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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 mai 2026 88 min

Les jeunes et l’entreprenariat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition 100 % Sénat pour suivre ce matin un colloque consacré aux entreprises. Un événement organisé chaque année par la délégation du Senat aux entreprises. Une délégation présidée par le LR Olivier Rietman et en présence de Gérard Larchet, le président du Sénat.

Le président du Sénat qui a appelé à être souverain en matière d'intelligence artificielle. Si nous ne produisons pas notre propre intelligence artificielle, nous risquons d'importer les biaiss, choix et contraintes de ceux qui la développent en dehors des normes. Autre moment fort avec cette table ronde consacrée aux jeunes dans le monde de l'entreprise, les échanges en présence du président du MEDEF.

Voyez quelques extraits. Cette journée des entreprises incarne le dialogue approfondi, régulier, concret que la délégation entretient avec les acteurs économiques. Ce dialogue est indispensable pour mieux éclairer l'ensemble de nos collègues sénateurs sur les impératifs de la vie économique et préparer les évolutions du cadre normatif, prof à soutenir le développement notamment des petites et moyennes entreprises et des PMI. encourager l'activité économique et l'emploi dans les territoires.

Partir, mesdames et messieurs, d'une approche concrète, pragmatique des situation, je crois que ça constitue un principe cardinal, pas simplement pour cette délégation de notre action au Sénat. Depuis sa création en 2014, la délégation a rencontré plus de 4500 chefs d'entreprise au Sénat ou dans ses déplacements dans les territoires. Dans le cadre du Tour de France des entreprises, 48 déplacements ont été réalisés dans presque la moitié des départements métropolitains et le plus récemment le gare, le Vauclus, le Loiré, [grognement] madame Martin et bientôt dans le département de de Loise.

La délégation a initié en 2023 un rendez-vous mensuel, la parole aux entrepreneurs ouvert à l'ensemble des sénateurs qui permet de recueillir le témoignage direct et concret du dirigeant d'entreprise au parcours professionnel et entrepreneurial souvent remarquable. Cette proximité avec le monde de l'entreprise doit également beaucoup au partenariat conclu avec le président et le réseau des chambres de commerce et d'industrie qui ouvre la possibilité au [grognement] sénateurs qu'il souhaite de passer une ou plusieurs journées en immersion dans les entreprises. Je veux insister là-dessus.

Ce contact direct est essentiel pour la bonne compréhension des enjeux économiques locaux et des attentes des entreprises constituent à mon sens la meilleure garantie quant à la pertinence de nos travaux et à l'efficacité des mesures que nous proposons et adoptons. deux exemples, monsieur le président, vous venez de les rappeler, mais qui illustrent le fruit des travaux de la délégation, le test PME qui a été l'une des propositions majeures du rapport de la délégation sur la sobriété normative pour renforcer la compétitivité et elle a trouvé, j'allais dire enfin grâce à la détermination sans faille du président Ritman et il faut dire l'acharnement de la conférence des présidents du Sénat, une traduction législ législative dans le projet de loi sur la simplification le conseil constitutionnel devrait, j'allais dire aujourd'hui la valider et la promulgation pourrait se faire aujourd'hui même ce qui serait tout un symbole me semble-t-il. Le second exemple concerne les délais de paiement, président, vous l'avez dit, sour de difficultés régulièrement évoquées par les chefs d'entreprise 2024 si je prends que ce chiffre 17 milliards en volume de retard de paiement dégradant la trésorerie des TPE, des PME, des ETI, il serait responsable d'environ un/art des défaillances d'entreprise.

Je rappelle quand même au cours des 12 derniers mois, c'est 70000 défaillances la réalité. Le Sénat, vous l'avez rappelé président, adopté à l'unanimité le 26 février la proposition de loi déposée par le président. Ça pose les bases d'un cadre plus juste, plus lisible et nous l'avons transmis à l'Assemblée nationale avec à la fois le soutien du gouvernement puisque on a la procédure accélérée et mais ça dire parfois un certain nombre de textes prennent beaucoup de temps à l'Assemblée nationale, je crois qu'on est rentré dans un nouveau cycle [grognement] après la loi programmation militaire sur la loi agricole.

Donc je crains que le temps ne suspende pas son vol. Ce texte, vraiment je souhaite qu'il soit inscrit. Ce matin, vous allez discuter de l'entreprise de demain au travers de deux thèmes d'une importance majeure.

L'impact de l'intelligence artificielle sur les entreprises. L'irruption de l'intelligence artificielle dans la vie des entreprises, paniquement elle, ce sera d'ailleurs un thème pour le bureau du Sénat du 2 juillet, constitue un changement majeur. plus qu'une évolution, une transformation, c'est quand même une forme de révolution technologique qui affecte toutes les fonctions, me semble-t-il, de l'entreprise et pas seulement, madame la ministre, dans le secteur du numérique.

Fonction support et d'administration, gestion des ressources humaines, processus de production. Certains modèles d'affaires se trouvent bouleversés. Le Sénat, je crois, a pris la mesure de cette rupture et votre délégation a adopté le rapport de Damien Michael que je vois ici, de Laurence Garnier que j'ai vu aussi qui est juste derrière Damien Michael, c'est vrai qu' travaille en binôme puisque il compris géographiquement ce matin euh sur l'entreprise 5.0 et l'impact de l'IA sur les entreprises.

Un constat clair, les entreprises qui s'engagent de manière stratégique dans l'intelligence artificielle, c'est leur constat à tous les deux. peuvent gagner entre 20 et 40 % de de productivité sur leur processus clé. Ce n'est pas de la prospective, c'est en fait ce qui se passe.

Derrière cet enjeu de productivité et donc de compétitivité se désigne un enjeu de souveraineté que nous ne devons pas sous-estimer. Si nous ne produisons pas notre propre intelligence artificielle, nous risquons d'importer les biaiss, les choix et les contraints de ceux qui la développent avec en plus pas de norme, pas de règle. Ce sera d'ailleurs un sommet des 15 et 16 juin du G7 à Évian.

Quand on voit la relation que nous pouvons avoir en multinatéral sur gafam, intelligence artificielle, on a des sujets sur lequels les six auront un dialogue à avoir avec le 1, donc avec les États-Unis d'Amérique. C'est indispensable. Le rapport de la délégation nous invite à considérer l'IA comme une infrastructure de sécurité nationale.

Je reprends des terme. La France dispose, je crois, des d'atout pour consolider une filière de l'intelligence artificielle souveraine et en tous les cas pour l'Europe, ça m'a paraît aussi indispensable qui répondent à cet impératif de sécurité. des capacités et puissances de calcul de niveau mondial.

Une électricité décarbonée peu coûteuse font partie de nos atouts. Le rapport formule par ailleurs un certain nombre de recommandations pour soutenir les entreprises innovantes et favoriser l'appropriation, l'intelligence artificielle par les [grognement] entreprises et par les salariés. Car n'oublions pas la dimension humaine de cette appropriation.

La seconde table ronde sera consacrée à l'entrepreneuriat chez les jeunes. La création de l'entreprise reflète la vitalité économique d'une nation. L'envie d'entreprendre est particulièrement forte en France. 30 % des Français paraît-il envisagent de créer ou de reprendre à jour une entreprise.

Les jeunes sont plus nombreux encore. D'ailleurs, la France n'a jamais autant entrepris 125000 entreprises créées au cours des 12 derniers mois. C'est un record.

Je constate au travers de mes propres déplacements que nombre de jeunes ont le projet de créer leur propre entreprise par souci d'indépendance ou d'émancipation, mais aussi parce qu'ils ont envie de développer un projet qui leur tient à cœur, parce qu'ils ont une fibre entrepreneuriale ou parfois pour créer, c'est [grognement] aussi une réalité, leur propre emploi dans un contexte de chômage élevé. Malgré les efforts consentis, notamment en matière d'apprentissage ou d'accompagnement, le taux de chômage des jeunes se maintient à près de 20 % au premier trimestre 2026. C'est depuis 20 ans un sujet qu'on ne sait pas traiter.

Je le dis comme ancien ministre du travail qui a vécu le bonheur du CPE. Non mais la réalité dans notre diversité c'est qu'on a pas su ni les uns ni les autres dans nos différentes sensibilités apporter de réponse. La création de l'entreprise constitue également un vecteur de dynamisation de nos territoires qui est notre fonction constitutionnelle de territoire et de création d'emploi.

Une mission d'information dont Sophie Prima et Fabien Guayet sont les courorteurs examinent en ce moment le cas spécifique de la création d'entreprise sous enseignes en franchise et en location gérante. Ça c'est du vécu sur le territoire. On a abordé la question des des jeunes tout à l'heure, notamment sur l'IA avec cette intervention d'un monsieur qui expliquait que en ISER et bien il y avait des professeurs qui prenaient à leur compte le fait de de parler de de LIA aux jeunes.

Donc voilà, on va faire cette transition avec la jeunesse. Philippine Dolbau, merci d'être avec nous. Vous êtes entrepreneur, conférencière, vous êtes également journaliste à BFM Business et à l'Express. et vous êtes devenu en 2014 la plus jeune créatrice d'entreprise en France.

Vous allez nous raconter évidemment votre incroyable parcours. Patrick Martin, merci d'être avec nous. Vous êtes le président du MEDF, principale organisation patronale en France.

Vous êtes aussi président du groupe Martin Bassou qui est spécialisé dans la distribution professionnelle pour les secteurs du bâtiment et de l'industrie. Merci pour votre présence. Et Nicolas Dufour, bienvenue à vous également.

Vous êtes le directeur général de BPI France. la banque publique d'investissement et votre livre la dette sociale de la France paru il y a quelques mois chez Odil Jacob connaître un franc succès. Euh si vous voulez bien, on va faire comme tout à l'heure, on va procéder à un petit vote à main levée comme on fait dans l'hémicycle au Sénat avec cette question.

Si vous aviez une vingtaine d'années aujourd'hui, peut-être que c'est le cas de certains d'entre vous, mais enfin si vous aviez 20 ans aujourd'hui en 2026, est-ce que vous vous lanciez dans l'entrepreneuriat ? Ah bah alors là, c'est beaucoup plus franc et massif que tout à l'heure. Oui.

Oui. Alors, attendez. Bah vous Bah alors, on va faire la photo.

Donc je vous [rires] Voilà. Oui, c'est magnifique. Participe.

Ah ouais, mais oui. Bon, alors une vraie confiance une vraie confiance dans dans l'entreprise, voilà qui qui lance bien cette table ronde. Philippine, votre parcours est très atypique.

Ça a commencé très tôt chez vous. l'envie d'entreprendre. C'est venu d'une professeure d'économie au lycée.

Vous aviez 15 ans, c'est ça ? Oui, c'est ça qui a changé ma vie. Madame Nutin, ce que j'embrasse, qui est devenu une amie maintenant et qui était professeur d'économie dans l'une de ces dernières années d'enseignement et qui s'est dit "Mais en fait, j'en ai un peu marre d'apprendre les principes fondamentaux de l'économie et de la gestion de la même manière chaque année depuis 20 ans.

Je vais essayer de donner encore plus l'envie et le goût à mes élèves de de d'entreprendre notamment et de comprendre l'entreprise par l'idée, le fait de leur faire créer une entreprise fictive." Et donc on a fait ça pendant mon année de seconde. C'était euh c'était c'était le cas pour tous les tous les élèves et tous mes camarades.

C'était des cours c'était dingue parce qu'on arrive 2 septembre 2014 et elle arrive avec cette idée-là et elle nous dit "Ben en fait, il y aura pas de note, il y aura pas d'appréciation, vous êtes pas obligé de venir. Le seul truc que je vous demande, c'est d'avoir une idée d'entreprise et à la fin de l'année de nous la présenter dans un théâtre comme celui-ci avec un business plan et une idée." Et ça a fonctionné sur vous ?

Ah bah moi ça a été une vocation, c'était absolument dingue. Alors il fallait trouver l'idée. D'abord je vous passe les détails mais donc je je cré avec mes camarades un un cahier d'appel électronique.

Alors aujourd'hui ça paraît complètement hasbine mais il y a 15 10 ans ça n'existe pas. Vous avez peut-être des enfants, vous utilisez peut-être Pronot ou école directe. Euh grâce à ces deux plateformes notamment euh les enseignants euh font l'appel en classe de manière digitale, soit avec leur portable, soit avec leur ordinateur.

Et puis toutes ces informations sont transmises à vous parents. Euh votre fils est en retard ou il est malade ou il s'est pas présenté à l'école. Bon bah cette technologie-là, c'est la nôtre qu'on a créée il y a il y a 10 ans et avec laquelle on a travaillé pour pour École Direct et Pronote et puis développer ce projet-là qui est au départ était effectivement un projet uniquement fictif et puis qui m'a fait vite devenu euh réel et très concret.

Euh j'ai continué ce tour de table un peu d'expérience personnelle. Patrick Martin, vous êtes tombé dedans, si je puis dire, tout jeune avec l'entreprise familiale. Est-ce que l'ADN de l'entrepreneuriat ça se transmet ?

ça se transmet, il faut que ça se transmette. Je m'explique. Alors moi, j'incarne, si je puis dire, la 7e génération à la tête de mon entreprise, donc familiale.

Et sans que ce soit oppressant, je dirais, mes parents, mon père en l'occurrence tout petit déjà m'ont quand même mis dans la tête que ça serait bien que je devienne entrepreneur si possible en prenant sa succession. Il y est arrivé le boua. Euh mais euh il faut que ça s'entretienne.

Je veux dire par là que et c'est un vrai sujet de préoccupation dans l'ambiance générale du moment avec quand même un certain nombre de sujets d'inquiétude, un certain nombre de grands défis. Moi, je vois quelques chefs d'entreprise, je relativise quelques chefs d'entreprise qui se disent ou qui disent à leurs enfants, "C'est trop compliqué, c'est trop dur, oriente-toi vers autre chose". ou en sens inverse les jeunes qui disent "Je vois le calvaire que vivent mes parents, j'ai pas envie de connaître ça." J'insiste, c'est pas la tendance générale et on y reviendra.

Il y a quand même une aspiration des jeunes à s'engager dans l'entrepreneuriat qui est absolument extraordinaire et qu'il ne faut pas contrarier dans notre beau pays. Nicolas Dufour, après HC, Lena, vous avez commencé comme haut fonctionnaire avant d'exercer des fonctions importantes dans les télécommunications, mais je crois que tout jeune, vous avez aussi été tenté par l'entrepreneuriat. J'ai carrément été tenté puisque j'ai perdu beaucoup beaucoup d'argent. [rires] J'ai cré j'ai créé j'ai créé 5 PME entre 25 et 30 ans et à 30 ans je me suis rangé, je suis rentré chez France Télécom pour créer Wanadou en intrapreneur parce que j'avais juste plus de sous quoi.

J'avais sur les cinq PME, il y en a quatre qui ont été des échecs retentissants et c'est la dernière qui a permis de rembourser péniblement toutes mes dettes qui étaient à l'époque un taux de 10 % quand même hein. Voilà donc et c'était essentiellement des PME industriels, je tiens à le souligner. Oui, c'était de la c'était de l'agroalimentaire, c'était de la plasturgie, c'était voilà toutes sortes de rien ne nous arrêtait à l'époque.

Mais ça veut dire que vous aviez cette appétence pour pour la création d'entreprise et surtout pas peur de l'échec visiblement. Non non, pas du tout. Mais c'était c'était cette belle époque en fait.

Voilà, moi je suis je suis rentré à à CHC de quelque chose comme en 82 ou 81 81. Et donc c'était il y avait l'époque montant, tapis, tout est possible. Il faut se souvenir, c'est une belle époque, hein.

Et euh et à Chaussé, il y avait quelqu'un qui était formidable qui qui avait créé la la majeure entrepreneure, hein, c'était monsieur Papin. Et euh [gémissement] on était tous enthousiasmés par ça en fait. On avait tous envie d'y aller et et d'ailleurs on est alors ça est au point que quand ensuite je suis rentré à l'ENA hein pendant l'ENAT j'avais mes PME et oui alors c'était pas totalement autorisé on va se le dire mais euh mais mais l'époque était c'était une époque d'élan vital et et voilà et donc je préparais les nage je préparais la sortie à l'inspection finances tout en m'occupant de ma [raclement de gorge] PME de plasturgie à Saintavol de Carlin en Loren le weekend Philippe associés Philippine Dolbau, vous avez un regard particulier évidemment sur l'école puisqu'il y a cette professeur d'économie qui vous a aidé à trouver votre voix.

Pour autant euh quand on a préparé cette cet échange, vous me disiez qu'il y avait encore un très grand travail à faire au sein de l'éducation nationale pour sensibiliser les jeunes, les aider, leur donner envie d'y aller et de ne pas avoir peur de l'échec finalement. Vous avez tellement raison. B vous avez tout dit.

Non non, moi je je milite pour ça depuis des années parce que j'ai eu la chance de participer à ces cours qui n'existent pas, qui était optionnel en France jusqu'en 2020 et puis il y a eu la réforme blancaire en 2020 qui a annulé ses cours et pour moi c'est un outil d'orientation, c'est-à-dire que j'ai su que je voulais devenir entrepreneur. Euh alors il y a plein de formes d'entrepreneuriat. Il y a la reprise entreprise, il y a l'entrepreneuriat comme on en parle beaucoup dans les médias et ce qu'on a vécu ensemble par exemple tous les trois.

Mais c'est un outil d'orientation et quand on voit le taux, le nombre de jeunes qui se réorient, le coût que ça coûte à la à la France et puis et puis tous ces gamins qui sont complètement perdus aussi, il y a un peu de travail. Ouais. C'est peut-être précisément pour ça Patrick Martin que vous avez fait de votre mandat au Médef une priorité.

C'est la question des jeunes. Oui. Alors ça me vaut, je sais probablement pas le lieu parce qu'il y a un public, j'espère à qui ça me vaut de de pousser un coup de gueule en disant combien je suis choqué que notre pays ne prenne pas mieux en compte une situation de la jeunesse qui est une anomalie, qui est une singularité française.

Si on raisonne en terme de taux d'emploi, de taux de chômage, si on raisonne en terme de taux d'échec, en matière d'orientation, en matière de de diplôme, on se doit collectivement pour les jeunes eux-mêmes, mais pour leur famille, pour le pays, pour l'économie du pays, pour le financement de régimes sociaux, pour résoudre autant que possible les tensions de recrutement qu'on a et qu'on aura beaucoup plus du fait de la démographie, il faut que les uns et les autres, on se consacre beaucoup plus à la jeunesse. Ça n'est pas suffisamment le cas. Donc effectivement, j'en ai fait la priorité de mon mandat.

C'est pas pour faire genre, c'est parce qu'à nouveau ça recouvre des enjeux d'intérêt général et une forme d'urgence hein. J'en profite he pour dire que par exemple les débats en cours dans un prisme dans une logique très budgétaire et assez court termiste sur le l'apprentissage sont profondément choquants. D'abord parce qu'il se dit des contrevérités. l'apprentissage.

Les entreprises à travers leur contribution unique à la formation professionnelle des adultes à travers la prise en charge des salaires des apprentis. Ça coûte 17 milliards d'euros par an aux entreprises et ça ne coûte que dans la situation de 10 actuelle, c'est encore trop mais quand même 3 mil8 à l'État et on vient nous expliquer qu'il faut remettre en cause parce qu'il y aurait d'une manière systématique des effets d'OBen ce dispositif d'apprentissage. Quand on regarde la les populations qui rentrent dans la filière d'apprentissage, d'abord elles ont un taux d'accès à l'emploi qui est nettement meilleur.

Ensuite pour 83 % d'entre eux, les apprentis disent qu'ils n'auraient pas poursuivi leurs études s'il n'avaient pas été payés. C'est une des singularités, un des bienfaits d'ailleurs de l'apprentissage que de rémunérer les apprentis. Et quand on regarde plus finement encore, il y a à peu près 20 % de jeunes issus de milieux modestes qui n'auraient jamais prolongé leurs études si le régime d'apprentissage n'existait pas.

Donc il faut vraiment avoir tout ça en tête à la fois en terme de symbolique et de message à destination des jeunes. Nos jeunes ont de l'énergie, ils ont du talent, ils ont besoin d'espoir. Donc leur couper la porte, leur fermer la porte au moins partiellement sur le plan de la symbolique et du message, je vais dire c'est dégueulasse, c'est même idiot.

Euh et en plus euh d'un point de vue plus objectif et opérationnel, c'est se ce priver d'opportunités incroyables pour eux, pour les entreprises, pour pour le pays. Donc moi, je fais un énorme focus sur la jeunesse, l'orientation. On a fait des propositions, 13 propositions en matière d'orientation.

Alors en vrai dire non, la première étape c'est qu'on se remette à niveau en terme de de de d'éducation sur les mathématiques, sur le le la maîtrise de la langue he tout simplement parce qu'on décroche au fil des ans. C'est pas normal qu'on ne soit plus qu'au 25e rang dans les classements pimes. C'est pas du tout normal.

Le le une des une des grandes réussites de la République française, c'était quand même l'éducation. Et là, on est en train de de décliner. Moi quand je vais au Maroc et que je vois qu'il y a 49 % de femmes dans les écoles d'ingénieur qui sont d'excellentes écoles d'ingénieur au Maroc faut se sortir de la tête que parce que c'est un pays africain des lieux communs profondment choquants d'abord et totalement infondé.

Nous on est même plus à 30 % il y en a de moins en moins. Donc il faut qu'on éveille les consciences d'une certaine manière et que avec les enseignants, avec les élèves, avec leur famille, avec les entreprises aussi, on s'empare de de ce sujet. Moi, je viens de signer deux conventions, l'une avec l'Éducation nationale, l'autre avec France Université qui sont pas simplement des bouts de papier qu'on signe en les oubliant séance tenant hein.

Il y a derrière des engagements très opérationnels, très concrets. Voilà. Donc euh emparons-nous de ce sujet-là et puis faisons-le d'autant plus que enquête opinion way pour le MEDF et CCI France, 53 % des 18 24 ans veulent s'engager dans l'entrepreneuriat.

Moi, j'ai le souvenir que tu partages probablement d'une époque. On a Moi, j'ai engagé mes études un peu avant toi, ça se voit hein, mais quelques années près, pas plus. Moi, j'ai le souvenir qu'à l'époque, et ça n'est en aucun cas un jugement de valeur, 40 % des jeunes voulaient devenir fonctionnaires.

On a besoin de fonctionnaires, on a besoin de bons fonctionnaires, on a probablement besoin de fonctionnaires mieux payés dans un certain nombre de compartiments. Mais il y a eu un un basculement absolument incroyable. La France, si je ne me trompe pas, est en proportion de sa population le pays où il y a le plus de création d'entreprises.

Alors, on peut corriger ça, c'est un débat, on peut corriger ça des micro-entrepreneurs qui pour beaucoup ne deviennent pas de vrais entrepreneurs. C'est un peu le dévoiement du système. Mais même si on corrige ça du du nombre de micro-entre entrepreneurs, ça reste vrai.

Donc on a on a une énergie, on a un appétit, on a une ambition. C'est un bien précieux, c'est une c'est une pépite. Il faut d'abord qu'on en soit conscient et ensuite qu'on en tire parti.

Vous avez évoqué ces 53 % de jeunes qui veulent créer une entreprise avec ce sondage Opinion Way. Euh il y a un autre chiffre qui est sensiblement le même pour Opinion Way. C'est des mêmes d'ailleurs exactement le même.

C'est 53 % qui veulent créer leur entreprise. Mais le principal frein et là je m'adresse à vous, c'est la peur de l'instabilité financière. Oui, mais c'est normal, c'est voilà.

Donc c'est un fin contre lequel il faut lutter et il faut essayer de faire au maximum connaître quelque chose qui a été construit euh en une trentaine d'années quand même he personne n'est jamais orphelin. Tout n'est pas né du jour au lendemain qui est toute l'infrastructure française des réseaux d'accompagnement associatifs à la jeunesse entrepreneuriale et infrastructure incroyable dans les territoires. Donc la BPI aujourd'hui on on finance tout un collectif d'association qu'on appelle le collectif Capca.

Ce collectif permet de sensibiliser à peu près 600000 jeunes par an et sur les 600000, il y en a à peu près 50000 qui sont carrément accompagnés avec des on va dire des coachs, des consultants, des parrains et cetera. Bon, la création d'entreprise accompagnée, elle a quatre fois plus de chance de créer une entreprise pérenne que une entreprise non accompagnée. Donc ces jeunes, ces jeuneslà, les 50000 que nous accompagnons chaque année, créent des entreprises qui vont durer au moins 3 4 ans.

Quand vous avez été à la tête d'une entreprise pendant 3 4 ans, toute votre vie, vous en êtes marqué. Quoi qu'il arrive, vous êtes devenu entrepreneur, vous pouvez redevenir salarié dans votre tête, vous êtes toujours entrepreneur, hein. Alors, ces ces réseaux associatifs, ils sont ils sont magnifiques.

Vous avez des têtes de réseaux, vous les connaissez bien, c'est Initiative France, c'est la dit, c'est les boutiques de gestion, c'est c'est les déterminés, c'est et cetera. Il y en a peut-être dans la salle, j'imagine hein. C'est des réseaux dans lesquels vous avez une porosité entre les entrepreneurs qui ont leur propre entreprise et qui et puis le monde associatif.

C'estàd c'est des j'en ai vu encore un hier matin au salon santé expo. Donc le gars il me présente son entreprise, il me dit par ailleurs, je suis le le le l'adjoint du délégué général d'initiative France à Paris hein, je m'occupe de ça. Voilà, ça c'est merveilleux.

Alors ensuite, les outils de financement c'est quoi ? C'est essentiellement les prédonneurs. Les prédonneurs, c'est c'est grosso modo le service public de l'entrepreneuriat en France.

C'est des prêts à taux zéro. Et quand les taux d'intérêt sont élevés, les prêts à taux zéro, c'est quand même alors bon, c'est coûteux. Donc évidemment dans les moments difficiles qu'on vit en terme de finances publiques, j'arrive pas à obtenir tout ce que je voudrais en terme d'enveloppe budgétaire pour financer les prêt d'honneur, mais on a on a grosso modo de quoi de quoi faire bon à peu près 200 millions d'euros de microcrédit à prédonneur par an.

C'est pas énorme, on pourrait faire beaucoup plus hein, mais enfin ça existe. Et donc près d'honneur, il y a des prédonneurs quartiers, des prédonneurs solidaires, il y a toute une gamme qu'on a qu'on a déployé et qui est distribué par les réseaux et en particulier par Initiative France, par le réseau Entreprendre, par LAAD qui fait beaucoup de microcrédits. Donc il faut faire il faut faire connaître aux jeunes que il y a cette infrastructure.

Alors comme c'est pas une inf c'est pas une structure unique évidemment et et qu'elle est pour qu'elle touche tout le pays, elle est elle est forcément distribuée. les réseaux associatifs. Du coup, ça donne l'impression d'être un peu chevelu, hein.

Il faut que les gens un peu un maquille, je m'adresse à qui ? Ici, ça va être les boutiques de gestion, là ça va être la dans ce territoire, c'est plutôt France Active. Donc bon, il faut que les gens aient en tête, c'est là, je livre un message qui est opérationnel et pas publicitaire mais opérationnel, c'est que le la porte d'entrée de tout ça, c'est le pass créa.

Voilà. Donc c'est un c'est c'est une expression marketing, vous pouvez dire he mais il se trouve que la porte d'entrée qu'on a inventé pour permettre aux jeunes de rentrer et ensuite il va être accompagné orienté jusqu'à son prédonneur, son accompagnant et cetera, c'est le pass créa sur le site euh de BPI France. Voilà PPI France création qui a qui a une des plus grosses audiences des sites français hein.

Donc est-ce que c'est une audience justement auprès des jeunes ? énorme, énorme énorme hein. Donc ça c'est gagné hein.

C'est c'est le c'est le le c'est le comment dire euh [gémissement] la modernisation, l'actualisation de quelque chose qui s'appelait la Chance française pour la création de l'entreprise qui avait été créé. Enfin tout ça, il y a toujours un passé dans les choses, hein. Donc aujourd'hui, l'incarnation de tout ce qui a été fait, c'est le site internet de BPI France Création, bpifancecréation.fr.

Et à l'intérieur de ce site internet, la porte d'entrée s'appelle passe créa. C'est vous dites à vos jeunes quand vous les rencontrez, vous je fais quoi ? tu vas ouvrir ton pass créata, tu mets ton on va t'accompagner pour faire ton business plan, on va t'accompagner pour te donner un prédonneur, on va te mettre en relation avec un réseau d'accompagnement physique, humain et à partir de là, tout va pouvoir commencer.

On va te faire rentrer dans un accélérateur puisqu'on a créé toutes sortes d'écoles pour les les jeunes créateurs d'entreprise, notamment dans les quartiers avec l'énorme programme quartier 2030 entrepreneuriat dans dans les quartiers que nous avons monté à la demande du président de la République depuis 3 ans et qui est super profond, super riche et qui fait que quand vous venez à l'événement euh des jeunes entrepreneurs des quartiers qu'on appelle quartier général à Saint-Touin en décembre, vous avez plus d'énergie qu'au big. Vous avez 5000 personnes. C'est tu es venu ?

C'est dire c'est dire que c'est colossal. Et oui, donc c'est c'est haute température quoi. Et non mais c'est merveilleux parce que ça vous redonne la confiance dans le pays.

Alors ça ça vaut pour ceux qui ont déjà une idée en tête, qui sont déjà motivés mais si on repart aux fondamentaux et on l'a évoqué l'éducation nationale, l'école. Alors, évidemment, il y a plein d'initiatives positives, mais euh Philippine Ololbau, je crois que dans votre parcours, vous avez eu l'occasion de vous confronter aussi au modèle anglo-saxon. Alors, comparaison n'est pas raison, mais c'est vrai qu'il y a une approche peut-être beaucoup plus pragmatique, beaucoup plus décomplexée vis-à-vis de l'entreprise à l'attention des jeunes.

Oh bah, ça n'a rien à voir. Moi, j'ai eu la chance avant de rencontrer madame Nutin, ma professeure d'économie dont je parlais tout à l'heure, de partir quelques quelques mois euh au collège en Angleterre. C'était une vraie chance.

Et je me souviendrai toujours le premier jour de de ma rentrée en Angleterre, ma directrice de de d'établissement nous accueille comme ça dans une audience et puis elle avait des slides et sur les slides c'était marqué tout ce qu'on avait le droit de faire. Alors vous avez le droit d'arriver entre 8h30 et 9h, vous avez le droit de faire du sport, vous avez le droit d'appeler vos parents, vous avez c'était une boing school, on pouvait pas avoir nos parents et cetera. Bref, bon et puis un an plus tard, j'arrive en France, je découvre ces cours d'économie et cetera et avant il y a ma nouvelle chef d'établissement qui nous reçoit et ne serait-ce que dans la philosophie, sa première slide c'était alors tous les interdits ?

Et je me suis dit non mais attendez, c'est pas possible. On peut pas avoir un problème culturel et philosophique aussi majeur et une différence aussi majeure. Et ce que j'ai vécu en Angleterre, c'était complètement dingue.

C'est-à-dire que dans la philosophie même de l'éducation et j'en ai fait mes études, ma thèse et cetera, sciences et politiques de l'éducation, euh on n'approche pas du tout l'élève et l'enseignement de la même manière qu'on l'approche en France. C'est culturel. C'est on on alors l'enfant n'est pas roi en Angleterre dans certains établissements scolaires si mais on accompagne vraiment la créativité, le développement le le le mindset, la santé mentale et cetera et notamment par la création d'entreprise.

Vous connaissez tous cette émission qui s'appelle qui veut être mon associé qui existe en France depuis quelques années mais qui existe surtout dans les pays anglo-saxons sous le nom Dragons Den et Dragons D c'est dans le cursus universitaire et et scolaire anglo-saxon notamment depuis des années à partir de la 4e. Donc chaque élève doit passer par ces cours là de création d'entreprise dès la 4e. C'est génial.

Il y a jamais rien de sérieux évidemment mais en tout cas les élèves le prennent à cœur. Ouais. et et c'est un rapport à l'échec qui est totalement différent où l'échec est valorisé justement parce que c'est une étape de plus vers le succès.

Tout à fait. Tout à fait, tout à fait. outil d'orientation, j'en parlais et puis et puis oui, on découvre tout un tas de de métiers par le biais de de ces cours.

Euh on a le droit de se tromper, il y a pas de il y a pas de problème. Enfin, le nombre de fois où je me suis trompée en Angleterre dans le cadre de ces cours aussi, on m'a dit "Mais c'est trop bien et quand je me trompe en France déjà c'est un stylo rouge alors qu'en Angleterre c'est au stylo vert qu'on qu'on souigne les erreurs." Enfin voilà, c'est plein de petites choses mais qui font que c'est culturel et qu'on a encore un peu de boulot.

Patrick Martin, que vous disent les les jeunes entrepreneurs que que vous rencontrez ? Quelles sont leurs leurs aspirations, leur leurs croyances, peut-être aussi leurs freins ? Il nous demande de les aider.

Alors qu'on se comprenne bien, ils veulent s'assumer hein. Mais c'est vrai que pour beaucoup d'entre eux qui sont talentueux, qui ont des idées, pas forcément dans la tech mais dans bien des domaines, le monde de l'entreprise, le monde de l'économie reste parfois un peu abstrait. Et donc c'est une des responsabilités que le MEDA veut assumer parmi d'autres parmi d'autres responsabilités mais parmi d'autres acteurs que que d'être très accueillant pour pour tous ces jeunes.

Je pense qu'on parlera de reprise, c'est vrai pour la création, mais ça doit être aussi vrai pour la reprise que d'abord de leur faire bénéficier d'un réseau, y compris en terme d'opportunité commerciale, mais surtout de leur donner accès à des compétences bienveillantes, des gens qui les alerteront sur un un risque qui n'ont pas identifié ou au contraire sur une opportunité qui n'ont pas identifié les branchers sur un expert comptable, leur ouvrir le portes de l'URSAF qui sont assez robustement verrou rouill enfin voilà toute tout un faisceau en quelque sorte de d'aide souvent très opérationnel mais aussi d'association à des réflexions plus stratégiques parce que on le sait très bien il y a des créateurs d'entreprise qui peuvent être archi doués par exemple sur le plan technologique mais je le dis et c'est pas méchant robustement incompétent en matière de gestion ou de marketing ils ont une idée géniale mais il s'inquiète pas de savoir s'il y aura un client ou s'il y a pas déjà des concurrents qui qui saturent le marché donc voilà il faut qu'on soit très il faut qu'on soit très très en appui, très en soutien sans être envahissant et puis en amont il y a un certain nombre d'initiatives formidables qui ont été signalées, celle de la BPI, celle des déterminés, il y a il y a toutes sortes d'associations, je pense à entreprendre pour apprendre. Euh je prends ça l'association des juniors entreprises, je pourrais en citer un certain nombre comme ça avec lesquels on s'emploie à beaucoup discuter euh pour euh non pas mettre la main évidemment sur ces associations qui travaillent très bien pour qu'on coordonne effectivement nos nos actions parce que il y a il y a une situation un peu paradoxale, je crois que tu l'as évoqué Nicolas, c'est qu'il y a une telle profusion de dispositif que parfois y compris pour les enseignants d'ailleurs c'est un peu perturbant hein. que ça n'en rien en fait qu'on est pas encore à l'échelle.

Si on était à l'échelle, on aurait pas ce faible taux d'emploi, on aurait pas ce fort taux de chômage chez les jeunes. On aurait pas toutes ces erreurs d'orientation, on aurait pas tous ces échecs qui pourraient être évités au moment de la création ou de la reprise d'entreprise. Donc il faut qu'on accélère, il faut qu'on aille beaucoup plus loin encore.

D'où mon obsession d'en faire une grande cause nationale. Création d'entreprise et et et transmission et et la reprise c'est important. Vous disiez tout à l'heure que vous étiez la 7e génération, mais c'est vrai que ça compte Philippine d'autant plus que la courbe démographique est en train de sensiblement évoluer.

Donc il y a beaucoup d'entreprises qui cherchent repreneurs. Tout à fait. Vrai sujet sociétal.

Il y aura entre 300000 et 400000. Alors les les études, il y en a beaucoup. Vous en avez faites, vous en avez fait aussi.

En gros, entre 300000 et 400000 entreprises qui seront à reprendre en France d'ici 2030. C'est énorme. C'est un problème sociétal, démographique, culturel aussi.

L'entrepreneuriat aujourd'hui quand vous tapez entrepreneuriat sur Google 99 % des résultats c'est sur la création d'entreprise. Et d'ailleurs, peut-être qu'avant de venir ici, alors vous êtes là aussi et et Patrick le le disait à qui a la cause mais quand on pense entrepreneuriat et quand vous dites entrepreneuriat un jeune, il pense d'abord à la création d'entreprise alors qu'en fait c'est aussi la reprise d'entreprise et la reprise d'entreprise c'est super chouette. Moi j'y connaissais absolument rien jusqu'à ce qu'on lance en janvier avec un média qui s'appelle Horso.

Vous connaissez peut-être le podcast Génération du Yourself. avec Mathieu Stéphanie et on a lancé le le premier podcast qui s'appelle Vivement la reprise sur la reprise d'entreprise et en fait c'est génial parce qu'il y a des jeunes des moins jeunes qui reprennent des boîtes parfois au tribunal parfois des super boîtes avec plus de moyens et cetera et de plus en et dans les interviews qu'on fait dans ce podcast on voit de plus en plus de jeunes qui ont entre 18 et 30 ans, ce qui est quand même très jeune pour reprendre une entreprise dans notre imaginaire et qui et qui ne veulent plus monter leur boîte mais reprendre une boîte et je trouve ça absolument génial et je pense qu'il faut qu'on en parle beaucoup plus Nicolas Dufo une réaction sur ces on est un gros gros financeur de la transmission parce que une très grande partie des transmissions sont financé par des prêts bancaires garantis par le BPI à 60 % hein. Donc on a on a des fonds de garantie le fond de garantie transmission qui existe depuis très longtemps.

Là aussi je j'insiste toujours sur le fait que rien ne s'est inventé le jour au lendemain. Tout ça s'est créé en l'occurrence le fond de garantie transmission il a été créé par Jacques Deor vous rendez compte en 1982 et il a il a continuement été alimenté. Donc quand vous avez dans votre rue un coiffeur qui transmet un coiffeur, en général il y a un crédit.

Ce crédit est garanti par la BPI à 60 %. Et c'est vrai que l'autre jour, on a fait un événement formidable avec Serge Papin à Ber sur la transmission qui permettait de rappeler que la transmission c'est peut-être moins risqué que la création hein. Il y a quantité de d'opportunités formidables.

Donc il y a toute une boîte à outil de financement de la transmission chez nous avec un prêt un presse en garantie transmission aussi qui marche très bien. On on accompagne à peu près aujourd'hui 70000 transmissions par an hein. Donc c'est pour c'est pour dire qu'on part pas de zéro.

Il y a toute une infrastructure et mais mais il faut il faut il faut constamment pousser le narratif en fait hein. C'est c'est une affaire de de de conscientisation. La bourse de la transmission que vous trouvez également sur les le site de la VPI, le site internet marche très très bien hein.

L'espèce de Tinder de la transmission dont on a parlé à cette occasion hein. Il est il marche vraiment formidablement. C'est très gros volumes de gens qui viennent rechercher des opportunités hein.

Vous étiez là toi aussi était là. Bon, donc il faut faire savoir. Il faut énormément énormément énormément faire savoir.

Alors sur la question du RIR, j'en profite pour ajouter peut-être une une conviction, c'est que euh on est un pays absolument béni pour l'entrepreneuriat, honnêtement, hein. Alors, pourquoi ? Pour au moins de pays béni, mais béni pour l'entrepreneuriat.

On est on est Non, non, mais franchement, c'est c'est c'est une Californie potentielle la France. [rires] On retiend beaucoup d'impôt quand même. Californie potentielle.

Oui. Oui. Mais les entrepreneurs payent très peu d'impôts au début.

Ils sont quand même très les entrepreneurs avant qu'ils payent des impôts. Alors il payent des bon il y a l'ursaf qui tombe très vite ça c'est vrai mais quand même [rires] bon mais mais vous avez quand même des dispositifs de l'entreprise qui sont ultra généreux et qui ont toujours été préservés dans la dans la difficulté des temps. Mais c'est mais le problème pas seulement là c'est que vous avez Pô emploi qui est quand même le premier financeur de l'entrepreneuriat massivement hein avec et pas seulement les ruptures conventionnelles.

C'estàd que quand vous quand vous discutez avec Thba Guiloui sur la la la proportion des indabilités chômage qui sont versées par ces organismes et qui vont en fait permettre à des jeunes ou moins jeunes d'ailleurs de monter des projets personnels d'entreprise, c'est considérable hein. Donc Paul Emploi est le premier créateur d'entreprise en France. Et puis ensuite il y a une autre une autre réalité qu'il faut accepter de regarder en face et et c'est une belle réalité, c'est que on a l'État providence le plus généreux du monde.

Donc normalement ça veut dire qu'on est les plus protégés du monde. Et il se trouve que c'est le cas. On est les plus protégés du monde.

Donc si on est les plus protégés du monde, on peut être les plus entrepreneurs du monde. Et donc on doit matin et soir lutter contre cette absurdité qui est aussi une espèce de de fatalité anthropologique et que plus on est protégé, plus on a peur. Ça devrait être l'inverse.

On est les plus protégés du monde donc c'est nous qui avons le plus de culot du monde. Il faut le redire aux gens. Vous tombez malade, vous serez soignés gratuitement.

Vos parents tombent malades, ils seront soignés par la collectivité. N'ayez pas peur. Vous avez des problè vous avez la PL.

Donc donc ce théorème, on est les plus protégés du monde, donc on doit être les plus entrepreneurs du monde. C'est presque une question de devoir citoyen. On vous a pas protégé pour que vous soyez passif.

On vous a protégé pour que vous soyez actif. Et c'est parce que vous allez être actif que vous allez financer l'état providence. Ce théorème, il faut le marteler matin et soir en France.

Et ce que vous dites, ça fait écho à cette étude Opinion Way pour le MEDF justement qui dit que à la question "La France valorise-elle suffisamment la performance entrepreneuriale ?" 65 % des Français disent non. Oui.

Et je complète en rappelant ce sondage, mais il y en a tant d'autres qui le confirment, selon lequel la côte de confiance que place le concitoyens dans l'entreprise n'a jamais été aussi élevée, à plus de à plus de 80 %. Il y a juste un petit bug euh [grognement] c'est que un certain nombre, je me garde d'en faire une généralité, on a des contrexemples absolument extraordinaires. Un certain nombre de nos décideurs politiques ne prennent pas ça en compte.

Le fait que l'institution au sens le plus générique du terme entreprise est formidablement appréciée par nos concitoyens. Et donc moi je pense que c'est un de nos enjeux, en tout cas, j'en fais un combat, réconcilier en définitive euh la décision publique avec cette confiance qui correspond à des réalités. C'est pas c'est pas par hasard que les entreprises bénéficient de cette côte de confiance.

Je me garde de considérer que toutes les entreprises sont vertueuses, exemplaires et cetera. Mais enfin bon, c'est quand même significatif ce chiffre là. Donc euh ce qu'il faudrait sortir de la tête d'un certain nombre de décideurs publics, c'est d'abord le principe de précaution, en tout cas dans son application excessive ou abusive, c'est vrai, de certains fonctionnaires aussi.

Mais ça contamine les esprits. Ça renvoie peut-être à ce que tu disais tout à l'heure. On est tellement protégé que au lieu d'en faire un asset en quelque sorte pour se projeter, pour prendre du risque, on s'installe dans le confort de de la protection et puis valoriser l'entrepreneuriat à hauteur de ce qu'il mérite et faire de l'entreprise.

C'est bien moins que puisse dire le président du MEDF, mais sincèrement c'est pas un parti prix faire de l'entreprise une grande cause nationale. Je pense qu'il y a deux grandes causes nationales qui d'ailleurs convergent. la jeunesse, l'entreprise.

Et ben si je regarde la teneur des débats actuels, c'est pas exactement ce qui se passe. Donc euh il faut il faut y aller. Il faut y aller et vous y allez et merci.

Il il faut y aller. Voilà, c'est le mot de la fin avant de vous donner la parole pour continuer nos nos échanges. Euh Michel Picon, président de l'UDP qui représente les entreprises de proximité.

Merci d'être avec nous. Vous avez peut-être une une réaction, un mot à nous dire et et le bah voilà, le micro vous arrive. Bonjour Michel, bonjour.

Bonjour à tous. Bonjour Patrick, bonjour à tous les tous les intervenants. Bon, moi je trouve d'abord l'initiative formidable parce que parler de la jeunesse et de l'entrepreneuriat, c'est parler de l'avenir, c'est parler de tout ce qui nous tout ce qui nous occupe toute la journée.

Ce 1400000 nits, cette expression un peu barbare. Je te dis pas que ça nous obsède, mais tout de même lorsqu'on projette nos entreprises demain, c'est des sujets de collaborateurs, c'est des sujets aussi de repreneurs de nos entreprises dont votre initiative président est est vraiment vraiment utile. Moi, il y a juste deux petits points que je voudrais apporter dans l'éclairage.

Tout ce que vous avez dit, évidemment, je le partage. Moi, je voudrais rajouter quand même, c'est vrai qu'il faut rendre sexy euh la création d'entreprise. Il faut pas décourager et tout.

Mais moi, je voudrais pas qu'on oublie la valeur travail. Il y a trop de trop de poncif comme ça en disant moi je veux mieux organiser ma vie personnelle et ma vie professionnelle et donc je crée ma boîte. C'est-à-dire cette espèce de déplacement du monde salarial vers un monde de l'entreprise qui ne correspond pas vraiment à ce que moi je pense doit être une entreprise parce qu'une entreprise et c'est normal, je dis pas que c'est du sang et des larmes mais c'est des efforts des nuits blanches et puis d'être encore au bureau jusqu'à Point d'heure quand tous les collaborateurs sont partis.

Et c'est pas c'est pas influenceur qui gagne un pognon de dingue en 4 jours. C'est pas ces images là. Voilà.

Et et donc oui, je suis fier d'être dans un pays où il y a 1300000 auto entrepreneurs. Mais quand on me dit qu'il y a 850000 micro-entreprises et qu'une majorité là-dedans au fond ce qu'il cherche, c'est du confort, c'est d'utiliser tous les dispositifs qui aident pour peut-être réussir une entreprise mais peut-être pour passer quelques temps. Je pense qu'il faut qu'on martelle un peu les choses et que on dise il y a la valeur travail, il y a l'effort.

Parce que s'il y a pas d'effort, s'il y a pas une valeur travail, ah ben derrière il y aura pas de réussite et ça je pense qu'on doit nous le marteler. Bravo pour l'initiative reprendre, créer reprendre. Le Tinder, c'est à la mode, c'est les endroits où on se rencontre.

Euh mais ça c'est un Tinder, c'est un Tinder positif. Euh non mais bravo, c'est c'est 310000 entreprises dans les 5 ans, c'est demain hein. Et puis on a tous une responsabilité aussi, je pense, c'est de dire à nos chefs d'entreprise qui vont devoir remettre leur entreprise, la laissez pas péricliter les trois dernières années parce que vous en avez marre.

Refaites l'éclairage. Investissez encore un peu, vous la vendrez mieux, vous donnerez envie parce que souvent je dis pas que je vais partir dans 3 ans parce que j'ai peur que mes clients s'en aillent. J'ai je dis pas que je vais partir à mes collaborateurs parce que j'ai peur que le concurrent il me les pique et donc on prévient tout le monde y compris parfois son expert comptable beaucoup trop tard et ça je pense qu'il faut qu'on martelle ça parce qu'on perd dans les 310000 si on si on narrive pas à préparer les gens sur leur sortie on va avoir de la casse.

C'est notre travail commun qu'on soit grande entreprise comme Patrick ou toute petite entreprise comme l'UDP euh c'est c'est je pense une vision que l'on doit partager. Merci beaucoup Michel Picon. Mais bien sûr, je vous en prie.

Je je pensais que Michel le ferait avec avec tout le talent qu'il a beaucoup plus que moi. Non, on peut pas ne pas parler du trail. Je sais que dans cette maison, on a de de solides appuis.

Merci infiniment. Mais c'est un peu comme l'apprentissage quoi. Dans ce pays, on veut absolument casser ce qui marche bien.

On est des fous. Non, nous nous ne sommes pas des fous. Voilà pour cette précision.

Je crois que vous vouliez Merci beaucoup. [applaudissements] Vous avez fortement réagi tous les deux à cette notion de la valeur travail. Est-ce que ça veut dire le truc ?

Non. Et ce qui est très frappant dans tous les comment dire les études quantitatives qualitatives qu'on fait avec les jeunes. Donc on fait des groupes, on discute et cetera et on remonte une sémantique.

Et bon ce qui apparaît c'est que il y a quand même énormément de jeunes qui disent "Moi, si je suis salarié, bah c'est 35 hein. Si je suis à mon compte c'est 70h. Donc je veux bien travailler 70 he à condition que ça soit pour moi." C'est ça quand même la la rupture anthropologique qu'on est en train de vivre, hein.

Et c'est aussi d'ailleurs pour ça que si on veut augmenter tout simplement la quantité de travail en France, il faut qu'il juste plus d'entrepreneurs parce que un entrepreneur c'est 2 x 70, c'est 70 heures par semaine et en général on bosse jusqu'à 70 ans [rires] hein. Voilà. Et donc plus il y aura d'entrepreneur, moi j'ai toujours pensé que c'était la lumière dans le tunnel hein.

Et et d'ailleurs dans le plan stratégique de la BPI, on a eu le culot d'inscrire doubler le nombre d'entrepreneurs en France parce que si on double le nombre d'entrepreneurs en France, le nombre d'heur de travail supplémentaire d'une part et d'autre part la possibilité qu'on aura autour du poloti ou du du ou du rôti de de de du repas dominical dans la famille d'avoir au moins un entrepreneur dans toutes les familles qui va qui qui va pouvoir exprimer une réalité en face de ses frères et sœurs, parents et cetera qui viennent peut-être d' de l'autre monde. du salariat voire du secteur public, cette probabilité augmentera. Voilà.

Et je pense que ce ce débat sur qu'est-ce que c'est que la France, qu'est-ce que c'est que l'entreprise à l'intérieur de la France, quelle est la relation entre secteur privé et secteur public, entre actif, retrait et cetera, c'est un débat qui doit avoir lieu dans les familles. Mais pour ça, il faut qu'il y ait des entrepreneurs dans toutes les familles. Pour qu'il y ait des entrepreneurs dans toutes les familles, il faut qu'il y ait deux fois plus d'entrepreneurs en France. et Philippine Dolbo sur les 70 heures par semaine jusqu'à 70 ans.

C'est tellement vrai. C'est tellement vrai. Et merci de le dire parce que c'est exactement ce que j'avais envie de de souligner suite à à vos propos, c'est que l'entrepreneuriat alors on est on est moi je reçois beaucoup de jeunes dans mes émissions qui me disent l'entrepreneuriat c'est super et qui voient aussi des contenus sur les réseaux sociaux dans lesquels ils sont noyés en disant mais c'est super être entrepreneur maintenant en 2026 et partir à Dubaï et faire 4000 € par jour de de chiffres d'affaires en vendant sa tête sur les réseaux sociaux.

Bon euh concrètement et pour le vivre depuis plus de 15 ans maintenant euh c'est c'est beaucoup plus complexe que ça évidemment et puis ça demande des sacrifices familiaux personnels qu'on pourrait en parler enfin dont on pourrait parler pendant pendant des heures. Mais au au-delà de ça, cette valeur travail je pense qu'elle est effectivement clé et qu'on a besoin d'en parler et et en même temps, on en a peut-être aussi besoin dans la société de de replacer cette valeur sociétale et et travail. Je voulais juste dire un mot sur la micro-entreprise parce que c'est la deuxième fois que j'entends depuis ce matin que la micro-entreprise c'est pas grand-chose.

Ça me hérérisse un peu les poils. Pardon parce qu'en fait il y a plein de jeunes qui démarrent dans l'entrepreneuriat grâce à la micro-entreprise pardon et à l'auto-entreprise. J'ai démarré à 15 balais, 16 balets grâce à la micro-entreprise, grâce aux aides qui sont apporté par la BPI, par le MEDF aussi d'ailleurs et par l'USAF, par le pour l'emploi et cetera accordé par le biais de la micro-entreprise.

Les jeunes, c'est un vrai moyen. Je pense qu'il faut qu'on se rende compte parce que les jeunes c'est un tremplin. Exactement.

Ça permet d'avoir ce filet de sécurité où on se dit "OK, on a que la déclaration d'Ursaf en gros à faire tous les mois ou tous les trimestres, mais derrière si on veut cranter et cetera, on peut." Euh voyez, c'est c'est un fil de sécurité et en même temps euh il y a ça permet aussi à plein de jeunes et moins de jeunes d'ailleurs de de sauter le pas, de passer de du salariat euh à l'entrepreneuriat, de de de démarrer un projet, de tester sa créativité. Je pense vraiment qu'on a ne négligeons pas l'impact que peut avoir la micro-entreprise, même si évidemment ça n'a rien à voir ni en terme de chien d'affaires, ni en terme d'expérience, ni en terme de quotidien bien sûr.

Mais moi mon auto-entreprise, elle me le fait vivre depuis 15 ans et je suis contente parce que ça monte depuis des années et cetera. et d'autres entreprises aussi mais Dieu merci et vive la France pour que pour ouais pour que ça existe. Voilà donc voilà pour ce cette précision sur la micro-entreprise sachant que comme vous le disiez Olivier Ritman, que ça reste aussi un tremplin.

Et voilà. Euh je vous en prie, posez vos questions. Je vois plein de de mains qui se lèvent.

Alors peut-être pas forcément toujours. Voilà. Hop. [grognement] Bonjour madame.

Bonjour. Bonjour à tous. Alors, je me présente, je suis Asasmine Nidoard, jeune entrepreneur à Mayotte, aussi présidente du MEDF Mayotte.

Donc voilà, euh j'avais préparé une question mais je préfère en vous ayant écouté, je préfère partager quand même [grognement] une expérience, comment moi j'ai pu en arriver là où je suis aujourd'hui. Donc j'ai j'étais salarié pour créer mon entreprise. J'ai laissé mon j'ai laissé mon poste pour entreprendre.

Je j'ai dû reprendre mes études puisque je partais d'un BTS et je voulais quand même rehausser un petit peu mon mon niveau pour pouvoir me sentir légitime à apporter ma boîte. Donc j'ai repris mes études partant d'un BTS jusqu'au master. En allant pour créer mon entreprise, ma banque m'a refusé en me disant euh non, puisque j'étais j'avais euh comment on appelle ça à l'époque aéreux le j'étais au chômage.

Après, je suis passée au RSA pendant mes études et euh en allant à la banque, on m'a dit que non, on pouvait pas me financer pour créer mon entreprise puisque je n'avais pas je n'avais pas d'emploi. Donc, j'ai eré comme ça un petit peu et à Mayotte, on a malheureusement c'est un territoire où on a peu de lisibilité. sur les dispositifs d'aide, on en a peu et ce qui existe est très compliqué à avoir en terme de lisibilité.

Donc, je vous ai beaucoup écouter euh BPI. Euh donc, j'ai eré beaucoup beaucoup comme ça. J'ai créé j'ai commencé mon entreprise avec des fonds propres.

J'ai tourné en fonds propre pendant quasiment 1 an avant que les banques acceptent de me de me financer. Aujourd'hui, j'ai une centaine de salariés. les toutes les banques sont revenues vers moi et je suis restée avec [rires] Bravo ! [applaudissements] et je suis restée avec mon la banque ma banque initiale du coup donc moi la question c'est que aujourd'hui la Mayotte est un véritable vivier humain.

On a une jeunesse flamboyante qui explose. C'est est-ce que je reprends mes notes. [rires] Est-ce que la France est prête à investir sur le territoire le plus jeune de de France ?

Voilà. Merci. Merci infiniment et bravo pour pour ce parcours et ce combat pour finalement avoir les yeux doux des banques maintenant.

Je crois que ce qui est très intéressant d'avoir félicitations parce que c'est tellement dur ce que vous avez fait et vous l'avez fait à Mayotte. le réseau d'accompagnement de de mémoire, je crois pas me tromper mais je suis quasiment sûr de moi. Le réseau d'accompagnement qui qui est fondamental, c'est la dit, hein.

Euh qui connaît LAAD d'ailleurs ici ? Je pas quelquesuns, pas beaucoup hein. Bon, mais ça fait partie des merveilles françaises pour résumer hein.

La dit, c'est extraordinaire. Ils sont donc c'est une association qui fait du microcrédit. OK. et qui est financé par nous hein, par nous et quand je dis par nous c'est sur fond propre de la VPI mais également avec des petites enveloppes budgétaire.

J'en profite pour dire que tout ça c'est des tout petits petits sous. Ce qui est très cher, c'est pour l'emploi hein. La ou l'usage que vous faites du RSA, ça c'est des gros volumes.

Mais la partie accompagnement à la création d'entreprise, on parle de budget de dizaines de millions d'euros. par exemple le le budget de d'un d'un programme extraordinaire qui s'appelle l'inclusion par le travail indépendant hein ITI qui a été créé il y a quel il y a quelques années dans le dans le cadre du programme à jeune une solution. Bon ce programme est génial bah c'est c'est 20 millions.

On on n'est pas dans les milliards du tout hein. Et et ça permet d'accompagner des dizaines de milliers de jeunes. Donc à Mayotte c'est c'est effectivement c'est pas le secteur bancaire c'est la dit.

Merci beaucoup monsieur. Bonour Henry Legalet. J'ai transmis mon entreprise il y a 5 mois à Jaid qui est qui est à ma droite ici et en fait je voulais juste faire deux témoignages.

Premier témoignage c'est pas vrai qu'on travaille jusqu'à 70 ans. Il y a des chefs d'entreprise qui arrêtent de travailler avant 70 ans. Et puis le deuxième qui me paraît fondamental pour les jeunes et ce qu'il faut leur dire aux jeunes, c'est que être chef d'entreprise, être entrepreneur ça rend heureux.

Faut pas qu'on soit oin oin à dire "Ah, c'est dur l'URSAF, l'État, machin, l'enseignement, les profs, les fonctionnaires, faut qu'on leur dise que ça rend heureux. Ça nous permet d'être heureux. Ça nous permet de nous accomplir." Voilà.

Merci pour ce message. Attendez juste une question. Je voulais juste vous demander, monsieur, comment est-ce que vous vous êtes rencontré avec votre repreneur ?

On parlait de Tinder tout à l'heure. Ah non, alors c'est Non, c'est pas le genre. Non, on parle [rires] on parle on parle beaucoup on parle beaucoup des territoires.

On parle beaucoup des territoires, des régions, des départements, des réseaux. En fait, c'est comme ça que se fait le business, on le sait bien tous hein. C'est aussi comme ça se font les rencontres.

Et donc, on s'est rencontré dans un réseau qui s'appelle Bretagne Paul Naval dont je suis encore le président et euh et puis l'idée est venue comme ça de faire de faire de faire la transmission. Merci beaucoup et bravo à tous les deux. [applaudissements] Alors, j'ai vu quelqu'un demander le voilà parfait.

Bonjour, bonjour à tous. Alors, je suis gérant d'une entreprise de peinture en Normandie à IF dans l'agglomération canise [grognement] et j'avais un petit mot pour vous trois en fait parce que je j'ai été jeune entrepreneur maintenant j'ai pris un petit peu de cheveux blancs [grognement] et et du coup en fait je remercie la France en effet pour répondre à monsieur Dufour parce que j'ai eu la chance d'avoir l'ACre. Donc France travaille donc c'était assez extraordinaire parce que pendant une dizaine de mois euh bah j'ai pu forcément trouver des contacts, ramener du chiffre d'affaires, me faire connaître donc ça m'a laissé cette chance-là et puis aussi j'ai bénéficié d'un prêt de la BPI donc ce qui m'a grandement aidé au départ.

Je voudrais aussi rejoindre monsieur Martin sur ses propos. Pourquoi ? parce que je crois perdument en l'apprentissage.

Je suis un pur produit de l'apprentissage. À 16 ans, quand vous arrivez dans le monde du travail que vous êtes immature. Parce que bah oui, les hommes, la maturité arrive plus tard pour certains.

Chez nous, ça arrive à 40 ans et [rires] donc j'ai pas eu la chance de connaître l'armée et donc forcément il a bien fallu apprendre et ça m'a ça m'a beaucoup aidé parce que forcément quand vous avez vos premiers salaires, on a la chance de vivre chez nos parents à ce moment-là parce que j'en connais très peu à 16 ans quand leur appartement et et en fait ça nous apprend à gérer en fait à gérer l'argent à rentrer vraiment dans le monde du travail petit à petit et donc ça c'estit vraiment une chance et encore une fois je Voilà, je vais répondre maintenant à madame Dolbau. En fait euh moi aussi bah mes formateurs, mes éducateurs, je les remercie énormément parce que si j'en suis là, c'est grâce à eux et ils m'ont beaucoup épaulé. Je suis juste un petit peu en contradiction par contre par rapport à la micro-entreprise.

Euh je suis vice-président de la Fédération française du bâtiment dans le Calvados et moi j'ai un problème avec les micro-entrepreneurs. Pourquoi ? parce que pour moi c'est pas des entrepreneurs, pas tous.

Il y en a qui sont entrepreneurs. Ceux qui sont qui ont démarré sur le terrain qui ont peur parce qu'ils ont un vrai savoir-faire, ils ont des mains en or, ils osent pas forcément y aller. Donc ça leur laisse la possibilité en fait de censer petit à petit.

En revanche, faut quand même comprendre une chose, c'est qu'il y en a beaucoup qui profitent de système. On travaille de semaines, on se repose de semaines tranquillement. Et en fait, c'est pas des entrepreneurs parce qu'ils imaginent pas la suite, ils imaginent pas leur retraite.

Ils voient pas devant, ils voi pas l'avenir. Et ça, j'ai un vrai problème avec ceux en plus qui beaucoup un bon nombre ne déclarent pas forcément. Alors, bravo ce que vous déclarez.

J'ai bien entendu tout à l'heure mais mais mais [rires] beaucoup ont du mal à faire les déclarations et à suivre de près tout ça. Je pense qu'on devrait renforcer les contrôles et même plus que ça de dire à un moment donné au bout de 2 ans vous êtes micro-entrepreneur, ça y est, c'est parti votre activité. Alors vous vous lancez, vous prenez un statut comme tout le monde.

Voilà, je suis tout à fait d'accord. Merci. Alors la réponse la réponse de Philippine Dolbau.

Bien sûr, je vais [raclement de gorge] J'ai pas l'habitude qu'on m'appelle Madame Dolbau, donc je suis un peu impressionné. Euh alors madame, on vous écoute. Mon dieu !

Merci déjà pour ce partage. Partage tout à fait ce que vous dites. Il y a plein de micro-entrepreneurs, il y a plein d'entrepreneurs.

Il y a ceux qui font pas leur job, il y a ceux qui font leur job et cetera. Mon point c'était plus sur les jeunes et à quel point ça peut voilà les aider à à se lancer. Là aussi où je vous rejoins tout à fait et je l'ai vécu parce que j'ai monté ma première boîte, j'avais j'avais 15 ans, c'est que ça vous apprend aussi à être responsable.

Alors moi, j'ai eu la chance de ne pas avoir été mise par mes parents dehors, mais en tout cas, ils m'ont dit "Bon ben maintenant que tu gagnes des sous, tu vas payer une partie du loyer de ta chambre et puis tu vas et puis tu vas déclarer tes impôts et puis tu vas donc je n'ai pas été émancipée mais c'était comme tel et ça m'a aussi appris à beaucoup d'égard la vie. Troisème point sur l'école, j'ai l'habitude de dire que si l'école est le lieu où les valeurs du passé se transmettent, c'est aussi celui où le l'avenir s'invente. Et je crois que vraiment, on a tous été marqué par un enseignant qui a changé notre vie.

J'en suis absolument certain et certains d'entre nous n'ont pas créé leur entreprise grâce à leurs enseignants. Mais on s'en souvient tous, les enseignants font un super métier qui n'est déjà pas facile. On leur demande chaque jour un petit peu plus mais ceux qui nous transmettent des vocations comme les miennes et comme la vôtre, on ne peut que les remercier.

Merci beaucoup. Merci beaucoup Philippine. Et vous avez soulevé un sujet qui est important aussi, c'est celui de de l'éducation financière qui est un qui est un sujet en France que vous constatez peut-être vous à la tête de la de la BPI.

Ce ce rapport à l'économie qui est pas forcément très naturelle et c'est je crois que c'est quand même quelque chose d'assez français. Oui, je sais pas s'il est seulement français. Il y a il y a Je sais pas s'il est seulement français honnêtement.

Non, je pense que c'est c'est Je vais faire un discours de généralité. Je suis désolé mais j'ai j'ai j'ai le sentiment que effectivement des des repères fondamentaux de ce que c'est qu'un équilibre ont été perdus euh par beaucoup beaucoup de gens et pas seulement les jeunes hein. Euh c'est aussi pour ça que j'ai écris mon livre sur l'état providence, c'est-à-dire que les les la perte de repère totale sur le la question même de l'équilibre des finances publiques, le fait que ça gêne absolument personne, le fait que ça n'oisse.

Alors, c'est faux ce que je dis puisque les sondages montrent que les Français commencent à être très inquiets. Mais ils ont mis le temps de l'être. Ça fait quand même 40 ans que ça monte.

C'est quand même très surprenant. Il y a quelques Et donc on peut pas simplement dire aux jeunes, vous avez pas de culture financière. C'est leurs parents qui qui l'ont pas non plus hein.

C'est dans les familles qu'on l'a plus parce qu'il y a beaucoup d'argent qui tombent et qui tombent qui tombent qui tombent d'un système de redistribution qui est extraordinaire mais mais qui ne se réexplique pas. Il faut constamment formuler les raisons pour lesquelles l'argent arrive dans la poche des Français tous les mois. Et comme on le réexplique pas, comme on ne dit pas d'où vient cet argent, vous voyez, j'ai été opéré trois fois depuis le mois de janvier là parce que je me suis cassé la jambe.

Bon, ça très bien. J'ai eu donc trois factures. Première facture, c'était une opération anesthésie générale 7,13 €. 2è facture réopération euh 8 €.

Et 3è 3è opération euh je sais pas pourquoi d'ailleurs parce que c'est à peu près la même qu'avant. On est passé à 13. [rires] Donc donc qu'est-ce que vous voulez a il y a pas la culture du coût, il y a la culture du h Comment voulez-vous comment voulez-vous que nos jeunes une culture financière ?

Bien sûr, bien sûr. Ça l'exemple doit venir dans Vous vouliez ajouter quelque chose Patrick Martin ? Oui, je voulais ajouter que euh évidemment tout ce qu'on fait et qu'on doit faire plus encore euh en matière d'accueil des stagiaires, c'est prioritairement pour leur faire découvrir des métiers, parfois pour les dissuader de s'engager de dans une voie dont il rêvait parce qu'elle est elle est menacée, voie recondamnée ou au contraire plus positivement pour leur ouvrir les yeux sur des opportunités auxquelles ils n'avaient pas songé.

C'est ça la vocation prioritaire. On le fait. Je voudrais simplement signaler que quand à l'époque ministre de l'éducation nationale Gabriel Atal était venu au MEDF en nous disant "Nous mettons en place les stages de seconde.

Ça s'est fait en l'espace de quelques mois et quelques réglages qui ont dû qui ont dû être apporté. Enfin séance tenant on a répondu présent. Il y a 90 % des élèves de seconde qui sont accueillis dans nos entreprises.

Mais c'est aussi pour ces jeunes l'occasion parce que beaucoup d'entre eux, on ne peut pas leur en vouloir, ne comprennent pas la logique de l'entreprise, ne savent pas ce que c'est qu'un compte de résultat. Alors quand ils viennent en stage de seconde à force de 3e ou de 5e, on les met pas nécessairement dans les directions financières quand elles existent. Mais quand même ça les imprègne de d'une d'une logique à laquelle ils sont malgré eux souvent souvent étrangers.

Et je finis sur les les enseignants. Euh moi, je m'applique à casser un certain nombre de préventions réciproques d'ailleurs de d'enseignants qui considèrent que les entrepreneurs sont des esclavagistes à soiffé dividend et cetera. Mais il faut convenir que dans nos rangs, certains d'entre nous sont encore accrochés à des idées périmées, en tout cas largement périmées, selon lesquelles tous les enseignants sont des trot skist anti-entreprise.

Alors il y en a il y en a mais je suis quand même très impressionné. On était à Lille hier, avant-hier, je sais plus. euh est intervenu le la rectrice, moi j'ai recruté pour le MEDF un ancien recteur, par ailleurs directeur général du KNAM, directeur de Normal Sup à une époque.

Les barrières tombent et je sens par exemple chez les proviseurs mais aussi chez les enseignants des lycées professionnels euh une une véritable curiosité, une volonté de bien faire, ça va s'en dire et et donc un certain nombre de d'a priori ou de stéréotypes qui tombent. C'est une raison supplémentaire pour qu'on aille encore plus à leur contact. Mon dernier point, pardon, c'est les c'est les programmes.

Alors, sur les programmes, euh bon, c'est vrai que quand on voit la présentation qui est faite de l'économie d'une manière générale, de l'entreprise en particulier dans certains manuels scolaires, bon mais moi je je pense qu'il faut contourner l'obstacle parce que là, on s'attaque à Himalaya si on veut. J'aime bien tes commentaires progressistes en réalité parce que c'est frais, on progresse. La pente est la pente est faible mais elle est positive et incontestablement le monde de l'éducation nationale est incontestablement le monde de l'éducation nationale est en train de changer.

C'est vrai. Les recteurs sont très intéressés quand on leur propose des visites d'usine pour les enfants et les élèves. Le réseau associatif 100000 entrepreneurs.

Vous connaissez 100000 entrepreneurs ? Peu hein. Bon et c'est génial ce truc. 100000 entrepreneurs, c'est des entrepreneurs qui vont parler aux élèves des classes de terminal partout en France, hein, et qui et mais mais c'est donc c'est 100000, c'est considérable.

Je moi j'ai imposé aux membres de mon équipe de direction chaque chacun ou chacune d'entre elles une fois par an d'aller dans un lycée, dans un collège parler en général des collèges de banlieu hein [grognement] ou des lycées professionnels d'ailleurs, parler de l'entreprise et et le corps professoral que je rencontre à cette occasionlà. Alors évidemment, quand vous allez dans la salle des profs, vous voyez bien les tractes qui sont au mur, hein. Donc vous sentez bien que ça bouillonne.

Mais quand même à l'intérieur de cette communauté professionale, vous en avez 20, 30 40 % qui vous invitent à venir parler de l'entreprise dans les classes, hein. Donc donc le le non franchement la poutre travaille, le pays bouge. Ah voilà qui est qui est positive sur cette porosité de plus en plus présente entre des mondes qui parfois se se côtoient sans se parler mais c'est en train de changer.

Euh et nous on est là pour échanger. Je vois un monsieur qui se lève dans la salle. Vous avez un micro, c'est parfait.

Bonjour, je m'appelle Philippe Bessel. Je suis président d'une entreprise qui fait de l'aspiration filtration industrielle et accessoirement, je suis coprésident d'un clé. Tout le monde ne sait pas ce que c'est qu'un clé.

C'est comité local école entreprise et ça me c'est lorsque vous êtes intervenu ça m'a permis de rebondir parce qu'avec les les collèges de la Vienne et qui sont autour de moi euh nous nous organisons notamment des cours en entreprise et avec les professeurs qui viennent qui donnent des cours de math sur des sujets et qui ensuite dans mon entreprise puisque le métier de base c'est de faire de la métallurgie on il réalise avec nous les pièces et les élèves et les profs font les pièces sur la base de cours mathématiques qui ont été donnés et ça ça nous permet de développer et de faire venir les jeunes à des métiers et à des connaissances complètes et qui sont très efficaces et ce clé où il y a sep collèges autour de moi, tous les tous les je tiens à rendre hommage à tous les présidents de enfin t tous ces comment on dit c'est pas c'est des proviseurs ou pas pas des des proviseurs mais c'est pas grave qui travaille énormément avec nous pour faire venir les profs et les élèves dans les entreprises. Voilà, c'était juste un témoignage. Merci beaucoup pour ce ce témoignage. [applaudissements] Il y a-t-il d'autres questions ?

Oui, monsieur, si vous avez un micro à porter de main, on va vous apporter. Voilà. Bon, je reprends la parole.

Bon, je je veux pas me représenter à nouveau mais vas-y si ce serait bien s'il vous plaît. OK. Et Madidi, directeur général d'une structure basée à Mayotte qui fait la brique de terre comprimée.

Merci. Donc je j'interviens par rapport à une question que j'aimerais essentiellement adresser à vous du coup directeur général BPI France parce que nous sommes le réa d'un dispositif qui s'appelle France 2030 régionalisé dans le cadre justement de ce qu'on appelle une structur filière. Toutefois, depuis ma mon arrivée à Mayotte, j'ai accompagné pas mal d'entreprises justement sur des dispositifs parce que je tiens quand même à rappeler la France propose des dispositifs financiers qui est pas compétitif.

On trouve pas ça à l'extérieur en fait. enfin très compétitif. Enfin, on en trouve pas à l'extérieur.

Ça c'est 54 milliards d'euros dans le cadre de France 2030, c'était du jamais vu. Donc la problématique que nous nous avons dans les territoires insulaires, j'ai enfin j'ai travaillé notamment sur des dossiers gérés par des opérateurs tels que LAADEM, la Banque des territoires et très récemment du coup la BPI France. C'est cette capacité parce que en règle générale ce dispositif c'est en lien avec l'industrialisation et l'innovation. chose où le territoire insulaire du coup au niveau de l'industrialisation, on n'y est pas du tout, en tout cas pas pour l'instant.

Et ce qui concerne l'innovation, on est plutôt sur de l'aspect de réplication, enfin on réplique ce que vous faites ici pour l'adapter à notre territoire. Ma question c'est comment on peut faire en sorte que bah des projets tels que le NESTE portés essentiellement par des jeunes puissent pouvoir accéder à ces dispositifs d'un point de vue économique, on revient sur ce qu'on aborde sur cet aspect financière. On demande pour des dispositifs tels que euh c'est proposé par l'État ce qu'on appelle du fond propre, chose que encore une fois sur nos territoires on n' pas.

Euh ma collègue tout à l'heure appelé hein les difficultés qu'on pourrait avoir avec les banques. Elle a pu permett elle a pu euh s'en sortir avec les moyens tels qu'elle a pu le faire. Mais nous aujourd'hui c'est toujours pas le cas.

Du coup, j'aimerais savoir si la BPI France et les autres opérateurs de l'État ont des réflexions à ce niveau-là, mais également si au niveau du Sénat et du gouvernement des dispositifs ont été pensés. Je rappelle hein, j'aime pas victimiser mais c'est quand même une difficulté qu'il faut rappeler. Mayotte a sublit un cyclone enfin sublit un événement naturel très très impactant, le cyclon Shido et Dieledi.

Et aujourd'hui, on est en phase de reconstruction. Dans cette phase de reconstruction, nous avons besoin des industriels, nous avons besoin de la force de la jeunesse et essentiellement d'un accompagnement financière. Merci beaucoup, monsieur du FOR.

Merci beaucoup. Alors, plusieurs plusieurs choses. Donc, France 2030 effectivement euh nulle part ailleurs.

Donc c'est un miracle français. J'espère qu'on pourra le péréniser dans les difficultés financières de la France, mais un miracle français. Mais c'est un programme de financement d'innovation de rupture.

C'est un programme de réinvention de l'économie française par la haute technologie. Voilà. Donc c'est sûr que il était pas extraordinement adapté à Mayotte France 2030 pour être clair hein.

Il est il est adapté au petit réacteur nucléaire modulaire au quantique qui sera l'objet de du déplacement du président de la République demain à la Space Tech au micranceur réutilisable à la biote à la bioproduction et cetera. C'est vraiment de la tech quoi. C'est diptech même haute technologie.

Bon dans France 2030 pour cette raison effectiv l'État a souhaité isoler ce que vous avez dit he c'est France 2030 régionalisé à la main de la collectivité locale en fait donc c'est au cas particulier c'est vraiment la collectivité locale qui instruit les dossiers hein et qui les distribue. Voilà donc j'ai pas le détail de la manière dont ça s'est passé à Mayotte mais j'entends tout à fait ce que vous dites. Pour le reste les fonds propres.

Donc les fonds propres à Mayotte comme comme à la Martinique, à la Guadeloupe ou à la Guyane, il y a des poches de fond propre. Euh c'est c'est des mais c'est des tout petits fonds privés financés par nous. C'est que nous on met on investit dans ces fonds privés à peu près 30 à 40 % de ce qui déploie.

Pour le reste, ils sont obligés d'aller chercher des capitaux privés et puis ensuite ils ont des petites équipes de gestion. Mais l'infrastructure de déploiement des fonds propres dans ces territoires, elle est très faible. Elle elle a toujours été très faible.

Et et une des raisons pour laquelle elle a toujours été très faible, c'est que le on va se le dire hein, on est dans un monde capitaliste, le rendement est faible, ça rapporte pas grand-chose hein et la sinistralité est forte. Pourquoi est-ce que les banques aussi sont très très prudentes dans ces territoires ? C'est que le taux le taux de de non remboursement des emprunts est très élevé, hein.

Et donc tout le monde se tourne vers en fait la puissance publique. Donc nous, qu'est-ce qu'on fait ? On garantit les banques et on permet, ce que j'indiquais tout à l'heure, à aux réseaux associatifs de distribuer des préatau zéro.

Voilà l'infrastructure d'aujourd'hui. Mais c'est c'est c'est clair que ça serait bien si on avait les moyens de faire plus, mais c'est des moyens, c'est l'argent public et l'argent public, il y en a plus, hein. Je suis désolé de vous le dire, il y en a plus.

Voilà. Donc on va on va tous être obligé de de se de se tortiller, de passer entre les gouttes pour trouver les les petits sous qui vont nous permettre de maintenir des jeux des beaux dispositifs inventés dans les 15 dernières années. Merci pour votre réponse.

Philippine, comment est-ce qu'on fait quand on est toute jeune pour convaincre des banques ? Moi, j'ai pas réussi. Moi, j'ai pas réussi.

Je Ça a été la croix et la bannière pendant 10 ans [raclement de gorge] 5 ans pardon. Et alors en plus bon, j'ai toutes l'état donc je suis enfin j'étais jeune, une femme en filière littéraire à l'époque, j'avais pas mon bac, j'ai démarré, j'étais en seconde rousse avec des lunettes. Donc autant vous [rires] dire que c'était compliqué.

Et donc quand je vais voir les banques, même si j'étais j'ai été très très médiatisée, très motivé, très soutenu aussi par différents acteurs, des prêts d'honneurs du réseau entreprendre et d'autres, les banques elles ne ne croyaient pas. Et et d'ailleurs, je me souviens d'un rendez-vous avec une banque, il y avait le directeur de la banque et j'arrive dans cette salle de de de presque d'audition de de de commission et il y avait 15 personnes qui étaient tous des hommes gériens messieurs contre les hommes mais la seule femme qui était là autour de la table c'était l'assistante du directeur. [raclement de gorge] J'étais très très impressionné.

J'ai 16 ans et je présente mon projet. Bon, on m'écoute et cetera et puis le le directeur me raccompagne après ma présentation, mon pitch de projet business plan et puis il me dit "Bon bah donc les les portes étaient fermées quoi, on était tous les deux dans l'ascenseur." Il me dit "Bon, on va on va on va financer ton projet mais c'est juste parce qu'on a besoin de montrer en terme de communication et de médiatisation qu'on finance la plus jeune entrepreneure de France." Et euh donc je voilà et puis j'ai refusé même si c'était un montant absolument énorme à l'époque mais parce que c'était pas du tout en accord avec mes valeurs et que j'avais pas envie d'être magiatisé enfin d'être financé pour ça.

Je voulais être financé pour mon projet quoi. Pas servir de faire valoir. Ouais exactement. [raclement de gorge] Donc donc je suis allée de près d'honneur en près d'honneur et puis après et puis prétud et j'avais un préétudiant.

Tout à fait effectivement. Et puis et puis après par le trois préétudiants. Oui.

Oui. Alors raconte-nous comment tu as fait. Et ben, j'ai pris trois banques différentes.

C'était l'époque où il y avait pas d' [rires] il y avait pas d'informatique donc ils se sont pas parlés. Bien. Je sais pas si on le note dans le compte-rendu mais bon.

Mesdames messieurs, pas sûr. C'est prescrit. J'ai fait la même ch.

C'est la vraie vie. Écoutez, c'est la vraie vie. C'est ça.

C'est comme ça qu'on fait non ? et puis après la société a fonctionné et cetera. Après on s'est heurté au aux difficultés de proposer une solution à l'éducation nationale.

Donc déjà qu'il y a pas beaucoup de sous dans les finances publiques mais alors dans l'éducation nationale encore moins. Donc voilà et puis on est passé à à autre chose. Mais c'est vrai que c'était c'était compliqué.

En revanche, là où il y a eu de vraies aventés et avancées et merci la France pour ça, c'est pour le financement des femmes et des jeunes femmes qui créent leur entreprise et ça vraiment enfin avant il y a il y a 10 ans quand j'ai démarré c'était un truc euh on était que quelques-unes quoi. Vous avez évoqué quelques-uns de vos problèmes, ils sont très relatifs quand on pense à beaucoup de jeunes français qui n'ont pas les familles, qui n'ont pas les codes, qui n'ont vraiment pas d'argent, qui ne savent pas comment s'y prendre. Ce sont eux aussi à qui il faut tendre la main.

Patrick Martin, mais je vais d'abord répondre à une question qui ne m'est pas posée si je peux me permettre. Non, je veux dire par il faut qu'on agisse à tous les niveaux en proximité dans les territoires ultramarins y compris sur toutes les tailles d'entreprises sur les reprises autant que sur sur les créations. Mais après, il y a il y a un enjeu culturel dans la culture européenne et surtout dans la culture française avec des avec des freins, des préventions. très difficile de de d'infléchir d'une dimension culturelle, mais il y a aussi une dimension normative et c'est un combat qu'on mène qui peut paraître éloigné du quotidien du créateur d'entreprise ou du repreneur en d'entreprise mais qui est systémique.

Je veux dire par là que au niveau européen, que ce soit auprès de la Commission elle-même ou des instances régulatrices en matière de banque et d'assurance, on se crée des freins, on se crée des difficultés qui y compris en matière de financement en fond propre sont très pénalisantes. Je fais référence pour ceux qui connaissent ça. Alors évidemment beaucoup connaissent aux réglementations Solv 262 pour les assureurs bal 3 qui en voie de durcissement pour les banques.

Je fais référence à l'inertie que comme dans bien des matières le l'Union européenne, la Commission, le Parlement lui-même dont dont ils font preuve pour implémenter le rapport Dragiy et singulièrement sur ce qu'on appelait l'Union des marchés de capitaux maintenant l'Union de l'épargne et de l'investissement. une épargne dingue en Europe et en France, ce qui n'est pas le cas aux États-Unis, hein, je parle des ménages, hein. Et on narrive pas parce qu'on se crée nos propres contraintes, on narrive pas en tout cas suffisamment à la flécher vers l'économie, à la flécher vers l'entreprise et à la fléchir vers les financements en fond propre.

Donc ça peut poser des problèmes au stade de la création d'entreprise ou de la reprise, mais ça pose encore plus de problèmes au moment de la croissance de l'entreprise. On le sait très bien, il y a des pépites européennes, des pépites françaises dans les technologies notamment qui n'ont pas d'autre solution à un moment donné que d'aller se financer auprès de grands acteurs américains aujourd'hui, probablement chinois demain. Donc tout ça, il faut il faut qu'on le prenne en compte.

En tout cas, nous au MEDF, on est très très déterminé. on est à la limite du harcèlement auprès de auprès de l'Union européenne pour dire accélérer là-dessus parce que c'est très structurant ou déstructurant et oui s'il vous plaît sur sur ces jeunes qui sont parfois laissés sur le bord de la route et ils sont quand même très nombreux encore qui n'ont pas forcément les codes les parents. Enfin voilà comment est-ce qu'on quel est votre regard ?

Comment est-ce qu'on fait pour les accompagner vers l'entreprise, vers la création d'entreprise ou la reprise d'entreprise en leur disant c'est possible ? Alors déjà, je pense que c'est toujours moins compliqué de faire du préventif que de faire du curatif. Donc euh avant de pardon la trivialité de l'expression avant de vider la baignoire, évitons de la remplir.

Je veux dire par là que si on peut tous ensemble en étant plus pertinent, plus déterminé veiller à ce que les jeunes soient orientés vers des formations qui assurent des débouchés professionnels, ça règlera beaucoup de choses. Je rappelle que parmi le 1500000 nits, il y a à peu près 20 % presque 25 % de diplômés de l'enseignement supérieur. Alors, c'est c'est complètement dingue.

Et ces gens-là ne se sont pas délibérément engagés dans des formations qui n'aboutissent pas, en tout cas pas sur les volumétries qu'ils imaginaient à l'emploi. Donc commençons par là. Meilleure orientation, meilleure connaissance réciproque du monde de l'enseignement et du monde de l'entreprise et puis apprentissage autant que autant que possible.

Après, faut faire du curatif, hein, vider la baignoire. Euh donc euh il faut déjà qu'on adresse très spécifiquement chacune de ces populations. Les décrocheurs à 13 ans ne sont pas les diplômés de l'enseignement supérieur qui sont euh parmi les les nits.

Euh donc il faut absolument qu'on les fasse euh qu'on les fasse revenir à l'emploi en fonction de leur singularité. Moi, j'ai posé sur la table un certain nombre de propositions qui ont fait pousser des cris d'or frais par des gens plus ou moins bien intentionnés, notamment pour que on on recrée un sas d'entrée dans l'entreprise pour ces jeunes-là avec des modalités juridiques de charge sociale qui qui pour l'entreprise qui est qui est très bienveillante, qui assume chaque jour qui passe un peu plus de responsabilité au-delà de son objet initial qui est de prospérer, de croître et de gagner de l'argent. Bon et donc le le un des dispositifs qu'on a proposé inciterait encouragerait l'entreprise à aller beaucoup plus loin en accueillant des jeunes qui franchement sur le papier ne sont pas intéressants à ce jour mais qui le sont potentiellement.

Donc voilà, il faut il faut que il faut qu'on aille beaucoup plus loin dans les les dispositifs qu'on met en œuvre. Et puis je pense qu'il faut qu'il y a une concertation beaucoup plus poussée entre toutes ces structures qui finalement s'occupent de ces jeunes. Mais si elles s'en occupaient véritablement bien, ben on en serait pas là.

On a on a on je le redis 31 % de de taux d'emploi des jeunes, 51 % en Allemagne, 75 % au Pays-Bas qui sont pas des dictatures à ma connaissance. Euh c'est c'est c'est un scandale et pourtant on en a besoin plus que jamais des jeunes parce que ça devient hélas une on a un vrai problème pardon pour la formule mais une matière rare euh vu la courbe démographique. Donc autant aller chercher le potentiel on règle on ne revient ne serait-ce qu'à la moitié du taux de chômage chez les jeunes qu'on a actuellement c'est-à-dire au taux moyen des de l'Europe.

On règle essentiellement nos problèmes d'équilibre des régimes sociaux. Enfin, rien que ça, ça devrait nous boîter le train. Alors, je crois qu'il y a un monsieur qui attend désespérément au fond de la salle de poser sa question.

C'est peut-être vous, monsieur. Vous avez un micro, c'est parfait. C'est moi.

Bonjour, je me présente, Pierre Grèche, dirigeant d'un groupe immobilier dans le Var et d'un cabinet de conseil en gestion de patrimoine où justement un de mes sujets, c'est de orienter, de flécher l'épargne et cet argent qui dort vers l'économie productive. Je suis également vice-président de l'Union patronale du Var. au sein de laquelle j'officie avec Véronique Morel et Stéphane Benamou.

On regroupe CPME et MEDF. Euh ma première réflexion, c'est euh qu'il y a un biais un biais sémantique, je pense, chez les jeunes quand on parle d'entrepreneuriat, c'est-à-dire que un certain nombre d'entre eux, et ça rejoint un certain nombre de propos qu'on a déjà eu vont être attirés vers la recherche d'indépendance et qui qui boude un petit peu, je crois qu'il y a une nouvelle génération qui boude un petit peu le salariat à cet égard. Euh et c'est une voix qui est tout à fait louable, mais c'est celle de l'auto-entreprise qui n'est pas du tout la même chose que celle du chef d'entreprise et du niveau de ruissellement et l'impact sociétal que que qu'il peut générer.

Euh et et et cela commence en germe par la pétence qu'on va avoir. C'est-à-dire que auto-entreprise, je vais être attiré par l'indépendance. Chef d'entreprise, en fait, j'ai l'appel du collectif.

Quand je suis chef d'entreprise, je ne suis pas du tout indépendant. Je suis dépendant d'un collectif que je porte. Euh le premier de ces collectifs, ce sont mes salariés.

Euh mais il y a d'autres parties prenantes, il va y avoir des actionnaires, il va y avoir évidemment des clients, des fournisseurs. Euh donc ce sont des appétences tout à fait différentes et je pense que cette cette méconnaissance euh et bien elle elle est en en grande part sous la responsabilité de l'éducation nationale. Bon, j'ai 43 ans et pour les personnes de ma génération en fait la culture économique et le le le l'apprentissage de l'entrepreneuriat était, je le parle au passé évidemment, étaient les grandes oubliées du parcours scolaire.

J'ai j'ai j'avais pris en option en seconde un cours, je crois que c'était toutes les deux semaines, qui était sciences économique et sociale. Donc on on alternait déjà de la sociologie et de l'économie. Euh c'était seulement sur option.

Euh, on parlait de macroéconomie, de grandes théories, c'était relativement intéressant, mais euh on ressortait de là sans euh bon sens économique, bon sens terrien, qui est celui qui fait vivre notre économie réelle. euh mais sans aucune notion de ce qu'est une entreprise et de ce qu'est non pas le métier, ce chef d'entreprise c'est pas un métier, mais le rôle social du chef d'entreprise. Et à mon sens, il serait essentiel que euh l'école de façon systémique, donc c'est assez violent ce que je vais dire, mais de façon systémique à culture, nos enfants, nos jeunes et ce dès l'école primaire, à la culture économique, mais également à au cursus d'entrepreneuriat.

Et à cet égard, je poserai une question à Patrick Martin. Est-ce que ce ne pourrait pas être un combat ou tout des propositions que l'on pourrait porter au niveau syndical, même si c'est un travail de longue haleine, j'ai entendu le terme d'Himalaya tout à l'heure, mais il me semble que le le la France, une partie du décrochage français vient en partie de cette nonculture économique et entrepreneuriale. Merci beaucoup.

Je suis évidemment d'accord avec toi. Alors euh d'évidence, on va pas assez loin et on ne le fait pas suffisamment savoir, mais c'est exactement ça qui guide beaucoup de nos actions. J'évoquéis tout à l'heure Olivier Pharon que qui donc doré avant s'occupe de de ces sujets-là chez nous.

Il est passé de l'autre côté du miroir, il était recteur d'académie dans ces dernières fonctions à Strasbourg. 31000 agents. Donc il connaît les pesanteurs, il connaît la culture, il connaît les freins, il connaît les corporatismes et il sait aussi qu' il y a beaucoup de d'énergie et de bonne volonté chez en tout cas un certain nombre de de ces agents de la fonction publique.

Bien une fois que je t'ai dit ça, quand on parle de stage, c'est dans cet esprit mais pardon, c'est pas c'est pas une partie de ping-pong, une réponse du berger à la bergère et j'ai aucun doute sur le fait que toi-même tu agis dans ce sens-là. Mais convient que souvent dans nos rangs quand on dit il faut accueillir des stagiaires, moi je je l'ai vécu. Allez, on est entre nous hein, ça ne sortira pas d'ici ma propre DRH, les DRH par définition une certaine sensibilité sociale et cetera et cetera.

Quand je suis revenu du MDF en disant j'ai dilé avec le ministre de l'éducation nationale dans 4 mois on accueille des stagiaires 2 secondes. Elle a levé les yeux au ciel en me disant ou là là ils se tiennent mal, ils sont pas polis, il crachent partout, c'est des voleurs, ils sont je force le trait. Non mais elle est elle était réticente parce qu'elle m'a dit on a déjà tellement de choses à faire.

Et bien je lui dis c'est comme ça, c'est pas autrement. Et dans nos rangs donc moi je je pense qu'il faut toujours commencer par son examen de conscience. fait-on exactement tout ce qu'on aimerait que les autres fassent ?

Donc on a encore des marges de progression. Donc on sait qu'on accueille pas suffisamment et c'est un gras, je dirais dans un premier temps, c'est un investissement de long terme et en plus on investit pour la collectivité. Il y a toutes sortes d'objections recevables mais il faut les dépasser.

Quand on accueille des stagiaires de 5e, on ne le fait pas assez. Quand on accueille des stagiaires de 3e, on ne le fait pas assez. Quand on accueille des stagiaires de seconde, on le fait essentiellement. encore faut-il bien le faire et qu'on nous mette pas trop de bâton dans les roues parce qu'il y a eu ici ou là des incidents qui peuvent être dramatiques.

D'ailleurs, je parle d'accident. Euh euh c'est c'est on travaille pour nous-même en définitive après que les enseignants enfin comment dire moi je pense qu'il peut y avoir un effet de de boule de neige. La confiance elle ne se décrète pas, la relation elle ne se décrète pas, elle se crée et donc c'est on pensais et échec. qu'il y a des gens irrécupérables, y compris dans nos rangs.

Je leur dis, c'est pas la majorité de l'espèce, il peut y en avoir de l'autre côté, c'est peut-être la majorité de l'espèce, non ? Et c'est comme ça qu'on va avancer. Moi, mon vrai problème, c'est l'urgence sur le sur la trajectoire, sur l'objectif.

Je suis je suis très très confiant, j'allais dire presque très serein. Mais c'est l'urgence parce que le ce télescopage entre la démographie, nos tensions de recrutement, le pivotage massif de la plupart de nos secteurs d'activité avec de plus en plus de technologies mais aussi y compris des technologies qui s'éteignent. Il y a il y a il y a pas 3 ans, on disait faut des armées de codeur et puis on se dit maintenant on leur faut surtout plus de codeur, il y a d'intelligence artificielle.

Donc tout ça va très vite et c'est ça que c'est ça qu'il faut qu'on qualifie mieux pour apporter des réponses très opérationnelles et puis en toile de fond pardon radé il faut véritablement une mobilisation générale. Voilà, il faut s'occuper des seigneurs évidemment qu'il faut s'occuper des seigneurs. Il faut s'occuper des transitions professionnelles évidemment et chaque jour un peu plus parce qu'à nouveau l'histoire s'accélère. l'histoire économique et technologique, mais non d'un chien, mettons un effort colossal sur la jeunesse dans toutes les dimensions du sujet.

Et finalement, comment se passent les stages des secondes avec vous ? Il se passe bien. Non mais il se passe bien.

Il se passe bien. Mais il faut faire en amont cette expression égal vaudée. Ça m'empêche pas de de l'employer.

Il faut en amont en interne dans nos entreprises auprès des dirigeants eux-mêmes mais auprès des collaborateurs. Faire la pédagogie, leur dire "Mais attendez, vous êtes les vous êtes les premiers pardon à raller en disant on trouve pas les compétences, on trouve pas les collaborateurs dont on a besoin." Et ben soyez cohérent avec vous-même.

Peut-être que le jeune que vous allez accueillir ou les jeunes que vous allez accueillir iront travailler chez nos concurrents. OK, c'est un peu gênant mais ils viendront travailler chez nous tout autant. Et puis c'est l'intérêt général y compris économique du pays.

Donc il faut y aller. Ça fait partie de nos missions. Une urgence, un intérêt général.

Les mots de la fin, il y a plein de stagiaires, on les embrasse he j'en ai un notamment. Il y en a plein dans la salle. Très rapidement s'il vous plaît.

C'est rapide. C'est très rapide sur les insertions. Petite anecdote sur les insertions justement des jeunes, on va dire des quartiers sensible et diverse.

Euh ça se voit pas comme ça mais j'ai eu j'ai eu la chance, je considère comme une chance de faire toutes mes études dans les territoires ultramarins, voilà, y compris Mayotte à Mamutu. Voilà, mon père était dans l'armée, on déménageait souvent et je dois beaucoup à l'école de la République et j'ai rencontré d'autres preneurs sur Marseille qui ont un magnifique projet auquel on contribue qui s'appelle l'épopé qui ont repris les usines Polriicard et qui ont fait un village dans les quartiers nord parce qu'ils sont sont sortis par leurs propres moyens des quartiers nord et qui forment les les jeunes des quartiers nord dans un dans campus où il y a les écoles, les start-ups, des espaces de cow-working et c'est ils sont on a jamais vu des étudiants aussi motivés que ça qu'on prend effectivement en alternant chez nous. Voilà.

Ça existe, les initiatives existent quoi. Merci infiniment. Merci beaucoup à tous les trois.

Ce matin, on a on a eu des citations de Churchill. Alors moi, je voudrais citer George Clémenceau qui est dont cette salle porte le nom. Voilà, on est dans le local et qui disait quand on est jeune, c'est pour la vie.

Merci beaucoup. On la gardera. Merci beaucoup.

Voilà pour les extraits de ce colloque qui se tenait la semaine dernière au Sénat. N'hésitez pas à lire nos décryptages et à voir nos replays. C'est sur publicsena.fr.

FR. Très belle suite des programmes sur notre antenne.