Pégard pleure sur le ton pendant qu'on détourne nos impôts !
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Détournement de fonds, emploi fictif. Mais ce qui choque la ministre, c'est que les députés manquent de discrétion. Sur France Inter, Catherine Pégard s'exprime sur la commission d'enquête parlementaire concernant l'audiovisuel public, menée notamment par le rapporteur Charles Aloncle.
Et sa ligne de défense face au scandale est pour le moins surprenante. De parvenir sur cette commission d'enquête, simplement je trouve qu'il y a des moments où les bandes sont dépassées dans la manière de mener ces débats, de mon point de vue. C'est magique.
Et au lieu de répondre sur le fond du dossier, c'est-à-dire sur les millions d'euros d'argent public mal géré, elle nous fait une crise de susceptibilité sur le ton de la voix. On croirait littéralement entendre une ado qui s'engueule avec son copain. Non mais le problème, c'est pas ce que tu dis, c'est comment tu le dis.
Mais attendez de voir comment elle essaie de se faire passer pour la victime juste après. Comme vous le savez, comme vous avez eu la gentillesse de le répéter, je crois que je suis quelqu'un de plutôt consensuel et qui aime la discrétion. Et dès que je vois des lieux où on s'invective de cette façon, je trouve qu'on ne fait pas gagner ni la démocratie, ni le regard que l'on peut porter sur les uns et les autres.
Elle aime la discrétion et le consensus. Heureusement, le rapporteur Charles Aloncle ne s'est pas laissé faire et l'a pulvérisé sur les réseaux sociaux. Il lui a rappelé une règle de démocratie de base.
Une commission d'enquête n'a pas vocation à rechercher le consensus ou à être discrète. Il s'agit de l'argent des Français. Et les Français exigent de la transparence.
Pendant cinq mois, ils n'ont pas juste haussé le ton, ils ont mis au jour un système hallucinant. Des atteintes graves à la neutralité, des dépenses somptuaires injustifiables, des soupçons d'emploi fictifs et de détournement de fonds, des mécanismes laissant entrevoir de la corruption. Et face à tous ces manquements gravissimes, le ministre de tutelle n'a jamais rien su ou rien voulu dénoncer.
Alors venir pleurnicher sur France Inter au nom de la démocratie parce que les députés ont posé des questions qui fâchent, c'est une insulte aux contribuables. Comme l'a conclu Charles Aloncle avec brio, un conseil Madame la Ministre, protéger la culture française, pas les intérêts d'un système. Partagez cette vidéo en masse pour soutenir le travail de ceux qui refusent le consensus quand il s'agit de notre argent.
Merci. Merci.
Catherine Pégard