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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 10 juillet 2025 27 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & internationalÉconomie & entreprises

Julien Odoul : "Malgré et contre tous, le RN gagnera !" (LCI)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteÉludée

    On entend d'autres commentaires disant que c'est l'application de la loi.

  • 0:10RelanceRéponse directe

    C'est surtout une volonté de persécuter le premier parti de France ?

  • 3:03FerméeRéponse directe

    Est-ce que oui ou non, Julien Oudou, la raison quand on dit qu'il y a, à l'égard d'un parti d'opposition, quelque chose d'anormal ?

  • 3:55FerméeRéponse partielle

    Est-ce que c'est normal ?

  • 4:25RelanceRéponse directe

    Pourquoi ça ne tient pas ? Pourquoi il y a acharnement ?

  • 5:18RelanceRéponse directe

    Pourquoi ça ne tient pas ? Pourquoi il y a acharnement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:21PrésentateurFait
    « On entend d'autres commentaires disant que c'est l'application de la loi. »
  • 1:46PrésentateurFait
    « On reproche à des gens simples, des gens honnêtes, des adhérents, des militants, qui veulent aider le Rassemblement national de faire des prêts. »
  • 3:56Invité politiqueFait
    « Je veux dire, on est au stade d'une perquisition, c'est-à-dire qu'il y a un soupçon, il y a eu un signalement de la part de la Commission nationale des comptes de campagne suite à des faits qui vont être ou pas prouvés. »
  • 4:56Invité politiqueChiffre
    « Marine Le Pen a été condamnée et a été reconnue coupable d'avoir détourné 4,1 millions d'euros d'argent européen. »
  • 5:52PrésentateurFait
    « L'objectif, il est très clair, c'est de nous mettre à genoux. C'est de faire en sorte que le Rassemblement national soit sous tutelle. »
  • 6:12PrésentateurFait
    « Parce qu'on empêcherait demain de simples prêteurs de défendre leurs idées en prêtant au Rassemblement national, alors que les banques ne nous l'interdisent. »
  • 7:30PrésentateurFait
    « Le premier parti condamné est le parti socialiste. »
  • 8:30Invité politiqueFait
    « Vous avez des juges rouges qui font de la politique qui n'ont qu'un seul but : abattre le Rassemblement national, abattre le premier parti d'opposition et empêcher Marine Le Pen d'être élu président de la République. »
  • 16:22PrésentateurChiffre
    « Le RN, c'est 90% des prêts. »
  • 17:16Locuteur 1Fait
    « Et le coffre est vide, évidemment, mais ça, c'est une humiliation. »
  • 23:56Invité politiqueFait
    « Et la seule formation politique aujourd'hui qui considère que la loi ne s'applique pas à elle, c'est bien le Rassemblement National. »
  • 24:22Invité politiqueChiffre
    « 4 millions d'euros, ce n'est pas rien. »
  • 26:48PrésentateurFait
    « Nous n'avons jamais volé un seul centime d'argent public. »
  • 26:59PrésentateurFait
    « Ils savent qu'ils vont perdre. Ils n'ont pas d'argument politique. »

Temps de parole

  • Présentateur74 %
  • Julien Odoul13 %
  • Locuteur 74 %
  • Locuteur 13 %
  • Locuteur 82 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Jamais un parti d'opposition n'a subi un tel acharnement sous la Ve République. Julien Audoul, commençons par vous. On entend d'autres commentaires disant que c'est l'application de la loi. C'est surtout une volonté de persécuter le premier parti de France, le premier parti d'opposition, et ça commence à faire beaucoup. Et c'est tellement gros que les Français ne sont pas dupes de la manœuvre. On a successivement l'inéligibilité de Marine Le Pen, candidate à la présidence de la République, donnée évidemment en tête dans les sondages. On a cette enquête au Parlement européen qui est divulguée sur des fondements totalement ahurissants. Et puis on a cette perquisition hors normes.

Une vingtaine de policiers en gilet pare-balles, armés, qui vont non pas prendre les documents dont Renaud Pilat a parlé, mais qui vont surtout dans le bureau de Jordan Bardella récupérer toutes les informations confidentielles tous les documents de campagne, toutes les listes, tous les éléments qui aujourd'hui constituent le Rassemblement national. Et ce qui est très grave, et il faut que les Français aujourd'hui le sachent, en France, Grande Démocratie en 2025, le premier parti d'opposition aujourd'hui est muselé. Il est contrôlé. Toutes les informations sensibles de notre parti ont été siphonnées aujourd'hui.

Et je le dis parce qu'il faut revenir sur le fond, parce que ce qu'on nous reproche, on reproche au Rassemblement national qui ne peut pas bénéficier du prêt des banques. On va entrer dans le détail, mais qu'on entend tout le point de vue d'abord sur la logique de la perquisition. Les banques françaises ne prêtent pas au Rassemblement national. L'attendez la banque de la démocratie de M. Macron, on ne l'a jamais eue. Et on reproche d'une phrase, on reproche à des gens simples, des gens honnêtes, des adhérents, des militants, qui veulent aider le Rassemblement national de faire des prêts. C'est totalement délire. Entendons tout le monde, puisqu'il s'agit finalement d'ouvrir la discussion.

Et on va entrer chapitre par chapitre. Darius, moi, comme avocat, je n'aime pas les perquisitions. Et ce n'est pas parce que je n'aime pas beaucoup non plus le Rassemblement national que je les trouverais formidables aujourd'hui. Pourquoi je ne les aime pas ? Parce que c'est le début d'une enquête et on n'a accès à rien. Ce n'est même pas la présomption d'innocence, puisqu'il n'y a même pas de mise en cause. Et donc c'est quelque chose d'extrêmement violent. Mais cependant, et là où je n'achète pas les éléments de langage qui viennent de vous être brillamment déployés, les perquisitions se font toujours, et on ne sait jamais pourquoi, avec les armes et les gilets pare-balles.

Y compris chez des non-ingénaires, j'ai eu le cas. Y compris chez des notaires ou des avocats, j'ai eu le cas. Et puis à part ça, constatons quand même que sous la Vème République, tous les partis politiques ont fait l'objet de telles mesures de perquisition. Souvenez-vous, Darius, la République, c'est moi, avec Mélenchon, qui cherche, lui, à faire obstacle d'une manière absolument insupportable aux mesures de perquisition qui visaient son parti. Le MoDem, le parti de l'actuel Premier ministre, a fait l'objet de mesures de perquisition, d'enquêtes et de poursuites. Et pour un certain cas...

En clair, est-ce que oui ou non, Julien Oudou, la raison quand on dit qu'il y a, à l'égard d'un parti d'opposition, quelque chose d'anormal ? Tous les partis politiques, y compris, évidemment, celui du président de la République, celui de l'ancien président de la République, tous les partis politiques ont fait l'objet de tels types de mesures d'enquête et qui, par ailleurs, ne sont pas propres aux partis politiques. Par ailleurs, le pouvoir, malheureusement ou heureusement, n'a plus le pouvoir ni d'accélérer ni d'arrêter une enquête et n'a pas les moyens d'accéder aux informations qui sont saisies.

En revanche, si on vraiment voulait s'interroger, est-ce qu'on peut se dire s'il n'y a pas un jeu qui se joue entre l'autorité judiciaire, ce qu'on appelle la République des juges, et le pouvoir politique ? Ça, c'est une question qui peut être posée, qu'on a d'ailleurs beaucoup posée dans les procédures qui ont visé Nicolas Sarkozy. Pour un figure politique, trois points de vue. Éléonore Carrois, vous êtes députée Renaissance.

3:52
Julien Odoul

Mais ce qu'il vient de dire est tout à fait vrai. Je veux dire, on est au stade d'une perquisition, c'est-à-dire qu'il y a un soupçon, il y a eu un signalement de la part de la Commission nationale des comptes de campagne suite à des faits qui vont être ou pas prouvés.

Donc à ce stade, on est vraiment au stade le plus préliminaire, on a un signalement probablement article 40, c'est ce qui s'était passé, vous avez eu raison de le rappeler, avec Jean-Luc Mélenchon en 2018, et d'ailleurs, il avait été condamné, non pas du fait de la perquisition, mais parce qu'il avait été musclé dans ses rapports avec ceux qu'il avait perquisitionné à l'époque, preuve que ce type de pratique est finalement assez courant.

4:25
Présentateur

Est-ce que c'est normal ?

4:26
Julien Odoul

Et ce que je regrette, moi, ce que je regrette, c'est qu'on soit dans une stratégie de victimisation de la part du Rassemblement national, qui d'ailleurs avait appelé à manifester contre les juges. Alors même qu'il y a eu un jugement, et là pour le coup, on ne parle plus de présomption d'innocence, même s'il y a des voies de recours qui sont exercées par Marine Le Pen, alors même qu'il y avait eu un jugement, de dire finalement, on ne croit pas à la justice, on ne croit pas aux juges, on veut que le peuple français décide directement. Il y a un appel dont il y a la présomption d'innocence. Or, la justice, elle est rendue au nom du peuple français.

Et la justice a été rendue en première instance avec une voie de recours ouverte, parce que Marine Le Pen a été condamnée et a été reconnue coupable d'avoir détourné 4,1 millions d'euros d'argent européen, et ça, c'est quand même pas rien,

5:07
Présentateur

pour des emplois fictifs qui concernaient son major d'homme, sa soeur, etc. Donc à un moment donné, il y a deux choses très différentes.

5:14
Julien Odoul

Il y a la condamnation et la perquisition qui finalement est une pratique assez classique.

5:18
Présentateur

Pourquoi ça ne tient pas ? Et pourquoi il y a acharnement ? Parce que les documents dont on parle, qui font objet de ce signalement, ces documents, ils sont déjà entre les mains de la Commission nationale des comptes de campagne et du financement des partis politiques. qui gèrent et qui vérifient toutes les dépenses, tous les comptes de campagne, élection après élection, et qui épluchent tout. Donc tous ces documents, ils sont déjà entre les mains de cette juridiction.

Donc cette perquisition n'avait d'autre but que d'aller chercher et récupérer tous les éléments confidentiels, d'aller dans le bureau de Jordan de Bardella, de récupérer des notes, de récupérer la liste de nos candidats préinvestis, même y compris les modules de formation que nous passons, etc. L'objectif, il est très clair, c'est de nous mettre à genoux. C'est de faire en sorte que le Rassemblement national soit sous tutelle. C'est de nous étrangler financièrement. Financièrement, pourquoi ? Parce qu'on empêcherait demain de simples prêteurs de défendre leurs idées en prêtant au Rassemblement national, alors que les banques ne nous l'interdisent. Et aussi judiciairement.

Voilà cette double persécution qui vise, ni plus ni moins, à empêcher le Rassemblement national d'accéder aux responsabilités. Mais je vous le dis, Darius, ça va arriver. Ils peuvent faire n'importe quoi. Ils peuvent nous martyriser. Nous allons arriver. Julien Audoul, pardon. Marine Le Pen, Jordan Bardella seront les présidents de la République française. Voyez bien, comme on le rappelait, que d'autres ont été touchés. Dans quelques instants, on va rappeler ce que disait Éric Dupond-Moretti. Il n'est pas au RN, c'est un adversaire à vous. Et à peu près dans les mêmes termes que vous, il disait que les juges m'ont maltraité.

Ils sont allés au chalumeau dans son bureau de ministre de la guerre des Sceaux. Hier, on a eu une décision de non-lieu, mais les perquisitions, elles ont eu lieu chez Mme Buzyn. Elles ont eu lieu chez Édouard Philippe, ancien chef de gouvernement, de Emmanuel Macron. Donc tout le monde est sous le joug de ces enquêtes. Et moi, si un jour, on a du temps, et ce ne sera pas ici, pour reposer la question entre l'autorité judiciaire, le ministère public et les partis politiques, il faudra le faire. Mais en attendant, le RN, c'est quoi ? C'est peut-être le premier parti politique. Bon. C'est aussi le premier parti condamné en France. Et le RN, excusez-moi. C'est faux. Mais attendez.

C'est le parti socialiste, et vous le savez très bien. Le RN a été condamné. Le premier parti condamné est le parti socialiste. Le RN a été condamné pour connaître les faits. Dès sa création. Vous avez combien de temps d'années ? Vous avez combien d'années d'existence ? Une dizaine, à peine plus d'une dizaine d'années. Vous avez été condamné dès votre première campagne. L'histoire des quittes de campagne, c'était déjà ? Non, mais ne dites pas non. Vous avez été condamné et la décision est devenue définitive il y a déjà un an. Quitte de campagne, financement inicite. Après, il y a eu le Parlement européen.

Je vous cite le florilège de condamnations de membres du parti socialiste ou du RPR et autres. On peut en parler ? Moi, personnellement... Non, ça n'arrive pas à tout le monde. L'acharnement, aujourd'hui, qui nous frappe, n'est pas celui qui frappe. C'est un point fondamental. Il y a une condamnation définitive. Les quittes de campagne. Si, quand vous êtes condamné par la justice, rendu au nom du peuple français, après une procédure, vous avez pu vous défendre. Et que vous appelez ça de l'acharnement, il y a un problème. Parce que là, ça voulait dire que vous ne reconnaissez ni les juges, ni la loi. S'il vous plaît, on va en voir. Je ne reconnais pas l'acharnement.

Et aujourd'hui, vous avez des juges qui font de la politique. Excusez-moi, mais c'est une réalité. Vous avez des juges rouges qui font de la politique qui n'ont qu'un seul but. Abattre le Rassemblement national, abattre le premier parti d'opposition et empêcher Marine Le Pen d'être élu président de la République. C'est tout. Julien Audoul, on va dans quelques instants se retrouver, poursuivre ce débat avec d'autres éléments sur cette perquisition au siège du RN et en ouvrant effectivement le débat entre ceux qui considèrent que les juges font progresser la justice pour tous et d'autres qui considèrent qu'il y a une judiciarisation de la vie politique avec les risques qu'elle comporte.

A tout de suite.

8:56
Locuteur 2

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9:09
Présentateur

Regardez votre programme en bonne compagnie avec la compagnie des débouchards. Bonjour monsieur. Entretien, débouchage et intervention sur tout type de canalisation.

9:19
Julien Odoul

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Locuteur 7

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Locuteur 6

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Julien Odoul

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Locuteur 8

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Locuteur 8

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Julien Odoul

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Présentateur

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Julien Odoul

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Locuteur 7

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13:24
Présentateur

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Présentateur

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Julien Odoul

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14:49
Locuteur 2

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14:57
Présentateur

Regardez votre programme en bonne compagnie avec la compagnie des débouchards. Bonjour, monsieur. Entretien, débouchage et intervention sur tout type de canalisation. Bonsoir, rebonsoir. La perquisition au siège du Rassemblement National provoque la controverse. Jordan Bardella parle d'acharnement. D'autres saluent au contraire le travail des juges. ORN, Laurent Jacobelli, au moment où on se parle, le Premier Parti politique de France n'a plus de secret pour le gouvernement. Nos listes de candidats, nos programmes, nos stratégies sont connues du gouvernement. Ils ont peur de perdre à ce point-là point d'interrogation.

Renaud Pilat, faisons le point sur le contenu, sur exactement la raison qui a guidé la justice pour se condenser à ce stade. Une information judiciaire, une enquête qui a démarré il y a un an sur le soupçon de financement illicite de campagne, la présidentielle de 2022, les législatives de 2022 et les européennes de 2024. Pourquoi un soupçon de financement illicite ? Ça concerne les prêts. Les prêts que peuvent faire les personnes, les personnes physiques à un parti politique, en l'occurrence au Rassemblement National. La règle, c'est 5 prêts maximum et un remboursement au bout de 5 ans.

Le problème, c'est que la commission des comptes de campagne a regardé et sur l'ensemble des prêts pour tous les partis politiques, le RN, c'est 90% des prêts. Donc, ils enquêtent pour savoir si ces prêts ne se sont pas transformés en une sorte de banque de la part des personnes physiques. Ouvrons le débat, élargissons-le, écoutez cette archive. Éric Dupond-Moretti et cette fois, c'est le camp présidentiel qui était concerné à l'époque. Je crois que vous aviez réclamé sa démission à l'époque. Vous voyez que là, est-ce que c'est l'arroseur arrosé ?

On vous posera la question, mais écoutez, comment Éric Dupond-Moretti décrivait de manière sidérante l'intervention des juges et l'intervention en particulier d'une juge qui a fait découper au chalumeau une partie de son bureau de garde des Sceaux ?

16:55
Locuteur 1

C'est bien. La présidente, alors il y a trois magistrats débarquent avec 22 gendarmes en civil, porteurs d'une arme apparente et puis là, la présidente, elle me dit vous avez les clés du coffre. Je dis non, je ne connaissais pas son existence, on demande au secrétaire pas davantage et là, elle fait venir un type avec une meuleuse et il attaque le métal. Voilà. Et le coffre est vide, évidemment, mais ça, c'est une humiliation. Là, je vois une magistrate qui filme, je l'appelle l'Instagrammeuse, voilà, et quand je vais demander la saisie de son portable pour savoir à qui elle a transmis cette vidéo, à combien de followers et le nom des followers ça m'est refusé, vous voyez ?

Et je vais la retrouver assise par terre, quand même dans son ministère de tutelle, par terre, quoi. Vos réactions, est-ce que c'est un même

17:42
Présentateur

cas de figure ou est-ce que c'est différent ?

17:44
Locuteur 2

Vous voyez bien qu'il y a exactement

17:46
Julien Odoul

les mêmes critiques, les mêmes mesures, la même quantité de personnes, le même effet de surprise, donc vous voyez bien qu'on est dans une stratégie de victimisation de la part du Rassemblement

17:55
Présentateur

Alors qui a raison, les juges ou les politiques ici ? Qui a raison ?

17:59
Julien Odoul

Ce qu'on peut remarquer c'est que cette stratégie de victimisation qui est reprise à longueur de journée, elle fait quand même une chose, elle fait oublier que malgré leur stratégie de la cravate et de normalisation, le RN n'est pas capable de se conformer aux règles qui pourtant s'appliquent à tous de financement de la vie publique. C'est tout, qu'ils ne sont pas capables de respecter la loi.

18:19
Présentateur

Cher collègue, déjà, est-ce que vous ne trouvez pas ça choquant qu'un parti qui recueille autant de suffrages, qui rassemble autant d'électeurs, non, laissez-moi terminer, vous allez comprendre, qui rassemble 13 millions d'électeurs, ce parti n'est pas axé auprès des banques. Est-ce que vous ne trouvez pas ça choquant ? Est-ce qu'il n'y a pas un problème démocratique de fond ? Et c'est pour ça d'ailleurs que sous l'impulsion de Marine Le Pen, nous demandions la création de cette banque de la démocratie qui était en tout cas choisie, orientée par M. Bayrou en 2017, par M. Macron.

Cette banque de la démocratie n'a jamais vu le jour alors qu'elle permettrait justement de mettre tous les candidats, tous les partis politiques à égalité et qu'il n'y ait plus cette recherche permanente de financement. J'ajoute que c'est quand même très choquant. On considère que des prêteurs occasionnels qui, comme je le rappelais, sont des adhérents, des sympathisants, souvent des retraités, souvent des petits gens qui veulent aider, qui veulent soutenir, qui prêtent pour une campagne régionale, pour une campagne législative, on les soupçonne de, finalement, de se prêter à une activité bancaire illégale. Mais c'est du délire. C'est la loi. C'est du délire.

Je trouve qu'on est en train de vivre, il faut le dire, je le dis avec gravité, on est en train de vivre une dérive où nous sommes de plus en plus dans une démocratie limitée. Une démocratie limitée, alors que ce soit à la Turque ou quelquefois qui s'apparente peut-être à la Russie, où malheureusement les opposants sont persécutés judiciairement, ou peut-être demain il y aura des arrestations arbitraires, comme ça se passe d'ailleurs en Turquie, très clairement c'est gravissime. Est-ce que c'est comparable ? Vous plaisantez, mais... Je ne plaisante pas, je vous pose la question, est-ce que c'est comparable ? On vit une succession d'acharnements.

Vous avez la présidente du premier parti, enfin la présidente, celle qui peut devenir présidente de la République et qui rassemble le plus de Français aujourd'hui compte tenu de ses convictions et de ses idées, qui se trouve empêchée de se présenter à une élection. Vous avez un parti qui est aujourd'hui étronglé et a subiété judiciairement et financièrement. Patrick, vous avez dit qu'il y a un problème de fonds démocratique. Oui, là, on est bien face à un problème de fonds qui pose un problème démocratique. Je vous le concède volontiers.

Mais au-delà du jeu de mots, encore une fois, il y a des ministres, un ancien chef de gouvernement, donc a priori, ce n'est pas l'opposant ni les admis de M. Macron, c'était son gouvernement. Chez Mme Buzyn, ils sont arrivés. Ils pensaient, et par des dénonciations qui venaient de non-de-sais-où, mais vous verrez où je veux en venir, qu'elle avait des liens avec la Chine au moment du Covid. Et donc, il y a une perquisition chez Mme Buzyn, une ancienne mise à santé, ils trouvent un cahier fabriqué en Chine et ils le saisissent en disant, ah ah, on en a été sûr. Voilà à quelle absurdité on arrive. Vous voyez bien que vous n'êtes pas persécutés. Ça arrive chez les amis de M. Macron.

Qui peut croire sérieusement que le pouvoir politique, même le garde des Sceaux ou l'actuel, a accès aux perquisitions qui vous visent ? Maintenant, soyons sérieux. Ça va se terminer chez Mediapart. Bien sûr. Comme il y a une violation, et vous le savez très bien, il y a une violation totale du secret de l'instruction. Toutes les informations qui ont été siphonnées, confidentielles de Jordan Bardella vont finir chez Mediapart, chez nos adversaires médiatiques. Personnellement, je recommence ce que je disais. Les perquisitions, c'est quelque chose qui devrait être mieux encadré dans notre droit. Maintenant, là où je m'interroge, monsieur, vous êtes parlementaire, vous votez les lois.

Quand ça vise les autres formations politiques, vous êtes le premier à vous réjouir, à demander des peines exemplaires, à demander des démissions d'immédiat. Est-ce qu'il y a, rappelez-vous Marine Le Pen, vous ne savez pas ce que vous votez, rappelez-vous Marine Le Pen, quand le geste des filles a été pertenu.

S'il vous plaît, messieurs, messieurs, messieurs, messieurs, madame, Patrick Lugman, Patrick Lugman, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, est-ce qu'il y a, madame, s'il vous plaît, est-ce qu'il y a un progrès, et là je pose la parole à Renaud Pilat, qui a aussi une mémoire politique de, ça vous vieillit Renaud, quand on se rappelle ce que Mitterrand faisait, ce que Chirac faisait, là c'est de la petite bière ce que font nos politiques d'aujourd'hui par rapport, là ils mettaient la barre un peu plus haut en matière de... C'était avant la réglementation. C'était avant, certainement. Est-ce qu'au fond c'est un progrès ? Mais bien sûr que c'est un progrès.

Nous avions un retard immense par rapport aux pays du Nord, par exemple, par rapport à d'autres pays voisins. Et pendant des années, des années, les années 70 et surtout 80, ceux qui nous regardent s'en souviennent peut-être. L'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, c'est évidemment c'est d'un niveau un peu au-dessus de tout ce qu'on vient d'entendre. Bien évidemment. C'est d'un niveau qu'on a connu récemment. Le financement des cocktails, les fonds secrets, à l'époque, les fonds secrets, billets de 500 francs dans les cabinets ministériels où on payait les primes. Neuf. Neuf. Neuf. Avec les liasses neuves. Exactement.

Où on payait les primes de conseiller ministère, elle travaillait beaucoup. Mais pas que. On se souvient, donc il y a eu un retard immense et si d'année en année, le fossé s'est creusé entre les citoyens et la classe politique, c'est parce que la démocratie française a eu énormément de retard dans les règles de financement et dans l'encadrement. C'est Michel Rocard qui a fait voter ses lois et aujourd'hui, c'est vrai que les mailles se resserrent. Je reconnais. Protestants. Une apparition du protestantisme, là, c'est une plaisanterie. Oui. Les mailles se resserrent et effectivement, une perquisition, c'est très désagréable. C'est très désagréable. Mais vous n'avez pas été les seuls.

C'est l'accumulation et vous le savez très bien. C'est l'accumulation. Madame la députée.

23:40
Julien Odoul

À chaque fin d'élection, vous devez déposer vos comptes de campagne. Moi, il se trouve que je suis députée des Français de l'étranger donc je veux dire que mes comptes de campagne quand on a 33 pays, c'est une liesse épaisse comme cela. Évidemment que ce sont des contraintes. Évidemment que ce sont des règles et qu'on aimerait bien avoir des règles peut-être plus simples. Mais c'est la loi et la loi s'applique à tous. Et la seule formation politique aujourd'hui qui considère que la loi ne s'applique pas à elle, c'est bien le Rassemblement National.

Et moi, je trouve ça particulièrement dérangeant de voir un parti qui, lorsqu'il s'agit des droits de la défense en général et toujours pour plus de sévérité, contre le laxisme, pour donner tous les droits aux enquêteurs et aux policiers, le dossier coffre, etc. Mais lorsqu'il s'agit de ses propres actions, de ses actions pour lesquelles elles ont d'ailleurs été condamnées récemment, parce que, pardon, mais 4 millions d'euros, ce n'est pas rien. 4 millions d'euros, les condamnations de Marine Le Pen. Et c'est plus la victimisation.

24:27
Présentateur

C'est plus la victimisation. C'est fou comment vous bafouez en fait nos principes. Non, il ne faut pas, j'ai trouvé le droit de recours. Donc, elle a fait appel. Il y a une présomption. L'appel n'étame pas l'action publique. Il n'étame pas l'essai. Il n'étame pas l'accusation. Et je rappelle Marine Le Pen, quand le siège de LFI avait été perquisitionné, elle s'en était indignée. Elle l'avait dit publiquement.

En revanche, ce que l'on peut constater et ce que tous les Français savent, c'est que comme nous montons, comme nous sommes en croissance permanente, comme nous allons gagner les élections, que ça leur plaise ou non, comme aujourd'hui, Jordan Bardella et Marine Le Pen constituent la pire menace pour le système politique parce que, encore une fois, ça va les mettre devant leur incompétence et leur bilan qui est désastreux.

Et d'ailleurs, Renaud Pilat, si le fossé s'est creusé entre nos concitoyens et les politiques, c'est pas seulement pour les règles de la transparence, mais c'est surtout pour l'inefficacité publique, pour l'impuissance publique, sur la dette abyssale, sur l'incapacité à répondre aux enjeux de sécurité, à l'immigration. C'est ça, aujourd'hui, qu'appellent nos concitoyens. Donc, aujourd'hui, le Rassemblement national va y arriver, malgré et contre tous, mais je le dis, et les Français le savent, il y a une volonté de tuer notre parti et surtout, derrière nous, c'est des millions de Français aujourd'hui qui sont déclés et persécutés.

Je crois que ce qui est inaudible, c'est que quand on dit à longueur de journée, de programme et d'élection, dur à l'ex, c'est de l'ex, la loi est dure, mais c'est la loi, qu'on réperme toujours plus de sévérité, quand ça vous arrive sur vous, vous ne pouvez pas crier au harcèlement et à l'injustice. On n'a rien à se reprocher. On n'a rien à se reprocher. Mais alors, je suis allé, vous avez... Et d'ailleurs, la commission des comptes de campagne le dit... Général Doule, moi, je veux bien, vous êtes présumé innocent, je viens de le rappeler et je tiens à votre présomption d'innocence. Mais en attendant, monsieur, c'est vous qui, au bout de...

Je ne sais combien de mois d'emploi au Parlement européen, dites, ça serait peut-être bien que je rencontre la personne pour qui je suis censé travailler. Comprenez que ça pose un certain nombre de questions. Vous en expliquez, vous en expliquerez, c'est pour ça que vous avez été condamné, c'est pour ça que vous avez fait appel. Vous n'êtes pas juge, on ne va pas refaire le conseil ici. Très bien, voilà. Mais il y a eu un jugement. Mais comprenez les questions que ça pose, comprenez que les Français qui ont des fins de mois difficiles à boucler, quand on voit, ils ont l'impression que les politiques, ça tombe de nulle part, c'est insupportable pour nos concoyens.

Les Français qui ont des fins de mois difficiles à boucler savent et attendent du Rassemblement National qui défend leur pouvoir d'achat. Comprenez que le majordome de Jean-Marie Le Pen soit payé par le Parlement européen. Arrêtez, madame Carrois. C'est dans le jugement. Nous n'avons jamais volé un seul centime d'argent public. Nous n'avons jamais volé les Français. En revanche, ceux qui veulent nous étouffer aujourd'hui, ceux qui veulent nous mettre à bas sont ceux qui ont conduit la France dans le mur. Il faut bien le dire, encore une fois, ils savent qu'ils vont perdre. Ils n'ont pas d'argument politique.

Moi, ce que j'aimerais, c'est que le gouvernement nous combatte loyalement sur des arguments de fond. Ils n'ont pas d'argument politique. Ils ont perdu politiquement. Malheureusement, ils veulent gagner financièrement et judiciairement. Merci.

Julien Odoul : "Malgré et contre tous, le RN gagnera !" (LCI) — Julien Odoul · Pourquijevote