Retailleau à l’Intérieur ? La gauche s’insurge - C à vous : l’intégral - 20/09/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Salut à tous.
Mohamed, votre story? - M.Bouhafsi: L'élection présidentielle américaine entre dans son money time.
K.Harris était hier chez O.Winfrey.
D.Trump était dans un meeting grâce à une organisation pro-israélienne à Washington. Ils se sont envoyés des pics des 2 côtés. - P.Cohen: Je vais vous parler de la première tête d'affiche annoncée au gouvernement Barnier, B.Retailleau, qui devrait devenir ministre de l'Intérieur et dont l'arrivée probable fait tousser dans les rangs de l'ex-majorité présidentielle. - A.-E.Lemoine: Ca grince des dents.
On va en parler avec A.Duhamel, éditorialiste politique à BFM. Aucune liste n'est officielle, mais on peut quand même commenter. - A.Duhamel: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Le 5/5? - L.Sénéchal: Une seule équipe a 100 % de victoire en Ligue des champions, c'est Brest.
Ils ont remporté hier soir leur 1er match dans la 1re compétition européenne. - P.Lescure: Je vais vous parler de F.F.Coppola, évidemment. - A.-E.Lemoine: Oui, pardon!
On s'est tous effacés pour laisser du temps à F.F.Coppola qui nous a accordé lundi un entretien à l'occasion de la sortie en France de "Megalopolis", qui était en compétition à Cannes.
On accueille également L.Thilleman et G.Durand.
Notre dîner est préparé par J.-B.Gosse. - B.Chameroy: Notre chef tenait à être plus près de l'actualité politique.
Ce soir, nous sommes donc dans les choux. De quelle façon allez-vous nous les préparer? - J.-B.Gosse: On va faire un terre-mer chou-fleur et crustacés. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2.
Tout de suite, l'édito de P.Cohen. On n'a pas encore la liste complète du gouvernement Barnier, mais on en connaît les têtes d'affiche, celles qui rentrent et celles qui n'y seront pas. - P.Cohen: Les présidentiables n'y seront pas.
Ne participera pas à l'aventure Barnier G.Attal, qui pense avoir une histoire à écrire avec les Français et qui s'est imposé aussi cette semaine comme l'un des 1ers tourmenteurs de son successeur, ni X.Bertrand, ni G.Darmanin, ni E.Philippe, ni L.Wauquiez, qui convoitait le poste de Darmanin en disant que c'était l'Intérieur ou rien.
Ce sera rien. Il reste chef des députés LR. Le portefeuille qui fait tant rêver à droite depuis que N.Sarkozy en a fait un tremplin pour l'Elysée échoit à B.Retailleau.
Le ministère de l'Intérieur va passer de la droite sociale de Darmanin à la droite vendéenne de B.Retailleau. Il était jusqu'ici un opposant obstiné à tout rapprochement avec l'ex-majorité.
Il devient sans l'avoir désiré la seule tête d'affiche, le seul poids lourd politique et le principal changement d'incarnation du gouvernement le plus marqué à droite depuis la fin du duo Sarkozy-Fillon il y a 12 ans. - A.-E.Lemoine: Ce qui fait tousser le camp présidentiel. - P.Cohen: B.Retailleau est pour les macronistes un moindre repoussoir que L.Wauquiez, mais il est moins irritant que d'autres.
On se souvient de la loi immigration de l'hiver dernier qui a été transformée en loi Retailleau avec des mesures de préférence nationale votées par le RN à l'Assemblée et adoptées avec l'assentiment présidentiel. Elle est finalement retoquée par le Conseil constitutionnel. B.Retailleau est sur une ligne d'extrême fermeté sur l'immigration et refuse toute mesure de régularisation. - B.Retailleau: Arrêtons de penser que, par exemple, sur les métiers en tension, il faut aller chercher des métiers à bas coût.
Ce sont des signaux qui sont perçus. Il faut une politique de fermeté. Souvent, cette fausse générosité cache des intérêts d'une criminalité qui est celle des passeurs. - P.Cohen: Pas d'indulgence pour les sans-papiers.
B.Retailleau est aussi celui qui a renvoyé les émeutiers de juin 2023 à leurs origines. - B.Retailleau: Quand j'entends G.Darmanin dire qu'il n'y a pas de lien entre la violence et l'immigration, bien sûr que si.
Certes, ce sont des Français, mais des Français...
Malheureusement, pour la 2e ou la 3e génération, il y a une sorte de régression vers les origines ethniques. - P.Cohen: "Une régression vers les origines ethniques." C'est ce que dit celui qui dénonce l'ensauvagement et la décivilisation. - A.-E.Lemoine: Le ministre sera-t-il le même que l'opposant Retailleau? - P.Cohen: Dira-t-il la même chose une fois au ministère?
M.Barnier a dit qu'il y aurait humanité et fermeté pour l'immigration hier. B.Retailleau fera ce que fait le ministre de l'Intérieur depuis 30 ans, c'est-à-dire lancer une nouvelle loi sur l'immigration.
M.Barnier l'a confirmé lors de la réunion d'hier. Ce sera la 31e ou 32e loi depuis 1980.
A la clé: un nouveau tour de manège législatif et de nouvelles surenchères. Le feuilleton sur la loi Darmanin a duré près d'un an et demi. Préparez-vous à la loi Retailleau.
Défendra-t-il les mêmes positions radicales que celles qu'on a entendues? Voici ce qu'il disait il y a quelques semaines quand il s'opposait à une coalition avec les macronistes. "Quand on mélange serviettes et torchons, ça forme une impuissance." On attend de voir ce que donnera sa cohabitation avec "les torchons". - A.-E.Lemoine: En tout cas, ça crispe pour les torchons de voir cette serviette arriver.
A quel point ça crispe? - A.Duhamel: Au MoDem, chez les vrais centristes, ça crispe énormément.
Parmi les supporters de l'ex-majorité, il y en a beaucoup qui ne sont pas du tout heureux de le voir là. Retailleau, il est très intelligent. Il est cultivé, mais en fait, c'est l'incarnation de la droite conservatrice, cléricale et protectionniste des années 90... 1890! - A.-E.Lemoine: C'est de la vieille, vieille politique. - P.Cohen: Il doit être aussi antisémite, alors. - A.Duhamel: Je ne l'en accuse pas.
En tout cas, clérical, certainement. Protectionniste, certainement. De droite, certainement et conservateur, certainement. - A.-E.Lemoine: Ca donne raison à toute la gauche qui dénonce un gouvernement réactionnaire? - A.Duhamel: On ne peut pas dire que la gauche ait fait tout ce qu'il fallait pour être à leur place. - A.-E.Lemoine: Mais on ne peut pas leur donner tort. - A.Duhamel: Que pour eux, ce soit un repoussoir absolu, c'est dans l'ordre des choses.
En plus, c'est quand même, à droite, vraisemblablement, celui qui était le plus puissant. - A.-E.Lemoine: A quel point ça peut crisper?
Au point de mettre en péril son arrivée à Beauvau? - A.Duhamel: Non, je ne crois pas.
Je pense que ce gouvernement est extraordinairement difficile à constituer. Il ne se constitue que parce que toute autre solution serait pire. Il ne se constitue pas du tout parce qu'il est meilleur.
Il se constitue parce que les autres seraient pires. Les autres hypothèses...
Tous ceux qui sont mécontents ou frustrés parmi ceux qui vont constituer, non pas la majorité, mais la base parlementaire du gouvernement, qui est une nouveauté...
Tout ceux-là ne voient Retailleau occuper un poste important sans aucun plaisir. Il faudra un certain temps. Même si dans la majorité, ils vont beaucoup se diviser entre eux...
La base parlementaire va énormément se diviser entre eux. Ils vont piailler. Ils vont être furieux.
Ils vont polémiquer entre eux. S'ils ne soutiennent pas le gouvernement, qu'est-ce qui se passe? En quoi est-ce que ça les conforte?
En rien. Ils sont sûrs d'être les dindons de la farce. Est-ce qu'ils seront des dindons? - A.-E.Lemoine: C'est toute la question.
Autre profil qui interroge, celui de la sénatrice LR, L.Garnier, pressentie au ministère des Familles, et dont personne n'a oublié l'opposition au mariage pour tous. - L.Garnier: Si je suis maire de Nantes, je veillerai évidemment à ce qu'un de mes adjoints soit en faculté de célébrer le mariage homosexuel.
La loi est passée. Si je suis élue maire de Nantes, il y aura des mariages homosexuels en mairie de Nantes, même si ce n'est pas ma conviction propre. - A.-E.Lemoine: Hier, en découvrant son nom dans la liste proposée par M.Barnier, E.Macron a alerté.
Officiellement, il ne raye aucun nom, mais là, c'est un peu plus que ça. - A.Duhamel: Oui.
Ca ne correspond pas à ce qu'a essayé de faire E.Macron, notamment en matière de moeurs. Au sein de la majorité, c'est une position considérée comme extrémiste.
Il y a énormément d'adversaires. 90 % de ceux qui constituent la base électorale au Palais-Bourbon y sont certainement hostiles. Est-ce qu'on peut la laisser à la Famille?
Ca fait un peu provocateur. Là, je pense que M.Barnier n'a pas suivi d'assez près les choses dans la vie politique récente.
Est-ce que ça ne l'a pas frappé? - P.Cohen: J'ai peur qu'en se focalisant sur le mariage homosexuel, on se trompe de combat.
Personne ne reviendra dessus. L'enjeu, c'est la fin de vie. C'est cette loi qui a été discutée en longueur par l'Assemblée nationale.
M.Barnier n'a pas répondu à la question qui lui a été posée directement par G.Attal hier... - A.-E.Lemoine: Sur la loi sur la fin de vie promise par E.Macron. - P.Cohen: Ce profil-là ne correspond pas. - A.-E.Lemoine: Rien n'est réglé entre la Macronie, la base parlementaire de la majorité.
En témoignent les tensions hier à Matignon. - S.Rousseau: On a des partis politiques qui ont fait les pires scores et qui vont... - A.-E.Lemoine: Je voulais qu'on entende H.Morin.
Pardon. - H.Morin: Il ne faut pas se raconter des histoires.
Les revolvers sont sous la table, même si l'ambiance est sympathique. Clairement, l'idée qui a été unanimement saluée, de cette réunion, comme l'a proposé le président de la République, qu'elle se renouvelle régulièrement... - A.-E.Lemoine: Ca en dit long sur la défiance qui règne au sein de cette coalition.
Cela pouvait dire que la tâche de M.Barnier doit être...
Il doit être le berger d'un troupeau à Matignon. Il ne va pas être le berger d'un troupeau de brebis, mais de chèvres? - A.Duhamel: Les chèvres sont intelligentes.
Pour M.Barnier, au sein du gouvernement et au sein de la majorité au Palais-Bourbon...
Enfin, de la base parlementaire...
Ca va être extraordinairement difficile. Ca va d'un centre gauche originel, souvent venu des socialistes, jusqu'à une droite très réactionnaire. L'habitude, c'est qu'un Premier ministre, qui est chef de la majorité...
Ca fait partie de son travail, il doit maintenir l'unité. D'ordinaire, il est le berger avec des moutons. En gros, on reprochait plutôt aux députés, quels que soient les mandats, d'être trop "oui" automatique et de ne pas représenter assez de personnalités et de différences.
Là, ce ne seront pas des moutons, mais des chèvres. Quand un berger a affaire aux chèvres...
Quand c'est le mouton, la troupe suit. Quand ce sont des chèvres, elles partent dans tous les sens. Je pense que cette majorité va partir dans tous les sens et qu'on va aller de tiraillements en tiraillements, de menaces en menaces, de risques en risques, de points d'interrogation en points d'interrogation.
Ca va être extrêmement difficile. - A.-E.Lemoine: Parmi les "moutons" du Parlement, 2 ambitieux: G.Attal et L.Wauquiez.
Ils ne font pas partie du casting, évidemment. Cette obsession présidentielle est une maladie française? G.Attal dit qu'il a une histoire à écrire avec les Français.
On est en 2024... - A.Duhamel: Vous savez bien que la Ve République n'a cessé de se présidentialiser.
Les 2 accrocs qui ont eu lieu...
Les 3 accrocs qui ont eu lieu, c'était des cohabitations. C'était des accrocs qu'on pouvait repriser. On va être là dans un accroc extrêmement difficile à repriser.
On entre dans un régime présidentiel suspendu. E.Macron garde des forces.
Il faut aussi faire de la tactique politique, bien sûr. Ses pouvoirs ont diminué de deux tiers. - A.-E.Lemoine: Il s'est d'ailleurs exprimé cet après-midi à Chartres au sujet de la mission qu'il a confiée à son Premier ministre. - E.Macron: Il n'y a pas de gouvernement qui a été mis sur la table.
Un travail est fait par le Premier ministre. Il est engagé, dans le cadre de la mission que je lui ai confiée au service du pays. Il faut réussir parce que c'est l'intérêt collectif.
Il le fait avec beaucoup d'engagement et pleine liberté. Je ne vais pas faire de commentaires sur des commentaires. Je vous dis qu'il a la pleine liberté.
C'est son gouvernement. Il faut que les uns l'aident. - A.-E.Lemoine: Que M.Barnier réussisse, c'est aussi l'intérêt d'E.Macron? - P.Cohen: Vous avez entendu le début?
Ce n'est pas fini. Il n'y a pas encore de gouvernement sur la table. Le travail est encore en cours. - A.Duhamel: Le tout est de savoir si c'est le travail politique ou de vérification fiscale.
La vérification fiscale, c'est obligatoire et nécessaire. Il y a quand même eu des pépins par le passé. Ce n'est pas simplement du rituel.
Maintenant, qu'E.Macron ait l'oeil là-dessus...
A-t-il des relais pour le faire? Il n'a pas intérêt à ce que Barnier échoue dans la composition de son gouvernement. Le pire sera de savoir s'il peut réussir, non pas dans la composition du gouvernement, mais dans la conduite des affaires.
Je suis assez étonné qu'on ne s'interroge pas sur qui va être ministre de l'Economie, qui va être ministre des Finances. C'est le problème numéro 1, le plus urgent, le budget et la dette. C'est essentiel de savoir qui y sera, avec quelle qualité, quelle préparation, quels objectifs et quels moyens.
Les moyens pour se sortir de notre situation sur le plan budgétaire et sur le plan monétaire...
C'est une situation comme on n'en a pratiquement pas connu à ce point sous la Ve République. On a à la fois une crise politique...
On est dans une situation surréaliste. Il y a une crise politique, mais il y a aussi une crise économique et financière. Qui sera là?
Qui aura les manettes et avec quelles idées? C'est drôle. On parle beaucoup de savoir s'il y aura 3 MoDem, des radicaux...
Ce n'est rien à côté de ça. - P.Cohen: Il y a eu un débat sur les hausses d'impôts cette semaine, quand même. - A.Duhamel: C'était un débat sur des hausses d'impôts dont on ne savait pas si elles existeraient.
Ce n'est pas un débat à la hauteur du problème qui existe de toute façon. - A.-E.Lemoine: C'est ce qui vous fait dire que M.Barnier a une part de responsabilité?
Il a fait des erreurs de communication? Il a pris le problème à l'envers sans définir une politique avant de définir un casting? - A.Duhamel: Il faut reconnaître que c'était très difficile.
Au départ, il n'avait pas d'atouts majeurs, sinon l'idée qu'il faut bien trouver une solution provisoire. C'est un atout réel, mais pas le plus plaisant qu'on puisse avoir. Il a commis des erreurs.
Il a prononcé le mot "impôts". C'est le dernier mot à prononcer quand on veut constituer un gouvernement et qu'on n'a pas de majorité. C'est vraiment le dernier. - A.-E.Lemoine: Il n'a qu'une base parlementaire. - A.Duhamel: Il n'a pas voulu donner du tout de précision sur la façon dont on allait aborder la dette.
C'est quand même un peu angoissant. Il y a beaucoup de sujets d'actualité sur lesquels, au fond, c'est un paradoxe. Il a demandé assez largement à ceux qui vont entrer au gouvernement et à ceux qui sont censés les soutenir...
Il leur a demandé, puisqu'il n'a pas précisé ce qu'il voulait faire, ce qu'on appelle un chèque en blanc, au sens littéral. On lui a signé un chèque en blanc. C'est bien pour lui d'en être le bénéficiaire.
Il en faut bien un. Il faut bien essayer de gouverner. Dans ces conditions, franchement...
Il est obstiné. Il est expérimenté. Il est bon négociateur, sauf quand il se trompe un peu.
Il a des qualités, évidemment, mais il n'a pas de troupes à lui du tout. Il ne faut pas croire que les Républicains sont les troupes de Barnier. Les Républicains sont les troupes de Retailleau, G.Larcher, L.Wauquiez...
Ce ne sont pas du tout les troupes de Barnier. J'ai vraiment suivi la Ve de bout en bout. On n'a jamais été, de près ou de loin, dans une situation de ce genre. et tellement ingérable, qu'il va bien falloir que, pendant quelques mois, il y ait un certain nombre de comportements raisonnables.
Autrement, c'est n'importe quoi. Il faut aussi avoir en tête le fait qu'on ne peut pas dissoudre. Il faut bien qu'il y ait une solution. - A.-E.Lemoine: Pas avant un an. - A.Duhamel: Il reste 9 mois.
Je peux vous dire que ces 9 mois vont être longs. Ce sont 9 mois qui vont ressembler à 9 années. - A.-E.Lemoine: Avec toujours une menace à gauche. - M.Bouhafsi: La petite musique qui revient en force à gauche depuis quelques jours: "Si M.Barnier échoue et n'arrive pas à créer une coalition à l'Assemblée nationale, le mandat d'E.Macron ne tiendrait plus qu'à un fil." C'est répété en force par les députés LFI. - M.Aubry: Vous pensez qu'il est capable de tenir son mandat?
Il est détesté dans le pays, minoritaire dans l'opinion publique, il n'a plus de crédibilité sur la scène européenne...
Nos collègues viennent nous dire: "Le président de la République provoque des élections puis il s'assoit sur les résultats?" Dans n'importe quel autre pays européen, il y aurait eu une mobilisation de nos homologues pour dire que la démocratie et l'Etat de droit sont en danger. Tôt ou tard, E.Macron partira. - A.Duhamel: On sait très bien que l'objectif de J.-L.Mélenchon est qu'il y ait une élection présidentielle la plus rapprochée possible.
Je ne suis pas sûr qu'il ait raison. C'est leur obsession. L'autre obsession derrière ce qui a été dit, c'est qu'ils en sont toujours à vouloir inventer une VIe République.
La VIe République, on l'a déjà expérimentée beaucoup dans l'histoire et ça ne nous a pas réussi. - A.-E.Lemoine: La Ve est aussi un peu à bout de souffle. - A.Duhamel: La Ve n'est pas à bout de souffle!
Elle est dans la crise la plus grave qu'elle n'ait jamais traversée. Quelles sont les institutions qui sont préférables? Je n'en vois pas.
Je suis peut-être myope. cette riche actualité. Elle est aussi américaine.
La story de M.Bouhafsi. ...
Applaudissements nourris. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une campagne américaine qui entre dans son money time.
Hier, K.Harris était l'invitée exceptionnelle d'un show baptisé "Unis pour l'Amérique" présenté par O.Winfrey alors que la candidate démocrate refuse quasiment toutes les demandes d'interviews.
à la papesse des médias, qui est également l'une de ses soutiens. Ce programme diffusé sur 5 plateformes a rassemblé des dizaines de millions de téléspectateurs. K.Harris a écouté des histoires d'Américains avant de leur répondre.
Une jeune femme a raconté avoir été violée par son beau-père. ... - M.Bouhafsi: Mi-soirée de soutien politique, mi-interview.
K.Harris a pu compter sur le soutien des plus grandes stars américaines en direct. ... - M.Bouhafsi: Le moment le plus marquant pour les Américains a été la réponse de K.Harris à une lycéenne grièvement blessée après une fusillade survenue dans son lycée.
Une tragédie qui a entraîné la mort de 4 personnes. ... - M.Bouhafsi: La presse américaine est divisée.
Certains parlent d'un raté, d'autres parlent d'un coup de génie politique pour aller sur le terrain des républicains. Une prise de parole surprenante qui a fait la une de tous les médias ce matin. - Ca ne choque pas les Américains.
La plupart des Américains ont au moins une arme chez eux. Il y a plus d'armes que d'Américains. Elle essaye de séduire un électorat républicain centriste, lassé, usé par la présidence de Trump.
Elle se permet de dire qu'elle n'est pas contre les armes et que même elle, candidate démocrate, a une arme chez elle et qu'elle est prête à s'en servir. - M.Bouhafsi: Pendant ce temps, D.Trump était au même moment à Washington, où il s'adressait à une organisation pro Israël lors d'un rassemblement de luttes contre l'antisémitisme. ... - M.Bouhafsi: Alors que les sondages se creusent en faveur de K.Harris, D.Trump craint un nouveau mauvais coup venu de sa propre famille.
Fred Trump III, son neveu, s'apprête à publier un ouvrage publié où il égratigne son oncle. ...
Applaudissements nourris. - M.Bouhafsi: A.Duhamel, même si vous n'êtes pas un éditorialiste américain, c'est plutôt un coup de génie de la part de K.Harris Ou un raté, ce changement sur les armes? - A.Duhamel: Si la question se posait à un Premier ministre ou à une présidente européenne, la réponse, c'est que c'est une énorme gaffe.
Aux Etats-Unis, je pense que c'est une facilité. Je pense que c'est ce qu'elle croit être une habileté. Ca ne la rend pas très sympathique pour moi.
Non. Je pense que les Américains vont se dire qu'ils ont le droit de se défendre à coups de feu. Ils continueront ensuite à pleurer parce qu'il y a des massacres dans des écoles et qu'il y a des imbéciles qui font sauter les voitures de leurs voisins.
Ils ont une culture de la violence. Ce qui est assez extraordinaire avec les Etats-Unis, c'est que c'est à la fois l'Etat le plus sophistiqué du monde à tout point de vue: technologie, politique, scientifique, et en même temps, c'est le plus sauvage et le plus primaire, parmi les démocraties. Ailleurs, on fait mieux. - P.Lescure: Une question au spécialiste de l'écologie et des Etats-Unis.
Je souris avec vous. Le magazine américain "Forbes" a publié sa 1re liste des leaders de la durabilité mettant en lumière 50 personnalités engagées dans la lutte contre le changement climatique. Parmi elles, des entrepreneurs, des scientifiques, des politiciens et des activistes qui se distinguent par leurs actions dans des domaines comme l'énergie verte et la réduction des émissions de CO2.
On retrouve dans le top 50 A.Hidalgo. L'article souligne l'engagement écologique de la maire de Paris. "Elle a développé des pistes cyclables, planté plus de 100 000 arbres, réduit la pollution et préparé des JO plus verts tout en rendant la Seine baignable." Est-ce que toutes les mesures qui ont parfois agacé certains Parisiens et fait plaisir à beaucoup d'autres... - A.Duhamel: Exaspéré. - P.Lescure: Est-ce que toutes ces mesures justifient que le magazine félicite A.Hidalgo?
Vu de là-bas, la politique qu'elle a menée pour Paris met Paris en position très efficace. - A.Duhamel: Elle mène une politique écologique à Paris.
Il y a des choses très positives, comme la végétalisation des immeubles. Ca améliore les choses. Bravo.
En même temps, c'est une politique tyrannique. C'est totalement compatible? On est écologique et tyrannique?
C'est possible. - P.Cohen: Il y aurait des choses à dire sur les 200 000 arbres qui font partie de la communication de la mairie de Paris. - A.Duhamel: Si on ne devait la juger que là-dessus...
Ca irait. - P.Cohen: Je le dis car je l'ai vu passer dans le papier. - A.-E.Lemoine: Dimanche, c'est la bascule avec l'équinoxe d'automne.
L'été prendra fin. C'est l'été le plus chaud jamais enregistré sur la planète, avec des canicules, des incendies géants ou des inondations meurtrières en Europe centrale et au Sahara. Le plus vaste désert du monde, d'année en année, devient de plus en plus vert.
En France aussi, le dérèglement climatique va bouleverser nos paysages, région par région, au point de transformer la forêt méditerranéenne en paysage désertique avec un risque de mégafeu qui pourrait progresser de 90 % d'ici à 2100. - Le feu fait partie de l'écologie méditerranéenne à partir du moment où la fréquence ne dépasse pas les 40 ans. Ce secteur a déjà subi un feu en 2003.
En 2021, vous vous retrouvez avec un feu. C'est beaucoup trop pour la forêt qui n'a pas le temps de se reconstituer correctement. A chaque fois, elle s'appauvrit un peu.
Si ça continue, on rentre dans une logique de désertification. - C.Nabédian: Ca veut dire quoi? - Toute l'écologie méditerranéenne va être transformée avec des climats qu'on pourrait retrouver en Tunisie, en Andalousie.
On n'aurait plus la même végétation. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Nabédian.
Vous lancez lundi soir sur France 5, "Zone d'impact", une nouvelle série documentaire dont le 1er épisode est consacré à la Méditerranée. C'est la région la plus vulnérable en France? - C.Nabédian: Effectivement.
Toutes les régions françaises sont concernées par le changement climatique, mais en Méditerranée en particulier, ça fait plusieurs années que ça dure. Il y a une concentration de phénomènes extrêmes. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ça deviendrait désertique?
A cause des incendies qui détruisent les forêts qui n'ont pas le temps de se reconstituer? - C.Nabédian: Il y a surtout cette chaleur intense présente sur les bords de la Méditerranée.
On a un décalage des climats comme on a pu l'évoquer il y a plusieurs années, avec ce climat andalou qui pourrait revenir sur le sud de la France. Cette chaleur et la sécheresse sont très importantes. - A.-E.Lemoine: Le déficit d'eau pourrait devenir chronique jusque dans les Pays de la Loire? - C.Nabédian: Ce problème lié à la sécheresse va concerner l'ensemble de la France.
Il y a quelques années, en Normandie, il a fait très sec. C'est juste cet été et l'été dernier qu'on a eu beaucoup de pluie, mais sinon, ce manque d'eau est important. C'est sur des périodes précises.
On a des périodes de blocage qui provoque ces sécheresses ou de très fortes pluies. - A.-E.Lemoine: On parle du château de Chenonceau, une merveille, qui pourrait être menacé par la baisse totale du débit de l'eau. - C.Nabédian: Tout à fait.
D'ici 2100, dans le scénario le plus pessimiste. Toutes les conséquences concrètes, on les sent déjà. - A.-E.Lemoine: Vous mettez en parallèle l'incendie ravageur dans le massif des Maures en 2021 et les inondations meurtrières dans la région de la Vésubie.
C'est un même phénomène? - C.Nabédian: Ce qu'on a voulu expliquer, c'est que des phénomènes qui ont l'air d'être totalement à l'opposé ont une cause commune.
C'est pour appuyer sur la différence entre météo et climat. Je suis sûre qu'autour de vous, avec la fraîcheur de septembre, beaucoup de gens ont pu dire que le réchauffement climatique, c'était n'importe quoi. En fait, ça n'a rien à voir.
C'est même fortement lié au changement climatique. - A.-E.Lemoine: Le phénomène qui lie les inondations et les incendies, c'est le courant-jet.
C'est quoi? - C.Nabédian: C'est un grand ruban de vent en altitude à 10 km au-dessus de nos têtes, qui sépare les masses d'air chaud des masses d'air froid.
Quand il marche très bien, tout fonctionne. Comme, aujourd'hui, on a un air froid qui se perd et les températures qui augmentent au niveau mondial, ça se dérègle. C'est là où il peut commencer à moins fonctionner, à provoquer des périodes de blocage qui amènent des inondations et des sécheresses intenses. - P.Lescure: Vous êtes allée dans la région de la Vésubie, durement frappée par la tempête Alex à l'automne 2020. 420 maisons avaient été détruites, emportées par les eaux.
On a tous en tête les images de cette maison encerclée à Saint-Martin-Vésubie avec 2 retraités qui n'ont pu être secourus à temps. 18 personnes avaient trouvé la mort. Plusieurs centaines de familles s'étaient retrouvées sans toit.
Vous avez découvert que des gens peuvent voir leur maison s'effondrer avec un pan de montagne. - C.Nabédian: Qu'est-ce qui se passe sur cette commune avec le glissement de terrain qu'il y a eu? - Il y a eu un glissement de terrain il y a 4200 ans.
Pourtant, la masse continue de bouger. Ce sont des maisons mouvantes sur un glissement de terrain. - C.Nabédian: Ce pan de montagne pourrait s'effondrer avec les gens qui vivent dessus? - Oui. - P.Lescure: La solution pour les habitants est de partir? - C.Nabédian: C'est pour s'adapter et accepter de pouvoir vivre d'une certaine façon sur certains territoires.
Les habitants du Broc ne sont pas forcément au courant que ce pan de montagne est menacé. Quand vous achetez une maison, le risque est tellement minimisé qu'on n'alerte pas assez forcément sur le risque réel. C'est là où le danger est palpable.
Ca peut s'effondrer dans 1 an ou 100 ans. Déjà, la route, s'accroche, gondole. Le mouvement qu'on pense naturel de la montagne, c'est cette montagne qui est en train de bouger.
Le risque est majeur et extrême pour ces gens. - A.-E.Lemoine: L'une des solutions est de construire différemment.
C'est ce qu'imagine un architecte. - Dans son projet, cet architecte imagine de grands espaces naturels constructibles pour absorber la vitesse de l'eau en cas de fortes précipitations. Il augmente la largeur et la hauteur des ponts pour laisser passer la rivière.
Sur les 161 maisons détruites, il propose d'en reconstruire seulement 100. - Il faut gagner de la place. Toutes les maisons de demain seront sur des terrains à moyenne pente.
C'est très intéressant. Si on met la route entre 2 systèmes de maisons, avec une seule route, on peut être sur le dessus dans une maison et sur le dessous dans l'autre maison. On gagne de la place.
On invente une nouvelle architecture à l'abri de l'eau mais tournée vers l'eau, dans un étagement naturel avec au-dessus, la montagne, et en bas, la rivière. - A.-E.Lemoine: C'est la réalité proche ou ça reste de la fiction? - C.Nabédian: C'est juste du bon sens.
Le terrain est propice à ça. Dans la région PACA, il y a eu une accélération du développement urbain. Ca a été fait de façon sauvage, comme dans les années 90-2000.
On pensait qu'on prenait le pas sur la nature. A cette époque, on ne parlait pas du tout du changement climatique. Les experts qui en parlaient étaient pris pour des fous.
Maintenant, on y est. Les conséquences sont là. D'ailleurs, il met beaucoup de temps à mettre en place son projet.
Ce n'est pas le cas à 100 %. Il y a une lenteur administrative énorme. Les moyens ne sont pas encore mis pour aider ces villages à s'adapter au changement climatique.
Pourtant, il y a les solutions. - A.-E.Lemoine: Il manque une volonté politique. - A.Duhamel: Quand on voit ce qui se passe...
Il faut espérer que dans le budget infaisable qu'on va être obligé de faire quand même, l'écologie ne soit pas sacrifiée, ce qui est une tentation réelle. Il faut que celui à qui on aura affaire comme Premier ministre soit plutôt le M.Barnier en avance sur la droite comme il était comme ministre de l'Environnement plutôt que le M.Barnier en retard comme il l'a été quand il s'est présenté à la présidence LR. - A.-E.Lemoine: "Zone d'impact", c'est le 1er numéro de cette nouvelle collection que vous présentez sur France 5 lundi.
On passe au 5/5 de L.Sénéchal. La femme qui a permis l'arrestation de D.Pelicot témoigne. - L.Sénéchal: D.Pelicot est jugé pour avoir drogué et violé sa femme avant de la livrer à des dizaines d'hommes pendant 10 ans.
Ce procès a lieu parce qu'il a été filmé par un vigile en train de filmer sous la robe d'une femme dans un supermarché de Carpentras. Cette femme prend la parole à visage découvert pour la première fois. - Il faisait son petit malheureux, l'air de dire "j'ai rien fait".
Il avait quand même une attitude de...
Il donnait une attitude de victime. - L.Sénéchal: Le monde à l'envers.
La victime, c'est elle, atteinte dans son intimité. L'épisode l'a rendue méfiante. - Pendant au moins 2 ans, si ce n'est pas plus, je n'ai plus fait mes courses en robe.
La robe que je portais ce jour-là, je l'ai jetée. - L.Sénéchal: Grâce à cette dame, D.Pelicot et 50 autres hommes sont sur le banc des accusés pour ces viols de G.Pelicot. "Ce procès doit changer la société", a dit l'avocate de G.Pelicot, qui est devenue une icône, le visage de la lutte contre les violences sexuelles.
Ce procès a son héroïne, qui subit chaque jour des épreuves, la diffusion des vidéos des viols. Les avocats de la défense cherchent à la malmener. Une avocate lui a hurlé dessus mercredi.
Depuis, les contenus des réseaux sociaux de cette avocate sont pointés du doigt. - "Tu es avocate? Tu défends des gens?
Même ceux qui sont mal habillés?" Un postulat de bienveillance, ça veut dire que tout le monde a le droit d'être observé avec dignité. - L.Sénéchal: Une avocate qui se met en scène en plein procès.
Ca choque. Il y a aussi ce commentaire d'une autre avocate de la défense qui évoquait la cagnotte lancée puis supprimée par Nabilla. "Dommage, elle aurait pu vendre vendre ses seins en plastique." Cela choque une partie de la profession.
Des consoeurs et des confrères se disent consternés et effondrés. Un avocat dit que l'humanité fait partie du serment d'avocat. C'est un procès qui va marquer l'histoire par son ampleur et la gravité des faits.
C'est aussi un procès qui peut avoir un retentissement politique, ou le fait qu'on n'ait pas de gouvernement, ça décorrèle le politique de ce genre de faits divers? - A.Duhamel: On va avoir un gouvernement.
Comment le prochain garde des Sceaux se comportera? Je n'en sais rien. Avec ce procès, il s'est passé quelque chose.
Le monde entier suit ce procès. Les gens savent que ça peut se produire dans n'importe quel pays. Tout ce qu'on montre est très cru, mais ça correspond malheureusement à une réalité.
Ce procès est épouvantable pour la victime. Je ne dirais pas qu'il est salvateur, mais il est positif pour toutes celles qui risquent la même chose. - P.Cohen: Je ne comprends pas la polémique sur le thème "pourquoi la parole politique ne s'exprime pas?" Que les politiques se tiennent à l'écart des dossiers judiciaires en cours, c'est très bien.
Quand il y a des grands faits de société qui se produisent, il faut le faire. Sauf à vouloir dire que tous les hommes ressemblent à ceux qui sont dans le box des accusés, la parole politique ne me manque pas sur ce procès. - A.-E.Lemoine: Des images révoltantes dans un commissariat de Paris avec un homme passé à tabac par des policiers. - L.Sénéchal: On y voit un policier frapper un gardé à vue, un homme, Mario, 42 ans.
Il a été arrêté un soir de juillet pour outrage. Il a insulté des policiers. Le pire se déroule hors caméra.
Quelques minutes plus tard, on les a vus entrer dans la cellule et en ressortir Mario torse nu, le bras fracturé. Il s'est vu mourir. Il a utilisé son sang dans la cellule pour inscrire "aidez-moi" sur le mur.
Nous avons pu joindre une de ses deux avocates. - On a plusieurs actes de violences commis à l'encontre de notre client, des blessures partout sur le corps, notamment au bras. Il y a eu des saignements.
Il a eu l'arcade sourcilière ouverte. Notre client écrit avec son propre sang sur le mur de la cellule de garde à vue "aidez-moi". C'est un déchaînement de violence gratuit face auquel aucun des policiers ne va intervenir. - L.Sénéchal: Les policiers reconnaissent les violences, mais c'est leur défense, ils essaient de trouver des circonstances atténuantes. - Se faire insulter en permanence par certains gardés à vue, en l'occurrence ce monsieur, ce soir-là, ça a été la goutte d'eau avec des insultes blessantes.
Le policier reconnaît cependant qu'il n'aurait jamais dû avoir une telle réaction. - L.Sénéchal: Les 2 policiers seront jugés le 29 octobre pour violences policières.
Ils sont sous contrôle judiciaire. Ils sont pour l'instant interdits d'exercer leur profession. - A.Duhamel: Heureusement. - A.-E.Lemoine: Le dictateur tchétchène R.Kadyrov accuse E.Musk de lui avoir désactivé sa voiture à distance. - L.Sénéchal: Tout commence le mois dernier.
R.Kadyrov, le dictateur de Tchétchénie, au volant d'un Cybertruck de Tesla, affirme qu'E.Musk lui a offert ce véhicule.
Kadyrov s'est mis en scène au volant et lui a dit merci. - L.Sénéchal: R.Kadyrov est tellement dingue de ce Cybertruck, qu'il a commandé des vidéos de propagande dans lesquelles des Tchétchènes en treillis s'amusent à descendre des drones.
R.Kadyrov a affirmé hier que son Cybertruck avait été désactivé à distance. - A.-E.Lemoine: Brest, le petit poucet européen, s'impose pour son tout 1er match en Ligue des champions. - L.Sénéchal: 2-1 grâce au milieu de terrain brestois, Hugo Magnetti. - Je ne me pose pas de questions.
Je contrôle et je frappe. Ca m'a souri. Très fier. - L.Sénéchal: Ce but a été accueilli par une explosion de joie à Brest, mais là-bas, on regardait le match sur écran géant, pas au stade, qui n'est pas homologué par la Ligue des champions.
Ce sont les rivaux de Guingamp qui ont prêté leur stade. C'est bien toute la Bretagne qui jubile. - Le coeur bat vite! - C'est exceptionnel. - On va savourer dans tout le stade.
Tout le monde était content. C'était impressionnant. - Exceptionnel.
C'était à vivre. - City et Real sont prévenus. Brest est un grand club. - L.Sénéchal: Brest est devant Manchester City au classement de la Ligue des champions. 1er club français devant Monaco et le PSG.
L'entraîneur a bien conscience de l'exploit. - Je ressens beaucoup de fierté, d'amour pour mon équipe, mes joueurs. On est en tête du championnat de la Champions League.
Pas avec le même goal average que le Bayern de Munich, mais ex aequo au moins en nombre de points. - L.Sénéchal: Brest est le seul club français de l'histoire avec 100 % de victoires en Ligue des champions.
Ils peuvent continuer. L'Autriche leur porte chance et ils vont en Autriche la prochaine fois, à Salzbourg, le 1er octobre, pour essayer de garder cette statistique hallucinante. - A.-E.Lemoine: Après, on sait qui ils vont rencontrer? - M.Bouhafsi: Le Real Madrid va se déplacer à Guingamp, dans un petite stade de 12 000 places.
Dans le stade du Roudourou, il y a plus de place que dans la ville de Guingamp. - P.Cohen: Guingamp, c'est 6000 habitants, et le stade, 12 000 places. - M.Bouhafsi: Le Real va aller jouer au Roudourou à Guingamp.
La grande opération d'hier soir, c'est Monaco qui a battu le FC Barcelone. - A.-E.Lemoine: Alain, vous avez annoncé que c'était votre dernière saison sur BFM à commenter l'actualité politique, mais vous allez vous reconvertir dans le football. - A.Duhamel: Certainement.
Sauf si je choisis d'être gardien de but. - A.-E.Lemoine: Voilà!
J'espère que vous viendrez régulièrement nous voir même si vous ne commentez pas l'actualité aussi régulièrement sur d'autres chaînes concurrentes. - A.Duhamel: A cause de certains penaltys présidentiels... - A.-E.Lemoine: On termine avec une star française du volley qui revient chez lui. - L.Sénéchal: E.Ngapeth.
Il a porté l'équipe de France vers l'or aux JO de Paris. - C'est la 5e balle de match. C'est celle-là qui compte! - L.Sénéchal: E.Ngapeth a joué dans les plus grands clubs d'Europe.
Il a 33 ans. Il s'est fait plaisir. Revenir chez lui à Poitiers dont il est originaire...
C'est seulement le 11e sur 14 du championnats de France l'an dernier. On n'est pas sur des clubs de son standing sportif habituel. Il se fait plaisir mais il reste compétiteur.
Il sera au club jusqu'en décembre sauf si un gros club européen lui fait les yeux doux ensuite. - A.-E.Lemoine: Merci.
Chloé, "Zone d'impact", c'est lundi soir sur France 5. Dans un instant, L.Thilleman, G.Durand et F.F.Coppola.
Anne Hidalgo