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Chroniquefranceinfo (sur YouTube)· 22 septembre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesDéfenseEurope & international

"La Chine veut que le problème des hydrocarbures soit résolu mais elle ne risquera pas ses hommes"

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Chiffre
    « il y a quand même deux points importants. C'est un de rouvrir le D3 d'Ormous. On rappelle que 20 % du commerce mondial d'hydrocarbure passé quand même par cet endroit-là. »
  • 4:17Chiffre
    « il y aura probablement entre 130 et 150 chefs d'État. »
  • 5:00Chiffre
    « la Chine est le premier importateur de d'hydrocarbure iranien. »
  • 7:06Fait
    « On avait déjà essayé au mois de décembre dernier de faire passer une résolution. avait bloqué à cause du désaccord avec la Chine et la Russie. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Christophe Gascar. D'abord sur euh la forme, c'est intéressant de noter qu'Emmanuel Macron est allé euh euh très précisément sur ces points et notamment le conflit euh euh au proche et au Moyen-Orient avec Donald Trump. En fait, Donald Trump comme Emmanuel Macron ont intérêt à faire baisser les prix du carburant. Oui, parce que les deux pays ont un objectif commun, c'est de faire baisser la pression et de faire baisser également les prix du pétrole dont on sait et on rappelle que des mesures vont encore être apportées cet après-midi à 17h et ce sera à suivre sur France info. Donc bien évidemment, il y a les élections misandat aussi hein en l'occurrence pour Donald Trump et puis il y a aussi bien cette on le voit bien cette grogne de de des Français qui voient leur plein d'essence qui

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augmente. Dans ce qu'il dit, il y a quand même deux points importants. C'est un de rouvrir le D3 d'Ormous. On rappelle que 20 % du commerce mondial d'hydrocarbure passé quand même par cet endroit-là. Donc l'objectif c'est de faire passer davantage de tank, de porte-conteneur, même si il n'y a pas de règlement du conflit. En fait, c'est ça, c'est de décorrél, de bien dire que même si effectivement ça va pas se régler en 48 he ni même en 2 semaines ce conflit entre les États-Unis, Israël en l'occurrence et l'Iran, et bien il va falloir quand même trouver un moyen de de rouvrir ce point de passage. Et puis le deuxième la deuxième information qui est donnée dans ce que disait le le président, c'est de protéger les voies alternatives permettant au pétrole saoudien de sortir

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sans passer justement par les détroit d'Ormous. Alors justement pour être très précis, pour avoir la carte en tête aussi avant de vous donner la parole messieurs sur ces questions, on va se tourner vers Loï Gazard. Loï, vous avez regardé les cartes et vous allez nous expliquer justement comment Emmanuel Macron propose d'intervenir, de sécuriser les routes du pétrole. Effectivement, cette situation était déjà compliquée depuis le début de l'année dans cette zone et elle s'est encore compliquée il y a quelques semaines avec la reprise du conflit des outils qui ont bloqué le D3 de Babel Nandem. se D3 et cette île de périm notamment avec 7 % du commerce mondial de pétrole qui passe par là. Le nombre de barils qui peut passer a évolué. Il

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est passé de 4,4 millions avant la reprise de la de la guerre à 3,4 ces derniers jours. Ce ralentissement du trafic, il s'ajoute, vous l'avez dit, à un autre une autre guerre, celle en Iran et le D3 d'Ormous, toujours bloqué avec ces navires qui ne peuvent toujours passer ou en tout cas qui passent beaucoup moins. Ils étaient ils sont 14 en ce moment à passer chaque jour contre 140 avant le début de cette crise. Enfin, depuis le début du mois, il y a également cette oléoduc qui est bloquée, qui permettait de contourner le D3 de Babel Mandem mais qui a donc été attaqué également par les outils. C'est entre

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autres cette infrastructure qu'Emmanuel Macron propose à Donald Trump de sécuriser. Pour se faire et bien on a plusieurs bases françaises dans la région à Djibouti notamment avec 1500 hommes sur place au Liban avec 700 soldats mobilisés mais également l'opération Chamale en Syrie, en Irak et hors Jordanie qui se poursuit et enfin évidemment une base française aux Émirats arabes unis avec 900 soldats. Merci beaucoup Loï. Jean-Maurice Riper, ça veut dire quand on parle de sécurisation, quand Emmanuel Macron, on parle de sécurisation d'infrastructure énergétique saoudienne. Ça veut dire qu'on peut faire intervenir nous potentiellement des militaires français pour sécuriser ces infrastructures. C'est c'est ça qu'on cherche. Ça veut dire que si j'ai bien compris ce qu'a

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dit le président, j'étais pas à l'entretien mais nous allons mieux entre les nous allons essayer d'obtenir du conseil de sécurité une résolution qui va autoriser un certain nombre de choses euh pour parvenir au au rétablissement et à la sécurisation du D3 d'Ormouse. Pour ce qui est de Babel Mandeb, ça va être un peu plus compliqué parce que personne ne sait très bien à qui les outils obéissent, sauf à l'Iran bien sûr, mais surtout ça n'est pas un gouvernement internationalement reconnu, il faut le rappeler. C'est un groupe considéré comme terroriste. Pardon un point parce que c'est quand même la raison pour laquelle vous m'aviez invité. Et je voudrais faire remarquer à ce aux esprits critiques que les Nations- Unies servent toujours à quelque chose parce que c'est

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quand même tout à fait extraordinaire de voir que tout le monde trouve normal que le président Trump, le président Macron, le président Zelinski, le président iranien vont se rencontrer et que à part le président Poutine dont je rappelle qu'il fait l'objet d'une d'une poursuite devant la Cour pénale internationale, il y aura probablement entre 130 et 150 chefs d'État. C'est déjà une première réponse. Deuxème réponse qui me paraît important, c'est que la France et et nous savons très bien que les Européens sont avec nous sur ce sujet et plus largement les coalitions considèrent que c'est à New York donc dans un cadre multilatéral qu'il faut essayer de régler les crises que ce soit celle de l'Ukraine ou celle du D3 justement du sur la résolution que vous évoquez là. Est-ce que vous pensez

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qu'elle peut cette résolution euh être votée, qu'elle peut passer avec la majorité ? Parce qu'on sait quand même qu'à l'ONU, bah voilà, il y a tout le monde est représenté. Donc c'est compliqué. Le un des alliés principaux euh de l'Iran, c'est la Chine. Mais la Chine est aussi le pays qui souffre le plus sous votre contrôle de l'embargo américain de et des menaces iraniennes sur le D3 puisque je crois que la Chine est le premier importateur de d'hydrocarbure iranien. Donc la Chine aimerait bien que le problème soit résolu comme la Chine est connue pour ne jamais risquer ses propres hommes, sauf sauf en parole, il est probable que ça les arrange que les Nations- Unies se saisent de la chose. Je pense que là l'inconnu pour moi, mais je parle d'un peu loin, c'est l'attitude des Russes au

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conseil de sécurité. Normalement, si le président Trump et le président Macron se sont mis d'accord, on aura pas de véto américain. Je ne pense pas qu'on aurait un vétois. Ça dépend ce qu'il y aura dans la résolution. Évidemment, il s'agit pas très précisément le texte. qui va décider de déployer une force de maintien de la paix. Un petit commentaire sur la dit tout à l'heure. Nous n'avons pas au Liban les Français qui sont au Liban, ça n'est pas une base française hein, c'est une force des Nations Unies pour jusqu'à la fin de l'année observer ce qui se passe au Liban et et même chose pour les opérations multinationales en Syrie et en Irak. Alors Maxime Lefèf, j'aimerais aussi vous entendre sur cette question de la résolution qu'a proposé Emmanuel Macron

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à Donald Trump pour la présenter donc à l'ONU. Je rappelle qu'il y a cette assemblée générale de l'ONU donc qui va s'ouvrir et lors de laquelle Emmanuel Macron et Donald Trump notamment vont s'exprimer. Cette résolution, elle peut apporter une réponse ou au moins un début de réponse au conflit au proche- Orient, au Moyen-Orient et sur la question des hydrocarbures ? Du coup, bah si si une résolution passée, je pense que ce sera une percée tout à fait décisive. On avait déjà essayé au mois de décembre dernier de faire passer une résolution. avait bloqué à cause du désaccord avec la Chine et la Russie. Si une résolution rétablit le principe, voyez, de la de la libre circulation dans le D3 d'Ormous, s'il y a un consensus entre toutes les

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grandes puissances, hein, que ce soit les occidentaux, mais aussi les Chinois et et les Russes, de dire que le le trafic doit passer librement, ce serait une percée décisive. Mais on voit toute la difficulté parce que euh l'Iran a ses conditions. Euh il considère que maintenant ils ont un droit de taxer le passage. Euh ils font monter la pression. Euh Trump est un peu en difficulté sur ce conflit. C'est quand même lui qui a choisi des solutions unilatérales en en en en lançant ses bombardements. Donc le le retour au multilatéralisme, le retour à une résolution de conseil de sécurité n'est pas n'est pas du tout évident. Mais si ça se fait, bah évidemment, ce sera très bon pour euh euh le le lip passage dans

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le dans le D3. Je pense que ça veut dire aussi que quelque part à travers les liens que la Chine peut avoir avec l'Iran, que la Russie peut avoir avec l'Iran, on serait d'accord sur une solution commune. Voilà. Mais je pense que les difficultés sont immenses, hein, et que les raisons pour lesquelles ça avait bloqué au mois de décembre dernier vont peut-être à nouveau se répéter.