Nicolas Dupont-Aignan invité de BFM Politique
Nicolas Dupont-Aignan Au micro : Apolline de Malherbe, Henri Vernet, Emmanuel Lechypre Source d'origine 3 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 54 %Défensif 19 %
Questions et réponses
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- 1:56OuverteÉludée
Vous sous-entendez que ce traité est fait sous le manteau. Quels mots utilisez-vous ?
- 2:23RelanceRéponse partielle
Vous dites que c'est en secret, qu'il y a une manière d'Emmanuel Macron de dissimuler ce qui se passe réellement. En quoi est-ce un secret ?
- 3:53FerméeRéponse directe
Sur ce mot de contraignant, il n'est pas contraignant au sens où il respecte la constitution française qui reste la règle absolue.
- 6:14RelanceRéponse directe
Vous avez déjà dit beaucoup de choses. Je voudrais quand même qu'on revienne sur certains des termes.
- 7:32OuverteRéponse partielle
Vous avez dit que Dominique de Villepin n'aurait sans doute pas pu faire son veto. Pourquoi ?
- 9:05FerméeRéponse directe
Vous n'avez pas le sentiment de surjouer ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:57Invité politiqueFait
« 'en ai assez de ce grand chaud aux frais du contribuable qui dissimule de vrais enjeux, de vraies décisions qui, elles, sont prises en secret, en cachette, en secret. »
- 2:14Invité politiqueFait
« Le Parlement n'est pas au courant. Je veux vous alerter sur l'hypocrisie de ce grand débat, sur ces mensonges secrets, sur ces abandons permanents du président de la République. »
- 4:09Invité politiqueFait
« En pratique, c'est pas obligatoire, mais c'est en pratique, c'est un engagement de la France, la co-décision de fait sur l'usage de son siège à l'ONU, et rentre dans une coopération militaire très étroite. »
- 5:18Invité politiqueFait
« C'est le fruit du sang de nos grands-parents et de nos parents. Ce siège à l'ONU nous donne une marge de manœuvre. »
- 9:31Invité politiqueFait
« Parce que dans le pacte de Marrakech, il est écrit, et voilà pourquoi M.Trump l'a refusé, le Japon, la Hongrie, Israël, ça assimile les migrants économiques aux demandeurs d'asile. »
- 9:50Invité politiqueFait
« Le pacte de Marrakech, dans un article, je crois que c'est l'article 23, mais vous me corrigerez si je me trompe, punit de peine d'amende les médias qui ne se féliciteraient pas des bienfaits de l'immigration. »
- 12:34Invité politiqueFait
« Et c'est sur demande de l'Allemagne. Eh bien, c'est parce que, dans ce traité, on s'engage sur un modèle économique, qui est un modèle d'appauvrissement collectif, de concurrence déloyale, de mondialisation inhumaine. »
- 20:00Invité politiqueChiffre
« Chaque année, on donne 11 milliards de plus qu'on ne reçoit. »
- 20:05Invité politiqueChiffre
« Sous Jacques Chirac, qui n'était pas anti-européen, on donnait 2 milliards. »
- 20:10Invité politiqueChiffre
« Avec Emmanuel Macron, si la liste en marche fait des scores et si Emmanuel Macron reste au pouvoir, on passera à 20 milliards. »
- 21:40Invité politiqueFait
« Je suis le seul homme politique français avec Debout la France avoir signé déjà un accord avec un parti, ECR, conservateur réformiste européen, qui a 22 pays. »
- 26:54Invité politiqueChiffre
« 9% des français croient dans les partis politiques. »
- 28:17Invité politiquePromesse
« La première c'est la réindexation des pensions de retraite des prestations familiales et du livret A. »
- 28:30Invité politiqueFait
« C'est du vol, c'est de la spoliation. »
- 28:45Invité politiqueFait
« 'est la désindexation des pensions de retraite »
- 28:47Invité politiqueFait
« c'est la rupture d'un pacte social »
- 29:27Invité politiqueChiffre
« chaque année vous perdez 1 à 2% de pouvoir d'achat »
- 29:49Invité politiquePromesse
« une baisse de la CSG dans un premier temps de 3% »
- 32:57Invité politiqueChiffre
« 9 milliards sur l'Union Européenne »
- 35:01Invité politiqueFait
« la commission européenne fait n'importe quoi comme d'habitude »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan60 %
- ?17 %
- Présentateur16 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
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Voilà pour l'essentiel, on vous retrouve à Pauline de Malherbe pour BFM Politique. Merci beaucoup Florence et mon invité Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Apolline
de Malherbe. Dans un
instant on va parler avec vous d'Europe, vous êtes tête de liste pour les élections européennes et on peut dire que l'Europe c'est au cœur vraiment aussi de votre logiciel, c'est-à-dire le rapport entre la France et l'Europe et la question bien sûr de la souveraineté.
On
va revenir notamment sur ce traité qui sera signé dans deux jours entre la France et l'Allemagne, le traité d'Aix-la-Chapelle, on va revenir sur le grand débat, vous vous dites gilet jaune de cœur. Et à mes côtés, comme chaque dimanche pour vous interroger, Henri Vernet du Parisien Aujourd'hui en France, avec qui vous reviendrez aussi sur les alliances politiques que vous pourriez faire pour les européennes. Vous avez toujours attendu, espéré une alliance des droites, on va pouvoir voir si c'est en chemin. Et puis Emmanuel Lechypre avec lequel vous reviendrez notamment sur
la question
du pouvoir d'achat qui est au cœur des revendications des gilets jaunes. A tout de suite. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Apolline de Malherbe. Merci d'être avec nous. Vous êtes députée de l'Essonne, vous êtes président de Debout la France et vous êtes la tête de liste de Debout la France pour les européennes. Je le disais tout à
l
'heure, on va y revenir, vous êtes crédité pour l'instant de 7 à 8% et ce chiffre est en hausse au fur et à mesure des différents sondages. Et vous vous dites d'ailleurs, proche du mouvement des gilets jaunes, pas forcément du mouvement lui-même, mais dans le cœur,
vous
dites partager un certain nombre de leurs revendications. On va y revenir longuement. Mais je voudrais d'abord qu'on commence par ce qui va se passer mardi. Mardi, dans deux jours, la France et l'Allemagne vont signer un traité ensemble qui s'appelle le traité d'Aix-la-Chapelle, traité entre la République française et la République fédérale d'Allemagne sur la coopération, je cite, et l'intégration franco-allemande. Et depuis quelques jours, vous parlez beaucoup de ce traité et vous en avez notamment fait une vidéo dans laquelle vous sous-entendez que c'est fait un peu sous le manteau ce traité. Je voudrais qu'on écoute les mots que vous utilisez.
J
'en ai assez de ce grand chaud aux frais du contribuable
qui
dissimule
de
vrais enjeux,
de
vraies décisions
qui,
elles, sont prises en secret, en cachette, en secret. Le Parlement n'est pas au courant. Je veux vous alerter
sur
l'hypocrisie de ce grand débat, sur ces mensonges secrets, sur ces abandons permanents du président de la République.
Je
voudrais qu
'on
revienne sur ces mots que vous utilisez. Vous dites que c'est en secret, qu'il y a une manière d'Emmanuel Macron de dissimuler ce qui se passe réellement, que ça se passe en cachette, c'est votre mot, et qu'il y a même du mensonge. Ce traité, il est sur Internet, intégralement. Je l
'ai
d'ailleurs imprimé, je l'ai avec moi. En quoi est-ce un secret
?
Eh bien, tout simplement, il y a un grand débat.
On
en parle beaucoup à la télévision.
Et
ce qui m'a le plus énervé, le plus choqué, pour être précis, c'est qu'on a déjà eu le coup avec le pacte de Marrakech sur l'ONU,
qui
est un pacte très important, qui a été signé, qui a fait tomber un gouvernement en Belgique, qui a été l'objet d'un débat en Allemagne. Il y a eu le refus des Américains, des Hongrois, des Israéliens, etc. Et le pacte de Marrakech est passé comme ça, en douce, au moment de la crise des Gilets jaunes.
Il y a eu le traité... On va y revenir sur le pacte de Marrakech. J'arrive au traité d'Axta-Chapelle. Mais moi, je
comprends pourquoi vous
utilisez ces mots, comme si c'était dissimulé. Encore une fois, tous ceux qui nous écoutent peuvent l'imprimer. Ça fait 10 pages, on peut les lire.
Mais heureusement qu'on en a parlé à quelques-uns, parce qu'il n
'y a
pas eu de débat au Parlement. On n'en a jamais parlé, notamment dans la lettre à tous les Français du Président de la République, qui ne parlent pas de ses engagements internationaux. On a eu aussi un traité de libre-échange avec le Canada, qui s'applique, et qui n'a toujours pas été adopté par le Parlement français. Donc ce que j'ai voulu dire, et on va parler d'Axta-Chapelle, c'est qu'il
y a
des décisions fondamentales, qui contraignent ensuite la vie du pays,
Alors, Président, sur ce mot
de contraignant, il n'est pas contraignant, au sens qu'il respecte la constitution française qui reste
la
règle absolue. Le pacte de Marrakech n'a pas donné lieu à un débat.
Non,
non,
je voudrais qu
'on
reste sur Axta
-Chapelle. Axta-Chapelle, la France va donner à l'Allemagne,
en
pratique, en pratique, c'est pas obligatoire, mais c'est en pratique, c'est un engagement de la France, la co-décision de fait sur l'usage de son siège à l'ONU, et rentre dans une coopération militaire très étroite.
C
'est quand même compliqué.
Je suis attaché... Attendez, Apolline de Malherbe, je suis profondément attaché... Vous entendez votre phrase, vous venez de dire. Je suis... En pratique, ça va revenir à... Oui, parce que c'est marqué, il y a les articles. Je l'ai, je vais vous le lire, l'article. Je vais vous le lire, l'article.
Apolline de Malherbe,
je
suis gaulliste.
J
'ai profondément cru toujours en la réconciliation franco-allemande.
Les
belles images d'Adenauer et de De Gaulle, magnifiques. Cette réconciliation franco-allemande ne peut fonctionner que sur un pied d'égalité. Or, depuis des années, la France et ses présidents successifs
donnent
tout à l'Allemagne sans jamais de contrepartie.
Nous
avons un atout extraordinaire en France. C'est notre siège à l'ONU.
Le siège au Conseil de sécurité de l'ONU qui donne un veto. Vous avez raison de préciser. Je voudrais juste qu'on précise les choses. Il y a 5 pays qui ont un siège permanent, dont la France, effectivement, l'Angleterre, les
Etats-Unis, la Russie
et la Chine. C'est le fruit du sang de nos grands-parents et de nos parents. Ce siège à l'ONU nous donne une marge de manœuvre. Si Jacques Chirac
et
Dominique de Villepin ont pu dire non
à la présence des troupes-là... C'est parce qu'ils avaient
ce droit de veto ? Si à l'époque, on avait été obligés de consulter la malle, si on s'était engagés à consulter l'Allemagne, eh bien, Dominique de Villepin n'aurait pas fait ce discours et peut-être que nos soldats auraient été en Irak. Ce que je veux
dire par là... Je voudrais qu'on fasse
pause maintenant.
Non, mais je fais pause. Ce que je veux dire par là, Pauline de Malherbe, c'est que je n'accepte
pas
qu
'un débat aussi important sur l'avenir de notre défense nationale, de notre diplomatie,
passe
à l'as. Ce que je n'accepte pas,
c
'est que l'Allemagne, en contrepartie, ne fasse pas d'efforts sur des sujets économiques, sur des sujets énergétiques. Ce que je n'accepte pas, c'est les premiers articles qui nous mettent dans la main d'un modèle économique toujours le même qui a échoué et qui explique la crise des Gilets jaunes. Alors, on s'arrête deux secondes, Nicolas Dupont-Aignan.
Vous avez déjà dit beaucoup de choses
et je voudrais quand même qu'on
revienne sur certains des termes.
C'est
la première fois
où dans
une émission, on en parle.
J'ai choisi
de commencer par ça parce que je pense que c'est une chose
importante
et qui est importante aussi pour comprendre votre position. Mais je voudrais quand même revenir sur des mots. Les mots, je les ai fait entendre à l'instant, de mensonges, de secrets. Bon, on constate quand même en réalité que ce n
'est
pas non plus totalement en secret. En tout cas, les mots que vous avez choisis sont un
peu plus forts que la réalité. Si, si, si. Excusez-moi, Pauline de Malherbe. Ah non, mais il n'y a pas de secret. J'ai la lettre au français. Tout le
monde peut les lire. Mais vous plaisantez. Non, au
minimum, vous pouvez dire
qu
'il
n
'y a
pas eu suffisamment
de débats. Le
gouvernement
n'en a même pas parlé à l'Assemblée nationale. Nicolas Dupont-Aignan, c'est pas
parce qu'il n'en parle pas que c'est un secret. Ah bah écoutez,
il y a un grand débat qui s'ouvre. Nous en
parlons dans une émission fondamentale
de politique. La politique de Malherbe,
excusez-moi, on en parle pourquoi ? Parce qu'il y a deux, trois personnalités politiques
comme moi. Parce que c'est l'actualité dans
deux jours.
Oui, dans deux jours, il va être signé. Et je trouve ça
important
qu'on...
Il va être signé. Il n
'y a
pas beaucoup de pays démocratiques
ou
un traité aussi important qui lie la France à l'Allemagne sans d'ailleurs en oubliant l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre, etc. C
'est un vrai problème. C'est sur la coopération
franco-allemande.
Oui, d'accord, mais cela veut dire qu'on donne notre privilège diplomatique et militaire, on le partage par un consentement mutuel dès le départ. Avouez
que c'est quand même fort de café. Revenons
sur les mots que vous avez employés. Vous avez dit, par exemple, que Dominique de Villepin, en l'occurrence, n'aurait sans doute pas pu faire son veto. Rappelons simplement qu'à l'époque, l'Allemagne était d'accord avec la position française sur l'Irak, donc elle ne s'y serait
pas opposée. Mais souvenez-vous qu'à l'époque, l'Espagne,
l'Angleterre,
Barozo étaient hostiles. Donc on peut avoir des quatre figures très différentes.
Je reviens juste sur ce que vous avez dit. Vous avez dit, nous aurions dû consulter l'Allemagne, donc nous n'aurions pas pu le faire. Non, si nous avions dû consulter l'Allemagne, nous l'aurions fait tout de même
et dis, excusez-moi, la politique de la France appartient aux Français. Et j'estime
qu'un président de la République... Si on revient sur ce qu'a dit l
'Allemagne, l'Allemagne était d'accord,
c'est tout. Un
président de la République
n'a pas... Elle n'aurait pas empêché Nicolas Dupont-Aignan.
Un président de la République n'a pas à donner le pouvoir de dissuasion nucléaire, le pouvoir du siège à l'ONU, n'a pas à se mettre dans la main d'un partenaire qui, de surcroît,
lui renvoie... C'est là, je voudrais qu'on arrête. Qu'on s'arrête un instant.
...dans la figure, une politique unilatérale. C'est
quand même Mme Merkel qui a amené
un million de migrants en une année. C'est Mme Merkel qui a négocié dans le dos de la France un accord avec la Turquie. C'est Mme Merkel qui a arrêté son programme nucléaire et relancé le charbon qui pollue la France. C'est Mme Merkel qui prend des décisions économiques sans jamais consulter la France. Et c'est le président de la République française qui se soumet à l
'Allemagne. Je ne l'accepterai jamais. Je veux une relation équitable. Je comprends parfaitement que vous vouliez une relation équitable. C'est tout à fait votre question.
Ce que je ne comprends pas, c'est que vouloir une relation équitable égale mensonge secret.
Ben oui. Moi je dis ce que
je pense. Vous n'avez
pas le sentiment
de
surjouer
? Non, je ne surjoue pas.
Parce qu'on a eu, il y a un mois, le pacte de Marrakech qui va entraîner une submersion migratoire.
Mais comment ça une
submersion ? Vous savez ce que ça veut dire ?
Oui, je le sais. Ça veut dire être entièrement recouverte. Oui.
Est-ce que la France va être entièrement recouverte ?
C
'est l'expression de M.Colomb, ministre de l'Intérieur de M.Macron. Ça
organise, vous dites, une submersion. Oui,
ça
va la
favoriser. Et je vais vous dire pourquoi. Parce que dans le pacte de Marrakech, il est écrit, et voilà pourquoi M.Trump l'a refusé, le Japon, la Hongrie, Israël, ça assimile les migrants économiques aux demandeurs d'asile. Et ça s'oppose à la capacité des pays à réguler l'immigration de manière libre. Et je vais même plus loin. Le pacte de Marrakech, dans un article, je crois que
c'est
l'article 23, mais vous me corrigerez si je me trompe, punit de peine d'amende les médias qui ne se féliciteraient pas des bienfaits de l'immigration. Donc il
y a
un moment, moi je veux bien que le président de la République passe 6 heures avec les maires, et j'en suis ravi, pour parler de l'assainissement, de choses importantes que d'ailleurs, et je soutiens les maires dans leurs revendications, mais
parallèlement,
on n'a pas le droit d'engager la France sans consulter le Parlement, sans faire un débat public. Et les Français peuvent lire les textes, pâques de
Marrakech, prêter d'accès à s'appel, et je suis ravi, grâce
au moins à ma vidéo, on lira le texte. J'insiste
sur un point. Non,
mais Nicolas Dupont,
il me dit un point, il sera très difficile après. Non, il ne le donne pas. Il prévoit une procédure de concertation permanente. Ce sont vos mots, vous dites je n
'accepte pas que l'on abandonne le siège de la France à l'ONU. L'article 8,
je
n
'ai
pas dit qu'il le donne,
et j'ai dit qu'il abandonne.
Qu'il abandonne le siège de la France à l'ONU. Il n'est absolument pas prévu dans ce texte, je voudrais quand même que les choses soient dites, que le siège de la France à l'ONU soit abandonné.
Il est dit, les deux États
s'engagent à poursuivre leurs efforts pour mener à terme des négociations intergouvernementales concernant la réforme du Conseil de sécurité, l'admission de la République fédérale d'Allemagne en tant que membre permanent.
Vous oubliez un autre article. C'est-à-dire, l'admire... Madame
Apolline de Malerme. Ça, oui. Mais vous oubliez un autre article. L'autre article qui
est juste au-dessus. Dans le cadre de la Charte des Nations Unies, les
deux États coopéreront étroitement.
Mais en aucun cas, la France ne la change. Je voudrais juste que... Si, si, cela veut dire concrètement...
Pourquoi vous faites ça
? Mais si, parce que je le pense... Pourquoi vous faites ça ? Vous
les avez lus,
les textes
? Mais je l'ai lu. Cela veut dire concrètement, Madame Apolline de Malerme,
qu
'avant chaque décision
de
l'ONU,
où
la France a sa liberté donnée par le général de Gaulle, par l'effort de tous les présidents, François Mitterrand n'aurait jamais, jamais abandonné cela. Cela veut dire que les gouvernements français, l'ambassadeur de France à l'ONU, ira voir l'ambassadeur allemand pour avoir sa co-décision. Je dis que c'est inacceptable. Parce que, pourquoi pas aller voir les Anglais, pourquoi pas aller voir les Espagnols, pourquoi pas aller voir les Italiens ? Et si on veut vraiment faire quelque chose de commun, on ne le fait pas par automaticité.
C'est tout.
Vous avez
eu au minimum... Et je
suis clair
là-dessus. Il y a une forme d'ambiguïté. Je tiens quand même...
Les
gens pourront lire le
texte ? Mais reconnaissez que j'ai le droit d'avoir la mienne. Tout à fait. Et que ceux qui m'accompagnent, qui sont attachés à la liberté de la France, liront ce texte. Et j'ajoute que ce qu
'il
y a de plus grave dans ce texte, c'est peut-être pas ça, c'est sur le modèle économique. Parce que je reviens à la crise des Gilets jaunes. Si nous sommes dans la pauvreté de masse, si les Français voient leur pouvoir d'achat réduit, si les Allemands ont exigé avec Bruxelles devoir réduire les pensions de retraite, parce que la désindexation des pensions de retraite de nos concitoyens
sur l'inflation, elle
est écrite dans les engagements de la France vis-à-vis de l'Union européenne. Et c'est sur demande de l'Allemagne. Eh bien, c'est parce que, dans ce traité, on s'engage sur un modèle économique, qui est un modèle d'appauvrissement collectif, de concurrence déloyale, de mondialisation inhumaine. Et ce que je veux dire, et je me réjouis vraiment qu'on ait ce débat, c'est que quand on signe des traités, et vous savez, je me suis opposé à Nicolas Sarkozy quand il a signé le traité de Lisbonne, et aux Républicains, donc ce n
'est
pas une question de droite et de gauche. C'est que les gouvernements français ont pris l'habitude de signer des traités
qui,
après, limitent leur marge de manœuvre dans le gouvernement de la France. Et les Américains, les Chinois, les Japonais, les Marocains, les Israéliens, les Algériens, tous les pays du monde refusent cela.
Et je ne vois pas
pourquoi on se lirait les mains toujours. Je veux que la France soit libre de ses mouvements pour servir son peuple.
Voilà pourquoi je dis ça. On comprend Nicolas Dupoyant sur le
fond. J'alertais moi également.
Eh bien, vous faites votre métier de journaliste. Je fais mon métier d'homme politique. Les mots que
vous utilisez... Je voudrais également qu'on écoute Bernard Monod. Bernard Monod, il est eurodéputé, anciennement Rassemblement National, devenu debout la France. Et lui,
il
avait été plus loin sur le texte d'Aix-la-Chapelle, pas seulement en disant qu'on abandonnait le siège, chacun jugera en fonction du texte, mais carrément qu'on allait lâcher
l
'Alsace et la Lorraine. Je voudrais qu
'on
l'écoute.
Ce
traité funeste s'emploie à faire sortir ces régions frontalières françaises du giron du territoire national. En quelque sorte, l'Alsace repassera sous gestion allemande et la langue administrative sera l'allemand. M. Macron, lui, tel un judas, va livrer l'Alsace et la Lorraine à une puissance étrangère.
Bernard Monod, dont je précise d'ailleurs qu'il est avec nous sur ce plateau puisqu'il fait partie de votre public. Cette vidéo a été retirée depuis, mais elle avait été donc faite, présentée publiquement. Comment vous
pouvez... Je ne l'aurais pas formulé comme ça.
Je lui ai dit, parce que je pense qu
'il
n
'y a
pas besoin de le formuler comme ça pour attirer l'attention des Français. Il
faut donner peur du grand méchant loup ?
C'est un
peu
comme
un coût. Non, mais je ne l'aurais pas formulé comme ça.
Il le sait et on s'en est expliqué. Parce que moi,
je
suis franc. Même avec mes partenaires.
En
revanche, les eurodistricts, c'est un peu technique, mais les eurodistricts, ce sont des zones
frontalières. Ce
sont des
zones
qui sont entre la France
et
l'Allemagne.
J
'estime que le droit national doit s'appliquer en Alsace. Et plutôt que de compliquer la vie des Alsaciens avec de nouvelles normes, je préférerais qu'on rende à l'Alsace sa région. Et Jean-Louis Masson, sénateur de Moselle, est ici et partage ce combat. On a mêlé l'Alsace à la région Grand Est. C'est absurde. Il
y a une région alsacienne. Je
comprends l'identité alsacienne. Je comprends le travail des frontaliers. Mais je ne veux pas que dans un eurodistrict, on ait des lois séparées. Je suis pour l'unité de la nation. La coopération avec l'Allemagne. Une coopération d'égal à égal. Je crois qu'il faut arrêter toutes ces procédures, tous ces traités qui compliquent la vie des Français. C'est tout. Et je voudrais, une bonne fois pour toutes, qu'on s'occupe de pouvoir d'achat, qu'on s'occupe de liberté d'entreprendre dans notre pays, qu'on permette à la France d'avoir sa politique. Sans se lier les mains avec l'Allemagne, avec l
'Italie, avec etc. Mais faut-il, Nicolas Poignan, que vous
considériez les Français comme des enfants
pour leur raconter un peu des comptes ? Pour leur raconter des comptes. Il y a Judas,
il y a le grand méchant loup.
Chacun a ses paroles. Moi, je vous dis une chose. C'est que dans le système politique français, s'il
n
'y avait pas des hommes et des femmes libres
qui
sont chez nous et ailleurs, qui disent les vérités, tous ces traités auraient été signés en douce et les Français se seraient rééveillés groguis. Je peux vous dire, heureusement qu'on est là pour dire les choses aux Français et après, chacun est juge. Nous sommes en démocratie.
Et
chacun fait son travail et chacun peut lire. Et vous
faites très bien votre travail, je
le sais, Apolline
de Malherbe. Et je m'en réjouis. Parce que des
journalistes libres, il
n
'y
en
a pas tant que ça.
Il faut pouvoir
poser les
vraies questions. Nicolas Dupont-Aignan, on accueille tout de suite Henri Vernet, autre très bon journaliste,
du très bon
journal de Parisien.
Les
faits, toujours les faits. Bonjour
Henri.
Bonjour Apolline. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Vous êtes tête de liste de votre parti, de boule à France, aux élections européennes. Oui. Si vous êtes élu le 26 mai prochain, député européen, est-ce que vous abandonnerez votre fauteuil de député national pour aller siéger, pour aller faire votre travail de député européen au Parlement de Strasbourg ? Mais bien sûr. Est-ce que vous croyez que j'ai...
Vous vous
y engagez ? Mais je suis totalement engagé. Et je vais vous dire pourquoi je fais ce choix difficile.
Parce
que j'ai la passion de mon pays.
Mais
parce que je considère que nous sommes à un moment historique européen.
Où
on a l'occasion enfin de réorienter la construction européenne
vers
la belle Europe que j'aime, qui est l'Europe des nations libres, démocratiques, on en a parlé, où chaque peuple décide de son destin de manière libre, mais avec des projets de coopération, comme Airbus, comme Ariane, qu'il faut multiplier dans
les domaines d'avenir. Pour faire cette
belle Europe, comme vous dites, il faut détruire l'Europe qui existe aujourd
'hui. Il faut la changer de compte en compte. Elle n'a pas besoin de moi pour
être détruite. Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Elle
s'auto-détruit. Elle s'auto-détruit. D'ailleurs, à chaque fois qu'il y
a
un vote,
à
chaque fois qu'il y
a
un vote, les peuples votent contre. Et de plus en
plus... Vous parlez des quelques référendums. Dès qu'il y a un référendum, il y a
un vote. Et ce qui est extraordinaire, et je m'en réjouis,
c
'est que partout dans l'Europe,
des
peuples, des nouveaux leaders émergent.
Ils ne sont pas anti-européens. Alors ce sont qui les leaders
? Vos modèles, c'est qui ? C'est Salvini en Italie ? C
'est Orban en Hongrie ?
Que ce soit M. Di Maillot du
mouvement 5 étoiles,
ou M. Salvini en Italie. Je remarque d'ailleurs qu'ils ont 70% de popularité, parce qu'ils défendent leur pays, et ils veulent rester dans l'Europe, mais ils veulent revoir complètement les règles. Que ce soit M. Orban, que ce soit les Polonais, que ce soit les Danois, que ce soit
les Autrichiens. Donc Orban, c'est
plutôt un modèle pour vous ?
C'est l'Europe ? Vous vous
aimeriez ? C
'est très
curieux.
Tout
le monde critique Orban. Ce n
'est
pas parfait, sans aucun doute. Il n
'y a
pas d'immigration. Il a bloqué.
Il
y a 5% de chômage.
Il
y a la sécurité. Les entreprises affluent. Donc c'est curieux.
Ça, c
'est sur le prospectus.
Non, ce n'est pas le prospectus. Ce sont des statistiques. Je pense que ça mérite d'aller voir de
très près. Ce sont des statistiques.
Et
donc, moi, je trouve très curieux la manière dont on informe les Français. Parce que, quand il
y a
un chef d'État,
et
il a été réélu 3 fois, c'est curieux, je ne crois pas que M. Hollande ait été réélu, ni M.
Macron
sera réélu. Donc, cela veut dire que ce sont des chefs d'État
qui
gouvernent en fonction de leur peuple et qui veulent construire une Europe
qui
protège de l'immigration massive. C'est un point fondamental. Et qui ne soit pas une Europe de concurrence déloyale.
Les
deux grands mots de l'Europe aujourd'hui, c'est quoi
? C
'est le fait qu'on ne maîtrise plus les changements de population
et
c'est le fait que le niveau de vie baisse. Moi, je veux une Europe
où
on revoit les règles, où la commission de Bruxelles est supprimée, supprimée, où on ne donne plus 9 milliards d'euros par an, 9 milliards... Là,
vous
parlez de quoi ? Du solde net
de la France ? Net de ce qu'on donne.
Je veux le rendre aux retraités français. Enfin, on
ne donne pas le
fonctionnement européen.
Sauf en population, qu'est-ce que c'est d'ailleurs ? Excusez-moi.
Excusez-moi. Attends, je reviens. Deux choses. Et je reviens après. Chaque année,
on
donne 11 milliards de plus qu'on ne reçoit.
Sous
Jacques Chirac,
qui
n'était pas anti-européen,
on
donnait 2 milliards. Avec Emmanuel Macron, si la liste en marche fait des scores et si Emmanuel Macron reste au pouvoir, on passera à 20 milliards.
Ici,
engagé, c'est les dépenses supplémentaires. Ça veut dire qu'au lieu de financer l'enseignement supérieur, la recherche, de réindexer les pensions de retraite, on donne notre argent à une organisation
qui
donne 10 milliards à la Turquie, qui donne des milliards à l'Albanie, qui donne des milliards à l'Ukraine, qui a des salaires exorbitants, qui gaspille l'argent public. Eh bien,
on
parle beaucoup dans les grands débats où est-ce qu
'on
va faire des économies
?
Moi, je propose qu'on réduise de 80% la somme qu'on donne à Bruxelles et ainsi, on récupérera beaucoup d'argent. Ça ne veut pas dire qu
'on
ne fera rien. On pourra travailler sur des projets industriels, scientifiques. Je veux une Europe, c'est comme une copropriété. Le syndic va être remis à sa place, sa facture va être réduite et il ne
va
pas s'occuper de notre appartement, de notre vie. En revanche, le syndic de l'immeuble, Europe,
doit
s'occuper des parties communes. Qu'est-ce qu
'on
fait dans le numérique ? Qu'est-ce qu
'on
le fait en intelligence artificielle ? Qu'est-ce qu'on fait face à la Chine, face aux Etats-Unis, dans des domaines clés
?
Moi, j'ai été en Italie mercredi. J'ai été
en Hongrie.
Vous
avez vu, d'ailleurs, Salvini ? Vous montrez
des alliances,
c'est ça ?
Vous
le
saurez
bientôt.
Attendez,
vous parlez de journalisme, de transparence.
Je ne peux pas
engager les
interlocuteurs que
j
'ai vus, ils rendront publics le moment venu.
Donc, c'est
plutôt les populistes, c'est-à-dire plutôt Salvini, plutôt
Diario
? Je suis le seul homme politique français avec Debout la France, avoir signé déjà un accord
avec
un parti, ECR, conservateur réformiste européen, qui a 22 pays.
Si
je vais à Strasbourg et à Bruxelles, et si les électeurs le veulent, je vais pour la première fois faire sortir ce qu'on appelle les souverainistes ou les eurosceptiques ou les eurosréalistes français de l'isolement. je veux nouer des partenariats,
Là-dessus, vous
avez une concurrente qui est quand même
Marine Le Pen et qui ne t'a pas l'impression que
vous.
Excusez-moi, pardonnez-moi. Et qui va aussi en
Italie.
Excusez-moi, vous vous trompez
sur un point.
Marine
Le Pen a 4 partenaires dans son groupe, 5 partis, autrichiens, traditionnels, de la droite extrême. Justement, je fais cette liste et je propose une autre vision parce que j'ai négocié avec 22 pays et parce que justement je veux faire sortir de l'isolement les souverainistes
français. Vous voyez que Marine Le Pen va
tenir un meeting commun par exemple avec Salvini ?
Mais s'il n
'y
a qu'un parti
à Strasbourg, vous
auriez bien aimé, je serais
ravi. Mais à Strasbourg,
il
va falloir peser. Et Marine Le Pen, je vous le signale, n'est pas candidate.
Elle
ne sera
pas à Strasbourg. Elle n'est pas tédoniste. Mais est-ce que vous pourriez trouver comme une alliance ?
Vous m'avez posé une question tout à l'heure. En gros, pourquoi vous y allez ? Pourquoi vous ne restez pas au Parlement
? Parce
que je considère que si on veut régler la crise des gilets jaunes,
que
si on veut relancer le pouvoir d'achat en France, que si on veut réduire l'immigration, il faut enfin qu'on ait des gens sérieux à Strasbourg, alliés avec des personnalités sérieuses qui gouvernent et qu'on change le logiciel traditionnel français. Soit on se soumet à Mme Merkel, soit on râle dans son coin.
Un mot sur les alliances, justement. Est-ce que vous avez monté une alliance avec Marine Le Pen en 2017 dans l'entre-deux-tours de la présidentielle ? Est-ce qu'aujourd'hui, ça reste encore une possibilité ? Ou est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui, il y aurait une espèce de problème Marine Le Pen, qu'elle n'est plus trop à la hauteur ? Comment est-ce que vous envisagez cette alliance
?
Je ne renie en rien l'alliance que j'ai faite avec Marine Le Pen parce que beaucoup de Français d'ailleurs dans la rue viennent me voir en me disant vous n
'avez
pas compris à l'époque
et
maintenant qu'on est sous le gouvernement de M. Macron, on comprend.
Je
suis le seul homme politique qui a pris date contre Macron.
Et
nous avions bâti une belle alliance avec Marine Le Pen parce
qu
'elle avait accepté sur certains points de changer son programme et que j'avais maintenu mon indépendance.
Pour
les Européennes, je lui ai proposé d'aller même plus loin.
Et
je lui ai dit il faut tirer les leçons de l'échec de la présidentielle. Pourquoi tu n'as pas été élu
?
Alors
vous avez mis un petit peu ça
sur le compte de
son débat raté.
Il faut un programme plus sérieux parce que les Français n'ont pas été convaincus
et
il faut que les alliances soient beaucoup plus larges et il faut aller jusqu'aux républicains.
J'ai même écrit à
Marine Le Pen et je lui ai dit je lui ai envoyé un programme
un
programme européen. Elle ne m'a jamais répondu.
Et
j'ai compris
qu
'elle ne concevait l'union
qu
'à sens unique
si
on défend son parti.
Et
je pense qu'elle fait fausse route
parce
que l'enjeu pour l'opposition ce n
'est
pas d'avoir
un
parti le Front National aussi haut que soit-il.
Ce
n
'est
pas d'avoir non plus M. Wauquiez
qui
gouverne tout seul qui veut
gouverner tout seul. Est-ce que vous l'avez recruté ?
Je pense
qu
'on ne gagnera face à Emmanuel Macron
que
lorsqu'on aura une coalition avec un programme
sérieux et
pas de
coups politiques. c'est une question d'alliance et d'organisation. Mais
sur le fond vous êtes d'accord ? C
'est un peu plus
au
fond. de l'orgueil
et
de la logique de parti.
Et
je militerai inlassablement même si je n
'ai
pas réussi là pour les européennes. Je militerai inlassablement en prévision de 2022
pour
que les partis et les égaux s'effacent
et
qu'on travaille en commun. Mais travailler en commun en rivernais cela veut dire accepter accepter un programme qui réponde à l'attente des français. Et je considère que la politique ce n
'est
pas simplement des personnalités des
coups
c'est
le
sérieux des propositions.
Mais ça
tout le monde tient ce discours là.
Ah non. Excusez-moi. Après la difficulté c'est quand vous
voulez le mettre en oeuvre. Est-ce que du côté
des républicains Vous avez raison sur un
point c'est qu'il
y a
un moment Oui mais les français pourquoi il y a tant de français dans la rue ? Je voudrais quand vous posez
cette dernière
question. Pardonnez-moi Apolline de Malherbe Il y a tant de français dans la rue pourquoi
?
Et pourquoi il y a cette défiance des partis politiques ? 9% des français croient dans les partis politiques.
Ce n'est pas à cause de ces comportements
à votre avis
?
Donc moi j'ai envie de changer ça je le fais comme
je peux.
Pour le changer est-ce que
du côté des républicains Nicolas
Dupoignan juste une dernière question sur les alliances possibles est-ce que vous aurez des ralliements du côté des républicains ? J'espère.
Vous
verrez. Qui ? Vous verrez le moment venu.
Il
y aura des
surprises. Et on attendra. Entre temps on va parler pouvoir d'achat avec Emmanuel Lechypre dans un instant.
A
tout de suite.
Et
on accueille Emmanuel Lechypre. Bonjour.
Bonjour.
Le
pouvoir d'achat Nicolas Dupont-Aignan est au cœur des revendications des Gilets jaunes. Si on regarde les chiffres de l'INSEE on voit que ce qu'a déjà fait Emmanuel Macron plus les 10 milliards qu'il a remis sur la table ça nous fait quand même la plus forte augmentation à venir peut-être depuis 2006 voire 2000 et alors les français n'ont absolument pas cette perception ils pensent même que leur pouvoir d'achat va encore baisser. Qu'est-ce qu'on peut faire pour donner aux français le sentiment que leur pouvoir d'achat augmente rapidement et visiblement
? Je
n'aime pas pardonnez-moi votre terme le sentiment
parce
qu'en vérité les chiffres de l'INSEE et vous le savez très bien globalisent. Oui bien sûr.
Et
vous savez très bien qu'Emmanuel Macron a rendu près de 5 milliards de pouvoir d'achat à une très faible minorité de français.
Et
donc c'est pourquoi les statistiques sont très...
Je
voudrais pas
le
défendre mais la baisse des cotisations sociales pour les salariés c'est pour tous les salariés.
Tous les français ont compris que leur pouvoir d'achat diminuait. Moi il y a deux propositions que je fais parce qu'on va parler des propositions soyons concrets. La première c'est la réindexation des pensions de retraite des prestations familiales et du livret A. Actuellement ce que ne comprend pas Emmanuel Macron
c
'est que c'est du vol c'est de la spoliation
et
ça ça n'a jamais existé ça a commencé d'ailleurs quand il était conseiller de M. Hollande puis ministre de l'économie
parce
qu'on oublie toujours d'ailleurs entre nous qu'on est gouverné économiquement depuis un certain temps par Emmanuel Macron
c
'est la désindexation des pensions de retraite c'est la rupture d'un pacte social quand vous cotisez là vous cotisez votre retraite on cotise tous à notre retraite
on
a l'engagement vous cotisez pas à votre retraite vous cotisez pour la retraite des gens qui sont aujourd
'hui à la retraite
il y a un engagement moral c'est que les générations suivantes vous payent votre retraite et Emmanuel Macron est le premier président de la république
qui
assume
et
ne veut pas revenir et c'est pour ça que ce grand débat c'est du grand cinéma ne veut pas revenir sur cette spoliation de tous nos retraités que vous gagnez 600 euros de retraite 300 euros un retraite agricole 800 euros 1000 euros 2000 euros vous n'avez pas d'indexation ça veut dire que chaque année vous perdez 1 à 2% de pouvoir d'achat mais
là en partie on parle que d'une partie de la population première
proposition
pour moi qui est immédiate deuxième proposition immédiate
c
'est les bas salaires les salaires en France sont trop faibles la différence entre le travail et vivre de ses allocations est trop faible je propose une baisse de la CSG dans un premier temps de 3% pour tout le monde
et
notamment jusqu'à 2500 euros de manière à réévaluer les salaires
pour bien comprendre c
'est une façon de rendre la CSG progressive de façon à ce qu'elle soit moins forte sur les premiers euros
d'abord
on la
baisse de 3% pour tout le monde et puis ensuite on peut augmenter je veux que
sans
peser sur les entreprises
le
salarié sans peser sur les entreprises le salarié gagne davantage alors vous allez me dire tout de suite mais comment on finance et bien je suis le seul qui propose 32 milliards d'économies
je
présenterai ça à une conférence de presse mercredi mais je peux vous en donner la
prime bah oui dites
nous 32 milliards d'économies
32
milliards d'économies de manière à pouvoir financer ce surplus de pouvoir d'achat
et
je propose aussi une révision complète de la fiscalité
de
manière à ce que l'on baisse la fiscalité quand on investit en France quand on relocalise
et
que l'on augmente la fiscalité sur les délocalisations sur ces entreprises et on revient à l'Europe qui vont mettre leur argent ce domicilier on l'a vu avec Carlos Ghosn aux Pays-Bas en Irlande au Luxembourg il faut être impitoyable et j'ai écrit un livre là-dessus qui s'appelait les voleurs de la république en 2013 donc c'est pas nouveau donc on peut changer les choses
je veux dire aux français on peut le faire vous allez nous expliquer comment
effectivement vous allez en quelque sorte répondre au questionnaire qu'a envoyé Emmanuel Macron puisqu'il demande aux français les impôts lesquels vous baissez en priorité et les dépenses lesquelles vous baissez en priorité vos 32 milliards d'euros d'économies vous allez les chercher où ? sur la fraude la fraude sociale scandaleuse
quand
vous pensez qu'il
y a
un magistrat 14 milliards oui un
magistrat
qui dit et une sénatrice qui n
'est
pas de chez moi centriste Mme Goulet Nathalie Goulet
qui
demande au gouvernement au Sénat
de
lancer un rapport d'enquête sur les 1,8
millions
selon le magistrat de fausses cartes vitales 14 milliards d'euros ça coûte de personnes nées à l'étranger qu'est-ce qu'on fait pour empêcher ça ? le gouvernement vous pouvez vérifier vous qui êtes attaché au fait on
va chercher les
faits
cher
Pauline de Malherbe le gouvernement en séance a refusé le sénateur Masson est ici a refusé à Nathalie Goulet un rapport d'enquête
c
'est-à-dire que il y a 14 milliards là qui se baladent on ne
fait
rien
l
'immigration
on
peut réduire de 5 milliards les dépenses sur l'immigration
comment ?
très simplement je propose qu'il n'y ait plus d'aide
d
'aide sociale pendant 5 ans à un étranger qui arrive sur le sol français
et
vous savez qui l'a fait
? Mme
Merkel
alors
qu
'on
ne me dise pas que ce n
'est
pas possible il est inadmissible
que
des étrangers arrivent sur le sol français travaillent 2 mois
puis
ensuite touchent des aides c'est insupportable il est inadmissible qu'après 10 ans de présence sur le territoire français 10 ans de présence sur le territoire français
un
retraité
qui
n'a jamais cotisé un sentiment France
qui
a vécu à l'étranger puisse percevoir le minimum vieillesse
alors
que je connais des agriculteurs des artisans
des
commerçants qui sont à 500 euros de retraite
on a la moitié à peu près des 32
milliards le
reste vous allez le
chercher où ?
9
milliards sur l'Union Européenne j'arrête de financer une organisation qui nous fait du mal vous
considérez que le coût net pour la France de l'appartenance à l'Europe c'est 9 milliards c
'est 11 milliards la commission dit la moitié
11 milliards et je pense que 2 milliards donnés à cette organisation ça suffit c'est ce que donnaient Jacques Chirac et Lionel Jospin ils n'étaient pas des anti-reurs européens donc assez de cet argent gaspillé et ce que je remarque d'ailleurs
c
'est que c'est curieux pareil chez les républicains qui me surprennent beaucoup on ne
va
jamais chercher l'argent
là
où il est là où il y a des fraudes si
c'était facile Nicolas Dupont-Aignan tout le monde l'aurait fait avant les fameux 80 milliards d'euros de fraude fiscale s'il
n
'y avait qu'à se baisser pour les ramasser je pense que
les autres gouvernements l'auraient déjà fait je vous
renverrai mon bouquin les voleurs de la république
je l'ai toujours je l'ai
toujours relisez-le j'avais été en Belgique même la Belgique qui n
'a
pas un état très structuré même la Belgique a réussi à lutter contre la fraude à la TVA pas la fraude des petites TVA les escroqueries à la TVA vous le savez qui coûtent 20 milliards au budget de la France ce que je veux dire
c
'est qu'il y en a assez
de
pressurer toujours les petits ceux qui triment l
'ISF
vous fait quoi ? l'ISF vous fait quoi ? l'ISF j'avais une
proposition qui était en toute prétention parfaite
c
'était
on
maintenait
l'ISF vous
croyez à vos propres propositions oui
mais parce qu'elle était bonne elle était approuvée par beaucoup
de gens on maintient l
'ISF mais il y avait zéro ISF
pour
celui qui plaçait son argent d'ISF l'impôt ISF
dans
des entreprises qui produisaient en France
c
'est à dire je doublais la déduction qui existait avant ça réconciliait l'ISF avec les français c'est à dire qu'on maintenait l'ISF mais que ceux qui payaient l'ISF et qui investissaient en France je l'exonérais à 100% et bien
ce
que je veux vous dire
et
ce que je veux dire aux français qui m'écoutent c'est qu'on peut gouverner autrement mais simplement ça veut dire
s'attaquer à des basquilles la
commission européenne s'apprête sans doute à dire non à la fusion entre Alstom et Siemens Bruno Le Maire dit pourtant que toutes les conditions sont réunies vous vous dites quoi la commission fait une erreur ou pas ? je dis que la commission européenne
fait n'importe quoi comme d'habitude parce que ce sont des gens irresponsables qui ne sont responsables devant personne
c'est eux qui défendent quand même la concurrence les ententes
la lutte
contre les GAFA etc ils
ne
comprennent
rien
je dis en revanche que la fusion Alstom-Siemens telle qu'elle a été conçue par le gouvernement est ridicule parce qu'il aurait fallu faire comme pour Airbus un accord d'égal à égal et ne pas
laisser
Alstom sous
la mineure sous le
se faire manger par Siemens donc finalement ce sera peut-être une bonne chose que ce soit refusé mais il reste que si nous ne créons pas des champions
européens on peut
presque dire merci à la commission européenne
exceptionnellement mais pas
pour la bonne
raison juste un point si on ne crée pas des champions européens face à la Chine et aux Etats-Unis on n'aura
rien réussi on n'aura rien réussi
donc encore une fois on voit qu'il faut réorienter l'Europe
réorienter l'Europe et c'est pour ça que vous êtes tête de liste pour
les européennes je vous félicite c
'est le mot de la fin
moi
je voudrais savoir Nicolas Dupont-Aignan si vous avez véritablement pensé que les destructions qui ont eu lieu à l'arc de triomphe lors des premières manifestations des Gilets jaunes étaient le fait je vous cite de petits casseurs de Castaner
j
'ai pensé et je maintiens
je
maintiens que le dispositif de sécurité qui a été mis en place le 1er décembre
était
un dispositif de sécurité défaillant
et
j'aimerais un jour
qu
'il y ait une enquête parlementaire
sur
les ordres qui ont été donnés au commandement sur le fait de savoir pourquoi pour la première fois il n'y
a
eu aucune protection de l'arc de triomphe
j
'aimerais qu'on revienne un jour sur toutes ces périodes
vous voulez une
enquête mais je voudrais quand
même vous ne répondez pas vous ne répondez pas j'aimerais
j'aimerais chère Apolline de Malherbe
que
l'on mêle cette enquête à ce qui s'est passé le 1er mai
quand M.
Benalla avait un casque
et jouait les petits casseurs
pour discréditer le milieu social
j'en ai assez je vous repose ma question puisque
vous n'y avez pas répondu
vous dites
il y a eu une question d'organisation de l'ordre mais est-ce que sciemment
ce
sont des casseurs l'enquête le dira voulus l'enquête le dira mais c'est ce que vous sous-entendez déjà l
'enquête le dira mais
je ne suis pas juste
mais sans le savoir c'est quoi c'est votre intuition
non
ce
n
'est
pas mon intuition ce sont des témoignages dans la police ce sont des témoignages sur le terrain j'ai un collaborateur très sage qui était quand vous êtes sur les Champs-Elysées
quand vous
êtes sur les 100 légers
là vous jouez avec le feu vous ne
savez pas non je ne joue pas avec le feu quand vous êtes sur les Champs-Elysées que
des gilets jaunes manifestent pacifiquement
qu
'arrive de la petite racaille de banlieue pour être clair
qui casse les vitrines qui casse les vitrines qui casse les
vitrines et que la police ne fait rien alors que cette même police gaz tire des flashballs sur des gilets jaunes qui ne bougent pas je me dis peut-être je me dis qu'il y
a
besoin d'une enquête et qu'en démocratie
on
ne peut pas laisser salir des mouvements pacifiques et
je n'accepte pas il y a une enquête mais voilà on comprend en tout
cas ce que vous avez derrière
merci
Nicolas Dupont-Aignan d'avoir
été notre invité je maintiens et je persiste et
je suis
vous maintenez des propos disons ambiguës
affaire suivante mais j'ai encore le droit juste un point on
a encore le droit en France de parler librement
et je remarque que M. Castaner n'a toujours pas envoyé sa plainte
il
y a une question
éternelle Nicolas Dupont-Aignan qui est celle de la vérité et de
la confiance peut-on vous faire confiance c
'est la question qui se pose
affaire suivante dans un instant je ne crois pas qu'on puisse faire confiance à M. Castaner avec
Philippe Godin et
Dominique
Rizet à tous à l'heure 18h pour rien en même temps