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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 2 juin 2020 50 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSantéJustice

Bourdin Direct du 2 juin - 6h/7h

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 8 %Attaque 16 %Défensif 56 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:41OuverteRéponse directe

    On a la sensation que Donald Trump n'a pas franchement l'intention de jouer l'apaisement, bien au contraire.

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Que faites-vous ? Ce que vous faites, c'est inutile.

  • 8:32OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il va y avoir accord avec Anne Hidalgo ou pas ?

  • 9:51OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce que les entreprises veulent baisser les salaires pour faire des économies ?

  • 12:19OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous vouliez dire à propos des baisses de salaire ?

  • 37:48OuverteRéponse directe

    Réouverture des écoles : votre fille est en CE2, ce n'est pas une classe prioritaire.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01PrésentateurFait
    « Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. »
  • 2:53PrésentateurFait
    « Le chef de la Maison Blanche a annoncé vouloir déployer des milliers de soldats pour rétablir l'ordre. »
  • 2:58PrésentateurFait
    « Il est mort par homicide après avoir fait un arrêt cardiaque à cause de la pression exercée sur son cou. »
  • 6:18InvitéChiffre
    « La compagnie irlandaise à Bakou a proposé de baisser de 20% les salaires des pilotes et copilotes et de 10% celui des hôtesses et stewards. »
  • 6:38InvitéChiffre
    « Notre compagnie est une des compagnies les mieux placées pour la reprise et pour le futur. L'année dernière, il y avait un milliard d'euros de revenus. Nous avons apparemment 4 milliards d'euros de réserve. »
  • 6:53InvitéFait
    « Si les syndicats acceptent, les employés auront deux options, explique Christelle Daub, avocat en droit social. »
  • 7:22InvitéFait
    « S'il l'accepte, ce qui a été décidé au niveau de cet accord, se substituera de plein droit aux clauses de son contrat de travail. »
  • 7:26InvitéFait
    « En revanche, son refus constituera un motif légitime de licenciement. »
  • 19:16PrésentateurChiffre
    « Il y a des mairies qui refusent de s'exécuter. À la grande colère de nombreux parents, 10% des écoles devraient rester fermées, selon le ministère. »
  • 20:10InvitéFait
    « Ma responsabilité pénale de mes adjoints, celle de mes collaborateurs peut être engagée, comme ceux de tous les élus de France, qu'on appelle la justice et que la justice se mouille. »
  • 20:57InvitéFait
    « Si on ne change pas les contraintes sanitaires, on est bien obligé d'accueillir les élèves exactement dans les mêmes conditions. »
  • 41:20PrésentateurChiffre
    « Ça concerne un Français sur quatre quand même, ses allergies aux pollens. »
  • 43:12InvitéChiffre
    « En tout, entre l'intérieur et l'extérieur, j'ai perdu 60 places assises quand même. »
  • 44:44InvitéFait
    « Hors de question pour moi de baisser mon salaire. »
  • 44:52InvitéFait
    « Je serais prêt à perdre un peu de salaire, à condition que le patron baisse aussi le sien. »
  • 45:09InvitéFait
    « Une baisse de salaire, oui. Mais si l'entreprise va réellement mal, du moment où c'est mesuré. »
  • 45:26InvitéFait
    « À choisir, il vaut mieux démarrer par le haut de la pyramide. »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Présentateur 211 %
  • Invité8 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

5,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, mardi 2 juin, l'info sur RMC. Il est 6h ou presque 6h, Céline Kalman est là pour les dernières informations. Bonjour Céline. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le discours de la nuit aux Etats-Unis, Donald Trump promet de rétablir l'ordre. Le chef de la Maison Blanche menace de déployer l'armée si les gouverneurs ne parviennent pas à souper les violences. Nous serons aux Etats-Unis dès le début de ce journal. En France, après deux mois et demi de fermeture, cafetiers et restaurateurs peuvent rouvrir pour le plus grand bonheur des clients.

0:33
Invité

Et puis le second tour des municipales, les candidats ont jusqu'à ce soir pour déposer leur liste en préfecture.

0:38
Présentateur

Il est 6h, bienvenue à tous sur RMC. La démonstration de force de Donald Trump à Washington qui dénonce donc un terrorisme intérieur. Le chef de la Maison Blanche a annoncé vouloir déployer des milliers de soldats pour rétablir l'ordre. Le pays est secoué par des manifestations et affrontements depuis une semaine après la mort de George Floyd, décédé après son arrestation. Écoutez le président américain. Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. Les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l'ordre jusqu'à ce que les violences soient endiguées.

C'est une ville où un État refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants. Alors j'enverrai l'armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux. Nous prenons tout de suite la direction de Washington où l'on retrouve le correspondant de RMC Jean-Bernard Callier. Jean-Bernard, on a la sensation que Donald Trump n'a pas franchement l'intention de jouer l'apaisement, bien au contraire.

1:46
Invité

Et son intervention hier a été parfaitement orchestrée. Donald Trump a organisé une séquence digne des meilleures émissions de télé-réalité. Il a convoqué les caméras pour un grand discours sur les émeutes. Et en même temps, il a donné l'ordre de faire évacuer des manifestants devant la Maison-Blanche. Manifestants pacifiques, il faut le préciser, mais qui ont été très fermement repoussés avec gaz lacrymogène et grenades assourdissantes. Ce qui fait qu'on avait deux images. A gauche, des images de chaos.

2:13
Présentateur

Et à droite, un président martial qui promet de rétablir l'ordre. Le ton était extrêmement ferme. Il est le président de la loi et de l'ordre. Il est prêt à faire intervenir des milliers de soldats. Il est prêt à faire intervenir l'armée fédérale.

2:27
Invité

Si, et c'est un grand si, si les gouverneurs n'arrivent pas à rétablir l'ordre. Quelques minutes après, il est sorti à pied de la Maison-Blanche pour se rendre à l'église Saint-Jean, à 200 mètres, là où un incendie a été allumé la nuit dernière. Là, il a longuement posé avec une bible à la main encore l'image. Les manifestants sont rentrés chez eux furieux d'avoir été violemment délogés pour une photo.

2:51
Présentateur

Les résultats de l'autopsie de George Floyd. Il est mort par homicide après avoir fait un arrêt cardiaque à cause de la pression exercée sur son cou.

2:58
Invité

Des conclusions du médecin légiste officiel qui rejoignent d'ailleurs les résultats d'une autopsie indépendante réclamée par la famille de la victime. Le frère de George Floyd, lui, s'est rendu hier à Minneapolis pour lui rendre hommage. Il a exhorté les manifestants à protester pacifiquement.

3:13
Présentateur

Que faites-vous ? Ce que vous faites, c'est inutile. Ça ne ramènera pas mon frère. Vous protestez, vous détruisez. Ça peut vous faire vous sentir bien pendant un instant, comme avec l'alcool. Mais ensuite, on réalise ce qu'on a fait. Et ils ne vont pas bouger. Vous savez pourquoi ils ne vont pas bouger ? Parce que ce sont nos biens qui sont détruits, pas les leurs.

3:32
Invité

Et ils ne vont pas bouger. Vous savez pourquoi ils ne vont pas bouger ? Parce que ce n'est pas leur chose, c'est notre chose. Donc ils veulent nous détruire notre chose.

3:39
Présentateur

Rien ne va changer comme cela. Il faut agir différemment. Agissons différemment.

3:44
Invité

Let's do this another way.

3:45
Présentateur

Et les funérailles de George Floyd auront lieu dans une semaine à Houston, au Texas, ville d'origine. L'ex-boxeur Floyd Mayweather a fait savoir qu'il paierait la cérémonie. Joe Biden, candidat démocrate à la Maison Blanche, accusé dans un tweet Donald Trump d'utiliser l'armée contre les Américains. Biden qui se rendra tout à l'heure à Philadelphie pour s'exprimer sur les troubles qui secouent les Etats-Unis. En France, rassemblement à Bordeaux en hommage à George Floyd ou encore à Paris devant l'ambassade des Etats-Unis hier. Autre rassemblement a bondi cette fois en Seine-Saint-Denis. Une centaine de personnes réunies pour réclamer justice pour Gabriel, un adolescent de 14 ans.

Il a été gravement blessé à l'œil après une interpellation policière il y a une semaine. L'avocat de la famille doit déposer une plainte aujourd'hui pour violence en réunion par une personne dépositaire de l'autorité publique. RMC 6h04, nous y sommes, phase 2 du déconfinement avec la fin de la limitation des 100 km. Et bien sûr, la réouverture des bars et restaurants. Nicolas Trenot et Margot Bédé se sont rendus dans un petit village de quelques centaines d'habitants en Alsace. Le bar va rouvrir à 14h. Dans le bar tabac familial à Rispac, une bâche en plastique sépare maintenant la salle du comptoir.

4:54
Invité

Tout a l'air prêt.

4:56
Présentateur

Jean vérifie que la tireuse à bière n'a pas rouillé pendant la fermeture.

4:59
Invité

Ça tourne, voilà, ça fonctionne. C'est parfait. On est reparti dans le bain et on a une petite pression.

5:07
Présentateur

Une bière pression qui trouvera preneur cet après-midi. Les habitués sont déjà devant leur QG, impatients de voir leur village de 600 habitants reprendre vie.

5:14
Invité

C'était mort. D'habitude, il y a toujours le patron qui est devant, du monde qui est à l'extérieur. Et puis voilà, il n'y avait rien. Il y a des potes à qui on a bossé, qu'on va voir de nouveau. Et puis, tchatchez, racontez nos misères. Ça me manque, ouais. Salut, Pat. Oui, c'est un client fidèle, un gentil garçon. Sur le perron, Sylviane, la tante du patron, une figure de ce bar, attend vivement le retour de tous ses neveux. D'ailleurs, il m'appelle Tati. C'est ma petite nièce. Je les connais depuis que je suis petite. Donc, ouais, c'est un peu difficile de savoir comment ils vont. C'est la vie du village. On se retrouve de nouveau, mais ça ne sera plus comme avant.

5:49
Présentateur

Car il y a la crainte ici que l'anxiété créée par l'épidémie l'emporte sur la convivialité. Les enseignants retournent dans les lycées aujourd'hui. Reprise aussi des visites vendredi dans les EHPAD pour les mineurs. Les conditions sont assouplies. Et puis, c'est aujourd'hui aussi que vous pourrez télécharger l'application Stop Covid. Son ambition est de pister Covid-19 sans surveiller les Français.

6:11
Invité

Travaillez autant et gagnez moins.

6:13
Présentateur

La colère du syndicat majoritaire chez Ryanair en France qui dénonce un chantage au licenciement.

6:18
Invité

La compagnie irlandaise à Bakou a proposé de baisser de 20% les salaires des pilotes et copilotes et de 10% celui des hôtesses et stewards. Les employés ne retrouveraient l'intégralité de leur salaire qu'en 2025. Olivier Chantereau. Chez Ryanair, l'idée de perdre une partie du salaire pour éviter un plan social ne passe pas,

6:36
Présentateur

selon Damien Mourgue, délégué SNPNCFO. Notre compagnie est une des compagnies les mieux placées pour la reprise et pour le futur. L'année dernière, il y avait un milliard d'euros de revenus. Nous avons apparemment 4 milliards d'euros de réserve. Mais quand même, on nous demande de placer les employés dans de la précarité. La société de Richebourg, sous traitant d'Airbus et de Dassault Aviation,

6:56
Invité

propose, elle, de baisser les salaires pour limiter l'ampleur du plan social envisagé. Si les syndicats acceptent, les employés auront deux options, explique Christelle Daub, avocat en droit social. Ce qui est important de préciser, c'est que c'est un accord qui doit être soumis à l'accord du salarié. S'il l'accepte, ce qui a été décidé au niveau de cet accord, se substituera de plein droit aux clauses de son contrat de travail. En revanche, son refus constituera un motif légitime de licenciement. Fragilisés par l'arrêt du championnat, 4 clubs de top 14 ont déjà trouvé un accord avec joueurs et entraîneurs pour une baisse de salaire. Plusieurs clubs de Ligue 1 ont entamé des négociations.

Les candidats au second tour des municipales ont jusqu'à ce soir pour déposer leur liste en préfecture. Ultime tractation. Quelles sont les villes clés à suivre le 28 juin prochain ? Jérémy Trottin.

7:41
Présentateur

Première ville test, le Havre. Bien qu'arrivée en tête le 15 mars dernier, le Premier ministre ne dispose que de très peu de réserves de voix. En cas de défaite, Edouard Philippe serait en très mauvaise posture pour rester à Matignon. À Perpignan, un front républicain anti-Louis Alliot s'est constitué derrière le maire sortant, Jean-Marc Pujol. Parti sans l'étiquette du Rassemblement national, l'ancien compagnon de Marine Le Pen espère décrocher un symbole avec la préfecture des Pyrénées-Orientales. Toujours dans le sud, cette fois à Marseille, le suspense est total.

La gauche qui a créé la surprise au premier tour espère répéter l'exploit et ravir la ville à la droite après les 24 ans de règne de Jean-Claude Godin. À Lille, Martine Aubry est engagée dans une triangulaire difficile. Une défaite marquerait la chute de ce fief, détenue par les socialistes depuis maintenant 65 ans. Je précise que David Béliard sera votre invité tout à l'heure à cette heure. Oui, est-ce qu'il va y avoir accord avec Anne Hidalgo ou pas ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Fusion des listes ? Nous allons voir, moi je pense que oui aussi. Nous allons voir, nous allons voir David Béliard, tête de liste Europe Écologie Les Verts. À Paris, liste écologique, il est 6h08.

Merci Céline, on se retrouve tout à l'heure. Allez, les municipales, est-ce votre préoccupation ? Je ne suis pas certain, c'est le 28 juin, second tour. Bien, nous en parlerons évidemment. Tiens, à ce propos, à propos des municipales, je recevrai Agnès Buzyn demain matin, de 8h30 à 9h. Mais croyez-moi, je lui parlerai plus du Covid-19 que des municipales. Je peux vous le dire. Il est 6h08, bien, merci d'être avec nous. Allez, justement, deuxième phase de déconfinement, ça commence aujourd'hui. Alors, vous êtes nombreux, vous nous appelez, je vois Farida qui est déjà là. Nous serons tout à l'heure dans un bar de Perpignan qui se prépare à rouvrir dans quoi ? Une heure, oui.

C'est à 7h l'ouverture, la réouverture. Il est 6h09. Baisser son salaire pour éviter les licenciements, c'est l'idée qui se développe donc dans plusieurs entreprises, impactées par la crise du coronavirus. C'est le cas chez Ryanair, donc, par exemple, on parle d'accord. Alors, ça me fait hurler de rire, accord de performance collective. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Au lieu de dire la vérité, pourquoi ? Pourquoi est-ce que les entreprises veulent baisser les salaires pour faire des économies ? Mais je voudrais demander aux chefs d'entreprise, et notamment aux grandes entreprises, si les dividendes sont baissés aussi. Je voudrais poser la question parallèlement.

Oui, je donne les grandes idées de ce principe. Allez-y. Les accords de performance collective, les fameux APC, comme on les appelle aussi. Ça m'énerve. Cette expression m'exaspère. La performance collective. Vous êtes patron. Vous savez que le futur va être compliqué, mais vous voulez éviter de licencier. Alors, vous pouvez engager une discussion avec les salariés pour revoir les conditions de travail. En gros, vous pouvez discuter sur les salaires. C'est le cas, par exemple, chez Ryanair. Vous pouvez aussi réaménager le temps de travail, supprimer les RTT, modifier les horaires, par exemple, pour un magasin qui vaudrait fermer plus tard le soir.

Vous pouvez aussi modifier l'organisation du travail avec des changements de poste. La seule limite, c'est de ne pas aller en dessous du salaire minimum, bien entendu, et de respecter les cinq semaines de congés payés. Il faut bien sûr en discuter avec les syndicats. En général, ces accords durent quatre ans. Et en contrepartie, la direction s'engage à ne pas licencier, ou alors dans des proportions beaucoup plus faibles qu'avec un plan social. Le gouvernement encourage d'ailleurs les entreprises en difficulté à avoir recours à ce type d'accords. Oui, alors on ne les connaissait pas vraiment jusque-là, ces accords.

350 ont été signés depuis leur création en 2017, mais les syndicats ne sont pas toujours partants parce que c'est vrai que les efforts demandés aux salariés servent parfois à rien. Ça a été le cas chez Bosch ou chez Continental, malgré des baisses de salaire. Et puis, souvenez-vous, en 2015, les salariés de l'usine Smart en Moselle avaient accepté de revenir aux 39 heures pour sauver leur site. Sauf que quatre ans plus tard, Smart avait délocalisé en Chine. Oui, l'exemple de Smart est un très très bon exemple. Voilà, on avait demandé, les salariés de Smart avaient fait tous les efforts nécessaires. Quatre ans après, l'entreprise était délocalisée en Chine.

Remarquez, ça va être plus difficile maintenant de délocaliser en Chine. Il est 6h11. Oh, cela dit, nous verrons. 6h11. Allez, Farida. Ah non, d'abord, je vais prendre Thierry sur le sujet, qui est à Montpellier. Bonjour, Thierry. Oui, bonjour. Je sors vite parce que vous allez entendre du bruit. Où est-ce que vous êtes, Thierry, là ? Dites-moi tout. Je suis à Nîmes, je suis à Grézant, en train de charger. Ah, d'accord, d'accord, à Nîmes. Vous saluez toute la région, pour moi. Sans problème. Elle me manque, elle me manque. Elle me manque. Oui, oui, moi, je vais la quitter, là, pendant une semaine. Voilà. Ah bon ? Vous allez où ?

Bon, je vais, pour l'instant, je monte à Lyon, puis après on verra ce que va nous dire la fraîteur. Bon, d'accord. Bon, Thierry, qu'est-ce que vous vouliez dire à propos des baisses de salaire ? Eh bien, moi, non. Je ne suis pas d'accord du tout. Mais alors, pas du tout. On nous a demandé... Alors, on nous demande des efforts. À chaque fois, on nous demande des efforts. On nous demande des efforts pour le lundi de Pentecôte, pour les anciens. Ça, ce n'est pas un problème. Non, non. On est d'accord. Là, je suis d'accord. On nous demande des efforts. Allez, on va prendre le Covid. On ne va pas aller plus loin. Le Covid, on nous a demandé des efforts.

De faire ci, d'y aller, de mettre les pieds dedans. Je parle en tant que chauffeur, de mettre les pieds dedans, de prendre des risques, de faire. On nous demande un effort. On fait cet effort. Après avoir fait cet effort, on nous demande de continuer. C'est un peu comme la CSG. On nous a donné des décrets pour pouvoir rouler les jours fériés et compagnie. Des gens l'ont fait. Moi, je ne le fais pas. Des gens se sont battus pour qu'on ait des acquis. Les acquis, on va les perdre, petit à petit. Alors là, on nous demande de faire des efforts sur les salaires. Non, je ne suis pas d'accord. Ça devient... En France, ça perdure. Tout ce que l'on fait, ça perdure.

Donc, les patrons, vous nous demandez de faire... On fait déjà plusieurs.

13:40
Invité

Enfin, moi, en tant que chauffeur routier, je suis payé. Attention, moi, j'ai une entreprise, je suis payé.

13:45
Présentateur

Mais j'en connais et je connais d'autres métiers. Les gens, on leur a demandé de faire des heures en plus. Pas payé. Maintenant, on leur demande de diminuer le salaire. Mais on va où ? On va où ? Bien, Thierry, merci dans tous les cas d'être intervenu. C'est diminution de salaire qui font réagir. Mathieu Rouault, toute l'équipe est réunie. Quentin Vinet, je ne l'ai pas rappelé. Quentin Vinet, Mathieu Rouault et Charlemagne. Mathieu. Oui, ça fait réagir. Tiens, Brahim nous dit pourquoi pas. Pourquoi pas ? Puisque quand l'entreprise génère des richesses, elle a tendance à augmenter les salaires de ses salariés. Pourquoi ça ne fonctionnerait pas ?

Dans le cas contraire, nous écrit Brahim, à condition que ce soit uniquement pour les très gros salaires, pas par exemple quand vous gagnez le SMIC. Bien, merci Thierry. Bonne journée Thierry. Nous allons partir pour le Vaucluse à Pertuis avec Farida. Bonjour Farida. Bonjour Jean-Jacques. Vous êtes gérante d'un bar à Pertuis ? Oui, c'est ça, le Café des Sports. Le Café des Sports à Pertuis. Arrêtez-vous si vous passez par Pertuis au Café des Sports. Vous allez saluer Farida pour nous. Farida, vous ouvrez quand ? Ça y est, c'est ouvert. Ça y est ? Non, ce n'est pas possible. Les premiers clients, ils sont déjà là. Ils sont déjà là ? Eh oui. Faites un coucou.

Salut au bar des sports de Pertuis. Je vous promets, si je passe à Pertuis, je m'arrête. C'est promis Farida. Vraiment. Ça a été très très lent. On n'en pouvait plus. J'imagine. Depuis 3 heures du matin, je suis debout, je tourne, je vire derrière mon rideau, j'attends. Vous attendez. Vous avez ouvert à quelle heure ? 6h moins le quart. 6h moins le quart. Il y avait déjà des clients devant le rideau ? Oui, ils m'attendaient. Non, c'est pas vrai. Déjà, certains m'avaient fait des SMS. Ah oui, déjà ? Oui, c'est génial. Oui, oui. C'est génial. D'abord, ce qui est génial, c'est la fidélité de la clientèle à Farida. Ah oui, ils étaient tous impatients.

15:33
Invité

En plus, on est un petit village.

15:35
Présentateur

Ben oui, ben, fin, petit village. C'est très familial. Un gros, une bourgade. Une bourgade. Une bourgade.

15:42
Invité

Eh oui.

15:43
Présentateur

Il y a quand même près de 20 000 habitants à Pertuis.

15:46
Invité

Oui, oui, tout à fait.

15:47
Présentateur

Oui, c'est pas tellement un village. C'est une petite ville.

15:49
Invité

On a gardé des privilèges quand même.

15:51
Présentateur

Oui, c'est vrai. Non, non, mais c'est vrai, c'est vrai. Donc, les clients étaient là dès 6h moins le quart. Vous, vous étiez impatiente d'ouvrir. Là, vous avez ouvert. Ça y est, toutes les précautions sanitaires sont prises.

16:01
Invité

Ben oui, on a dû quand même supprimer des tables à l'intérieur.

16:04
Présentateur

Oui. J'ai dû créer une salle supplémentaire. Bon, c'était un débarras. Donc, j'ai créé une salle supplémentaire pour récupérer cette place perdue à l'intérieur. Oui. Par contre, on a eu l'autorisation par la municipalité d'agrandir nos terrasses. Ah ben, c'est génial.

16:20
Invité

Avec, quand même, il nous a fait cadeau des droits d'occupation du sol. Bon. Parce que, bon, c'est quand même sur le sol de la municipalité.

16:28
Présentateur

Bon, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites quand même. Ça a été dur, mais quand même, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites. Le gouvernement, quand même, il a été là. C'est sûr que l'aide Covid, c'est une goutte d'eau dans l'océan. Mais ils ont été là. Ça a été très rapide. Le chômage partiel, ça a été très rapide.

16:42
Invité

Oui. On a eu un très, très grand soutien. On n'était pas seuls, quand même.

16:45
Présentateur

C'est vrai que le système chômage partiel a bien fonctionné. Il faut le dire. Bon, quand ça ne marche pas, on le dit. Quand ça marche bien, on le dit aussi. Farida. Farida, merci. Merci, Joseph. À bientôt. Je sens que la journée sera longue, mais belle. Mais magnifique. Saluer tous les clients et tout Pertuis. Merci, Farida, qui est en direct avec nous, qui a appelé. Il est 6h17. Allez, dans un instant, je suis avec Marie Solène Lotoqueux, qui est institutrice en maternelle en Bretagne et qui a créé, pendant le confinement, une chaîne sur YouTube. La maîtresse part en live. Ça fait un carton. Elle sera avec nous dans un instant. Vous savez que je reçois Jean-Michel Blanquer tout à l'heure.

Allez, à tout de suite. 6h17. On est bien parti. Aucune école de Falampin dans le départ. Bon, d'un direct. Il y en a un autre, il y en a un autre qui a hâte. C'est Hervé qui, dès 6h30, sera lui aussi dans son café préféré à Marseille. C'est la première pause café pour Hervé. Ensuite, il y en a une autre à 9h avec les vieux du quartier, nous écrit Hervé, qui sera donc au rendez-vous de la réouverture des restaurants et des bars ce matin. Christophe, lui aussi, profite de ses libertés retrouvées. Petit week-end en amoureux pour Christophe avec piscine et jacuzzi privés. Le top, quoi. La vie est belle, nous écrit Christophe. Sony est là aussi ce matin.

Gizmo, qui nous écoute tous les jours dès 4h24 et qui nous remercie d'être là. Super équipe, toujours agréable à l'écoute, sincère, pleine de gentillesse. Un énorme bisou, nous dit Gizmo. Eh bien, on vous embrasse aussi. Abdelkarim nous fait un petit bonjour. Philippe aussi. Neos. Et puis, d'autres nous parlent de la réouverture des écoles. Tiens, c'est le cas de Christine, dont le fils va reprendre le collège ce matin en 6e. 13 élèves sur 26. On va parler des écoles dans un instant sur RMC. Restez bien à l'écoute.

18:35
Invité

RMC, au trompe de Seine.

18:37
Présentateur

45 centimes la minute.

18:39
Invité

RMC, 6h09. Vaud'un direct.

18:42
Présentateur

Il est 6h21. Les écoles, donc, de France rouvrent aujourd'hui en zone verte toutes les écoles, les collèges. Les lycées aussi devraient ouvrir aujourd'hui. Les lycées, attention, parce que ça va commencer avec les lycées professionnels. Bon, nous verrons tout cela avec Jean-Michel Blanquer, parce que c'est un peu compliqué. En zone orange, la priorité est donnée aux élèves de 6e et 5e, les collégiens, et aux lycées professionnels. Réouverture, en tout cas sur le papier, Jean-Michel Blanquer avait réclamé que 100% des écoles ouvrent leurs portes. Ce ne sera pas le cas. Pourquoi ? Eh bien, parce qu'il y a des mairies qui refusent de s'exécuter.

À la grande colère de nombreux parents, 10% des écoles devraient rester fermées, selon le ministère. Ces maires expliquent que le protocole sanitaire imposé pour la réouverture des écoles est trop contraignant. Enfin, c'est très contraignant. Dans 90% des cas, les maires se débrouillent, mais dans 10%, les maires sont incapables d'assurer la reprise scolaire. Ils craignent d'être tenus pour responsables en cas de contamination. Écoutez le reportage de Lionel Top et Nicolas Ropère pour RMC. Aucune école de Falampin dans le département du Nord n'ouvrira ses portes aujourd'hui. Une décision incompréhensible pour Cécile, une habitante. Elle s'inquiète pour son fils en CE2.

19:53
Invité

Je trouve qu'il n'a en cruellement que de liens sociaux et ça, ça commence à lui peser. On trouve que ça fait bien longtemps que ça dure quelque part.

20:02
Présentateur

Le maire de la commune, Thierry Lazaro, assure qu'il lui est impossible d'accueillir les élèves dans de bonnes conditions. Il n'ouvrira les deux écoles de la ville que si la justice l'y oblige. Ma responsabilité pénale de mes adjoints, celle de mes collaborateurs peut être engagée, comme ceux de tous les élus de France, qu'on appelle la justice et que la justice se mouille. Je veux simplement que chacun prenne ses responsabilités. A Rognac, dans les Bouches-du-Rhône, les écoles seront elles aussi fermées jusqu'en septembre. Mais le maire Stéphane Lerudulier propose aux parents une alternative.

Le centre de loisirs de la commune accueillera les élèves car les contraintes sanitaires sont beaucoup moins strictes. Le protocole sanitaire de jeunesse et sport est totalement différent de celui de l'éducation nationale. Il est beaucoup plus pragmatique. Par exemple, la fréquence de nettoyage, où on est plus sur une fréquence d'une fois ou deux fois par jour que d'une fois toutes les heures ou toutes les deux heures. Donc, nous pouvons largement accueillir les enfants à l'intérieur de nos centres de loisirs.

20:56
Invité

Si l'on veut accueillir davantage d'élèves, il faut changer les règles, plaide Agnès Lebrun, vice-présidente de l'Association des maires de France, en charge de l'éducation.

21:03
Présentateur

Si on ne change pas les contraintes sanitaires, on est bien obligé d'accueillir les élèves exactement dans les mêmes conditions. La situation ne change pas du tout. Le ministère de l'éducation nationale assure que le protocole sanitaire dans les écoles est nécessaire et restera en place jusqu'à la rentrée de septembre. Bien, Jean-Michel Blanquer, notre invité 8h35, 9h, j'ai des quantités de questions à lui poser. Marie Solène Lotoqueux est avec nous, institutrice de maternelle en Bretagne, qui a créé pendant le confinement la chaîne La Maîtresse Parent Live sur YouTube. Marie Solène Lotoqueux, bonjour.

21:31
Invité

Bonjour.

21:32
Présentateur

Alors, l'idée est venue de votre mari, qui est producteur, au moment du confinement. Vous n'aviez pas l'obligation de maintenir une continuité pédagogique. Vous enseignez à des petites sections. Mais vous aviez envie de garder un lien avec vos élèves. Oui, parce que je me suis rendue compte qu'à cet âge-là, ils ont besoin de voir leur maîtresse, d'entendre et de voir leur maîtresse. Donc, c'était important pour moi de passer par ce biais-là. Alors, vous avez créé une chaîne YouTube vous permettant de diffuser en live une heure de cours, les lundis, mardis, jeudis et vendredis. C'est ça. Depuis le 23 mars dernier, 98 000 abonnés. Oui, presque. On est proche des 100 000. 100 000 abonnés.

Voilà, et aux 100 000, il y a une surprise.

22:19
Invité

On a préparé une petite surprise pendant le week-end.

22:21
Présentateur

Ah bon ? Voilà, pour les 100 000 abonnés. Bon, comment ça se passe ? Comment ça se passe ? Vous proposez chaque jour une heure de classe via un live YouTube. C'est ça ? C'est ça. Voilà, avec quatre temps forts. J'ai choisi quatre temps qui sont importants en maternelle. Donc, on commence par un temps de rituel, où on voit la date, la météo, le petit bonheur. Voilà. Où les enfants peuvent le faire en temps réel, puisque je donne dans un drive des ressources avec des affichages. Et d'ailleurs, il y a plein d'enfants qui ont chez eux les mêmes affichages que j'ai dans mon décor. Oui.

23:04
Invité

Donc, ils suivent, ils me répondent aux questions. On a une mascotte qu'on habille en fonction du jour de la semaine. Donc, et c'est vrai que j'ai les parents qui me disent que les enfants répondent, se prennent au jeu. Ils ont l'impression que je leur réponds, donc ça marche super bien.

23:21
Présentateur

C'est formidable.

23:22
Invité

Après les rituels, il y a un temps d'histoire. Un temps d'histoire avec des questions. Après, une petite pause et un temps d'atelier qui reprend les domaines de maternelle pour travailler le langage, les mathématiques, le graphisme, la motricité.

23:40
Présentateur

Et là, je donne aussi le matériel en amont pour que les parents puissent le préparer et faire en simultané pendant l'émission. Ou après, parce qu'après, ils peuvent le regarder en replay ou le faire après.

23:52
Invité

Et on finit par un temps de comptine et de chansons, comme on le fait beaucoup en maternelle.

23:59
Présentateur

C'est génial. Un YouTuber a créé le jingle. Il y a aussi un community manager pour gérer les réseaux sociaux et le chat. Dernière question, Marie-Solène de Tokyo. Le Tokyo, vous avez des enfants qui vous regardent du monde entier ?

24:14
Invité

Oui. France entière, Outre-mer et les cinq continents.

24:18
Présentateur

Il y a en Uruguay, au Canada, New York, Angleterre, Japon. Incroyable. Incroyable. Marie-Solène, jusqu'à la fin de l'année scolaire. Et l'année prochaine, vous allez reprendre ?

24:34
Invité

Eh bien, l'année prochaine, je vais reprendre ma classe.

24:36
Présentateur

Voilà. Vous reprenez votre classe. Voilà. Revoir les élèves. Vous êtes impatiente, j'imagine, de les voir ? Ben oui. Ben oui, parce que vraiment, ce qui manque quand même dans cette émission, c'est d'avoir le contact direct. Ben évidemment. Marie-Solène, merci et bravo. Bravo, bravo, bravo. La maîtresse part en live sur YouTube. Charlemagne, tous les matins, trois histoires et trois images. Les Etats-Unis, nous n'avons pas parlé des Etats-Unis depuis le journal de 6h, aux Etats-Unis cette nuit, le coup de gueule du chef de la police de Houston, je dis bien de Houston au Texas, contre Donald Trump. Art Acevedo, c'est son nom. Il s'est exprimé hier soir sur CNN.

Alors que Donald Trump promet de répondre à la violence par la violence, il veut envoyer l'armée dans les rues du pays, eh bien le chef de la police de Houston s'est adressé directement au président. Je voudrais m'adresser au président, au nom de tous les chefs de la police de ce pays. S'il vous plaît, si vous n'avez rien de constructif à dire, fermez votre bouche. Ce n'est pas Hollywood, c'est la vraie vie. Des vies sont en danger. Et je demande à la population d'être aux côtés de la police, de rester unis. Voilà, un message d'unité à l'opposé du discours martial de Donald Trump cette nuit.

Aux Etats-Unis, mais aussi dans le monde, un geste symbolise la colère des manifestants contre les violences policières, poser un genou à terre. Oui, geste régulièrement effectué par les manifestants, mais aussi par les forces de l'ordre. Aux Etats-Unis, dans plusieurs villes, on a vu des policiers poser un genou à terre, parfois aux côtés des manifestants. Une manière d'afficher leur soutien, leur solidarité dans le combat contre les violences et le racisme. D'ailleurs, ce geste a traversé les frontières. En Allemagne, on a vu Marcus Thuram, le fils de Lilian, poser un genou à terre après avoir marqué un but en Bundesliga.

En Angleterre, toute l'équipe de Liverpool a posé hier, genou à terre, au centre de la mythique pelouse d'Anfield Road. Et puis en France, des rassemblements ont eu lieu à Bordeaux, à Paris, devant l'ambassade américaine. Et là encore, les manifestants ont posé un genou à terre, Jean-Jacques. Mais d'où vient ce geste, Charles ? Du football américain, et plus précisément d'un joueur, Colin Kaepernick, ancien quarterback des 49ers de San Francisco. Tout commence en 2016. Déjà à l'époque, les violences policières contre les Noirs américains font la une aux Etats-Unis.

Et bien pour protester, Colin Kaepernick décide de ne plus se lever, de poser un genou à terre pendant l'hymne américain qui est joué avant chaque match. Certains joueurs l'imitent, mais ce geste déclenche un débat enflammé aux Etats-Unis. Certains se filment en train de brûler son maillot. Les politiques se déchirent sur son cas. Donald Trump, lors d'un meeting, qualifie les joueurs qui s'agenouillent de fils de pute et demande qu'il soit viré. La polémique finit par éloigner Kaepernick des terrains. Depuis 4 ans, aucune équipe de NFL de foot américain n'a voulu l'embaucher. Il est aujourd'hui comparé par certains à Mohamed Ali.

Il est resté silencieux pendant 4 ans jusqu'à ce week-end, où il a apporté son soutien aux manifestants de Minneapolis et promis de financer la défense de tous ceux qui seraient arrêtés après les manifestations. Merci Charles. On vous retrouve tout à l'heure. Il est 6h30. Quel an on nous fait ? D'abord un petit café. Oui, un petit café, la machine à café. Bien sûr, c'est le jour. La touche 5. Et les capsules qui vont avec. Et le bon matin par SMS au 7h30 de 16h. Quel an on nous fait ? Pour le café, on entendait Farida tout à l'heure. Oui, Farida. Le bar des sports à Pertuis, ouvert depuis 6h moins le quart ce matin. Ça y est, comment les restaurateurs s'organisent ?

On va demander aussi à Benjamin Barleau. C'est le propriétaire du Grand Café de La Poste à Perpignan. Il est avec nous juste après le journal de 6h30 sur RNC. Il est 6h31. Anne-Sophie Balbir est là. Pour les dernières informations, Anne-Sophie, bonjour.

28:12
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Des restrictions s'envolent. C'est parti pour la phase 2 du déconfinement. Réouverture des bars et restaurants. Fin de la limite de déplacement à 100 km. Retour au travail aussi pour beaucoup d'entre vous. Du monde dans les transports ce matin. En Ile-de-France, le port du masque reste obligatoire. Mais tous les sièges sont disponibles. Nous serons gardus nord à Paris. Et puis aux Etats-Unis, Donald Trump passe à la vitesse supérieure en réponse aux manifestations antiracistes. Le président américain menace désormais de déployer l'armée. RMC 6h31. Le café du matin en bas de chez soi. Le dîner entre copains arrosé de vin rouge. On en rêvait.

Cette fois, ça y est. Réouverture des bars et des restaurants dans les zones vertes. Réouverture des terrasses dans les zones oranges. Ça a commencé dès hier soir, minuit. Les professionnels étaient dans les starting blocks. Les clients aussi, comme Dany, dans le 19e arrondissement de Paris. Libre. Enfin libre. On vit. On a envie de danser. On a envie de sauter. Le plaisir de la vie, c'est d'avoir des échanges. De boire un coup avec des amis. Parce que boire tout seul, mon mari, il fait très bien. Mais moi, non. Notre cafetier, il faut quand même qu'on remplisse les caisses. Il a souffert pendant ces trois mois. Donc, on aide. C'est normal.

Réouverture, un mot que vous allez beaucoup entendre aujourd'hui. Réouverture de tous les collèges et lycées de France dans les territoires classés verts. Tous les élèves sont concernés. Dans les territoires classés orange, les collèges accueilleront en priorité les sixièmes et les cinquièmes. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, est l'invité de Jean-Jacques Bourdin. A 8h30 sur RMC et BFM TV. Retour à la quasi-normale dans les transports en Ile-de-France. Le trafic ressemble à celui d'avant confinement. Mais les restrictions ne sont pas toutes levées. On retrouve Gare du Nord à Paris. Rémi Hink avec Maobéka-Granier.

Oui, le port du masque, par exemple, reste obligatoire dans ces transports. La très grande majorité des voyageurs que nous avons pu croiser ce patin en portée. Plus difficile à respecter, peut-être, l'attestation employeur. Qui peut être demandé aux voyageurs aux heures de pointe. Il va falloir continuer à y penser. Et puis, enfin, reste la grosse interrogation. Le respect des règles de distanciation sociale. Nous avons pu le constater ce matin sur le RER, notamment. Beaucoup de monde est difficile de respecter ces distances de sécurité. Un siège sur deux, mais ils sont tous pris. Beaucoup de monde pour sortir des rames. Des voyageurs côte à côte dans des escalators.

L'affluence dans les transports français, bien, qui était d'un million de voyageurs par jour en fin de semaine dernière, devrait continuer à augmenter cette semaine. Rémi Hink et Mao Becker-Granier pour RMC. Le décret de la phase 2 du déconfinement a été publié au journal officiel. Plus de limites de 100 kilomètres. Mais le texte précise que les déplacements aériens au départ ou à destination de la Corse sont interdits. Benjamin Smadja.

31:09
Présentateur

Jusqu'au 22 juin inclus, vous ne pourrez pas vous rendre en avion sur l'île de beauté. Sauf exception, il faudra que votre déplacement soit justifié par un motif impérieux d'ordre personnel ou familial, un motif de santé urgent ou un motif professionnel impossible à différer. Pour les touristes qui souhaitent se rendre en Corse d'ici au 22 juin, il faudra donc se rabattre sur le bateau. Mais la capacité des ferries pourra être limitée sur décision du préfet. Et ce n'est pas tout. Une mesure de mise en quarantaine pourra être prescrite à l'arrivée en Corse pour toute personne ayant séjourné au cours du mois précédent dans une zone de circulation de l'infection.

Ces zones doivent encore être définies par le ministère de la Santé. Des dispositions qui menacent l'économie du tourisme insulaire, selon le conseil exécutif de Corse, qui demande la révision de ce texte.

31:49
Invité

Et ces règles s'appliquent également pour les déplacements aériens au départ des départements et régions d'outre-mer. Et puis parcs, jardins, forêts sont désormais ouverts dans tout le pays. Les plages, les lacs, les musées et les zoos aussi. À Beauval, dans le Loir-et-Cher, Romain Poiseau.

32:05
Présentateur

Un orang-outan qui regarde d'un air intrigué une borne de gel hydroalcoolique. Oui, le zoo de Beauval s'est mis aux normes sanitaires spéciales Covid-19 pour sa réouverture. On a installé 80 bornes de gel hydroalcoolique un peu partout dans le parc. Le directeur du zoo, Rodolphe Delors. On a commandé 60 000 masques pour notre personnel. Ça va à peu près 100 000 euros de matériel. Au sol, un fléchage indiquant le sens de circulation pour éviter que les visiteurs ne se croisent. Dans les espaces confinés, une nouvelle règle. Dans les serres, les visiteurs devront porter au masque. Et dans les télécabines, surtout dans le parc, seules les personnes de la même famille seront acceptées.

Jusqu'à 8 personnes maximum. Toutes les bars seront désinfectées très régulièrement. L'infrastructure est prête, oui, mais les animaux sont-ils prêts à accueillir le public ? Les gorilles s'en seraient bien passées. C'est des animaux qui sont assez posés, qui aiment la tranquillité. Antoine, le soigneur. Ils se sont reposés et on est prêts à attaquer la saison de bonne humeur. Attaquer la saison rapidement et rattraper le manque à gagner pour le directeur du zoo. Nous avons perdu à peu près 40% de notre chiffre d'affaires. J'espère que rapidement, cette crise ne sera qu'un mauvais souvenir.

Alors, terminé les allées désertes et la tranquillité des animaux, le zoo espère accueillir dès aujourd'hui 20 000 visiteurs.

33:10
Invité

L'épidémie ralentit, mais le virus est toujours là. D'ailleurs, le gouvernement se laisse la possibilité de reconfinement localisé si c'est nécessaire. Toutes les restrictions prises dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire seront réévaluées le 22 juin. RMC 6h36. Les Etats-Unis, toujours secoués par des manifestations antiracistes. Une semaine après la mort de George Floyd, première prise de parole publique de Donald Trump. Le président américain promet de remettre de l'ordre dans le pays et menace de déployer l'armée si les villes et les Etats n'arrivent pas à mettre fin aux violences, Paul Barcelone. Des explosions de grenades lacrymogènes retentissent.

La police déloge les manifestants autour de la Maison Blanche. À quelques mètres de là, Donald Trump promet le retour à l'ordre.

33:52
Présentateur

Je viens de fortement recommander aux gouverneurs de déployer la garde nationale en nombre suffisant de manière à dominer les rues. Les maires et les gouverneurs doivent établir une présence massive des forces de l'ordre jusqu'à ce que les violences soient endigées. Si une ville ou un Etat refuse de prendre les mesures qui sont nécessaires pour défendre la vie et les biens de leurs habitants, alors j'enverrai l'armée américaine et résoudrai rapidement le problème pour eux.

34:26
Invité

Puis place à la mise en scène, Donald Trump se rend à pied jusqu'à l'église St. John, saccagée par des casseurs la nuit précédente. Il pose devant le bâtiment, bible à la main. Selon CNN, le président américain aurait été très vexé et que les médias racontent son repli dans un bunker de la Maison Blanche vendredi. Pour lui, pas question d'apparaître comme inquiet à désormais cinq mois de l'élection présidentielle. Selon une autopsie indépendante, George Floyd est mort asphyxié en raison d'une pression forte et prolongée sur son cou et sa cage thoracique. L'autopsie officielle conclut à une pression létale qui a entraîné un arrêt cardiaque.

Les obsèques de George Floyd auront lieu le 9 juin à Houston, la ville où il a grandi. C'est l'ancienne star de la boxe, Floyd Mayweather, qui paiera les funérailles. Les courses, Mathieu, c'est à Vichy aujourd'hui.

35:12
Présentateur

Le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favoris numéro 12, Drop des Duriers, Outsider numéro 6, Diego Ducanter, le 12 et le 6. Il est 6h38. D'abord, nous jouons. Vous savez que nous jouons tous les matins jusqu'au, je crois, 12 juin. Le vendredi 12 juin, je vous offre sur RMC et RMC Découverte un an de course. Oui, 500 euros par jour. 6 000 euros en tout. Par jour, non, par mois. Ah oui, 500 euros par jour. Non, par mois. 500 euros par mois, ça fait 6 000 euros. Un an de course. Pour ça, vous répondez à la question que je vous pose. Deuxième tour des municipales aura lieu ce mois-ci, juin, ou le mois de septembre. 1 juin, 2 septembre, vous avez la bonne réponse.

Vous envoyez la bonne réponse par SMS au 732 16. 1 pour juin et 2 pour septembre. Le gagnant ou le gagnante sera tiré au sort le vendredi 12 juin. Il faut jouer tous les jours. On va jouer tous les jours jusqu'au 12 juin. Vous allez accumuler des points si vous répondez tous les jours aux bonnes réponses. Et vous aurez plus de chances d'être tiré au sort le 12 juin. Il est quelle heure ? Il est 6h39. Merci d'être avec nous. Caroline, dans un instant, pour l'ouverture des bars, des cafés et des restaurants. Mais justement, faisons le point avec Quentin Vinet. C'est le premier jour de la phase 2 de déconfinement. Qu'est-ce qui change ? Il n'y a plus de zones rouges. Vous avez regardé la carte.

La carte sanitaire qui est désormais toute verte, ou presque. Ou orange pour 3 zones encore. Île-de-France, Guyane et Mayonne. 3 zones où la phase 2 du déconfinement dans les prochaines semaines, les 3 prochaines semaines, sera un petit peu plus prudente qu'ailleurs. C'est aussi la fin des 100 km heure. Plus besoin de justificatifs ou de motifs impérieux, familieux pour se déplacer sur le territoire. A l'exception de la Corse et de l'Outre-mer. Et des transports en région parisienne. Où il faut toujours être muni d'une attestation employeur aux heures de pointe. Bar, café, restaurant mais aussi camping qui rouvrent.

Tous les hébergements touristiques comme les villages vacances peuvent ouvrir dans les zones vertes. Pas dans les zones oranges encore. Mais en réalité, il faut dire qu'il y a assez peu de camping en région parisienne. On peut retourner dans les parcs et jardins. Les collèges et les écoles doivent aussi rouvrir. Tous les collèges et toutes les écoles absolument dans les zones vertes. Priorité au 6ème et au 5ème dans les zones oranges. Seules les zones vertes sont concernées pour la réouverture des lycées. Lycées professionnels dans un premier temps. On sait que seulement 20% des enfants sont retournés en classe en primaire. C'est ce que dit le ministère.

Est-ce que tous les enfants auront un jour ou l'autre classe avant la fin de l'année scolaire ? C'est la question que je poserai à Jean-Michel Blanquer tout à l'heure. Parce que ça fait hurler certains parents qui veulent envoyer leur enfant à l'école et qui ne le peuvent pas. Caroline par exemple qui est dans l'ISER. Bonjour Caroline.

37:51
Invité

Bonjour Jean-Jacques.

37:52
Présentateur

Bonjour. Réouverture des écoles. Votre fille est en CE2. Oui. Ce n'est pas une classe prioritaire. Moi j'ai un fils en 4ème. C'est la même chose. Ce ne sont pas des classes prioritaires. C'est inadmissible. Il y a des petites subtilités. C'est-à-dire que l'école est ouverte, oui, pour certaines catégories de parents. Mais pas pour les parents qui ont l'obligation d'aller travailler. Moi je ne peux pas être à distance, mon mari non plus. Et aujourd'hui on se retrouve avec une petite de 8 ans qui se garde toute seule. Et surtout le problème c'est qu'on ne peut pas faire école à la maison nous. On n'est pas présent. Donc aujourd'hui elle n'a plus d'apprentissage.

Et moi aujourd'hui on me demande de faire un choix que je trouve inadmissible. On n'a pas moins de valeur que les autres. Parce qu'on travaille... Vous voyez ce que je veux dire. Pour moi ce n'est pas normal. Vous savez, il y a plusieurs raisons. Il y a l'éducation nationale et les règles sanitaires strictes. Il y a des municipalités en l'occurrence, puisque c'est une école élémentaire. Des municipalités qui n'ont pas fait l'effort nécessaire. Ou qui n'ont pas voulu accueillir plus d'enfants. Et puis vous avez des enseignants, des syndicats d'enseignants qui étaient contre la reprise avant septembre. C'est ça. Et puis là en fait, comment dirais-je ?

Nous le problème c'est que clairement il n'y a pas assez d'instituteurs. Ils font valoir un droit de retrait. Je veux dire, on est tous dans la même situation. On a tous des risques tous les jours en allant travailler. Mais au bout d'un moment, moi j'ai besoin d'eux. C'est ça, moi ça me rend folle. Puis on a besoin d'école. Et puis les enfants. Et puis pensons aux enfants. Pensons aux enfants. Qui ont besoin d'école. Et besoin d'enseignement. Et là c'est pareil, il faudrait demander à M. Blanquer. Ils ont dit qu'il y aurait des cours de soutien pour les enfants en difficulté cet été. Oui. Alors là, moi je voudrais bien savoir dans quelles conditions.

Voilà Caroline, c'est une très bonne question que j'avais prévu de poser à Jean-Michel Blanquer. Je n'oublierai pas de la poser tout à l'heure. Merci Caroline. Bonne journée. Merci, bonne journée Caroline. Il est déjà 6h43. Ça passe vite ce matin. C'est passionnant. 3216, notre lien. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Et dans un instant, je serai et nous serons tous ensemble à Perpignan. Nous allons pousser la porte de l'établissement de Benjamin Barlot. Le Grand Café de la Poste à Perpignan dans deux minutes. RMC.

40:20
Invité

RMC, 6h-9h. Gourde indirecte.

40:22
Présentateur

Bien, si nous parlions rapidement, parce que demain, nous allons consacrer la demi-heure, 6h30, 7h aux allergies. Oui, parce que cette année, les allergies au pollen sont plus fortes, n'est-ce pas, qu'en-t-il ? Oui, c'est plus violent que d'habitude. On a quasiment toute la carte de France qui est en vigilance rouge en ce moment, avec un risque qui est jugé très élevé, plus fort que d'habitude pour les pollens de graminées. Il flappe plutôt avec une agressivité record, c'est ce que disent les spécialistes. Il va falloir s'y habituer parce qu'on en a jusqu'à mi-juillet, voire fin juillet. Alors, on a le nez qui pique, on tousse, on se mouche.

Tout le monde pense qu'on a le Covid-19, mais non, non, pas du tout. Ce sont les pollens. Ce sont les pollens, oui. Mathieu, vous avez des messages ? Quantité de messages. Sophie qui dit, c'est très dur. En fin de journée, je suis obligé de faire douche, shampoing, lavage de nez, collir dans les yeux. Je suis défoncé, nous dit Max, obligé de me shooter à l'homéopathie. Mathieu qui a 36 ans, c'est la première fois qu'il se retrouve allergique avec les yeux qui pleurent toute la journée. Dom nous dit aussi qu'il est devenu allergique comme ça du jour au lendemain. Ça concerne un Français sur quatre quand même, ses allergies aux pollens. Il est 6h48. Benjamin Barleau, bonjour. Bonjour à vous.

Bonjour, ça va ? Vous êtes prêts ? Ça y est ? On est prêts, prêts. Prêts ? Bien prêts, très prêts comme on dit. Et très content d'être là sans tout. Oui, j'imagine, propriétaire gérant du Grand Café de la Poste à Perpignan. Vous ouvrez, je crois, à 7h, dans 12 minutes. C'est exactement ça. Tous les matins, on ouvre. Bon, on est déjà sur le pont. Je veux dire, s'il y a déjà des clients qui arrivent, il n'y a aucun problème pour servir. Oui, est-ce que vous les voyez déjà, les clients ? Non, vous n'avez pas encore ouvert les... Comment ça se passe ? Vous n'avez pas un rideau ? Un rideau, Benjamin ? Non, on est en train de finir d'installer la terrasse.

Comme vous savez, il y a les distanciations à maintenir. Donc là, on a fini dans 10 minutes. On met les chaises sur la terrasse et on est opérationnel pour une longue journée, j'espère. Vous avez pu agrandir votre terrasse, Benjamin ? Alors, à ce jour, agrandir, non. Au contraire, j'ai perdu quelques tables sur la terrasse. Maintenant, il y a des demandes qui ont été faites à la mairie parce qu'on est en quelques-uns sur les grandes places, quand même. Oula, je vous perds, là, je vous perds. Je perds votre... Vous avez bougé, non, Benjamin ? Non, non, pas du tout, je ne bouge pas. Pas du tout ? Bon, bon, ce n'est pas grave. Vous avez perdu quelques places en terrasse.

C'est ça, j'ai perdu quelques places en terrasse. Et on a fait des demandes à la mairie pour s'étendre un petit peu. On attend un petit peu les retours. Mais bon, je pense qu'il n'y aura aucun problème. Tout le monde va jouer le jeu. J'espère que la mairie va vous écouter. On va pousser à ça, Benjamin. Si on en parle là, Benjamin, il faut qu'on pousse à ça. Il faut que vous arriviez à vous étendre parce que vous perdez, vous allez perdre de l'activité, évidemment. Ah là, c'était bien évident. On va perdre de l'activité sur tous les jours de mauvais temps parce qu'à l'intérieur, par contre, c'est divisé par 50% avec mètres par table. Donc, il y a l'extérieur.

En tout, entre l'intérieur et l'extérieur, j'ai perdu 60 places assises quand même. Ah oui, c'est énorme. C'est énorme. Est-ce que vous pourriez, vous pouvez durer longtemps avec ces nouvelles règles ? C'est difficile parce que si c'est plein tout le temps, moi, j'ai quand même la chance d'avoir un établissement qui est quand même assez grand. Si ça reste comme ça, oui. Maintenant, tout le monde joue le jeu pour qu'on puisse, j'espère, dissiver encore plus de barrières pour pouvoir raccœillir vraiment du monde dans tous nos établissements. Bien. Benjamin, bonne ouverture. Les clients sont là, je les sens arriver, je les vois arriver, là. Ouais, c'est exactement ça.

Il y a de l'euphorie, ne vous inquiétez pas. On est là et on... Mais je sais que vous allez assurer. Benjamin, je sais que vous allez assurer. Allez, rendez-vous. Merci à vous. Le grand café de La Poste à Perpignan. Merci. Il est 6h51 en direct, le matin, sur RMC. C'est comme ça que ça se passe. C'est là que ça se passe. Il est 6h51, Mathieu. Ben justement, au restaurant, dans les bars, pour éviter que tout le monde y touche, finit les cartes. Voici venir les menus dématérialisés. C'est déjà demain, avec Anthony Morel, dans un instant, sur RMC. RMC, vos mains directes. Baisser les salaires pour éviter les licenciements. Ce sont les accords de performance collective.

En cours chez Ryanair, par exemple. Est-ce que vous seriez d'accord, vous, pour réduire un petit peu votre salaire ? Philippe nous dit non. 1276 euros nets par mois. Hors de question pour moi de baisser mon salaire. Au contraire, Ahmed nous dit, pourquoi pas ? Je serais prêt à perdre un peu de salaire, à condition que le patron baisse aussi le sien, que les actionnaires renoncent à leurs dividendes. Faut pas être égoïste, écrit Ahmed. Le pays traverse une crise. On n'est pas le seul pays dans ce cas-là. Mais mieux vaut gagner moins que fermer totalement l'entreprise. Le poulpe est à peu près sur le même crédo. Une baisse de salaire, oui.

Mais si l'entreprise va réellement mal, du moment où c'est mesuré, et en contrepartie, l'entreprise s'engage sur la même durée à doubler les indemnités en cas de licenciement. Mais là, carrément, on s'engagerait à ne pas licencier. Philippe, lui, boulanger, patron, dit, à choisir, il vaut mieux démarrer par le haut de la pyramide. Les PTG, les directeurs, moi, je me vois mal demander à mes employés de baisser leur salaire pour sauver mon entreprise, écrit Philippe.

45:34
Invité

RMC au 7,32.

45:36
Présentateur

75 centimes par envoi, plus prix du SMS. RMC.

45:40
Invité

RMC coûte déjà demain.

45:42
Présentateur

Allez, avec Anthony Morel. Anthony, les restaurants vont donc d'abord vous. Bonjour. Bonjour, Jean-Luc. Bon, donc, au rouvrier, on vient de l'entendre. Parmi les recommandations, le fait de proposer des menus au format numérique. Et pour ça, les solutions sont très nombreuses, Anthony. Ben oui, pour en finir avec les menus papiers, plastifiés, c'est vrai que c'est pas très hygiénique, ça passe de main en main. Et donc, ce qu'on va voir de plus en plus apparaître à partir d'aujourd'hui dans les restaurants, ben c'est ça, ce sont les QR codes, des codes bar numériques. Et donc, le principe, c'est, j'arrive dans le restaurant, je pointe mon smartphone dessus, hop, et j'ai le menu qui s'affiche.

Alors, moi, je l'ai créé, celui-ci, de manière totalement artisanale en deux minutes. Donc, j'ai fabriqué mon restaurant. J'ai le bourdin direct café-restaurant. Ah bon ? La meilleure crème brûlée du paf, j'ai mis. C'est pas mal, franchement. C'est pas une mauvaise idée, tiens. Je trouve aussi, j'ai mis pour ce midi... On va ouvrir un café-restaurant. Vous avez le choix entre solmenière et andouillette, pour ce midi, voilà. Andouillette ? Andouillette, c'est bien. Andouillette, sol, moi j'aime bien aussi. Ouais, ouais, c'est difficile de choisir. Bonne sol. Bon, et puis en dessert, vous aurez des profitrolles. C'est cher la sol, elle va être très chère. C'est vrai que c'est pas donné.

Non, c'est pas donné une bonne sol, c'est pas donné. Bonne andouillette, c'est bon aussi. Enfin bon, on va pas rentrer dans les détails. Et en gros, derrière, vous avez des applications spécialisées qui permettent de faire ça de manière extrêmement simple et assez sophistiquée. On peut citer Live Menu, Bonjour Menu, Restaurants Lace, etc. qui proposent au restaurateur de créer un menu sous format numérique avec des photos, vous avez le nombre de calories pour tel ou tel plat, les allergènes potentiels. Moi, je pense que ça, ça va rester. On va se rendre compte que c'est beaucoup plus pratique que les menus papier.

Du point de vue du consommateur, on n'a pas besoin d'attendre la carte pendant 10 minutes. Et le restaurateur, il peut actualiser sa carte en temps réel. Par exemple, si un plat du jour change, il n'y a pas besoin de réimprimer la carte à chaque fois. Alors, certaines applications permettent aussi de regarder un plat sous toutes ses coutures avant même qu'il ne soit sur la table. Ça, c'est l'étape d'après. On va utiliser les miracles de la réalité augmentée. Et donc, c'est-à-dire que vous êtes au restaurant, vous hésitez entre le tiramisu et la crème brûlée pour le dessert. Et vous allez pointer votre téléphone sur votre assiette vide. Regardez sur RMC et découvrez ce que ça donne.

Et en gros, vous allez voir apparaître une modélisation 3D de votre plat. Mais alors, vous pouvez zoomer dessus. Vous pouvez la faire tourner sous toutes ses coutures à 360 degrés. En gros, ça vous fait saliver. Ça vous donne envie. Vous savez exactement ce qui va se retrouver dans votre assiette. Ça vous permet aussi de découvrir un plat que vous ne connaissez pas, par exemple. Voir un peu à quoi ça ressemble pour voir si ça vous donne envie ou pas. Donc voilà, ça, c'est des nouveaux outils qui vont arriver aussi dans les mois d'hier. Et puis en Chine. Moi, j'étais en Chine fin décembre, début janvier. Alors là, on ne peut plus en addition.

Ah oui, alors ça, vous avez aussi des applications qui permettent de payer. Avec l'appli. Alors, vous pouvez payer avec l'appli. Exactement. C'est-à-dire que vous n'avez plus besoin d'attendre le serveur. Vous avez fini de manger. Hop, vous ouvrez l'application. Enfin, on paye l'addition. Mais c'est ça. Ce n'est pas encore gratuit. Il y a toujours l'obligation de payer. Mais vous allez pouvoir le faire sans avoir besoin du serveur. Ce qui fait que là encore, on évite les contacts physiques. Encore une fois, geste barrière. Et puis, on ne perd plus de temps.

Et on peut, via l'application, partager l'addition entre convives, au détail, au verre ou à la gorgée, comme dans le sketch de Muriel en bas. Pour éviter le sketch, justement, tout se fait de manière numérique. Tu peux laisser un pourboire aussi ou pas ? Tu peux aussi, bien sûr, laisser un pourboire. Enfin, tout est paramétrable via l'application. Donc, moi, je pense que ça, c'est vraiment une des innovations qui vont rester après cette crise. On va se rendre compte que le numérique, ça a encore une fois pas mal d'avantages dans le domaine des menus. Bien. Merci, Anthony. Il est 6h58. et nous sommes avec Ilona. Ilona qui est dans le geste. Bonjour, Ilona.

49:02
Invité

Enfin, je vous ai.

49:03
Présentateur

Enfin. Enfin ? Comment ? Pourquoi enfin ? Parce que ce n'est pas facile d'accéder à vous. Ah ben non, mais c'est sûr. C'est sûr, parce qu'il y a beaucoup d'appels, Ilona. Ah oui. Évidemment, vous regardez la télé, vous écoutez la radio le matin, Ilona. J'écoute la radio, puisque je suis infirmière libérale, donc je vous suis toute la matinée. Et puis l'après-midi, je me mêle aussi sur le BFM. Bon. Ilona. Ilona. Oui. Vous avez bien fait d'appeler. Est-ce que vous avez gagné votre machine à capter, les capsules qui montent avec ?

49:30
Invité

C'est génial. Je ne sais pas comment vous remercier.

49:32
Présentateur

Ben, comment ? Comme ça. En disant un merci sincère comme vous le faites. Ah oui. Un grand merci. Et merci d'être avec nous régulièrement, Ilona. C'est moi qui vous remercie pour la pertinence de vos émissions. Et puis, au moins, vous vous rentrez dans les gens. Et puis moi, ce que je veux vous dire, c'est que vous êtes réel, en vrai. Eh ben, merci. Merci. Ben oui, parfois, ça m'arrange. Parfois, ça ne me réussit pas. Mais bon, je suis comme je suis. Ilona. Il y a un peu à vous dire juste une chose. On vous aime. Bon. Ben, merci beaucoup. Merci, Ilona. Merci. Il est 6h. Merci. Passez une belle journée. Il est 6h59. Il est 6h59.