Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 24 septembre 2024 13 minActualité / polémiqueDéfenseSécuritéOutre-merSanté

Israël menace d’envahir le Liban, le Hezbollah répond

Source d'origine 1 locuteur

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09PrésentateurChiffre
    « En 48 heures, plus de 500 personnes ont été tuées au Liban dans des bombardements israéliens. »
  • 0:12PrésentateurFait
    « L'armée israélienne affirme cibler des bases du Hezbollah »
  • 0:17PrésentateurFait
    « le gouvernement libanais affirme que les personnes tuées sont en grande majorité des personnes non armées. »
  • 0:17PrésentateurFait
    « l'ONU, de son côté, craint que le Liban devienne, je cite, un autre Gaza. »
  • 4:19PrésentateurFait
    « « La politique d'Israël n'est pas d'attendre les menaces, mais de les anticiper, ce que nous faisons. » »
  • 4:25PrésentateurFait
    « « vouloir inverser le rapport de force ». »
  • 2:10PrésentateurFait
    « un plan de destruction israélien visant, je cite, à anéantir les villages et les villes libanais. »
  • 2:26PrésentateurFait
    « « la grande majorité des victimes au Liban, si ce n'est pas tous, sont des personnes non armées qui se trouvaient dans leur maison ». »
  • 2:41PrésentateurFait
    « le chef de la diplomatie européenne, Joseph Borrell, a averti ce lundi que le conflit entre Israël et le Hezbollah menaçait de plonger le Moyen-Orient dans une guerre totale »
  • 3:20PrésentateurFait
    « Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies, s'est dit très sérieusement inquiet du nombre de victimes civiles au Liban. »
  • 3:23PrésentateurFait
    « Il craint que le pays ne devienne, je cite, « un autre Gaza » »
  • 3:50PrésentateurFait
    « Ce lundi soir, le contre-amiral Daniel Agari a dit ne pas exclure la possibilité d'une opération terrestre au Liban. »
  • 4:19PrésentateurFait
    « « La politique d'Israël n'est pas d'attendre les menaces, mais de les anticiper, ce que nous faisons. » »
  • 7:56PrésentateurFait
    « En Martinique, un département d'outre-mer français, le couvre-feu partiel a été prolongé jusqu'à ce jeudi matin. »
  • 8:45PrésentateurChiffre
    « 7 d'entre eux contenaient des résidus de pesticides interdits en Europe. »
  • 8:56PrésentateurFait
    « « Les aliments importés sont deux fois plus susceptibles de contenir des pesticides interdits par l'UE que les aliments cultivés dans l'UE. » »
  • 10:14PrésentateurChiffre
    « Onze laboratoires pharmaceutiques, dont Sanofi et Teva, ont été condamnés à 8 millions d'euros d'amende par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, l'ANSM. »
  • 10:32PrésentateurChiffre
    « En 2023, près de 5000 signalements pour des ruptures ou des risques de rupture d'approvisionnement de médicaments avaient été enregistrés par l'ANSM. »
  • 10:42PrésentateurFait
    « Il s'agit de la septième limite planétaire avec l'acidification des océans qui semble inévitable d'après le dernier rapport du Potsdam Institute for Climate Impact Research. »
  • 12:34PrésentateurChiffre
    « depuis le mois d'avril, c'est au moins 20 000 personnes qui ont été tuées et 2,2 millions de personnes qui ont fui le pays ainsi que 10,5 millions de personnes qui ont été déplacées à l'intérieur du pays »
  • 12:51PrésentateurFait
    « le Soudan fait face à une très importante crise humanitaire avec la famine qui sévit et 14 millions d'enfants qui ont besoin d'assistance. »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Présentateur 230 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'est une escalade très rapide qui entraîne des réactions partout dans le monde. En 48 heures, plus de 500 personnes ont été tuées au Liban dans des bombardements israéliens. L'armée israélienne affirme cibler des bases du Hezbollah, mais le gouvernement libanais affirme que les personnes tuées sont en grande majorité des personnes non armées. Et l'ONU, de son côté, craint que le Liban devienne, je cite, un autre Gaza. Mais alors, quel est réellement l'objectif du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ? Comment expliquer une telle escalade ? Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien, c'est donc le sujet à la une des actualités du jour.

Alors d'abord, très très rapidement, un peu de contexte en une phrase pour ceux qui n'ont pas suivi. Le Hezbollah, c'est donc une organisation islamiste, à la fois un parti politique très influent au Liban, et à la fois une organisation dont la branche armée est classée comme organisation terroriste. C'est un allié du Hamas qui est donc au pouvoir à Gaza, et c'est un mouvement soutenu par l'Iran, ennemi juré d'Israël. Et depuis un an, on en parle régulièrement donc sur cette chaîne, l'attention n'a fait que monter entre l'armée israélienne et le Hezbollah.

Dès le lendemain de l'attaque du 7 octobre en Israël, le Hezbollah, qui est donc en soutien au Hamas, a visé Israël avec le lancement de missiles. Alors je le disais, depuis lundi, c'est au moins 558 personnes qui ont été tuées, dont 50 enfants et 1835 blessés dans des bombardements israéliens visant le sud et l'est du Liban, ainsi que la capitale du pays Beyrouth. Il s'agit tout simplement du plus lourd bilan depuis la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006.

Ces frappes, elles ont touché de nombreuses zones d'habitation, et l'armée israélienne avait demandé ce lundi matin à toute personne se trouvant, je cite, dans une maison proche d'un stock de missiles ou de roquettes du Hezbollah, de quitter les lieux au plus vite. Au même moment, le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques avec des roquettes sur des cibles militaires israéliennes, dont une usine d'explosifs. Alors on ne connaît pas encore le bilan humain à l'heure où on tourne ses actualités du jour, mais ce que l'on sait, c'est qu'une large partie, une large majorité des missiles du Hezbollah ont été stoppés par le dôme de fer qui vise justement à protéger Israël.

Alors le Premier ministre libanais, Najib Mekati, a dénoncé ce lundi, je cite, un plan de destruction israélien visant, je cite, à anéantir les villages et les villes libanais. De son côté, Israël assure cibler uniquement des infrastructures du Hezbollah. Le gouvernement libanais réfute une telle analyse des conséquences et a déclaré ce mardi, je cite, « la grande majorité des victimes au Liban, si ce n'est pas tous, sont des personnes non armées qui se trouvaient dans leur maison ». Alors là-dessus, la communauté internationale a immédiatement réagi.

Le chef de la diplomatie européenne, Joseph Borrell, a averti ce lundi que le conflit entre Israël et le Hezbollah menaçait de plonger le Moyen-Orient dans une guerre totale, appelant donc à un cessez-le-feu à la frontière entre les deux pays. Par ailleurs, on peut noter que la France a réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies. L'objectif de ce type de réunion, en théorie, c'est de proposer des solutions, par exemple des sanctions, des interventions diplomatiques, l'envoi de missions de maintien de la paix ou d'autres mesures qui peuvent tenter, si jamais elles sont mises en place, de réduire ces tensions.

Et puis, je vous le disais en introduction, Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations Unies, s'est dit très sérieusement inquiet du nombre de victimes civiles au Liban. Il craint que le pays ne devienne, je cite, « un autre Gaza », en référence donc à la situation humanitaire absolument catastrophique et qu'on continue évidemment à suivre avec le travail notamment des ONG sur place. Il a également déploré qu'après presque un an de guerre, aucune des parties ne veuille réellement d'une trêve selon lui. Car l'une des craintes aujourd'hui de la communauté internationale, c'est qu'Israël ne s'arrête pas là et qu'il y ait une invasion terrestre israélienne au Liban.

A priori, en fait, pour faire en sorte d'exclure le Hezbollah du sud du Liban. Ce lundi soir, le contre-amiral Daniel Agari a dit ne pas exclure la possibilité d'une opération terrestre au Liban. Autrement dit donc, en ce moment, c'est surtout des frappes et des bombardements. Mais donc, il pourrait y avoir potentiellement une entrée terrestre avec l'armée israélienne. On en vient donc naturellement à une question extrêmement importante et cruciale. Quelle est la stratégie d'Israël et comment expliquer l'intensification des bombardements depuis lundi ?

Ce lundi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a justifié ces frappes au Liban en déclarant, je cite, « La politique d'Israël n'est pas d'attendre les menaces, mais de les anticiper, ce que nous faisons. » Il a expliqué, toujours, je cite, « vouloir inverser le rapport de force ». L'objectif, qui est affiché, on en parlait déjà hier dans ce format des actus du jour, ce serait donc de faire reculer et d'affaiblir le Hezbollah, qui, depuis le lendemain des attaques du 7 octobre, a ouvert un front contre Israël en soutien avec Gaza. Le Hezbollah assume d'ailleurs ses opérations.

Ils ont récemment promis de continuer à attaquer Israël, je cite, « jusqu'à la fin de l'agression à Gaza ». Résultat, depuis le 8 octobre, les affrontements entre Israël et le Hezbollah à la frontière entre les deux pays sont presque quotidiens, si bien que des dizaines de milliers de personnes ont dû fuir des deux côtés de la frontière. Mais ces derniers jours, Israël a donc affiché un nouvel objectif, assurer le retour des habitants au nord d'Israël, en affaiblissant donc le Hezbollah.

Mercredi dernier, on peut noter que le ministre israélien de la Défense, Yoav Galland, a d'ailleurs indiqué que le centre de gravité de la guerre se déplace, je cite, « vers le nord », faisant référence donc au front avec le Hezbollah libanais, à la frontière entre Israël et le Liban. Et pour le gouvernement israélien, on peut noter que tout cela pourrait être aussi un calcul politique. Bientôt un an après le début de la guerre, ces objectifs ne sont toujours pas atteints à Gaza. Le Hamas, même s'il est affaibli, tient toujours à Gaza.

Et sur les 251 personnes qui ont été enlevées le 7 octobre par le Hamas et ses alliés, 97 sont toujours retenus en otage à Gaza, dont 33 ont été déclarés mortes par l'armée israélienne. Certains spécialistes de la région estiment donc que, politiquement, un affaiblissement du Hezbollah combiné à un retour des habitants au nord d'Israël pourrait être perçu éventuellement comme une victoire politique pour une partie des Israéliens. Mais en réalité, ce qu'il faut aussi comprendre, c'est qu'il y a aussi une forme de fuite en avant, une fuite en avant, jugée par beaucoup mortifères, venant donc du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

D'abord parce que son gouvernement, aujourd'hui, il est fragile. Il repose notamment sur des ministres classés à l'extrême droite qui militent pour une guerre totale, notamment à Gaza. Et Netanyahou craint qu'en arrêtant la guerre d'une façon ou d'une autre, eh bien, il perde ses soutiens et donc son gouvernement, eh bien, ne tienne plus. Surtout, ce qu'on peut noter, c'est que Netanyahou, il est confronté à de multiples accusations en Israël, notamment pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois dossiers distincts. Pour l'une des affaires, d'ailleurs, un procès est en cours depuis plusieurs mois, mais Benjamin Netanyahou n'a pas encore été appelé pour témoigner.

Certains estiment donc qu'avec la guerre au Liban, son audience pourrait être retardée et que ça pourrait être une stratégie du Premier ministre. Et puis, en plus de ces trois affaires, là aussi, on en a déjà parlé, une commission d'enquête pourrait être mise en place à la fin de la guerre pour comprendre les erreurs qui ont été commises, notamment par le gouvernement israélien, qui ont pu conduire au massacre du 7 octobre. Benjamin Netanyahou pourrait donc être tenté de retarder cette échéance en restant au gouvernement et en prolongeant donc cette guerre. Et ce, alors qu'en parallèle, la colère contre ce Premier ministre israélien grandit au sein de la population israélienne.

Alors, quelles que soient les motivations, ce qui est sûr, c'est que le bilan humain est actuellement très lourd au Liban et la situation est donc assez inédite. Ça me paraissait donc essentiel de faire un point aujourd'hui, même si, je le sais, on a déjà parlé de ce sujet à la une hier, en se concentrant en tout cas dans l'épisode aujourd'hui sur la position d'Israël. Évidemment, on va aussi suivre et analyser la situation, y compris du côté libanais, avec toutes ses conséquences extrêmement importantes. Je vous laisse avec Blanche pour les actualités en bref, et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette info.

En Martinique, un département d'outre-mer français, le couvre-feu partiel a été prolongé jusqu'à ce jeudi matin. C'est ce qu'a annoncé la préfecture de la Martinique ce lundi. En fait, depuis quelques jours, l'île connaît des émeutes importantes qui sont liées à un mouvement de protestation contre la vie chère. Et donc, mercredi dernier, un couvre-feu a été instauré entre 21h et 5h du matin, notamment dans certains quartiers de Fort-de-France, la ville principale. Ce lundi, la préfecture a annoncé que l'interdiction de déplacement pendant la nuit était étendue au quartier de Sainte-Thérèse, à Fort-de-France, là où les violences ont été particulièrement marquées.

Le préfet a également interdit la vente d'essence aux particuliers et l'achat et la vente de produits explosifs jusqu'à lundi prochain, 18h. Deuxième actu, des pesticides interdits au sein de l'Union européenne ont été retrouvés dans des produits importés et vendus en France. C'est ce qu'a révélé l'émission d'investigation Vert de Rage ce lundi. L'équipe de l'émission a analysé 22 échantillons de fruits et légumes achetés dans de grandes surfaces françaises. Résultat, 7 d'entre eux contenaient des résidus de pesticides interdits en Europe. Par exemple, une orange venant de Tunisie contenait du malathion, un pesticide interdit dans l'UE depuis 2008 et classé probablement cancérigène.

Selon Vert de Rage et l'ONG Pesticides Action Network Europe, je cite, « Les aliments importés sont deux fois plus susceptibles de contenir des pesticides interdits par l'UE que les aliments cultivés dans l'UE. » Troisième actu, la députée de la France Insoumise, Sofia Chikirou, proche de Jean-Luc Mélenchon, a été mise en examen ce mardi, notamment pour escroquerie aggravée dans l'affaire des comptes de campagne de LFI en 2017. Elle est accusée d'avoir facturé les services de son agence de communication appelée Mediascope à LFI lors de la campagne présidentielle de 2017 à des tarifs nettement supérieurs à ceux pratiqués par ses concurrents.

De son côté, l'élu de gauche n'y les faits qui lui sont reprochés. On suivra ça. Quatrième actu, l'application de messagerie chiffrée Telegram pourra désormais partager les adresses IP et les numéros de téléphone de ceux qui violent les règles aux autorités. C'est ce qu'a annoncé le patron et fondateur de Telegram, Pavel Durov, ce lundi. Une adresse IP, c'est un identifiant unique attribué à chaque appareil connecté à un réseau pour permettre son identification, notamment. En fait, cette annonce, elle fait suite à la mise en examen de Pavel Durov il y a quelques jours en raison de la publication de contenus illégaux sur sa plateforme.

En gros, la justice française lui reprochait, entre autres, une modération insuffisante qui laissait la place à des activités criminelles sur Telegram. Cette nouveauté est donc un changement majeur pour l'application qui a longtemps juré qu'elle ne partagerait jamais les données de ses utilisateurs aux autorités. Cinquième actu, onze laboratoires pharmaceutiques, dont Sanofi et Teva, ont été condamnés à 8 millions d'euros d'amende par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, l'ANSM. Ils sont accusés de ne pas avoir assez de stocks de médicaments qualifiés d'intérêts thérapeutiques majeurs.

En fait, afin d'éviter les pénuries de certains médicaments, les laboratoires sont censés disposer d'un stock allant de 2 à 4 mois selon la loi. En 2023, près de 5000 signalements pour des ruptures ou des risques de rupture d'approvisionnement de médicaments avaient été enregistrés par l'ANSM. Sixième actu, la planète va bientôt franchir un nouveau seuil d'alerte. Il s'agit de la septième limite planétaire avec l'acidification des océans qui semble inévitable d'après le dernier rapport du Potsdam Institute for Climate Impact Research.

Les limites planétaires, ce sont des seuils à ne pas dépasser qui ont été définis par un groupe de scientifiques en 2009 pour préserver l'équilibre de notre planète, donc ne pas prélever davantage dans la nature que ce qu'elle n'est capable de régénérer. En tout, 9 limites planétaires ont été identifiées par ces scientifiques. Concernant le phénomène de l'acidification des océans, il est en grande partie causé par le changement climatique ainsi que par la hausse des émissions de CO2. Concrètement, les océans sont de plus en plus acides et donc de plus en plus hostiles pour la vie marine comme les coraux, les coquillages ou les planctons par exemple.

Dernière actu et c'est une bonne nouvelle, un pacte pour construire un avenir meilleur pour l'humanité a été adopté par l'ONU ce dimanche. Concrètement, ce pacte international contient 56 actions pour faire face, je cite, au plus grand défi de notre époque comme le maintien de la paix, la lutte contre le changement climatique ou encore le développement de l'intelligence artificielle. Il a donc été adopté ce dimanche malgré l'opposition de quelques pays dont la Russie. A noter qu'il ne s'agit pas d'un texte contraignant, on verra donc si les principes seront appliqués dans les années à venir. Merci beaucoup Blanche.

Alors la question du jour c'est la suivante, pourquoi on parle si peu de ce qui se passe au Soudan ? Alors c'est vrai que cette situation au Soudan, elle est assez peu voire très peu médiatisée si on compare en tout cas avec la situation en Ukraine ou alors la situation à Gaza ou même au Liban récemment. De notre côté, on en a déjà parlé quand même à plusieurs reprises sur cette chaîne. Encore récemment, il me semble qu'on en a mis au moins trois fois depuis le début de l'année à la une de ce format des actualités du jour parce qu'on considère que c'est important d'en parler. Mais effectivement, c'est important de rappeler ce qui se passe.

En avril 2023, une guerre a éclaté dans ce pays qui est donc situé au nord de l'Afrique. Une guerre avec deux camps. D'un côté, l'armée fidèle au général Fattah al-Burhan qui est au pouvoir depuis le coup d'état d'octobre 2021. Et de l'autre côté, les forces de soutien rapides. C'est en fait une milice menée par Mohamed Hamdan Daglo, dit Emetti. Concrètement, depuis le mois d'avril, c'est au moins 20 000 personnes qui ont été tuées et 2,2 millions de personnes qui ont fui le pays ainsi que 10,5 millions de personnes qui ont été déplacées à l'intérieur du pays alors que des potentiels crimes de guerre et des crimes contre l'humanité y sont commis.

Par ailleurs, ce qu'on peut noter, c'est que le Soudan fait face à une très importante crise humanitaire avec la famine qui sévit et 14 millions d'enfants qui ont besoin d'assistance. C'est donc un sujet extrêmement important. Ça me semblait essentiel de le rappeler aujourd'hui, donc de prendre cette question. Si jamais vous voulez en savoir plus, on vous met en description des vidéos qu'on a fait dédiées justement spécifiquement à ce sujet et qui se plonge plus en détail là-dessus. On va continuer à en parler dans les prochains jours. En tout cas, j'en profite si vous voulez poser votre question. Ça se passe soit dans les commentaires sur YouTube, soit via l'outil sur Spotify.

Ça peut être des questions sur l'actualité ou alors sur notre travail. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.