Budget : comment redresser les comptes publics ? - Reportage #cdanslair 27.09.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 30 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00M.BarnierFait
« Si vous tombez sur un Premier ministre qui vous dit qu'il va faire des miracles, méfiez-vous. Je ne suis pas là pour raconter des histoires. Je vais dire la vérité. »
- 2:00L.Saint-MartinFait
« Nous ne redresserons pas nos dépenses publiques sans la baisse de la dépense publique et le levier fiscal en même temps. Nous redresserons les comptes en réduisant d'abord nos dépenses. »
- 3:00D.MigaudChiffre
« La justice, c'est 2 % des dépenses du budget. Ca mérite mieux. »
- 4:00S.RousseauChiffre
« 13 milliards, ou la suppression de l'aide médicale d'Etat. »
- 5:00O.GrégoirePromesse
« Il y a de l'eau dans le bateau. Il faut écoper. Ensuite, il faudra sûrement augmenter certains impôts. »
- 6:00E.CohenFait
« On a du mal à tracer le lien direct entre les baisses d'impôts et le surcroît d'investissement ou le surcroît d'embauche. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
mardi. - Rendez-vous à Matignon pour les ministres. 3 heures de séminaire pour apprendre à jouer collectif, faire naître l'esprit d'équipe après une semaine de couacs.
Un ministre de l'Intérieur et un garde des Sceaux à couteaux tirés...
Un ministre de l'Economie recadré pour avoir dit que le RN n'est pas dans l'arc républicain... - A.Armand: Je considère que ce sujet est clos.
Nous travaillons avec l'ensemble des forces politiques. - Le Premier ministre a tout de même appelé M.Le Pen pour arrondir les angles.
M.Barnier, contraint à jouer les arbitres alors que l'urgence, c'est la préparation du budget. Les choix seront douloureux.
Il l'a annoncé dès son 1er déplacement. - M.Barnier: Si vous tombez sur un Premier ministre qui vous dit qu'il va faire des miracles, méfiez-vous.
Je ne suis pas là pour raconter des histoires. Je vais dire la vérité. - Pas de miracle avec un déficit à plus de 6 % du PIB.
Il va falloir faire des économies, mais où? - L.Saint-Martin: Nous ne redresserons pas nos dépenses publiques sans la baisse de la dépense publique et le levier fiscal en même temps.
Nous redresserons les comptes en réduisant d'abord nos dépenses. - Autrement dit: tailler dans les budgets des ministères, sauf que chacun défend son pré carré. - D.Migaud: On peut maîtriser nos comptes.
Et ce, tout en ayant des priorités. La justice doit être une priorité. La justice, c'est 2 % des dépenses du budget.
Ca mérite mieux. - Quels autres leviers? Certains évoquent la lutte contre la fraude sociale, 13 milliards, ou la suppression de l'aide médicale d'Etat.
Indignation à gauche. - S.Rousseau: J'en ai vraiment marre qu'à chaque fois qu'il faille trouver de l'argent, c'est sur les plus pauvres qu'on va le chercher.
Là, on perd la bataille presque sémantique autour de l'impôt. On a l'impression que l'impôt, c'est du vol dans la poche des bons citoyens. Ceux qui paient le moins d'impôts, c'est les plus riches. - Augmenter les impôts, c'est la ligne rouge des macronistes, même si certains ouvrent la porte. - O.Grégoire: Il y a de l'eau dans le bateau.
Il faut écoper. Ensuite, il faudra sûrement augmenter certains impôts. - Et les grands patrons, alors, ils en pensent quoi? - X.Niel: Je n'appelle jamais à augmenter mes impôts.
Je ne suis pas masochiste! On parle d'abord de taxer les plus riches et à la fin, on taxe tout le monde. Les Français l'ont compris.
Le problème, c'est l'usage de l'impôt. Je ne suis pas sûr qu'il soit utilisé de manière efficace. - Chacun se renvoie la balle.
Le budget, un casse-tête pour M.Barnier, qui prononcera son discours de politique générale mardi. - A.de Tarlé: Dans le sujet, on dit que la hausse des impôts est une ligne rouge pour les macronistes.
La droite, finalement, est devenue la championne des impôts. Macron est devenu le défenseur des baisses d'impôts? - E.Cohen: Macron avait inscrit son action dans un modèle d'économie de l'offre.
Sa conviction profonde, c'est qu'il y a un déficit de croissance en France et que de ce déficit naît un chômage plus élevé. De ce sous-emploi naît une modicité de la progression de la recette fiscale. Pour lui, l'action majeure, c'est de redynamiser la croissance.
Pour cela, il s'est fixé comme objectif d'accroître l'attractivité de la France. Or, à tort ou à raison, la France a l'image d'être un pays très taxophile. On adore l'Etat et on adore l'impôt.
Il fallait envoyer des signaux forts pour accroître l'attractivité du territoire. Pour cela, il a décidé de baisser les impôts qui pesaient sur les entreprises en général, plus particulièrement sur le capital, avec le PFU, la suppression de l'ISF...
Il voulait que ça marche pour les entreprises et pour les ménages, avec la suppression de la taxe d'habitation. Avec ce package, il espérait attirer les investisseurs et changer l'image de la France. D'une certaine manière, ça a fonctionné.
Quand on dit qu'aujourd'hui, le chômage a baissé, que la France est 1re ou 2e destination de l'investissement extérieur en Europe, ça prouve que cette attractivité a un peu fonctionné. Quand on analyse dans le détail l'efficacité de ces mesures, c'est moins convaincant. On a du mal à tracer le lien direct entre les baisses d'impôts et le surcroît d'investissement ou le surcroît d'embauche.
Par ailleurs, quand on analyse l'accumulation des niches, des dépenses fiscales pour l'Etat...
Il y a eu des tas d'études qui montrent que ce n'est pas toujours très efficace, voire pas efficace. Ce sont souvent des mesures indiscriminées, qui touchent tout le monde, pas assez sectorielles. D'où la sortie permanente de la niche sur la baisse des charges au voisinage du Smic...
D'où la sortie de la niche sur le crédit impôt recherche...
Ces thèmes ressortent. Il va y avoir, à mon avis, une action sur les 3 budgets de l'Etat: le budget de l'Etat central, le budget de la protection sociale, le budget des collectivités locales. Les 3 budgets vont être rabotés.
Même le budget des collectivités locales dérape. - A.de Tarlé: L'Etat demande d'augmenter les salaires des jardiniers et ne donne pas l'argent. - E.Cohen: On va s'attaquer aux 3 budgets et aux niches.
On va faire du curetage dans les niches et on prendra des mesures sur les recettes. - A.de Tarlé: Depuis la nomination de M.Barnier, on a l'impression d'un festival de pistes de hausses d'impôts.
C'est le genre de choses qu'il faut faire plutôt que d'en parler? C'est son mantra, d'ailleurs. Est-ce que c'est anxiogène, ces pistes de hausses d'impôts? - A.de Guigné: C'est aussi nous qui créons les pistes.
On s'appelle les uns les autres pour parler de pistes. - A.de Tarlé: Le gel du barème de l'impôt sur le revenu... - A.de Guigné: Ca, ce serait orthogonal avec l'idée de ne pas toucher aux classes moyennes, à moins de faire un système un peu fin où vous affinez votre gel selon les tranches.
Les tranches supérieures ne seront pas augmentées et les dernières...
L'idée, c'est de désindexer par rapport à l'inflation. Il faut élargir. C'est étonnant.
Il y a des pistes de tous côtés et des promesses très fortes. On a vu un extrait de L.Saint-Martin, le nouveau ministre du Budget, qui a dit: "Promis, on ne touchera pas aux classes moyennes." Ca ne marche pas. - A.de Tarlé: C'est qui, les classes moyennes et les plus aisées qui vont passer à la moulinette? - A.de Guigné: Les plus aisées, ça va très vite.
La définition qui avait été donnée, c'était le revenu de 4000 euros. - E.Cohen: F.Hollande avait dit ça. - A.de Guigné: Dans les stats de l'Insee, le niveau de vie médian
Michel Barnier