions il faut donc prendre le langage le ton la politique et le programme du effet me plaît bien parce que c'est un programme de transition il n'est ni trop radical ni rupture ni trop réformiste
c'est un programme de mesures d'urgence surtout
oui oui mais on est d'accord on sera tous les trois d'accord je pense sur le fait que les mesures d'urgence sont toujours essentielles parce que par exemple si vous vous battez pour les 32 heures par semaine c'est une mesure d'urgence pour partager le travail alors qu'on a 6 millions 100 000 mais sur ça on est d'accord la question c'est pas ça la question c'est encore une fois
les 32 heures
sont à la fois une mesure d'urgence et une mesure révolutionnaire
il n'y a pas de désaccord
sur le fond encore une fois mais quand vous dites je réponds à François Hollande c'est que
avec moi qui défend l'union et essayez de comprendre pourquoi je vous dis qu'il faut conserver l'union et avec le parti socialiste Gérard Filoche me permet de vous couper
on n'a plus beaucoup plus beaucoup de temps pour l'électre très rapidement
non mais encore une fois je n'ai pas des accords sur le fond quand dire du programme comme vous disiez sur le fait que c'est un programme de transition je sais également je ne veux pas être insultant sur vos batailles contre le parti socialiste je peux vous dire que jeune étudiant responsable de l'UNEF j'étais allé à plusieurs de vos meetings de l'époque il n'y a pas de soucis là c'est le problème ce que je vois c'est que lorsque des gens quittent dans les faits l'unité ou l'union du programme celui que vous appelez de vos voeux pour gouverner ce pays vous ne voulez tirer aucune conséquence au nom d'une union qui du coup justifie tout et je dis qu'avec cette même démarche on peut être d'accord pour être en union avec des gens qui vont systématiquement agir comme une minorité de remise en cause des principes sur lesquels l'union a été fondée et avec ça vous avez un sabotage permanent qui fait que vous arrivez à la situation actuelle où le NFP est fragilisé et mis en demeure à cause d'une minorité de gens qui en plus n'ont absolument aucune des convictions du programme porté ils le disent eux-mêmes il faut les prendre au sérieux
Madame Catala j'aimerais vous écouter sur ce débat entre Gérard Filoche et Paul Elec
oui effectivement l'union ce n'est pas une union au rabais ce n'est pas un accord électoral pour sauvegarder sa circonscription pour sauvegarder son groupe pour sauvegarder les fonds financiers qui vont avec l'union elle est sur un programme de rupture et nous déjà à la France Insoumise le programme du NFP est un programme de concession parce que je rappelle que nous sommes favorables à la retraite à 60 ans avec 40 annusés donc déjà Monsieur Elec l'a rappelé tout à l'heure on est passé d'un programme de plus de 600 mesures que le PS avait déjà commencé à trahir parce que lorsque nous discutions de la réforme des retraites en 2023 à chaque fois qu'il fallait faire un communiqué commun sur notre position sur cette réforme des retraites dès qu'il était question de mentionner le retour à 60 ans avec 40 annuités ou de déposer des amendements sur la question le PS était extrêmement frileux et là ça continue aujourd'hui dans le programme du NFP on a pareil l'abrogation de la retraite à 64 ans et le retour vers 60 ans avec 40 annuités donc quand on en revient ensuite à la suspension de plus en plus courte plus se satisfaire d'une conférence de financement effectivement il y a un terrible reniement qui va à l'encontre à la fois des engagements pris mais aussi à l'encontre de l'opinion publique et c'est désastreux de se tirer une balle dans le pied comme ça quand plus de 70% des français sont pour l'abrogation que 93% des actifs sont pour l'abrogation que l'intersyndical était pour l'abrogation quel est l'intérêt d'aller perdre son temps dans des négociations avec des gens qui disent dès le début qu'ils ne reviendront pas sur les 64 ans et au-delà de monsieur Hollande il y a un gros problème pareil avec monsieur Rousseau monsieur Rousseau a encore dit en début de semaine lui qui était le directeur de cabinet d'Elisabeth Borne pendant la réforme des retraites qu'entre 62 ans et 64 ans il y avait 63 ans la semaine dernière on a eu quoi ?
on a eu la retraite à point le monsieur Caner le président socialiste au Sénat qui commençait à en discuter c'est-à-dire la réforme d'Edouard Philippe de 2023 donc quand on en vient quand on passe de l'abrogation de la retraite de 64 ans à la retraite à point ce qui est aussi un risque de la conférence de monsieur Bayrou parce qu'on ne l'a pas dit le but de la manœuvre de monsieur Bayrou aussi à travers cette conférence de trois mois pour discuter c'est aussi potentiellement d'obtenir un accord entre le MEDEF et certains syndicats pour discuter de la retraite à point qui sera évidemment mise dans les discussions et ensuite pourquoi pas aller vers la capitalisation et donc il faut rester clair sur la rupture avec le macronisme actuel qu'on souhaite faire et il est évident que monsieur Lègue l'a rappelé les trahisons socialistes sont très fraîches dans la mémoire des gens les gens se rappellent de la loi El Khomri ils se rappellent de la loi Macron ils se rappellent de la déchéance de nationalité quand il voit monsieur Valls qui a été le premier ministre de Hollande son ministre de l'intérieur qui est là au gouvernement à Mayotte en train de demander la suppression du droit du sol il y a une terrible continuité entre Emmanuel Macron qui était le ministre de l'économie d'Hollande monsieur Valls et le macronisme d'aujourd'hui qui s'extrême-droitise chaque jour et contre lequel nous devons avoir aucun reniement et aucune suspicion de complicité
Gabriel Catala vous êtes député de la sixième circonscription du Val-l'Oise merci beaucoup d'avoir été avec nous ce soir et d'avoir répondu à nos questions Gérard Filage vous êtes ancien inspecteur du travail fondateur de la gauche démocratique et sociale merci à vous merci et Paul Hélèque vous êtes analyste politique merci d'avoir répondu à nos questions merci à vous
merci à vous
François Bayrou