Jérôme Durain : « Le narcotrafic est une menace majeure de corruption de nos institutions »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va revenir sur ces actualités avec vous. Jérôme Durin, merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes pour quelques jours encore sénateur socialiste de Soné Loiré.
Vous avez été élu président de la région Bourgogne Franchecté. On va revenir sur vos 10 ans de mandats au Sénat et on va parler de ces actualités. D'abord, on regarde ensemble les une de la presse régionale.
D'abord la une des dernières nouvelles d'Alsace Trump met les Européens face à leur responsabilité dans un discours d'une rare virulence à la tribune de l'ONU. Il a il s'en est notamment pris aux européens jugés trolaxistes vis-à-vis de la Russie. La deuxième lune, c'est celle de la dépêche du midi.
Sébastien Lecornu, face à la taxman soutenue par la gauche et une majorité de Français, elle relance le débat sur la taxation des plus grandes fortunes. Le Premier ministre a promis des ruptures. Il va devoir trancher sur le retour d'un impôt sur la fortune.
Et puis la dernière, c'est celle de Wouest-Fance. La gratuité des transports urbains gagnent du terrain. De nombreuses communes proposent des bus et tramouais en libre accès et elles ne comptent pas revenir en arrière.
De quelle avez-vous envie de nous parler ? Taxo Zuxman. celle de de la DPCH, euh il y a une immense attente de plus de justice fiscale et sociale dans le pays.
Euh moi, je suis assez inquiet parce que je pense que on est une partie de la population qui qui est en colère, qui a le sentiment d'être maltraité euh et que certains ont profité, on l'a vu pendant le la crise Covid de la période alors que d'autres se serent la ceinture. Une des autres unees concerne la gratuité des transports scolaires, des transports urbains. Donc il y a un besoin de redistribution.
C'est ce que l'inter syndical dira aujourd'hui à Sébastien Lecornu. C'est ce que le mouvement social a exprimé. On a eu bloquou.
Voilà. Donc c'est un sujet qui est central dans la période. Il est central dans la vie des Français.
Il doit être central dans le débat politique. Vous demandez le retour d'un impôt sur la fortune. Ça peut être autre chose que la taxe du cette taxation des plus riches.
La taxe dumane, elle est publicité 96 % des socialistes sympathisants, 89 % des sympathisants républicains. Tout le corps social demande plus de justice. Si on nous propose autre chose que la taxe submane, pourquoi pas ?
En tout cas, il faut que ceux qui ont profité de la période puissent contribuer à la dynamique sociale dans le pays. Vous l'avez dit, le premier ministre qui reçoit ce matin les syndicat. Est-ce que de ce qu'il sortira de cette réunion va découler la ligne du PS sur une censure ou pas ?
C'est essentiel le ce ce rendez-vous avec l'intersyndical et et la dimension sociale des propositions de Sébastien Lecornu est évidemment attendue, mais il y a pas que ça. On voit revenir par la bande, l'aide médicale d'État. Donc il y a évidemment la question du budget, des efforts qui sont demandés aux Français, de la justice euh qu'on demande euh dans ces efforts à chacun et puis par ailleurs, il y a aussi quelques mesures politiques.
Euh il faut pas que ce soit un budget plus juste avec des tas d'horreur à côté. Donc euh ça l'ensemble. Ça serait quoi d'état d'horreur ?
Qu'est-ce que vous lui demandez de renoncer quoi à la hausse des franchises médicales ? Oui, il y a des a réforme de l'assurance chômage plus dure. Il il y a la question des retraites, il y a la question de l'assurance chômage, il y a aussi quelques mesures quand même euh euh portées par euh par la droite dans le bloc de droite qui euh sont un peu climatoceptiques ou qui concernent euh l'immigration et qui ne sont pas extraordinaires. que voilà, c'est en tout et je sais bien que Sébastien Cornu doit composer avec tout le monde, mais il nous semble qu'il y a une offre centrale dans le pays qui fait de justice sociale, de respect de ceux qui sont ici en France et que on peut pas tout sacrifier pour obtenir un vote de confiance à l'Assemblée.
Mais est-ce que vous dites il faut qu'on trouve un accord ou on va vers une censure ? Ou écoutez, c'est il faut Sébastien Lecnu a choisi d'être premier ministre. C'est lui qui a le calendrier en main.
D'ailleurs, on commence un peu à s'impatienter. Euh donc, on verra ce qu'il propose. Ça tarde trop alors gouvernement, sa feuille de route, qu'est-ce qui t trop curieusement dans le pays, on on vitend, ce qui est pas bon signe, mais les responsables politiques que nous sommes savent bien qu'il faut quand même que ça arrive quoi.
Mais sur la méthode, est-ce qu'il a pas raison de s'assurer sur le fond d'un accord avant de former son gouvernement ? Si, mais c'est il est temps que ça arrive. Avant de quoi ? la semaine prochaine le début de la de la reprise vous nous avez parlé de la réforme des retraites.
Est-ce que pour vous la réforme des retraite ça doit être dans l'accord ou est-ce que c'est un sujet de 2027 ? Il y a une impatience sur ce sujet-là. Ça fait partie de des exigences de l'intersyindndical.
C'est porté par le mouvement social. Donc je pense que ça dans l'accord. Autre sujet d'actualité et c'était d'ailleurs l'une des unes, on l'a entendu dans le journal, ce sont ces propos de Donald Trump hier à la tribune de l'ONU sur la reconnaissance de la Palestine notamment par Emmanuel Macron. reconnaître la Palestine, c'est une récompense des atrocités du Hamas, a dit le président américain.
Est-ce que pour vous Emmanuel Macron, il a eu raison de le faire maintenant ? Oui, il a eu raison. Il a eu raison.
C'est c'est ses murs dans le pays, dans l'opinion publique. Alors, c'est c'est un sujet de débat, on l'a bien vu, hein, y compris avec certains de ses ministres. Euh mais je je crois qu'il faut avancer.
Il faut qu'on fasse des propositions avant que la l'opération à Gaza ne soit complètement terminée, que que qu'on en ait finalement fini avec l'hypothèse même d'une autonomie palestinienne avec une colonisation d'un côté avec ces opérations militaires qui continuent de tuer des civils. C'est notre responsabilité. C'est un acte que je salue et je pense que on sonore à avoir cette avoir formulé cette demande à la tribune de l'ONU. le président américain qui a également eu des mots très durs hein, on l'a dit à l'encontre des pays européens qui je le cite vont enfer à cause de leur politique migratoire quand Oui, ben c'est la délicatesse de Donald Trump.
Je ne miserai pas tout sur son analyse politique de la situation des pays européens. Et d'ailleurs, quand on regarde ce qui se passe un peu au sud, par exemple en Italie, on voit que finalement même une Georgia Mélenie, elle a eu besoin d'une immigration pour faire tourner le pays. Quand vous rencontrez des acteurs économiques, ils vous disent "Comment on fait alors qu'on a plus de main d'œuvre ?" Donc ce sujet-là, il mérite mieux que les sarcasmes ou les pics du président des États-Unis.
Hier soir, Emmanuel Macron donnait une interview à nos confrères de BFM TV. Il a dénoncé des discours de l'extrême gauche intolérable, je le cite, en terme d'antisémitisme. Il a raison.
Il a raison. Il y a peut-être des discours insupportables à gauche sur l'antisémitisme sans doute. Enfin le la réalité c'est que on est quand même dans une période où je trouve qu'on prend un peu la marée là.
C'est un tsunami de de contrevérité et le discours porté sur le wisme sur l'extrême gauche à toutes les sauces appelle quand même un réveil de la gauche sur un certain nombre de valeurs qui sont au cœur de la République. Ce qui est dit de la gauche de l'extrême gauche me paraît très très excessif. On l'a dit Jérôme Durin, vous allez quitter le Sénat dans quelques jours pour vous consacrer à la présidence de la région Bourgogne Franchecté.
Alors avec Steve, on a voulu revenir sur les temps forts de vos 10 ans de mandat ici au Sénat car Steve Jérôme Durin donc plus d'une décennie au Sénat. Oui. Et tout n'a pas forcément beaucoup changé en disant à l'époque où vous arrivez au Sénat en 2014, le président était déjà un certain Gérard Larch mais la gauche était au gouvernement.
François Hollande à l'Élysée, Valatignon, pour vos premières questions au gouvernement à l'automne 2014, vous vous adressez à François Repsamen, ministre du travail. Vous avez occupé plusieurs fonctions ici. Membrélégation sénatoriale aux entreprises, membre de la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale, vice-président de la prestigieuse commission des lois que vous avez intégré en 2017.
Vous avez aussi été désigné par le Sénat membre de la CNIL où vous siégé depuis avril 2024. Et Jérôme Durin, c'est un sénateur qui a souvent eu un temps d'avance. Oui, sauf peut-être dans votre soutien à Arnaud Monondbourg à la présidentielle de 2022.
Ça s'est terminé piteusement pour votre candidat. Mais enfin, Montbourg était votre montor en politique, c'est lui qui a poussé votre candidature au Sénat. Tout est donc pardonné.
Jérôme Durin, un temps d'avance. Oui, Jérôme Durin. Par exemple, pour vos premiers travaux de sénateur, le Premier ministre vous demande de bosser sur l'esport, la pratique du jeu vidéo en compétition.
À l'époque, ça passe un peu sous les radars, mais aujourd'hui, c'est une industrie qui brasse des millions d'euros et emploie des milliers de personnes. Une loi sera même adopté pour encadrer la pratique dans la foulée de vos travaux. Un temps d'avance aussi évidemment sur le narcotrafic.
Votre travail pendant plusieurs mois au côté du sénateur LR Étienne Blanc a débouché sur une proposition de loi transpartisane adoptée à l'unanimité au Sénat. Le texte a été soutenu par le ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, avant d'être définitivement adopté. Et ce travail va vous permettre de décrocher le titre de sénateur de l'année 2024 et de remporter ainsi au moins un prix l'année dernière.
Vous l'éternel supporter de l'Olympique de de Marseille, ça n'arrive pas t tous les jours. On se contente un peu de ce qu'on a. Vous avez une question sur le narcotrafic ?
Oui, le narcotrafic le c'est le moment fort de votre carrière au Sénat. C'est ça. C'est le moment que que qu'il faut retenir peut-être ?
Oui, puis mon inscription aussi à OM Senna, le le club des supporters de l'OM, puisque je vois que vous êtes sur euh quelques sarcasmes footballistiques. Euh oui, non, bien sûr, évidemment, le travail sur narcotraphique a été très très important, très intéressant. Euh il m'a marqué personnellement, mais je crois qu'il a aussi euh euh marqué la période, enfin la dernière loi structurante qui a été votée dans ce pays, c'est quand même celle sur narcotrafic et c'est un moment où ici on montre que le contrôle parlementaire est important.
C'est c'est une commission d'enquête d'abord, c'est un travail transpartisan, c'est voter à l'unanimité, c'est un travail conjoint avec l'exécutif. Donc c'est quand même un modèle de ce qu'on peut faire pour essayer d'apporter les réponses concrètes aux Français en dépassant un peu soi-même ses propres limites. C'est c'est un texte de compromis mais c'est quelque chose d'important.
Alors par ailleurs, la réalité du terrain nous indique que ce travail n'est pas fini et qu'il va falloir continuer. Vous écriviez la que la France était submergée par le narcotrafic. Il y aura encore du travail il y a encore du travail à faire.
Ça s'arrête pas. Ouais. C'est c'est ça continue dans tous nos territoires.
Donc ça c'est c'est un sujet qui reste préoccupant. Mais en terme de méthode, je pense que ça ça a été difficile. Elle a été difficile à construire cette loi.
Bah, il a fallu peser au tribuchet ce qu'on a ce qu'on a voté. Je fais un dernier déplacement la semaine prochaine sur le sujet pour essayer de vérifier jusqu'au bout ce qu'on a voté sur des aspects carcéraux. Euh mais euh on on a on a vraiment euh euh essayé de de coller à la fois à la demande du terrain et puis de coller à nos valeurs parce que c'était un sujet aussi d'équilibre personnel entre ce qu'on est capable d'accepter pour euh endiguer euh ce fléo et puis le caractère trop répressif, la défense de la liberté publique.
Donc c'était un un vrai un vrai dilemme. Et justement on va voir si cette loi a des répercussions concrètes dans nos territoires et pour ça on va aller dans le dou où on retrouve Patrick Genre. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.
Vous êtes le maire de Pontarlier. Euh d'abord, monsieur le maire, expliquez-nous. Vous êtes confronté vous au narcotrafic dans votre commune ?
Alors, je dirais que ce fléo, comme l'a dit monsieur le sénateur, monsieur le président, euh touche sur l'ensemble des collectivités et je dirais qu'on a senti un mouvement, on va dire, d'expansion, d'expansion de cette problématique. On sent que les mesures de contrôle, de surveillance, les les actions fortes qui ont été menées en zone urbaine pousse finalement les narcotrafiquants, enfin tous pousse pardon les les les dealers à à occuper de plus en plus des zones un peu plus suburbaines, des zones quasiment rurales et à Pontarlier, ville de 19000 habitants, à la frontière suisse, on a également connu et on connaît aujourd'hui une augmentation de ces de ces trafics en pied d'immeuble. Nous avons des actions en cours avec les forces de l'ordre, les forces de sécurité publique pour essayer de de reprendre la main parce que ce qui est préoccupant, c'est que ce que nous connaissions euh voilà à Paris, à Lyon-Marseille, enfin dans les grandes cités, dans les grandes banlieux et bien aujourd'hui commence à à venir gangrainer l'ensemble du territoire et donc il est absolument nécessaire de de fédérer les forces, les actions, de faire bien sûr de la présence sur le terrain, de faire de la prévention.
Ça c'est le rôle parfois des collectivités locales avec les maisons de quartier avec les travailleurs sociaux qui peuvent être sur le terrain mais aussi de faire bien entendu de la répression et là ça ressort de des pouvoirs régaliens de l'État avec des interventions des services de police en particulier police nationale mais là aussi en relation avec la lorsqu'on en a avec les polices municipales. que oui, on connaît cette ce développement et on connaît surtout et malheureusement depuis des années, on voit que l'âge je dirais moyen de consommation baisse et touche de plus en plus de des ados des préados même et donc il faut que nous soyons vigilants sur ce fléau et c'est ce que vous avez constaté hein lors de vos travaux Jérôme Durin c'est que désormais le narcotrafic il est plus qu'entonné aux grandes villes au cité il s'étend sur tout territoire y compris dans des zones rurales je vais saluer le le maire de PARlier Patrick Geor mon ancien collègue conseiller régional que j'ai plaisir à retrouver Et malheureusement ce que ce que ce que dit Patrick c'est c'est la réalité du territoire. Il y a plus de zone blanche.
Il y a plus de zone blanche. Donc on est parti de Marseille dans la commission d'enquête en se disant "Ou là, qu'est-ce qui se passe à Marseille ?" Bon, ça se passe partout dans le pays. 2021 144 villes touchées par des faits de domicide ou tentative d'homicide.
En 2024, c'est 170 ou 74. Ça n'arrête de progresser. Et on a des des phénomènes criminels de plus en plus violents, des codes criminels qui évoluent.
Et ce qui est particulièrement inquiétant, c'est euh la dissémination, euh l'avalanche du produit, enfin le le la submersion par le produit, euh la cocaïne notamment. euh des jeunes qui entrent de plus en plus tôt dans les actes criminels avec euh une espèce d'absence de conscience qui nous interroge quand même euh pas c'est pas toute la jeunesse qui est congrrainée, mais des des gamins sont capables quand même de de perpétrer des actes extrêmement graves. Et puis les menaces sur les institutions, on a parlé euh je crois qu'un un des éléments qui avait retenu l'attention au moment de la commission d'enquête, c'est la dimension corruptive. quand il y a tellement d'argent euh évidemment que les institutions sont menacées et donc euh euh on l'a vu euh soit elles sont menacées la corruption est compris des pouvoirs publics hein.
Ah ben c'est la corruption des pouvoirs publics évidemment euh par le bas euh mais c'est euh toujours, faut pas l'oublier, euh soit le la tentative d'achat hein, la pas du gain, soit les menaces et les criminels sont dans une forme d'impunité. Donc il faut qu'on continue à porter l'effort puisque la loi n'a pas encore porté tous ces effets, mais il faut que qu'on qu'on durcisse. Et justement Patrick Jean, est-ce que vous avez constaté déjà vous les effets de la loi sur votre territoire ?
Est-ce que ça a changé les choses ? Alors concrètement, je dirais que heureusement et je remercie le travail qui a été fait comme on l'a dit d'une manière transpartisane par Jérôme, par le sénateur Durin et et ses collègues. Mais je dirais que on avait pris conscience sur le terrain sur le territoire de Pontarlé comme ailleurs de cette difficulté.
On a mis en œuvre des mesures depuis quelques années en collaboration avec la police nationale. Euh on a réussi enfin la police a réussi à démantler un réseau complet il y a quelques quelques mois sur sur Pontarlier. On est très proche de la frontière suisse donc avec une réglementation un peu plus pas laxiste mais enfin différente de celle de la France.
Donc on sait que la frontière peut-être poreuse. Donc on est aussi confronté à ces mouvements, je dirais internationaux de trafic de de stupéfiant de tout type. Donc la loi, elle elle permet de renforcer les moyens, les véhicules législatifs, les véhicules réglementaires, les les moyens mis à disposition des services pour lutter au plus proche du terrain parce que c'est là que se joue en fait le combat.
Il faut que nous récoupions, il y a des images à l'écran, les les pieds d'immeuble. Euh même dans une ville comme Pontarié, on constate cette propension à à se se s'approprier des territoires et et alors ce n'est pas bien entendu, je ne veux pas noircir le tableau attention hein, mais je dis que ce que nous connaissons aujourd'hui, nous ne l'avions pas il y a il y a ce projet 30 ans de de de mandats locaux, nous ne le connaissions pas il y a 5 ou 10 ans. Donc il faut que nous soyons vigilants et il faut vraiment que là sur des sujets comme celui-ci que nous unissions nos forces, nos moyens, nos nos réflexions pour vraiment gagner ce combat pour surtout défendre la santé de nos de nos de nos populations, de nos jeunes et puis leur faire prendre conscience que c'est totalement illicite et que voilà, il faut alors après, il y a tout le travail qu'on peut faire aussi sur l'aspect consommateur parce que ce qui est à l'origine aussi du trafic, c'est qu'il y a de plus en plus potentiellement consommateur.
Donc il y a tout un travail de prévention et là ça peut se situer surtout en milieu scolaire bien entendu mais pas que dans les maisons de quartier. J'y reviens parce que c'est très important tout un travail je dirais d'acculturation de prévention de sensibilisation à ce que peut provoquer comme effet au niveau de la santé personnelle la consommation de différents drogues gillites. On va laisser Jérôme Durin vous répondre hein sur sur ce que dit monsieur le maire.
Il il manque une deuxième jambe. On a travaillé sur la jambe répressive. euh de manière transpartisane.
Euh il faut être inflexible avec les réseaux criminels. Il faut maintenant que la société française et sa représentation nationale travaille sur une loi prévention soit accompagnement. Pourquoi il y a de la consommation de drogue ?
Parce qu'il y a du produit. Donc il y a une logique d'offre, on est submergé et puis parce que la société est par certains égards malade. Et d'ailleurs là où on consomme, c'est dans des secteurs professionnels qui sont très exposés. la restauration, on voit que la cocaïne est très utilisée.
Donc il faut aussi s'occuper de ça et autrement sans doute que par la criminalisation euh parce que il y a des gens qui sont aussi malades dans l'addiction. Donc si on fait cet effort de prévention en face de la répression, on aura on aura je pense boucler à boucle. Merci Patrick Jean, merci beaucoup d'avoir été avec nous maire de Pontarlier dans le doux.
On va continuer le bilan de vos 10 ans de mandat. Steve au cœur de l'engagement de Jérôme Durin, il y a la sécurité. La sécurité oui mais pas n'importe laquelle.
Écoutez cette passe d'arme avec Marline Chapa, c'était en 2020. Nous aimons les policiers de la République. Nous aimons les policiers de la République quand ils sont au milieu de la population.
On a bien compris une chose en tout cas, c'est qu'en matière de sécurité publique euh et de liberté publique, le macronisme n'a qu'une main, c'est une main droite. Les policiers Jérôme Durin à tel point qu'en 2023, vous mettez un casque, des jambières et des gants pour suivre le 1er mai des agents de la brave, la brigade de répression de l'action violente. Brigade accusée d'avoir la main un peu lourde contre les manifestants.
Écoutez, ils sont prennent à des commerces et ça a tapé fort. C'est donc qui utilisation de gaz donc tout le monde est un peu Vous avez pris du gaz lacrymogène un peu là. Ouais ouais ouais m' donner un décontaminant juste pour les yeux.
Extrait d'un doc signé Fabien Reer. Après cette expérience vous vous êtes dit choqué choqué par la violence des manifestants à l'écart des policiers. Vous considérez Jérôme Durin de manière générale que la sécurité est une valeur de gauche sur ce sujet.
Vous avez un temps d'avance ou un temps de retard par rapport à une certaine gauche qui considère par exemple que la police tue ? Un temps d'avance, un temps d'avance, le la sécurité c'est une valeur de gauche, je le redis. Euh je pense que ce sont souvent les plus faibles euh qui sont victimes des trafics.
Quand Patrick Genre, le maire de Pontlier, nous dit "C'est dans les pieds d'immeuble, les pieds d'immeuble, c'est plutôt de l'habitat social et c'est là que se passe les trafics, les règlements de et la gauche, elle a mis du temps à parler du sujet de sécurité." G Oui, parce qu'il faut pas être dans le matamorisme, il faut pas donner de sentiment que on va faire comme la droite. Il faut avoir une une vision équilibrée, mais il faut assumer une dimension. répressive.
Moi, je j'ai poussé mon groupe ici au Sénat à voter de la loi d'orientation de programmation du ministère de l'intérieur présenté par Gérald Darmanin parce que la sécurité c'est un service public. La gauche, elle est pour le service public, elle est pour les enseignants, les personnels de santé et les policiers, les gendarmes. On a besoin de sécurité au cœur du pays.
C'est ce qui fait vivre la République. Donc moi, je suis intransisant sur ces questionsl par aveuglement, pas par imitation de la droite, mais je pense qu'on a une ligne particulière. On a quelque chose à faire entendre sur une vision de gauche de la sécurité et d'ailleurs, c'est ce que j'essaie de faire euh dans au sein du Parti socialiste où je suis secrétaire national la sécurité.
On va aller voir l'actualité dans votre région grâce à nos partenaires. On va aller retrouver Colin Côte. Bonjour Colin.
Merci beaucoup d'être avec nous. euh journaliste à Radio Scoop et vous vouliez interroger Géme Durin sur un sujet qui inquiète, c'est la prolifération des loups. Et oui, ma question porte sur ce sujet sensible, de plus en plus sensible dans le département de la Sonéloire, celui de la prédation, vous le disiez Orian, la première attaque sur un troupeau dans le département date de 2019.
Depuis chaque année, entre 50 et 150 attaques attribuées au loup sont enregistrées he selon les chiffres de la préfecture avec comme souvent un débat parfois vif entre pro et antilou. À la mi-a Ligue de protection des oiseaux de Bourgogne s'est fondue d'un communiqué dénonçant des tirs trop nombreux contre l'animal avec quatre loups tués en sonelloire depuis l'année 2020. Autre actualité aussi cet été, le rejet par le tribunal administratif du recours déposé par quatre collectifs de défense du loup.
Il réclamait la suspension d'un arrêté pris par le préfet qui autorisait un tir de défense contre le loup près du Creuseau. Dans ce dossier, justement hier, l'État a annoncé qu'il allait permettre dès l'année prochaine aux éleveurs de tuer des loups sans autorisation préalable mais toujours uniquement en cas d'attaque de troupeau. Alors monsieur Durin, est-ce que c'est une bonne mesure selon vous ?
Euh je ne sais pas, je n'en ai pas les contours précis. En tout cas, ce que je sais, c'est que dans notre département de Sonir, la cohabitation est très difficile. Le loup, c'est une espèce protégée par la convention de Berne 79.
C'est bien ainsi. En revanche, quand vous allez chez un éleveur qui a eu une attaque, que vous voyez des bêtes tuées, d'autres agonisantes, que une famille est complètement déstabilisée, ébranlée par les attaques de loup. on ne peut pas ne pas réagir.
Donc faut protéger le loup, c'est une obligation. Il faut prévoir des mesures de protection et le cas échéant faire des des prélèvements. Alors est-ce que on peut soi-même quand on est éleveur tirer le loup ?
Bon, faut pas que ça devienne le Far West. Je suis pas certain d'ailleurs que les défenseurs de l'environnement comme les responsables agricoles soient favorable à ça. Moi, j'irais bien voir avec les Louffiers comment ça se passe parce qu'on sait que c'est très compliqué.
C'est un animal qui est particulièrement intelligent que c'est pas si facile que ça de tuer le loup. Donc si c'est pas facile pour des professionnels que sont les Loufiers, euh je suis pas certain que ça soit davantage euh pour des éleveurs. En tout cas euh le prélèvement pour moi n'est pas un gros mot et quand la cohabitation n'est pas possible, c'est normal quand tu les loues.
Merci Colin Côte, merci d'avoir été avec nous journaliste à Radio Scroup et justement on va parler de votre région Bourgogne Franche Compté Jérôme Durin. Donc vous avez désormais la présidence, votre premier déplacement de président de région était consacré à l'agriculture. D'abord pourquoi ce choix ?
B parce que la région B Franche c'est une grande région industrielle et agricole. C'est Peugeot, c'est le Charolet, c'est le Compté, c'est la viticulture. Et donc dans un territoire rural où les agriculteur façonne les paysages, aller les rencontrer pour un premier déplacement, c'est une c'est un hommage qui est fait à leur travail et puis une reconnaissance aussi des difficultés qui sont qui sont parce que c'est difficile d'être agriculteur aujourd'hui.
Il y a quand même une pression sociale qui est violente quand on produit de la viande avec un essort de certaines consommations ou de certaines non consommation, on passe pour quelqu'un de pas fréquentable. Quand on produit du vin, on se dit "Ah bah est-ce que le vin c'est bon pour la santé ?" Voilà.
Donc c'est vraiment des productions d'excellence et qui rencontrent des difficultés économiques. On a eu en plus nous une difficultés quand même avec des fonds féadir qui étaient qui qui nous ont laissé vraiment en difficulté sur la capacité qu'on a eu à à distribuer cet argent européen. Donc je voulais s tout ça et montrer qu'une nouvelle ère se s'ouvrait avec les agriculteurs.
Et on est en pleine colère agricole. Il y a une grande mobilisation qui est prévue vendredi. Il y en a une autre qui est d'ors et déjà annoncée le 14 octobre notamment pour protester contre le Mercosour.
Est-ce que sur ce sujet la France a perdu la bataille ? Euh bah il semble qu'on qu'on ait perdu la bataille et ça paraît invraisemblable. Enfin la question de ce qu'on mange, de la façon dont sont produits nos aliments, elle est au cœur du débat.
On l'a vu avec la loi du plomb. Et dire aux agriculteurs ici, vous pouvez pas produire n'importe comment. Certaines substances sont interdites, mais permettre que des productions utilisant les mêmes substances viennent dans notre pays grâce à des accords internationaux, c'est insupportable et et et pour les agriculteurs, c'est une concurrence complètement déloyale.
Donc moi, je comprends parfaitement leur leur colère sur Et comment on y répond à cette colère agricole ? bah sur un peu de fermeté dans les débats internationaux et sur aussi une forme de réindustrialisation de côté parce que c'est parce qu'on est un acteur économique fort qu'on peut faire valoir de droit. Donc plus on est solide sur notre économie, sur notre industrie, plus on peut peser dans les échanges internationaux et dans les dans les négociations.
On voit que ce qui a été fait par madame Vanerleyen en début d'été est quand même compliqué. avec les droits de douan américains, nos véticulteurs, nos exportateurs de de vin et spiritueux vont souffrir particulièrement. Donc il faut les défendre et je comprends qu'ils soient en colère.
Mais ça fait plus d'un an que cette colère agricole, elle s'exprime quasiment deux qu'elle s'exprime de manière aussi virulente. Est-ce que le gouvernement qui a fait des propositions hein qui a qui a pris certaines mesures a du mal à l'endiguer ? Mais forcément parce que c'est une c'est très profond.
C'est très profond cette crise agricole. Elle rebondit chaque fois. Je vous ai parlé des fonds européens.
Il y a une inquiétude sur la PAC et sur la possibilité que ce ne soi plus les régions qui gèrent les fonds européens la PAC mais l'État. Donc c'est c'est une inquiétude de plus. Il y a la question de d'accueil par la société de la façon dont on produit les les aliments.
Il y a des questions internationales et et c'est un modèle qui qui cherche un nouvel équilibre. C'est des métiers qui sont souvent pas rémunérateur, où on travaille beaucoup, où on est toujours certain que le changement climatique qui produit des effets très concrets. La dernière récolte de céréales a été très mauvaise chez nous.
Moi, j'ai des viticulteurs qui me disent on a on va avoir un super vin, mais le problème, c'est qu'il y en a pas assez parce qu'on a pas assez de de raisins. Voilà. Donc forcément, on est au bout d'un système.
Donc ça c'est un travail de fond. Et problème après problème, accord après accord, crise après crise, les agriculteurs manifestent une inquiétude que que qui est légitime. Vous avez donc pris la tête de la région Bourgogne Franche Compté.
Vous avez pour cela quitté le Sénat. Pourquoi ce choix ? C'est c'est un choix qui a pas été facile.
Déjà, c'est un choix qui a pas été facile parce que le travail sénatorial m'a passionné. On a parlé de la narcotrafic. que euh je j'avais trouvé ma place au sein du groupe socialiste.
Euh c'est c'est un climat de travail qui est intéressant. C'est là on est quand même un peu à distance des des batailles politiciennes les plus les plus brutales et il y a quand même cette culture du compromis. Donc voilà, mais malgré tout un grand exécutif régional travailler concrètement pour son territoire c'est c'est passionnant.
Enfin c'est c'est difficile de résister. Et puis moi, j'ai été élevé par une mèreveuve avec un un grand-père qui était maire de sa commune. Je le voyais faire.
Enfin, je crois qu'il faut mettre les mains dans le moteur et quand on est président de région, on a des leviers pour se sentir utile au quotidien avec alors c'est pas le même niveau de quand on est parlementaire, on est un sur 1000. Bon, finalement, on peut passer entre les gouttes quand on est président de région, on est exposé. Mais au moins, on fait quoi et moi j'ai envie de faire.
Au moment de faire le choix, vous dites "Il a été difficile. Est-ce que vous avez regretté la loi sur le non cumul des mandats ?" Non, absolument pas.
Non, il faut il faut faire bien ce qu'on fait. On peut pas se disperser là. Je j'ai des journées comme président de région qui sont bien pleines.
On peut pas tout faire. Il faut se consacrer pleinement à ce qu'on fait. Euh faute de quoi on contribue aussi au discrédit euh de la fonction politique.
On peut pas être le matin à Paris, le soir euh à Dijon. Euh non, ça marche pas. Sébastien Lecnou, il s'est adressé aux élus.
Alors, il s'est adressé au maire. Il promet une grande loi de décentralisation. Il demande aux élus locaux de faire des propositions d'ici la fin octobre.
Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire sur ce sujet ? que la question des compétences elle est elle est centrale. Euh mais c'est peut-être moins une un défi entre collectivité, département, région, bloc local contre ce que l'État euh veut et peut faire et ce qui est confié aux collectivités locales et et le le sujet central c'est quand même les finances locales et on peut bien nous demander tout ce qu'on veut.
Si on n pas d'argent pour faire tourner la machine, ça ne fonctionnera pas. Il y a une étude qui a été faite par la banque postalière qui montre que l'investissement des régions déraill parce que économie après économie euh et ben on tape dans nos dépenses et la dépense publique c'est de l'activité locale, c'est des projets qui ne se font pas, euh c'est des entreprises qui n'ont pas de carnet commande rempli. Donc on a vraiment besoin de de recettes qui soient plus stable. dans une région comme la nôtre, on a moins de 10 % d'autonomie fiscale.
Donc tout le reste, c'est des dotations sur lesquelles l'État peut jouer. Donc on a un vrai sujet de de de finances locales et de pérennité, de stabilité, de visibilité sur nos ressources. Faute de quoi ?
On peut bien nous dire faites plus, faites moins, on n'y arrivera pas. On vous sent, excusez-moi, un peu ému depuis tout à l'heure au moment de ma chronique, mais pas seulement. Euh vous avez vous avez Oui, c'est peut-être l'OM, mais vous avez des regrets euh sur ces 10 dernières années.
Vous avez tout bien fait. Il y a des choses que vous auriez aimé mieux faire, des choses que vous aimeriez faire et que vous avez pas pu faire. Mes convictions politiques, elles sont assis sur quelques quelques éléments.
Je pense que les les grands défis de notre période, c'est le changement climatique et et l'adaptation. C'est les inégalités et c'est les déplacements de population. Il y a aussi le vieillissement, l'intelligence artificielle.
Mais sur ces trois sujets, j'ai essayé d'apporter ma pierre. Je pense que en travaillant sur la sécurité, je suis sur le pacte républicain, je suis sur les valeurs de la République et je suis très aligné. J'avais déposé une proposition de loi sur que j'avais appelé Ravlet, c'est celle de c'est ce boulanger byzantin euh qui avait fait une guerre de la fin pour défendre son apprenti.
Comment dans la société française aujourd'hui on peut accepter parce que j'ai vu qu'il y avait un autre cas d'ailleurs dans un autre une autre région, on peut accepter que des gamins qui sont venus chez nous, que notre société a formé, qui ont trouvé du boulot, qui donnent satisfaction soit renvoyé chez eux parce que c'est encore chez eux. Voilà. Donc ça c'est un regret parce que je pense que on est là dans un débat qui est complètement démagogique, complètement populiste et qu'on gagnerait quand même à être un petit peu plus intelligent dans une forme d'intégration.
Et donc le le racisme ambiant, ce thème de l'immigration qui est au cœur du débat public de manière très biaisée, très parfois sale me me choque et là c'est un regret. Ouais. Quel est votre sentiment quittant le Sénat ?
Euh une petite pointe de nostalgie mais je suis très heureux quand j'arrive en Bourgogonne Franchant parce que il y a tellement à faire que j'ai envie de mettre toute mon énergie au bénéfice de cette grande région. Merci Jérôme Durin. Merci.
On vous retrouvera plus dans dans cette première demi-heure mais on vous retrouvera évidemment dans cette émission en tant que président de la région Bourgogne Franche Compté. Merci beaucoup d'être venu nous voir pour vos derniers jours au Sén. [Musique]
Jérôme Durain