Faut-il privatiser l'audiovisuel public ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bon, le CF François Baou est en quête de 40 milliards d'euros d'économie pour l'année à venir. Une maison, une mission jugée cruciale pour maintenir l'équilibre budgétaire du pays, mais qui ne fait pas l'unanimité dans les rangs de l'opposition. Pour Sarah Knafo, figure montante du gouverne du mouvement reconquête, le gouvernement fait fausse route.
Elle n'hésite pas à tacler le premier ministre en déclarant : "Je lui trouve 63 milliards à économiser tout de suite. Le problème, c'est que François Bairou cherche toujours dans les mauvaises poches les vôtres." Parmi les propositions, chocà l'avance la privatisation de l'audiovisuel public.
Une décision qui selon elle permettrait d'injecter immédiatement précisément 4,029 milliards d'euros dans les caisses de l'État. Une réforme radicale qui relance le débat sur l'utilité et la mission du service public. Fred, les médias du service public sont sur la cède depuis des années, encore plus depuis l'arrivée de Rachida Dati au ministère de tutelle.
L'objectif regrouper France TV, Radio France et LINA sous une même identité. Une réforme indispensable pour rassembler les forces aujourd'hui dispersées selon la ministre. La machine semble trop imposante et les avis divergent sur son avenir.
Alors, nous vous posons la question sur le compte X de Sud Radio directement. Faut-il privatiser l'audiovisuel public ? Dans un instant, je vous donne le résultat.
En tout cas, les avis sont partagés et vous pouvez nous appeler au 0826 300300 si vous voulez témoigner ou si vous voulez dire si vous êtes contre ou pour. D'ailleurs, n'hésitez pas. On sera on est toujours avec notre invité Erouan Balanan qui est député modemme du finistère, commissaire des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale.
Vous êtes avec nous Erwan ? Oui oui, je suis là. Bonjour.
Euh vous avez commencé à nous expliquer pourquoi vous pensiez que c'était une très mauvaise idée de privatiser. Oui oui oui oui, c'est c'est une très mauvaise idée. Euh c'est c'est des fausses économies en réalité.
Euh la la chance qu'on a d'avoir un audiovisuel public puissant dans notre pays, c'est tout simplement la chance d'avoir euh tout un pan de l'information qui n'intéresserait pas nécessairement euh les le le l'audiovisuel privé d'être d'être traité. Je prends un exemple, moi je suis député du finistère. Dans dans le Finistère, on est très content d'avoir le le réseau Radio France Brésizel.
Donc c'est c'est Radio France les les de ce qui s'appelle ici maintenant. C'est un nom bizarre parce qu'on sait jamais tout le monde se sent obligé de redire France Bleu avant. Bon, je sais pas qui a trouvé cette idée mais c'est pas la meilleure.
Une mauvaise agence de c'était pas C'est certainement une mauvaise agence de com peut-être. Oui. Bon bref donc voyez vous avez ça et puis on a des enjeux autour de la souveraineté aussi des la souveraineté informationnelle. avoir euh euh avoir une puissance une audiovisuelle publique puissante, ça permet de de faire un contrepoids, ça permet de faire un contrepoid aux réseaux sociaux aussi.
Enfin bref, c'est c'est une très mauvaise idée. Alors, c'est une idée ça. Voilà, je je j'ai peu d'illusion sur le résultat de vos de votre sondage euh Twitter.
C'est c'est bien Erwan Balanan parce que j'allais justement euh vous donner le chiffre et effectivement vous sentez le vent venir, les auditeurs disent "Oui, il faut privatiser à 83 % et et on a beaucoup de on a plus de 500 personnes hein et ça continue hein qui euh Mais oui oui mais bien sûr mais je comprends bien mais regardez là vous venez de parler du Tour de France. Oui, le le Tour de France aujourd'hui euh c'est diffusé par le par le l'audiovisuel public euh français qui a un savoir-faire qui a un savoir-faire sur euh ce type de diffusion. Euh on n'aurait pas cette qualité de de diffusion du Tour de France si on avait pas l'audiovisuel public avec c une chaîne privée, on aurait pas la même qualité de diffusion.
Je suis pas je suis pas sûr. Non, je suis pas sûr. Je je regardez les grands événements sportifs.
Vous avez effectivement regardez par exemple le football aujourd'hui comment il galère à trouver les moyens et les bonnes les les bons les les bonnes équipes et les bons formats pour faire le le championnat de France de de football tout simplement parce qu'il il l'intéresse pas suffisamment économiquement. Bon et ben, on aurait euh parfaitement peut-être la même chose pour le le le cyclisme et le Tour de France. Peut-être qu'il intéresserait pas suffisamment.
Alors, c'est peut-être un mauvais exemple le Tour de France parce qu'il a une une aura internationale mais voyez, il y a plein de choses. Alors effectivement sur alors sur la qualité de la couverture mais c'est un bon exemple, on va solliciter nos vraies voix. Bon, moi à titre personnel pendant 20 ans, j'ai commenté pour Canal Plus et quand on faisait les Jeux Olympiques, les gens avaient plutôt tendance à préférer ce qu'on proposait sur Canal Plus plutôt que force télévision.
Mais ce qui veut ce qui veut pas dire que les derniers goou ont été parfaitement couverts par France Télévision aussi. Alors au-delà de ça, il y a l'argent. Samuel Boton.
Alors déjà pour répondre, est-ce qu'une chaîne privée pourrait couvrir le sport de la même manière que France Télévision ? Peut-être pas autant mais de grande qualité. Oui, c'est ce que Eurosport fait par exemple sur le Tour de France et c'est une bonne chose là avec moins de moyens avec moins de moyens.
Mais là où je suis raccord, c'est que très peu de chaînes françaises ont fait la la parbelle au sport en accès libre et en clair comme l'a fait le groupe France Télévision. Et ça fait effectivement 15 20 ans qu'ils se sont éposés comme une référence sur des grands événements type Jo, Roland Garos, Tour de France. Après, pour revenir au cœur du débat, euh ça démontre une chose, c'est que Sarah Knafo et Reconquête ne comprennent rien à l'économie et qu'ils ont juste vu 4 milliards qui pouvaient rentrer dans les caisses sans se demander l'impact social et sociétal que ça pourrait avoir.
Je vais vous prendre un exemple très concret. pendant le Covid, ceux qui ont continué d'éduquer nos enfants pendant le confinement, c'est France 4 avec des programmes éducatifs. Et pour aller plus loin encore, aujourd'hui, aucune chaîne française malheureusement ne fait le travail d'investigation qui est fait par France Télévision et par des émissions comme Cachoyé Spécial et d'autres.
À une époque, Canal le faisait et euh a lâché ce créneau. Donc aujourd'hui, très peu d'émissions dans cette veine. Et après sur le tissu territorial et là je pense effectivement, alors pardonnez-moi mon côté archaïque à Radio France euh c'est des médias qui sont indispensables qui permettent de d'unir et de rassembler les territoires.
Il y en a aussi dans le privé et je pense notamment au travail qui est fait par Sud Radio sur les territoires et c'est très important de maintenir ça. Maintenant sur la question de l'audiovisuel public et de la privatisation, c'est non sur la question d'une refonte du modèle et essayer d'amener plus de pouvoir plus elle le demande de la mauvaise manière. Aujourd'hui, une ministre de la culture qui se pointe sur un plateau du service public et qui menace à dominem des journalistes en diffamant carrément.
Je suis désolé, ce n'est passer ce petit événement là. Rachida Dati, elle propose de créer un holding France Medéia pour chapoter l'audiovisuel public qui pourrait regrouper France Télé, Radio France et LINA et possiblement d'ailleurs France Méia Monde. Et d'ailleurs on le sait, il y a eu pas mal de grèves he notamment Radio France.
Mathieu Davi, est-ce que ça suffit pas cette réforme de l'audiovisuel finalement ? Et est-ce que vous pensez que c'est d'ailleurs ce ce point-là une bonne idée ? Alors bien sûr, la réforme n'est pas la suppression, n'est pas n'est pas la privatisation.
La réforme de la holding, c'est tout mettre en une seule main pour faire un groupe. L'objectif, c'est de concurrencer des plateformes, les très grands groupes audiovisuels et d'avoir une seule grosse entité audiovisuel publique qui puisse rivaliser et qui puisse avoir des échelles de coût évidemment de regrouper toutes les entités et de peser d'une seule voie. Le problème soulevé par les syndicats, c'est du coup d'être plus fragile parce qu'en étant dans une seule main, c'est d'être plus sensible au aux attaques et aux ingérences.
Il y a un problème de pluralisme aussi. Voilà, donc c'est une peut-être une bonne idée mais en tout cas l'esprit est bon. Maintenant la mise en application est quand même beaucoup plus beaucoup plus compliqué.
Donc effectivement le pluralisme est essentiel. Pour pour compléter ce qui a été dit sur les programmes sportifs, je rappellerai quand même que la Coupe du monde de football en 2023, personne n'en voulait, que France Télévision l'a diffusé euh en rachetant les droits à M6 et que ça a fait 5 millions de téléspectateurs. Donc ça dit tout de ce qu'est le service public, la coupe du monde pluralisme, coupe la coupe du monde de foot féminine.
Oui, vous parlez de la coupe du monde féminine he parce que le masculine était sur TF1. Bien sûr. Non, je vous dis personne n'en voulait parce que pardon, on parlait du football féminin comme une portion congrue, ce qui est totalement idiot parce que le foot féminin est devient très populaire et c'est grâce à France Télévision les audiences ont été jusqu'à 5 millions de téléspectateurs.
Donc c'est le c'est le service public qui fait le job parce que à la base c'était pas censé être rentable et ironie de l'histoire ça l'est. Ça l'est comme France interre qui est la première à de France. Bon, en même temps, Erwan Balanan, il y a un fonctionnement aujourd'hui qui est terrible dans le service public parce que vous avez des rédacteurs en chef qui sont payés très cher, qui sont euh en en fin euh ou où euh juger inefficace et qui sont obligés d'être maintenus parce que ce sont euh finalement des contrats fonctionnaires traditionnels.
Il faut aussi vivre avec son temps. Il y a un jeu de concurrence. Il y a énormément de gâchis au sein même des médias euh du service public avec des doubles équipes qui viennent.
Ah bah si, ben je peux vous donner 20 exemples hein. Ouais, je peux en donner quelquesuns aussi. Je peux je suis pas enfin je suis pas complètement d'accord avec ça parce que déjà c'est vraiment deux métiers différents et je crois pas que ça soit un gâchi.
Regardez regardez France Radio France les les les audimat de France info radio he radio je parle pas de la télé et ça c'est Alors alors on narrête pas de citer nos concurrents depuis tout à l'heure quand même. On est sur Sud Radio Sud Radio Sud Radio. Radio privé.
Alors moi j'ai c'est ça tombe bien puisque c'est comme comme c'est la télé pub j'ai il y a pas de il y a pas j'ai pas d'action donc voilà c'est très bien le travail que fait sud radio et je dis sincèrement redis on peut redire qu'on est sur Sud Radio quand même. Voilà. Non, mais vous prenez pour pour me laisser aller sur le fond de cette histoire, c'est que vous avez des qualités d'émissions sur le service de la radio française euh extraordinaire et donc et ce n'est pas euh sur la radio publique française, ce n'est pas ce n'est pas du gâi.
Et si ça coûte, oui, ça coûte mais un très bon animateur sur une chaîne du public et on sait le prix des animateurs à un moment donné aux grandes heures de Canal Plus, ça coûtait énormément aussi. le sujet, il est il est pas là. Et je pense qu'il y a un vrai une vraie question qui qui il y a deux il y a trois sujets que le le l'audiovisuel publique française doit doit se poser.
La question de sa présence sur le les réseaux sociaux et sur le numérique et ça c'est quelque chose sur lequel il faut qu'on que qu'il y ait plus de choses et que ça soit mieux fait. Alors pour revenir un peu à Sarah Knafoc c'est de se reporter sur la loi de finance 2024 et de la dotation publique de 2,57 milliards d'euros qui a été faite pour France Télévision. ce qui est quand même absolument énorme selon elle.
Voilà. Bon, juste oui, mais Erwan Balanan alors vous nous donniez des exemples. Oui, effectivement, bon, c'est pas vraiment le sujet parce que bon, laissons faire nos amis de France Télévision pour développer leur modèle.
Simplement ce qu'on dit, c'est que il y a de toute façon des économies à faire. La privatisation c'est la solution excessive, on est d'accord, mais quand même ça fait des années que des économies ne sont pas faites par le service public. Il faut l'entendre.
Non et les comptes sont mauvais. Ah bah je vais vous donner plein je vais vous donner plein d'exemples. Alors mais alors attendez parce que moi j'ai moi j'ai une question qui est un peu iconoclasse.
Est-ce que dans le temps qu'on vit avec l'émergence de de plateforme où où aucun contrôle n'est fait, vous vous êtes vous avez un réflexe de de radio et de médias français où les médias français c'est des journalistes. vous êtes des journalistes formés, vous avez une éthique, vous avez vous avez un code de conduite parfaitement qui qui fonctionne et et il y a de la bonne information évidemment aussi dans le privé, mais on est face à l'émergence d'un certain nombre de de de plateformes et je pense par exemple à à Twitter, à X par exemple sur le fait sur où il y a aucun contrôle de l'information. Est-ce que se dire que avoir un audio visuel capable de décrypter, capable de débunker des informations ?
Est-ce que on est déjà le cas ? Oui. Oui.
Oui. Mais mais est-ce qu'on est nécessairement dans l'obligation de faire des économies ? Moi, je pense bah on est en ce moment à priori c'est ce qu'on entend beaucoup.
Oui. Françutilisation, c'est simple. Je je vais vous dire les l'exemple tout bê, c'est quand il y a trois personnes pour faire le travail d'un, il y a problème économique et c'est ce qui se pass. 0826 300 excusez-moi, on a un auditeur qui attend pour donner son opinion lui aussi.
Baptiste, vous vous n'êtes pas contre vous êtes contre pour la privatisation de l'audio, de l'audiovisuel public, hein. Bien sûr, contre à 100 %. Bah, il y a beaucoup de choses qui ont été dites, donc je vais pas répéter parce que je partage la vie de de beaucoup de choses qui ont été dites, notamment sur la garantie de qualité. quand on maintient un service public sur euh euh sur le nécessaire travail d'investigation et d'enquête qui n'est plus fait sur les médias privés euh et puis après sur euh ce à quoi sont tenus les médias privés par rapport au médias public.
En fait, un média privé, il est tenu par sa rentabilité. Pourquoi vous dites qu'il y a pas de travail d'investigation et d'enquête sur les médias privés ? Ben parce que quand Boloré par exemple a pris la main sur Canal Plus, la première chose qu'il a fait c'est de supprimer tous les t tous les postes qui faisaient de l'investigation parce que on s'attaquait, on faisait des enquêtes sur le Crédit mutuel ou sur ses ports en Afrique et qu'évidemment ça le fait chier.
C'est parfaitement normal. Le mec, il paye, il va pas en plus accepter qu'on vienne dire sur son antenne que c'est une planche pourrie. Ça c'est normal, c'est c'est pas très élégant mais ça se comprend.
Donc le le service public a au moins ça effectivement une émission comme cash investigation, c'est quand même un truc qui ne peut exister que sur le service public. Moi ce que j'aimerais dire en plus de tout ce qui a été dit avec lequel je suis d'accord, c'est que la privatisation en fait, j'ai envie de dire mais regardons les exemples précédents de privatisation et demandons-nous si c'est vraiment une bonne idée. Prenons les autoroutes, par exemple, ou prenons par exemple le ferroviaire qui est en train d'être privatisé qui a été privatisé en Angleterre il y a 20 ans et ils sont en train d'y revenir tellement c'est une catastrophe.
Ça n'a pas du tout réglé les problèmes. Au contraire, ça devient plus cher pour l'usager les il y a pas moins de retard. Enfin voilà, c'est n'importe quoi.
Je peux je pourrais vous exemple de la sécurité sociale. Tout le monde dit : "La sécurité sociale, c'est des fonctionnaires, ils foutent rien et cetera machin." Toutes les enquêtes qui sont faites entre la sécurité sociale et les mutuels montrent que en terme de frais de fonctionnement et d'efficacité, la sécurité sociale mais mais roule sur les mutuels en terme d'efficacité et de productivité.
Donc la privatisation du service public, c'est une éme. C'est drôle d'avoir des gens qui accusent systématiquement la gauche de manquer de crédibilité économique. C'est drôle de les voir nous emmener dans le mur depuis 50 ans avec les mêmes recettes et continuer à essayer de nous imposer les mêmes recettes.
Moi vraiment si c'était pas tragique, ça me ferait rire. Samuel Boton, je vous Merci Baptiste. Vous venez de me sucrer toute ma chronique à suivre mais je vous en veux pas.
Moi, j'irais peut-être me faire un peu l'avocat du diable sur certains points. Beaucoup de respect pour le travail qui a été accompli par Delphine Arneut depuis 10 ans, mais il y a aussi eu beaucoup d'erreurs et qui elle pour le coup en reprenant une citation célèbre ont coûté un pognon de dingue. Je pense notamment à Salto qui a été une erreur monumentale et euh par contre ça a permis de donner des idées à la suite que devait être le service public.
Alors, je pense qu'il faut aller chercher des pistes du côté du Royaume-Uni. Delphine Ernut a souvent eu le mot BBC à la bouche en expliquant qu'elle voulait reproduire ce modèle sur notre territoire. Je pense que l'Allemagne aussi a des bonnes réponses à nous donner et évidemment moi j'ai un immence penchant pour les pays d'Europe du Nord qui ont toujours su tirer la quintessence des enjeux politiques et des enjeux de service public.
Euh ça c'est un premier point et après pour conclure c'est de se dire que aujourd'hui il faut préserver autant que possible l'indépendance et les moyens du service public sans être à contre-courant de tout ce qui se dit de tout ce qui se fait. Alors forcément Mat a raison sur ce qu'il disait quand il expliquait que aujourd'hui peut-être que réunir les trois entités sous holding pouvait être une solution tentante mais que ça faisait perdre du poids. Donc c'est ça fait trois fois moins de chef et ça fait des économies quand même veiller il faut quand même veiller à un équilibre et à préserver le le système.
Vous êtes tous d'accord et on vous entend bien sur on va dire la liberté d'action puisque pas dépendant d'un grand groupe du CAC 40. Vous avez donné des exemples Erwan Balanan. Maintenant, est-ce qu'on peut dire que le service public agit en toute objectivité politique et qu'il n'y a pas une ligne politique ?
C'est ce qui lui est reproché par certains médias. Est-ce que le finalement, puisque ils sont dépendants aussi du pouvoir, ne plit pas. Ça fait des années que quand un un chef de gouvernement de gauche passe, on change de patron et de droite et cetera et cetera.
Mathieu Davi. Oui. Alors, quand on veut affaiblir le service public, on le politise et c'est d'ailleurs un peu la la position des groupes privés que de se légitimer en disant qu'ils sont eux pour le coup totalement libre indépendants alors qu'ils sont totalement idéologisés.
Typiquement le groupe, ils affichent une ligne éditoriale bien sûr mais qui est revendiquée et qui est parfaitement libre. Et moi je je qu'on soit clair, j'aime les médias indépendants libéraux avec une ligne éditoriale forte et qui sont et qui sont dans le privé. Mais c'est pas une raison pour renverser la vapeur sur service public qui tout qui est en fait l'expression pour moi du pluralisme total.
Le fait qu'on dise que le service public serait de gauche systématiquement, c'est excessif. Euh les 7 millions d'auditeurs, pardon, de de de France inter ne sont pas tous de gauche. Les gens qui y vont ne sont pas tous de gauche.
Après queil y ait des connivances politiques ou autres, pourquoi pas ? Mais je pense que c'est quand même sur le service public qu'on trouvera la plus grande le plus grand pluralisme après qu'il ait quelques réglages qui se fassent qu' a quelques rééquilibrage qui se fasse. C'est sous le pouvoir politique hein.
C'est sous l'ARCOM qui dit qui décide de ce qui se passe en régulation audiovisuelle sur service public. L'ARCOM doit faire son travail. Mais Sarnaf, il veut la supprimer l'ARCOM.
C'est totalement stupide. C'est totalement stupide parce que c'est une régulation essentielle. Erwan Balanan va vous laisser le mot de la fin sans citer les concurrents, s'il vous plaît.
Ouais, je ne citerai pas les concurrents, mais enfin Saragnafo veut tout supprimer. Je c'est l'exemple de 4 milliards. Voilà, super, on fait 4 milliards une année et après on a plus de services public.
Et voilà. Et donc résultat des cours, c'est un peu comme les autoroutes. Ma famille politique, on s'est battu contre la privétisation des autoroutes.
On voit bien que c'était une erreur. Ça serait exactement la même erreur, surtout à un moment donné où on a besoin de défendre une souveraineté, le modèle français et le modèle européen des médias public et privé. Ça serait une erreur fondamentale et et cruciale de de de privatiser aujourd'hui le service public.
Merci beaucoup Erwan Balan. On rappelle que vous êtes député modem du F ministère, commissaire des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale. Et puis dans un instant, ben c'est le moment préféré de Frédéric Brindel.
C'est le moment où on fait joujou, on fait on écoute de la musique et puis on trouve les interprètes hein, il va y avoir un match. Voilà 0826 3003 300 si vous voulez être l'auditeur qui participe he comme notre baptiste d'aujourd'hui à cette émission et ben vous appelez et voilà à tout de suite on revient Sud Radio, c'est votre opinion qui compte. J'adore Sud Radio et alors des choses positives à prendre et des informations que l'on a pas ailleurs.
Sudradio.
Erwan Balanant