Caroline Parmentier : "L’écrasante majorité des Français veut réduire l’immigration !" (France Info)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 2:22OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous pouvez nous donner des chiffres pour étayer ce mot de submersion ?
- 4:00RelanceÉludée
Alors, on n'est pas à ce chiffre-là, mais on est quand même loin d'une submersion, quand on parle de ces chiffres-là concrètement.
- 5:31RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui vous fonde à dire concrètement qu'il n'y a pas de submersion dont parle le Rassemblement National ?
- 7:05FerméeRéponse directe
Est-ce que vous reprendriez ce mot submersion ?
- 8:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui affirment ce soir que c'est un calcul politique de François Bayrou pour éviter la censure du RN ?
- 11:42OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui affirment ce soir que c'est un calcul politique de François Bayrou pour éviter la censure du RN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:24Invité politiqueFait
« Enfin c'est surtout une réalité. »
- 1:59Invité politiqueFait
« Mayotte, la première, le gouvernement n'est pas capable d'ailleurs de dire combien est-ce qu'il y a d'immigrés clandestins à Mayotte, tout à fait incapable, ça fait des années que Mayotte souffre de la submersion migratoire des Comores, sans que le gouvernement ne fasse rien, ne s'occupe de rien. »
- 2:31Invité politiqueChiffre
« 7 Français sur 10 juge que la politique migratoire de la France est trop la question. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Les demandes d'asile ont explosé littéralement. »
- 2:56Invité politiqueChiffre
« 7% d'immigrés. »
- 3:00Invité politiqueChiffre
« Moins de 10% des OQTF sont exécutés. »
- 3:42PrésentateurChiffre
« Entre 7 et 8%, la population étrangère en France, le pourcentage par rapport à la population totale, ce sont des personnes qui sont donc en situation régulière, et qui n'ont pas la nationalité française, mais qui sont en situation régulière, entre 7 et 8%. »
- 3:47PrésentateurChiffre
« Le nombre de sans-papiers, 439 000 selon l'assurance maladie, qui se basent sur les bénéficiaires de l'AME. »
- 4:15Invité politiqueFait
« Allez rencontrer les Français, comme moi je le fais régulièrement tous les week-ends, mais partout dans vos circonscriptions, allez parler aux Français. »
- 9:22Invité politiqueChiffre
« 61% des Français pensent qu'il y a trop d'immigration en France et qu'elle est mal contrôlée. »
- 10:19InvitéFait
« Il n'y a aucune réalité là-dessus. »
- 12:56Invité politiqueFait
« Mayotte ne souffre pas d'une submersion migratoire. »
- 22:43Invité politiqueChiffre
« Que la France peut devenir un narco-État, que 240 000 personnes en France vivent du trafic de drogue. »
- 25:51InvitéChiffre
« Il y avait à peu près 200 ou 250 000 personnes qui vivent du trafic de drogue. »
Temps de parole
- Invité34 %
- Invité 224 %
- Caroline Parmentier22 %
- Présentateur14 %
- Locuteur non identifié3 %
- Locuteur non identifié 22 %
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Bonsoir Caroline Parmentier, députée RN du Pas-de-Calais. Bonsoir Violette Spilbou, députée Ensemble pour la République du Nord. Damien Audet nous a rejoint également, députée LFI de la Haute-Vienne. Et puis Patricia Issa de Grandi m'accompagne comme chaque soir. Bonsoir Patricia, éditoriste politique pour France Info. On va d'abord revivre cette séquence, le fait politique du jour. François Bayrou qui est donc interpellé à l'Assemblée nationale cet après-midi et il maintient son idée d'une submersion migratoire tout en la restreignant, précise-t-il à Mayotte et à certains autres départements. On revit cette séquence cet après-midi.
Cette émission et le passage que vous indiquez étaient fondés sur la situation à Mayotte. Et donc quiconque est allé à Mayotte, quiconque a parlé avec les habitants de Mayotte, quiconque s'est confronté à la situation à Mayotte, et ce n'est pas le seul endroit de France, mesure que le mot de submersion est celui qui est le plus adapté.
Submersion migratoire, c'est une idée, une formule qui plaît au Rassemblement national. C'est quoi ? C'est une petite victoire politique pour vous aujourd'hui ?
Enfin c'est surtout une réalité. En plus il a parlé de sentiments de submersion migratoire. La réalité et le sentiment ce sont deux choses différentes. Oui, mais justement, lui a parlé de sentiments, or c'est une réalité si vous voulez. Et qu'on ne puisse même pas parler de sentiments, vous imaginez alors les actes après, et comment va agir ce gouvernement, alors qu'il est pied et poing lié en plus avec un gouvernement macroniste, avec des socialistes maintenant, qui exercent une forme de chantage quand même sur le gouvernement Bayrou.
Non, les Français savent très bien, Mayotte, la première, le gouvernement n'est pas capable d'ailleurs de dire combien est-ce qu'il y a d'immigrés clandestins à Mayotte, tout à fait incapable, ça fait des années que Mayotte souffre de la submersion migratoire des Comores, sans que le gouvernement ne fasse rien, ne s'occupe de rien, ils ne se sont préoccupés de leur existence qu'après le cyclone récent, d'autres départements de France bien sûr.
Est-ce que vous, concrètement, vous pouvez nous donner des chiffres pour étayer ce mot de submersion ?
Alors, sur le sentiment, oui, je peux vous donner des chiffres pour le coup, puisque 7 Français sur 10 juge que la politique migratoire de la France est trop la question. On parle de sentiments pour le moment, mais effectivement, vous savez très bien qu'il y a une immigration.
– On est là pour parler de la réalité quand même.
– Les demandes d'asile ont explosé littéralement. L'immigration avec le regroupement familial a explosé également, on le sait. Ça, ce sont des chiffres concrets. – 7% d'immigrés. – Les OQTF ne sont pas exécutés. Moins de 10% des OQTF sont exécutés. Alors que les demandes d'asile, encore une fois, ont explosé. Et qu'on sait très bien que des départements, comme certaines villes, d'ailleurs, enfin connues, Trappes, Mante-la-Jolie, il suffit d'y aller pour savoir, pour se rendre compte, justement, de la vague.
– Alors, moi, je vais vous donner quelques chiffres. Population étrangère en France.
– Continuez à être dans le déni, il y a les chiffres comme ça, comme l'a été le chiffre comme hier, cet après-midi.
– Mais pardon, s'il vous plaît, quelques chiffres pour nos téléspectateurs. – Ça vous, je demande. – Entre 7 et 8%, la population étrangère en France, le pourcentage par rapport à la population totale, ce sont des personnes qui sont donc en situation régulière, et qui n'ont pas la nationalité française, mais qui sont en situation régulière, entre 7 et 8%. Le nombre de sans-papiers, 439 000 selon l'assurance maladie, qui se basent sur les bénéficiaires de l'AME. Gérald Darmanin avait évoqué un chiffre plus élevé, entre 600 à 800 000 clandestins. On serait donc entre 0,5% et un petit peu plus de 1% de la population. Ça, ce sont des chiffres. – Un million de cas. – Ce sont des chiffres.
Alors, on n'est pas à ce chiffre-là, mais on est quand même loin d'une submersion, quand on parle de ces chiffres-là concrètement.
– Mais il faut voir ça année après année, encore une fois. Et puis, on se base sur le mot de submersion. Mais allez rencontrer les Français, comme moi je le fais régulièrement tous les week-ends, mais partout dans vos circonscriptions, allez parler aux Français. – Dans les zones rurales du Pas-de-Calais… – Continuez dans ce déni concernant l'immigration et les problèmes de l'immigration. Continuez dans ce déni, ça m'amuse. Vraiment, parce que pour le coup, vous allez aller droit dans le mur.
– Moi, ça ne m'amuse pas en tout cas.
– Oui, je sais, vous n'avez pas un pôle du mot.
– Vous savez, hier soir aussi, j'en ai beaucoup, mais ça, ça ne m'amuse pas trop. Quand moi, je suis en commission sur le PLFSS, la loi de sécurité sociale, du financement de la sécurité sociale, qu'on a le gouvernement qui nous annonce, et avec le Rassemblement national d'ailleurs, qui approuve le fait qu'ils vont encore mettre moins d'argent sur l'hôpital, c'est de ça dont on devrait parler.
Sauf que François Bayrou, il sait très bien ce qu'il fait quand il va sur l'LCI, et qu'il vient vous draguer, qu'il vient parler de submersion migratoire, qui reprend par ailleurs la thèse du grand remplacement, qui est une thèse qui a déjà tué beaucoup de personnes dans le monde, et c'est notamment le terroriste Brenton Tarrant en Nouvelle-Zélande qui avait tué 50 personnes sur la thèse du grand remplacement et la thèse de la submersion migratoire.
La vérité, c'est que François Bayrou cherche aujourd'hui à faire un contre-feu lorsqu'il fait ça, à parler d'autre chose, et preuve en est que cela a fonctionné, puisqu'il vient draguer le Rassemblement National, vous rassurer sur ces sujets, et dans le même temps... Ça ne rassure pas du tout, parce qu'il n'agira pas. Quand l'Assemblée doit voter en même temps, comme hier en commission, on vote un sous-budget pour l'hôpital public, et donc avec les Français...
Qu'est-ce qui vous fonde à dire concrètement qu'il n'y a pas de submersion, il n'y a pas cette submersion dont parle le Rassemblement National, concrètement ?
Qu'est-ce qui me fonde à dire qu'il n'y a pas de submersion, mais les chiffres que vous avez donnés, quand on parle de 7% de personnes étrangères, mais là vous vous rendez compte, dans la rhétorique dans laquelle on est ? On a quelqu'un qui nous dit, il y a une submersion migratoire, qui n'arrive pas à le prouver, et maintenant qui demande aux autres de prouver que le mensonge qui est dit, c'est toute la rhétorique aujourd'hui qui est complètement grotesque. Si François Bayrou dit qu'il y a une submersion migratoire, qu'il le prouve avec des faits, mais surtout cela n'existe pas.
La vérité c'est que François Bayrou veut parler d'autre chose que des sujets concernant les Français, le pouvoir d'achat, l'accès à la santé. Vous êtes dans la caricature, elle est fille,
comme toujours dans la caricature des dénits. Il y a notamment Yaël Braun-Pivet, il y a une partie du camp présidentiel qui s'est montrée mal à l'aise aujourd'hui avec ce mot employé par François Bayrou. Est-ce que c'est votre cas aussi ?
Moi écoutez, je l'ai aussi écouté aux questions gouvernement et ses explications. D'abord je pense qu'il compatit très sérieusement à la situation de nos compatriotes à Mayotte parce que les problématiques d'immigration illégale, en particulier des Comores, sont extrêmement douloureuses pour la population française à Mayotte. et le cyclone a détérioré encore plus la situation. C'est de là qu'est partie cette expression. Après, oui, il faut regarder une réalité en face qui est celle de la peur des Français, de l'inquiétude, effectivement, au regard des problématiques d'intégration d'une partie des personnes qui sont immigrées et parfois même des enfants français.
Est-ce que vous reprendriez ce mot submersion ? La problématique pour moi n'est pas une explosion des chiffres. Je les ai là, je les ai prises parce qu'il faut effectivement être factuel. Entre 2019 et 2023, il y a plus de 2,5% des motifs d'admission au séjour, que ce soit pour l'économique, le familial, les visas étudiants, etc. Donc il y a une augmentation, oui, ces 5 dernières années. Est-ce que c'est une submersion ? Il faut la contrôler. Il faut la contrôler, ce mot. Moi, je dis qu'il faut effectivement contrôler l'immigration, être très ferme avec la délinquance des personnes étrangères qui sont en situation irrégulière, qui ont commis des crimes et délits.
Et c'est pour ça qu'il y a eu une loi immigration en 2023 qui a fait avancer un certain nombre de choses, notamment d'avoir plus de motifs pour pouvoir expulser ces délinquants vers leur pays d'origine. Mais je crois que la difficulté qu'on vit aujourd'hui en France, c'est d'une part cela, l'exécution des OQTF et les faits tristes, catastrophiques que l'on voit régulièrement dans les médias. Et deuxième chose, un sujet qui n'est pas réglé, c'est la délinquance de certains mineurs qui sont aujourd'hui dans un sentiment de haine de la France, de haine contre les valeurs de la République. Et c'est normal que là-dessus, on ait une inquiétude des Français.
Et donc, c'est ce que cherche à faire aujourd'hui le gouvernement. Peut-être que ce n'est pas parfait. Peut-être François Bayrou, qui est un humaniste convaincu à utiliser ces mots. Mais en tout cas, je crois qu'on ne peut pas se passer, en tout cas d'apporter une réponse.
Il est allé sur la rhétorique de l'extrême droite, c'est ça qui lui est reproché. Il peut penser ces choses-là sans parler de submersion migratoire. Mais là-dessus, on est... D'ailleurs, vous avez du mal à prononcer ce mot-là.
Ce n'est pas dans mon vocabulaire. Et en même temps, moi, je suis à Lille. Vous savez, je suis à Lille, dans une ville où il y a 6 quartiers sur 10 en politique de la ville, où il y a des difficultés du vivre ensemble, plutôt des difficultés liées au respect de la culture commune française, des valeurs de la République, où il y a beaucoup de difficultés de sécurité, parce qu'on a aussi une mairie, une police nationale qui ne travaille pas bien ensemble. Et donc, il y a un amalgame de tout ça.
Et moi, ce qui me fait mal, finalement, dans ce débat sur l'immigration, aujourd'hui, au tour de mots, c'est que ça fait mal à toutes les personnes immigrées qui sont parfaitement intégrées aujourd'hui en France, qui parlent français, qui travaillent, qui ont leur famille et qui apportent beaucoup à la France et à notre région du Nord. Damien, donc ça, c'est un débat qui est très douloureux pour eux et donc pour nous.
61% des Français pensent qu'il y a trop d'immigration en France et qu'elle est mal contrôlée. C'est un sondage BFM TV de novembre 2024.
Mais il est sûr aujourd'hui qu'avec des propos comme ceux du Premier ministre qui agitent les peurs. Oui, bien sûr. J'ai aucun doute sur ça. Il n'y a aucune réalité là-dessus. Sur le fait qu'aujourd'hui, il y a une agitation des peurs, qu'on a une chaîne de télé qui, toute la journée, agite les peurs autour de l'immigration. Je sais que vous êtes pour la supprimer, cette chaîne de télévision. J'ai aucun doute sur ça.
Il y a d'ailleurs des sondages qui montrent qu'à gauche aussi,
on veut moins d'immigration. Moi, j'ai aucun doute sur le fait qu'aujourd'hui, on agite les peurs autour de l'immigration. Par contre, c'est marrant parce qu'on parle aujourd'hui de ce sujet-là sur l'immigration. Mais quand on parle de tous les autres sujets, santé, pouvoir d'achat, retraite, là par contre, on s'en fiche. Complètement faux. J'ai posé une question la semaine dernière. François Bayrou sur le pouvoir d'achat, ne dites pas n'importe quoi. Maintenant, la question qui se pose, c'est qu'on sait très bien que l'immigration, aujourd'hui pour l'Assemblée nationale, c'est un fonds de commerce politique. Il n'y a aucun doute.
Maintenant, ce qui est vrai, c'est que François Bayrou cherche à aller sur ce terrain-là. Mais moi, je crois par contre qu'il cherche d'une part aller sur ce terrain-là en pensant qu'il va avoir les électeurs du Rassemblement national. Mais ils se trompent, parce que la vérité, c'est qu'ils valident aujourd'hui, ils valident auprès des électeurs du Rassemblement national que de toute façon, leurs thèses peuvent être entendues, ce qui est absolument faux. Et par ailleurs, quand même, d'un mot, combien aujourd'hui de candidats, du macroniste ou du bloc central, comme vous l'appelez, ont été élus aussi parce qu'il y a eu le barrage républicain ?
Aujourd'hui, quand François Bayrou dit maintenant qu'il y a une submersion migratoire et qu'il reprend les mots de l'extrême droite, c'est-à-dire à tous ceux qui ont voulu faire le barrage républicain, finalement, vous avez fait, vous avez mis le Premier ministre, quelqu'un qui va reprendre les thèses de l'extrême droite. Il a été réussi, le barrage républicain. Et même vous, par ailleurs, vous n'arrivez pas à employer les mots de François Bayrou, parce que vous savez que ce sont des mots qui sont profondément injustes. Mais vous savez, en fait, je ne partage rien de ce que vous dites aujourd'hui.
Des milliers de personnes aujourd'hui qui sont descendantes d'immigrés, vous le savez très bien. Moi, je ne crois pas que ce soit aujourd'hui ni un barrage par des alliances électorales, ni jeter l'opprobre sur un parti politique qui fera aujourd'hui baisser l'extrême droite. Moi, je crois que faire baisser l'extrême droite, c'est régler aujourd'hui un certain nombre de problèmes. Et dans le sujet de l'immigration, c'est par exemple le sujet de la durée des demandes d'asile.
C'est pour ça que j'ai voté cette loi immigration, pour qu'il y ait des pôles territoriaux pour étudier plus vite les demandes d'asile et que plus rapidement on puisse intégrer des personnes et qu'elles puissent trouver un travail lorsqu'elles arrivent en France et qu'elles ont droit à l'asile et que lorsqu'elles n'y ont pas le droit, elles puissent plus rapidement repartir dans leur pays d'origine. Moi, je crois à l'efficacité de l'action publique. Je ne crois pas aux dogmes ou aux phrases. Je pense qu'il faut qu'on soit beaucoup plus efficaces. Et je prends ma part. Je pense qu'une partie de nous, du bloc central, avons cette responsabilité. Mais qu'est-ce que vous répondez quand même ?
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent...
Je ne suis pas à l'extrême droite. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui affirment ce soir que c'est un calcul politique de François Bayrou pour éviter la censure du RN ?
Écoutez, je le connais un peu, François Bayrou. De ce que j'en vois, c'est plutôt quelqu'un de spontané, de naturel qui dit ce qu'il pense, qui est assez aligné et cohérent avec l'humanisme qu'il défend et qu'il porte au sein du Modem depuis de nombreuses années de son engagement politique. D'ailleurs, on lui reproche parfois d'être maladroit. C'est cette spontanéité... Est-ce qu'on peut se dire que c'est son inconscient conservateur du coup qui a parlé ? Je crois que c'est ce qui lui est revenu lors de ses déplacements à Mayotte.
Dans le déplacement des ministres à Mayotte, c'est qu'il y a une problématique qui dépasse toutes les réalités de la vie quotidienne des personnes qui vivent à Mayotte, qui n'ont plus d'eau, qui n'ont plus d'électricité et qui ne peuvent pas aujourd'hui vivre avec autant d'immigration et d'immigration légale à Mayotte. Mais attendez, à Mayotte, avant ça déjà, il y avait 30% des gens qui n'avaient pas d'eau. Mais bien sûr, il y avait d'autres problématiques. 77% des Mahorais étaient sous le seuil de pauvreté. Mais la seule chose qui vient aujourd'hui à François Bayrou, de l'humaniste François Bayrou, c'est de parler de l'immigration et de submersion migratoire et de jeter le prof...
Parce que Mayotte ne souffre pas de l'immigration.
Mayotte ne souffre pas d'une submersion migratoire.
Je peux finir un propos ? Non, mais soyez sincère. Je ne peux pas, je vais juste terminer un propos.
Vous n'avez pas voté le projet d'aide d'urgence à Mayotte. Je ne peux pas juste terminer là-dessus. Et deux d'entre vous ont voté contre. Vous devriez avoir honte.
Je vais terminer là-dessus. Aujourd'hui, à Mayotte, on a 30%... Avant, on avait 30% des gens qui n'avaient pas accès à l'eau potable. 77% des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. D'ailleurs, dans les statistiques de l'INSEE, quand il y a des statistiques qui sont faites en France, à chaque fois sur le chômage, à chaque fois sur la pauvreté, il y a toujours un petit astérisque avec écrit « sauf Mayotte ». Parce que si on prend l'échelle de Mayotte, ça fait plomber la moyenne française.
C'est-à-dire que vous voulez rester avec qui dont vous êtes contre tout ce qui permet de l'échelle.
C'est vrai que François Bayrou, aujourd'hui, il a précisé sa pensée sur ce mot de submersion migratoire. Il a dit que ça concerne Mayotte et certains autres départements. Est-ce que vous nous dites quand même ce soir que ce mot de submersion, il concerne l'ensemble du territoire et l'ensemble des Français ? C'est ce qu'on veut essayer de comprendre ce soir.
Alors, je vous dis que le mot de submersion concerne Mayotte et de nombreux départements. Je me dis François Bayrou.
Lesquels ?
Écoutez, je ne suis pas en classe. Les Français comprendront parfaitement ce que je suis en train de dire parce qu'ils le vivent. Vous, vous êtes dans vos beaux quartiers.
Parce que franchement, oui, oui, j'imagine.
Monsieur, ce que vous avez dit tout à l'heure sur Mayotte est assez scandaleux. Vous avez eu l'air de dire que, finalement, Mayotte ne souffrait pas particulièrement d'une immigration folle, incontrôlée, qui fait que le double de personnes, en réalité, alors que les infrastructures sont prévues pour 150 000 personnes, elles sont 500 000 en réalité.
Quand il y a 30% de gens qui n'ont pas accès à l'eau potable, vous pensez que c'est un simple problème ?
Mayotte est ruinée depuis des décennies par l'écomore. Vous le savez parfaitement. Je vais préciser ma pensée. Vous êtes dans un déni total. Je vais préciser ma pensée, si c'est ça. Pourquoi n'avez-vous pas voté le projet d'aide d'urgence à Mayotte ? Mais je vais préciser ma pensée. Et pourquoi deux d'entre vous ont voté contre ?
Alors, laissez-le répondre. Ça, les deux d'entre nous qui ont voté contre, honnêtement, je ne sais même pas à qui vous faites allusion. Il suffit de regarder les votes. Je réponds très sincèrement, je ne le sais pas. Maintenant, sur la question aujourd'hui de pourquoi l'abstention, parce que je pense qu'il n'y a pas les moyens qui sont mis aujourd'hui pour faire en sorte qu'à Mayotte, il est infrastructuré. C'est surtout que tout ce qui concernait l'immigration,
vous ne l'avez pas supporté.
Je vais préciser ma pensée. Si je me rappelle ce que disait Mme Boinet,
vous ne l'avez pas supporté.
Je précise ma pensée. Je précise ma pensée sur Mayotte aujourd'hui. Je pense sincèrement que le problème, c'est qu'effectivement, l'État a pendant trop longtemps abandonné Mayotte et n'a pas mis les moyens nécessaires.
Et là, j'ai aucun souci à le dire. Pour reprendre le fil un peu plus général de cette conversation, on ne combat pas l'extrême droite en reprenant ses fantasmes. C'est ce qu'a dit aujourd'hui le patron du PS, Olivier Faure. Vous êtes en phase avec cet argument ?
Oui, tout à fait. Et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, ce qu'il y a de plus grave, c'est que submersion migratoire, ça fait toujours appel aussi à la théorie du grand emplacement. Et ce n'est pas une faible histoire, cette histoire du grand emplacement. C'est ce qui a coûté la vie à 49 personnes à Christchurch en Nouvelle-Zélande quand un terroriste est venu et les a tués. Et c'était appuyé dans son texte qu'il avait rédigé avant. Il parlait du grand emplacement. De toute façon, en fait, il y a une réalité... C'est un fantasme, comme le dit Olivier Faure. Il y a une réalité. Je ne reprends pas les mots des autres, mais il y a une réalité dans le monde.
C'est que les conflits dans le monde, le dérèglement climatique dans le monde, les famines font qu'aujourd'hui, et déjà depuis très longtemps, depuis de nombreuses années, la France est une terre de lancement d'accueil, un pays des droits de l'homme et un pays refuge qui donne envie à beaucoup de personnes de vivre mieux parce qu'elles doivent fuir leur pays. Et ça ne va pas s'arranger avec le temps. Donc on est face à un grand défi de notre société, une société vieillissante, une société qui a du mal à résister globalement, et je parle de toute l'Europe, face au développement des États-Unis, de la Chine, et qui est face, effectivement, à un défi migratoire.
Donc je crois qu'on doit poser ces questions sans opposer non plus les peuples les uns aux autres. Moi, je suis dans une région, et vous aussi, madame, le Nord, le Pas-de-Calais, dans lequel on sait combien l'immigration a apporté du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie, a apporté à notre pays, de la Pologne, bien sûr. Et donc c'est aussi une richesse, c'est un vivre ensemble qu'on sait faire tous ensemble. On fait des fêtes, on a une culture commune, on partage nos cultures différentes et communes. Il y a quand même des problématiques au sein de ce gouvernement,
parce que le ministre de l'Économie disait il y a quelques jours que l'immigration est une chance, et Bruno Retailleau, qui fait partie du même gouvernement,
dit que ce n'est pas une chance. Mais c'est un sujet...
Ah oui, quand même que les Français ont du mal à s'y prouver.
Bien sûr, c'est un sujet difficile. Ce qui est sûr, c'est qu'on est en échec sur une partie de l'intégration, qu'on est en échec aussi sur la qualité d'accueil des personnes qui nous demandent l'asile en France, sur le délai et les conditions d'accueil. Il y en a qui vivent pendant un an et demi dans l'incertitude, dans la précarité, parce qu'on ne s'est pas traité suffisamment bien leur demande d'asile. Et on est aussi en échec. Moi, je le vois dans le Nord, on essaye de faire mieux, mais sur le renouvellement des titres de séjour.
Moi, je traite très régulièrement ma permanence de députés, de jeunes qui sont, par exemple, étudiants qui ont obtenu un visa pour venir étudier en France, du Mexique, de n'importe où, pour faire des études à l'université, et qui, en plein milieu, voient le renouvellement qui n'est pas accordé parce qu'il y a un délai administratif, qui se retrouvent avec un OQTF. Ce ne sont pas des gens qui sont dangereux. Mais ça, on en a tous. Et donc, avec cette inefficacité, on le fait aussi en la réglé.
Aujourd'hui, si je peux me permettre, François Bayrou, il vous a donné le point sur le plan idéologique. Oui, mais ce n'est pas comme ça que ça se passe. Oui, mais il vous l'a donné. Non, Mme Spilou, ça fait huit ans. Vous en êtes très satisfait. Huit ans que vous êtes au manette. Oui, je vous en prête, s'il vous plaît. Laissez-moi terminer. Et il a mis sur la bouche les socialistes. Leur réaction, aujourd'hui, aux socialistes, elle vous convient ?
Elle me semble être le minimum, oui, en effet.
Alors, on va quand même préciser pour nos spectateurs, le PS qui a suspendu les négociations budgétaires avec le gouvernement. Vous saluez cette décision ? On connaît les tensions entre LFI et LPS en ce moment.
Pour sois clair, moi, dès le début, je pense qu'il n'y avait pas... C'est quand même LFI qui a voté la censure. ...que la discussion aujourd'hui, que de toute façon, ça ne mènerait à pas grand-chose. D'ailleurs, le budget qui est proposé par le gouvernement ne va pas, et non plus comme celui de la sécurité sociale. Et les filles, ce qu'ils veulent, c'est la censure et qu'on n'ait pas de budget. Enfin, je crois que votre... C'est celui de la sécurité sociale. Ensuite, maintenant, ce que dit le Parti socialiste, moi, je pense qu'ils reviennent à la raison sur ce sujet.
Je pense qu'ils se sont fait avoir par ce gouvernement-là et que François Bayrou, lui, maintenant, leur fait une sorte de, entre guillemets, et sans vouloir paraître trop trivial, mais en fait, une sorte de bras d'honneur. Il leur dit que, finalement, il va plutôt aller voir du côté du Rassemblement national que du côté du Parti socialiste. Moi, je ne crois pas.
Vous avez un problème avec l'opinion des Français, M. Maudet. Les Français, dans leur grande majorité, tous partis confondus, d'ailleurs, estiment qu'il y a trop d'immigration et qu'elle est mal gérée en France. Et vous, non, non, vous êtes dans le déni total de ça. Vous me disiez que nous avions voté la censure. Ce n'est pas comme ça que vous parlez. Mais quelle est votre position, maintenant ? On va attendre le budget. Il est certain que si le budget fait les poches des Français, comme l'était le budget de M.
Barnier, c'est-à-dire fait des économies sur tout, sur les médicaments, sur les retraités, sur les personnes qui travaillent, en leur demandant de travailler gratuitement, comme l'a proposé Mme Vautrin, fait des économies sur tout.
Vous permettez de faire ça ? Moi, je suis choquée ce que vous dites, parce que vous dévoquez tous les sujets qui sont complètement réunis. Sauf sur l'immigration.
Là, il est en train de vous donner un gage. Non, mais sur le budget, il n'y a rien sur l'immigration.
Les négociations migratoires, là, c'est un gage. Attendez !
Il ne peut pas dire mieux. Pour le moment, il n'y a aucun acte. Il n'y a que des paroles, encore une fois. Les paroles très fortes avec des mots très fortes. Même Mme Spilbo n'ose pas répéter. Nous attendons des actes. Et sur le budget, si vraiment il n'y a aucune réduction concernant l'immigration, sur l'AME, par exemple, ce qui n'a pas du tout l'air d'être le cas, c'est idéologique pour M. Lombard, l'immigration. Il l'a dit, c'est une idéologie. Je n'y toucherai pas. Je n'y toucherai pas, c'est un tabou.
Le temps passe. Et je voudrais aussi vous interroger sur ce projet de loi contre le narcotrafic. C'est l'autre fait politique du jour. Le Sénat a adopté, cet après-midi, la création d'un parquet national anticriminalité organisé, un peu sur le modèle du parquet antiterroriste qui existe. Une mesure phare dans cette proposition de loi transpartisane. Il y aura donc ce parquet anticriminelle. Est-ce que vous saluez, comme c'est le cas un petit peu aujourd'hui de toutes les personnalités politiques qui ont été interrogées, est-ce que vous saluez ce projet ?
Oui, non seulement je salue ce projet, mais c'est un projet qui est issu d'un gros travail de parlementaires, de deux sénateurs qui ont été vraiment au cœur de l'action, qui ont rencontré l'ensemble des procureurs, des policiers, qui sont allés dans les quartiers difficiles et qui ont fait des propositions très concrètes et multiples. Qu'est-ce qui vous fait penser
que ça peut marcher ?
Parce que d'abord, il faut continuer le combat. On le voit dans les villes, les policiers sont très courageux et continuent avec des difficultés, parfois des suites judiciaires de la lutte contre le narcotrafic. Ils continuent d'agir, de faire des descentes. Moi, dans ma ville, c'est quotidien. La semaine dernière, c'était dans le quartier de Moulins. Avant, c'était à Fives. Et dans notre région du Nord, qui est transfrontalière, il y a une action très forte contre le narcotrafic. Notamment à Roubaix, grosse filière.
À Roubaix, à Valenciennes, à Dunkerque, il y a eu des descentes encore au mois de janvier avec des opérations complètes qui sont à la fois des contrôles, mais aussi des contrôles dans les commerces parce qu'on sait qu'il y a du blanchiment d'argent. Et une partie de la loi qui est en cours d'études permet d'aller plus loin sur la lutte contre le blanchiment. Et puis, cette loi, elle permet aussi quelque chose de très important, c'est de taper au portefeuille les narcotrafiquants avec des contrôles fiscaux et de patrimoine qui va permettre une confiscation. Et je crois que ça, c'est très important, la lutte contre le cybertrafic, la lutte contre l'enrichissement de ces trafiquants.
Tous les moyens doivent être mis en commun et donc un parquet national dédié à la lutte contre le trafic de drogue, c'est plus d'efficacité de la justice et de la police. Le garde des Sceaux,
Gérald Darmanin, a même parlé, je cite, de pas historique et décisif qui a été accompli avec ce projet de loi. Est-ce que vous allez le voter quand il sera à l'Assemblée ?
Précisément. Alors, tout ce qui va dans ce sens-là, bien sûr, nous le soutiendrons. Qu'est-ce qu'elle nous dit, cette proposition de loi ? Que la France peut devenir un narco-État, que 240 000 personnes en France vivent du trafic de drogue et que surtout, le boulot n'avait pas été fait par le gouvernement. On se rappelle des opérations Placnet de Darmanin et de Macron, d'Emmanuel Macron, qui venait à Marseille. Il venait faire des grands discours et des bouts discours. Deux heures après, le point de deal était reconstitué. Mais si, bien sûr que ça a été dit par les policiers. C'est-à-dire de démonter et de faire des arrestations quand même.
Mais non, même en point de deal. Rien qu'à Marseille, c'est de 84 points de deal à 29 points de deal. En effet, vous avez raison. Et à Lille, à Roubaix, moi j'ai été présente lorsqu'il y a eu ces opérations. Je peux vous dire qu'à la fois les policiers et les habitants ont apprécié qu'il y ait une présence policière renforcée pendant plusieurs jours. Mais je ne vous dis pas que c'était une bonne chose.
Ça n'a pas suffi. Vous réduisez tout à néant. Il y a eu énormément de com'. Je suis désolée. Et ça a été un échec au final. Bon, mais sur ce plan alors. C'est pour ça d'ailleurs qu'il y a cette proposition de loi. Nous soutenons cette proposition de loi. Tout à fait. Je pense également qu'il faut renforcer les peines contre les consommateurs également. Avec des peines réduites mais courtes, si vous voulez, mais immédiates. Avec réactivité. Je pense que d'ailleurs les petits bourgeois qui font vivre le trafic de drogue, je pense à M. Andy Kerbrat, député LFI, qui a été pris en flagrant délit d'achat de drogue dans le métro.
Ce sont aussi des petits bourgeois qui font vivre le trafic de drogue. Voilà. Et nous sommes pour une...
Sur ce projet de...
Nous sommes... Je termine juste. Pour que la répression soit calquée sur celle du terrorisme.
Je crois qu'on va avoir un sujet avec cette proposition de loi. Et en fait, moi j'étais là sur ce plateau-là. Quand Bruno Rotaillot avait déjà fait ses annonces avec Didier Migaud, à l'époque ministre de la Justice, sur ce qu'il appelle le narcotrafic. Déjà, on avait changé de terme et parlé de toute la criminalité organisée parce qu'il y a le trafic de drogue, mais il y a aussi le trafic d'armes. À mon avis, il y a 12 millions d'armes qui circulent dans notre pays. Et s'il y a des règlements de comptes aux armes à feu, c'est qu'il y a des armes et qu'il faut absolument agir là-dessus. C'est le nom de ce nouveau parquet, un parquet anticriminalité organisé. Et qu'il faut agir là-dessus.
Maintenant, moi je me pose une question avec cette proposition de loi. Je vois qu'il y a des inquiétudes du côté des organisations d'avocats. Mais mon autre sujet, c'est les moyens. Mon autre sujet, c'est les moyens. En fait, aujourd'hui, dans le budget qui va être proposé par François Bayrou, il y a 5 000 postes dans la police judiciaire qui vont être supprimés. Pourtant, on a besoin, la proposition de loi dit bien qu'il y en a besoin de ces agents de police judiciaire. Il y a eu une réforme de la police judiciaire qui a été rejetée par l'ensemble de ces travailleurs et qui pourtant a été faite. Donc aujourd'hui, il n'y a pas les moyens à ce niveau-là.
Je pense que la question aussi qui doit se poser, c'est la question aujourd'hui de la prévention. Comment on fait pour que les jeunes qui aujourd'hui sont pris dans le trafic de drogue ne soient pas dedans ? Moi, dans ma ville, à Limoges, il n'y a plus de prévention spécialisée, par exemple, pour aller voir les jeunes. Et c'est des membres de la police qui me disent ça, qui me disent aujourd'hui, on a un problème pour aller discuter avec certains jeunes parce qu'il n'y a plus d'association et il n'y a plus aujourd'hui... Après, on est quand même...
Quand on voit le degré de violence des narcotraffiquants de plus en plus jeunes, là, l'idée de ce projet, c'est quand même de dire on met plus le curseur du côté de la répression que la prévention quand on voit le degré de violence. On pourrait demander à n'importe quel acteur,
il nous faut les deux. Il faut la répression, d'une part, quand les gens sont pris, mais il nous faut aussi la prévention pour faire en sorte que tous ces jeunes... Est-ce que vous voterez cette proposition de loi ? Il y a un chiffre qui a été donné tout à l'heure. C'était le fait qu'aujourd'hui, il y avait à peu près 200 ou 250 000 personnes qui vivent du trafic de drogue. C'est 3,5 milliards de chiffre d'affaires du trafic de drogue. Si on enlève la production des produits, on est à peu près à 1,7 milliards. Quand on divise 1,7 milliards par les 200 et quelques milliers de personnes, ça ne fait pas des gros revenus. Ce qui veut dire qu'il y a des gens qui s'enrichissent énormément.
Ça fait des gros dégâts. Bien sûr, vous avez raison. Mais ça veut dire qu'il y a des gens qui s'enrichissent énormément et puis on a tout un paquet de personnes qui vivent endettées de ce trafic de drogue qui sont prises là-dedans Est-ce que vous voterez pour ce projet de loi ? Il faudra qu'il y ait un volet sur la prévention. On serait très étonné que la France Insoumise vote cette loi parce qu'il y a aussi des organisations d'avocats qui expliquent qu'il va y avoir un droit particulier qui peut être fait avec cette loi.
La France Insoumise, c'est parmi les élus de la France Insoumise, les parlementaires de la France Insoumise qu'on dit que la police tue, qu'on insulte régulièrement les forces de l'ordre, qu'on ne soutient pas la lutte contre le trafic de drogue et tout ce qui est pour la pénalisation ou les sanctions renforcées à chaque fois, soit les filles s'abstiennent soit votent contre. Vous n'avez pas non plus voté pour le renforcement des moyens de la justice. Donc tout ça, on sait bien que vous allez trouver toutes les excuses possibles au moment du vote. Aujourd'hui, on a des contraintes budgétaires et on a, on le sait, des métiers où il y a des poches couvertes.
Il faudra compter sur la police judiciaire et d'un côté, vous en suppliez 5 000 et c'est bon. Si, si, moi, je suis pour les peines. Oui, mais votre parti n'a pas voté pour. On a des postes ouverts et on n'a pas suffisamment de candidats. Donc il y a aussi une réalité. Aujourd'hui,
la réforme de la police judiciaire et sa départementalisation, ça a été une catastrophe. Mais vous savez très bien qu'à la France insoumise,
jamais ne soutiendra
plus de moyens pour attraper plus de trafiquants. Le procureur, François Moulins, qui dit que le narcotrafic est maintenant plus grave et plus dangereux que le terrorisme. C'est pour ça
que la procédure doit être calquée sur celle du terrorisme, précisément.
Et c'est d'ailleurs
l'esprit de ces lois. Avec un parquet national. Avec ça pourri la vie des gens au quotidien, partout dans nos quartiers. Pour les peines de prison, à la fois pour les bars qui blanchissent de l'argent. Les maires doivent avoir l'autorisation de pouvoir les fermer, ces bars ou ces barbershops.
On en reparlera au moment de l'examen de ce projet de loi à l'Assemblée nationale. Merci beaucoup à tous les quatre pour ce débat animé. Les téléspectateurs se feront leur avis.
Caroline Parmentier