Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueHugoDécrypte (sur YouTube)· 16 juin 2023 9 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Comment Vladimir Poutine veut déranger l’Ukraine

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06Locuteur non identifiéFait
    « Elle va durer plusieurs semaines, voire des mois. »
  • 0:11Locuteur non identifiéFait
    « l'Ukraine déclare reprendre du terrain, mais de son côté, le président russe Vladimir Poutine affirme au contraire que son armée inflige des pertes catastrophiques à l'Ukraine »
  • 0:55Locuteur non identifiéFait
    « Vladimir Poutine déclarait ainsi, je cite, que les troupes ukrainiennes n'ont atteint aucun de leurs objectifs. »
  • 1:21Locuteur non identifiéFait
    « Vladimir Poutine a admis des faiblesses, il a reconnu aussi des ratés. »
  • 1:27Locuteur non identifiéFait
    « Il a admis que l'armée russe n'était pas prête aux attaques sur son propre sol. »
  • 2:15Locuteur non identifiéFait
    « cette contre-offensive ukrainienne, elle était quand même attendue et donc préparée du côté russe. »
  • 2:30Locuteur non identifiéFait
    « Ils ont pris le temps de creuser des tranchées et d'installer des dispositifs de défense comme des mines ou encore des dents de dragon »
  • 2:42Locuteur non identifiéFait
    « dans la zone de Zaporizhia, par exemple, dans l'est de l'Ukraine, on constate aujourd'hui qu'il y a six couches de défense différentes. »
  • 3:29Locuteur non identifiéFait
    « la Russie a tout de même retenu quelques leçons de cette première année de guerre en Ukraine, notamment sur la question de la lenteur de ses troupes. »
  • 3:39Locuteur non identifiéFait
    « L'armée russe a créé ces derniers mois des unités beaucoup plus petites que celles qu'elle avait d'abord envoyées. »
  • 3:50Locuteur non identifiéFait
    « la Russie va vraisemblablement pouvoir augmenter aussi ses troupes. »
  • 4:00Locuteur non identifiéFait
    « le ministère russe de la Défense vient de signer cette semaine un contrat avec le groupe Achmat, ou Achmat, j'avoue que j'ai un doute sur la prononciation en français. »
  • 4:31PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a reçu ce vendredi à l'Elysée Mohamed Ben Salman, le prince héritier et dirigeant d'Arabie Saoudite »
  • 4:39PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron souhaite convaincre Mohamed Ben Salman de condamner l'invasion de la Russie. »
  • 4:44PrésentateurFait
    « les enjeux de stabilité régionale au Moyen-Orient, notamment au Liban, en Syrie et en Iran »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié51 %
  • Présentateur49 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

Depuis une semaine, la contre-attaque ukrainienne est officiellement lancée. Elle va durer plusieurs semaines, voire des mois. C'est ce qu'a d'ailleurs déclaré Emmanuel Macron. Alors, l'Ukraine déclare reprendre du terrain, mais de son côté, le président russe Vladimir Poutine affirme au contraire que son armée inflige des pertes catastrophiques à l'Ukraine et parle déjà d'échec de la contre-offensive. Alors, que se passe-t-il du côté russe ? Quelle est la stratégie dans ce moment capital dans cette guerre en Europe ? Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. C'est donc le sujet à la une des actualités du jour.

Alors, je vais pas m'attarder aujourd'hui sur ce qui se passe dans le détail sur le terrain ces 2-3 derniers jours. En effet, c'est assez difficile de vérifier aujourd'hui un certain nombre d'informations. Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui, et ce qu'on va voir là beaucoup plus en détail, c'est la stratégie russe plus globale face à cette contre-attaque ukrainienne. Bon, déjà évidemment, la guerre de communication se poursuit. La Russie veut imposer un autre récit que celui qui semble dominer aujourd'hui. La semaine dernière, Vladimir Poutine déclarait ainsi, je cite, que les troupes ukrainiennes n'ont atteint aucun de leurs objectifs.

L'objectif ici pour Vladimir Poutine, après un an et demi de guerre, eh bien c'est d'imposer dans les esprits l'idée d'une défense russe qui serait impénétrable. Bon, mais une fois qu'on a dit ça, on peut quand même observer que ces derniers jours, il y a une forme d'évolution dans la manière de communiquer du président russe. Le 13 juin dernier, par exemple, dans une conversation avec des chefs de guerre russes qui étaient retransmises à la télévision russe, Vladimir Poutine a admis des faiblesses, il a reconnu aussi des ratés. Il a admis que l'armée russe n'était pas prête aux attaques sur son propre sol.

Les attaques qui se sont produites ces derniers jours, on a eu l'occasion d'en parler. Et clairement donc, on assiste à des déclarations bien plus éloignées que celles pleines de confiance qu'on avait l'habitude d'entendre.

Alors, pour la spécialiste défense de l'AFP, Daphné Benoît, qui était interrogée dans l'émission C'est dans l'air, la posture de Vladimir Poutine a quand même pas mal évolué et cette sorte de mea culpa, d'aveu de faiblesse, eh bien c'est sans doute une manière de montrer une forme d'honnêteté du côté du président russe et ainsi, eh bien, recréer un lien de confiance avec son armée alors que certains membres de l'armée avaient pu commencer à douter de sa sincérité et sentaient en fait un décalage entre son discours et la réalité et les difficultés sur le terrain. Bon, ça c'est sur la communication.

Ensuite, si on parle justement de la situation sur le terrain, il faut dire que cette contre-offensive ukrainienne, elle était quand même attendue et donc préparée du côté russe. Ils savaient que, eh bien, l'Ukraine préparait une contre-attaque pour tenter de repousser à nouveau les Russes. Les Russes ont eu du coup des mois pour se préparer. Ils ont pris le temps de creuser des tranchées et d'installer des dispositifs de défense comme des mines ou encore des dents de dragon destinés à entraver le passage des chars et d'autres véhicules motorisés. Dans la zone de Zaporizhia, par exemple, dans l'est de l'Ukraine, on constate aujourd'hui qu'il y a six couches de défense différentes.

Il y a d'abord une couche de mines, puis des dents de dragon, puis des tranchées, puis des premières armes destinées à repousser l'ennemi. Et par exemple, les chars envoyés par plusieurs pays de l'OTAN en soutien à l'Ukraine ces derniers mois auraient pas mal de mal à passer. Bref, tout cela peut forcément impacter et rendre plus difficile la progression, par exemple, de chars ukrainiens qui ont été livrés notamment par des pays occidentaux. Bon, et de toute façon, cela rejoint un point plus large qu'il faut quand même rappeler dans ce genre de situation. L'avantage est en général aux défenseurs et le fait de mener une offensive ou une contre-offensive nécessite beaucoup plus de ressources.

Enfin, ce qu'analyse notamment le général Dominique Trinquant, qui est un ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, c'est que la Russie a tout de même retenu quelques leçons de cette première année de guerre en Ukraine, notamment sur la question de la lenteur de ses troupes. On observe donc aujourd'hui un véritable changement de stratégie dans la manière de composer les bataillons. L'armée russe a créé ces derniers mois des unités beaucoup plus petites que celles qu'elle avait d'abord envoyées. Des unités donc avec moins d'hommes et beaucoup plus mobiles, ce qui leur permet d'être davantage réactifs.

Enfin, dernier élément qu'on peut noter, la Russie va vraisemblablement pouvoir augmenter aussi ses troupes. Alors, au-delà de la mobilisation de la population, au-delà aussi du groupe privé Wagner, qui est déjà présent sur le terrain, le ministère russe de la Défense vient de signer cette semaine un contrat avec le groupe Achmat, ou Achmat, j'avoue que j'ai un doute sur la prononciation en français. En fait, c'est l'armée privée du dirigeant tchétchène Kadirov, et les volontaires seront donc officiellement affiliés au commandement russe. Bref, vous l'avez compris, la Russie prépare bien sa défense face à la contre-offensive ukrainienne.

On verra donc comment tout cela évolue dans les prochains jours. Je vous laisse avec Blanche pour les actualités en bref, et je reviens juste après.

4:25
Présentateur

Merci Hugo, et salut tout le monde. On commence avec une première actu. Emmanuel Macron a reçu ce vendredi à l'Elysée Mohamed Ben Salman, le prince héritier et dirigeant d'Arabie Saoudite, avec plusieurs enjeux affichés. Le premier enjeu, c'était la guerre en Ukraine. Emmanuel Macron souhaite convaincre Mohamed Ben Salman de condamner l'invasion de la Russie. Le deuxième enjeu, c'était d'évoquer, je cite, les enjeux de stabilité régionale au Moyen-Orient, notamment au Liban, en Syrie et en Iran, alors que l'Arabie Saoudite vient de rétablir ses relations avec l'Iran et la Syrie.

Ensuite, le troisième enjeu, c'était de préparer le sommet pour un nouveau pacte financier mondial qui va avoir lieu à Paris la semaine prochaine. C'est un sommet organisé par la France qui doit servir, je cite, à faire converger les financements privés et publics, là où la planète et les peuples en ont le plus besoin, par exemple pour lutter contre la pauvreté, pour conduire la nécessaire transition climatique et pour protéger la biodiversité. Alors il faut savoir que l'accueil de Mohamed Ben Salman a été très critiqué par la gauche et plusieurs associations de défense des droits humains, alors que l'Arabie Saoudite est régulièrement pointée du doigt pour des violations des droits humains.

Mohamed Ben Salman est notamment accusé d'avoir fait assassiner le journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018 à Istanbul, en Turquie. C'est en tout cas une victoire diplomatique pour Mohamed Ben Salman qui cherche à se faire réhabiliter sur la scène internationale. On continue rapidement avec une deuxième actu géopolitique. L'île de Cuba dans les Caraïbes et l'Iran ont appelé à renforcer encore leur alliance contre les Etats-Unis. Ils dénoncent l'impérialisme des Etats-Unis, ça fait suite à une visite officielle du président iranien Ebrahim Raisi à Cuba.

Il s'est aussi rendu cette semaine au Venezuela et au Nicaragua, deux pays qui, comme Cuba et l'Iran, font face à des sanctions des Etats-Unis et sont alliés de la Russie. Troisième info, au Royaume-Uni, Boris Johnson, l'ex-premier ministre conservateur du pays a, je cite, « délibérément trompé le Parlement britannique en mentant sur l'affaire du Partygate ». C'est en tout cas ce que conclut une enquête parlementaire. Dans cette affaire, en fait, il est accusé d'avoir organisé des fêtes pendant le confinement alors qu'il était premier ministre. Mais Boris Johnson affirme avoir toujours suivi les règles. Pour lui, il s'agit, je cite, « d'un assassinat politique ».

Quoi qu'il en soit, cette nouvelle enquête a poussé Boris Johnson a démissionné de son mandat de député la semaine dernière puisqu'il avait déjà eu accès aux conclusions du rapport qui le menaçait de 90 jours de suspension s'il ne quittait pas son poste. Et lundi, un vote sera organisé pour décider s'il faut lui retirer ou non l'accès aux locaux du Parlement, un droit dont disposent les anciens premiers ministres. Quatrième actu, l'Inde et le Pakistan ont été frappés ce jeudi par un important cyclone, le cyclone Biparjoy. Dans le nord-ouest de l'Inde, les vents ont même pu atteindre les 125 km heure.

Alors les deux pays ont subi d'importantes rafales qui ont déraciné des centaines de poteaux électriques et d'arbres mais aucune victime n'a pour le moment été signalée. En fait, pour éviter tout risque, les autorités avaient fait évacuer plus de 175 000 personnes qui vivaient dans la zone susceptible d'être traversées par le cyclone. Il faut savoir que les cyclones sont assez fréquents dans ces régions mais selon les scientifiques, ces cyclones gagnent en puissance à cause du changement climatique. Cinquième info, l'âge de départ à la retraite a augmenté de plus de 2 ans entre 2010 et 2021 selon une nouvelle étude de la Direction de recherche des études de l'évaluation et des statistiques.

Concrètement, en moyenne, en 2021, les Français sont partis à la retraite à 62 ans et 7 mois alors que l'âge légal était fixé à 62 ans. Autre enseignement de ce rapport, les retraités touchent en moyenne 1366 euros par mois et leur pouvoir d'achat a reculé ces 10 dernières années. Le rapport souligne aussi les inégalités entre les hommes et les femmes. Déjà, les femmes partent en moyenne plus tard à la retraite, 63 ans contre 62 ans et 2 mois pour les hommes et surtout, elles touchent une pension inférieure d'environ 40% par rapport à celle des hommes.

Bref, les Français avaient donc déjà dépassé le seuil légal des 62 ans pour partir à la retraite mais en 2030, celui-ci sera donc fixé à 64 ans. Dernière actu, on finit avec une note positive, le Chili, un pays d'Amérique du Sud, vient d'approuver une loi pour renforcer la protection de sa biodiversité après plus de 10 ans de débat.

C'est une annonce assez importante puisque la moitié des écosystèmes et 2 tiers des espèces du Chili sont aujourd'hui menacées et donc concrètement, pour faire face à ce problème, le Chili va augmenter de 58% son budget annuel dédié aux institutions environnementales, ce qui va notamment permettre de doubler le nombre de gardes forestiers et donc de mieux sécuriser les espaces protégés.

8:46
Locuteur non identifié

Merci beaucoup Blanche. Alors, il n'y avait pas de débat hier, il n'y a pas de débat non plus aujourd'hui. Du coup, n'hésitez pas à vous abonner, je ne sais pas, mais ce n'est pas encore le cas pour ne pas louper les vidéos suivantes. Ce week-end, pour plus d'actualités, rendez-vous directement sur Instagram. Le nom du compte, c'est Hugo Descryptes. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et on se dit du coup à très vite.