Conférence de Nicolas Bay sur les élections législatives de juin 2017 I Front National
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« les résultats de l'élection présidentielle ont conduit de façon assez spectaculaire à une décomposition et une recomposition politique. »
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« Ce clivage qui oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen, les mondialistes d'un côté, les patriotes de l'autre. »
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« c'est la synthèse du pire de la droite et du pire de la gauche. »
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« Emmanuel Macron, il fait la synthèse des jupéistes et des rocardiens, ce qui nous renvoie quand même 30 bonnes années en arrière. »
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« la droite, aujourd'hui, s'est ralliée d'abord inconditionnellement à Emmanuel Macron dès le 23 avril à 20h05. »
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« et évidemment, ça ne les place pas en situation de constituer une véritable opposition, ni même la moindre alternative. »
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« encore plus loin dans l'affaiblissement de la solidarité nationale »
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« encore plus loin dans la complaisance avec l'islamisme »
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« encore plus loin dans la disparition de toute forme de protection, de la dérégulation totale »
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« et dans la soumission à Bruxelles »
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« Nous allons être présents dans 577 circonscriptions »
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« Nous respecterons strictement la parité hommes-femmes »
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« nous avons près de 70% de nos candidats qui détiennent au moins un mandat électif »
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« L'âge moyen est de 45,7 années »
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« plus d'un tiers de nos candidats, 33,5 exactement, sont des artisans, des commerçants, des chefs d'entreprise, des professions libérales ou des agriculteurs. »
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« Marine Le Pen a obtenu la majorité absolue dans 45 circonscriptions »
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« dans 67 autres, elle a obtenu entre 45 et 50% des voix. »
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Mesdames et Messieurs de votre présence cet après-midi pour un point presse consacré à l'organisation, vous le savez, des élections législatives, la présentation de notre dispositif. J'en profite d'abord pour excuser Steve Réoua qui a été retenu par ses obligations municipales et qui devait tenir cette conférence de presse avec moi. Vous le savez, les résultats de l'élection présidentielle ont conduit de façon assez spectaculaire à une décomposition et une recomposition politique.
Au soir du premier tour de la présidentielle, le candidat officiel des Républicains et le candidat officiel du Parti Socialiste ont été éliminés et de façon absolument limpide s'est installé un nouveau clivage politique. Ce clivage qui oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen, les mondialistes d'un côté, les patriotes de l'autre. Et bien sûr, ce nouveau clivage politique, cette nouvelle disposition de l'échiquier politique, eh bien, aux législatives, trouve parfaitement son application.
Et d'ailleurs, la nomination, il y a quelques instants seulement, d'Edouard Philippe au poste de Premier ministre est la démonstration que le gouvernement d'Emmanuel Macron et la majorité qu'il entend constituer, c'est la synthèse du pire de la droite et du pire de la gauche. Quand je dis ça, je ne porte pas de jugement de valeur sur les individus, mais sur le fait que, finalement, il rassemble aussi bien à gauche qu'à droite ceux qui sont les plus déconnectés des préoccupations des Français, les plus déconnectés des aspirations profondes du peuple français.
Sous des allures, finalement, de prétendus renouveaux, Emmanuel Macron, il fait la synthèse des jupéistes et des rocardiens, ce qui nous renvoie quand même 30 bonnes années en arrière. Face à ce système, nous avons une mission que les Français nous ont confiée, d'abord en plaçant Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, puis avec 11 millions de suffrages, près de 11 millions de suffrages qui se sont portés sur sa candidature au second tour, eh bien, nous avons comme mission, dès maintenant qu'Emmanuel Macron est élu, eh bien, de constituer la future opposition à la politique qu'il mènera, une opposition solide, résolue, déterminée.
La seule opposition, la seule véritable opposition, puisque la droite, aujourd'hui, s'est ralliée d'abord inconditionnellement à Emmanuel Macron dès le 23 avril à 20h05. Des personnalités aussi importantes que Jean-Pierre Raffarin ont affirmées vouloir aider Emmanuel Macron à réussir, je cite, et évidemment, ça ne les place pas en situation de constituer une véritable opposition, ni même la moindre alternative. Et la nomination d'Edouard Philippe à Matignon en est la nouvelle démonstration. Il était, je suis élu de la même région, il était un des principaux cadres, principaux dirigeants des Républicains en Normandie. Il était un des bras droits d'Alain Juppé.
Il était, d'ailleurs, sans doute, prédisposé à en devenir le Premier ministre si Alain Juppé avait été le candidat de la droite et s'il avait gagné ensuite l'élection présidentielle. Ça apporte la démonstration du fait que, finalement, les dirigeants de la droite sont, eux aussi, en déconnexion très profonde avec les aspirations de leur socle électoral et que, finalement, ça va faire d'autant plus d'électeurs orphelins de voir les dirigeants de la droite non pas constituer une opposition, comme ils tentent de le faire croire, non pas constituer, imposer plutôt à Emmanuel Macron une quelconque cohabitation qui paraît très illusoire, mais, en réalité, accompagner la politique qu'il mènera.
Or, la politique qu'il mènera, nous le savons, c'est une politique qui va consister, qui va être très brutale pour les Français, qui va consister à aller encore plus loin dans la logique de l'immigration massive, encore plus loin dans l'affaiblissement de la solidarité nationale, encore plus loin dans la complaisance avec l'islamisme, encore plus loin dans la disparition de toute forme de protection, de la dérégulation totale et dans la soumission à Bruxelles, et nous en avons déjà eu un certain nombre de démonstrations.
Face à cette nouvelle situation politique, résultant des résultats de la présidentielle, eh bien, Marine Le Pen est le chef naturel de cette opposition, elle sera le chef de file de cette bataille des élections législatives, et pour anticiper peut-être une question que vous auriez voulu me poser, elle fera connaître en fin de semaine sa décision concernant une éventuelle candidature, mais indépendamment même de sa candidature ou non, elle est évidemment le chef de file de la bataille des élections législatives du Front National.
Nous allons être présents dans 577 circonscriptions, il y aura des candidats présentés par notre mouvement dans la totalité des circonscriptions, à la fois de métropole, d'outre-mer et des circonscriptions des Français de l'étranger. Nous respecterons strictement la parité hommes-femmes, nous avons près de 70% de nos candidats qui détiennent au moins un mandat électif, c'est la démonstration aussi d'une mutation profonde de notre mouvement, du fait qu'il a aujourd'hui une capacité à présenter des candidates et des candidats qui ont une expérience d'élus local, municipal, régional et qui évidemment sont en capacité de main d'exercer avec efficacité, avec compétence, un mandat parlementaire.
Je vous donne quelques chiffres qui peuvent montrer, souligner le profil de nos candidats. L'âge moyen est de 45,7 années, nous avons près de 16% de candidats, 15,7 qui ont moins de 30 ans, plus d'un tiers de nos candidats, 33,5 exactement, sont des artisans, des commerçants, des chefs d'entreprise, des professions libérales ou des agriculteurs. 12% d'entre eux sont des cadres du secteur privé et 21% d'entre eux sont des employés ou des ouvriers. Il y a à la fois une diversité générationnelle, une diversité socio-professionnelle qui, je crois, montre plus que jamais que notre mouvement a cette capacité à représenter nos compatriotes et la diversité de notre pays.
Voilà, je tiendrai, pour ceux qui le souhaitent, à votre disposition, un certain nombre d'éléments statistiques, même plus précis encore, sur les différentes catégories d'âge ou de socio-professionnels. Nous nous engageons dans cette bataille des législatives en sachant qu'il y a des vraies perspectives, des vraies perspectives de victoire, c'est-à-dire pour gagner de nombreuses circonscriptions et constituer cette force d'opposition à l'Assemblée nationale. Je rappelle que sur la base des résultats du deuxième tour de la présidentielle, Marine Le Pen a obtenu la majorité absolue dans 45 circonscriptions et que dans 67 autres, elle a obtenu entre 45 et 50% des voix.
Je souligne ce deuxième chiffre autant que le premier parce qu'il est évident que les configurations de second tour aux législatives dans certaines circonscriptions peuvent être plus favorables que la configuration du second tour de la présidentielle. Et donc nous avons aussi des perspectives de succès dans beaucoup plus que les seules 45 circonscriptions où nous sommes arrivés en tête le 7 mai. Voilà, donc nous abordons évidemment cette échéance avec beaucoup d'optimisme et de détermination. Les dépôts de candidatures, vous le savez, ont commencé aujourd'hui dans les préfectures. Ils ont même eu lieu la semaine dernière s'agissant des circonscriptions des Français de l'étranger.
Ils se poursuivront tout au long de cette semaine. Il vous a été remis ou il vous sera remis à l'issue de cette réunion la liste complète de nos candidats, presque complète, puisqu'il y en a 556 sur la liste qui vous est communiquée. Les 21 candidats restants seront annoncés dans le courant de la semaine pour un certain nombre d'entre eux. Ils souhaitent pouvoir annoncer eux-mêmes leur candidature. Et c'est la raison pour laquelle ils ne figurent pas dans cette liste. Mais nous aurons évidemment des candidats partout. Nos équipes derrière nos candidats sont en campagne sur l'ensemble du territoire national.
Nous enchaînons donc après la présidentielle avec ces élections législatives pour une campagne qui sera courte, qui va durer un mois et qui en sera d'autant plus intense. Et pour accompagner nos équipes, pour accompagner nos candidats sur le terrain, pour porter la voix de notre campagne, nous avons décidé de désigner trois porte-parole de campagne. Il s'agit de deux d'entre eux de candidats, qui sont les mêmes candidats. Ce sont des figures qui sont représentatives, je pense, du mouvement, de sa diversité.
Il s'agit de Jérôme Rivière, qui est un ancien député UMP et qui est aujourd'hui porte nos couleurs dans une circonscription du Var, qui était membre du conseil stratégique de la campagne présidentielle. Il s'agit de Sébastien Chenu, lui-même candidat dans le Nord, conseiller régional, et qui lui aussi a eu par le passé un engagement au sein de l'UMP. Et de Julien Sanchez, qui, vous le savez, est maire de Bocquer, lui aussi également, comme les deux précédents, était membre du conseil stratégique de Marine Le Pen pour la campagne présidentielle.