Yves Veyrier : « Un débat sur les 35 heures serait contre-productif »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 25 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Le tournant du quinquennat est-il là dans la relation entre Macron et les partenaires sociaux ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles sont vos revendications concrètes au Ségur de la santé ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La phrase "travailler et produire davantage" vous semble-t-elle ambiguë ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Les accords de performance collective sont-ils une option défendue par FO ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Les négociations sur l'emploi sont-elles bloquées ? Quels sont les points de blocage ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Avez-vous l'impression d'être enfin entendu par le gouvernement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Yves VeyrierFait
« on s'est souvenu de nous quand on s'est aperçu qu'on avait peut-être un rôle dans le contexte du confinement »
- 6:00Yves VeyrierFait
« il faut que ça se traduise concrètement et je le redis aujourd'hui par exemple il ya eu des paroles sur les personnels du secteur de la santé »
- 7:30Yves VeyrierChiffre
« une augmentation de l'ordre de 300 euros pour l'ensemble des personnels mensuel »
- 9:30Yves VeyrierFait
« si il s'agit effectivement d'aller dans ce sens et de faire que on pourra créer de l'emploi et faire que plus de salariés est un emploi et un véritable emploi »
- 15:30Yves VeyrierChiffre
« l'état a pris de nombreuses mesures pour sauver l'emploi pour de mesures de chômage partiel avec des milliards qui ont été mis sur la table »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] et bon je ris verrier bonjour merci beaucoup d'être avec nous c'est très tard je n'ai national de général de force ouvrière je vais y arriver secrétaire général de force ouvrière on est ensemble pendant 20 minutes - une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale représenter ce matin par patrice millions de naissances bonjour assure patrice merci d'être là on va bien sûr commencer par cette allocution en d'emmanuel mâcon président de la république qui a cité dimanche à de nombreuses reprises les partenaires sociaux est ce que vous vous dites ça y est le tournant du quinquennat est enfin là dans la relation entre emmanuel macron il partenaires sociaux bien j'ai effectivement entendu pas seulement partenaires sociaux d'ailleurs moi je dis plutôt les interlocuteurs sociaux parce qu on est plutôt face à face que partenaire la plupart du temps mais ce que j'ai entendu aussi ses syndicats à plusieurs reprises c'est rare dans la parole du président la république et négociation collective alors ses désirs oui absolument jeu ça va plutôt dans le bon sens maintenant ce que je constate et ce qu'on avait souligné c'est que on s'est souvenu de nous quand on s'est aperçu qu'on avait peut-être un rôle dans le contexte du confinement et de la crise sanitaire notamment au regard des contraintes qui sont soudainement venu s'imposer dans le cadre de l'activité économique et en particulier lorsqu'il a fallu que un certain nombre d'entreprises arrêtent leurs activités parce qu'il fallait prioriser le confinement heureusement que les syndicats étaient là pour taper du poing sur la table comme ça traînait un peu et puis quand il a fallu surtout agir pour que les équipements les organisations de travail respecte les gestes barrière dans les secteurs qu'ils ne pouvaient pas s'arrêter là santé qui est mobilisée aujourd'hui 1 et puis tous les salariés ce qu'on a appelé la deuxième ligne moi j'aime pas trop cela mais tous les salariés de la chaîne d'approvisionnement qui ont assuré la vie quotidienne des français qui se sont mobilisés qui ne se sont pas arrêtés jusqu'au caissière en passant par les transporteurs les manutentionnaires les agents les salariés des services à domicile auprès des personnes âgées des personnes handicapées sans protection qui ne se sont donc pas arrêté donc là heureusement que les syndicats étaient là et je peux vous dire que dans le contexte du confinement j'entendais tout à l'heure monsieur le président du sénat monsieur larcher je peux vous dire que les syndicats nous n'avons pas arrêté on avait des journées j'ai eu des journées remplies du matin jusqu'au soir tard évidemment au téléphone parce qu'on était beaucoup questionné interpellé par nos délégués nous syndicats qui eux mêmes étaient interpellés par beaucoup de salariés qui dans cette situation absolument extraordinaire inédite s'interrogeait avec beaucoup d'inquiétude bien sûr et le cap fixé par le chef de l'état écologie souveraineté solidarité est ce que c'est le est ce que c'est les bonnes orientations pour la france aujourd'hui on a beaucoup entendu de commentaires autour de l'intervention du président de la république sur le côté on a entendu à nouveau des paroles mais concrètement comment ça se traduit donc c'est effectivement ce qui importe aussi il faut la parole bien sûr mais il faut que ça se traduise concrètement et je le redis aujourd'hui par exemple il ya eu des paroles sur les personnels du secteur de la santé et si aujourd'hui il ya des mobilisations des manifestations c'est parce que dans le contexte des négociations qui se déroulent en ce moment eh bien on attend de voir comment concrètement et évidemment ça va poser un ajustement budget cela va se traduire effectué justement vont parler de cette journée de mobilisation puisque vous y venez on reparlera après bien sûr du discours d' emmanuel macron vous allez participer voilà mobilisés avec mes camarades de du secteur de la santé la fédération des services vous serez dans l'arrivée je serai dans la rue devant ségur puisque c'est là que se déroulent les négociations que le ministre a appelé le ségur de la santé vient certains certains soignants qui demandent à leurs représentants de quitter le ségur de la santé on a entendu ça notamment la semaine dernière vous caler votre position il faut y participer à ce c'est dur ah ben je vienne parler de négociation collective partout force ouvrière fo partout où on peut faire valoir et défendre et faire progresser l'intérêt des salariés on est là donc là on est dans la négociation et on espère bien se faire entendre on verra ce qu en sera le résultat mais pour le moment ce qu'on souhaite se faire connaître ce que sont nos revendications que ce soit sur les aspects catégorielles de salaire de rémunération de conditions de travail mais aussi la façon de gérer l'hôpital et la santé en général et revenir réviser ces politiques qui étaient essentiellement conduire sous l'angle de l'économie budgétaire justement aujourd'hui concrètement qu'est ce que vous demandez au gouvernement sur ce plan là alors il y a deux grands volets il y à la revalorisation des métiers de la santé soignant et non soignant on ne distingue pas à l'hôpital fonctionne par exemple parce que il y a certes des médecins des infirmiers des aides soignants mai il ya des auxiliaires de services hospitaliers des personnels techniques de l'intendance et ces revalorisations à quelle hauteur edouard philippe en ouverture du ségur à parler de hausse significatif pour vous cette ça doit être quoi l'uci peut dire c'est que ce que nos syndicats revendiquent c'est une augmentation de l'ordre de 300 euros pour l'ensemble des personnels mensuel façon pourquoi parce que on sait qu'on part et tout le monde en a entendu parler à la situation des rémunérations des personnels soignants et de la santé en général d'autres pays notamment dans l' ocde et on sait qu'on a un retard de ce point de vue donc il y à ce volet là et puis il ya le volet des conditions de travail et autour des conditions de travail les conditions d'accueil des patients donc la question des fermetures de lits des restructurations de l' enveloppe fermée ce qu'on appelle l'ondam l'objectif national des dépenses d'assurance maladie qui contraint les établissements à gérer la rigueur en réalité et c'est cela que nous voulons voir réviser la présence de nicole notât comme médiatrice est un plus dans ses dents ce n'est guère de ségur de la santé d'une manière générale ça n'est pas la personne qui m'importe mais je pense qu'il n'est jamais très heureux [Musique] allez sans doute elle fait de son mieux j'imagine mais il n'est jamais très heureux d'aller chercher un ou une ancienne représentante syndicale pour d'une certaine manière négociée en lieu et place de l'interlocuteur employeurs qui est l'état en l'occurrence avec les syndicats quoi c'est pas cher des tensions et des interrogations et là il ya des tensions sur ce sujet je ne sais pas encore une fois je ne sais pas moi qui négocie c'est la fédération fo du secteur de la santé par secteurs leur volonté elle est aujourd'hui à un moment donné de négocier directement avec le ministère bien évidemment donc sans passer par nicole notât aujourd'hui c'est nicole notât qui est chargé de recueillir et de mener des discussions entre les différents syndicats les différents acteurs et demain une fois que la synthèse aura été fait nous ce qui nous importe c'est ce n'est pas nicole notât qui représentera il faut ça c'est clair allez on va continuer à parler du discours d' emmanuel macron vous nous avez dit qu'il ya des mots qui vous ont fait plaisir il ya une expression une phrase qu'il a employée qui a été de travailler il va falloir travailler et produire davantage comment vous l'avez entendu vous cette phrase travailler davantage ben je l' ai déjà dit à plusieurs reprises c'est une parole ambigu parce que c'était travailler et produire davantage donc si il s'agit de faire en sorte que en est une politique de relance de l'activité économique de relocalisation une politique de stratégie industrielle qui fait qui fait qu' on recompte hier une certaine souveraineté on a été tous et toutes plus que étonné même si on n'est pas surpris on le savait de constater que nous n'étions pas souverains en matière de médicaments de matériel médical donc si il s'agit effectivement d'aller dans ce sens et de faire que on pourra créer de l'emploi et faire que plus de salariés est un emploi et un véritable emploi ok si c'est nous dire que ceux qui ont du boulot on va leur demander de se retrousser les manches comme on l'entendait pendant la période de confinement aller au delà des 35 heures au delà même des 48 heures c'est une des ordonnances d'honteux j'aimerais entendre aussi qu'elle est derrière nous définitivement qu'on l'abandonnent si c'est rogner sur les jours de congé les jours de repos ouvrir le dimanche plus que encore aujourd'hui ça ça n'ira pas ça ne le fera pas nous serons pas d'avoir refusé sur les 35 heures pour contre productif à tous points de vue ce serait contre-productif parce qu'on a besoin de faire en sorte que plus de monde est un véritable emploi et aujourd'hui on le sait on à un chiffre des demandeurs d'emploi qui a explosé notamment les contrats d'intérim non renouvelé les contrats à durée déterminée non renouvelés au moment du confinement de celles et ceux là n'attendent qu'une chose c'est d'avoir un emploi un emploi pérenne alors bruno le maire tandis qu'à huit cent mille emplois qui pourraient disparaître dans dans les mois qui viennent est ce que ça vous inquiète est-ce que ça est ce que ça implique dans les entreprises de passer des accords de performance collective est-ce que c'est l'option défendue par geoffroy roux de bézieux avec des accords de réduction du temps de travail sur sur deux ans avec une prise en charge par l'état qu'est ce que qu'est ce que vous défendez vous de votre de votre côté à il faut alors premièrement oui nous sommes inquiets sur les conséquences économiques du confinement l'arrêt de l'économie pose beaucoup de questions sur son redémarrage sa reprise et dans un certain nombre de secteurs il y a tout lieu de s'inquiéter de ce que sera la reprise cela étant je pense qu'il faut rompre avec ces discours qui sont anxiogènes il ne s'agit pas de nier la réalité et la quiétude la certitude mais il faut un discours dynamique engageant qui donne confiance et de ce point de vue je moi je ne suis pas économiste mais j'ai toujours entendu que la confiance était un des facteurs importants dans le fonctionnement de l'économie et les accords de performance collective la petite musique qui consisterait à nous dire dans ce contexte d'incertitudes de difficultés il faut demander aux salariés de faire un effort sur les salaires sur le temps de travail les congés etc parce que l'économie va repartir plus lentement eh bien on aura créé un effet contre-productif d'une part ce serait injuste pour les salariés concernés ne sont pas responsables de cette situation si on prend le secteur aérien ou le secteur de l'aéronautique par exemple c'était un secteur qui tirait l'économie en matière d'innovation qui était très favorable à la balance du commerce extérieur de la france est tout à coup à eux devraient se serrer la ceinture ce serait injuste d'une part et c'est vrai pour les autres secteurs d'activité et ce serait contre-productif parce que si vous ce mail inquiétudes non seulement sur l'emploi mais sur le salaire le pouvoir d'achat et bien vous allez freiner la consommation hors la france est un pays pour lequel l'économie plus qu'ailleurs plus qu'en allemagne tirée par la demande intérieure la consommation on s'inquiète beaucoup par exemple du tourisme vous savez on va avoir du mal à compenser le déficit de visites de touristes étrangers par du tourisme national si en plus vous faites passer le message aux français que ça va être plus dur sur l'emploi est plus dure sur les salaires mais sur ces efforts qui relance ses efforts qui pourraient être demandés aux salariés durant cette période l'état a pris de nombreuses mesures pour sauver l'emploi pour de mesures de chômage partiel avec des milliards qui ont été mis sur la table est ce qu'à un moment c'est pas compréhensible de demander aussi un effort aux salariés parce que travailler 30 milliards tout de même le coût du chômage partiel pris en charge par l'état oui mais vous savez si on ne fait pas de l'activité partielle on indemnisera des salariés qui seront au chômage tout court donc on n'aura pas gagné grand chose sauf à moi les indemniser c'est toute la difficulté qu'on a avec la réforme de l'assurance chômage sur laquelle on est en train de discuter donc sofia - les années miser mais ça veut dire que on rend plus difficile les fins de mois pour ces salariés ont précarisent la situation de ces salariés et encore une fois c'est contre productif sur le plan de la relance économique premièrement deuxièmement si le la question de la relance j'ai perdu j'ai fait d'excusés mais j'ai perdu le fil de votre question le chômage partiel mais on va on va venir plus largement sur l'emploi puisque emmanuel macron a dit que la bataille pour l'emploi associer les partenaires sociaux on sait qu'il ya des négociations qui sont en cours en ce moment même au ministère du travail on en est ou de ces négociations alors justement nous nous étions demandeurs que on continue avec de l'activité partielle parce que c'est ce que je viens de vous dire si on ne prend pas en charge la le soutien de l'emploi dans les entreprises vous basculez directement des salariés dans le chômage et c'est beaucoup plus dur ensuite à la fois on perd de la compétence on a plus de mal à retrouver un emploi tout le monde le sait et puis à des secteurs dont on espère quand même qu'on va réussir à les faire repartir et ce qu'on attend avec aussi impatience c'est qu'elle est ce qu'on nous dit être ou devoir être le plan de relance dans beaucoup de secteurs d'activité mais juste sur ces négociations est ce qu'il ya des choses qui bloque les cadets point qui bloque quels sont les points qui bloquent l'enjeu c'est quel sera le niveau d'indemnisation des salariés c'était tout le risque est sale pointis loi que la contrepartie soit de demander aux salariés de se serrer la ceinture de faire un effort sur les salaires et encore une fois je viens de l'expliquer mais ce serait absolument injuste et contreproductif est-ce que vous avez l'impression cette fois d'être vraiment entendu parce que votre homologue philippe martinez dit je n'ai jamais autant parlé avec des ministres que depuis le le début du confinement et en même temps je crains qu'il n'y ait pas de vraie négociation est ce que vous avez l'impression aujourd'hui que il ya un vrai dialogue de vraies négociations avec le gouvernement alors question là c'est ce que je vous disais au tout début on a on s'est souvenu de nous quand on s'est aperçu que les syndicats jouent un rôle important à tous les niveaux et y compris au niveau national avec la ministre du travail le premier ministre le président de la république ça fait trois fois qu'on se voit en deux mois ce qui est absolument hors de l'ordinaire par rapport à ce qu'on connaissait jusqu'à maintenant il y a incontestablement un certain nombre de sujets sur lesquels on a pu alerter sur lesquels des réponses ont été apportées on a malheureusement fait le constat qu'on a été à plusieurs reprises mis devant le fait accompli moi je me suis adressé directement au premier ministre lui demandant de mettre fin à cet état d'exception qu'est l'état d'urgence sanitaire ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas soucieux de l'urgence sanitaire mais que l'on mette fin à ce qui est aujourd'hui la possibilité pour le gouvernement de gouverner par ordonnances par décret en s'affranchissant y compris des consultations obligatoire avec les organisations syndicales notamment or on a été confrontés à cela lorsque l' ordonnance qui permettait et qui est en vigueur jusqu'à la fin de l'année de déroger aux 48 heures par exemple ce qui est quand même assez extraordinaire les 48 heures sa date de 1919 de la première convention internationale du travail eh bien nous n'avons pas été consultés notre avis ne nous a pas été demandé pas plus que sur le raccourcissement des délais de consultation par exemple des conseils socio économiques dans les entreprises ce qui était les comités d'entreprise auparavant or nous avons besoin de prendre le temps nécessaire notamment aujourd'hui on a été confronté à l'épisode de ryanair une des difficultés c'est que l'entreprise menaçait de supprimer des emplois si les salariés qui sont les personnels navigants commerciaux donc hôtesses et stewards qui sont au smic dans cette entreprise ne concédait pas de pouvoir travailler mois avec un salaire réduit de 20 % c'est-à-dire 20% en dessous du smic avec un temps de travail réduit évidemment et bien ce que nous avions demandé par exemple là c'est d'avoir une réunion du csf immédiate avec une expertise de la situation financière économique de l'entreprise et ça ça vaut dans tous les secteurs où on va être confrontés à ses difficultés donc là dessus gouvernement à légiférer sans nous demander notre avis c'est ça qui va changer ça ça doit changer absolument c'est pour ça que quand j'entends parler de syndicats et de négociation collective je ne me fais pas non plus trop d'illusions mais je préfère l'entendre dans ce sens là que ne pas l'entendre du tout voilà maintenant nous on va être attentif et je redemande au gouvernement formellement de mettre fin à l'état d'exception qui lui permet de légiférer par ordonnances et par décret en s'affranchissant des consultations obligatoires avec les syndicats allaient un mot sur psa qui a créé la polémique en envisageant de venir faire travailler des salariés polonais dans une de ses usines du nord le groupe est revenu sur cette mesure en disant qu'il y aurait des intérimaires moins de salariés polonais ce que vous saluer ce recul je pense je veux je voudrais pas entrer dans un discours opposant les uns aux autres les travailleurs qui viennent de tel ou tel pays aux travailleurs français c'est pas la logique par contre il est effectivement pas compréhensible qu'une entreprise qui par ailleurs habituellement a recours à de l'intérim ce qui est d'ailleurs aussi interrogatif quand même là dans cette situation présente alors qu'on sait que beaucoup l'intérimaire attendre qu'une chose c'est de retrouver un emploi à y chercher des salariés ailleurs bon les raisons des salariés de son groupe voilà c'est ça qu'ils ont groupés apparemment c'était des raisons liées à une aptitude professionnelle bon je connais pas suffisamment le sujet dans le détail maintenant ça soulève un problème qui a été mis sur la table d'ailleurs lorsqu'on a rencontré le président de la république c'est les conditions du travail détachées qui ne sont pas encore complètement résolu loin s'en faut on n'avait obtenu que à travail égal salaire égal dans le pays d'accueil le problème est que ce n'est pas encore coût égal au sens où on y intègre les cotisations enfin ce que représentent les systèmes de protection sociale des différents pays et là il ya un delta qui fait du dumping social et ça c'est un enjeu majeur quand on parle de relocalisation de stratégie industrielle il faut absolument que d'abord au niveau européen qu'on arrive à harmoniser justement les conditions sociales et ça c'était le projet à l'origine de la construction européenne mais qui est toujours pas réalisé loin s'en faut et sur lequel on a du mal à progresser on a été confronté au contraire à des dispositions de déréglementation et puis ça pose le problème du respect des normes internationales du travail qui fait qu' on arrête de délocaliser des emplois pour la seule et simple raison qu'on va chercher du travail moins cher ailleurs parce qu'on paye moins les salariés parce que les conditions de travail ne sont pas aussi respecter qu'elles ne le sont dans notre pays mais qu'il arsenic repasser petite chance aussi que psa fasse venir des salariés d'une usine de son groupe en pollen aujourd'hui ça n'est pas normal enfin encore une fois je n'oppose pas les salariés jeu nous sommes internationaliste nous sommes pour que les travailleurs du monde entier soient solidaires nous sommes partie prenante de la confédération syndicale internationale par contre là où on a du chômage on embauche avec jason veilleux qui appelaient la solidarité européenne sur ce sujet c'est la façon je voulais dire geoffroy roux de bézieux ce que je dis moi c'est qu'il faut embaucher tous ceux qui sont aujourd'hui demandeurs d'emploi dans notre pays à chaque fois qu'on le peut d'abord un mot sur la réforme des retraites pour finir le corps qui a annoncé un chiffre assez vertigineux 30 milliards c'est le déficit du régime en 2020 due à la crise sanitaire est ce qu'on peut se passer d'une réforme pour ramener le régime à léquilibre encore une fois si on rouvre ce dossier moi j'avais prévenu avant que le président de la république ne s'exprime dimanche soir puisque on entendait revenir la petite musique sur le fait que la réforme des retaites finalement pourrait revenir à l'agenda j'avais prévenu en disant que ce serait une grave erreur d'abord les raisons qui faisait qu'on était opposé à ce projet de système universel de retraite elles sont toujours là elles n'ont pas changé et je suis convaincu que nous avons raison de ce point de vue on nous a dit et ce déficit on le finance comment alors le déficit il vient de quoi il vient de l'arrêt de l'économie encore une fois comme la dette qui s'est amplifié avec le recours à l'activité partielle en particulier si le déficit on nous dit on va le financer en reculant l'âge de départ à la retraite bonjour pour les jeunes qui n'attendent qu'une chose c'est de pouvoir rentrer dans l'emploi nous nous avons une proposition par exemple sur l'emploi des jeunes il y a de cela une vingtaine d'années on avait mis en place qu'on avait appelé l'arc une allocation retraite pour l'emploi qui permettaient de compenser un départ progressif à la retraite appuyé par le système de retraite par une embauche de jeunes mais alors du coup est-ce que vous êtes prêts à rouvrir ce débat on comprend pas bien vous êtes contre la réforme des retraites mais ça vous étiez content mais ce que vous êtes prêt à rouvrir le débat et à discuter d'une nouvelle réforme peut-être d'une autre réforme à mai depuis le début nous nous avions dit que nous demandions qu'une chose c'est qu'on revienne au point de départ donc là de la comptable actuelle vous êtes prêt à rouvrir des négociations à nourrir des dispenses palpable contexte se prête à ouvrir un grand débat sur le dossier des retraites je le redis nous avons un système de retraites dans notre pays qui remplit son office qui garantit un droit à la retraite à tout un chacun dont on nous a reproché d'ailleurs qu'il était plutôt favorable par rapport à ce qui se passe ailleurs dans d'autres pays nous n'allons pas à en rougir l'urgence n'est pas à remettre sur la table une réforme d'ampleur des retraite merci beaucoup merci verrier d'avoir été avec nous ce matin merci patrice demain vos classes ce sera sa liste guérini le délégué général de la république en marche
Emmanuel Macron