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interviewBFM TV (sur YouTube)· 18 juin 2025 697 min

🟡Commémoration de l'appel du 18 juin: suivez en direct le déplacement d'Emmanuel Macron au Mont-V...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] passage. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Détachement interarmé. Grab. [Musique] bien On a bien engagé avec le temps.

Oui. [Musique] [Musique] J'espère ça avance le musée. Oui, ça avance.

Oui, c'est ça d'avoir un projet. Oui, je pense qu'il faut sortir surtout [Musique] général. [Musique] J'espère que ça il y a quelques quelques nouveautés donc maor vous voyez si je peux vous faire votre travail auudessor euh des animations sur la fin c'est ça oui on Au début aussi table initiale présenté [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Applaudissements] Reposer.

Arm repos. Les chefs qui depuis de nombreuses années sont à la tête des armées françaises ont formé un gouvernement. Ce gouvernement allégant la défaite de nos armées s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique terrestre et aérienne de l'ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot, est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?

Non, croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dit que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n'est pas seule.

Elle n'est pas seule. Elle n'est pas seule. Elle a un vaste empire derrière elle.

Elle peut faire bloc avec l'empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut comme l'Angleterre utiliser sans limite l'immense industrie des États-Unis. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays.

Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a dans l'univers tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis.

Foudroyé aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver avec leurs armes ou sans leurs armes.

J'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres. Détachement interarmé, garde à vous. [Musique] présenter au mort.

Ah. [Musique] Allons enfants de la patrie. Le jour de gloire est arrivé contre nous de la tyran les tendas son sang glan élevé les tendas sont glans élevé entendez-vous dans les campagnes juges et féroces soldats il viennent jusque dans nos bras égorger nos fils compagne aux Rosan citoyen au bataillon march march march march [Musique] reposer entendu le bon des sur plein [Musique] amis entendu ces crissons du pays qu'on enchaîne au disant ouvrier et paysanci la larme ce soir l'ennemi connaîtra Le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine descendez les colline camarade. Sortez de la paille les fusils, la vitraille des grenades. Oh et les tueurs à la bal et au bouton tuer vite. [Musique] et sa attention à ton fardeau dynamite. [Musique] qui bris les paroles des prisons pour nos frères la haus c'est la fin qui nous la misère il y a des pays où les rèves ici nos marchés nos tu nos crèvres Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.

Ami si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place. Demain sir cheval soleil sur les routes si bagons dans la nuit la liberté nous écoute. [Musique] [Musique] Oh. [Musique] repos Oh.

Détachement interarmé. Go. [Musique] [Musique] En avant !

Le président de la République vient d'être invité par le délégué national de l'ordre de la libération à pénétrer dans la crypte funéraire afin de se recueillir au nom du peuple de France devant les 17 dépouilles de femmes et d'hommes qui reposent. ont été solennellement installés en ces lieux dans la nuit du 18 juin 1960, veille de l'inauguration du monument de la France combattante par le général de Gaul. Le novembre, entouré par la grande famille de l'ordre de la libération, le président de la République a accueilli dans la crypte solennelle Hubert Germain, dernier compagnon de la libération, afin qu'il repose en le caveau central selon la volonté du général de Gaul.

Avec lui Berti Albrcht, Alaled Benzemers Raymond Anne Henri Arnaud Bouti Diassocal George Brière Jean Charier Maurice Debout Edmond Greten Edie Ben Salem Ben Hadge Mohamed Amar René Lévi Mabou Ked Antoine Alfred Toy et Pierre Hulm représentent toutes celles et tous ceux qui se sont levés pour résister à l'occupation de notre patrie, combattre l'ennemi et rendre à la France sa liberté, son indépendance et son honneur. Ils sont le symbole de l'ensemble de la France combattante que le général de Gaulle avait salué par les mots suivants : Soldat tombés dans les déserts, les montagnes ou les plaines. Marin noyé que berce pour toujours les vagues de l'océan.

Aviateur précipité du ciel pour être brisé sur la terre. Combattant de la résistance tué au maquis et aux poteaux d'exécution. Vous tous qui à votre dernier souffle avait mêlé le nom de la France, c'est vous qui avez exalter les courages, sanctifier les forts, cimenter les résolutions.

Vous avez pris la tête de l'immense et magnifique corte des fils et des filles de la France qui ont dans les épreuves attesté sa grandeur. Votre pensée fut la douceur de nos deuils. Votre exemple est aujourd'hui la raison de notre fierté.

Votre gloire sera pour jamais la compagne de notre espérance. Cette crypte où est inscrite la devise de l'ordre de la libération. Patriame Servando Victoriam Tulit en servant la patrie, il a apporté la victoire représente l'hommage de la nation. que le général de Gaulle a voulu rendre à l'ensemble des enfants de France tombés pour la libération de la patrie avec un salut particulier aux 1038 compagnons, aux 23 compagnons collectifs, cinq communes et 18 unités militaires, ainsi qu'alors de la libération qu'il avait qualifié de chevalerie exceptionnelle, créée au moment le plus grave de l'histoire de la France, fidèle à elle-même, solidaire dans le sacrifice et dans la lutte.

Avant de quitter la crypte, le président de la République sera invité à signer le livre dehors ouvert par le général de Gaulle en 1960. Mer [Musique] Détachement interarmé. Garde à vous. porter en avant marche. เฮ Ah. [Musique] Monsieur le président de la République, les honneurs militaires vous ont été rendus par un détachement interarmé composé de la musique de la garde républicaine, du drapeau et une section du premier régiment d'infanterie de la garde républicaine, d'une section du premier régiment de ce pays, d'une section de l'école des fusils marins et d'une section de l'escadron de chasse 3.30 Laoren.

L'ensemble étant placé sous le commandement du colonel Richard Liot commandant le premier régiment d'infanterie de la garde républicaine. Merci. No. [Musique] Voilà. [Musique] opération Merci travail fait engagement Vous allez bien ?

Très bien de revoir les bonnes [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] C'est bon. Ouais. Ouais. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] On va où ? [Musique] Cam [Musique] [Musique] C'est Ça marche de là.

Salut tout le monde. Merci beaucoup. [Musique] [Musique] [Musique] Et comme d'avant comme d'hab comme d'habit pas dire qu'on aura pas [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] après Il demande à ce que ça pourrait décrocher [Musique] Tu vas bien bonhomme ?

Il peut j'attendais avec impatience de vous admirons le fait que vous soyez là aujourd'hui. Pas du tout. [Musique] C'est bien vous soyez là aussi.

Très bien. Ça va monsieur ? Ouais. [Musique] [Musique] retrouver en venir avec lui. [Musique] Vous allez bien monsieur président ? [Musique] [Musique] Enchanté dirig J'ai des forces français c'est notre présence. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Allô [Musique] Pourquoi la chaîne il y avait [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Ouais ouais ouais.

C'était là où il publiait les mecs. Ouais. Ouais.

C'est là derrière les armes là ou là-bas. C'est la [Musique] [Musique] [Musique] Si les mecs est Ouais. [Musique] Merci [Musique] [Musique] Bonsoir. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Ouais. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Ça va ? [Musique] Ouais. [Musique] Non [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Franchement, c'est pas Ouais. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] On voit un petit [Musique] [Musique] minut Ça dépend du [Musique] mo je suis cher alors que [Musique] ça sérieuse professionnel. et [Musique] [Musique] car l'adresse [Musique] Allez [Musique] [Musique] [Musique] que Léo ne Ah. [Musique] [Musique] [Musique] Très beau Bquent [Musique] Bien, [Musique] tout va Bien, bien, [Musique] merci à Comment ça va ?

C'était le pote. Ah, tout va bien. Très bien.

Je pense que vous avez encore nuit agité. Et ouais tiens comme merci d'être là. Comment [Musique] on est très heureux heureux de comment ça va [Musique] évidemment tout va bien le jet non non poser la question bien tout va bien merci [Musique] Oui.

Oui. Là là, on est servi là. Ça va ? [Musique] [Musique] Comment allez-vous ?

Tout à fait. quand même [Musique] bien [Musique] [Musique] respect monsieur le président des associations combattant résistant armien On s'est déjà vu l'année dernier. Oui. [Musique] Pas loin maintenant. [Musique] Comment ça va monsieur le président ? [Musique] surprise, vous allez bien ? [Musique] Comment allez-vous ?

Bah voilà, vous êtes làz [Rires] [Musique] comment ça va ? [Musique] Ah il va [Musique] Comment ça va ? toujours les combattants volontaires merci beaucoup merci à votre drapeau hein.

Comment ça va [Musique] [Musique] par là ? Ça va bien ? Et ben très bien.

Oui, déjà regarde je vais commencer. J'arrive, j'arrive, j'arrive. Je vais saluer mon [Musique] Non. [Musique] Comment allez-vous [Musique] [Musique] du succès [Musique] Oui.

Ah ben je bien en tête. C'est bien dans fort, très bien organisé. Monsieur le président, merci.

Merci international c'est relevé c'est relevé et voilà et j'en profite aussi. [Musique] Bah oui et du coup on se revoit vendredi va bien. Tu vas bien ?

Ça va. Et vous ? Ouais bien ça va.

Ça va ? Merci à vous d'être là. C'est encore ça va directeur académie de Oui.

Oui. Bonjour mesdames et messieurs. [Musique] Vous allez bien ?

Très bien, merci. [Musique] Bonjour. Bonjour mesdames messieurs président de [Musique] bien très bien ça va excellent [Musique] [Musique] président monsieur président Merci [Musique] [Musique] Bonjour, je suis en train de me faire engueuler là toi.

Comment ça va ? C'est vrai. [Musique] Merci beaucoup. [Musique] Merci déplacement là.

Oui oui je sais des courriers j'étais dans le je de l'avion de l'avion mais en tout cas c'est pas vrai [Musique] Ah ver sur la Oui oui oui aussi oui oui il est très très heureux [Musique] Vous allez bien ? Très bien. Salut.

Tu vas bien ? Merci beaucoup. Oh là là, là il y a du monde.

Oh là là. [Musique] [Musique] Merci. Très belle cérémonie.

Moi je Ça va en forme ? Bah oui oui. Non non bien [Musique] prenez soin de lui.

Vous nous l'enlez. [Musique] [Musique] [Musique] Merci beaucoup. Bonjour mesdames messieurs.

Bonjour. [Musique] Bonjour. Bonjour mes petites filles Math et Clara.

Bonjour monsieur président. Merci. Oui, [Musique] ça va président merci beaucoup.

Ah, regarde làbas. Et ben oui, voilà. Regardez bien.

Merci beaucoup. Bonjour monsieur, ça va et vous allez bien merci mesdames messieurs bien ou an [Musique] bonjour président vous allez bien oui merci beaucoup bien de la bourg [Musique] Bonjour monsieur le président. [Musique] infiniment bonjour monsieur honorer la mémoire de grand hein Félixé originaire de la Guyan l'un des cinq premiers compagnons de la libération à répondre à l'appel du 18 juin donc je suis là pour sa sa mémoire merci pour l'invitation bonjour monsieur présent et merci beaucoup merci à vous allez bien [Musique] merci monsieur le président des anciens de stade G c'est gentil.

Merci beaucoup. Merci je monsieur président. Bonjour.

Vous allez bien monsieur là pour une belle cérémonie comme ça. Bonjour monsieur. Parce que c'était nul le 11 novembre. [Musique] Merci.

Vous savez, ma famille a été résistante pendant la guerre. arrière grand-père de 13 ans en 1940 et ils ont été passé de démarcation vous laisser un petit sur vous est-ce que je vous ai envoyé des messages sur genreenirement [Musique] sur le question [Musique] vous allez bien ça va et vous monsieur bonjour monsieur le président en honneur merci tout va bien ouais bonjour monsieur le président je suis professeur au lycée Guillaume et nous sommes les ambassadeurs du mon merci beaucoup merci à vous et bonjour ravi de vous rencontr [Musique] merci d'être là à vous bonjour Bonjour Ryan. Bien bien merci.

Bonjour. Bonjour messieurs dames. Bonjour. [Musique] Bonjour madame.

Merci d'être là. Je suis élu du 16e et mon grand-père très ému de vous rencontrer [Musique] monsieur le président merci présenté compagn j'avais fait des compagnons [Musique] qui s'engage. [Musique] Je laisse un peu de lecture sur ma famille en limousin.

La résistance en limousin. [Musique] Bonjour. Bonjour mademoiselle.

Merci. Monsieur le président très honor aussi bravo d'être là [Musique] Merci beaucoup. Ça va ?

Va bien ? Super. Ça va.

Vous êtes de quelle région ? [Musique] Ah très bien, c'est bien là. complète les marins les pilotes merci aussi de porter ces couleurs belle unité comment ça va alors vous c'est le conseil municipal de où Ah c'est bien bonjour lui qui étaient là là-haut ça va c'est aussi la du président de R ah petit chat oui sa chaque salon ouais c'est pas vrai problème.

On a monsieur à la ferme lors de la campagne. Merci à vous d'être là. Bonjour.

Il y a 2 ans, vous m'avez remis la médaille de la résistance est derrière juste là. Oui, derrière. Vous allez bien ?

Ah, engagé. Oui. Dans quelle unité ?

Je suis à Brest. d'habitude parce que merci pour votre engagement. Bonjour monsieur.

Ça va ? Aujourd'hui, c'est laisation de trois mandats pour vous rencontrer. C'est un [Musique] [Musique] Monsieur le président, merci d'être venu.

C'est bizarre de loin. Oui. Oui.

Nous sommes venus il y a un an àc avec le colonel très belle cérémonie aussi et pour les s'il vous plaît, il y en a certainement des compagn et certains qui étaient représentés là. Merci à vous. Vous allez bien ?

Merci. Bonjour madame. Bonjour messieurs dames.

Bonjour. Tout va bien de Ah ça va tout va bien merci. Vous allez bien forme beaucoup.

Bonjour monsieur le président. français mon est directement conseil municipal enfant qui vient d'être installé qui avait la fierté de vous voilà et vous avez quel âge toi 8 ans et toi tu as quel âge et toi et toi c'est super ça va super bien référent du conseil municipal jeune du conseil des sages conseil municipal jeune c'est sympa pas de voir mon sol madame quelque chose contre très vraiment vraiment important je suis je suis ma famille est là depuis 1885 je connais vraiment important qu'il soit merci à vous comme ça vous êtes gentil monsieur monsieur l'année dernière vous lui avez fait un selfie vous az fait une vidéo bon courage pour le il a eu grâce à vous alors Maintenant, c'est la 2è année de journalisme. C'est pas vrai ?

Et où ça ? À Dijon. Et donc voilà et en plus de ça, tuteur et se la 3è année maintenant.

Donc grâce à vous, des jeunes peuvent devenir des figures de la République. Donc pour ça, merci de vouloir transmettre ça aux jeunes. Merci à vous.

La deuxième ça va mon encore exactement encore une petite photo. Qui c'est qui un petite photo monsieur le président alors nous Halloween on est attendez on n pas de mon maison monsieur le président les enfants monsieur le président alors [Musique] Je lui ai dit je lui ai dit vous vous prenez les petite Jean-Paulation comment ça va ? Très bien.

Et vous ? En forme ? En forme.

De l'autre côté en le drapeau aujourd'hui mais avec des amis. [Musique] [Musique] Merci. Merci beaucoup messieurs dames. [Musique] [Musique] très longtemps avant [Musique] [Musique] Ah ouais. [Musique] de votre temps pour saluer municipal.

Il faut il faut Merci à vous hein. Un grand merci merci beaucoup. formidable avec notre classe défense.

Merciengagement de la moral est bon. Ouais. [Musique] Je crois qu'il y a quelques travaux.

Merci beaucoup. On va voir. Merci hein.

Ça va, je vous embête pas cette année avec nous au collège et on a votre musée. Vous savez ? Ah bah là je tiens hein.

Moi j'ai pas donné d'instruction monsieur le président. Non non mais il a raison. Vous allez bien ?

Je suis un grand garçon. Ça va ? Merci beaucoup hein.

Merci à vous pour cet engagement. Merci. Pardon ?

Bonjour. Bonjour madame, monsieur le président. Bonjour.

Bonjour madame. Merci beaucoup. Merci à vous.

Je suis bien d'accord avec vous. Bonjour. Bonjour. avec [Musique] [Musique] merci beaucoupin.

Merci. Merci beaucoup. Oui.

Président. [Musique] Ça va bien là ? Merci beaucoup.

Bonjour. Bonjour monsieur. Bonjour.

Vous allez bien ? Bonjour. Comment ça va ?

C'est mon cher cabinet. De notre classe d'accord. Vous êtes de où ?

On est de Paris à l'école Pascalcup. Ça va [Musique] monsieur on va faire une photo avec les coussin. Ça va vous allez bien ?

Bonjour madame. Vous allez bien ? Très bien.

Merci. [Musique] Bonjour, comment ça va ? Merci d'être invité vous êtes en quelle classe là que l'Albert Cam maison monsieur le président mal maison oui bah allez-y au soin monsieur le président tu tu as sal attendez on a un autre merci monsieur président bien merci d'être De rien.

Plaisir. [Musique] [Musique] Bonjour. Les futurs sur elle.

Ah c'est sympa ça. Attends, on va faire une photo. Alors regardez, on va faire une photo avec on va faire une photo avec tous les porteurs de coussin et avant je vais faire avec le maire et après une photo. [Musique] C'est [Musique] [Musique] plein de jeunes de chez Voilà, [Musique] vous allez bien [Musique] ?

Bonjour, va bien ? Bonjour, ça va ? Merci d'être là. va bien [Musique] monsieur c'est un plaisir bien bonjour monsieur [Musique] de sur monsieur président bien préparation militaire de sur s'appelle compagnon de libération sur général baptiste combien combien vous en avez bon là il y a le bac en ce moment ouais top [Musique] Bonjour monsieur le président.

Bonjour à jeunes de la préération militaire. Merci beaucoup. Bonjour [Musique] bien merci à tous nos forces.

On va faire une photo. Non non. Ah, bien sûr.

Oui. Alors, mettez-moi la classe pour la disposer sont là. La classe, on va vous placer juste après. [Musique] [Musique] Je suis professeur, je travaille au à la et voilà, on est toujours à nos à collègues de début.

Je leur montre l'exemple. Je cherche, je travaille dans la CCS et tout ça et et voilà, je cherche à faire [Musique] bonjour. Merci [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Ça va ? [Musique] Bonjour monsieur.

Bonjour monsieur. Vous avez monsieur vous avez bonjour de toute ma famille. De où toi de où ? de Nantz pas de la monsieur le président voici plus vousz pas de la Bonjour monsieur le président voici plusieurs élèves du collègeo de 5ou c'est un honneur pour nous de partager ce monde de mémoire avec vous nous sommes très investis monvalérien de triomphe Colombé Normandie Ochwiitz et cetera nous vous avoir invité à plus de reprises vous réinviter prochain j'espère votre temps vous le permettra merci à vousè saou Je vous retiens pas plus.

Merci. Vous allez bien ? Merci beaucoup. [Musique] Merci beaucoup.

Merci. Merci. Merci.

J'ai une question pour vous. Est-ce que ce serait possible d'accélérer ma naturalisation s'il vous plaît ? Je suis arrivé il y a 10 [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] La négociation retraite a flirté avec l'échec pendant toute la journée et ce soir, on a décidé de se donner une dernière chance pour avoir un ultime rendez-vous lundi prochain pour faire en sorte d'avoir un texte d'équilibre qui retienne notamment la prise en compte d'une revendication chère de la CFDT, c'est l'amélioration de la prise en compte de la pénibilité pour faire en sorte que 4 à 8 millions de salariés bénéficient en plus du compte pénibilité. ceux qui ont des postures pénibles, ceux qui ont un port de charge lourde.

Donc il y a beaucoup de salariés qui pourrai être intéressés par cette mesure et aussi une amélioration de la retraite des femmes puisqu'on pourrait améliorer à la fois leurs pensions et en même temps leurs conditions du bénéfice d'un départ anticipé. Ces deux points qui sont importants parce que ça faisait partie des points revendiqués par la CFDT. Néanmoins, on est sur un texte équilibré, un texte difficile parce que la négociation a été particulièrement ardue pendant toute la journée et la CFDT commencera à débattre de ces pisteslà à partir de demain dans ces instances.

Qu'est-ce qui fait que ça bloquerait moins lundi qu'aujourd'hui ? Aujourd'hui, on n'est pas sur un texte conclusif, donc on n' pas bloqué ou on n' pas donné d'accord au niveau des organisations syndicales sur la fin de la discussion. On a juste l'opportunité dans la dernière ligne droite de la négociation d'aujourd'hui de ne pas conclure un échec mais de se donner l'opportunité de trouver une voie de passage.

En fait, les organisations patronales n'ont pas voulu ouvrir la porte pendant toute la journée sur la revendication de l'amélioration de la pénibilité, sur l'amélioration de la retraite des femmes et sur l'amélioration du départ quand on a une décote parce qu'on a pas assez de trimestre de cotisation pour bénéficier de la retraite. sur ces trois points là. Pendant toute la journée, les organisations patronales n'ont pas voulu bouger et dans les derniers instants de la négociation, on a trouvé les moyens de se donner un ultime rendez-vous pour débloquer ces trois pointsl.

Donc lundi, si le médevoue, ça peut finir par un résultat conclusif. Ce soir, on est encore à 5050. la possibilité d'aboutir parce qu'on a la prise en compte de la pénibilité, la prise en compte de l'amélioration des retraites des femmes, mais en même temps, on a aussi des postures très difficiles de la partie patronale et donc la CFDT va débattre du dernier rééquilibre dans ces instances cette semaine.

Avec la CFDT, il faut se revoir lundi. Oui, il faut se revoir lundi sur des points que nous avons fixés ensemble aujourd'hui. On a bien vu qu'on arrivait au bout du bout de nos discussions et notamment le niveau fatigue, c'était voilà, c'était temps et on a besoin de se poser, de réfléchir et voir avec nos instances également ce qu'on peut accepter et pas.

Qu'est-ce qui pourrait se débloquer lundi par rapport au Alors nous pour la CFTC, on avait un on avait vraiment un point rouge, c'était la décote. La décotte à 67 ans. C'est-à-dire que tous ceux qui ont travaillé toute leur vie mais avec des trous dans la raquette et c'est principalement les femmes sont obligées d'aller jusqu'à 67 ans pour pouvoir toucher une retraite pleine et entière.

Et nous, on se disait que c'était pas possible que parce que vous avez élevé un enfant, vous êtes obligé d'aller track qu'à 67 ans. Donc on souhaitait que cette décode tombe à 65 ans. Euh bien évidemment dans la négociation, il faut faire un pas d'un côté et un pas de l'autre des deux côtés.

Et euh ce soir, ils nous ont dit que ils pouvaient accepter 66 ans, mais pas 66 ans, 66 ans et demi. Donc je suis très en colère parce qu'en fait jouer sur des 6 mois seulement pour des gens qui ont besoin de se poser avant 67 ans, je trouve que c'est inadmissible. Surtout que il y a rien qui empêche ce ce cela.

Je veux dire, ça ne coûte rien au MEDF ni à la CPME de faire ça. Et bien, il refuse et on a du mal à comprendre pourquoi. Moi, je suis pas du tout contente par rapport à ça.

Euh, on condition ça peut être conclusif. Ah mais bien sûr et nous espérons que ce soit conclusif lundi. En tous les cas, il faut que ça s'arrête à un moment donné.

Si c'est pour recommencer des débats comme on fait depuis 6 mois, nous la CFTC, on dit non et on l'a dit tout à l'heure, si on y vient, c'est pour un document, on le signe ou on le signe pas, mais au moins une bonne fois pour toutes, c'est terminé. En tous les cas, dans le document, s'il y a de marquer 66 ans et demi, nous la CFTC, c'est un point rouge, on ne pourra pas signer ce texte. Prêt à faire ce Je ne sais pas pour l'instant non, mais bon, je me dis que quelques jours de repos et puis un weekend peut-être les leur leur permettre de comprendre.

C'est pas euh euh quelque chose de léger de dire que des gens, notamment des femmes, des salariés qui pourraient partir un an plus tôt euh que ça ne coûte rien aux entreprises, je pense que c'est un côté humain et qu'à un moment donné, il faut savoir reconnaître qu'il y a des personnes qui ont des petits salaires qui sont obligés d'aller travailler jusqu'au bout du bout. Elles préféraient vraiment faire autre chose. Alors, je ne parle pas de ceux qui aiment leur travail avec un bon salaire, qui sont très heureux d'aller à 67 ans et plus.

Je parle de ceux qui n'en peuvent plus et qui ont besoin de partir un an avant. C'est important. Alors, on a parlé bien évidemment de pénibilité.

On a eu très peur à un moment donné de que le MEDF et la CPME veuille déshabiller le CDP où ce sont des points qui sont donnés pour ceux qui sont en situation de pénibilité. Ils sont revenus à de bonnes raisons. Donc ça peut être un point qui soit intéressant pour les femmes aussi.

On a réussi à faire comprendre que la femme qui a des trous dans la raquette parce que elle a élevé ses enfants, on ne peut pas lui calculer sa retraite sur ses 25 meilleures années. Il faut trouver une autre solution. Et donc là, la femme qui aurait un enfant pourrait partir en calculant sa retraite sur 25 meilleures années, celle qui a deux enfants sur les 23 meilleures années, ce qui permettrait de réhausser un peu la retraite et 10 % pour les familles qui ont trois enfants et plus.

Et puis il y aurait également euh une majoration de de trimestre. Il y aurait deux trimestres qui seraient donnés par rapport au fait d'avoir eu un enfant qui pourrait compléter une retraite qui pourrait être considérée comme une carrière longue. C'est la femme il lui manque 6 mois pour être déclenchée en carrière longue et bien si elle a eu des enfants et bien elle pourra avoir les deux trimestres.

Ça lui déclenchera une carrière longue. Ça lui permettra également de pouvoir partir plus tôt. En synthèse hein bah ça boucle pas.

Ça boucle pas parce que il y a des demandes de dépenses supplémentaires mais il y a pas les économies en face. Et moi quand je fais des dépenses, je trouve des économies parce que concrètement le pays n'a pas capacité à faire des dépenses supplémentaires. Voilà, c'est aussi simple que ça.

Donc ça boucle pas. Et qu'est-ce qui bloque concrètement ? Mais quand on veut faire des ajustements et d'ailleurs le MEDF a proposé beaucoup d'ajustements et a vraiment euh euh beaucoup travailler à à faire bouger et faire évoluer les choses.

S'il y a pas d'économie en face, on peut pas faire les ajustements. Il faut trouver le bouclage. Voilà, c'est aussi simple que ça.

Lundi, ça pourrait se débloquer. Ben écoutez, moi je vais retourner vers mes instances et puis voir débriefer évidemment de la longue journée de travail. et puis voir comment nous décidons de participer le cas échéant à la réunion de lundi après-midi.

C'est pas sûr que vous participez. Ah ben je vais retourner vers mes instances hein pour voir si celle-ci décide de participer lundi après-midi ou pas. Voilà.

Dis non, c'est l'échec de confè c'est ça ? Ah ben écoutez moi je vais voir avec mes instances leur position leur positionnement. Merci beaucoup à vous hein.

Est-ce que vous considérez que c'est un échec aussi du gouvernement France ? Si c'est un échec ce soir si les pas Non mais moi je je dis juste qu'à ce soir le bouclage financier n'est pas existant. Je voilà il y a des demandes de dépenses complémentaires, certaines sont vraiment intéressantes.

D'ailleurs, le MDF a proposé des ajustements, mais il y a pas les économies en face. Donc tant que vous ne bouclez pas financièrement, vous ne pouvez pas aller plus loin parce que encore une fois, je le redis, le pays n'a pas les moyens de dépenser davantage sur les retraites. Voilà, merci beaucoup à vous.

Notre invité ce matin, l'ambassadeur d'Iran en France, Mohammed Amine Nejad. Bonjour. Bonjour monsieur.

Merci d'être là. Beaucoup de questions évidemment à vous poser avec notamment Patrick SOS, le chef du service international de de BFM TV. Toujours Patrick le flou ce matin sur ce que vont décider les États-Unis.

Rien à infiltrer du Conseil de sécurité nationale convoqué il y a quelques heures à Washington. Oui, avec une première question, monsieur l'ambassadeur, ou plutôt une première analyse qu'on vous demande, Donald Trump, le président américain qui convoque, qui rentre en urgence d'un sommet du G7 extrêmement important pour le le monde, qui convoque un conseil de sécurité nationale qui appelle Benjamin Et Netanahou qui communique à sa façon monsieur l'ambassadeur en disant je demande la capitulation sans condition de de l'Iran. Vous avez d'un autre côté le guide suprême iranien qui dit la Yetolarameney la bataille commence la bataille commence. contre les États-Unis et Israël.

D'abord euh il faut le savoir, il faut avoir des des arguments à convaincre des autres. L'Iran est un membre ordinaire de la communauté internationale et manque de Nations Unies, de l'Organisation des Nations Unies malgré est tout toujours respectueux. Il n'a pas déchiré le la chatte des Nations Unies. il n'a pas euh insulté les dirigeants de cette organisation mondiale accepté pour tout le monde et il n'a pas sous les mandats derrière pour génocide de quelque.

Donc il faut qu'il y ait des arguments à convaincre. L'Iran n'a pas attaqué Israël. Israël a attaqué Iran contre toute organisation, toutes les réglementations et la loi internationale.

Donc à ce moment-là, comment on peut justifier même pour le conseil quelconque que l'Iran doit être Mais vous dites toujours en situation de défense ou en situation de guerre, j'ajoute quand même qu'il y a trois portesavions américains qui sont sur place, que les avions de ravitaillement sont en train d'arriver. On comprend votre argument, monsieur l'ambassadeur. Vous êtes en défense, mais est-ce que vous êtes en guerre ?

Mais je prolonge la question si vous me permettez, monsieur l'ambassadeur. Comment l'Iran réagira si les États-Unis entrent dans la guerre ? Je je crois qu'il ne faut pas beaucoup parler de sur les supposées entrer en guerre.

Il faut demander à mon avis en tout cas c'est ce que mon rôle c'est que l'Iran reste toujours dans la position de défense et puis tout en regrettant vraiment pour pour que les civils sont par intention c'est que le cas d'Israël quand il a fait il y a quelques mois et maintenant même à mais vous répondez pas à la question monsieur l'ambassadeur ? Non, je réponds s'il vous plaît. Oui.

Donc c'est pas l'Iran. On est toujours sur la position de défense. On restera toujours dans la position de défense.

Ce que nous avons fait pendant 8 ans, la guerre imposée par Saddam Hussein qui avec la même mentalité est entré dans guerre avec le monsieur Ran qui avec la même mentalité a donné toutes les nécessités à la disposition. du régime de Saddam Hussein mais à la fin du compte c'était la peuple iranien qui a gagné la guerre qui a qui est sortie sans laisser 1 cm de territoire. Je reprends les mots du président américain.

Il demande une capitulation sans conditions de l'Iran. Est-ce que ça c'est acceptable pour Teran ? Vous voyez, c'est le même souhait que monsieur Benjamin Nathan Yahoo avait des fois et des fois mais ça ne va pas réaliser du tout le peuple iranien unanime devant l'agression.

Peut iranien ou le pouvoir iranien ? Non, le peuple les pouvoirs sont un pays. On est venu avec une allion qu'il y a la différence entre le peuple et le gouvernement le pouvoir.

Mais il n'y a pas le peuple et le gouvernement il y a le peuple iranien. Il y a les enfants des Iraniens et nos enfants en tout cas nous les responsables, les diplomates, tout ça qui battent dans le pays pour la souveraineté nationale, pour l'intégrité territoriale et pour la dignité de l'Iran, grand l'Iran et puis le peuple iranien, le pays iranien. Donc il faut pas poser les s'il vous plaît.

Oui. Allez. Non, il faut pas penser qu'il y a une division.

Non, il n'y a pas de division. Nous nous allons défendre avec notre peau et notre chair jusqu'au dernier sens. C'est ce qui ressort de la de la société iranienne aujourd'hui.

Donc il n'y aura pas de concession de l'Iran et donc les frappes vont vont se poursuivre. Qu'est-ce qui pourrait mettre un terme à ces frappes ? Regardons.

C'est une encore la répétition de la même question. Il faut attendre voir ce qui se passe. Mais pour nous, la voix de la résistance est la seule.

H donc on va résister devant une agression illégale contre toutes les nords et lois internationales. Euh euh il y a encore eu de nombreuses frappes israéliennes cette nuit sur l'Iran, notamment qui a frappé une installation de production de centrifuge atérant euh des sites de production domicile sol ou ou sol air. Quel est l'état ce matin de l'armement de l'Iran ?

Est-ce que vous avez les moyens de continuer à vous défendre comme vous dites ? Est-ce que vous avez les moyens de continuer à réposter ? Est-ce que un accord est impossible pour vous ?

Euh vous avez posé trois questions. D'abord une université et quelques localités à l'est à l'ouest du terran ont été touché par l'armée israélienne. Deuxièmement, que notre force défensive ne dépend pas à un endroit bombardé avec les amant les avions américains.

Troisièmement, on est toujours sur la autour de la table de la négociation. Vous vous souvenez bien quand on s'était attaqué, on était l'objet d'attaque illégale Israélien. Dans 2 jours, nous aurions avoir nous aurions un rendez-vous avec les Américains à dimanche.

Donc on est toujours autour de la table et puis c'est la communauté internationale. C'est à la communauté internationale une fois de dire à Israël d'arrêtes la la l'agression et puis donne le moment à la paix. Cette réunion elle va avoir lieu avec l'administration.

Oui, mais pour que cette réunion ait lieu, il vaut il faut deux camps de de bonne foi. En fait, les Américains comme les Israéliens ne vous croient pas sur votre programme d'enrichissement d'uranium. Ils imaginent et ils pensent que vous allez essayer d'atteindre et bien l'obtention de la bombe atomique.

Est-ce que voilà si les Américains vous disent "Remettons-nous à table des négociations" vous pouvez leur dire écoutez nous avons peut-être un programme de nucléaire pour notre souveraineté nucléaire publique et et civile mais nous n'aurons jamais la bombe atomique. C'est c'est ça en fait la seule question que posent les Américains et les Israéens. Regardons il y a moins de 24 heures, monsieur Raphaël Grossi répondant à la question de l'agence internationale de l'agence internationale atomique.

Il répondait à la question de Christian Ampou. Il disait nous n'avons pas aucune preuve d'une d'un effort systématique vers la bombe de la nucléaire. Oui, la bom atomique parce qu'il n'a pas réussi à obtenir ses preuves.

Non, non, c'est la vous voyez c'est laave de l'instance principal internationale qui est chargé, qui est mandaté, qui est accepté par la communauté internationale y compris Iran de de de se prononcer, de donner son avis. Donc l'Iran n'avait pas une un effort systématique vers la bombe atomique. Ce sont tous des des comment dirais-je des des allusions et des des prétentions.

Ils n'ont pas trouvé. Qui est-ce qui peut vous donner une garantie, une une certitude que voilà, c'est l'actuelle des de la position et des des situations en Iran. Et c'est pourquoi pourquoi l'Iran doit être attaqué et pourquoi les installations sous l'hospice de l'inspection des des de l'agence doit être attaqué sur quelle base juridique avec quel sur se baser sur quelle vraiment preuve et argument appuya donc voilà il faut je sais bien que la la l'opinion publique comprennent bien ce qui se passe maintenant c'est une guerre une guerre d'une personne ou d'un pays à l'envers d'un pays ordinaire de la communauté interne.

On comprend et on comprend pressé par le temps. Je suis désolé Patrick et on comprend donc que l'Iran résistera au attaques israéliennes et peut-être demain d'ailleurs américaines. Merci monsieur l'ambassadeur. [Musique] J'étais toujours en lien avec les avocats de manière à à faire en sorte que mes droits soient le mieux protégés le plus possible.

Mais l'installation à Milouse, elle s'est faite franchement j'ai trouvé une direction, j'ai trouvé des le personnel est super sympa et ça ça m'a beaucoup réchauffé le cœur parce que j'ai très très les éloignés de ma famille de de mon pays et retrouver des gens qui te malgré que pratiquement un an en isom, j'ai trouvé des gens avec un sourire le personnel qui qui fait que aussi ils ont contribué à que je puisse tenir à le coup pendant toute cette période Si vous avez dit, vous avez beaucoup lu pendant la détention. Vous avez vous avez lu quel genre de livre c'était ce qu'on trouvait à la Alors, il y a bah forcément il y a beaucoup de de livres que des il y a une bibliothèque à Lutherba que qu'on a cherché des livres mais bon c'est assez compliqué parce que c'est quand tu es en isolement, tu as des horaires bien précises pour sortir pour aller chercher des livres. Il y a aussi des journaux qui m'envoient révèrement par la poste des je reçois des journaux des des différentes je sais pas de Marseille ou d'autres qui mais en même temps il y a une petite télévision dans la cellule sur lequelle je j'essaie de suivre l'actualité mais c'est souvent les chaînes métropolitaines en même temps c'est bon je je suis obligé dessus pour pour éviter d'être coupé complètement du monde quoil il faut forcément se relier à quelque chose.

Vous aviez fait le choix de d'être placé à l'isolement. C'était un choix de votre c'était une situation qui vous a été imposée et si c'est le cas pourquoi ? au départ c'était pas je vois c'était je pense que la direction il a traité le fait que ma personnalité elle a été plus ou moins connue et puis de fait après je me suis retrouvé que c'est quand même une prison assez il est pas il est assez neu comme prison et j'ai trouvé le cadre malgré un isolement qui c'est assez reposant j'ai préféré rester même pratiquement un an à la base parce que c'est j'ai trouvé où je pouvais rester tranquillement sans être embêté Puis les heures de sport que j'ai droit ou de promenade dans les 5 jours de la semaine, je peux le bénéficier pour tenter de faire un peu de sport pour maintenir la santé par c'est pas évident.

Et la privation de liberté, c'est quand même une épreuve. Comment est-ce que vous avez euh résisté à cette situation ? Ah c'est c'est je trouve que c'est humainement c'est c'est difficile parce que euh comme je dis c'est avec le transfert les en connaissant les les charges qui qui a été fait par le le parc de Nè forcément ça tout ça en centre mail ça faut faut tenir à la situation dans lequelle on est c'est hyper compliqué mais je me suis organisé un peu mentalement aussi pour pouvoir tenir des choses parce que on sait que comme je l'ai dit hein, faut souer à personne de de vivre ce genre de situation parce que c'est d'autant plus que j'ai toujours contesté l'ensemble des charges qui me sont reprochées et jusqu'à aujourd'hui devant les avec mes avocats devant les juges toujours les juges qui est venu de Numéa comme celle aujourd'hui qui sont parce que notre le dépaysement notre dossier qui est aujourd'hui à Paris j'ai toujours tenu les les mêmes choses parce que je sais que je sais pourquoi Pourquoi je me suis engagé dans le dossier politique de mon pays ? jamais en moment j'ai je me suis engagé sur autre chose que sur l'aspect de de respecter le cadre qui a été fixé dans le cadre de l'accord de Numé parce que cet accord sur lequel on faisons suite à l'accord que Jean-Marie Tibbaou le grand leader Canac avec Jacques Lafleur le leader anti-indépendantiste qui ont fixé une feuille de route pour les Calédoniens et je me suis toujours inscrit dans cette démarche parce que j'estimais que mon petit peuple il avait sa place parmi l'ensemble des peuples de parlement à à offrir aussi cette petite lumière, pas forcément que les grands les grands peuples avec les centaines de millions d'habitants.

C'est je pense qu'il y avait il y avait besoin de d'entendre quelque part cet appel où on est en train de défoncer à coup de rapport force les deux accords qui ont qui ont scellé cette pay au niveau de notre pays quoi. Est-ce que est-ce que le trouve que le comment va le pays aujourd'hui ? sens de loin comme ça.

Je suis terriblement triste pour mon pays mais franchement jamais à aucun moment dans le cas de mon engagement politique, je j'aurais imaginé que c'est on allait tout le pays allaient prendre cette là parce que j'ai toujours été habité par des convictions profondes que notre démarche elle est pacifique que le travail est elle devait simplement d'interpler l'opinion publique française parce que quelques que Jean-Marie Tubao il fait une époque donnée en venant interroger le peuple de France en disant "Mais s'il vous plaît ne nous laissez pas tout seul, dites-nous quelque chose. On a constitutionnalisé un accord dans votre constitution, c'est pour permettre à quand même qu'on ne fasse plus un enjeu national avec le dossier caléonien. Et c'était un peu ce sens secret la société telle que j'ai présidé, enfin j'ai présidé, j'étais dans cette organisation avec les autres.

C'était dans ce sens-là de faire comprendre que le sujet sensible du corps litt électoral, ça toujours été c'est de ce sujet qui a qui a malheureusement fait couler beaucoup d'enc et on ne peut plus revenir en arrière par rapport à ce qui s'est passé à une époque donnée. Il était important de d'interroger l'opinion publique nationale mais aussi internationale et régionale. Nos pays qui sont dans la mélanisie en général là-dessus quoi.

Vous vous êtes présenté comme pacifiste, comme tous les autres mis en cause d'affaires. Dans cette affaire, pour bien préciser les choses, quel est votre regard sur la violence ? Est-ce que ça peut être un élément de de la lutte de votre lutte ou absolument pas ?

Vous vous niez totalement les charges qui sont contre vous ? Non, parce que comme j'ai dit pour moi le mobilisation elle c'est elle est restée à l'idée que ça reste des mobilisations pacifiques que normalement la logique euh dans lesquelles on s'inscrit et si on y compris sur les trois phases qu'on a parlé judiciairement dans le dossier, c'était que la troisème phase c'était que si le dossier est passé au niveau de l'Assemblée nationale et ça a convergé vers Congès Versailles, nous on devait se revoir pour aller pour ben suivant la situation, on devit aller rencontrer les populations et faire le tour de toute la nouvelle Coni et resppliquer euh aujourd'hui le dossier, comment il a évolué. C'était plus dans ce sens-là que notre démarche, il a jamais été moi-même j'étais aussi comme tout le monde déconcerté et le matin, je me suis réveillé avec forcément les l'insurrection qui s'est qui s'est levé dans déjà d'une part dans les quartiers de dans les quartiers de Numère et les quartiers nord de Lè et mais on sait réellement ce qui s'est passé ce soir là dans le il y a des vidéos à l'appui hein qui comme quoi les charges qui ont été fait sur ces quartiers là sur ces jeunes qui a malheureusement après ça et un peu comme vos quartiers qui s'est passé dans les rues de de la métropole où après tu as toute se enchaîné.

Les jeunes aujourd'hui, ils ont des moyens de communication haute que qu'on on en avait pas à cette époque et on voit c'est que ça fait comme une grainée de poudre. Emuel, il a dit quelques jours que vous vous aviez été rattrapé par votre jeunesse. Est-ce que est-ce que vous regrettez d'avoir dit notamment aux élus à la délégation aux autres maères pour regretter d'avoir dit s'il faut sacrifier 1000 jeunes, on le fera ?

Je ne pense pas avoir dit je sais pas si si je je crois pas que c'est le terme que j'ai dit. Euh je sais exactement tout ce que j'ai dit aujourd'hui jusqu'à maintenant. Il a jamais été question de dire de sacrifier.

J'ai trop de respect pour la vie humaine pour quel que soit la vie qui soit en face ou sur le côté y compris des gendarmes et les autres et je n'ai pas le droit de de mettre en danger ou la vie en péril et la vie des uns des autres. Je pense que j'ai une indication chrétienne et une indication coutumiaire qui qui fait mes les limites dans lesquelles j'avance dans mon travail quoi. Est-ce que vous comp les jeunes pardon juste pour mais les jeunes ils ont ils ont débordé la société ou ils ont pas débordé la CCT ?

Je pense que cette jeunesse là qui on voit, il y a une jeunesse où des quartiers où malheureusement le train de la cour de Nè, il s'est arrêté à leur porte. euh ils ont pas su ils ont pas pu bénéficier de d'un certain nombre de leviers de développement économique. Tu en a un certain nombre de jeunes qui sont venus en métropole chercher le savoir.

Tu en a tu en a beaucoup d'autres aussi qui sont restés et on a été dépassé oui par cette jeunesse et mais qui ont parti qui était lié dans le cadre des de toutes les mobilisations. Ils ont par contre sur la revendication, ils sont restés dans leur revendication propre parce qu'ils estimaient que que le travail politique, il fallait finir le travail parce qu'ils ont connu l'histoire de leur grand-père, leur grand-père surtout les problème. C'est que on n pas tous les outils et peut-être de les outils de communication nécessaires à ce moment pour pour en parler avec tous ces jeunes.

Est-ce que vous comptez participer aux négociations convoquées par Emmanuel Macron début juillet ? Allez alors déjà il y a il y a pas de programme qui établi sur cette rencontre d'après les informations que parce que je viens tout juste de sortir de prison et il y a il y a pas de programme, il y a pas de cadre qui est fixé dans le cadre de cette rencontre et je me vois mal commenter les choses et d'autant plus qu'il y a une convention du FNKS qui est prévue le 28 de ce de ce mois où ils auront à décider de du cadre dans lequel les discussions évolué quoi. Mais vous ne l'excluez pas pour le moment je suis avec mes avocats parce qu'il y a la partie judiciaire dans lesquelles je suis fa C'est normal, il faut encadrer tout ça parce que je commence à goûter à la liberté, c'est cher la liberté et j'ai envie quand même de faire en sorte quand même que tout ça soit bien encadré quoi. si jamais il y a des possibilités de de répondre à quel que soient les rendez-vous quoi politiques.

Il a gier qui a été libéré aujourd'hui d'après vos informations. Donc un des un des derniers responsables de la société c'est une satisfaction de ces militants qui ont été libérés sur cont. Ah ben c'est une énorme satisfaction parce qu'on a toujours on s'est toujours on s'est toujours on a toujours dénoncé les l'ensemble des charges qui nous a été reproché.

Monsieur Jordier voilà c'est parce que lui il est en Calédonie mais en tout cas là où on était satisfié c'est le fait que le dépaysement du dossier le fait de l'emmener sur la métropole ça a pu vous savez moi j'ai perdu la confiance dans la justice en Nouvelle Cadonie ça fait trop longtemps moi j'ai connu des des procès fleuve en Nouvelle-cadonie qui qui se sont terminés en peu de poisson et le dossier de Jengen de les acquitements des des événements de de Yengen comme tant d'autres dossiers, des petits jeunes qui sont fait condamnés pour pour outrage à magistrat où ils ont pris 3 ans de prison. Il y a plein d'éléments comme ça que je dis c'est s'il y a bien une dernière maison sur lequelle quel que soit nos peuples dans ici en France compare tout les régions où on doit avoir confiance c'est quand même la justice et j'ai sentais que on avait perdu foi dans dans cette maison où on devait se sentir en sécurité de ça et c'est un peu de ce sens-là que je dis que c'est tant mieux que les gens parce qu'ils sont tous des pères de famille ils ont ils ont besoin de retrouver éloigné déjà loin des des êtres qui le sont cher que je dis ce temps en personne de vivre ce que s'est passé parce que et j'espère que on pourra fermer ces étapes là judiciaires et converger vers quelque chose de meilleur pour les populations qu'elle donnait quoi aujourd'hui le leu central de la CCAT c'est toujours Christian P1 est-ce que la CCAT c'est c'est encore la CCAT je par ça par le son chef C'est vrai que les gens j'ai je veux pas le cacher, les gens ils ont beaucoup de le fait que j'ai draîné des milliers de gens en Nouvelle Calonie dans le cadre des mobilisations pacifiques, les gens ils se sont rattachés à ça à cette démarche et après de là je dire à jamais considéré comme quelqu'un qui qui est irremplaçable. J'ai dit c'est le travail je l'amène là où je peux aujourd'hui.

J'ai été ça fait pratiquement 1 an que j'étais en à l'étaba énormément d'eau et on coulé sur le pont depuis depuis un an aussi. C'est des réalités je il y a des choses que je ne pourrais pas rattraper. Je suis pas un sur mais j'essaie du mieux que je peux d'amener ma petite part à la contribution.

C'est pour ça que souvent j'ai tenté de de passer des messages à travers ma compagne à travers maître Rou et maître médicau sur un peu comment je souhaitais orienter ma communication. parce que j'estimais que il y avait besoin de communiquer, il y avait besoin que Paris comprenne que on peut pas changer les règles du jeu comme ça. L'accord de Numéa, c'est quand même des affirs des suites logiques de l'accord de Matignon.

C'est des accords qu'on a payé au prix fort dans le sang et les caloniens de toute origine et qu'il est important de de tourner la page de ça. Malheureusement les événements nous ont rattrapés et maintenant ben il faut repenser les blessures et puis pour que les caloniens se retrouvent sur le chemin. Il y a le chemin du pardon, le chemin de vivre ensemble et toutes tous ces choses que j'espère que dans le temps qui nous est imparti de pouvoir créer les conditions pour avancer vers ça quoi.

Et l'équilibre là qui est proposé avec projet de souveraineté avec la France, ça ça te paraît euh intéressant à discuter ? Je dis actuellement le dossier qui est posé dans les conventions du et congrès du frinkest récemment c'est c'est le c'est le document de l'état qui qui est terminé par monsieur Val. Je pense que c'est un c'est une étape au-dessus de de ce que l'accord de de Numé ça peut être une embuche pour pouvoir avancer dans le travail.

Je pense que le député IBA avec le sénateur et et les les responsables du FRKS, ils ont tenté à mettre reprise de pouvoir euh prendre ce chemin pour pouvoir avancer dans le cas d'exution parce que nous nous citons plus que tout. C'est l'accession de notre pays à la pleine souveraineté comme n'importe quel autre peuple dans le monde quoi. Il y a deux choses.

Il y a aller chercher Kanaki et il y a aussi aujourd'hui assurer la survie de la Nouvelle-Calédonie qui est sinistrée au niveau économique. Est-ce que ces deux objectifs sont pas contradictoires à un moment donné ? Comment vous allez parvenir à les mener de front ?

Je pense qu'il y a c'est comme tout. Je pense qu'il y a que j'ai dit les responsabilités sont partagées. C'est aussi d'une part parce que entre les les anti-indépendantistes, les indépendantiste et l'État euh moi j'ai tenté à chaque fois pendant toutes les mobilisations qu'on a fait de toujours tracer une rout celle du respect de la parole donnée.

Et on sait qu'aujourd'hui ben il va falloir travailler avec l'État cheviller sur c'est des positions claires et sur l'idée que si cette responsabilité est partagé, il va falloir qu'on qu'on regarde comment on a reconstruit la paix sociale. En même temps, on voit le tissu économique. OK, il est il est parti mais moi je suis le premier désolé parce que c'est j'ai pas fait de la politique et surtout valider ces deux accords politiques là pour s'en prendre à aux entreprises des personnes ou à ou à mettre en péril surtout des emplois des emplois de ces commer c'est quand même des gens avec des salaires très moyens je m'amuserai pas à détruire les emplois de ces de ces gens là des calonis de toute origine et je me vois mal à faire de la politique pour un moment donné donner l'ordre de partir sur des choses comme ça et et forcément je suis le premier désolé de ce qui s'est de ce qui s'est passé et je l'ai dit comme je l'ai dit aussi à la juge, c'est je suis je registrai présent pour répondre à toutes les questions qui sont posées dans le cadre des des charges qui me sont reprochées mais sur ce dossier sur les questions précises c'est que j'espère qu'un jour que Euh ce qui s'est passé la nuit du 12 au 13, j'aurai des réponses deci.

Qui a intérêt à mettre l'accord de nos mains à par terre ? Qui a intérêt à ce que ce dispositif là qui a scellé dans la paix l'économie sociale, les l'engagement des gens sur les mines et hautes pour que ça fragilise comme ça ? J'espère que le ch j' aurai une réponse à ça.

J'espère que n'avoir pas fait ces ces mois de prison ou peut-être encore d'autres dans l'avenir mais j'espère que que j'aurai au moins une réponse à ça parce que j'ai je ne suis pas engagé pour ça. Je suis désolé mais mon pays il vaut il vaut mieux que ça et même la dignité de mon peuple il vaut mieux que que ce qui s'est passé mais en même temps la situation il est là aujourd'hui il faut prendre la réalité telle comme ça. Mais la revendication en elle-même, celle d'emmener notre pays vers la sortie, je pense que ça je ne varierai pas là-dessus.

Je continuerai à porter le combat de mon peuple parce que j'estimais que on n'a pas fait tout ce chemin pour ça. On a fait quelque chose et pour fermer dans définitivement la parenthèse coloniale de notre pays quoi. Est-ce que il faut on continue à dire aux jeunes de de Pot ou de Montvel de de se calmer de Est-ce qu'il faut continuer les appels locales et dire il faut discuter, il faut rentrer en politique ?

Toujours depuis que j'ai rencontré le président Macron, la démarche sur lequelle je me suis engagé c'était la désescaladeur. Et c'est ce que j'ai fait dans toutes les communes, dans toutes les communes, dans tous les quartiers jour où il a fallu aller en premier. Je suis parti pour aller parce que j'ai j'ai engagé je me suis engagé une parole avec le le président Macron de aller vers la desescalade.

Forcément que c'est pas facile parce que tu as des jeunes qui n'ont qui pensent que le résultat c'est tout et tout de suite. Non je mais moi j'ai assumé le choix que j'ai fait de de cette rencontre et je suis allé sur le terrain pour pour tenter d'amener de ramener les gens au calme puis de permettre de poser des bases nouvelles pour pouvoir avancer vers quelque chose de concret. Vous imaginez revoir Emmanuel Macron un an après cette rencontre et après cette année en détention provisoire ?

Qu'est-ce que vous là ? Vous avez vous avez envie de lui dire quoi dans votre esprit ? C'est ce que je lui ai dit la dernière fois, c'est que faudra qu'on on trouve les voies et moyens pour pour sortir par le haut le dossier caldonien.

On peut pas faire de de la répète tous les 30 ans sur ce dossier. On ne construit pas des générations avec avec des par étape avec des où à un moment donné ça revient en permanence les rapports de force sur le terrain. Il faut régler définitivement le sujet sur le corps littoral.

Celle-là c'est c'est celui la mer malheureusement de toutes les batailles qui a fait que ça a cristallisé les débats entre Paris et la Nouvelle Calonie et entre les indépendantistes et les non indépendantistes. Mais on voit si je pense que un moment il va falloir réunir les conditions et pour qu'on puisse se projeter plus loin. Sinon, je dirais c'est pas la peine de mettre un pensement sur une jambe de bois pour que c'est une autre génération d'A qui devra assumer à les choses.

Moi je pense qu'il est grand temps aujourd'hui de qu' avec le gouvernement Françon de se projeter de se dire que allez il faut se donner les possibilités de de fixer une voie vers la pr souveraineté queles que soient après les conditions pour qu'on puisse regarder avec la France. La France aujourd'hui il a cette tard de dire qu'il a la deuxème la plus grande façade maritime au monde. C'est quand même la Calédonie et Tahiti que lui donne c'était cette place et je pense que on peut regarder différemment les choses demain d'un accord d'état état sur c c ces étates mais il faut se projeter le plus loin possible.

Sinon moi je je je reste persuadé que c'est on va encore on va faire végétation avec des difficultés à venir quoi. Excusez-moi ben c'est un an de détention. Vous n'avez pas de de colère de de rencœur envers l'État français enverson cher qui vous qualifié de mafia voyez.

Mais c'est moi, il s'enengage que lui parce que les réponses moi je l'ai emmené sur le terrain depuis l'immobilisation pacifique pour lui dire faites attention ce dossier elle va il y a des risques malheureusement qu'on ne maîtrise pas et problème c'est que l'entêtement de certains membres du gouvernement à amener le dossier dans le mur ça ça ça m'embête un peu et et j'espère que Les futures discussions vont ouvrir à la voix sur sur d'autres choses et surtout je souhaite par au à l'ensemble des Français parce que souvent en Nouvelle-Cal de Nie trop de gens parlent au nom du peuple français des des gens qui sont dans les là-bas en disant et il faut que le peuple français comprenne que que beaucoup de gens y compris les parlementaires et les gens du gouvernement parlent en nom mais malheureusement ils ne font pas forcément il y a un sondage qui a été fait par et un moment donné par sur sur les français en disant que mais il faut si le pays veut accéder à l'indépendance mais qu'on leur donne l'indépendance. J'ai inventé rien. C'est quand même un sondage qui a été fait.

Je sais pas d'actualité si encore les gens ils ont cet état d'esprit mais moi j'espère que il va falloir que les gens quel que soient les le gouvernement qui viendra il faudra il faudra changer des disques sur la manière de faire le le travail en Nouvelle Caille de quoi vous êtes le président du FNKS aujourd'hui cons FNKS les opinions divergent notamment produit des choses Heureusement quoi qu'on est en démocratie, il y a il y a toujours au niveau indépendantiste les différents manières de procéder d'aborder les éch dans la dans le casadre de la corne mer. Mais je pense que forcément on va on va devoir se retrouver. se sont retrouvés autour d'une table à Guaho Deva à Bouril avec monsieur Vals dans le casadre des discussions.

Moi j'étais nominé parce que le temps que j'étais en prison hein, c'est je voilà c'est peut-être aussi beaucoup la confiance des gens hein qui m'ont ils ont demandé que c'est c'est plutôt plus un symbole. Je revendique pas autre chose de plus l'endance. Je dis c'est je serai à ma place qu'on me fera confier à un moment donné si aujourd'hui demain d'autres ils voudront prendre la je suis pas attaché à à ces postes de présidence de FLK.

Je suis je suis un militant au service de la cause de mon peuple et puis voilà le temps qui me sera donné de servir je servirai pas. Justement, le fait d'avoir été nommé pendant votre détention, est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur outre ? Voilà, vous avez parlé d'un aspect symbolique et est-ce que vous pouvez nous en dire un peu de plus sur sur ça sur ce que ça sur ce que ça vous vous a engagé ça vous engage aujourd'hui ?

Là, vous avez envie d'assumer pleinement cette fonction président du FNKS, comme vous le disiez tout à l'heure, c'est d'abord retrouver la liberté, la vie. Euh non parce que moi j'ai considéré qu'on va travailler horizontalement avec l'ensemble des des groupes et j'ai parce que c'est dans mon habitude j'ai pu avec tous les gens avec qui on a construit la cellule de coordination des actions terrain comme depuis mon investissement j'ai toujours essayé de faire en sorte qu'on on parle d'une seule voix queil y a ess et c'est le but c'est de aujourd'hui il y a il y a il y a l'histoire de la présidence du FNS Mais ça me prend pas plus la tête que ça. Je vais je ferai les choses dans le temps qui qui met à partie là.

Puis je dis à demain. J'espère que d'autres prendront la suite parce que j'ai j'ai quand même c'est pas rien le dossier judiciaire sur lequel je suis. J'ai je me suis mis à disposition des juges de pour que je puisse m'expliquer et pour moi la partie judiciaire et pénale est trop importante aujourd'hui en même temps aussi.

Mais je fais confiance aussi à au bureaux politique de Franks et et toute l'organisation qui autour pour pouvoir avancer sur le travail sur le suivi de de le cadre dans le cadre de la sortie de de ce processus. Il a été dit que le dossier est vide. C'est quoi votre statut dans la procédure à ce jour ?

Il a été dit que le dossier judiciaire est vide par vos avocats et c'est quoi votre statut à ce jour dans la procédure ? Alors il y a sur la procédure à vos charges et à votre statut précis. médica il en peut-être.

Voilà, on on a fait un point tout à l'heure sur cette question. Euh il nous reste deux objectifs judiciaire. Le premier des objectifs, c'est que monsieur T1 puisse retrouver les siens parce queil faut pas oublier qu'il est toujours à 17000 km de chez lui.

Donc ça c'est un premier combat judiciaire qui nous attend. Certainement pas tout de suite hein, mais on utilisera les moyens qui sont les nôtres pour pouvoir l'atteindre. Et puis le deuxième le deuxième objectif, c'est que son innocence soit intégralement reconnue, totalement reconnu.

C'est-à-dire que à ce stade, vous avez posé la question du statut précis de de monsieur T1, il reste mis en examen pour des infractions d'association de malfaiteurs et une infraction criminelle de vol en bande organisée. on est placé sous le statut témoin assisté, c'est-à-dire que les charges ne sont pas suffisantes pour le mettre en examen euh dans le cadre de l'infraction de complicité de tentative de meurtre sur personnes dépositaires d'autorité publique et dans le cadre de la provocation directe au groupement armé suivi des faits. Ça c'est une qualification récente et les juges d'instruction parisiens ont choisi de nous mettre sous statut de témoin assisté sous cette qualification étant précisé que la qualification qui concerne la complicité de tentative de meurtre sur personnes déposites d'autorité publique, c'est les j les juges de Numéa qui en en tout début de procédure après 4 ou 5 mois d'instruction avait déjà décidé de nous placer sous statut de témoin assisté.

Donc sur le reste, nous on maintient avec maître Rou et maître Horté ce qu'on a dit et toujours dit devant les juridiction. Le dossier est effectivement vide, il y a rien, aucun élément. Simplement le temps judiciaire est ce qu'il est.

C'est pas après pas qu'on arrive à démontrer l'innocence de quelqu'un. Et le premier de ces pas, c'est de retrouver la liberté. Ça c'est fait.

Maintenant, on va passer à la suite. Est-ce que vous projetez déjà sur le retour sur votre terre ? C'est quoi la première chose que vous aimeriez faire là-bas ? déjà retrouver le pays, c'est c'est important et puis retrouver ben ma famille et puis c'est et puis pour le moment je suis un peu j'attends un peu par rapport à la décision des juges.

Pour le moment, on doit rester sur métropole. Ça me permettra de aussi de connaître un peu la métropole, de regarder un peu les choses en attendant que les choses s'améliorent. Mais en tout cas forcément je suis je suis impatient de retrouver lais et de pouvoir aussi amener ma contribution à l'évolution des des discussions qui et de permettre de de poser serement les choses avec un ensemble de mouvement.

Comment est-ce que les indépendantistes ils peuvent rassurer les non indépendantistes aujourd'hui dans cette discussion après ce qui s'est passé comment rassurer tout le monde tu pas comment bah je pense dans ce sens là parce que j'ai pas c'est compliqué parce que c'est enfin c'est pas forcément je pense que il y a des possibilités d'avancer C'est la rencontre qui s'est passée du côté de Bourille avec le ministre Val, c'est ben on voit c'est que tous ceux qui ne veulent pas que je participe à à la future rencontre avec dans les futures rencontres politiques, c'est c même qui ont fait l'échec à la négociation de Bouril. Alors, j'ai l'impression que ben on trouve des prétextes pour ne pas résoudre les problèmes et après Guarudeva, c'était Christian. Après d'autres, c'est quoi d'autres prétextes supplémentaires pour ne pas faire aboutir le dossier candonien et tirer les canoniens vers le haut ?

Mais est-ce on peut est-ce que les indépendantistes comprennent qu'il y a il y a de la peur aussi de l'autre côté ? Je parle pas des responsables politiques mais des gens des Calédoniens européens ou autres. Est-ce qu'il y a Vous comprenez qu'il a de la de l'inquiétude ?

Oui, je c'est pour ça que vous avez dû percevoir une des vidéos que j'ai faite et qui on m'a filmé en disant que j'iraiis rencontrer les gens dans les gratudes et j'irai les chercher dans les grat sud. On l'a fait cette mobilisation. il plus de 20000 personnes, on a on a pu rempata avec cette grosse mobilisation et on a été dans ces quartiers parce que je voulais en parler directement avec ces personnes ces gens qui ont peur des canaques que des gens que je voulais surtout une chose aller les rencontrer sur des coï que c'est des gens ils sont toujours la chasse gardée de certains responsables anti-indépendantistes c'était de parler de vivo avec ces gens-là leur dire que on est un pays à ensemble et que ces équilibres là, ils sont fondés sur le sujet du corps électoral là qu'on ne peut pas malheureusement j'ai après le meeting, j'ai pu expliquer à ces gens qu'on ne peut pas d'un coup de baguette magique bouger de manière à rentrer 50000 personnes sur le sur le sujet du corc les équilibres sur lesquels ont été bâtis ces deux aports et c'est un peu le sens de mon de cette rencontre dans le quartier sud là c'était de leur dire mais faire pays ensemble mais elle a supposé que il y a eu des sacrifices énormes qui ont été des par et je c'est pour ça que c'est ça s'est passé mais ça s'est très très bien passé cette journée à l'anglaata où même si c'est pas j'aurais souhaité qu'il y aurait plus de monde à ce je à cette rencontre du côté des cart mais au moins ceux qui étaient là j'ai pu passer le message avec eux et je pense que s'il faudra prendre le temps encore de rassurer les gens que les Canaques n'ont pas cessé depuis dans les vous vous remontez pratiquement depuis les années 70 on a fait que des accords à concession vis-à-vis uns et des autres, on a ouvert notre corps électoral en permanence pour accueillir à l'autre à chaque fois et ça c'est une concession qui a été fait par les CAN à chaque fois et souvent je pense que des fois tu je vois ici en France des populations qui dans le cadre des dernières élections ou des régions où il était il y avait des gens qui votaient quasiment à gauche l'extrême gauche voix centriste qui aujourd'hui se retrouvent aujourd'hui à voter pour pour Marine le p c'est des questions qui qui posent aussi qui est aussi valable aussi un nouvel cas de dans le cadre de de la situation on ait un petit peuple de 220 à 130000 autochtones canc et on est je dirais on est insignifiant vis-à-vis du du peuple français avec ces 75 millions d'habitants et on a certainement besoin aussi d'exister avec notre culture et une are manière de faire dans la vie et c'était le sens du céral les nous ne sait pas disparaître nous ne voulons pas être les derniers moyons de la région pacifique nous voulons juste simplement être reconnu comme n'importe quel autre peuple dans le monde.

Qu'est-ce que vous pensez de la proposition de Marie Le Pen dans je pense que la période va arriver où chacun fera des propositions euh pour empêcher madame Le Pen elle est déjà elle est aussi en campagne pour les tout comme tous les partis ici en France sont tous dans les starting pour les campagnes pour les futures échéances présidentielles après j'espère que les les enjeux nationals ne vont encore piété sur sur ce qui est déjà compliqué pour les canon par madame baquet je rappelle que monsieur avec ses avocats a déposé plainte et cité madame baqu de l'entriel de Paris où elle sera jugée le 15 janvier 2026 pour avoir dit que Christian était chef de terroristes donc madame devra s'expliquer devant la justice. d'utiliser l'expression de faire payer ensemble vous imaginez faire payer ensemble avec son caiss Nicolas qui ont des propri très très dur ces derniers mois il 3è les se sont bien sérieux je pense [Musique] Monsieur le prident panne голово верховної ради українет примістро та закордонних справ за франковний світ P franв колеги сенаторки та сенатори червень 1940 болючий спогад для французв frja захоплена частково окупована на дорогах море втікав військова перевага на користь німецької армії незаперечна поняти співння програм поприце 18 червня 1940 року з лондона пролунав голос генерала деголян закликав французкий народ продовжува боротьбу він всевду х орудмовився від перемир яке лише приховувало катуляцію і оголосив про нові плани відвоювання. Хоча ми повинні бути обережними, щоб не читати сьогодення за мірками минулого. Звернення 18 червня 1940 року має особливий резонанс у контексті російської агресії проти України. як і сьогодні територіальні загарбання окупація звірства злочи не повинні залишатися безкарми але з іншого боку рішучість українців чинити опір відмовлятися від умов миру за непомірну ціну який означав би зникнення незалежної та вільної [Musique] [Musique] [Applaudissements] Le général de Gaulle dans son appel du 18 juin l'a répété.

Je cite "La France n'est pas seule. Aujourd'hui, l'Ukraine n'est pas seule, monsieur le président de la RADA. Et à vos côtés, notre responsabilité est grande.

Face à des autorités russes qui font le pari de la force, de la résignation ou de la lcitude, nous vous démontrons que notre détermination à vous aider en rien entamée. Continuez à vous fournir des armes, en particulier des missiles et des moyens de défense aérien. aider votre industrie d'armement qui accomplit des prouesses d'innovation.

Le chemin est tracé et ce chemin ce n'est pas choisir l'escalade militaire, c'est donner une possibilité d'en finir plus vite avec le fracas des armes. De toute évidence, hésiter serait prolonger la guerre et éloigner la paix. Notre devoir est de soutenir l'Ukraine par conviction et par principe.

L'Ukraine continue de vivre en démocratie en temps de guerre et le travail législatif de la radar en est l'illustration éclatante. Ceux d'entre nous qui sont rendus à Kiev savent dans quelles conditions travaillent nos collègues parlementaires ukrainiens. des sessions maintenues secrètes, des sacs de sable pour protéger le parlement, des fenêtres partout obstruées.

Imaginons de telles conditions ici et nous en éprouverons tous les froids. Alors que nous célébrons en cette année 2025, le 150e anniversaire du Sénat de la République française. Vous offrez, monsieur le président de la radar un bel exemple de la vitalité du parlementarisme et de la force des démocraties face à des régimes autoritaires qui ne reculent devant rien, ni la terreur, ni l'enlèvement des enfants.

Nous l'avons encore évoqué ce midi. Et si nous imaginons qu'agir par principe serait faire preuve d'idéalisme et que l'idéalisme n'a pas sa place dans le choix des États, alors soyons collectivement convaincus au moins d'agir par intérêt. L'Ukraine est notre rempart.

Elle se bat pour notre sécurité et notre liberté. Il n'est pas d'empire qui a mis un frein leur appétit de conquête. Peut-on rassasier le léviatant ?

La sécurité de l'Europe aujourd'hui et non seulement demain est intrinsèquement lié à la victoire de l'Ukraine. Monsieur le président de la RADA, oui, l'Ukraine n'est pas seule. Elle n'est pas seule parce qu'elle est accompagnée par la France, le Royaume-Uni, les États de l'Union européenne et nous en formons l'espoir encore par les États-Unis d'Amérique.

Ce 4 juin, j'étais à Varsovie. avec la présidente du Brat et la présidente du Sénat Polonais. Vous étiez avec nous, monsieur le président, par visconférence.

Nous avons convenu d'adresser la déclaration que nous avons alors adopté au sénateur américain, qu'il soit républicain comme démocrates, qui se sont prononcés pour un renforcement des sanctions américaines à l'encontre de la Russie. car n'en déplaise au Cassandre. Plus les sanctions sont coordonnées, plus elles sont efficaces.

Nous avons, mes chers collègues sénateur un rôle de persuasion à accomplir auprès des sénateurs américains pour préserver autant que faire ce peu l'engagement des États-Unis en Ukraine. Oui, l'Ukraine n'est pas seule. Elle n'est pas seule parce qu'elle est accompagnée par les États membres de l'Union européenne et que les portes de l'Union européenne lui sont ouvertes.

Voilà aussi une garantie de sécurité pour l'Ukraine de demain. Le chemin de la désion sera nécessairement progressif et au nom de cette progressivité, nous invitons instamment le dernier état membre récalcitrant à vaincre ses réticences. Nous lui demandons d'accepter l'ouverture du premier bloc des négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne.

La Russie a fait le choix de tourner le dos à son horizon européen. Laisserons-nous dicter paras quels États doivent rejoindre ou non l'Union européenne ? L'Europe de l'Atlantique à l'ural s'est rapproché de nous.

Elles s'interrompt désormais aux frontières internationalement reconnues de l'Ukraine. Mes chers collègues, dans le message du 18 juin qui fut ensuite placardé sur un certain nombre de murs de villes et de villages, le général de Gaul écrivait "La France a perdu une bataille mais elle n'a pas perdu la guerre. Les Ukrainiens ont gagné des batailles, ils en ont aussi perdu.

Mais avec eux, nous sommes avec eux. La guerre reste à gagner pour que demain s'établisse une paix durable. Je voudrais m'adresser au travers de vous au peuple ukrainien aujourd'hui en journée de deuil après les terribles attaques qu'il a vécu pour leur dire que nous repartageons leur souffrance et leur deuil en cette journée où nous vous accueillons.

Nous vous accueillons avec espérance. Nous vous accueillons aussi dans la solidarité avec le peuple ukrainien. Oui, c'est dans le souffle d'espérance que porte l'appel du 18 juin que nous vous accueillons, monsieur le président, parce qu'aujourd'hui, ce sont les Ukrainiens et l'Ukraine qui l'incarnent le mieux.

Vive l'Ukraine ! Vive la République et vive la France ! Monsieur le président, je vous invite à prendre la parole à la tribune. [Applaudissements] Cher monsieur le président du Sénat, cher Gérard, mesdames et messieurs les sénateurs, chers amis, je suis particulièrement honoré de m'adresser à vous aujourd'hui dans le berceau de la démocratie française, là où bat le cœur institutionnel de la République.

Permettez-moi de vous féliciter sincèrement, monsieur le président, ainsi que vous les sénateurs et sénatrices, avec les 150 ans du Sénat de la République, l'histoire de votre glorieuse institution est non seulement une partie intégrante de l'histoire de France, mais aussi un fondement puissant sur le lequel repose la démocratie française et les principes républicain inviolable. On on y ressent ici dans ces murs la continuité politique préservée au fil de génération des Français qui incarnent la sagesse, la cohérence et la dignité nationale de la France. Je vous remercie très sincèrement à chacun de vous pour cette possibilité de parler devant cette assemblée.

J'y vois. cette possibilité comme une manifestation d'un respect profond et sincère pour le peuple ukrainien. Chers amis, j'ai le privilège d'être ici pour la deuxième fois.

J'ai pris la parole pour la première fois devant le Sénat de la République française au tout début de février 2023. À l'époque, l'Ukraine traversait l'un des hivers les plus difficiles dans son histoire moderne, une étape très difficile. Ici même à ce même endroit, je vous ai demandé à chacun d'entendre la voix du peuple ukrainien qui se levait pour défendre sa terre et qui avait besoin d'aide.

Et vous l'avez entendu. Vous l'avez entendu dès le premier jour de cette guerre insensé et cruelle que la Russie a commencé contre l'Ukraine, contre mon peuple. Vous vous avez entendu cette voix à des milliers de kilomètres.

Vous l'avez compris même sans connaître notre langue. Vous l'avez compris et vous êtes venu à la rescousse. Aujourd'hui, la France joue sans exagération un rôle historique dans la vie de l'Ukraine.

Votre leadership politique a donné un puissant à tous les autres partenaires pour soutenir l'Ukraine. préserver soigneusement l'unité européenne et l'unité euroatlantique. Vous démontrez la cohérence et la consolidation des actions de toutes les branches du gouvernement français en prenant des décisions décisives et responsables.

J'avais été l'un des premiers à comprendre et à convaincre les autres partenaires qu'il ne devaiit pas y avoir des limites dans la nature des moyens de défense à fournir pour défendre notre patrie. Ni par rapport à type d'armes, ni par rapport au volume, ni par rapport à porté longue portée. Donc aujourd'hui, je voudrais vous remercier tous d'avoir protégé notre ciel, de nous avoir des ailes qui le protègent aujourd'hui.

Merci d'avoir formé nos soldats. Je remercie le peuple français, le grand peuple français d'avoir abrité nos citoyens, les citoyens ukrainiens, mais pour la solidarité et l'empathie, pour ces fantastiques actes d'humanisme que nous les Ukrainiens nous n'oublierons jamais. Au nom de la Verhovada d'Ukraine et au nom de l'ensemble du peuple ukrainien.

Permettez-moi remercier sincèrement le Sénat et chacun d'entre vous, chers amis, la France toute entière pour le soutien inestimable que nous permet aujourd'hui de continuer à nous battre. Cher Sénat, il y a quelques heures avec un grand ami de l'Ukraine, le président du Sénat français, Gérard Larcheter, nous avons rendu hommage à la mémoire du célèbre général de Gaul. en dépant en déposant des fleurs au pied de son monument.

Et maintenant, je m'adresse à vous. Je m'adresse à vous en ce jour où la France se souvient de lui comme un grand fils du peuple français, comme l'une des plus grandes figures de son histoire et et de celle du monde. dans son discours radiophonique, dans son appel à la nation, à tous les Français, n'a pas seulement lancé le mouvement de la résistance française, il a donné l'espoir à l'Europe occupée par les nazes.

Espoir qui deviendra par la suite la foi. La foi qui se transformera en victoire après de nombreuses années de guerre. [Musique] Lorsque je parle de Gaul, je comprends à quel point son appel de 18 juin au fenés et aux alliés soit aujourd'hui d'actualité 85 ans après.

Aujourd'hui, il s'agirait aussi d'un appel à la résilience s'il sonnait aujourd'hui. Ce serait un appel à l'unité. Il s'agirait d'un appel à la détermination.

Je parle de Charles de Gaul et je pense à l'Ukraine depuis près de 3 ans, 3 ans et demi, ma patrie résiste à cette agression brutale et non provoquée. Elle résiste au nouveau fléau du 21e siècle qui vient de l'est pour tuer et conquérir pour piller. [Musique] Nous avons relevé ce défi avec dignité face à cet ennemi beaucoup plus grand et plus puissant parce qu'il n'y a pas de valeur supérieure à la liberté parce qu'il n'y a pas de rien de plus cher que sa propre terre et son propre peuple.

Parce que nous nous voulons faire partie d'une grande famille européenne et non d'une dictature russe soviétique impitoyable à laquelle le régime de Poutine a cyniquement arrangé arraché les derniers vestiges de la démocratie. Monsieur le président du Sénat, mesdames et messieurs les sénateurs, l'Ukraine traverse aujourd'hui la phase peut-être la plus dramatique de la guerre alors que l'aide et le soutien de la communauté internationale sont essentiels à à la résolution de cette guerre. Votre histoire et la nôtre nous enseigne que la capitulation n'a jamais été une option.

L'agresseur doit être arrêté, arrêté par la force des armes, par le pouvoir de l'unité européenne et euroatlantique. Sa force par le biais des sanctions impitoyables qui devraient enfin devenir une réponse appropriée à l'impitoyabilité de la Russie elle-même. Sinon l'agresseur passera plus à autre chose et ira plus loin comme il l'a fait il y a 85 ans.

Cette guerre ne se limite pas au territoire de notre pays. L'essus de cette guerre ne dépend pas de l'issue de la bataille pour la France. C'est une guerre mondiale.

Ces mots du sage et invincible Charles de Gaul nous parviennent comme s'ils étaient prononcés aujourd'hui. Seule une pression consolidée sur l'agresseur ne conduira une paix juste et durable et et que l'Ukra que les que aujourd'hui les Ukrainiens souhaitent plus que quiconque d'autre. La pression consolidée ne permettra pas à la Russie de poursuivre son agression, d'accumuler des ressources humaines et des armes, de retarder le processus de négociation, de mentir et de manipuler.

Je suis convaincu que le châtiment de la Russie pour tous ces crimes doit être inévitable. Et pour traduire ça en en mot compris par tous, il faut que l'agresseur la Russie paye le chèque le prix de cette guerre pleinement en payant par les biais de des avoirs russes gelés et ce serait ce ne serait que rendre justice. колег загоют votre sur l'Ukraine qui outre la défense contre l'agression c'est aussi notre chemin vers l'Union européenne et le système de sécurité collective et atlantique. choix comme celui de défendre notre patrie, c'est un choix conscient et civilisationnel du peuple ukrainien. un choix en faveur de la paix, du développement et de la sécurité que je vous demande aujourd'hui de de nous soutenir.

Continuez à nous soutenir. Nous avons clairement fait ce choix civilisationnel comme tous les membres de l'UE et de l'OTAN. Permettez-moi de vous assurer que le président de l'Ukraine, Volodimir Zelenski, le Parlement, le gouvernement de l'Ukraine ont été et reste des garantiables de l'orientation inébranhamlable vers l'intégration européenne et l'intégration euroatlantique.

Hier, alors que je me rendais ici, j'ai appris le brutal le brutal bombardement nocturne sur KV. 28 morts d'innocents, de civils innocents, 150 blessés en une seule nuit dans une seule ville. Et je me suis demandé quelle était la chose la plus importante que je devais vous dire à partir de cette autre tribune quand tout a été dit.

Tout est clair depuis longtemps. Il faut juste prendre une décision peut-être la plus difficile mais mais aussi la plus la plus importante. Chers amis, j'aimerais que nos partenaires défendent l'Ukraine avec autant d'acharnement que la Russie veut détruire l'Ukraine.

Que nos partenaires se battent sans demi-temps, sans demi-action, sans sans demécision semi-décision, mais pleinement tous les jours et jusqu'au bout. Car après tout, si la démocratie mondiale l'emporte, c'est la paix et la prospérité qui attendre et l'Ukraine et l'Europe. Et si c'est la tyrannie russe, que Dieu nous en préserve, c'est la ruine et la mort.

Et c'est pour ça que je suis ici. Et c'est pourquoi je vous demande plus d'aide. C'est pourquoi je crois fermement à la force de l'esprit français.

Je crois en la force de ce qui a été formulé à l'époque par Napoléon. Rien n'est impossible. Seul le degré de termination l' et la détermination de la France, celle qu'elle nous aide aujourd'hui à survivre, je suis sûr, elle nous aidera à gagner demain.

Monsieur le président, chers amis, le Sénat est le lieu, le haut lieu où vit la démocratie, où vivent la force et la force vive de la nation. La France est attachée à la liberté, fidèle à la démocratie, fidèle aux idéaux européens. Et comme l'a dit gén le général de Gaul que nous souviendrons tellement souvent aujourd'hui, la grandeur d'une nation n'est pas dans son territoire mais dans son idée.

La France a cette grandiose idée. L'Ukraine a cette grandiose détermination. Et cette grande synergie peut rendre l'Europe plus forte, plus solidaire et plus sûre.

Ensemble, nous atteindrons certainement cet objectif commun. J'y crois sincèrement. Gloire à l'Ukraine.

Vive la France. [Applaudissements] Merci monsieur le président de la radar. Chers collègues, je vais vous demander de ne pas bouger un instant.

Je vais suspendre notre séance. Elle sera reprise à 15h pour les questions au gouvernement. Je vais maintenant racompagner notre hôte, je le ferai par l'allée centrale et en lui disant à bientôt.

Voilà. Merci à tous. Bonsoir.

Merci beaucoup monsieur le président. [Applaudissements] [Applaudissements] en face. pas le temps.

Vas-y, vas-y. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] plaisir de recevoir voir Stéphan Chok, président de la RADA dans l'après-midi avec une délégation ukrainienne. Je voudrais passer la parole à monsieur Paul Molac pour le groupe Liot.

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à madame la ministre de l'agriculture. Madame la ministre, l'agriculture biologique a besoin de soutien.

Une question majeure pour notre agriculture, pour la qualité de notre alimentation, la préservation de nos sols et la qualité de nos masses d'eau. Madame la ministre, certaines de vos récentes annonces ont pu interroger. Vous avez décidé il y a quelques semaines de réduire de 15 millions d'euros le budget de l'agence bio.

C'est autant d'argent en moins pour des campagnes de communication destination des consommateurs et pour l'aide à la structuration des filières bio. Aujourd'hui, l'État dispose d'ors et déjà d'un relicat de 250 millions d'euros non consommés au sein du budget de la PAC dans le cadre des aides à la conversion en bio. Or, vous avez annoncé lors d'un déplacement dans le GERS, département de mon collègue David Topiac, que vous avez souhaité prendre 50 millions de ce fonds en faveur de l'installation des jeunes agriculteurs.

Je ne peux que souscrire à votre volonté de favoriser l'installation des nouveaux exploitants, mais convenez ici que l'argent destiné à l'agriculture bio sera dépensé en majorité pour l'agriculture conventionnelle. Madame la ministre, la conjoncture reste préoccupante. C'est dans ce contexte que la chambre d'agriculture de Bretagne a récemment demandé une accentuation des aides au bio.

On pense évidemment aux aides au maintien. Pouvez-vous nous assurer, madame la ministre, que les budgets prévus pour l'agriculture bio et ce relolica qui est désormais de 200 millions d'euros seront bien versés à l'agriculture biologique et aux agriculteurs bio. Merci beaucoup monsieur le député.

La parole est à madame Annie Jeanvard, ministre de l'agriculture. Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Paul Melac, merci pour votre question.

Euh l'agriculture biologique, vous le savez, est un pilier essentiel de notre politique agricole qui vise à allier souveraineté alimentaire et transition écologique. Alors, le gouvernement n'a jamais cessé son soutien aux agriculteurs bio. Vous évoquez les 15 millions de l'agence bio. 10 millions était une subvention à caractère exceptionnel.

Vous n'ignorez pas le contexte budgétaire dans lequel nous sommes aujourd'hui. Et avec le tarissement du plan de relance et celui de la planification écologique, il y a eu évidemment cette conséquence et je le déplore avec vous, mais vous connaissez en parlementaire responsable la situation que nous vivons. Par ailleurs, les 100 millions dédiés à la communication sont bien là.

Cette année, la campagne a commencé et j'ai dit à la filière bio que nous essaierions d'aller chercher des crédits européens. sur la poursuite de cette campagne de communication en 2026. Je rappelle qu'en 2025, elle a bien lieu maintenant sur le relic bio de 257 millions d'euros sur la campagne 2023-2024.

J'ai en effet et j'ai réservé cette annonce au congrès des jeunes agriculteurs que je donnerai une partie de ce relicat aux jeunes agriculteurs dans l'aide au revenus. Vous savez qu'on a devant nous le mur du renouvellement de la des générations en agriculture. Il faut que nous encouragions les jeunes à aller vers les métiers agricoles et pour ça, il faut leur assurer un revenu en début de carrière.

Et parmi les jeunes agriculteurs, mesdames et messieurs les députés, vous n'ignorez pas qu'il y a des agriculteurs en bio. Voilà. Donc, il faut quand même le dire.

Pour le reste, monsieur le député, pour le reste, il y aura une revalorisation de l'écore. Il y aura selon toute probabilité un programme opérationnel sur le la bio. Quasiment 1 € de l'Union européenne sur de est conditionné à euh des critères agroécologiques, vous le savez et c'est une politique que je poursuivrai.

Merci beaucoup, madame la ministre. Monsieur Mol, merci madame la ministre. Il faut rester très attentif à la filière bio qui a beaucoup souffert les deux dernières années.

Là, ça va un petit peu mieux mais il faut vraiment continuer et bien sûr pousser les collectivités locales à appliquer la loi égalim, c'est-à-dire les 20 % de bio et 50 % de signes de qualité dans la restauration collective. Car je dois avouer que dans certains et en particulier l'État avec ces hôpitaux, nous sommes à la peine. Merci beaucoup monsieur le député.

Et la parole est à présent à monsieur Xavier Albertini pour le groupe Horizon. Merci madame la présidente. Mes chers collègues, ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'intérieur.

Monsieur le ministre, la semaine dernière s'est tenu place BVO en présence de parlementaires, de représentants d'association d'élus et de vous-même un premier point d'étape du groupe de travail relatif aux installations illicites des gens du voyage. Avec votre ministre délégué Jean-Noel Buffet, vous avez souhaité associer les élus qui travaillent sur ce sujet et naturellement avec ma collègue Nathalie Colinoserl, nous avons participé à cette initiative. Les premières préconisations et orientations qui nous ont été présentées permettront de soulager les élus et de l'ensemble des territoires.

Et le terme soulagé n'est pas choisi au hasard. Élu à Reince ayant été longtemps chargé d'une délégation à la sécurité, je sais à quel point les installations sauvages sont une antise puis un cauchemar lorsqu'elles deviennent réalité. Ces installations sauvages ne portent pas seulement atteintes aux droits de propriété des communes ou des personnes privées concernées.

Elles occasionnent des problèmes de salubrité, de sécurité, engendrent des dégradations, des dommages matériels et environnementaux. Nombre de gens du voyage respectent leurs obligations. Malheureusement, d'autres s'en affranchissent, faisant ainsi porter un regard négatif sur l'ensemble de cette communauté.

Nombre de nos concitoyens victimes de ces installations illicides sont donc dans l'incompréhension quant à l'impunité pénale réelle ou supposée de la part des contrevenants. Et il se développe dans nombre de territoires un sentiment de dissymétrie vis-à-vis de l'application et du respect des lois gage de la vie en commun. Enfin, nombre de nos maires et élus locaux se trouvent démunis face à la destruction d'équipements publics dont la charge financière de la remise en état pèse sur leur finances publique.

L'une des deux propositions de loi sur le sujet dont je suis l'auteur a été inscrite à l'ordre du jour de la niche horizon le 3 avril dernier. Elle n'a pu être examinée en séance faute de temps. Je me félicite pour aujourd'hui qu'un grand nombre de dispositifs inscrits dans ces deux textes se retrouvent dans vos préconisations.

Cela va dans le bon sens. Aussi, monsieur le ministre, je souhaiterais savoir quel va être le la suite donnée à ces préconisations et surtout dans quel délai nombre de nos concitoyens, de maires de présidents d'intercommunalité et disons-le aussi de nos forces de l'ordre sont dans l'attente. Je vous remercie.

Bravo. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à François Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l'intérieur.

Merci madame la présidente, monsieur le député. Euh d'abord, merci pour votre participation active au groupe de travail que nous avons mis en place il y a quelques mois et qui s'est réuni effectivement la semaine dernière pour consacrer plus d'une vingtaine de propositions, en discuter et pouvoir en apprécier la pertinence. Et il est vrai qu'une partie des propositions qui ont été retenues ont été puisées à bonne source dans le texte que vous aviez déposé.

Mais je voulais simplement rappeler peut-être pour l'Assemblée qu'en 2024 ont été recensés 1326 grands passages dans 78 départements dont 569 étaient illicites, ce qui représente plus d'une installation sur trois qui occupent un terrain public ou privé de manière sauvage. Au-delà de ça, les propositions que nous avons retenu en tous les cas sur les thèmes, c'est renforcer l'efficacité des sanctions et leur application, renforcer les pouvoirs du préfet en matière d'évacuation de terrains occupés de manière illicite, renforcer les exigences d'utilisation des aires d'accueil et inciter à la réalisation des aires d'accueil et mieux anticiper les grands passages. Alors, où en sommes-nous ?

Puisque le fond de la question est celle-ci. Nous aurons une nouvelle réunion ensemble d'ailleurs le 7 juillet prochain au cours de laquelle on procédera aux derniers arbitrages. Pendant cette période qui nous sépare du 7 juillet, nous sommes sur le point de régler les derniers sujets qui relèvent du législatif ou du réglementaire, on le sait à peu près, mais dans les précisions que nous voulons, nous les voulons parfaites.

Et donc au 7 juillet, les choses devraient être calées. Et à cet instant-là, nous préparons le texte dont j'espère monsieur le Premier ministre, qu'il sera prêt pour la fin du mois de juillet et qu'ensuite il pourra prendre son chemin parlementaire normal. Voilàù nous en sommes.

Nous voulons avancer vite. Ce groupe sous la responsabilité du préfet à l'oncle a fonctionné je crois assez bien et les mesures que nous espérons pouvoir mettre en place devrai être efficaces. Voilà monsieur le député, encore merci pour votre participation.

Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent monsieur Julien Brugerol pour le groupe GDR. Merci.

Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, la réforme des retraites de 2023 est un affronçant précédent fait à l'ensemble des travailleurs de notre pays. Depuis 2 ans, vos prédécesseurs et vous-même avez choisi l'évitement et le contournement de la représentation nationale pour tenter de faire oublier la profonde injustice de cette réforme.

Mais cette stratégie ne change rien. Plus des 2 tiers des Français continuent de demander son abrogation. Dès le lancement du conclave, vous avez corseté toute discussion sur le rétablissement de l'âge légal de départ à 62 ans.

Cette prise de position, totalement aberrante au regard des règles élémentaires de la négociation sociale qui s'ouvrait a entraîné le retrait de la CGT et de force ouvrière. Elle participe de l'enlisement que vous entretenez pour gagner du temps. De la même façon, vous avez déclaré hier ici qu'en l'absence d'accord, la réforme de 2023 continuerait de s'appliquer comme si de rien n'était.

Le MEDF n'en demandait pas tant, monsieur le Premier ministre. Quel que soit le résultat du conclave dont l'issue est toujours plus fragile, il ne répondra pas à cette demande claire qu'expriment les Français. Ils ne veulent pas d'un recul de l'âge légal à 64 ans.

Le 5 juin dernier, les députés communistes et des territoires d'outreem de notre groupe ont fait adopter dans cet hémicycle à une très large majorité une résolution demandant d'abroger la réforme de 2023 et ses mesures rétrogrades. Ce vote, jusqu'à confisqué à notre assemblée vous oblige et vous place devant une seule alternative : abroger ou recourir à un référendum. Cette alternative est la seule option pour sortir de la crise que vous entretenez pour réparer l'offense faite au peuple.

Alors, monsieur le Premier ministre, allez-vous enfin procéder à l'abrogation de cette réforme des retraites ou appellerez-vous à la mise en place d'un référendum ? Très bien. Merci beaucoup monsieur le député.

La parole est à madame, à monsieur le premier ministre. On va sortir en rafale. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.

Euh monsieur le député Brugerol, euh il y a quelque chose qui est au-dessus des sondages, c'est la vérité de et la réalité de la situation. Nous avons eu il y a quelques jours à peine le rapport du conseil d'orientation des retraites qui a été adopté qui a été adopté par toutes les organisations qui sont membres du conseil d'orientation des retraites et qui dit de manière absolument évidente quelque chose que nous ne devrions pas pouvoir mettre en cause dans cette enceinte qui est que l'équilibre financier de de nos régimes de retraite, de notre système de retraite est absolument précaire que le que le seul moyen, c'est en effet que on s'accorde toutes les forces syndicales et les représentations des entreprises que l'on s'accorde pour que on trouve les conditions et notamment pour ce qui concerne l'âge en en raison de la réalité démographique du pays. qu'on trouve les conditions pour que ces régimes soient équilibrés.

Autrement, nous faisons quelque chose qu'on fait depuis très longtemps, que vous faites depuis très longtemps et que les gouvernements successifs parfois ont accepté depuis longtemps qui est de reporter sur les générations qui viennent la charge des pensions du paiement des pensions de retraite aujourd'hui. Et c'est la raison pour laquelle, contrairement à ce qui a été dit tout à l'heure, j'ai indiqué à cette tribune lors du discours de politique générale et j'ai indiqué dans la lettre aux organisations qui participent à cette délégation qu'on a appelé le conclave, j'ai indiqué que s'il y avait un accord, même partiel, il serait soumis à la représentation nationale. Et s'il n'y a pas d'accord, c'est la réforme précédente qui continuera à s'appliquer.

Et ceci est d'une clarté biblique. Et donc nous aurons naturellement aussi longtemps que cette assemblée siégera, nous exprimerons chacun notre position. Celle du gouvernement est très claire, c'est la seule qui défendent l'intérêt et l'équilibre financier au bénéfices des Français et notamment des plus jeunes des Français.

Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à monsieur Éric Michou pour le groupe UDR. Merci.

Merci madame la présidente. Monsieur le premier ministre, la décision de votre gouvernement d'interdire les entreprises israéliennes au salon du bourget est une faute lourde. C'est non seulement une faute morale, mais c'est aussi une faute stratégique majeure.

Stratégique car Israël constitue un rempart pour la sécurité du monde, un rempart contre l'État terroriste iranien et son programme nucléaire. Bravo ! Indigne moralement, vous interdisez les stands israéliens dissimulés derrière des panneau noir en d'autres temps, sous d'autres gouvernements, sous un autre gouvernement, ces panneaux auraient été jaunes.

Oui, jaune. Mais quelle indignité ! Vos explications sur les armes offensives ne tiennent pas.

La faute est lourde et sans appel. Pendant cette interdiction, la dictature islamique bombarde Israël et menace le monde. Pourquoi refusez-vous clairement de soutenir Israël contre l'Iran qui menace la paix mondiale pour tergiverser face à un état terroriste qui fait peser le risque d'une guerre nucléaire ?

En s'attaquant aux entreprises israéliennes, la France favorise le régime terroriste iranien. Une dictature islamique qui emprisonne son peuple et nous menace de destruction. Allez-vous clarifier votre position et réaffirmer votre soutien à Israël ?

Considérez-vous que l'Iran est notre problème et notre ennemi ? Considérez-vous qu'Israël est notre ami ? Pouvez-vous assurer aux Français que notre place au côté de Israël est sans ambiguïé ?

Merci. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Laurence Saint-Martin, ministre en charge du commerce extérieur et des Français de l'étranger.

Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Michou, je ne rebondirai pas sur les comparaisons douteuses et non honteuses que vous avez fait concernant la présence des entreprises israéliennes au salon du Bourger face aux périodes les plus sombres de notre histoire. Je vous laisse à vos propres comparaisons que je qualifie à nouveau de honteuse. Concernant ce qui s'est passé euh au Bourger, c'est assez simple.

Il y avait des conditions d'exposition pour toutes les entreprises de tous les pays. La très grande majorité et y compris des entreprises sur le stand israélien l'ont respecté, d'autres ne l'ont pas respecté et les conséquences de la part de l'organisation ont donc été prises sur instruction du préfet. C'est aussi simple que cela.

Cela ne change bien entendu rien à la position française vis-à-vis d'Israël, que ce soit évidemment sur la question de son soutien permanent au droit à se défendre comme sur le sujet que vous avez évoqué vis-à-vis euh de la situation en Iran. Puisque vous m'avez également posé la question là-dessus, permettez-moi d'en profiter pour vous dire qu'avec l'ensemble des postes de présence diplomatique et des consulats, notre priorité est tout d'abord d'assurer la sécurité de nos ressortissants qui est en cours avec un dialogue permanent et à 16h encore, une réunion autour du président de la République aura lieu sur cette questionlà pour pouvoir à la fois leur assurer la sécurité, mais aussi les meilleurs moyens pour pouvoir, pour ceux qui le souhaitent, repartir en France notamment via les voies terrestres et notamment pour les près de 200000 ressortissons français qui sont en Israël. La question de la lutte et du refus de la France de voir l'Iran se doter d'une arme nucléaire, elle n'est pas nouvelle.

C'est celle qui a permis justement pendant des années et des années, notamment il y a 10 ans par la négociation, par la voie diplomatique, d'avoir justement une situation qui nous permettait d'éviter cela. Nous gardons avec constance cette même position. Nous gardons avec constance cette même position.

Non au fait que l'Iran puisse se doter d'une arme nucléaire. Merci beaucoup monsieur le ministre. Monsieur le député.

Oui, mais vous avez pas réellement répondu à la question. Finalement, vous défendez qui ? L'Iran ou Israël ?

Clairement. Merci beaucoup. La séance des questions gouvernement est terminée.

La séance est suspendue. reprendra à 15h. [Musique] [Musique] العلا والقوا العسكريه خلال الايام الماضيه المنازل هذا التصح ياتي بعد 148 يوما على العسكريه التي اطلق عليها الاحتلال الحديديه التي بدات في مقيم الى مقيم يلا [Musique] [Musique] شرب شربك شربك تعال شربهم يا زلمهعب B [Musique] [Musique] اسرائيليح [Musique] الاسرائيلي تواصل تواصل الجرطات الاحتلاليه عمليات الهجمه الممنه الثان على السوال بحيث صت وبدات خلال صباح اليومتحذير الاطراف الشرقيه مخيمين منازل المواطنين خليك رايح يا عمي اسمع نزلها نزلها وتعال هون بلاش فكروها شيط علينا تعال هون تواصل الجرافات الاحتلال الاسرائيلي على تواصل جرافات الاحتلال الاسرائيلي عمليات الهدم اليوم الثاني على التوالي في مخي الجميل حيث شرعت وبدات منذ صباح اليوم في المنطقه الشرقيه لتحديد قاره الزمد كما تشاهدون الطراقات الاحتلال الاسرائيليه تقوم بع المنازل في طريقها الممنهج التي اعلن عنها قبل فتره حيث نشر الاسرائيليات المد [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] เฮ [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] La séance est reprise.

Monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, nous allons aborder les questions d'actualité au gouvernement. Je rappelle à chacun la nécessité du respect à la fois les uns et des autres et du temps de parole. J'excuse le premier ministre qui devra quitter le Sénat vers 15h15 en raison de la convocation par le président de la République d'un conseil de défense et de sécurité nationale à l'Élysée cet après-midi.

J'ai le plaisir de saluer la présence en tribune d'honneur d'une délégation du Magilis Alchoura d'Arabie Saoudite. Conduite par son excellence monsieur Mohamad Hal Humedi, président du groupe d'amitié Arabie Saoudite France. La délégation est accompagnée par notre collègue Olivier Cadic, président du groupe d'amitié France pays du GOF, ainsi par notre collègue Mire Conte Jobert, présidente déléguée pour l'Arabie Saoudite.

Elle s'est entretenue ce midi avec le groupe sénatorial d'amitié. En votre nom à tous, je souhaite une cordiale bienvenue la délégation saoudienne au Sénat de la République. Un excellent séjour en France en c temps troublé, je dois le dire, dans l'ensemble du Moyen-Orient.

Notre ordre du jour appelle les questions d'actualité au gouvernement. Nous sommes retransmis sur Public Sénat et je vais donner la parole à notre collègue le président Guillaume Gontard pour le groupe écologiste solidarité et territoire. Merci monsieur le président, monsieur le premier ministre.

À Kief, à Gaza, à Teran, à Telvive, le fracas des bombes raisonne et le sang coule. Les victimes, notamment civiles, se comptent par milliers. Depuis 2022, sous la pression des empires, des nationalismes et des fous de Dieu, l'horreur de la guerre a ressurgi dans toute leur Asie.

Dans ce chaos mondial, la France et l'Europe ne doivent avoir qu'un seul cap. La défense du droit international, la souveraineté des peuples et l'équilibre entre les puissances. Au nom du droit, nous dénonçons l'agression russe et réaffirmons notre soutien plein et entier à l'Ukraine représenté par le président de Sarada, Rouslan Sfanchou, que je salue.

Au nom du droit, nous dénonçons la détention d'otage par le Hamas et les Mola. Au nom du droit, nous dénonçons le génocide à Gaza et la colonisation de la 6 Jordanie. Au nom du droit, nous dénonçons le non respect par le régime sanguinaire iranien du traité de non prolifération nucléaire.

Au nom du droit, nous dénonçons la guerre préventive déclenchée hors de tout cadre multilatéral par Israël contre le régime des Mola qui menace de dégénérer. Il n'est plus acceptable d'être mis devant le fait accompli par le bélicisme israélien et l'hératisme de Trump qui ne propose aucune issue politique et torpille de rencontres diplomatiques essentielles. Comme en 2023 avec l'Irak, la France doit affirmer son refus du magnikéisme et la loi du plus fort.

Face à l'impunité de Netaniau qui engendre le chaos, elle doit sortir du laxisme et de l'inaction. Nous devons prendre des sanctions économiques, cesser nos coopérations, appliquer les mandats de la CPI et reconnaître enfin l'État de Palestine. Nous devons appeler au cesser le feu et à des négociations pour une solution à deux États et un nouvel accord sur le nucléaire iranien.

Monsieur le Premier ministre, le en même temps diplomatique de la France est insupportable. Face à vos alternoiements, nous exigeons à nouveau la tenue d'un débat 50-1 au Parlement sur la situation au Moyen-Orient. Répondez-moi.

Pour vous répondre, la parole est à monsieur le Premier ministre. Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le président, avant toute chose, je veux m'excuser auprès de vous parce que je vais être obligé de quitter le Sénat. Le président de la République ayant convoqué un conseil de défense et de sécurité nationale sur les événements que précisément vous évoquez.

Je cherche monsieur Gontard du regard, pardon. sur le sur les événements que précisément vous évoquez. Alors, je veux vous dire des choses très simples.

Euh la France est attachée au droit, elle est attachée aux principes humanitaires et elle est attachée au bon sens. Et donc le les conclusions auxquelles nous arrivons, auxquelles le gouvernement arrive, elles sont très simples devant le constat d'un monde dans lequel la force de la loi a été remplacée par la loi de la force. Ça a commencé en Ukraine et la guerre qui se développe en Ukraine et qui frappe le malheureux sort ukrainien, le malheureux sol ukrainien comme vous l'avez indiqué.

Cette guerre-là, elle est nourrie par un certain nombre d'États et l'Iran est un de ces États qui arme la Russie avec des drones dont nous savons le hélas, le malheur et la mort qu'il porte en Ukraine. Il y a l'autre théâtre de fixation de notre souci et de notre préoccupation, c'est évidemment le proche et le Moyen-Orient. Et de ce point de vue-là, la France et le gouvernement français et le président de la République ont exprimé à différentes reprises ce qu'était pour nous le caractère inacceptable de ce qui se passe à Gaza avec une population toute entière soumis à la famine, à l'absence de ravitaillement médical et à des contraintes que le sens human humanitaire ne peut pas accepter.

Ce qui se passe en Iran est complètement différent sans que nous puissions du tout considérer que c'est normal ou acceptable. Mais ce qui se passe en Iran, c'est que toutes les organisations internationales chargées de la surveillance et de la lutte contre la la prolification la prolifération nucléaire, ces organisations internationales ont dit attention, l'Iran est à quelques semaines, peut-être à quelques jours de d'avoir enrichi suffisamment de matière officil pour que on se trouve devant le risque immédiat. de bombes nucléaires.

Or, l'Iran a dit à de multiples, j'allais dire innombrables reprises que le but de son armement nucléaire c'était de détruire Israël. Et donc si on essaie de réfléchir en se mettant à la place des gouvernements, le gouvernement israélien, je comprends qu'il est eu un souci énorme avoir à ses portes un risque aussi considérable que celui-là qui menace sa survie. Que fait la France ?

Ben vous le savez à Gaza, elle dit vous vous ne devez pas aller plus loin. Il faut rendre la liberté de circulation, il faut rendre la liberté d'approvisionnement à Gaza. Et en Iran, elle appelle, comme c'est diplomatiquement l'expression, à la retenue en sachant très bien les risques immenses qui sont en train d'être courus par la paix du monde et dans cette région par une déstabilisation de très longue durée.

La France défend ces principes-là en sachant très bien devant quel risque nous sommes, en mesurant ce risque et en décidant de joindre nos efforts, comme le président de la République le fait depuis des jours à tous ceux pays du monde qui souhaiteraient que le l'équilibre et le calme reviennent. Voilà, la politique française, elle respecte les principes, elle respecte les lois internationales, sauf pour ceux qui ont décidé ou en tout cas sans sans fermer les yeux sur ceux qui ont décidé eux de ne pas les respecter. Je vous remercie.

Merci. La parole est à notre collègue Dominique de Lège pour le groupe les Républicains. [Applaudissements] Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, selon les déclarations récentes du président de la République, la France souhaiterait affecter 3 à 3 et demi % de son PIB à la défense.

Madame la ministre, comment comptez-vous vous y prendre et à quelle échéance entendez-vous atteindre cet objectif compte tenu de la situation financière du pays ? Alors pour vous répondre, la parole est à la ministre délégué Patricia Miranè. Merci monsieur le président, monsieur le sénateur de l'EDge.

Je vous prie d'excuser le ministre des armées qui est retenu par d'autres engagements au bourger. En 2024, ces 47,2 milliards d'euros de crédit étaient prévus en loi de finance initiale conformément à la LPM. Ce sont au total 49,3 milliards d'euros de crédit et de paiement qui ont été dépensés en incluant les ressources extrabudgétaires et les ouvertures de crédit en fin de gestion.

Pour 2025, 50,5 milliards d'euros sont prévus. Mais la motion de censure et la mise en œuvre des services votés pendant 2 mois ont retardé le passage de certaines commandes. Au lieu de les passer à partir de janvier, la direction générale de l'armement n'a pu engager qu'à partir de début mars ralentissant donc sa capacité à contracter.

Mais le gouvernement ne pouvait engager de nouvelles dépenses qu'avec l'autorisation du parlement. Monsieur le sénateur, ce retard est en passe d'être rattrapé. La moitié des crédits d'équipement gelés en début d'année ont été libérés en avril et consommés par la DGA.

L'autre moitié le sera d'ici fin juin. Nous aurons donc un dégel intégral. Pour les commandes, le rattrapage progresse.

Nous avons déjà atteint 3,2 milliards de commandes contre 4 milliards d'euros à la même date en 2024 malgré les deux lois de services votés. En terme de paiement, nous en sommes à 10 milliards. L'an dernier, nous en étions à 9 milliards.

Les équipements militaires prévus sont donc commandés et livré. C'est ce c'est ce qui compte. Vous dire que il est évident, monsieur le sénateur, que la LPM sera respectée et qu'il y a aucun débat là-dessus et il est évident que les déséquilibres du monde s'accentuent.

Avec le ministre sous l'autorité du Premier ministre, nous travaillons à adapter encore mieux notre outil de défense à ces menaces. Soyez- en sûr monsieur deège, ça on est bien. Merci monsieur le président.

Madame la ministre, je crains que vous n'ayez pas répondu à ma question. Je vous ai posé la question suivante : quand et comment atteindrons-nous les 3 % ? Et vous me répondez sur l'exécution du budget.

Je crois que l'Assemblée de ce point de vue est suffisamment informée. J'en conclus donc que cette perspective deviendrait en quelque sorte un secret défense. C'est dommage.

Deuxème observation et vous n'avez pas du tout répondu sur ce point-là, ce sont les crédits reportés. Nous sommes passés de 38 à plus de 8 en 2 ans. Il me semble que vous pratiquez plus la cavalerie budgétaire qui relève de la fuite en avant et de l'évitement que de la cavalerie militaire qui est l'art de la manœuvre.

Et donc madame la ministre, je crois que il faut s'en tenir à ce qu'a excellemment exposé le premier ministre dans une conférence de presse où il disait que la vérité permet d'agir. Il est peut-être temps d'ouvrir les yeux sur la situation, de dire la vérité au parlement et de prendre les bonnes décisions. Je vous remercie.

Merci. La parole est à notre collègue Bernard Buy pour le groupe du rassemblement des démocrates progressistes et indépendants. Vous avez la parole.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, ma question s'adresse à madame la ministre de l'agriculture. Le 5 juin dernier, le Conseil de l'Union européenne a acté le déclassement du loup qui passe de statut d'espèce strictement protégé à espèces protégées dans le cadre de la convention de Berne.

Cette décision a été saluée par de nombreuses associations d'élus de montagne et bien évidemment par les éleveurs qui n'en peuvent plus de voir leur travail anéanti, leurs bêtes tués, leur quotidien minés par l'impuissance. Cette décision vise à donner aux États-membres une plus grande marge de manœuvre pour adapter leur politique de gestion des populations de loup tout en tenant compte des difficultés croissantes rencontrées par les éleveurs notamment en zone de montagne. En France, une adaptation législative est en cours à travers la loi d'orientation agricole qui prévoit déjà certaines dérogations encadrées pour les tirs de défense.

Cette évolution du droit européen impose désormais une transposition dans le droit français pour en assurer la pleine effectivité. Elle soulève néanmoins des interrogations sur les modalités concrètes de sa mise en œuvre. Ma question est donc simple.

Quelles sont les intentions du gouvernement quant à la transposition de cette décision européenne ? Quel calendrier, quel moyen et quels critères encadreront l'évolution du cadre juridique national relatif à la gestion du loup ? Pour vous répondre, la parole est à la ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, madame Annie Jeunev.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Bernard Buis, vous le savez, je me suis toujours saisie de ce dossier du loup qui est un enjeu majeur pour le maintien de nos activités d'élevage particulièrement en montagne, mais pas seulement. Aujourd'hui, c'est un problème national.

L'an dernier, ce sont plus de 4000 attaques pour 11000 bêtes tué ou blessés. Donc c'est tout à fait considérable et vous soulignez à juste titre le préjudice économique mais le préjudice moral que ces attaques induisent et qui ne sont plus supportables. Nous avons apporté 52 millions d'euros au soutien des vi éleveurs victimes de ces attaques et je veux redire mon total soutien aux éleveurs notamment de la drôme comme ma détermination à poursuivre et accélérer les travaux engagés depuis 3 ans.

Pour cela, il fallait aboutir au déclassement du loup. C'est désormais chose faite, vous le souligner, une avancée que la France soutenait fortement. Par ailleurs, un projet d'arrêté pris en application de la loi d'orientation d'avenir et en cours de signature, il va être signé dans les prochaines heures.

Il permettra notamment de procéder à des tirs de défense, même s'il n'y a pas d'attaque sur le troupeau. Vous souiez à juste titre que nous allons dans les prochaines semaines, les prochains mois voir l'application de la directive européenne qui va nécessairement modifier à nouveau la doctrine à l'égard de du loup pour que cette application soit conforme au droits européens et puis qui a véritablement un changement lié au déclassement du loup. Euh il y a un point précis qui concerne le comptage des loups.

Et de ce point de vue-là, je voudrais vous dire que l'OFB a mis au point une nouvelle méthode qui consiste en un recueil d'indice génétique pour apprécier au plus juste la population, la le dénombrement de la population du loup parce que c'est ça qui détermine le nombre de prélèvements. Je ne vous cache pas mon inquiétude. Dans les 6 premiers mois de cette année 2025, il y a eu beaucoup de prélèvements parce qu'il y a une forte prédation.

J'espère que nous pourrons aller jusqu'à la fin de l'année avec le nombre de prélèvements autorisés, mais en tout cas cette question de l'application de la directive européenne se fera au regard de l'évolution des prédations parce que c'est véritablement un problème majeur pour nos éleveurs et vous avez tout à fait raison d'y revenir. Je vous remercie monsieur Bui. Merci madame la ministre.

Nous attendons toutes toutes et tous cette transposition rapide, claire et efficace de cette décision européenne permettant de redonner aux éleveurs les moyens concrets de défendre leurs troupeaux ainsi que la publication de l'arrêté sur le statut du chaîn de protection suite au vote de la loi d'orientation agricole. Je vous remercie. Merci.

La parole est à notre collègue Cédric Chevalier pour les indépendants Républiques et territoires. [Applaudissements] Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, dans le contexte de tension extrême entre Israël et l'Iran, je souhaite en associant ma collègue la sénatrice Lord Darcos et en lien avec le député de la marne Zagier Albertini, attirer sonellement votre attention sur la situation particulièrement préoccupante de nos concitoyens bloqués dans ces deux pays. Plusieurs ressortissants marnés actuellement sur place nous ont interpellé.

Inquiet et désemparés, ils demeurent sans solution concrètes pour regagner notre pays et retrouver leur famille. Et comment ne pas évoquer également le sort de Cécile Coler et Jacques Paris détenu en Iran depuis mai 2022 ? Les frappes aériennes ont déjà provoqué la mort de nombreux civils en Israël et en Iran.

Les risques pour nos compatriotes sont réels et immédiats. Leur sécurité ne saurait être garantie par la seule mise en place d'une ligne téléphonique ou d'une cellule d'écoute psychologique. Faut d'instruction clair du K d'Orsé, quelques-uns envisagent désormais des initiatives périlleuses.

J'ai conscience de la complexité de la situation, mais notre diplomatie doit se traduire par des actes concrets. Il appartient à la France d'être proactive en liaison avec tous les acteurs régionaux pour mettre en place des couloirs d'évacuation sécurisés. et assurer un rapatriement rapide de nos compatriotes.

Plusieurs partenaires européens ont déjà exfiltré leur ressortissant. Face à ces exemples, uneaction française serait incompréhensible. Rappelons qu'il n'a fallu que 3 jours pour rapatrier les croisiéristes du Madeline.

J'ai confiance dans notre corps diplomatique et je tiens à rendre hommage à leur professionnalisme et leur engagement. Alors, monsieur le ministre, quelle mesure entendez-vous prendre en afin de garantir le rapatriement rapide et sûr de nos concitoyens ? Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'Europe et des affaires étrangères Jean-Nël Barreau.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur, merci pour l'hommage que vous venez de rendre aux agents du ministère de l'Europe et des affaires étrangères qui à Teliv, à Jérusalem, à Teran exercent leur mission dans des conditions extrêmement difficiles et parfois dangereuses. et vous le savez, c'est leur mission, leur vocation et leur honneur que d'être dans toutes circonstan et en particulier les plus difficiles au côté de la communauté française.

C'est vrai qu'il y a d'autres pays qui ont fait le choix d'évacuer tous leurs agents. Ça n'est pas le choix que nous avons retenu parce que je l'ai dit, c'est l'honneur de la diplomatie française de se tenir au côté des communautés françaises queles que soient les circonstances. Dès vendredi dernier et le début des opérations militaires israéliennes, nous avons pris la tâche de nos ressortissants inscrit au registre, ceux qui habitent en Israël ou en Iran pour les appeler à respecter les consignes de sécurité.

Et nous avons invité tous les Français de passage dans ces deux pays à s'inscrire sur le fil d'Ariane qui nous permet de rester en lien avec eux. Nous avons ouvert une ligne téléphonique 24h sur 24, 7 jours sur 7. Je l'ai testé, elle fonctionne et nous avons réuni ou informé nos chefs d'ilo, c'est-à-dire les représentants des Français à l'étranger chargé de la sécurité de régions en Israël comme en Iran.

Hier, j'ai réuni toutes les ambassades concernées les services de l'État et j'ai décidé que nous allions renforcer le dispositif euh d'écoute pour améliorer et faciliter la prise en charge, que nous allions euh également prendre contact avec les compagnies aériennes pour nous assurer de la disponibilité des places, que nous allions clarifier les voies de sortie en Iran vers l'Arménie et la Turquie, les voies de sorties d'Israël vers la Jordanie et vers l'Égypte. et j'ai demandé à ce que nous soit proposé un ensemble de solutions qui seront présentées dans quelques minutes maintenant au conseil de défense que le président de la République a a convoqué notamment pour faciliter et sécuriser la sortie par nos ressortissants du territoire israélien ou du territoire iranien. Vous le voyez, c'est malheureusement une situation que nous avons connue par le passé mais nos agents sont pleinement isés pour être au côté des Françaises et des Français.

Et je le rappelle à chacune et à chacun d'entre vous, il convient lorsqu'on se déplace à l'étranger de veiller à la situation de ce pays. A un site qui s'appelle le site Conseil au voyageurs qui depuis des mois maintenant recommande formellement à tous nos ressortissants de ne jamais se rendre en Iran et qui depuis novembre 2023 prescrit à nos patriotes de ne pas pas aller en Israël sauf pour raison impératives. Donc suivez les conseils du site conseil au voyageurs.

Monsieur Chevalier, merci monsieur le ministre. C'est vrai, notre République a le devoir d'assurer la protection de chacun de ses citoyens. Alors faites honneur à la France assurer leur retour à la maison.

Je vous remercie. Merci. La parole est à notre collègue Sophie Brillante Guillont pour le groupe du rassemblement démocratique et social européen.

Merci monsieur le président. Monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Depuis vendredi dernier, la situation au Moyen-Orient s'est lourdement détériorée.

Le conflit larvé entre Israël et l'Iran s'est transformé en guerre ouverte. Au milieu de cette guerre, il y a des civils et au milieu de ces civils, nous avons des Français. En Iran, pays où deux otages, Cécile Coler et Jacques Paris sont encore retenus par le régime, un millier de nos compatriotes vivent aujourd'hui dans l'angoisse.

Si une partie de ces Français est en mesure de fuir Teran et de se mettre à l'abri en province ou à l'étranger, cette option n'est pas aisée. Elle implique de sortir du pays via des frontières terrestres dont on ignore l'état de sécurité et passer outre les pénuries de carburant. Une autre partie de ces Français n'a tout simplement pas les moyens matériels pour évacuer.

Ortéan est une ville où il n'existe pratiquement aucune infrastructure publique permettant de se protéger. Comment la France peut-elle assurer la protection des Français d'Iran ? Est-il possible d'ouvrir immédiatement l'enceinte de l'École française pour nos compatriotes souhaitant s'y réfugier ?

Du côté israélien, la vie est désormais ponctuée par les alertes. Heureusement, des abrisent. Ils impliquent de se lever parfois plusieurs fois par nuit pour y trouver refuge.

Il y a quelques jours, un quartier de Tela Aviv où réside de nombreux Français a été profondément endommagé. L'immeuble qui a abrité le consulat de France pendant plus de 20 ans a même été entièrement détruit. Les riverins doivent se reloger en urgence.

De même, ils sont des millions de touristes français actuellement bloqués en Israël attendant une ouverture ne serait-ce que temporaire de l'espace aérien. Pour eux, est-il d'ors et déjà possible d'anticiper l'organisation de vol de rapatriement ? Monsieur le ministre, les conflits internationaux se multiplient.

Ukraine, Haïti, Soudan, Sahël, Liban. Partout le réseau diplomatique français et nos agents répondent présents. Mais les crises ne cessent de s'amplifier.

Elles deviennent plus violentes et plus longues. À l'heure où l'état de nature semble reprendre le dessus sur l'état de paix, n'est-ce pas le moment de repenser la réponse française aux gestions de crise ? Car au milieu d'état qui se font la guerre, il y a surtout des civils qui en paient le prix.

Merci. pour vous répondre. La parole est au ministre de l'Europe et des affaires étrangères, Jean-Noel Barreau.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs et sénateurs, madame la sénatrice, vous aussi vous avez eu, je dirais l'honnêteté de reconnaître le courage de nos agents dans les frappes qui ont eu lieu hier ou avant-hier. Certains des logements des agents de notre ambassade à Telivés.

C'est dire à quel point la le métier qu'ils exercent n'est pas dépourvu de danger. Et je vous l'i dit, il reste mobilisé et c'est d'ailleurs l'une des particularités de la diplomatie française que de ne pas fuir devant le danger, de rester au plus proche des communautés. Je vous l'ai dit, s'agissant des ressortissants français, notamment ceux qui sont de passage en Israël et en Iran, le centre de crise et de soutien de mon ministère a élaboré un certain nombre de scénarios et de propositions qui seront tranchées dans quelques minutes par le Conseil de défense et de sécurité nationale que le président de la République a convoqué.

S'agissant plus particulièrement de nos deux ressortissants au tâes depuis 3 ans du régime iranien Cécile Coler et et Jacques Paris. J'aurais d'abord vous dire que nous avons adressé aux autorités iraniennes comme aux autorités israéliennes euh des messages les alertant sur la présence dans la prison des vines de nos deux compatriotes et sur la nécessité, s'agissant des autorités iraniennes, de les libérer sans délais pour assurer leur sécurité. Enfin, je voudrais rappeler puisque vous élargissez la focale et que vous nous appelez à réfléchir à la manière dont nous pouvons mieux protéger nos ressortissants dans un monde qui devient plus brutal, et bien je voudrais à mon tour lancer un appel à nos compatriotes et je ne parle pas de ceux qui se sont fait prendre par surprise par cette escalade militaire entre Israël et l'Iran, mais plus généralement à veiller à se tenir à l'écart des zones de conflit pour éviter eux-mêmes de se retrouver en situation de danger.

Nous aurons dans quelques heures, vous aurez vous l'aurez compris, un dispositif permettant de répondre à bien des inquiétudes qui se sont exprimées et je salue le travail des sénatrices, des sénateurs, des Françaises et des Français établi à l'étranger qui ces dernières heures et ces derniers jours se sont fait les interlocuteurs en première ligne des attentes, des inquiétudes de nos compatriotes. La parole est à notre collègue Jérôme d'Aras pour le groupe socialiste écologiste et Merci monsieur le président. Depuis le 13 juin, Israël mène une vaste offensive contre l'Iran, ses sites nucléaires, ses usines de missile et ses centres de commandement, faisant écho la vive inquiétude exprimée par le directeur général de l'AIEA face à l'accumulation rapide d'uranium hautement enrichi par l'Iran.

En riposte, l'Iran bombarde les villes israéliennes dont Telviv et Aifa. Le bilan humain s'alourdit de jour en jour et je pense au civil morts et blessés bien sûr à nos compatriotes présents dans les deux pays. Au-delà de l'avenir de la région, ce qui se joue est l'équilibre du monde qui depuis le 20 janvier et l'investiture du nouveau président de la première puissance économique et militaire semble toujours plus instable.

Ce même président qui par son retrait de l'accord de Vienne est le premier responsable de l'escalade actuelle. Le régime iranien est sans contestation une source d'instabilité régionale et une menace pour la paix du monde par son action et celle de ses proxis et de nos compatriotes Cécile Coler et Jacques Paris otage d'état sont toujours enfermés dans ces joles. J'ai comme nombre d'entre vous côté de nos huit présidents de groupe signé la proposition de résolution relative à l'inscription des passes d'Aran sur la liste des organisations terroristes.

Pour tout cela, l'Iran, comme l'ont réaffirmé hier les dirigeants du G7, ne pourra jamais disposer de l'arme nucléaire. Si Israël a incontestablement le droit de se défendre afin d'assurer sa sécurité, est-elle pour autant fondée à mener une guerre préventive précisément au moment où se déroulent des développements diplomatiques importants selon l'expression de la secrétaire générale adjointe de l'ONU ? Monsieur le ministre, comment la France partit à l'accord de Vienne, ce vieux pays d'un vieux continent qui dans ces moments où l'histoire bascule comme en 2003, c'est dire au monde ce qui est juste, peut-elle contribuer à la résolution de la crise en Iran et à Gaza, à une désescalade au Moyen-Orient et une réaffirmation du rôle inter du droit international et du multilatéralisme ?

Pour vous répondre, la parole est communiste de l'Europe et des affaires étrangères. Monsieur Barreau, monsieur le président, mesdames et messieurs sénateurs, monsieur le sénateur, la France refuse et depuis longtemps que l'Iran puisse accéder à l'arme nucléaire, ce qui soulèverait des risques insupportables pour Israël, pour la région, pour l'Europe, mais également et plus largement pour l'ordre international. Pour autant, la France considère et depuis longtemps qu'il n'y a pas de solution militaire au problèmes nucléaires iranien.

C'est la raison pour laquelle nous appelons aujourd'hui à la retenue, à la désescalade, à l'arrêt des frappes et nous disons d'ailleurs que toute nouvelle frappe entraînerait soulèverait des risques substantiels sans permettre pour autant d'éliminer définitivement le programme nucléaire iranien. C'est la raison pour laquelle nous appelons l'Iran à se rendre disponible immédiatement à la poursuite de négociations. Négociation euh auxquel nous tenons prêt à participer puisque nous les avons conduit il y a 10 ans.

Que cela fait des mois que nous avons avec les Britanniques et les Allemands réamorcé ce travail à à l'approche de l'expiration de l'accord sur le nucléaire iranien et que nous avons les idées très claires sur la manière d'obtenir des engagements de la part de l'Iran sur ce programme nucléaire. Ensuite, la France rejette ou dénonce l'attitude du régime iranien vis-à-vis de son propre peuple, vis-à-vis de la région et vis-à-vis de la France et de ses intérêts. C'est le programme nucléaire, le programme balistique que nous avons évoqué.

Euh c'est la livraison à la Russie de centaines de missiles de milliers de drones dans la guerre d'agression contre l'Ukraine. C'est la répression du mouvement femme vie liberté et c'est la détention arbitraire de euh Jacques Paris et Cécile Colège depuis 3 ans, au tage d'état comme vous l'avez dit. Pour autant, la France défend et promeut le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et elle considère qu'on ne vient pas provoquer de changement de régime par la force, qu'il appartient au peuple de décider de leur propre destin et qu'elle fait confiance au peuple iranien pour décider du moment et des circonstances pour se libérer de ce régime contre lequel il a héroïquement résisté.

C'est dans cet esprit-là que nous appelons les parties à la desescalade et au dialogue. Merci. La parole est à notre collègue Céline Brin pour le groupe communiste républicain citoyen écologiste.

Merci monsieur le président. Le conclave sur les retraites a vu le nombre de de ses participants se réduire à mesure que le gouvernement multipliait les lignes rouges empêchant tout bouger sur l'âge de départ et tout débat sur de nouvelles pistes de financement. Il n'aboutira vraisemblablement sur rien.

Les Français, les salariés, qui doivent travailler 2 ans de plus sans aucune prise en compte de la pénibilité ont le droit de savoir, madame la ministre, ce conclave a-t-il été autre chose qu'une espèce d'assurance vie du gouvernement en mode "Tant qu'il se réunit, le gouvernement survit." A-t-il vocation à préparer les esprits à la retraite par capitalisation ? Les partisans de cette logique qui risquent de priver de de retraite les salariés les plus modestes, d'affaiblir davantage encore les pensions de tous les autres, se démasque en effet un à un.

Ce conclave est-il la toile de fonds de nouveaux coups dur comme la TVA prétendument sociale qui pénaliserait le pouvoir d'achat de nos concitoyens en exonérant toujours plus les entreprises et surtout le monde de la finance de leur contribution à la solidarité nationale. Pour vous répondre, la parole est à la ministre du travail de la santé des solidarités des familles, madame Catherine Vrain. Vous avez la parole.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les députés, madame la sénateur pardon, madame la sénatrice Brin. Madame la sénatrice, vous parlez d'assurance vie, mais vous avez raison parce que si nous lisons le rapport de la Cour des comptes, si nous lisons le rapport du corps rendu la semaine dernière et signé par l'ensemble des membres du conseil d'orientation des retraites, oui, il y a nécessité de trouver une assurance vie pour nos retraites parce que la vérité que nous devons au français, madame la sénatrice, c'est que nous le savons tous, notre système de retraite aujourd'hui n'est pas totalement financé.

Et c'est cela et c'est cela l'esprit qui a prévalu lorsque le premier ministre a proposé aux partenaires sociaux de se réunir pour travailler sur ce projet des retraites. Ce qu'il a proposé à l'époque, c'est extrêmement simple, c'est de dire vous pouvez travailler sur le sujet sans tabou, sans anthème avec un objectif assurer le financement structurel des retraites. C'est ce que les partenaires sociaux font.

Alors effectivement, hier soir, ils ont acté que tous les points de convergence n'étaient pas réunis. Ils se sont donc donnés rendez-vous lundi prochain. Nous sommes mercredi.

Ils sont donc encore quelques jours pour continuer à travailler et travailler sur des sujets que vous avez précisément évoqués, c'est-à-dire la situation notamment de nos concitoyens et des salariés les plus concernés par l'usure professionnelle, la situation des femmes qui sont celles qui ont le plus de mal à avoir des carrières complètes. Donc faisons confiance aux partenaires sociaux pour avancer et garantir les retraites. Madame Brun, madame la ministre, malgré les arguments que vous venez de développer et que vous rervez très régulièrement, vous n'avez convaincu aucun de nos concitoyens qui sont toujours extrêmement réfractaires à cette réforme des retraites.

Il n'y a pas d'avantage de majorité au Parlement comme l'a montré le vote intervenu la semaine dernière à l'Assemblée nationale à l'initiative du groupe GDR. C'est votre acharnement à refuser toute autre piste de financement durable de notre système de retraite par répartition, j'y insiste, qui provoque la crise politique et les blocages institutionnels que nous connaissons aujourd'hui. Vous vous grandiriez et vous apaiseriez notre pays en proposant que le débat se réouvre sur cette réforme rejetée massivement dans notre pays.

Nous vous le demandons de nouveau et nous ne lâcherons pas ce sur ce sujet. Les Français nous le demandent. Soyez au rendez-vous.

La parole est à notre collègue Daniel Fargeot pour le groupe de l'Union centrist. Merci monsieur le président. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'économie.

Monsieur le ministre, il se murmure dans les allées du salon du Bourget de belles perspectives de commande d'Airbus par les pays du golf et nous pouvons nous en réjouir. Elle confirme l'excellence et le rayonnement international de notre industrie. Mais la réindustrialisation de la France exige une vision globale à 360° qui prennent en compte toute la chaîne de valeur.

C'est particulièrement vrai pour le secteur aérien filière stratégique de notre souveraineté dont on ne prend pas tout à fait la mesure d'ailleurs. Or, or, ces ventes d'avion pourraient s'accompagner en contrepartie de nouvelles autorisations de vol pour les compagnies du Golf vers la France afin que chacun mesure l'enjeu. Une nouvelle ligne exploitée par ces compagnies qui sont largement dopées aux subventions de leur pays respectifs crée 200 emplois en France.

Une ligné France en mobilise 800, soit quatre fois plus. Donc une ligne saturée, ce sont jusqu'à 600 emplois français qui disparaissent. Pilotes, technicien, maintenance, formation.

C'est tout un écosystème national qui est fragilisé. Je rappelle que le pavillon français supporte déjà une fiscalité franco-française disproportionné des contraintes environnementales nécessaires mais unilatérales créant une distorsion massive de concurrence. Comprenez que chaque ligne aérienne CD, c'est un affaiblissement du pavillon français et de notre roi 6 CDG et donc un renforcement direct des Hubes du Moyen-Orient.

C'est bien là leur stratégie, modifier les polarités des échanges internationaux. Air France et Airbus sont deux piliers d'un même modèle industriel français, deux contributeurs de poids notre balance commerciale. Les droits de trafic dans le cadre d'accords bilatéraux ne peuvent devenir une variable d'ajustement diplomatique.

D'autres leviers de coopération pourraient être activés avec les pays du golf technologiqu académique énergétique. Ma question est donc la suivante : le gouvernement peut-il garantir que les discussions engagées avec les pays du Moyen-Orient ne se feront ni au détriment de l'emploi aérien français, ni de notre souveraineté industrielle ? Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'aménagement du territoire, monsieur Rsamen.

J'ai grossi. Monsieur le président, merci. Mesdames, monsieurs le sénateur, monsieur le le sénateur Fargeot, vous vous dire oui oui vous dire quelques mots.

D'abord excuser Philippe Tabarot qui est en ce moment même au salon du Bourget pour redire que ce salon, le 55e salon international de l'aéronautique et de l'espace, c'est une fierté française quand il se déroule au Bourget. Et cette filière euh aéronautique est un pilier stratégique, vous l'avez rappelé, de notre économie et l'État est au rendez-vous pour le soutenir. Je voudrais le dire ici.

Et puis souligner que notre pavillon aérien, vous en az parlé, de nos compagnies comme Air France bien sûr sont indissociables de cet écosystème. Défendre le pavillon aérien, c'est je le dis ici clairement, c'est défendre notre souveraineté industrielle. Et donc sur la filière aéronautique elle-même, jeis vous rappeler que c'est un pilier stratégique de l'économie.

Ça représente plus de 1000 entreprises des champions mondiaux. On pense spontanément comme ça à Airbus, vous l'avez cité, mais aussi à Safran, à Talè et au PME, PMI, c'est près de 80 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Ça emploie des dizaines de milliers de salariés dans toutes les régions de France et notamment en Occitanie, dans la Nouvelle Akitaine et dans pays de la Loire essentiellement et c'est près de 100000 100000 salariés pour cela.

Et donc chaque avion construit en France, c'est une chaîne complète de valeur industrielle, conception, usinage, motorisme, assemblage, système embarqué. Et donc l'État est au rendez-vous. Je voudrais le dire encore, nous avons la chance de compter sûr sur une grande compagnie aérienne dont l'État est actionnaire et nous la défendons.

Avec Philippe Tabarot, nous serons, ça répond à votre question précisément, extrêmement attentif à ce que toute réouverture de négociation avec les Émirats arabes unis ne fragilisent pas nos compagnies aériennes. Et nous veillerons également à préserver, c'est normal, les équilibres de marché, les conditions équitables de concurrence et la nécessité d'adopter des clause environnemental entre les compagnies aériennes et les compagnies étrangères. Les compagnies aériennes françaises et les compagnies étrangères.

Je vous remercie de votre question. La parole est à notre collègue Pascal Alizard pour le groupe les républicain. [Applaudissements] Monsieur le ministre, depuis près d'un demi-siècle, le régime théocratique de Teran prêche la destruction d'Israël et a tissé un réseau d'affidé avec lesquels il déstabilise le Moyen-Orient.

Ces groupes formés, armés, financés par l'Iran ont menacé ou attaqué régulièrement le territoire israélien et ils sont aussi une menace pour la communauté internationale. Les programmes du 7 octobre n'auraient jamais été possible sans le soutien iranien apporté au Hamas. Les récentes opérations ont visé un programme nucléaire qui, malgré des années et des années de négociation internationale, est sur le point de produire l'arme atomique et fait peser une mesure existentielle sur Israël.

Dans ce contexte, les déclarations du président de la République sont peu claires. Monsieur le ministre, quelle est donc la position de la France vis-à-vis de ce conflit et de quel soutien disposons-nous ? Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'Europe et des affaires étrangères.

Monsieur Jean-Noël Barreau, vous avez la parole. Merci monsieur le président. Euh, mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur, au contraire, je crois que la position de la France est très claire.

S'agissant en premier lieu du régime iranien, nous avons évoqué le programme nucléaire, le programme balistique qui fait peser un risque existentiel pour Israël, la région, mais aussi pour nos propres intérêts européens et nationaux. Vous avez évoqué les actions de déstabilisation régionale de l'Iran qui a soutenu des groupes terroristes qui s'est félicité du massacre antisémite du 7 octobre à la suite duquel 50 de nos compatriotes ont perdu la vie. Je voudrais citer également le soutien désinhibé de l'Iran à la Russie dans sa guerre d'agression contre l'Ukra l'Ukraine à hauteur de plusieurs centaines de missiles et milliers de drones.

Et puis la détention arbitraire de nos deux compatriotes Jacques Paris et Cécile Colurage depuis 3 ans détenu dans des conditions indigne assimilable en droit international à de la torture. La position de la France et la je dirais la voix de la France, elle repose sur la la volonté d'atteindre la paix et la sécurité pour tous dans cette région dont une part de notre avenir dépend. Et euh la le moyen d'y parvenir c'est un double refus. le refus d'abord de l'Iran nucléaire pour les raisons que vous avez très bien cité. le refus d'autre part de voir Gaza euh occupé, de voir la 6 Jordanie coloniser, de voir un groupe terroriste, le Hamas, continuer à retenir dans ces tunnels des innocents comme otage.

Et tout cela euh passe par une solution à à reposant sur deux états vivant côte à côte en paix et en sécurité. Donc en résumé, s'agissant de la crise actuelle, c'est la retenue, la désescalade et la réouverture des négociations, seul susceptible de permettre l'élimination du programme nucléaire iranien. Et s'agissant de la crise que nous n'oublions pas, qui se déroule à Gaza où 51 Palestiniens affamés sont morts hier encore en allant chercher des vivres à une distribution alimentaire.

Et bien c'est le la conférence que nous avons préparé activement qui a enclenché une dynamique qui est désormais inarrêtable et que nous allons poursuivre parce que c'est la seule solution, c'est la seule alternative à l'état de guerre permanent. Monsieur Alizard, monsieur le ministre, merci. Mais vous n'avez pas du tout répondu à ma question.

Je vous ai demandé quels étaient les soutiens de la France et non pas quels sont ceux de l'Iran. Euh c'est la réponse que vous ne venez pourtant de me donner. Je note que dans cette région du monde que nous connaissons bien, les positions du président de la République ont de même très souvent varié.

Le poids et l'influence de la France considérablement fléchie. Je suis désolé mais c'est une réalité factuelle et je me dois de dire que notre ligne du pour autant est de moins en moins lisible et comprise. Notre capacité à peser sur le cours des événements est faible.

Alors oui, pour éviter l'embrasement, une cessation des hostilités est évidemment souhaitable. Elle devra néanmoins éviter les erreurs du passé en ne laissant subsister aucune, je dis bien aucune perspective d'un Iran nucléaire. Car pour autant l'Iran, plutôt son régime d'ailleurs, devrions-nous dire, poursuit son programme nucléaire malgré les négociation, mais au pas sa population, je le rappelle, mais vous l'avez fait aussi à juste titre, monsieur le ministre, et détient toujours de manière arbitraire deux français dans des conditions inacceptables.

Merci. La parole est à notre collègue Monique Lubain pour le groupe socialiste, écologiste et républicain. Merci monsieur le président.

Madame la ministre du travail, les négociations entre les partenaires sociaux sur les retraites patinent depuis le début. patine parce que tout d'abord un certain nombre d'organisations syndicales et patronales ont quitté la table estimant que les conditions de négociation sereine n'étaient pas réunies et elle continue à patiner parce qu'il faut bien le dire les syndicats qui sont restés là font des propositions travaillent mais ce heur ce heurte au mur du mdeef qui ne veut rien entendre d'ailleurs après avoir entendu le patron du MEDF ce matin on peut douter sérieusement de de l'issue de de ces négociations à tel point qu'on peut se demander d'ailleurs si le MEDF a jamais eu l'intention de négocier réellement. Alors madame la ministre, dans ces conditions, moi je voudrais savoir si l'engagement du gouvernement qui avait été pris par le Premier ministre sera tenu à savoir celui de revenir devant le parlement avec au moins les propositions faites par les partenaires sociaux dans le cadre de la présentation d'un nouveau projet de loi.

Pour vous répondre, la parole est à la ministre du travail de la santé, madame Catherine Vrin. Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs, les sénatrices et sénateurs, madame la sénatrice Monique Lumain.

D'abord, madame la sénatrice, comme vous, je voudrais souligner qu'un certain nombre de partenaires sociaux continue à travailler et rendre hommage au travail qui est le leur puisque comme vous le savez, ce sont plus de six réunions qui ont eu lieu entre les partenaires sociaux puis des groupes informels qui ont également travaillé. Ce qui veut dire que cela fait maintenant 4 mois qu'avec la mission d'accompagnement sur les retraites, il y a un travail important qui a été effectué. Et donc j'en arrive à la question que vous m'avez posé et j'ai sous les yeux ce qui d'ailleurs a été cité hier par le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale mis sur son compte X et encadré en rouge.

Si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord global, nous présenterons néanmoins les avancées issues des travaux des partenaires sociaux sous réserve d'un accord politique et d'un équilibre financier global maintenu, nous présenterons sur cette base un nouveau projet de loi. Ainsi, l'impératif de réforme pourra être satisfait dans une démarche de justice. Je ferme les guillemets.

Et l'ensemble de ces éléments, c'est le texte du courrier que monsieur le Premier ministre a adressé aux différents partenaires sociaux, aux partis politiques au moment de la mise en place du conclap. Telle est la réponse que je pouvais vous apporter. Madame Lubin et donc madame la ministre, je pense que personne n'a vraiment compris si le gouvernement reviendrait devant le parlement parce que moi quand on me parle de de d'accord politique, un accord politique c'est le parlement me semble-t-il he qui doit qui doit le donner et vous avez effectivement relu la phrase nous présenterons sur cette base un nouveau projet de loi si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord global.

Je reprends. Donc, vous n'avez pas répondu à ma question. Nous attendons effectivement que tout ce qui est proposé par les partenaires sociaux soit rediscuté devant le Parlement.

Et je voudrais aussi profiter de ces quelques secondes qui me restent pour euh vous dire que lorsque vous, vos collègues ou d'autres parlent du rapport du corps, il faut commencer il faut commencer par respecter les partenaires sociaux. dont vous dites que vous les respectez, le rapport du corps, tel qu'il a été présenté, tel qu'il a fuité et on peut se demander d'ailleurs à qui le crime a servi, n'a pas été approuvé par les partenaires sociaux. Donc, j'aimerais qu'on parle du rapport du corps mais de celui qui a été approuvé par les partenaires sociaux.

La parole est à notre collègue Olivier Paco pour le groupe les républicain. Merci monsieur le président. Ma question s'adresse à madame la ministre de l'éducation nationale et concerne la problématique du remplacement devenu majeur remplacement des professeurs absents.

Un professeur devant chaque classe à la rentrée, c'était la promesse martiale du président de la République à l'été 2023. un professeur devant chaque classe toute l'année, c'est beaucoup mieux, mais c'est malheureusement de plus en plus rare. En effet, euh les absences d'enseignants avant tout pour raisons de santé, le nombre d'heures non remplacées augmente de façon considérable de 2018 à 2024, c'est + 49 % de cours non assurés dans le primaire, plus 93 % dans le secondaire.

Cette semaine, j'ai présenté devant la commission des finances un rapport qui autopsie entre guillemets la profondeur du malaise. Alors, le système ne fonctionne plus. Le potentiel des remplaçants est insuffisant.

L'attractivité de ce métier spécifique est en berne. Plus d'un professeur remplaçant sur deux dans le secondaire aujourd'hui est un contractuel. Des formations sont quasi inexistantes.

Il y a une organisation sclérosée et malheureusement le mécontentement des parents aboutit à une fuite vers le privé ou à se tourner vers les tribunaux administratifs qui vont donner raison en plus. Alors, vous êtes conscient du problème, vos prédécesseurs aussi. Il y a eu des mesures de prise, par exemple le financement des heures de remplacement de courte durée par le pacte enseignant. euh le fléchage de nouveaux professeurs vers le vivier de remplaçant, mais la coupe n'est pas encore pleine et euh il y a de mesures à prendre.

J'en propose quelques-unes. Moi, je voudrais savoir ce que vous allez mettre en place à la rentrée. Madame le ministre, pour vous répondre, la parole est à madame la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, madame Elisabeth Borne.

Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Olivier Pacot, je veux tout d'abord vous remercier pour votre question et pour les travaux que vous avez conduit sur un sujet essentiel pour la réussite de nos élèves. Mes équipes sont en train d'analyser les données très riches que vous mettez en avant dans votre rapport et je vous propose que nous puissions en échanger prochainement.

Mais je sais que nous le mesurons tous. Le remplacement des enseignants est un enjeu majeur et une source de préoccupation pour les parents et pour l'ensemble de la communauté scolaire. Et je peux vous l'assurer, mon ministère est pleinement mobilisé sur le sujet.

Ces dernières années, de nombreuses actions ont été menées pour améliorer le remplacement de courte durée. Vous l'avez mentionné notamment au travers du pacte enseignant, plus de la moitié des missions est orienté sur cette priorité. Cette attention particulière a également conduit le ministère à se réorganiser afin de limiter les absences devant élèves généré par l'institution elle-même.

Et en ce qui concerne plus particulièrement le premier degré, comme vous le préconisez dans votre rapport, je me suis appuyée sur la baisse démographique pour reconstituer les brigades de remplacement et à ce à ce titre, ce sont 900 postes supplémentaires qui seront déployés à la rentrée 2025. Mais vous l'avez également mentionné, à ces tensions s'ajoutent depuis ces dernières années des difficultés pour recruter dans certains territoires et dans certaines disciplines. C'est pourquoi j'ai lancé une réforme du recrutement et de la formation initiale des enseignants qui doit améliorer les conditions de formation mais aussi permettre de susciter davantage de de vocation.

Alors, sans attendre, il faut aller plus loin et je présenterai dans les prochains mois des mesures complémentaires dans le cadre d'un plan dédié au remplacement des enseignants qui prendra pleinement en compte vos recommandations. Monsieur le sénateur, je vous remercie. Monsieur Paco, quelques secondes.

Tout petit mot pour rajouter que l'absence des professeurs, elle est d'abord de conditions de travail souvent dégradées. C'est déjà la base. Voilà.

Mais pour terminer, je veux dire un mot du cœur que tous partagent ici. Vive l'école. [Applaudissements] La parole est à notre collègue Patrick Chauvé pour le groupe de l'Union centrice.

Vous avez la parole mon cher collègue. Merci. Merci monsieur le président.

Mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, ma question s'adresse à madame la ministre chargée du numérique. J'y associe ma collègue Catherine Morin de Saï qui a beaucoup travaillé sur la régulation des grandes plateformes numériques. Madame la ministre, vendredi dernier, le tribunal pour enfants de Nanterre a condamné deux garçons de 14 ans pour le viol à caractère antisémite d'une jeune fille de 12 ans.

Quel rapport avec votre portefeuille ? Le procès a révélé sans surprise que les auteurs de cet acte odieux étaient abreuvés de haine sur les réseaux sociaux. Avec l'émergence des plateformes, le cas les cas de harcèlement, d'agression et de violence en ligne se multiplient depuis 20 ans.

Les dangers que font peser ces réseaux sur la société sont régulièrement dénoncés. C'est pourquoi le président de la République propose désormais d'en interdire l'accès au moins de 15 ans. Mais une autre question se pose plus simple encore.

Ne faut-il pas plus globalement interdire l'anonymat sur ses réseaux ? C'est bien souvent l'anonymat en donnant l'illusion de l'impunité qui permet le déchaînement des pulsions les plus violentes. On invoque souvent la liberté d'expression pour justifier l'anonymat.

Mais cet argument ne tient pas. La liberté d'expression va de paire avec la responsabilité. Or, l'anonymat en ligne permet trop souvent d'échapper à toute forme de responsabilité.

Dans les faits, cet anonymat est largement illusoire. Quand il faut identifier un auteur, on y parvient en retrouvant son adresse IP. Mais on agit trop tard une fois que le mal est fait.

Supprimer l'anonymat, c'est agir en amont par prévention. Un peu de transparence peut également être apaisant et contribuer à une société plus sereine. Madame la ministre, combien de drames faudra-t-il encore ?

Combien de temps allons-nous encore attendre avant d'agir ? L'interdiction de l'anonymat sur les réseaux sociaux fait-elle partie des pistes envisagées par votre ministère ? Et si oui, comptez-vous interroger la Commission européenne sur la compatibilité d'une telle mesure avec le droit européen ?

Je vous remercie. Pour vous répondre, la parole est à la ministre déléguée chargée de l'intelligence artificielle et du numérique, madame Chapaz. Vous avez la parole.

Monsieur monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Chaué, je vous remercie pour cette question très importante parce qu'elle touche de nombreux de nos concitoyens. Le déversement de haine en ligne, c'est bien une réalité et je sais qu'en tant que personnalité publique, vous êtes directement confronté à ce déversement de haine en ligne. Ce déversement de haine en ligne, il conduit à du cyberharcèlement, il conduit à de l'isolement, il conduit à de la détresse, il conduit parfois au pire.

Je pense notamment aux plus jeunes qui parfois commettent l'irréparable après des attaques en ligne. ce déversement de haine en ligne. Pourtant, oui, il repose parfois et je crois qu'il faut le regarder en face sur cette question du pseudonymat qui peut donner ce sentiment d'impunité, d'anonymat aux acteurs de la haine en ligne et qui pourtant est utile aussi pour certains pour pouvoir s'exprimer alors qu'il ne le pourrai pas dans d'autres manières sans sans cette condition là.

Pour autant, je crois qu'il faut être clair. Vous l'avez été, il n'y a pas d'anonymat en ligne. Il n'y a pas d'anonymat en ligne parce qu'aujourd'hui les plateformes sont bien responsables de collecter les informations de connexion, de connecter les adresses IP et d'en faire bon usage quand il y a besoin.

Il n'y a pas d'anonymat, pas plus qu'il n'y a d'impunité en ligne. Et je crois qu'il faut le répéter quand aujourd'hui une personnalité comme Thomas Jolie et cyber harcelé c'est sep personnes qui sont condamnées à des peines qui vont jusqu'à des peines de prison 7 mois 8 mois même avec surcis. Pour autant, vous l'avez dit, la situation est ce qu'elle est et je mesure la détresse que de nombreux de nos concitoyens ressentent sur ces réseaux sociaux, ressentent face à ces situations.

Nous avons fait beaucoup, je pense à Faros, au parquet numérique national, je pense aussi bien sûr à la loi qui permet le bannissement des réseaux sociaux. Je pense au DSA qui met la responsabilité sur des plateformes mais qui pour autant ne satisfait pas pleinement puisque cette détresse elle est bien réelle. Alors oui, il faut regarder toutes les options à commencer par interdire les réseaux sociaux avant 15 ans pour protéger les plus jeunes.

C'est un combat que je porterai avec tous mes collègues du gouvernement. Nous sommes bien sûr attachés à combattre à en ligne et en faire une réalité. Je vous remercie.

Merci. La parole est à notre collègue Catherine Belliti pour le groupe républicain. Merci monsieur le président.

Monsieur le ministre, nous sommes malheureusement dans cet hm cycle très nombreux à avoir déjà interrogé vos prédécesseurs sur la question des gens du voyage. Malheureusement sans aucun résultat probant, nous sommes tous confrontés dans nos communes à des stationnements illégaux, des installations massives sur des terrains communaux, des stades de foot, des parkings, des zones d'activité, parfois même en pleine saison touristique-économique. Ces installations bien sûr entraînent des dégradations et des tensions croissantes, un sentiment d'injustice, d'abandon. tant chez les habitants que chez les élus locaux.

Bien qu'ils aient remplis leurs obligations de création d'air d'accueil, mobiliser des moyens techniques et des investissements conséquents. Ce type d'événement révèle les limites de notre dispositif juridique opérationnel actuel. Pire encore, nous avons subi en Moselle à plusieurs reprises et encore récemment en 2023 le rassemblement évangélique de près de 40000 gens du voyage et celui-ci semble se reprofiler cette année.

Vous connaissez les troubles très importants qu'ils engendrent euh tantent à la sécurité qu'à la salubrité qu'à la tranquillité publique. Alors ma question, monsieur le ministre, que projettez-vous de faire pour régler ces situations ? Et concrètement, empêcherez-vous ce nouveau rassemblement évangélique en Moselle cette année ?

Pour vous répondre, la parole est au ministre auprès du ministre d'État, ministre de l'intérieur, monsieur François Noël Bffet. Merci monsieur le président. Madame la sénatrice, question importante peut-être rappeler euh à l'occasion de cette question qu'en 2024, 1328 grand déplacement ont été organisés par les gens du voyage que sur ces 1328 qui se sont déroulés dans 78 départements, 569 avaient un caractère illégal. 1 sur 3 est illégal. devant la difficulté rencontrée sur le plan juridique et administratif notamment de pouvoir agir rapidement pour faire évacuer ces terrains occupé illégalement.

Nous avons mis en place il y a récemment une commission de travail présidée par le préfet à l'oncle auquel d'ailleurs commission dans laquelle un certain nombre de sénateurs et sénatrices participent activement. Elle s'est réunie pour la dernière la dernière fois la semaine dernière pour acter un certain plus d'une vingtaine de mesures susceptibles de pouvoir être voté et de de façon à lutter fermement contre ces situations. Nous nous reverrons le 7 juillet prochain pour terminer ces analyses.

Une partie de nature réglementaire, une partie majoritaire et de nature législative et nous aurons l'occasion de proposer un texte d'ici la fin du mois de juillet. Mais je voudrais dire que ce jour à Toulouge, je me trompe pas en prononçant le nom de cette commune des Pyrénées orientales, une occupation du stade de Rugby a été faite et les services de la préfecture se sont mobilisés fermement pour euh procéder une évacuation qui a eu lieu le même jour. Donc efficacité parfaitement importante qu'il faut souligner et redire et redire que dans les jours qui viennent, une circulaire sera prise euh pour être adressé à tous les préfets pour attirer leur attention sur la situation particulière d'un certain nombre d'occupations.

Et enfin, en ce qui concerne l'association vie et lumière qui organise tous les 2 ans d'ailleurs de grands rassemblements de plus de 20 ou 30000 personnes ne l'a pas fait en 2024 pour les raisons du Jeux Olympique et s'est réuni à 9 voix il y a quelques mois, quelques semaines pardon. Les services de l'État ont été fortement mobilisés et on peut dire que globalement les choses se sont passées positivement. Pour le prochain grand rassemblement, nous ne savons pas encore à quel endroit il pourra se dérouler.

Les discussions sont en cours mais en tous les cas la fermeté de l'organisation reste absolue et de la détermination du gouvernement. Merci madame Britti. Monsieur le ministre, il s'agit de rétablir un équilibre juste entre liberté de circulation et respect de l'ordre public.

Nous avons au niveau du Sénat avec mon collègue monsieur Rachel Richard pardon déposer des textes qui ne sont jamais allés au-delà de cette assemblée. Le sujet cristalliste de vive tension et appelle des réponses rapides, lisibles, concrètes et des actes forts. Je compte sur vous pour faire évoluer ce cadre dans un esprit de fermeté, de responsabilité et d'équité que je vous connais.

Merci. La parole est à notre collègue Sébastien Fania pour le groupe socialiste, écologiste et républicain. Monsieur le président, monsieur le ministre, je souhaite associer à mon propos mes collègues Normands Corine Ferré et Didier Marie.

La SNCF a une dette vis-à-vis de la Normandie. Ces mots sont ceux de Guillaume Pépi, à leur PDG de la SNCF. Ils ont été prononcés au Havre le 4 mai 2010. 15 ans après, la situation n'a que peu changé.

Elle s'est même empirée la semaine dernière avec la validation par le Conseil d'État du schéma directeur de la région Île-de-Fance. En effet, le ZDRIF ne fait aucunement mentioné de la ligne nouvelle Paris-Normandie et compromet ainsi sa réalisation. Cette situation est la conséquence de l'hostilité de la présidente du conseil régional d'Île-de-France envers cette infrastructure pourtant vitale pour nos deux régions.

Son opposition s'apparente un insupportable mépris envers notre région, ses habitants, ses entreprises et ses élus. C'est non seulement un déni d'aménagement du territoire, mais aussi un revers à l'indispensable transition écologique. Il est entendu que la séparation intégrale des flux normands et franciliens entre Paris et Mant contribuera immanquablement à développer le frais de ferroviaire.

La concrétisation de LNPN est essentielle pour la croissance économique de la ville de Laine, de Aropaport et de la Manche à travers le projet aval du futur mené par Orano. Ce sont les raisons pour lesquelles la Normandie a toujours eu la volonté unanime de trouver un consensus. Nous entendons et respectons les interrogations exprimées par une partie des Yvelinois.

Il faut y apporter des réponses concrètes. L'urgence est aujourd'hui à soutenir fermement ce projet d'intérêt national symbole de la planification écologique et des mobilités décarbonées. Le Zdrift ne peut et ne doit pas sonner le glavière de la Normandie.

Monsieur le ministre, au-delà de la nécessaire réaffirmation du soutien résolu de l'État lors du comité de pilotage qui se tiendra dans 15 jours et en écho aux travaux en cours de ambition France Transport, les 3 millions de normands ont besoin d'engagement tangible sur le calendrier et financement public de la LNPN. Quelle garantie pouvez-vous leur adresser aujourd'hui au nom de l'État ? Je vous remercie.

Pour vous répondre, la parole les ministre de l'aménagement du territoire de la décentralisation monsieur Rawen. Merci monsieur le président, mesdames les sénatrices, messieurs le sénateur, monsieur le sénateur Sébastien Magns, je l'ai expliqué tout à l'heure en à la place de Philippe Tabarot qui est présent au salon du Bourget, mais vous avez évoqué l'intérêt de la ligne nouvelle Paris-Normandie. Je l'appelle ligne nouvelle mais elle dure depuis très longtemps en tous les cas dans l'esprit des Normands et pas que.

Euh c'est un projet d'intérêt national et je voudrais le dire ici. Elle viendra à cette ligne répondre aux besoins croissants de mobilité qui existe entre Paris, l'Île-de-France et la Normandie tout au long de Vallée de la scène. Elle améliorera d'une part la régularité, nous le souhaitons, la capacité et la rapidité des liaisons ferroviaires.

Et pour cela, de nouvelles modalités de financement ont été évoquées à Bernière. Nouvelle méthode également de travail puisque une concertation sur ce projet a été engagée autour du premier ministre. La nomination du préfet Castel en tant que nouveau délégué interministériel est un premier jalon que vous attendez, je pense, de cette nouvelle approche.

Il a d'ors et déjà rencontré l'ensemble des élus concernés. Enfin, je voudrais vous dire que signe de cette nouvelle méthode, le ministre des transports présidera le 1er juillet prochain à Givverni un comité de pilotage élargi à l'ensemble des parties prenantes. Je pense que vous l'attendez, les élus de Normandie, c'est sûr, mais aussi ceux de l'Île-de-France dont vous avez parlé et qui pour le moment participe au financement des études, représentant des intercommunalités et des instances économiques des deux régions.

Ce comité de pilotage assurément constituera le deuxième jalon de ce nouveau départ que vous souhaitez et que nous souhaitons pour la ligne nouvelle Paris-Normandie. L'objectif est en effet de redonner au projet un sens commun mais aussi partager répondant à des tracés de moindre impact et répondant surtout aux besoins actualisés des territoires que vous avez cités. Je vous remercie de votre question.

Monsieur Fien, vous avez quelques secondes si vous le souhaitez pour aller à l'heure en gare. Merci monsieur le ministre. Je souhaitera simplement ajouter "Le temps des bonnes intentions est révolu celui de la concrétisation est venue et nous l'espérons et nous continuerons à nous mobiliser pour cela, je vous remercie.

La parole est à notre collègue Françoise Dumont pour le groupe les Républicains. Merci monsieur. Merci monsieur le président.

Mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, ma question s'adresse au ministre chargé de la santé et de l'accès aux soins. Monsieur le ministre, dans le cadre du congrès urgence 2025 qui s'est tenu dernièrement à Paris, vous avez annoncé, je cite, "le numéro unique est une idée séduisante sur le papier, mais elle impose une rupture organisationnelle majeure. Vous avez également rajouté que cela devrait être conduit uniquement là où il y a des volontés où c'est pertinent et efficient." Vous avez conclu ce point en précisant, je cite encore que force de constater qu'aujourd'hui les conditions ne sont pas réunies pour aller beaucoup plus loin sur ce sujet, à savoir celui de la généralisation de la mise en place d'un numéro unique d'urgence.

La loi Matrace de 2021 prévoyait pourtant la mise en place de 3 degrés d'expérimentation du numéro unique de secours sur une zone donnée pour en faire un bilan à l'issue de 2 années. Cette expérimentation n'est toujours pas lancée. Pour autant et sans attendre, comme vous le savez, il existe déjà sur le territoire national plusieurs exemples de rapprochement de services, voire de structuration de centres uniques pour traiter les appels d'urgence qui fonctionnent très bien et ceci sans remettre en cause le principe de la régulation médicale.

Exemple précis encore ce lundi, une panne généralisée du réseau SFR a montré les limites des différents numéros d'appel d'urgence français. Ainsi, dans mon département, le Var entre autres, seul le 112 permettait de joindre les secours alors que le 18 notamment ne fonctionnait plus. Aussi, monsieur le ministre, pourriez-vous préciser devant la représentation nationale votre position sur la question du numéro d'unique d'urgence en France ?

Pour vous répondre, la parole est au minist chargé de la santé d'accès au soins, monsieur Deeder. Monsieur le président, madames et messieurs les sénateurs sénatrices, madame la sénatrice du Mont, merci de poser cette question pour refaire le point sur le numéro unique d'urgence et je sais que vous y êtes en tant qu'ancienne présidente du 10 du Var particulièrement attaché. Alors effectivement euh la loi Matra, hein, c'est un sujet euh qui date, avait prévu une expérimentation, expérimentation qui associait bon nombre de départements, particulièrement dans ma région avec la Savoie, la Haute Savoie, avec l'un et puis des des départements témoins, le rô et le puit de dos.

Malgré des réserves de fonds, le ministère de la santé a pleinement participé à à ces expérimentations et nous avons donc tenu nos engagements. Aujourd'hui, nous constatons des difficultés au niveau de certains 10, notamment le S10 du 74 qui a ralenti l'expérimentation. Donc nous sommes favorables à une coopération renforcée, mais nous ne pouvons pas poser l'obligation d'un numéro unique qui poserait des difficultés, qui mettrait en cause la sécurité de la prise en charge des patients.

Tout ça dans la logique de service d'accès aux soins puisque vous savez que le service d'accès aux soins c'est développé partout en France pour limiter l'afflux de patient notamment aux urgences. C'est 75 millions madame la sénatrice d'appels qui sont traités par an et il y a un risque de désorganisation réelle. de par ailleurs, un certain nombre de pays, le Royaume-Uni, le Canada et même la Suisse euh plus récemment ont abandonné euh le numéro unique.

Donc, nous devons avancer sur d'autres sujets dont nous savons l'opportunité, les plateformes communes, notamment collocalisées qui réunissent pompiers et urgentistes, là où il y a des volontés locales et là où c'est pertinent et efficient. Il y a également un autre système et vous l'avez évoqué, c'est celui de l'interconnexion des systèmes d'appel qui peuvent être des solutions tout à fait efficace sans forcément fusionner les dispositifs. Donc il y a urgence effectivement d'avancer et de pouvoir justement et bien ne pas attendre la fin de l'expérimentation pour lancer cette mission d'évaluation des plateformes existantes pour justement avoir une réponse rapide, adaptée, sécurisée à l'ensemble des appels que nous recevons en France pour prendre en charge nos patients.

Je vous remercie madame Dubon. Comme vous le savez monsieur le ministre, lors d'une intervention de secours à personne, chaque seconde est majeure. Pourtant, en cas d'urgence, les Français sont confrontés à pas moins d'une dizaine de numéros d'urgence et s'ils composent le 15, ils ne sont pas certains d'avoir une réponse rapide, ce qui est tout de même délétaire pour notre population.

Notre seule boussole doit toujours être la sécurité des personnes et rien de moins. Merci. Merci.

La parole est à notre collègue Stéphane Demi pour le groupe de l'Union centriste. Merci. Merci monsieur le président.

Bonjour madame la ministre. On parle souvent de l'indépendance énergétique. On parle souvent de l'indépendance alimentaire.

Il y a quelques années, nous avons nécessité oblige parler de l'indépendance sanitaire. Mais aujourd'hui, une autre nécessité se fait jour. Elle concerne notre indépendance vis-à-vis du métal le plus utilisé au monde.

Je veux parler de l'acier. L'acier est partout. Il est dans nos maisons, nos usines, nos infrastructures, nos moyens de transport.

Nous sommes en plein salon du bourger et il constituent à peu près 10 % d'un appareil. Bref, l'acier, vous l'avez compris, est au cœur de notre économie et pourtant pourtant notre pays n'en produit pas assez pour ses propres besoins et nous sommes donc là aussi dépendants de pays tiers tels que la Chine, l'Inde ou encore la Turquie. En 2023, nous avons importé 10 millions de tonnes d'acier, soit écoutez bien environ 70 % de notre consommation nationale. 70 % d'importation provenance de pays dont le moins qu'on puisse dire et que ce ne sont pas forcément les pays les plus vertueux en matière environnementale ou sociale.

Et pendant ce temps, pendant ce temps chez nous et plus largement d'ailleurs sur notre continent européen, les grands assiéristes tels Tison CRP ou encore Arcelormital enchaînent les plans de restructuration. La production d'acier dans l'Union européenne a ainsi diminué de 30 % depuis 2008 entraînant la perte de plus de 100000 emplois. Alors madame la ministre, ma question est aussi simple que cruciale.

Quelle est la stratégie du gouvernement pour endiguer ce déclin industriel de la Syerie française ? qui une fois de plus fragilise totalement une bonne partie de notre économie nationale et européenne. Pour vous répondre, la parole est à la ministre en charge des comptes publics.

Merci monsieur le président. Monsieur le sénateur, vous avez raison, l'acier est partout mais il n'est pas très visible dans nos débats malheureusement alors que c'est un secteur absolument stratégique. L'acier est une composante de base de très nombreuses chaînes de valeur.

Ce sont des centaines de milliers d'emplois aujourd'hui en France et c'est un élément indispensable, vous l'avez dit, de notre souveraineté. C'est une industrie qui est fragilisée. Vous avez parlé de surcapacité, vous avez parlé de concurrence internationale déloyale, de hausse des prix l'énergie, de contraction de la demande.

La demande d'acier est entré liée à celle de la croissance économique, plus généralement, du processus de décarbonation et nous devons donc trouver un bon équilibre, un meilleur équilibre à la fois en France, en Europe, dans le monde pour que nous puissions avoir un cap clair et donc des capacités industrielles préservées. L'enjeu au fond, c'est de retrouver de la compétitivité, c'est-à-dire d'avoir des prix de l'énergie qui soient plus adaptés, d'avoir une stratégie de décarbonation financée comme le fait aujourd'hui l'État notamment grâce aux appels à projet sur la décarbonation, 1,6 milliards d'euros en 2025, mais également et peut-être surtout une protection commerciale contre la concurrence desloyales. Je veux vous rappeler que nous avons gagné une grande bataille puisque la clause de sauvegarde sur l'importation d'acier est maintenant en œuvre au niveau européen. au fond comme un quotat.

Au-delà d'un certain seuil d'importation, une taxe de 25 % s'applique et cela permet de protéger la filière de la concurrence déloyale des surcapacités, en particulier chinois, avec qui l'écart de prix est aujourd'hui de 20 %. La France veut aller plus loin. Nous voulons que cette un nouvel instrument soit opérationnel au 1er janvier parce que nous sommes d'accord sur l'outil, nous l'avons pas encore mis totalement en œuvre et l'objectif, c'est d'avoir un quotat maximum de 15 % d'acier plat chinois dans la consommation européenne.

Surtout, et vous le savez, nous voulons continuer à construire l'avenir de la sidérgie en France. Je veux ici citer deux entreprises Gravity et Marseille Gler qui sont deux entreprises qui investissent aujourd'hui massivement en Europe pour produire l'acier de demain chez nous. Je vous remercie monsieur Demier.

Merci. Merci madame la ministre d'État. Mesdames et messieurs les ministres, je vais suspendre la séance.

Elle sera reprise à 16h35 pour l'examen de la proposition de loi visant à améliorer l'accès aux soins par la territorialisation et la formation. La science est suspendue. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] We see it few times a year.

It's not that often, but the time um now the challenging time now just to see triplet during the transition here uh um during time of war which is kind of more challenging to uh manage this case. Uh it went well. I saw the mother this morning.

She's she feeling she's feeling ok uh she's happy. This is their first uh babies. She's well this this morning.

She was well. [Musique] [Musique] Sandra H, star de Gris Anatomy, devient officiellement docteur. Pas question en revanche d'effectuer une chirurgie à cœur ouvert comme son personnage de Christina Young, car l'actrice canadienne de 53 ans est devenue docteur des arts à titre honorifique du Darkm College aux États-Unis.

Devant 10000 personnes, elle a prononcé un discours touchant où elle a évoqué ses années dans GR anatomie ou encore ses crises de panique. Nothing more than Après son discours, Sandra s'est mise à danser et à sauter sur scène en invitant les étudiants à en faire demain. F away.

Fire away. You take your far away. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Cette Citroën C3 n'a pas quitté cette place de parking depuis 4 mois.

Immatriculé en 2010 et équipé d'airbaag Takata, sa propriétaire a reçu un courrier lui demandant de ne plus l'utiliser. Mon mari, ni une ni, il est allé chez Citroëne et il a dit "Je ne conduis plus le véhicule. Tant que je n'ai pas un véhicule de presse, je ne repartirai pas de là." Citroën a demandé hier l'immobilisation immédiate de tous les modèles C3 et DS3 équipés des Airbag Takata en Europe, quelle que soit leur année de production.

Cela représente 441000 véhicules, dont 82000 en France qu'il va bien falloir remplacer pour les automobilistes. Encore faut-il avoir les moyens à disposition parce que je vous rappelle quand même que lors de la première campagne de rappel dont nous avons fait l'objet, c'est-à-dire les 250000 premiers propriétaires concernés, donc 250000 propriétaires concernés, 25000 véhicules de courtoisie mis à disposition. Selon Stéantis, sur plus de 680000 véhicules équipés d'airbag défaillant, près de 70 % ont déjà été pris en charge. [Musique] Il cachait dans ses affaires un couteau de cuisine.

L'élève de 7 ans avait pour projet de se venger d'un de ses camarades. Prévenu par un autre enfant, la direction de l'école intervient à temps pour l'en empêcher. Ça m'a ça m'a choqué parce que c'est dangereux.

Moi aussi. Et après hier, j'ai vu la police, ils l'ont embarqué et ils l'ont ramené au commissariat. Le petit garçon a fait l'objet d'un rappel à l'ordre par ses parents, présence des policiers, des faits qui inquiètent cette maman.

On a quand même de la peur, de l'angoisse parce que ça aurait pu arriver à n'importe quel élève. Je veux dire là, c'est un esprit de vengeance mais ça aurait pu être un élève qui a, on va dire, pété les plombs et puis planter un peu n'importe qui quoi. Cette association de parents d'élèves dénonce un manque de moyen pour limiter ce type d'action.

Le mieux en fait, c'est pas de transformer une école en prison, mais tout simplement d'avoir du personnel qui soit en capacité de repérer lorsqu'un élève ne va pas bien de manière à ce qu'on puisse l'accompagner et voir comment justement éviter puisse faire des bêtises. Selon le parquet, une évaluation sociale va déterminer si le jeune garçon passera devant un juge des enfants. [Musique] Je pense que Laurent Voquet la dernière fois a subi une défaite puisqu'il a tenté d'imposer la recevabilité de cette proposition de loi qu'elle a été balayée parce que évidemment cette proposition de loi est absurde.

C'est pas le travail parlementaire d'aller contrôler l'action des formations politiques. là il s'en tête euh finalement il manifestement il avait passé les consignes pour que tous les macronistes qui la dernière fois avaient voté contre finalement décide de voter pour Bon donc il y aura une commission d'enquête sur ce sujet. Bon s'ils veulent faire une commission d'enquête sur le lien entre les formations politiques et le terrorisme puisque ça figure désormais dans l'exposé des motifs.

Bon on aura quelques propositions de personnes à auditionner. Peut-être qu'on pourra auditionner monsieur Sarkozi dont les liens avec la Libye de Kaddafi ont été y compris démontrés ces dernières ces derniers mois et ces dernières années par la justice. Peut-être qu'on pourra auditionner des personnalités proches du Rassemblement national puisqu'on a appris que l'homme qui a fourni les armes au Bataclan, au tueur du Bataclan, était un ancien membre du Rassemblement national.

Sils veulent une commission d'enquête sur ce sujet, nous avons quelques propositions à faire pour faire le lien entre en particulier l'extrême droite, la droite de ce pays et des groupes des groupesuscules terroristes. C'est quand même assez nouveau de voir ici des commissions d'enquête à l'assemblée enquêter sur des partis qui sont eux-mêmes à l'assemblée. C'est je c'est totalement stupéfiant et sont partis ici des gens qui ont voté contre.

Donc c'est pas à nous qu'il faut poser cette question. Il faut la poser à ceux qui l'ont proposé une première fois, qui ont été battus et qui l'ont reproposé une deuxième fois et à tous ceux qui ont voté pour. Donc il faut peut-être le demander au gouvernement, au soutien d'Emmanuel Macron puisque manifestement ils sont favorables à cette commission d'enquête.

Nous, c'est pas notre conception du travail parlementaire. Conception du travail parlementaire, c'est d'essayer plutôt de débattre de faire voter des lois qui améliorent le quotidien des Françaises et des Français. les petits coups politiques de monsieur Vquet, vous savez, je pense qu'ils ont pas leur place ici.

Monsieur Voquet devrait d'ailleurs s'abstenir d'en faire parce que la dernière fois qu'il a fait cette annonce, il a été très largement battu, on pourrait même dire pulvérisé au sein de la primaire des républicains. Donc je crois que ça a pas porté beaucoup de chance, mais bon, manifestement, ils sont têtes sur cette voie, bah c'est aux électrices et aux électeurs la prochaine fois de débarrasser définitivement cette personne du champ politique français. Mais vous y voyez quand même une forme de d'association de plusieurs groupes politiques.

J'y vois une op j'y vois une opération. Ben non, c'est pas contre nous puisque manifestement c'est plus contre nous. Ils ont été obligés de changer le titre parce que la dernière fois quand c'était contre nous, l'Assemblée nationale l'avait jugé irrecevable et là ils ont changé le titre.

Donc c'est bien la preuve que l'Assemblée nationale considérait qu'il n'y avait pas d'enquête à mener sur le lien entre la France et et tel ou tel groupuscule. Ils ont changé le titre. Alors, puisque c'est le lien entre les formations politiques et le terrorisme ou l'islamisme, bah comme je vous le disais, nous on a un certain nombre de propositions à formuler, mais tout ça est pitoyable, ridicule et monsieur Voquier ferait mieux de ne pas utiliser l'Assemblée nationale pour son ses petites campagnes personnelles.

Je pense que c'est pas ce que les Françaises et les Français attendent de l'Assemblée nationale, qu'on a mieux à faire que ça. On a on a on a des choses plus importantes, vous comprenez ? Voilà.

Donc je pense que tout ça est ridicule, pitoyable, pathétique et n'a aucun intérêt. Il y a un député qui a sur un autre sujet, un député LR qui a de qui a écrit à Jean Noël Barreot pour demander d'aider les ressortissants français bloqués en Israël. Je sais pas si vous avez vu.

Est-ce que c'est ce que vous pourriez demander également ? Il demande en fait à ce qu'on aide les ressortissants français bloqués en Israël. Non, mais et les ressortissants français, quel qu'ils soit et euh de quel pays où ils se trouvent, à partir du moment où on est dans une zone de guerre et que leur vie est en danger, euh il est du devoir de la diplomatie française de les appuyer et de les soutenir.

Mais ce ce cette personne des Républicains peut-être elle a oublié de dire qu'il y a aussi des ressortissants français en Iran et peut-être qu'il serait important aussi que la diplomatie française, elle les soutienne et elle les appuie également. Vous voyez, il faut pas avoir la diplomatie française à géométrie variable. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Bonjour à tous et merci nous retrouver sur BFM2.

On va revenir sur le travail de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineur que l'on suit depuis plusieurs mois maintenant notamment sur BFM2 évidemment. Nous sommes avec son président Arthur de la Porte. Bonjour, merci d'être avec nous en direct sur BFM2.

Vous êtes également député socialiste du Calvados. On suit donc vos auditions et hier vous avez notamment entendu les responsables de plusieurs plateformes X, Meta ou encore YouTube et on a le sentiment que la modération c'est vraiment le point bloquant, le point manquant de ces plateformes. Qu'en pensez-vous ?

Alors, c'est un point bloquant surtout quand on est du côté utilisateur parce que quand on entend les plateformes, on a l'impression qu'il y a de l'investissement, que tout va bien, que finalement il y a pas de véritable sujet. Par contre, quand on regarde les contenus, là, ça va plus du tout. Donc eux, ils nous disent "Oui, mais regardez tout le travail de modération qu'on fait, tous les investissements qu'on met, la qualité de notre modération humaine aussi." Mais de fait, la réalité c'est que beaucoup passent entre les mailles du filet et ils finissent eux-mêmes par le reconnaître.

Et j'ai d'ailleurs trouvé plus de sincérité du côté des plateformes qu'on a pu auditionner hier, donc MTA, euh donc Facebook, Instagram ou encore YouTube, que du côté de TikTok. Voilà, pour moi ceux qui sont encore pire en terme de modération, c'est X, mais là voilà, je préfère même pas euh aller plus loin la suite en c'est un indigant. On on va y revenir justement sur TikTok, mais euh est-ce que cette modération euh vous constatez que vraiment il y a il y a beaucoup de manquements euh sur les plateformes ?

Ce qui est sûr, c'est que de manière générale, les plateformes ont des obligations de modération qui ne sont pas suffisamment traduites dans les faits par un retrait des contenus problématiques qui a par ailleurs des enjeux sur ce qui peut paraître aux yeux de l'utilisateur comme problématique mais ce qui ne paraîtra pas aux yeux du modérateur comme problématique parce que pas par exemple il y a pas forcément les mêmes codes ou le même degré d'analyse de dans le contexte ou la réitération d'un certain nombre de de contenus. Euh on a vu aussi euh euh des sujets euh on a essayé de les évoquer même si c'est compliqué euh de diffusion, de story et cetera et donc comme ça reste pas bah le temps de l'analyse euh peut parfois être différent. Donc on a voilà aussi des problématiques de contenu publiés en direct qui sont par tirés bref euh ou de contenu qui sont dit en direct qui sont par tirés parce qu'on peut pas mettre un modérateur humain derrière chaque individu.

Mais ce qui est sûr c'est qu'il y a quand même une corrélation entre le niveau de modération humaine et le niveau de de d'acceptabilité des contenus. par exemple pour X, c'est moins de 100 modérateurs pour toute la zone francophone. Voilà.

Alors que pour Meta, on est plutôt à 600 et que pour TikTok, on est autour de 500. Voilà. Donc euh mais 500 c'est toujours pas assez par rapport aux millions de contenus qui sont publiés sur Facebook.

C'est vrai qu' il y avait une attitude un peu particulière hier quand vous interrogez les responsables de MTA sur la modération du contenu notamment sur la nudité qui est très stricte en ce qui concerne Facebook. Et quand vous les interrogez sur la modération d'autres contenus he qui touchent les jeunes de violence, d'appel au suicide par exemple, là il semblait un peu moins comprendre la demande et le parallèle fait avec cette modération très forte sur la la nudité. Ça vous surprend ?

C'est qui a un paradoxe parce queon nous dit liberté d'expression, liberté d'expression. Voilà. Mais on peut pas publier des contenus de nudité ou alors ils sont très facilement censurés. tous ceux qui ont fait l'expérience de mettre une photo en maillot de bain on ont pu faire des des expériences similaires.

Bon ben écoutez, enfin ça m'arrive pas, je tiens à préciser. Euh mais quoi qu'il en soit, voilà, on a une restriction très forte de la nudité sur le plan de la liberté d'expression et d'autre part bah des contenus violents, sexismes, misogynes qui eux finalement sont beaucoup plus facilement tolérés et ça ce poids de mesure, on a toujours pas compris la justification. et TikTok effectivement vous aviez auditionné il y a quelques jours expliqué que des erreurs étaient inévitables et pointant du doigt notamment des utilisateurs.

Je cite un très créatif pour contourner les règles. Est-ce qu'on peut vraiment entendre ces arguments quand l'on sait qu'il y a des jeunes qui se sont donnés la mort parfois en raison de contenu consulté sur TikTok ? Alors bien sûr que les utilisateurs sont créatifs, mais le sujet n'est pas là parce que quand nous députés qui enfin travaillons sur cette commission d'enquête sommes en capacité euh à part les auditions qu'on fait de détecter justement ces mots clés, ces émoticones de contournement, comment se fait-il que des modérateurs de la plateforme ou que la plateforme elle-même ne mettent pas les moyens suffisants ?

On nous annonce 15 milliards d'euros d'investissement de TikTok sur les sujets de modération. Mais franchement, il suffit d'un bon système de veille pour pouvoir détecter par exemple avant que la ministre signale que Skinny Talk constituait en soi un hashtag problématique. Et ça franchement moi ça me choque ça me choque qu'on accepte ces espèces de marche d'erreur parce que derrière ces marches d'erreur il y a la vie des gens.

Il y a des jeunes qui sont confrontés à des contenus problématiques et il y a des enjeux de contrôle de l'algorithme qui ne sont pas suffisants. Et justement plusieurs de vos questions à travers c ces auditions en emploitant du doigt certains contenus, on les a senti, on les a vu s'étonner de ces contenus, vous demandez plus d'informations à côté. Il y a vraiment des des manques dans cette modération.

Ce qui est sûr, c'est que de manière générale quand nous on signale des contenus, la plateforme nous dit automatiquement désolé ça contrevient pas à nos règles d'utilisation. Et puis quand on met les responsables face à ces contenus, ils nous disent "Ah ben on va regarder." Oui, enfin sauf que ça a déjà été regardé par vos services de modération.

Et théoriquement ce que nous ont dit par exemple MTA ou X, c'est que la modération de deuxème rang s'il y a appel, c'est de la modération humaine. Donc comment se fait-il que ce qui eux les choqu responsables à faire publique par exemple ne choque pas les modérateurs ? que les règles qui sont données ne sont pas suffisamment claires, suffisamment explicites et donc suffisamment protectrices des mineurs.

Donc nous, on a vraiment des inquiétudes, on les porte à travers cette commission mais on ne va pas lâcher et abandonner aussi facilement. Est-ce que vous êtes sidéré par l'attitude de ces représentants notamment TikTok des autres plateformes que vous avez entendu ? C'est sûr que c'est choquant.

C'est choquant d'autant plus quand on est euh des familles parfois en deill qui suivent ces commissions qui attendent des représentants des plateformes des explication euh et qui aujourd'hui ont l'impression qu'elles se font badader ou qu'il y a une forme de déni. Euh j'ai j'ai trouvé que l'audition de de TikTok la semaine dernière était assez révélatrice de ce point de vue-là. Il peut pas y avoir de généralité comme ça.

On retire des millions de contenus problématiques. Mais en fait même s'il y a un % de contenu problématique qui qui subsiste après cette vague de modération, c'est toujours 1 % de trop. C'est toujours des centaines de milliers de contenus qui sont problématiques qui ont des effets sur les jeunes, qui ont des effets profonds sur les vies.

Et donc voilà, on ne peut pas accepter que il y ait encore tant de contenus qui restent surtout quand on sait qu'ils ont été pour partie d'entre eux signalés non retiré. Ça c'est vraiment une grande frustration et source ceux je crois chez certains utilisateurs ceux qui signalent notamment de de colère légitime. Euh devant votre commission d'enquête, on doit prêter serment.

Euh vous sentez que toutes les personnes auditionnées notamment des responsables des plateformes, des influenceurs aussi vous disent toute la vérité. En tout cas, ils nous disent leur part de vérité. Euh et c'est vrai que parfois on a l'impression que il veut pas aller plus loin parce qu'ils ont pas envie de mentir.

Euh et l'une des réponses les plus fréquentes, c'est à ma connaissance, ce n'est pas le cas. Ce qui leur évite finalement de mentir puisqueon est dans une entreprise cloisonnée où le partage de l'information entre les services de représentation. Hier, on avait les affaires publiques et le service qui euh décident vraiment et très cloisonné.

Et donc du coup, ben voilà, ils savent pas tout, ils savent pas tout et ils savent parfois moins que nous, on a l'impression et ça c'est vraiment vraiment gênant et vraiment agaçant. On se souvient de l'audition évidemment des des influenceurs aussi dont on a certains médias encore plus beaucoup parler évidemment que l'on a suivi nous comme d'autres auditions de de votre commission d'enquête notamment celle de de l'influenceur Alex Alex Itchens. Est-ce que vous avez des suites pour une nouvelle convocation éventuelle de cet influenceur qui avait claqué la porte de votre commission ?

Alors moi je vois surtout monsieurens qui se fait de la pub sur cette audition et je crois qu'il ferait mieux d'être un peu plus prudent. Voilà, c'est tout ce que j'ai à dire. Je ne n'accepte pas que on tourne l'Assemblée nationale en dérision, surtout quand on est soi-même euh à l'origine de propos violents qui peuvent être répréhensibles et qu'on diffuse non seulement une atmosphère sexiste, mais plus largement que ça que on incite euh la à la violence envers les femmes.

Donc moi, je dis à monsieur Chen, vous ferez mieux de couper vos réseaux sociaux plutôt que de continuer à professer la haine. Euh et voilà, je je le dis avec gravité. L'Assemblée nationale, c'est un sanctuaire républicain.

On ne peut pas s'en moquer impunément. Vous allez le convoquer ou pas ? Ça fait pas partie euh de mes objectifs.

Moi, j'ai pas envie de donner plus de pub que ça à ce sinistre individu. Euh il a chercher à se à se jouer des codes. Euh mais à la fin ce que je dis c'est que ce qui doit prédominer c'est ce qu'on porte en terme de régulation, ce qu'on porte pour les individus qui sont les victimes parce que c'est d'abord ça qui doit nous concerner.

Et moi, je pense par exemple aux femmes qui sont victimes des conséquences des propos de monsieur Hens euh qui appelle à être violent, dur envers une femme qui ne serait pas d'accord avec soi. Donc je le dis vraiment aujourd'hui ce n'est plus possible, on ne peut plus accepter ça et il faudra avancer là-dessus. Et je crois que cette audition, elle nous a fait collectivement réfléchir sur les personnes qui sont derrière ça qui n'ont aucun respect ni pour les lois ni pour les institutions.

Justement, c'était nécessaire d'entendre ces influenceurs parfois polémiques. Il y en a eu d'autres he aussi influenceurs que vous avez entendu par ailleurs notamment Hugo Descoutre registre évidemment mais cela c'était nécessaire Alexit Chens très brièvement mais Ad Laurent d'autres aussi de les entendre. Alors nous on voulait être exhaustif dans nos auditions.

On voulait pas qu'on nous accuse d'avoir émis des jugements sans avoir donné la capacité à chacune et chacun de s'exprimer. Après, chacun jugera. Moi, j'invite au-delà des capsules qui font le buzz à ce que chacune et chacun entend non seulement les auditions des influenceurs 10 problématiques qu'on a pu avoir, mais aussi plus largement l'ensemble des travaux de cette commission d'enquête qui fait un travail, je le dis, remarquable, un travail sérieux.

On est déjà à plus de 144 personnes auditionnées, plus de 75 heures d'audition avec euh des psychiatres, des chercheurs, euh des juristes euh et évidemment des victimes et d'autres influenceurs qui font un travail aussi formidable de vulgarisation scientifique, de démocratisation. Donc voilà, moi je préfère avoir euh ne pas avoir laissé finalement de personnes hors de l'audition de la commission d'enquête pour montrer que nous on est là pour faire un état des lieux global et donc avoir auditionné ces influenceurs pour moi c'était aussi un moyen pour qu'ils ne puissent pas dire derrière que ils ont été entre guillemets pas entendus. Non, on les a entendu, mais on a aussi entendu ce qui n'allait pas et je crois que certains peut-être aussi ont entendu qu'il ne respectaient pas la loi.

Enfin, j'espère en tout cas puisque la plupart de ceux qu'on a pu auditionner il y a une semaine maintenant ne respecte pas la loi. Voilà. Donc moi, je crois dans la force de la loi, mais je crois aussi dans notre capacité à être pédagogique là-dessus et je ne suis pas sûr que il soit sorti grandi de ces auditions.

Ce que je peux dire c'est que en revanche, on a beaucoup appris nous de notre côté de ces auditions et c'était aussi l'un des objectifs. On a appris que ils étaient dans un déni total. On a appris qu'il se jouait des codes des réseaux sociaux et qu'il cherchait le clash parfois quit à instrumentaliser ou mettre en scène euh des situations problématiques pour chercher euh le buzz et donc du coup derrière gagner ence gagner aussi de l'argent parce que derrière tout ça il y a un modèle économique.

Donc voilà, on a appris de ces auditions. On a aussi retenu que bah il y en avait certains qui n'avaient malheureusement pas appris grand-chose mais ça c'est ce qu'on a auditionné. Certains ont parlé de demandes qui s'affrontaient lors de cette audition entre influenceur et et politique de l'autre côté.

Vous avez eu ce sentiment là aussi notamment quand l'on voit l'influenceur NASDAS vous poser des questions sur votre salaire sur les chauffeurs de l'Assemblée. Ça vous a étonné ? Ça m'a étonné bien sûr.

Euh peut-être que de leur point de vue, il y avait la recherche du clash et de l'affrontement. De notre point de vue, il y avait la volonté de comprendre. Mais ça, malheureusement, j'ai l'impression qu'ils ne sont pas ressortis avec cela et qu'ils ont cherché, je pense par exemple à Nasdas, à mettre en scène les rares moments où ils ont cherché à faire de la provocation pour essayer d'éviter qu'on regarde le reste.

C'est-à-dire le reste, c'est ce qu'ils font. Et moi quand je vois que NASDA n'hésite pas à mettre en scène la violence, qu'il accepte des propos racistes, même s'il l'a ni, qu'il accepte la misogénie, qu'il accepte la violence au sein de sa maison, qu'il rémunère des mineurs, tout ça tout ça est passé sous silence au profit de leur coup de com. Donc voilà, franchement aujourd'hui, je crois pas que ça soit de mondes qui s'affrontent, c'est il y a des endroits où ça ne va pas.

Il y a des endroits où les mineurs sont en danger et notre devoir nous, c'est de les protéger. Et euh je ne crois pas qu'il y ait de mise sur équivalence possible. Je ne crois pas non plus que contrairement à ce qu'on dit certains, on a cherché le buzz à travers ça.

Écoutez, nous on avait fait des auditions avec des influenceurs qui avaient beaucoup de monde, je sais pas, eu de go descrypt et ça n'a pas plus fait le buzz que ça hein. c'est ceux qui sont arrivés dans cette situation de défiance qui par le clash qu'ils ont créé ont provoqué le buzz et objectivement c'était pas nous notre intention puisque l'idée comme je vous l'ai dit c'était vraiment d'avoir des échanges de d'enquête c'est-à-dire de comprendre ce qui ne va pas et que eux-mêmes refusent qu'on les questionne refusent qu'on mette qu'on les demande qu'on leur demande de répondre à des questions. Bah c'est qu'il refusent le principe même de l'enquête.

L'enquête c'est pas à double sens. C'est pas eux qui sont venus pour enquêter sur l'assemblée, c'est nous qui sommes en train d'enquêter sur une plateforme sur des pratiques. Néanmoins, je le dis, j'ai répondu parce que on on se questionne sur le modèle économique des influenceurs, on se questionne sur le combien il gagne.

Donc quand nous dit "Je gagne plusieurs centaines de milliers d'euros par mois". Et qu'il dit "Et vous", c'est une manière de détourner la question. Mais j'ai quand même répondu à cette question.

Pourquoi ? Parce que je ne veux pas qu'il y ait le sentiment que on gagnerait plusieurs nous centaines de milliers d'euros par mois. C'est pas le cas.

Voilà. Euh quand il essaie de dire que les députés auraient des avantages qui seraient de même nature que ceux les influenceurs millionnaires, multimillionnaires, c'est pas vrai. Voilà, les députés sont pas multimillionnaires.

Voilà, ils ont pas 50 chauffeurs, non, il y en a 10 pour toute l'assemblée. Donc voilà, arrêtons arrêtons vraiment ces ces espèces de polémiques à la noix parce que ça nous détourne de l'enjeu réel qui est celui de la protection du mineur. Arthur de la Porte, on se souvient dans votre commission euh c'était il y a il y a quelques semaines maintenant euh euh même quasiment plutôt au début de celle-ci, euh l'audition hein notamment des famillees de victime.

Audition très poignante euh là-dessus, euh des témoignages euh très euh poignants. Est-ce que vous avez eu des retours depuis ? Est-ce que vous êtes en contact ?

Est-ce que vous savez si celles-ci suivent votre travail et sont là aussi plutôt atterré par les explications données notamment par les responsables de TikTok sur la modération ? Ce que je peux vous dire, c'est qu'en effet moi ce qui me donne de l'énergie, c'est tous ces messages que je reçois, non seulement évidemment des familles, des victimes qu'on a pu auditionner qui nous disent "Tenez bon, merci pour le combat que vous faites, mais plus largement tous ces messages de parents, d'enfants euh ou plus largement de spectateurs sérieux qui regardent ces auditions et qui nous disent "Votre travail est d'utilité publique." Euh et même s'ils ne répondent pas, parfois une absence de réponse est à elle-même significative.

Et moi ce que j'ai été ce qui m'a beaucoup marqué, c'est par exemple ces visages liquéfiés de certains représentants de TikTok qui n'arrivaient plus à répondre quand on les mettait face au contenu problématique en le disant "Mais pourquoi ceci est toujours présent sur votre plateforme ?" Expliquez-nous comment ça se fait que même si vous dites que vous avez une super intelligence artificielle, ça soit passé entre les mailles du filet. Bah l'absence de réponse est en soit une réponse.

Votre commission va entendre demain la ministre Clara Chapaz, ministre du numérique. Qu'attendez-vous de ces réponses et de l'action gouvernementale évidemment sur cette question des réseaux sociaux ? Moi, j'attends beaucoup du gouvernement.

J'attends d'une part euh sans démagogie qu'il pousse pour une régulation accrue des plateformes du numérique à Bruxelles. J'attends du gouvernement qu'il soit en mesure de faire que demain il y ait des sanctions qui soient prises à l'échelle de la commission. J'attends aussi qu'il y ait des moyens des moyens pour la santé mentale des plus jeunes parce qu'aujourd'hui en fait ce qui se passe c'est que les réseaux sociaux sont un catalyse de du mal-être des jeunes mais qui n'est pas forcément lié au départ à une problématique liée aux réseaux sociaux.

Donc il faut plus largement que le gouvernement porte euh le bien-être mental de la jeunesse comme une des priorités politiques. Ça va au-delà de la question du numérique et euh je crois qu'il faut se garder de toutes solutions simplistes sur l'usage euh des écrans euh qui répondraient à elle seule à tous les problèmes de la société parce que le sujet est bien plus large que cela et c'est ce que nous ont montré les auditions qu'on a mené depuis maintenant 2 mois. Arthur de la Porte, merci beaucoup.

Président de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineur à l'assemblée et député socialiste du Calvados. La commission qui poursuit donc encore son travail. Avant de rendre le rapport, ce sera début septembre.

On suivra évidemment tout cela sur BFM2 ces prochaines semaines. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Merci de nous suivre sur BFM2.

Restez bien avec nous. Un nouveau direct à suivre dans quelques instants. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] dire que le courage dont votre peuple fait preuve depuis maintenant tout ce temps force notre admiration ici en France et croyez-moi que les les Français dans nos circonscriptions nous parlent très souvent de ce qui se passe en Ukraine aujourd'hui et que personne n'oublie en dépit de la durée de ce conflit de l'actualité internationale que nous vivons.

Ce drame que j'ai évoqué à l'instant illustre, je le crois une fois de plus, le cyisme de Vladimir Poutine qui démontre à nouveau que la Russie ne veut pas la paix. La Russie ne veut pas la paix et profite du contexte international pour intensifier ses frappes et s'en prendre une fois de plus à des civils innocents. Et cela, nous devons le condamner et le dire de manière extrêmement claire.

Et donc dans ce contexte, j'ai la conviction que nous devons continuer d'agir avec la plus grande détermination pour renforcer les sanction contre la Fédération de Russie, en préparer de nouvelles, si cela est nécessaire d'une ampleur inédite pour frapper la machine de guerre russe. Et cela nous devons le faire en lien étroit avec nos partenaires américains, le Japon, le Canada, le Royaume-Uni. Et l'objectif doit être très clair ici, c'est priver la Russie de toute capacité à poursuivre la guerre et lui faire assumer le coût de ses actes et l'amener vers le cesser le feu que la que l'Ukraine a été prête à accepter alors que même c'est elle-même qui est attaquée. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] clivage politique clivage politique pour sur la question donc de soutien et militaire et humanitaire et c'est extrêmement important pour Ukraine.

Merci beaucoup aussi pour le dialogue interparlementaire entre deux parlements extrêmement actifs et c'est très très important. Nous avons grâce à ce dialogue établi un niveau de confiance inégalé de de confiance et et aussi des des relations humaines extrêmement chaleureuses. Euh nous savons euh tous qu'est-ce que le droit international, qu'est-ce que le droit de l'homme et quel est le rôle de parlementarisme sur ces deux sujets ?

Et aujourd'hui, vous étiez à la hauteur des décisions qu'il fallait prendre pour que l'Ukraine ait une chance de se défendre et une chance de tenir et un jour arriver à une paix juste et durable. Et et à cet égard, je voudrais encore une fois remercier la France pour ce son aide son aide pour les pour les renforcer nos capacités de défense parce que sans ces soutiens, nous avons très peu de chance de tenir. Et j'ai déjà évidemment j'ai déjà dit avec les collègues de Sénat que nous sommes tous maintenant mis au français grâce au termes des armes françaises.

Nous connaissons tous des mots comme Crotal, Mirage et autres noms des armes françaises. C'est c'est le c'est les mots qui ont enrichi le lexique ukrainien et merci beaucoup pour toutes les initiatives parce que c'est la France souvent qui était leader qui qui a engagé les décisions et ensuite les autres ont suivi. Et je voudrais vous remercier pour ça et je voudrais vous demander de jouer ce rôle de leadership et d'entraîner de continuer d'entreter les d'entraîner les autres parce que la voix de la France, elle est très puissante.

Elle est puissante au sein du G7, elle est puissante au sein de l'OTAN, elle est au sein elle est très puissante au sein de la francophonie et au sein des différentes assemblées interparlementaires. Enfin, vous avez ici des collègues qui présentent la France dans ces assemblées. Je voudrais vous remercier pour vos votre professionnalisme et pour votre haut niveau d'engagement et je voudrais euh vous dire que l'Ukraine aujourd'hui, les forces armées ukrainiennes démontrent au monde entier que l'Ukraine est correspond à tous les standards, à tous les principes et surtout aux valeurs aux valeurs qui sont communes à nous tous. et elle paye le prix le plus fort pour cette pour cette pour cet engagement et valeur.

Et euh je voudrais vous faire appel à vous euh pour nous soutenir encore plus sur le plan des sanctions. Ces sanctions doivent être d'enfer. Les sanctions doivent être telles que le coût de cette guerre soit insupportable pour la Russie.

Euh je voudrais aussi vous demander de euh tous de prendre cette seule et juste décision, d'utiliser tous les actifs, gelés, enfin tous les avoirs russes gelés parce que c'est le prix que la Russie doit payer pour pour l'agression pour l'acte d'agression contre l'Ukraine et et ces agressions dans les autres parties du monde parce que si tout celui reste dans l'impunité, ça cet agresseur et cet acte d'agression va entraîner les autres et et vraiment le meilleur exemple le meilleur exemple pour arrêter la l'agression les agresseurs, c'est de punir c'est de les punir. Aussi, je voudrais évoquer devant vous la question des enfants déportés. Officiellement sur nos listes, nous avons identifié 20000 officiellement mais il y a un cynisme inoui de la part de Russie.

Vous imaginez-vous bien, écoutez bien. Lors des dernières négociations à Istanbul, les Russes ont voulu échanger les enfants contre les prisonniers russes détenus par l'Ukraine. Vous imaginez comment on peut oser essayer de monayer ça ? les enfants dans les négociations.

Et donc aussi, je voudrais appeler à vous pour soutenir l'Ukraine sur dans sa marche, dans sa préparation pour la reconstruction. Je sais que la France c'est des gens engagés pour reconstruire certaines régions ukrainiennes. Pour ça, je voudrais remercier déjà touses ces régions et et la France tout entière.

Et je voudrais que l'histoire de l'Ukraine euh après cette guerre devienne une histoire de succès, succès de nos de de l'Ukraine et de ses partenaires. Et merci beaucoup pour cette invitation et je suis ravi échanger dans ce cadre avec vous. Vive la France !

Gloire à l'Ukraine. Merci beaucoup monsieur le président. La 2e séquence à présent euh va permettre à chaque groupe parlementaire de vous poser euh une question dans un format de 2 minutes à 2 minutes 30 et vous-même après chaque question, vous allez répondre et puis après dans un 3è temps, la conversation plus plus généralement, plus librement va pouvoir s'engager sur tous les sujets qui n'auront pas été traités.

Et donc pour commencer, je donnais la parole à madame Nathalie Pousiref pour ensemble pour la République que vous connaissez bien puisque elle a pendant longtemps été la président du groupe d'amitié avec l'Ukraine. Madame la député, c'est à vous. Merci monsieur le président.

Monsieur le président, cher Rousselane, permettez-moi à mon tour au nom du groupe Ensemble pour la République de vous souhaiter la bienvenue à l'Assemblée nationale. Je vous transmets aussi les plus chaleureuses salutations de la part de Gabriel Atal qui est président de notre groupe politique mais aussi du groupe d'amitié euh France-Ukraine qui s'excuse de son absence aujourd'hui dû à un engagement à l'étranger pris de longue date. En premier lieu, mon groupe politique souhaite adresser ses pensées les plus solidaires au peuple ukrainien victime de l'intensification ces dernières semaines des attaques par la Russie sur les populations civiles.

Je tiens également à réaffirmer notre mobilisation en faveur de l'Ukraine. La sécurité collective de l'Ukraine est inséparable de la résistance des Ukrainiens. Vous avez le soutien politique de la France pour parvenir à un cesser le feu inconditionnel. et convaincre les États-Unis de durcir le temps face à Vladimir Poutine.

Au-delà, tout doit être fait pour vous apporter des garanties de sécurité suffisantes pour dissuader la Russie de toute nouvelle attaque. Comme vous le savez, la France et le Royaume-Uni se sont portés volontaires pour l'envoi de forces de réassurance en Ukraine et j'aimerais connaître votre appréciation sur cette initiative. Cependant, la première garantie de sécurité reste l'adhésion à l'OTAN.

À cet égard, je peux vous assurer qu'à l'occasion de la dernière session de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN à Détonne, les délégations européenne se sont très majoritairement prononcé en faveur de cette adhésion en parallèle de l'accession de votre pays à l'Union européenne. Faut-il le rappeler pour le public qui nous regarde ? L'Union européenne et les États-membres ont mobilisé plus de 82 milliards de dollars d'aide budgétaire, humanitaire et financière. ainsi que 54 milliards de dollars d'assistance militaire.

L'Union européenne se prépare à durcir les sanctions contre la Russie. Les intérêts sur les avoir rusés ont permis de compenser le déclin de l'aide américaine en ce début d'année. Les avoirs russe gelé pourraient être utilisé pour la reconstruction de l'Ukraine.

Quant à la France, elle a formé près de 10000 soldats ukrainiens et a annoncé en mai 2025 un nouveau programme bilatéral de 2 milliards de dollars. Alors, monsieur le président, pour défendre votre territoire, quels sont les besoins prioritaires ? et immédiat des forces armées ukrainiennes.

Enfin, après l'occasion manquée d'un rendez-vous entre les présidents Zelenski et Trump au dernier sommet G7 au Canada et à quelques jours du sommet de l'OTAN à Lae, quand qu'attendez-vous des négociations initiées par les États-Unis entre l'Ukraine et la Russie ? Voilà. Merci beaucoup euh monsieur le président.

Vous avez le temps que vous souhaitez pour répondre à à cette réflexion et ces interrogations. Merci beaucoup pour le groupe d'amitié. Tout d'abord grand merci pour cette formidable coopération qui existe aujourd'hui avec l'Ukraine.

Tous vos initiatives, tous vos meilleurs vœux. Nous essayons toujours les mettre en œuvre. Nous vous sentons votre soutien à tous les niveaux à tous les niveaux entre donc les groupes d'amitié entre les entre les parlements au niveau des formats internationaux vous êtes les meilleurs avocats de l'Ukraine et vraiment nous sommes très reconnaissants pour vous.

Maintenant, je répondrai sommairement à des questions. Oui, l'attaque la plus massive peut-être a eu lieu tout récemment avanthier et qui rien que pour une seule ville qui de Kiv a fait a causé 28 morts, 27 citoyens ukrainien et un citoyen étranger et 150 plus de 150 ont été blessés dans cette attaque. Et ça c'est vraiment le dessin de Poutine.

S'attaquer aux civils, s'attaquer à aux infrastructures pour effacer l'Ukraine effacer l'Ukraine et les Ukrainiens de cette terre. Mais les forces armées ukrainiennes et nos partenaires ne le laisseront pas faire. Et nous nous apprécions tout particulièrement l'aide que nous recevons de la part de nos partenaires, mais nous avons l'impression que Poutine c'est quelqu'un qui est très expérimenté, un cajibiste et il a un il a su instrumentaliser et mener en bateau nos partenaires américains.

Nous sommes sûrs que très tôt très prochainement les États-Unis vont ouvrir les yeux, ils vont voir ce mensonge et va revenir vers tous les formats dans lesquels elle a participé avant et qui permettront à l'Ukraine obtenir un succès dans cette guerre parce que nous sommes persuadés que la majorité du peuple américain est au côté de l'Ukraine et que l'administration de américaine va faire tout qui dans dans son pouvoir pour ce que pour ce que le texte des sanctions passe le Sénat et soit voté au Sénat et soit mis en œuvre parce que le seul langage que Poutine comprend, c'est le langage de la force et il n'a pas il n'a pas toute puissance et il a des faiblesses. Il est même il est même très peureux quand face à la force il et et donc nous avons [Musique] nous avons vu sa tactique de de de de son passé des services pès lourd dans ces dans ces actions, dans ces agissements, mais nous le connaissons. Donc il faut continuer vos efforts et nous comptons nous comptons sur le renforcement de notre défense antiaérienne.

Nous comptons aussi sur le rement de moyens des armes de munition sur la ligne de front parce que nous avons besoin de ces armes mais nous avons aussi une expérience unique en matière des drones et nous sommes prêts à partager avec vous cette expérience. Merci beaucoup monsieur le président. Je donner la parole à présent pour le parti socialiste et apparenté à madame Anna Pic.

Et puis se prépare madame Naline Lechon et Jean-Louis Tierou. Merci monsieur le président. Monsieur le président Stéphane Chou.

Le 24 février dernier a marqué la 3è commémoration de la guerre d'invasion à grande échelle menée par la Russie contre l'Ukraine. 3 années au cours desquelles les socialistes français n'ont eu de cesse d'apporter leur soutien indéfect fictible à l'Ukraine et d'appeler, comme nous le faisons dans tous les conflits à travers le monde au respect du droit international. Nous avons notamment appelé au rétablissement de la souveraineté ukrainienne dans ces seules frontières internationalement reconnu en 1991.

Nous avons appelé une paix juste et durable incluant l'Ukraine et l'Europe. Nous avons demandé un renforcement des sanctions prises à l'égard de la Russie comme l'affectation des affoires russes gelées sur les territoires européens à leur reconstruction de l'Ukraine comme un premier paiement. Nous avons souligné l'absolue nécessité de permettre le retour des dizaines de milliers de civils ukrainiens déplacés de force, des prisonniers de guerre et des enfants déportés.

Nous avons rappelé l'impératif de justice pour les crimes de guerre et massacres commis par les forces d'occupation russes et nous avons soutenu la perspective d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne. Nous avons évidemment interpellé à nombreuses reprises notre gouvernement pour l'inciter le soutenir dans l'accentuation de l'aide militaire française. Celle-ci devant être à la hauteur des besoins de la résistance ukrainienne.

Nous avons par ailleurs dénoncé le transit par nos ports du gaz naturel liquéfié russe permettant au Kremelin de financer son effort de guerre. Ce soutien, monsieur le président Stéphan Chou, je le réitère solennellement devant vous aujourd'hui et je vous garantis qu'il ne faiblira pas. Il en va de la défense de nos valeurs et au cas où certains on douteraient encore de notre sécurité commune et collective européenne.

Enfin, ce soutien, nous vous le devons au regard de la résistance exemplaire à laquelle les Ukrainiennes et les Ukrainiens font preuve de prix le 1er juill. Pour terminer mon propos, je voudrais que nous nous tournions vers l'avenir et je souhaite ainsi connaître l'état de votre opinion sur publique sur l'état d'esprit des Ukrainiens s'agissant de la capacité de leur pays à atteindre les critères d'entrée dans l'Union européenne dans un contexte de poursuite du conflit et à envisager un après-guerre. Je remercie.

Merci beaucoup tout d'abord pour ce soutien que nous recevons et que nous sentons de la part de vous tous en ce qui concerne les questions concernant comment se ressent comment se sentent les Ukrainiens sur le chemin de l'intégration de l'Union européenne, je peux vous assurer que les Ukrainiens, vous ne trouverez pas des personnes les plus amoureuses de l'Union EUR. européenne que les Ukrainiens. Parce que euh si on doit regarder les euh sondage, 90 % d'Ukrainiens soutiennent l'Ukraine, le l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et en tant que Parlement, nous faisons tout ce que l'Ukraine réponde à tous les critères exigeant sur le chemin de cette adhésion.

Nous prenons nous adoptons euh toute une série de lois pour correspondre euh pour changer et nous nous faisons tous les processus et les procédures pour accélérer euh la validation de ces lois. Le cabinet des ministres fait tout pour implémenter les standards pour réaliser ces solutions prises par le Parlement ukrainien. de partie de la question concernant pour voir pour savoir comment les Ukrain voi le réconstruction.

Vous pouvez me croire que les Ukrainiens que qui chaque jour et chaque nuit se heurte à des attaque encessante euh venu du ciel par des shaedes, par des bombes. Il souhaite la paix plus que tout au monde, mais une paix juste et une paix définitive. Mais après cette paix, il voudrait il souhaite la reconstruction de l'Ukraine.

Il souhaite que l'histoire de la résistance de l'Ukraine euh entre dans l'histoire euh mondiale. un grand pays de dans agricole, un grand pays dans les dans les solutions informatiques Haïti, nous souhaitons proposer à l'Europe notre intellect, notre travail, nos connaissances, notre euh tout ce que nous avons pour la construction de l'Union européenne et et donc notre chemin vers la euh vers l'Union C'est un processus avantageux pour les qui peut apporter beaucoup pour l'Ukraine et pour la communauté européenne. Merci monsieur le président.

La parole est à Nadane Nadine pardon le champ pour le groupe rassemblement national. Monsieur le président. Monsieur le président, au nom du groupe Rassemblement national, je vous souhaite la bienvenue à l'Assemblée nationale.

Alors que votre pays est en guerre, vous recevoir est un honneur. Les Français sont impressionnés de voir que dans l'adversité, malgré la violence exercée par les forces russes, le peuple ukrainien tient bon. Cela est vrai pour ses armées comme pour ses institutions.

Depuis 2022, vous n'avez jamais cessé de réunir le Parlement ukrainien. En dépit des bombardements et des assauts, l'Ukraine a maintenu ses administrations et ses institutions fonctionnelles. Permettez-moi, monsieur le président, de vous saluer pour votre courage ainsi que tous vos collègues parlementaires.

Vos adversaires tuent, mais ils n'ont pas pris l'âme de l'Ukraine et ne la prendront jamais. Depuis le début du conflit, la France à l'instar de beaucoup d'autres pays vous soutient notamment par la formation ou la livraison d'armes et de matériel. Ce soutien doit vous permettre de vous défendre et d'ouvrir une voie vers la paix.

Une voie qui ne soit ni une insulte envers l'Ukraine, ni une légitimation de l'agression russe après tant de vie ukrainienne sacrifiée. Cette voie n'est pas simple à trouver. Nous espérons qu'une conférence de la paix puisse se réunir dès que cela sera possible.

L'heure est encore au combat en atteste les bombardements de la Russie sur Kiev dans la nuit de lundi à mardi. Ma question, monsieur le président, émane d'un pays qui a lui aussi connu de l'horreur de la guerre et des paix mal négociées. Alors que nous avons tous à l'esprit l'échec des accords de Minsk, comment éviter qu'un futur accord de paix entre l'Ukraine et la Russie ne soit pas un nouveau traité de Versailles qui porterait en lui tous les germes d'une future guerre.

Je vous remercie. Monsieur le président, merci beaucoup pour cette question parce que soyez-en assurés, l'Ukraine souhaite la paix plus que tout au monde parce car en Ukraine les militaires ukrainiens, les civils ukrainiens, les enfants ukrainiens meurent chaque jour. C'est pour cela que nous souhaitons la paix, mais pas la paix à tout prix.

Pas par capitulation de l'Ukraine. Nous souhaitons une paix durable et juste. C'est pour ça cette question est très importante pour nous.

Nous comprenons que le chemin euh vers la paix se construit euh aussi bien sur le champ de bataille que euh pendant les euh négociations diplomatique. Le président Zelenski a a dit clairement qu'il est prêt euh aux négociations avec euh monsieur Poutine. Il est même venu à Istanbul euh pour cela mais Poutine n'était jamais venu.

Et ça c'est la le meilleur témoignage du fait que Poutine n'a pas besoin de ces négociations et il veut toujours accroître, continuer à croître son armée, sa force, continuer à tuer les Ukrainiens, menacer le monde démocratique. Il me semble que la réponse à à ce comportement violent de Poutine, il faut aussi un comportement juste. Il faut l'obliger à venir à la table de négociation.

Tout comme l'Ukraine quand elle a dit qu'il qu'il y a une condition de de négociation, c'est le cesser le feu surtout de le territoire. L'Ukraine est prête à ceer le feu et à ses négociations. Mais pour parler, pour négocier, il faut deux parties.

L'Ukraine ne peut pas négocier avec une personne qui ne vient pas au négociation. затягувати [Musique] проце mais mais. Donc euh c'est une tentative de gagner du temps, une euh tentative d'éviter les négociation et les responsabilités.

Euh mais pour le faire, il faut réunir nos forces, les forces de tous les partenaires. Donc c'est pour ça que je voudrais vous remercier pour tout le soutien, le soutien que nous obtenons de la part de la France. Et maintenant, il est l'heure comme jamais de euh forcer la Russie de revenir à la table des négociations.

Merci. Merci monsieur le président. La parole est à Jean-Louis Tyriot pour la droite républicaine.

Merci monsieur le président. Monsieur le président, au nom de notre groupe de la droite républicaine, je tiens à vous dire notre admiration et notre respect pour le combat du peuple ukrainien. S'il y a bien un pays où le mot de patrie veut dire quelque chose, ce sont les Ukrainiens qui nous le donne de la plus belle manière.

Je vais vous dire aussi que nous vous soutenons parce que votre combat c'est le combat de la liberté. Nous savons tous que derrière la dimension néo-impériale de la Russie se cache le tsar rouge, le KGB et ce qui a été le l'oppression communiste sur l'Europe pendant de très longues années. Nous vous soutenons aussi parce que votre combat c'est le nôtre.

La sécurité de l'Europe ne se joue pas sur l'elbe ou sur le rein, elle se joue sur le Niepre. Et à ce titre làà je tiens à vous dire un immense merci à partager avec toute votre population. Il n'y aura de garanties de sécurité que si dans la durée, queles que soient les conditions de sortie de ce conflit, il y a une Ukraine forte avec une armée forte et une industrie d'armement. forte parce que c'est dans la durée ce qui euh vous permettra d'être dissuasif vis-à-vis de la Russie.

J'étais à Kief il y a quelques semaines où j'ai rencontré un certain nombre de vos entreprises d'armement ainsi que euh les personnes de l'ambassade de France qui coopèrent avec vous. J'ai été très admiratif aussi bien ce que vous avez réussi à faire dans l'artillerie avec le Bogdana ou évidemment ce que vous avez fait avec les drones. Il y a un certain nombre de coopérations qui commencent entre industriel français et industriel ukrainien.

Je voudrais que vous nous disiez très franchement qu'est-ce qui fonctionne, qu'est-ce qui ne fonctionne pas, comment on peut travailler mieux parce que je vois d'autres pays européens, je pense aux Allemands par ailleurs avec R metal qui est présent aujourd'hui en Ukraine. Je voudrais vous demander simplement comment on peut travailler plus et mieux parce que c'est votre sécurité et puis demain, je pense aussi ensemble en européen qu'on pourra peut-être conquérir des marchés. parce que vous avez tout à fait raison cette guerre a ouvert une toute nouvelle page une toute nouvelle façon de faire la guerre. a commencé à elle a commencé à s'appuyer sur des résolutions de haute technologie lorsque sans drone puis peuvent détruire un tiers de potentiel nucléaire de russe lorsque les solutions de drone en fibre optique peut être la solution de pour beaucoup de problèmes lorsque que ce problème, cette guerre euh devient une guerre de drone aussi bien de défense que d'attaque.

Je suis même persuadé que plus tard, nous allons réévaluer le l'importance de des drones dans cette guerre parce que dans cette guerre, nous avons inventé une euh arme idéale qui euh contrairement au pistolet, contrairement aux balles euh peut attaquer sans euh à distance. Et donc nous devons aussi savoir ce qu'on fait avec ces armes après la guerre afin qu'elles ne soient pas utilisées par euh d'autres personnes dans des euh buts en contradiction avec la paix. Donc, je voudrais vous remercier pour euh cette collaboration euh que vous faites avec euh les euh fabricants et les industriels euh ukrainiens euh pour euh partager l'expérience et les technologies, nouvelles technologies françaises qui sont les meilleures au monde parce que ils font leur preuves sur les champs de bataille et c'est pour cela que la France est sans aucun doute un leader dans la cette collaboration avec notre industrie, je sais qu'il y a eu une réunion à KF qui a démontré le niveau de notre collaboration et la délégation française était une des délégations les plus nombreuses qui étaient venues en Ukraine pour partager cette expérience.

Il y avait 18 voilà monsieur l'ambassadeur me dit qu'il y a 18 euh sociétés qui qui travaillent en commun. Donc c'est pour ça je voudrais vous remercier encore une fois. Merci beaucoup.

La parole est à Frédéric Petit pour le groupe démocrate. Merci messieurs les présidents. Monsieur le président de la Radar, au nom des démocrates, je suis absolument ravi de vous accueillir ici et que nous puissions nous revoir et toujours au démocrates et excusez-moi toujours au nom des démocrates et aussi pour ceux qui nous écoutent.

Je voudrais saluer deux de vos combats. On parle de la résistance militaire. Tout le monde la la salue.

Je vais parler aussi au début de mon propos de votre résistance démocratique. Évidemment, la radar travaille. J'en ai été témoin.

Nous avons beaucoup travaillé. Chaque fois que nous y allons, nous travaillons avec vous et nous sommes dans un admiration du travail que vous faites à la radar. Mais je voudrais insister aussi sur quelque chose qui est moins connu.

J'étais à Mikof avec notre collègue Vassie Vitalie Besgin il y a quelques semaines pour l'Assemblée des radars régionals. Et votre je rappelle que votre réforme de 2016 est encore en cours et que la démocratie locale trèsporté par les femmes bien évidemment par des femmes maires par des femmes présidentes de région est impressionnante et trop peu souvent rappelée. J'étais aussi à Chercherief.

Vous avez été à nouveau, la région de Cherniif a de nouveau été bombardée la nuit dernière. Ma question est assez claire et assez simple. Que vous manque-t-il que nous pourrions apporter pour protéger le ciel ukrainien ?

Merci beaucoup monsieur le président. Grand à vous. Je sais que vous vous venez souvent en Ukraine et je sais que vous vous ne limitez pas seulement vos déplacements à la capitale, mais vous vous aussi vous déplacez dans tout le pays.

Je sais que vous avez le courage d'aller même dans dans ces régions de l'Ukraine qui sont tout près de la ligne de front et donc vous nêtes pas étrangé à cette odeur de la poudre de l'artillerie que qui que qu' est dans l'air dans ces régions. Vous avez très bien souligné le message principal que moi je voulais vous transmettre. Et il faut pas rester dans l'indifférence.

Euh il faut aussi euh faire euh travailler avec les autres pour que les autres soi pas indifférent. Il faut que l'Ukraine soit à la une des journaux dans le focus parce que l'Ukraine a droit à se défendre, a droit à euh défendre son monde et sa sa démocratique et ses valeurs. Et c'est un droit légitime et c'est la force, c'est par la force qu'il faut défendre cette démocratie. que l'Ukraine qui se défend contre la Fédération de Russie qui attaque jour qui attaque de nuit et c'est pour ça nous avons besoin vous avez demandé les besoins, c'est renforcement de notre défense anïti aérienne, les systèmes patriotes, les syptés, les aéristi euh et les d'autres systèmes pour de défense anti-aérienne qui permettent aux Ukrainiens de survivre. aux aux attaques aux attaques de nuit et et protéger protéger donc le ciel mais aussi protéger nos sites énergétiques parce que ces sites énergétiques sont devenus une cible particulière par la Russie et la Russie veut plonger l'Ukraine dans le noir, provoquer un black quout et c'est pour ça que au jour le jour elle attaque systématiquement les sites énergétiques et et et et Mais il là ils ont encore passé à un grand et ils disent qu'ils vont même attaquer les centrales nucléaires qui produisent pour les civil. et l'Ukraine qui est connu il y a 40 ans Tchernobyl, l'une des plus euh qui a connu Tchernobyl, l'une des plus grandes catastrophes nucléaires.

Je nous sommes vraiment très inquiets sur ce registre et nous demandons la France qui a aussi une puissance mondiale nucléaire et il faut vraiment agir ensemble pour empêcher Poutine de utiliser la menace sur le nucléaire. Déjà, il a annexé par la voie militaire la plus grande l'une des plus grandes euh réacteurs nucléaires avec ces réacteur la la station de Zaporija. Il a fait sauter le barrage hydroélectrique de Novakarovk et à part le désastre écologique, il a à cause de ce barrage, c'est tout le système électrique de unifié de distribution d'électricité qui a été perturbé en Ukraine.

Donc nous comptons sur votre soutien. Merci monsieur le président. La parole est à Bertrand Bix pour le groupe Horizon et Indépendant.

Merci monsieur le président, messieurs les présidents, monsieur le président de la radarche, cher Rouslan Stéphane Chou, le groupe Horizon et Indépendant vous souhaite la bienvenue à l'Assemblée nationale. Le groupe Horizon et Indépendant soutient l'Ukraine dans sa résistance face à l'agression russe, face au crimes de guerre, au crime contre l'humanité, face à toutes ces erreurs. et vous l'avez rappelé, il est important de le rappeler face à la déportation d'enfants.

Dans cette résistance courageuse, vous descendez non seulement votre liberté, mais aussi les valeurs que nous partageons tous, la démocratie, le droit international et la souveraineté des peuples. Dans ce contexte, nous savons combien les alliances régionales et les équilibres géopolitiques influent sur la dynamique du conflit. Or, depuis plusieurs semaines, la situation Moyenne Orient connaît une dangereuse escalade.

Les tensions entre l'Iran et Israël s'intensifie avec des attaques directes et le risque réel d'un embrasement régional. Ce qui nous inquiète d'autant plus, c'est le rôle croissant de l'Iran dans la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine. Nous savons que l'Iran fournit des drones et du matériel militaire utilisé contre des civils, contre des infrastructures ukrainiennes et que la Russie soutient aussi l'Iran.

Autrement dit, ce partenariat stratégique entre Moscou et Teran n'est pas seulement un fait militaire, il devient un facteur déstabilisant global qui concerne aussi notre sécurité collective. Monsieur le président, le groupe Horizon et indépendant aimerait donc connaître votre point de vue. Comment analysez-vous l'évolution du conflit au Moyen-Orient, plus particulièrement le lien entre l'Iran et la Russie ?

Et selon vous, quel impact cette nouvelle donne peut avoir sur le soutien des alliés européens et occidentaux à votre pays ? Merci. Merci beaucoup monsieur le député, monsieur le président.

Merci beaucoup. Votre question est absolument euh pertinente. Depuis euh euh les donc depuis le début de la guerre, la Russie a essayé d'entraîner un maximum d'acteurs de l'axe du mal.

Dès donc dès les premiers mois, c'était l'Iran et la Corée du Nord. Et grâce à l'Iran, c'était donc les drones qui attaquent chaque nuit l'Ukraine. Et nous, nous sommes tellement habitués habitués que au bruit nous savons reconnaître un shaed 1 entre shaed 2 et shaed 2 et guéagne.

Ça c'est la modification russe que les Russes montent maintenant euh en Russie. Nous savons la différence entre les drones qui travaillent avec le câble filire euh euh optique. Euh donc tous ces connaissances, nous les avons acquis malheureusement dans ces réalités terribles de la guerre.

Moi qui étais professeur d'université, professeur de droit, aurais imaginé un jour que j'aurais cette compétence et cette terrible cette terrible euh habitus, mais euh c'est une preuve terrible que euh et de la collusion militaire entre la Russie et l'Iran et cette collision doit être brisée. brisé. L'axe du mal doit être brisé et l'axe du bien doit être construit d'abord et ensemble.

Une fois construit, il doit agir. C'est depuis longtemps, on a compris que ce n'est pas une guerre de territoire. C'est même pas une guerre pour les principes et pour les valeurs.

C'est une guerre pour quel sera l'humanité et le monde dans les générations à venir. Parce que le vainqueur dans cette guerre va dicter les règles aux autres au monde. Si l'autocratie gagne dans cette guerre, les pays démocratiques vont reconnaître les faiblesses de la démocratie et vont chercher de l'intérieur être affaibli de l'intérieur.

Ils vont voir comment donc l'autocratie est plus efficace. Donc je ne souhaite pas une telle évolution. Je souhaite que les principes soient prévalent les et et et l'unité prévale entre nous et et ensemble nous allons pouvoir ensemble les pays démocratiques peuvent gagner.

Nous nous battons aujourd'hui pas pour le territoire ukrainien, pas pour la souveraineté de l'Ukraine, même pas pour le droit de l'Ukraine de de choisir lesbrement en tant que nation sa voix. Aujourd'hui, nous tous nous battons, les Ukrainiens sont en première ligne euh en premier échelon, mais derrière euh euh les Européens en 2è échelon et c'est notre combat commun de rester euh libre et démocratique et il faut maintenant ensemble réfléchir comment on peut gagner de dans cette guerre pour sauver les générations futures. Merci beaucoup monsieur le président.

Je la parole à présent pour liberté indépendant outre maire et territoire. Ça c'est le nom du groupe politique. On vous demande pas de la prendre par cœur.

Euh mais sera important quand même de le de le connaître mieux. Et pour cela, je laisse la parole à Laurent Mazori qui a également avant donné la parole était l'auteur d'une résolution européenne sur l'Ukraine, sur le soutien de la France à l'Ukraine. Dans cette résolution, il y a la question des avoirs justement et du gel des avoirs qui figurent dans cette résolution et qui était voté en séance et qui a donné le le le lieu en tout cas d' d'un grand grand débat avec tous les partis politiques qui a duré une grande partie de la nuit sur la question de l'Ukraine et du soutien à l'Ukraine grâce à la résolution au projet de résolution qu'il avait fait voter à ce moment-là.

La parole est à Laurent Mazori. Merci monsieur le président. Monsieur le président de la Verkovin Radar, tout d'abord, je tiens comme mes collègues auparavant et au nom de mon groupe à vous exprimer et à exprimer à l'ensemble du peuple ukrainien notre soutien le plus total.

Le 12 mars dernier, comme vient nous le rappelé le président Foux à l'instant, l'Assemblée nationale a adopté la profession de résolution européenne que j'ai déposé et qui appelit au renforcement du soutien à l'Ukraine. Parmi tout ce qu'elle exprimait, elle exhortait l'Union européenne et les États membres à procéder non pas au gel mais à la saisie des avoirs russes. C'était l'initiative d'origine.

La guerre dans votre pays et l'importance des avoirs russes qui sont gelés notamment en Europe a nourri de nombreuses réflexions sur les possibilités non pas simplement d'utiliser les intérêts qu'il génèrent mais de les utiliser directement. Différents pays ont d'ailleurs sauté le pas et ouvert la possibilité à leur gouvernement d'utiliser ses avoirs afin d'aider l'Ukraine ou plus généralement le pays agressé en violation de droit international. C'est le cas notamment des États-Unis et oui des États-Unis du Canada ou bien encore plus récemment d'ailleurs de l'Estonie.

Vous le savez, deux arguments sont évoqués par les détracteurs de ce projet pour ne pas ouvrir cette possibilité. Tout d'abord, on nous dit le droit international interdirait cette saisie. Ensuite, les conséquences économiques seraient catastrophiques du fait notamment de la perte de confiance des invit des investisseurs.

Sur le premier point, la loi américaine l'explique parfaitement. Elle s'appuie sur le régime des contesures qui est prévu par le droit coutumier. Sur le 2e point, il est à noter que la confiscation des avoir qui serait justement encadré par le régime des contemes n'implique que l'État agresseur et seul lui serait concerné.

Pour tout vous dire, lorsque nous avons au début de l'examen de ma proposition de résolution européenne avec mes collègues tous ensemble parlé de l'utilisation des avoirs eux-mêmes, j'étais réticent pensant également que des frs juridiques rendaient cette possibilité inatteignable. J'ai depuis changé d'avis après une étude rigoureuse du sujet. J'ai changé d'avis donc mais également décidé d'aller plus loin.

Nous avons demandé en mars dernier que les États utilisent ses avoirs mais il est temps d'agir. Mars est bien loin. C'est pourquoi je suis en train de déposer une proposition de loi qui a pour objectif d'ouvrir la possibilité d'utiliser les actifs gelés en France.

Il ne s'agit d'ailleurs pas d'une profession de loi propre aux actifs russes. Elle propose que tous les pays agresseurs qui violent délibérational notamment en employé la force et qui ont des bienjolés en France puissent être concernés dans le futur par cette mesure. Le message est clair.

Il faut utiliser tous les moyens légaux possibles pour accompagner les pays agressés dans leur négociation et donc leur donner les leviers supplémentaires, mais également pour imposer au pays agresseur le respect du droit international et la participation financière à la reconstruction du pays agressé. Je tenais aujourd'hui à vous informer de ce travail qui est en cours qui je l'espère sera examiné prochainement par notre assemblée et aboutira. Et enfin ma question dans ce contexte, monsieur le président, je souhaitais savoir si vous aviez connaissance d'autres parlements qui seraient également en Europe ou ailleurs de le monde en train d'étudier cette perspective.

Je vous remercie. Je voudrais remercier chaleureusement pour cette initiative. Euh si vous me permettez en tant que professeur de droit, je euh ferai un petitte excursion analogie historique euh en commençant par le droit euh Rome.

Euh le droit en tant que matière a été en inventé pour une seule chose. On disait que le droit c'est l'art du bien et de la justice. Cela signifie que le droit doit être dirigé vers deux choses. vers le bien et vers la justice.

Et on ne peut pas justifier par le droit des morts, des assassinats et des guerres parce que ce n'est pas du droit. Ça c'est complètement autre chose. Et si le droit ne garantit pas le bien et la justice, il faut chercher ce qui ne va pas bien dedans.

Et c'est pour cela il est très important pour moi à ce que nous en tant que parlementaires trouvions cette possibilité de faire le tout pour que le droit nous garantisse notre droit à la justice et au bien. Lorsqu'on parle des euh actifs souverains, des pays que c'est intouchable. Oui, c'est euh dans le monde civilisé.

C'est comme ça, mais ce ne peut on ne peut pas utiliser ces arguments en face d'un assassin et un violeur puisqu'il doit répondre de ces violations qu'il a commis. Je dis tout le temps que Poutine et le peuple russe doit recevoir euh le une facture qu'il devrait payer à avec leurs actifs souverains. Et ce qui concerne cela pourra forcera à réfléchir des éventuels agresseurs de demain.

Est-ce qu'ils veulent vraiment faire quelque chose comme ça ? Et si l'agresseur n'est pas puni selon les normes du droit euh international, si l'agresseur ne paye pas le prix de la guerre, cela pourra inciter de nouveaux nouvelles agressions. Poutine qui ne respecte pas le droit international, qui veut détruire l'ordre international, doit répondre euh selon les normes du droit international.

Et c'est comme ça que nous démontrerons que le droit international est plus fort que euh des euh désirs euh n'importe quel désir euh dans dictateur de euh de ce siècle. Donc je je vous incite à à continuer cette initiative et et il y a je sais qu'il y a Canada qui a réfléchi à des initiatives. Il y a eu beaucoup de discussions avec les parlementaires belges qui se penchent sur les actives.

Je l'ai je viens de rentrer de Luxembourg et j'ai discuté avec les collègues en disant que aujourd'hui le temps est venu pour nous les parlementaires de repenser le sens de ces activés parce que ils doivent servir le bien et les garanties c'est les garanties du bien mais pas la justification de l'agresseur dans n'importe quelle forme. Merci beaucoup. Merci monsieur le président.

La parole est à Sabine Tiller. Monsieur le président, monsieur le président de la radar, j'avais pas du tout prévu de prendre la parole, mais je voudrais vous remercier pour vos mots forts que vous avez eu par rapport à la défense de notre démocratie, de nos état de droit parce que je pense que nous tous nous sommes un petit peu trop timides aujourd'hui pour défendre ce qu'on a acquis quand même au prix du sang déjà après la deuxième guerre mondiale. Et ça c'est vraiment des mots.

On a besoin de se réveiller un petit peu avec ce que vous nous montrez. D'autres aussi dans le monde nous montre parce que toutes les forces contraires, ils ont une voix très forte, ils s'affirment et je trouve qu'en tant que démocrate, nous nous affirmons pas suffisamment et donc je vous remercie pour ces mots-là. Euh vous êtes aussi sur la voie d'adhésion de l'Union européenne, vous êtes état candidat, mais est-ce qu'il y a aujourd'hui des ingérences russes par rapport au processus ?

Est-ce que vous le vous avez des exemples pour ça ? Et est-ce qu'il faudrait pas qu'on trouve des solutions aussi un peu intermédiaires pour vous donner des garanties de sécurité ? Je sais je sais qu'il y a certains singent qui avaient proposé éventuellement de à ce qu'on accorde à l'Ukraine le statut d'état associé.

Je bon ça demande quand même aussi l'unanimité au Conseil. C'est assez compliqué peut-être avec des États comme la Hongrie, mais je crois qu'aujourd'hui on doit être beaucoup plus créatif pour pouvoir vous apporter un soutien encore différent. Merci.

Merci. Merci. consiste la en quoi c'est dangereux de de cette enérance de la Russie la Russie veut avoir le véu dans les organisations où elle n'est pas membre et elle ne sera jamais membre et pour cela, elle utilise des manipulations diverses lorsque nous parlons de l'Union EUR européenne.

Évidemment, nous ne comprenons pas la position de la Hongrie parce que la Hongrie, c'est le voisin de l'Ukraine et nous avons une grande communautéroise qui vit en Ukraine et je ne vois pas d'autres raisons à part euh à part les manipulations russes euh pour la Hongrie de soutenir ce genre de position et ça devient un grand problème de l'Union européenne elle-même puisque lorsque l'Union a été créé on ne prévoyait pas les [Musique] dispositifs à à mettre en place pour les pays qui sont ennemis de l'Union européenne. Aujourd'hui, la Russie est un ennemi de l'Union européenne et elle utilise aujourd'hui certains membres de l'Union européenne pour entraver l'intégration de l'Ukraine en Union européenne. Et cela se passe au sein d'autres organisations pour le temps et beaucoup d'autres lorsque la Russie souhaite avoir le véau par rapport aux décisions de cette ces organisations sans en être membre.

Mais c'est aussi un un enjeu pour vous parce que et pour ces organisations l'Ukraine suit ce chemin avec très justement. Nous ne voulons pas euh à ce que d'être considéré comme des comme comme si on était particulier et et avoir des excuses parce que nous euh reformons notre système économique euh de et nous garantissons essayons de garantir notre sécurité et la la sécurité de de l'Union européenne. Et nous voudrions aussi, nous le faisons honnêtement et nous voudrions aussi un retour honnête.

Donc ce vétover [Musique] cette ce souhait de l'Ukraine de se rapprocher de l'Union européenne. Ce n'est pas très honnête. Donc nous voudrions déjà travailler sur trois volets évoqués.

Vous vous avez tous ceux qui ont été en Ukraine, vous vous constatez que l'Ukraine veut vraiment faire partie du de l'Union européenne. Nous nous avons fait partie de l'Union soviétique et nous ne voulons pas le retour vers l'Union soviétique. Notre but, notre chemin, notre voix, c'est le temps et nous nous franchirons ce ce chemin.

Et comme vous avez si bien dit, il faut se débarrasser de cette timidité et il faut vraiment exiger cette honnêteté pour ne pas empêcher l'Ukraine de devenir le membre de cette grande communauté européenne. Merci beaucoup monsieur le président. Il nous reste quelques minutes peut-être en guise de conclusion si vous le voulez bien.

Euh nous dire comment vous analyser les évolutions de la position américaine, c'est que la clé finalement est certainement là en fonction de la position. Quel scénario vous avez imaginé en cas d'arrêt de du support de l'aide américaine et puis plus concrètement quels sont les leviers dont la communauté internationale dispose ? Qu son que faut-il le agiter comme levier pour amener les Russes rapidement à cesser le feu sinon la situation va durer et on peut pas se contacter d'une situation qu'on commente et pour nous et que vous subissez pour vous jour après jour.

Je vais me permettre monsieur le président de à mon tour de peut-être de rajouter un mot et peut-être de vous poser une question. Je crois que l'audition de ce jour a a très clairement démontré que la Russie est une menace dans la durée évidemment d'abord pour l'Ukraine qui est attaqué maintenant depuis de nombreuses années, nous l'avons dit, mais aussi pour l'Europe et pour la France. pour l'Europe et pour la France d'abord parce qu'elle a fait de ce conflit un conflit mondial et on l'a pas suffisamment souligné aujourd'hui en se servant des drones iraniens, en faisant venir sur le sol européen des soldats nord-coréens, en impliquant aussi la Chine dans certaines dimensions de ce conflit, la Russie a mondialisé cette guerre.

La deuxième réalité, c'est que la Russie n'hésite pas à violer nos frontières. Elle menace et elle intimide nos forces armées dans les airs, sur les terres. dans les Mires, elle n'hésite pas non plus à s'ingérer directement dans le processus électoral d'un certain nombre de pays membres de l'Union européenne et puis enfin elle se réarme et on voit très clairement la remontée en puissance progressive de l'armée russe qui était supposément à un moment donné dans un état de déliquence et on voit qu'en réalité elle est capable de remonter en puissance de manière extrêmement rapide et donc la Russie est une menace directe pour l'Ukraine évidemment les faits nous montre quotidiennement pour l'Europe et pour la France et cela dans la durée.

Et donc dans ce contexte, vous appeliez au début de notre audition au renforcement des sanctions. Et vous savez que l'Union européenne, nos partenaires américains ont adopté ces dernières années un nombre important de de sanctions et qui fonctionnent mais qui n'ont pas su jusqu'à présent enrayer de manière définitive les forts de guerre menés par la Fédération de Russie. Et donc quelles seraient selon vous les sanctions décisives brutales, totales massives qui permettraient de mettre un terme ou en tout cas de dissuader durablement la Fédération de Russie de poursuivre son effort de guerre en Ukraine ?

C'est à moi de finir les conclusions des des trois présidents qui présidaient donc cette cette commission, cette audition. En tout cas, un grand merci monsieur le président pour vos propos qui nous permet aussi de prendre la mesure de votre engagement et aussi d'exprimer notre soutien et de rappeler à ceux qui l'oubli parfois disaient que les Russes euh n'étaient pas si féroces que ça et bien je pense qu'ils doivent regretter à ce jour et d'ailleurs je me réjouis d'entendre que leur discours commence à changer mais il change aussi grâce à des paroles fortes comme les vôtres. Et puis ça rappelle aussi à d'autres qui nous disent "Ne nous vous réarmez pas parce que ça va nous obliger à faire la guerre." Euh c'est un raisonnement totalement absurde.

Au contraire, vous nous le rappelez bien, nous devons nous armer pour décourager définitivement les Russes d'aller plus loin. Donc monsieur le président, vous comme vous avez pu le voir, l'Assemblée nationale est derrière vous. En tout cas, l'expression des différents groupes l'ont montré et si vous le souhaitez, on peut finir par quelques mots de votre part.

Merci. Encore une fois, je voudrais vous remercier pour cette possibilité unique de participer aujourd'hui à cette commission commune de trois comités. Je voudrais vous remercier pour cette sensation de soutien qui règne aujourd'hui dans cette salle dans les mesyqules.

Je voudrais vous remercier à tous à cette pour cette solidarité avec l'Ukraine, pour l'unité que vous démontrez au monde entier. Je voudrais que euh cette unité sera ressentie aussi euh à travers l'océan par nos partenaires américains. Je voudrais aussi que l'autre euh point de vue sur l'Ukraine euh sur la guerre en Ukraine en juste euh change et qu'il comprennent euh clairement qui est l'agresseur et qui est la victime dans cette guerre.

Je voudrais que nous comprenions tous que cette guerre euh c'est une guerre mondiale qui a été initiée par la Russie, une guerre hybride contre le monde entier. Et vous avez tout à fait raison lorsque vous dites que la euh Russie n'envoie pas euh elle commence par les manipulations, la propagande euh le pétrole et le gaz bon marché avant d'envoyer les chars. Alors donc les amis, tous ensemble nous sommes déjà dans cette guerre mondiale commencer injustement par la Fédération de Russie contre chacun d'entre nous.

Et c'est pour cela que je le sais sûrement parce que je regarde les pays européens comment ils souffrent de la propagande russe euh lorsque en Roumanie euh le euh TikTok peut garantir un avantage aux élections lorsque les technologies modernes euh donnent la possibilité euh de euh diffuser la propagande russe et l'information aujourd'hui devient une armes comme une arme qu'on peut utiliser sur le champ de bataille. Il y a beaucoup de manipulations euh de la Fédération russe et de ces satellites. Je vous appelle à rester fort, à rester uni, à rester solidaire et c'est le la seule recette pour notre victoire commune.

Donc je vous remercie chacun d'entre vous. Gloire à l'Ukraine et vive la France. [Applaudissements] Merci, merci, merci chers collègues. [Musique] [Musique] [Musique] Donc bonjour tout le monde.

Euh donc effectivement, je vais vous parler un petit peu des prévisions pour cette semaine. Alors, depuis le début de la semaine, on est sous un antiyclone qui est bien installé en fait sur une large partie de l'Europe qui fait suite aux orages du weekend et cette situation anticyclonique va perdure en fait toute la semaine et constitue ce qu'on appelle un blocage. C'est-à-dire que en gros l'anticyclone est fixé à peu près au même endroit et ne bouge pas jour après jour.

Donc c'est une situation qui est favorable notamment en été à une augmentation progressive de la chaleur hein, ce qu'on observe effectivement cette semaine jour après jour. Donc là, actuellement, on va dire que pour cette journée de mercredi, on a des fortes chaleurs mais d'un niveau tout à fait raisonnable, même si c'est des évidemment des valeurs de plein été hein, avec des valeurs fréquemment supérieures à 30°grud et puis qui sont à voisine de 30°gr dans le nord, hein. Donc c'est déjà une chaleur quand même très marquée pour la saison qu'on a aujourd'hui, hein, mais pas encore excessive.

Et euh à partir de demain jeudi, les températures vont encore monter d'un cran notamment sur toute la partie ouest du pays qui va être dans un premier temps favorisé par enfin favorisé affecté en tout cas par la hausse des températures. Donc avec des valeurs qui vont plus fréquemment atteindre les 32 à 35°gr he sur ces régions de l'ouest, localement un petit peu plus dans le sud-ouest. Et puis la chaleur va encore augmenter d'un cran pour la journée de vendredi.

À partir de vendredi, on va avoir en fait l'influence d'une goutte froide, donc une dépression d'altitude située à l'ouest sur le proche Atlantique qui va en fait aspirer de l'air chaud situé sur la péninsule ibérique hein et qui va donc remonter et faire augmenter encore les températures d'un cran vendredi avec des valeurs donc qui cette fois-ci vont atteindre fréquemment 34 à 36°gr he sur les régions de l'ouest et du sud du pays avec même des zones où on pourra avoir déjà 36 à 38°gr dans le centre-ouest mais également dans la région méditerranée Donc ce qu'il faut noter, c'est que dès vendredi, il y aura en fait une nuit de jeudi à vendredi qui sera le même très chaude, enfin sur ces mêmes régions de l'Ouest he avec des températures qui souvent ne descendront pas sous les 20°gr en température minimale hein, ce qui fait que on rentrera bien dans des dans des températures qui seront chaudes, évidemment très chaudes le jour, mais également qui auront bien du mal à baisser la nuit. Voilà. Et de la nuit donc suivante de vendredi à samedi sera effectivement encore plus chaude hein sur ces mêmes régions.

On dépassera souvent les 20° euh sur la faade atlantique hein jusque dans le nord-ouest hein entre Bretagne et Normandie. Donc on aura euh pas partout mais souvent des températures vraiment très douces voire chaudes toute la nuit de vendredi à samedi. qui va donc précéder une journée de samedi qui devrait constituer en fait le pic de cet épisode notamment sur la région de l'Ouest hein avec des valeurs qui seront fréquemment finalement situées entre 34 et 37 voire 38°gr he sur la plupart de ces régions de l'ouest avec donc une chaleur intense he qui ne faiblira que très lentement en tout cas peut-être après dans à partir de la nuit de samedi à dimanche par la côte atlantique.

Voilà un petit peu région de l'est. Merci beaucoup François. Il y a eu un petit souci de micro allumé au moment où tu parlais de la couche droite, les conditions météo qui créent cette température si tu pouvais juste refaire un petit tour là-dessus et ensuite on passera la parole à Valérieou.

D'accord. Donc je disais que à partir de vendredi effectivement la goutte froide donc qui est cette dépression d'air froide altitude hein qui est située au large sur l'Atlantique va s'approcher un peu de nos côtes et ça va aspirer de l'air encore plus chaud donc pour la journée de vendredi et de samedi hein ce qui explique que le pic de cet épisode le paroxisme de l'épisode sera atteint précisément en fin de semaine et plus précisément exactement la journée de samedi. Voilà.

Parfait. Merci beaucoup François. Je vais donc laisser la parole à Valérie Cavard qui est permanencia pour la prévision.

Valérie, si tu nous entends bien. Oui, bonjour. Donc en terme de de vigilance et au but de la situation météo euh donc météo France a déjà placé en vigilance jaune canicule vis département de la quittèine à la Bretagne.

Cette vigilance pas être étendue à la carte de 16h à certains départements de la région Ronal pour un début d'événement jeudi donc demain à midi. Alors, il est rappelé quand même que ce niveau de vigilance jaune correspond déjà à un risque pour les populations fragile ou surexposé comme celle qui notamment des conditions de travail activité physique en extérieur. Au vu de la hausse des températures qui est prévue, on on va voir apparaître un niveau orange.

On va relever le niveau de vigilance au niveau orange dès vendredi sur une partie donc de la région allant le ballon des poitouch àrandes à la Bretagne également. Il est encore un petit peu tôt pour préciser exactement les départements concernés. Cela étant bien évidemment c'est une information qu'on communiquera sur notre site internet, sur l'application mobile et sur nos réseaux sociaux.

C'est l'occasion de vous rappeler également que vous avez la possibilité via l'application mobile de vous abonner à des notification pour être alerté sur le bleu ou les départements de votre choix lorsque c'est ce site bascule en vigilance orange. Euh donc n'hésitez pas à le faire et par la suite pour le suivi de l'épisode lui-même, rendez-vous également sur le site internet de la vigilance où sont disponibles la carte pour la journée en cours. la carte pour le lendemain, début plus détaillé et euh également pour avoir un peu plus de de perspective les phénomènes dangereux, les présents de phénomènes dangereux dans la rubrique des prochains jours.

Alors pour mémoire les critères pour établir la vigilance donc sont définies pour chacune des couleurs donc le jaune, l'ore et le rouge pour chaque aléa phénomène météorologique et pour chaque département. En ce qui concerne la calicule, ces critères prennent en compte la sensibilité locale, le les événements passés, les conséquences observé suite à ces événements et le niveau d'acclimatation du département. Typiquement euh les populations du Sud-Est voilà sont plus exposé, plus régulièrement exposé à de fortes chaleurs.

C'est un paramètre qu'on va prendre en compte par rapport à des populations par exemple du nord de la France. Les prévisionnistes également prennent en compte euh des paramètres sanitaires qui ont été établis par Santé publique France sur la base d'études épidémologiques qui ont été fait sur les événements passés. Euh donc pour déterminer pour pour ces niveaux oranges qui est prévu donc d'ici vendredi, on rappelle déjà aussi qu'il faut suivre des recommandations sanitaires et adopter des comportements que vous trouverez là aussi de façon exhaustive à la fois sur le site internet et sur l'application mobile.

Voilà, typiquement sur l'orange canicule, de bien boire de l'eau sans attendre d'avoir soif, de rester dans un endroit aussi frais que possible, soit chez soi, soit dans un lieu euh type bibliothèque, cinéma ou grande surface, de voilà de d'aérer la nuit et de fermer fenêtres et volées dans la journée. Tous ces comportements, faut vous pouvez en retrouver la liste euh sur le site. Euh la dernière chose, c'est peut-être une information concernant le le danger feu.

Donc l'arrivée de ces fortes chaleur va accroître l'asséchement des sols et donc fragiliser la végétation. Euh donc n'oubliez pas et n'hésitez pas tout au long de la saison estivale de vous de de de consulter donc le le site de la météo des forêt. Aujourd'hui, on est sur un danger feu modéré sur le centre-est et pourtetour méditerranéen.

Mais avec la hausse de ces températures, euh on s'attend à ce que ce danger s'étende, voire qu'on passe en danger voilà de niveau élevé à partir de vendredi. Euh, on ajoute aussi que au niveau enfin on a déjà des régions qui ont commencé les moissons. Euh donc la combinaison de d'un temps sec et chaud est propice malheureusement voilà à des à des départs accidentels de feu sur les cultures qui sont matures.

Donc ça c'est également voilà un un point de silence à avoir. Et bien merci beaucoup Valérie pour ce point. Je propose de laisser la parole à Mathieu Mathieu Sorel qui est donc climatologue à Météofrance qui va faire un petit point sur la sécheresse des sols et après mettre en perspective cette balle déjà le climat passé le climat futur.

Mathieu, c'est à toi. Bonjour à tous. Je vous propose donc de commencer effectivement par un point sur l'humidité des sols sur la sécheresse.

Vous l'avez vu il y a quelques jours lors de la parution du bilan climatique du printemps que le printemps a été déficitaire en précipitation sur l'ensemble du pays. Environ 20 % de déficit, un déficit qui a été plus marqué sur les régions au nord du pays. De fait les sols se sont asséchés.

Cette sécheresse météorologique donc ce déficit de précipitation est petit à petit en train de se transformer en une sécheresse agricole. C'est-à-dire que les sols sont de plus en plus secs et cette situation va s'aggraver au fil des jours étant donné qu'on attend donc de fortes chaleurs et des précipitations faibles voir très peu marqué hein. Même si on aura des pluies sous orages, celles-ci ne permettront pas de réunumifier correctement les sols au cours des prochains jours.

Donc vous voyez sur cette carte que les sols sont plus secs que la normale sur bon nombre de régions de la France, notamment sur la moitié nord du pays, sur le centre ouest et sur les Haut de France. Pour revenir sur donc les niveaux de chaleur énoncés, ces niveaux de chaleur, ils sont remarquable pour un mois de juin sans pour autant être inédit. On a encore en mémoire la vague de chaleur de juin 2022 pour laquelle les 40°gr avaient été dépassés sur l'ensemble de la façade ouest du pays.

En juin 2019 aussi, souvenez-vous, nous avions plus de 38°gr, parfois 40°gr sur certaines régions des pays de la Loire, du centre Val-Doire et de Poitoucharente. Nous allons donc connaître une nouvelle vague de chaleur à l'échelle nationale. Ce sera la 50e vague de chaleur depuis le début des mesures en 1947.

La France a connu 17 vagues de chaleur avant 2000. Elle en a connu 32 après 2000. Donc vous voyez que nous connaissons deux fois plus de chaleur depuis les années 2000 qu'avant les années 2000.

Signe du changement climatique et de l'accélération des occurrences des vagues de chaleur en France. Ces vagues de chaleur, on les observe en fait de plus en plus tôt dans la saison. Actuellement dans notre climat actuel, nous les observons entre la mi-juin et fin août.

Dans une France à + 4° à l'horizon de nous observerons des vagues de chaleur parfois dès la fin mai et qui pourront s'étendre jusqu'à la fin septembre, parfois début octobre. Au cœur de ces vagues de chaleur, nous commetttrons énormément de jours au-delà de 40°, potentiellement même 50°. La question n'est pas de savoir si nous aurons 50°gr, mais plutôt quand est-ce que nous aurons 50°gr en France.

Ces ves de chaleur seront plus longues et plus intenses, y compris en plein cœur de l'été. Donc pour revenir sur le panorama de la France à + 4°gr à l'horizon 1100, nous connaîtrons 10 fois plus de jours de vague de chaleur qu'aujourd'hui. Nous connaîtrons beaucoup plus de nuit tropicale.

Les fameuses nuits où la température ne descend pas sous 20°. Ces nuits vont être beaucoup plus importantes. Elles vont remonter vers le nord de la France. des régions qui jusque-là en connaissaient très peu vont en connaître beaucoup plus et ces nuits vont être particulièrement nombreuses particulièrement marqué près de la Méditerranée.

Je rappelle que l'an passé Nice avait connu plus de 60 jours consécutives avec une température ne descendait pas sous 20°gr et bien c'est quelque chose que nous attendrons de plus en plus au fur à mesure que les années passent et des conséquences qui remonteront bien plus au nord de la France. Et puis en terme de feu de forêt, donc c'est l'augmentation du risque de feu de forêt gagnera l'ensemble du pays. C'est-à-dire que les conditions seront propice au feu de forêt sur des régions qui juste là les témoins.

Et puis en terme de sécheresse des sols, la France à l'horizon 2100 dans une France à + 4°gr devrait connaître jusqu'à 2 mois supplémentaires de sol sec. Très bien. Merci beaucoup Mathieu et merci également à à Valérie Cavarda et à François Gouran pour pour cette présentation.

Euh juste avant de de passer au aux questions et aux réponses, un petit rappel sur le fait alors déjà que ce ce PF est enregistré, donc en faire la demande. On fera aussi des zooms régionaux mais plutôt après. Vous pouvez adresser vos demandes à fessasmetéo.fr pour des informations plus régionalisées.

Je pense notamment à un certain nombre de médias régionaux qui sont connectés à ce brief. Pour vous préciser aussi qu' en terme de communication donc là vous l'avez vu, l'idée de ce point c'est d'être de se projeter sur les prochains jours avec des températures très aimées vendredi, samedi et dimanche. Et donc tout au long de cet épisode nous à Mété au France, on communiquera en fin de journée en fin d'après-midi des valeurs élevées, des valeurs remarquables qui seront provisoires hein et le lendemain matin on aura les valeurs définitives.

Donc c'était pour pour vous préciser, on a un article qui est en une de la page du siteofrance.com. Ça sera votre article de référence. n'hésitez pas à le mettre en favori, ça peut être utile.

Voilà, donc c'était important de d'apporter ces petite précision sur le suivi de la communication concernant cet épisode. Alors, je vois que pendant les présentations, on a eu quelques questions. Euh, je vais les recouper un package parce qu'elle elle se recoupe.

Alors, déjà sur la sur la vigilance, on a vu qu'il y avait certaines questions sur la chronologie. Alors, j'ai juste juste de reprendre sur la chronologie des départements placés en jaune, les futurs départements oranges. Est-ce que Valérie, tu seras en mesure de refaire un petit topo là-dessus pour répondre à ces questions ?

Oui, tout à fait. Bien sûr. Donc ce matin à la carte de la vigilance de 6h du matin, euh on a vu apparaître, c'est celle qui nous a été présentée.

Voilà, c'est celle qui est actuellement euh en sur le site. Donc pour demain, euh on on voit apparaître départements, il y a 18 départements très exactement en jaune canicule. Comme je disais de la Kitaine à la Bretagne à la carte de 16h et en 30 minutes, cette carte va évoluer et on va rajouter quelques département de de Renaque.

Voilà, toujours pour un début de d'épisode demain à midi. Vous avez la chronologie en bas qui vous dit que l'épisode commence à midi. Et ce qui ce qui se dessine c'est que l'on est demain à la carte de 16h demain apparition des départements qui seront en orange à partir de vendredi midi.

Voilà et ces départements là seront des départements qui iront qui seront voilà entre le poidoucharante et la Bretagne. Ce que je vous disais c'est que voilà cette à cette heure-ci je on les a pas encore complètement identifié. Il faut euh voilà, ils seront précisés.

Tiens, il est un peu trop tôt pour les préciser. Merci beaucoup. Est-ce que c'est plus clair ?

Paraît beaucoup plus clair. En tout cas, on a moins de questions, donc c'est tout bon. Euh alors, je vais juste reprendre.

Il y a des questions sur la terminologie aussi. Euh alors, c'est peut-être plus pour François. Est-ce qu'on parle de vague de chaleur ou de canicule et peut-on parler de nuit tropicale entre vendredi et dimanche ?

Tu as déjà répondu avec les températures lavées dans la nuit mais voilà c'est juste sur ce petit point de terminologie. Ben en fait la vague de chaleur, c'est un événement climatologique, c'est-à-dire que on regarde la distribution des températures, donc toutes les températures qui sont produites en un lieu donné et on regarde en fait les températures les plus élevées parmi toutes celles qui ont déjà été relevées. Et si on est dans cette petite marge des des températures les plus élevées pendant suffisamment de jours consécutifs et cetera, qu'on dépasse un certain seuil, et bien on a une vague de chaleur.

Donc c'est quelque chose qui est purement statistique, je dirais, en regardant les chiffres de température passée, en comparant les les valeurs relevées aux températures passées. Dans la dans la canicule, il y a une notion sanitaire très importante puisque cette fois-ci, c'est pas seulement une histoire de température, c'est une histoire de conséquences sanitaires pour les populations et en général la canicule donc a une dimension de vigilance canicule hein. C'est pour ça que on associe souvent, on parle souvent de canicule quand il y a une vigilance canicule orange suffisamment impactante pour les populations.

Donc je dirais que les cas de canicules sont compris dans les cas de vague de chaleur, mais c'est plus spécifique qu'avec des critères sanitaires d'impact sur les populations. Et quant aux nuits tropicale, et bien les nuits tropicales, en effet plus de 20 degrés, bah il y en a comme je disais en fait, elles vont apparaître même dès la nuit prochaine de mercredi à jeudi très localement sur la face atlantique, mais elles vont être encore plus nombreuses la nuit suivante de jeudi à vendredi et surtout de vendredi à samedi sur toutes ces régions de l'Ouest avec même des valeurs parfois de 22 21 22°gr pour les minimales hein, ce qui est quand même très élevé sur ces régions de l'Ouest he jusqu'en Bretagne he par exemple l'est de la Bretagne. Voilà.

Donc c'est c'est d'abord surtout toutes ces régions de l'Ouest qui vont être concernées puis éventuellement la région parisienne dans la nuit de samedi à dimanche. Voilà. Et bien du coup en parlant de de région, je rebondis sur ce que tu viens d'indiquer.

On a des questions sur le le sud-est Var Matin qui pose une question sur le Var notamment, je pense qu'on peut faire un petit peu plus général sur le sud-est et à l'opposé en diagonale question sur le nord et Haut de France. Voilà. Là, tu parlais de l'Ouestion et de France, est-ce qu'on peut émerger un petit peu sur ces deux zones ?

Alors, concernant le VAR, donc j'avoue que j'ai pas leur regarder de tous les détails, mais a priori, on a des niveaux de chaleur qui sont certes élevés en fin de semaine avec des températures là aussi qui augmentent mais comme les seuils de canicules notamment sont élevés, voilà, je je m'avancerai pas pour dire s'il va y avoir de la vigence cannicule et de quelle couleur, hein, ça sera étudié dans les prochains jours comme on l'a dit. En revanche, oui, il va faire très chaud avec certainement des pointes à 36 38°gr, mais bon, on en a déjà eu ces derniers jours, donc on va revenir à des valeurs très chaude comme on en a malheureusement trop souvent sur ce département, notamment l'été dans les années récentes hein. Voilà, donc il va faire très chaud effectivement et en plus avec la nuance que le le rafraîchissement qui aura allé au dimanche par le nord et ben c'est pas sûr qu'il concerne beaucoup le sud-est du pays.

Donc on peut avoir une chaleur forte chaleur vraiment durable sur le Var et les régions méditerranéennes en général, mais ça aussi ce sera précisé ultérieurement. Et quant au Haut de France donc tout au nord, au contraire et ben là la chaleur va mettre plus de temps à arriver hein puisque c'est très progressif. la chaleur reste, on va dire, un niveau agréable aujourd'hui, demain, même vendredi, même si les 30°gr vont commencer à arriver sur le sud de la région Haute-Fance, c'est seulement, il y a seulement la journée de samedi qui sera vraiment chaude avec peut-être des valeurs parfois de 32 à 34°gr sur une partie des Haut-Fance, mais il y a vraiment un jour finalement très chaud parce que pour le coup, dès dimanches là, les températures devraient bien baisser pour les Haut de France.

Très bien. Merci François. Alors, je vois qu'on a des questions sur les prévisions de l'application Apple.

Euh comme on est un test de Météo France, je vous propose de rester focalisé sur les prévisions de Météo France et d'ailleurs, je vous invite à télécharger notre appli pour suivre ces prévisions. Euh ensuite, on a une question alors plus sur l'aspect sécheresse. Je vois qu'il y a une question sur la sécheresse des sols.

Ma on en a parlé. La sécheresse par sur les dans les NAPS. les map, c'est plus le BRGM.

Je vous un point là-dessus, mais peut-être qu'on peut redire un mot sur la sèche-face des sols. Conséquence de craindre sur les réserves d'aut surface que soutienne plutôt là c'est sur la sécher en surface. Oui, je confirme que Méofrance est en charge de la du suivi de la sécheresse des sols superficiels, donc jusqu'à 2 m de profondeur et plus bas, c'est effectivement du ressort du BRGM.

Si vous voulez que je précise certaines choses sur la sécheresse. Donc la parole Mathieu, on a une question sur les vagues de chaleur. C'est la 50e donc qui va être enregistrée.

Combien avant 2000 ? Tu dis 17 vagues de chaleur ont été enregistrées avant l'année 2000. 32 vagues de chaleur ont été enregistrées depuis l'année 2000.

On mesure des vagues de chaleur depuis 1947. Euh à partir de quel jours considéreron qu'on sera en vague de chaleur ? Et c'est la 50e jamais enregistrée ou la 50e depuis 1900 ?

Alors c'est la 50e depuis le début des mesures en 1947 et nous serons en effectivement donc ce sera la 50e vague de chaleur. A priori celle-ci devrait commencer à partir de jeudi mais tout cela demandera à être confirmé puisqu'il faut atteindre certains seuil de température et on vous confirmera tout ça lorsque nous serons officiellement rentrés dans la 50e vague de chaleur. Merci Mathieu. pour en revenir à des aspects plus météo.

Alors, je crois qu'il y a beaucoup de questions régionales, c'est ce que j'indiquis. Vous pourrez nous écrire ça cette météo.fr, on pourra caler des points avec créionist en région.

Je vois quand même qu'il y a des questions qui reviennent sur le le centre, le centre-est et l'est. Je sais pas si François de dire un mot là-dessus. Oui.

Bah pour pour cette région là finalement Ah oui, voilà. Donc pour le pour ces régions du région du centre du centre-est, bah ça va être une arrivée progressive de la chaleur. Enfin, il fait déjà chaud sur la région du central disons euh dans les prochains jours, ça va monter progressivement aussi.

On va passer la barre des 34 36° sur le centre des vendredis et puis ça montera peut-être encore un petit cran pour la journée de samedi. Et par contre pour le centre-est, ça monte là un peu plus progressivement parce queil faut comprendre cette cette vague de chaleur, elle arrive vraiment par l'ouest et elle se décale en fait progressivement à l'est. Donc finalement pour le centre-est, c'est vraiment plutôt les journées de samedi et éventuellement dimanche sur la frange est de la région euh centre-est qui seront les journées vraiment très chaudes.

Donc voilà, avec des valeurs localement de 35°gr. Super. Euh on a des questions sur le blocage en oméga.

Est-ce que le phénomène pourrait se répéter souvent ? Comme vous voyez une carte que je vais remettre à l'écran. Vous voyez l'Europe aussi.

On a quelques questions. Est-ce que les fortes températures vont concerner d'autres pays en Europe ? Si je vous propose de rester surtout sur la France, mais on peut peut-être en dire un mot.

François si tu as euh Oui, bah avec dans dans la continuité en fait de l'axe d'air chaud là qui nous concerne sur l'ouest du pays, bah pour la journée de samedi surtout, enfin vendredi et samedi surtout, ça va aussi s'étendre jusqu'aux îles britanniques. Donc il y aura certainement un coup de chaud assez marqué sur le sur l'Angleterre notamment pour la journée samedi. Euh voilà.

Et oui, il fait déjà, je l'ai pas dit mais il fait déjà très chaud en Espagne déjà actuellement. Et évidemment, la chaleur ne va pas euh non plus baisser. Donc on a une semaine vraiment très très chaude en Espagne aussi.

Euh ça va durer toute la semaine. Et sinon, c'était quoi l'autre question déjà ? J'ai oublié.

Tu est-ce que les blocages en Ah oui, les blocages. Ah bah oui oui, tout à fait. Blocage en oméga, c'est une une configuration météorologique finalement qui est pas si rare et on la retrouve assez souvent assez souvent en été.

Alors quelquefois vous vous rappelez des étés où on est concerné par des gouttes froides. Donc c'est en fait le blocage en oméga c'est cet axe d'air chaud au centre avec des gouttes froides sur les deux pieds de l'oméga à l'est et à l'ouest. Donc quelquefois on est concerné par des gouttes froides à répétition.

C'est quand on est finalement sur le la partie pied de d'un oméga mais qui est situé plus à l'est. Donc en fait là simplement euh on est simplement dans la configuration où le cœur de l'oméga est situé en plein sur l'Europe de l'Ouest et donc sur notre pays. Mais c'est c'est des situations qu'on revoit régulièrement euh en été hein et sur les parties donc chaudes de l'oméga au cœur du phénomène, on y fait chaud et sec et on a souvent des vagues de chaleur tandis que sur les bords, on a au contraire du temps dit pourri, enfin été pourri avec des orages, de la pluie et une certaine fraîcheur.

Donc c'est assez classique d'avoir ce type de situation en été et ça pourra probablement se reproduire. Et bien merci. Tant qu'on est sur les prévisions météo, on a plusieurs questions sur le risque d'orage.

Est-ce qu'on prévoit déjà des orages à la fin du du phénomène ? Est-ce qu'on peut dire quelque chose en terme de prévision d'orage ? Alors, on a des signaux qui arrivent pour le peut-être bah dimanche de manière assez isolée quand même.

A priori plutôt sur le relief s'il y a des orages, pas beaucoup d'orages à priori dès dimanches, mais c'est même pas sûr, il faudra vraiment préciser ça. En revanche, il y a des signaux un peu plus marqués pour la journée de lundi, des Pyrénées aux Frontières de l'Est où là, il pourrait y avoir des orages un peu plus nombreux. Et après euh bah bon pour la suite de la semaine, c'est encore très incertain au niveau du temps.

Il y aura probablement des orages à un moment mais voilà, il est trop tôt vraiment pour rentrer dans les détails. Mais bon, même entre dimanche et lundi, faudra suivre l'évolution des prévisions que ce n'est pas encore complètement calé. Merci beaucoup.

Alors, on a une question semble qu'on a répondu mais des records absolus de chaleur pour un mois de juin pouront-il être battus en cette fin de semaine ? actuait qu'on qu'on serait sur des chaleurs remarquables mais pas inédites. Je sais pas si je peux rajouter quelque chose.

Ça me semble Oui. Donc effectivement la chaleur sera remarquable mais pas forcément inédite sur ces régions. On pourrait localement battre quelques records mensuels de température, c'est-à-dire des niveaux de chaleur inédits pour un mois de juin à la fois sur les températures minimales les plus élevées et sur les températures maximales.

En revanche, en aucun cas, on battra des records historiques, c'est-à-dire des niveaux de chaleur inédit, quel que soit le mois de l'année, puisque ces niveaux de chaleur sont beaucoup plus important que ceux que nous devrions connaître au cours des prochains jours. Merci Mathieu. Alors, je crois qu'il y a encore des questions sur les départements jaunes, vigilance, selon les régions.

Valérie Cavarda a déjà fait un double point sur ce sujet. Donc le mieux c'est vraiment de suivre la situation sur le site de vigilance ces prochains jours hein où on vous pourrez justement avoir la carte du jour ou la carte du lendemain. C'est vraiment la recommandation qu'on peut vous faire.

Je pense que Valérie a déjà été très complète sur le sujet. Donc je vous propose de passer sur ce sujet si Valérie tu l' ajouté un mot mais il me semble que on était exotique là-dessus. Non tout à fait.

Euh une question plus de forme. Euh France Inter demande si on pourra réutiliser nos slides pour site et article bien sûr. Alors les slides intègrent des visuels qui sont qui vont être diffusés ou sont déjà sur notre site.

Donc on pourra vous envoyer des visuels en question. Ce soit les infographies de température, les concepts de comportement, c'est important de les relayer et puis les infographies sur le client, il y a des soucis. Euh une question alors plus d'un point de vue historique les calicules de 2022 et 2019 était aussi le résultat d'un blocage en oméga que j'en appelle à votre Ouais, c'est possible.

Je à toi Franç Non, c'est c'est je pense oui faud il faudrait vérifier honnêtement mais je pense qu'il y a des chances en tout cas en 2022. Ouais c'était assez favorable mais voilà vérifier. Je suis désolé là, j'ai j'ai pas pas la situation parfaitement en tête.

C'est pas les éléments de tête non cul de mon côté. Je note la question si vous voulez, on pourra on pourra venir vers vous prendre un peu près maintenant. Euh il y aura-t-il une grande différence entre les températures réelles et les températures ressenties ?

Je pense qu'il est la question d'humidité. Oui. Alors euh alors j'ai pas en regardé en détail mais il me semble avoir eu quand même effectivement comme facteur aggravant sur la région de l'Ouest, il y aura une humidité quand même qui sera relativement élevée.

Donc effectivement ça rend la chaleur encore plus difficile mais voilà ce sera plus marqué bah sur la région de l'Ouest près de l'Atlantique. Mais voilà ce que je peux dire là-dessus. Merci.

Alors une question encore de prévision. question de prévision après dimanche et donc cette vague de chaleur n'est pas particulièrement précoce quand vous dites que la coule frag située sur le croche atlantique de la spirelle de l'air chaud encore plus chaud. Est-ce que c'est bien en pronce du Maghreb ?

Oui, enfin du Maghreb ou de la péninsule ibérique hein puisque j'ai dit qu'il fait très chaud sur la péninsule ibérique toute la semaine. Donc dès que la goutte froide va s'approcher en fait à l'avant de la goutte froide, ça ça il y a un flux de sud en fait qui se met en place. Donc des vents qui s'orient au sud hein et c'est ça va faire évidemment remonter cette aire encore plus chaud donc pour la fin de semaine sur la région plus au nord.

Et bien je me permets un complément Laurence, cette vague de chaleur est précoce puisque nous ne sommes que fin juin. Donc nous sommes dans les dates les plus précoces he pour l'arrivée d'une vague de chaleur en France par rapport à ce que nous avons connu dans le passé. Il y a eu légèrement plus précoce que cette vague de chaleur là.

Nous nous sommes donc je le rappelle que fin que des que mi-juin et donc c'est une vague de chaleur tout à fait précoce. Merci beaucoup. Je vous propose de prendre une dernière question.

Alors, c'est un zoom régional, hein, mais en occitami d'épisode sera-t moins intense sur cette région par rapport à ceux des précédentes années ? Euh, c'est pour moi. Bon, euh bah si on compare à la canicule d'oût 2023, oui, forcément puisque c'est les records absolus avaient été battus.

Donc ça dépend enfin par rapport à quoi on compare là. On parle effectivement comme Mathieu vient de le dire de d'un épisode précoce donc en juin. Euh voilà, c'est peu probable quand même d'atteindre les niveaux de de chaleur des mais c'est déjà arrivé en 2019 comme quoi c'est pas impossible niveau de chaleur de absolu hein inédit.

Donc a priori non pour le Kitani, il va faire très chaud mais pas au niveau des valeurs records qu'on a pu avoir dans les années récentes. On rebondit sur une question précédente Gum nous indique vous n'avez pas répondu sur les président de la semaine prochaine quelques prévisions c'est ce que tu disais François pour revenir dessus. Oui.

Alors effectivement pour la semaine prochaine, donc je disais qu'il y avait des incertitudes sur les orages en fait dès dimanche, même si lundi, il y avait quand même des signaux d'orage un peu plus marqué entre les Pyrénées et les régions de l'est en passant par le massif central. Euh donc ça c'est l'air à peu près et bien établi. Ensuite, il pourrait y avoir à nouveau une belle journée avec un temps sec et ensoleillé et un peu plus chaud pour mardi et peut-être de nouveaux orage qui pourra arriver par l'ouest pour la journée de mercredi, mais là on est assez loin dans les prévisions encore donc ça demande confirmation et tout ça donc en restant dans un contexte chaud et voilà donc les températures certes vont baisser dimanche lundi mais elles pourraient remonter ensuite mardi mercredi hein donc on va rester dans un dans un temps chaud de toute façon qu'on attend des records Et c'est ce que je indiqué tout à l'heure en aménement, c'est que ces prochains jours durant chur, on va communiquer sur les températures de la journée, les remarquables avec les valeurs remarquables prévises dans l'en fin de journée, les valeurs définitives normalement et on essayera de mettre à jour prévision dès que on a des indications sur le jour et cetera.

N'hésitez pas quand la de référence qui sera une de notre site. Une dernière question répondu mais ça me semble être une belle conclusion belle entre guillemets de ch mais cette vague de chaleur porte aussi du réchauffement climatique pour l'interrogation. Alors, il est toujours très difficile de relier un événement météorologique au changement climatique.

Cependant, on l'a montré, on a de plus en plus de vagues de chaleur au cours des années sur la France et puis d'ailleurs un peu partout sur le globe. Et puis on le montre aussi dans les projections futures que nous aurons de plus en plus de vagues de chaleur, des vagues de chaleur de plus en plus précoces, de plus en plus tardives, de plus en plus intenses et de plus en plus longues avec des niveaux de chaleur de plus en plus élevés. On parlait des selles de 40° qui seront fréquemment euh franchis sur le territoire et même parfois de seuil de 50°gr pourront être franchi à l'avenir.

On note aussi qu'à configuration météorologique équivalente par rapport au passé, les situations météorologiques d'aujourd'hui nous donnent des températures beaucoup plus élevées qu'auparavant. Là encore la configuration météorologique égale, c'est-à-dire qu'un blocage en oméga aujourd'hui va nous donner des températures plus intenses qu'auparavant dans un climat beaucoup moins chaud que celui d'aujourd'hui. Merci beaucoup.

Je vois une question sur Paris mais on a évoqué l'île de France déjà contre l'Île de France pendant ce ce point je viens de remettre les informations pratiques notamment sur le fait de récupérer cet enregistrement et de nous adresser à des questions plus précises si vous avez des questions en région. Euh voilà, je vous propose de de de terminer ce point de presse. Euh j'en profite pour remercier à nouveau Valeris Cavarda, François Gouran et Mathieu Sorel et vous remercier toutes et tous de vous être connectés.

Euh du coup, rendez-vous euh sur plusieurs sites, vous l'aurez noté sur le site de la vigilance. Naturellement, euh vous aurez les carte de la journée, celle du lendemain. N'hésitez pas à consulter la chronologie qui est en dessous des cartes ainsi que les bulletins d'information que vous trouvez en dessous de cette chronologie, ce qui vous permet de d'avoir des informations plus détaillées.

Idem, vous pouvez cliquer sur les départements notamment quand c'est en orange, vous aurez des informations au niveau au niveau local. Deuxième lien à mettre en favori, c'est notre notre page dédiée à la à la vague de de chaleur avec ce que j'indiqué sur les informations mises à jour et les banneurs remarquables. Et le troisème lien à mettre en favoriser la méthode des forêts.

On a fait un petit point aussi donc c'est qui pour nous être utile non seulement prochainement ces prochains jours mais aussi dur en voilà merci merci à toutes et à tous et à bientôt. Au revoir. Je pas j'ai posé euh vous avez évoqué euh des seuil des dépensements de seuil de chaleur.

Oui. C'est quels sont-ils ? Alors en fait, il y a autant de seuil que de villes, que de départements, que de régions et seuil national.

En fait, ça dépend à quelle échelle en fait on regarde le seuil. Donc quand on parle nous de vag de chaleur par convention, on parle de vague de chaleur à échelle nationale. Donc on fait la moyenne de 30 villes uniformément réparties sur le territoire.

Et quand la moyenne en fait de de de la température euh moyenne, c'est-à-dire la température jour nuit, la moyenne de la température nocturne et diurne euh dépasse en moyenne sur ces 30 villes 25,3° pendant 1 jour et ne descend pas en dessous de 23,4 pendant au moins 3 jours, on parle de vague de chaleur à l'échelle nationale. Voilà. Du coup, est-ce que c'est une canicule ?

Bah en fait ce que je disais, il y a déjà une vague de chaleur au sein de laquelle va se produire une canicule pour certains départements. Ça va être précisé dans les prochains jours quand on aura les le détail des vigilances oranges canicules. Est-ce que vous pouvez rappeler la définition de canicule et des seuils en fonction des départements ?

Alors ça fait beaucoup de seuil. Non mais typiquement on va avoir euh Ouais pardon. On va avoir en gros des des pour avoir une canicule, on va avoir des minimales qui ne doivent pas descendre autour.

Ça dépend de 18 à 20°gr disons selon les endroits pendant 3 jours consécutifs en gros et on va avoir des maximales qui doivent dépasser les 31 32 au nord et plutôt 36 37°gr pour le sud hein pareil pendant 3 jours. Oui oui oui. D'accord.

Donc effectivement pour parler de de canicule pour rentrer à peu près dans les seuils. Donc c'est voilà c'est adapté à chaque endroit mais en gros il faut avoir des températures qui ne descendent pas la nuit en en dessous de 18 à 20°gr à peu près selon les endroits, on va dire pendant 3 jours consécutifs et des maximales qui dépassent disons plutôt 32 33 au nord et plutôt 35 36 vers le sud pendant également 3 jours consécutifs. Voilà.

Donc là ça duré 3 jours c'est porte ch bah pour les régions de l'Ouest. Oui, c'est ça. On va être un peu près sur une durée de 3 jours puisque avec un début, une mise en place jeudi, vendredi et samedi, ça on sera à peu près dans les 3 jours.

Oui. Est-ce que c'est possible de vous refaire dire ce que disait le climatologue sur les vagues de chaleur avant 2000 et après 2000 ? Ah oui, ouais.

Ouais, d'accord. Donc effectivement, on a observé seulement 17 vagues de chaleur en fait entre 1947 et 2000 et depuis l'an 2000, on est déjà à 32 vagues de chaleur. Donc ça montre bien que dans un lapse de temps beaucoup plus court, il y a eu deux fois plus de de vagues de chaleur, ce qui montre bien l'augmentation de la fréquence de ces vagues de chaleur.

Est-ce qu'il y a des records de de température à certains endroits vraiment locaux dans certaines villes en tout cas où on va faire le plus chaud ? Alors, il pourrait y avoir effectivement euh des records euh avec des valeurs inédites de température pour un mois de juin qui pourront être enregistrés euh dans certaines villes plutôt du nord-ouest du pays, centre-ouest ou nord-ouest du pays. Mais en aucun cas, il s'agira de record historique et de valeurs inédites.

Des ét euh je peux pas vous dire, c'est on localise ça à peu près dans les départements entre pays de la Loire, éventuellement Poitou Charante ou encore Bretagne. Est-ce qu'on va dans les prochains jours, ça va se reproduire cet été ? Alors, il y a pas de lien direct entre ce qui va se passer dans les prochains jours et ce qui peut se passer plus tard dans l'été, hein.

Euh néanmoins, on est dans un contexte d'un été chaud avec des prévisions saisonnières qui nous prévoient un été plus chaud que la normale. Et donc, il y a il y a quand même il est quand même possible surtout qu'on est que au début de l'été hein que à nouveau une situation caniculaire revienne dans les semaines prochaines. Mais en fait, on a aucun moyen de l'affirmer. aujourd'hui euh avec certitude en disant à tel moment il va se passer c ça.

Donc c'est pas parce qu'il fait chaud maintenant qu'il fera chaud plus tard. C'est pas forcément non qui parce qu'il fait chaud maintenant qu'il fera chaud plus tard. On a prévu un été plus chaud que la normale a priori mais en fait ils peuvent on peut avoir un mois de juin extrêmement chaud, un mois de juillet modérément chaud et même un mois d'août proche des normal, on aura quand même un été chaud en faisant la moyenne des 3 mois.

Donc c'est effectivement ça nous dit rien sur le scénario de la suite de l'été. Donc là, si on vous suit jusqu'à dimanche, il fait chaud et après dimanche a priori alors alors en fait c'est oui surtout pour la région qui vont être concerné par la canicule dans l'Ouest, c'est vraiment ça le schéma. Ça va monter haut, va faire chaud jusqu'à samedi inclus et dès dimanche ça va bien baisser en fait sur la région de l'Ouest.

Mais euh disons les on en parle un peu moins, mais les régions du sud qui seront pas forcément vigilance orange canicule parce qu'elles sont habituées à avoir des fortes chaleurs. La baisse de dimanche, ils vont légèrement la ressentir mais si ça repart à la hausse très vite derrière en fait euh on va pas vraiment sentir de pause très marqué dans la chaleur pour les régions les plus au sud. En tout cas, vous avez dit qu'après 2000 le nombre de de chaleur augmenté. a des modèles qui indiquent quelle manière ça va fonctionner euh Oui.

Alors, je vous avoue que je ne suis pas spécialiste de ces modèles mais oui oui bien sûr, il a des projections à Méofrance qui simulent les vagues de chaleur du climat futur avec un scénario de réchauffement fort. Donc je pense qu'on pourra vous les fournir, j'imagine par ailleurs. Mais j'ai pas de chiffre à vous fournir.

Non, on le voit nettement mais je peux pas vous donner de chiffre. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] La question qui se joue derrière la décarbonation d'Arcellor Mital, c'est toute la filière sidérurgique et c'est derrière toute une série d'industries dont l'acier est en quelque sorte porte l'industrie de l'industrie. S'il n'y a plus la production d'arceloral, alors derrière dans l'automobile, dans la construction navale, nous n'aurons plus les aciers fabriqués en France dont nous avons besoin.

Et donc, on ne peut pas se contenter de ce que vous nous dites sur un four. Alors, vous nous dites ça coûte beaucoup d'argent. Oui, c'est vrai.

On peut noter que Arcellor Mital fait des profits importants et on peut noter que si vous avez besoin d'argent, vous savez où vous pourriez en trouver beaucoup. Il suffisait pour cela de faire voter la taxe Zucman au Sénat il y a quelques jours pour taxer les plus riches et nous aurions ainsi les moyens d'accompagner la décarbonation de notre industrie, de préserver la Syérie et la sidérurgie et même de nationaliser Arcelor Mital. Cette question, elle est centrale pour le débat qui est le nôtre.

Ce n'est pas qu'une question industrielle, c'est une question énergétique. À Dunkerk, côté d'Arcelor, vous avez aluminium d'querc, c'est le premier consommateur électrique du pays. Quasiment 1 % de la consommation d'électricité du pays, l'équivalent de la métropole de Marseille.

Si Arcellor va au bout de la logique de décarbonation comme nous le souhaitons ou si l'État ayant nationalisé Arcelor l'impose, alors nous aurons des besoins qui seront plusieurs fois supérieurs à ceux d'aluminium d'Inkerc. Et donc la discussion que nous avons sur le volume d'électricité produite, sur la capacité à en produire rapidement, de façon abondante à des prix qui soient compétitifs, sont directement liés et c'est pour cela une des raisons pour lesquelles nous refusons cette logique de maltusianisme électrique que j'ai décrite tout à l'heure. Si nous voulons décarboner l'industrie, si nous voulons garder l'industrie notamment de l'acier, nous avons besoin de produire plus d'électricité à des prix compétitifs et nous ne pouvons pas pour cela attendre je ne sais quel programme de nouveau nucléaire.

Bien, on va revenir à l'amendement. Je pense qu'il y aura d'autres débats sur l'hydrogène à venir, j'imagine. C'est un scrutin public avec un double avis euh sagesse, pardon, avec un double avis de sagesse.

Commission gouvernement, le scrutin est ouvert. Scrutin éclos. Merci. 139 votant, 124 exprimés, majorité 63 pour 32 compte 92.

Il n'est pas adopté. Monsieur Fugit pour le 461. Bon, merci monsieur le président.

Je vais reparler un petit peu d'hydrogène. En profiter pour préciser à monsieur Tavel que je connais l'entreprise Life depuis longtemps que j'ai visité qu'en effet on peut produire de l'hydrogène et de manière rentable avec les énergies renouvelables. Je profite aussi avant de de rentrer dans cet amendement d'avoir la parole pour évoquer l'idée que ça fait deux ou trois fois que j'entends y compris la présidente de la commission faire référence à la au rapport de la cour des comptes pour différents sujets.

Une fois c'est sur l'hydrogènes, une fois c'est sur d'autres sujets. Ben écoutez, moi je trouve ça très bien. Faites-le aussi pour les retraites.

Tenez compte aussi des rapports de la cour des comptes pour les retraites. On peut pas imaginer que les gens qui travaillent à la cour des comptes soient bon et brillant quand il s'agit de travailler sur l'énergie et mauvais quand il s'agit de travailler sur les retraites. Pour en revenir à ce vecteur énergétique qui est qui est l'hydrogène.

Cet amendement, c'est un amendement qui vise à inscrire donc un objectif de 3 TW de capacité de stockage souterrain d'hydrogène et d'assurer leur connexion à un réseau d'hydrogène à l'horizon 2035. Parce qu'en effet, on parle beaucoup d'énergie. On oublie souvent que dans les infrastructures majeures pour l'énergie, compris pour les questions électriques, on oublie souvent les les grands oubliers sont les réseaux.

J'ai pas pu en parler tout à l'heure sur l'amendement 480 qui est tombé parce que du fait de l'adoption de l'amendement de monsieur Hambard, euh je voulais vous proposer, monsieur Bruno, tout à l'heure il a fait référence, donc vous vous proposez de d'adopter une mesure de d'optimisation des réseaux électriques futurs en matière optimisation en matière de spécificité de des territoires et d'investissement. Ce sont des travaux que nous avons conduit à l'OPEXT et qui aurait il aurait été bien de pouvoir euh s'appuyer sur les travaux de l'OPEXT qui à mon avis peuvent servir de temps en temps à éclairer nos débats et à et à enrichir les lois que nous votons dans ces hémicycles que ce soit au Sénat ou ici. Mais bon, ça n'a pas pu être le cas.

Simplement, je précise que les infrastructures de de transport et de stockage, elles jouent un rôle essentiel bien entendu pour garantir un approvisionnement qui est sûr et continu et notamment en hydrogène. Et notamment ça c'est pour le les industriels pour justement participer à la décarbonation, la défossilisation, la sortie progressive des énergies fossiles utilisées par les industriels. Elles sont un levier de sécurisation pour les projets de production et d'utilisation d'hydrogène bien entendu, en particulier à un moment où le bouclage financier de nos beaux projet dépend d'une visibilité sur le raccord accordement à ces futurs réseaux.

Ces infrastructures, elles contribueront aussi à optimiser les les coûts de production et à offrir une flexibilité précieuse donc pour l'équilibrage du système électrique. Et c'est pourquoi dans l'objectif de 3 TW, il est cohérent. Il a été travaillé évidemment avec les professionnels avec le potentiel identifié par les opérateurs d'infrastructure et avec les besoins de la filière pour atteindre les ambitions de la stratégie nationale hydrogène cher donc à à notre ministre. et je partage donc l'idée qu'il faut soutenir cette stratégie nationale hydrogène.

D'ailleurs au passage, je voulais préciser par rapport à ce que disait notre collègue Tavel tout à l'heure que on n pas abaissé l'ambition sur la stratégie hydrogène. On a adapté au à partir du moment où en 2020 on lance une stratégie hydrogène. Vous savez moi j'ai fait de la recherche plus de 20 ans.

Un moment donné vous lancez des travaux de recherche à un moment donné vous adaptez les choses parce que c'est pareil quand vous gérez une entreprise vous les choses se posent pas exactement comme vous le souhaitez ou comme vous le pensiez. Et donc vous adaptez et donc quand on est en 2025, on est sur une stratégie qui en 2020 est lancée avec des investissements d'ici 2030 et bien au fur à mesure vous vous regardez ce qui a été fait et vous adaptez des objectifs et donc c'est exactement ce qui a été fait. Tout ça c'est assez logique, c'est assez cohérent.

On le fait aussi bien dans une entreprise qu'on puisse le faire en une en science ou qu'on peut le faire même quand on gère une collectivité. Et enfin, je rajoute que pour la disponibilité de l'hydrogène, il faudra aussi regarder les travaux de nos chercheurs, nos chercheurs notamment de l'institut auquel je voulais rendre hommage, l'IFP, l'institut français donc qui travaille sur les énergies renouvelables de plus en plus hein, les énergies nouvelles et donc l'IFPEN qui aujourd'hui travaille sur l'évaluation du potentiel de l'hydrogène, ce qu'on appelle l'hydrogène blanc, l'hydrogène naturel qui se trouve dans notre sol pour regarder de quelle manière en quelle quantité se trouve et quel niveau de pureté Et puis peut-être que ça pourra être aussi une source intéressante. Vous voyez, moi ce que je propose ici dans cet hémicycle, c'est qu'on appuie toujours nos réflexions sur ce que la science nous enseigne.

Donc, j'espère que cet amendement sera adopté. Merci. Merci monsieur le rapporteur.

Monsieur le président, merci. Je je à nouveau, je je comprends l'esprit de de l'amendement. Je partage l'idée d'ailleurs, c'est un des éléments importants de la stratégie nationale hydrogène et je vous remercie de mettre l'accent sur les infrastructures et en particulier sur sur le stockage pour les mêmes raisons que tout à l'heure qui est que je pense qu'il faut qu'on ait ou tous les objectifs détaillés dans la loi ou aucun.

Euh je vous propose de retirer cet amendement et je pense qu'il aurait toute sa place. Il a toute sa place dans la stratégie hydrogène puisqu'il il y figure, il a aussi sa place dans la PPE euh qui sera peut-être modifié avant d'être publié. Et donc je vous propose de retirer cet amendement chers collègues.

Monsieur le ministre même avis. Monsieur Fugit. Bon, écoutez, devant cet enthousiasme général, je vais le je vais le je vais le retirer mais je reviendrai de temps en temps vous parler hydrogène parce que je pense que c'est une de ces solutions qui est additionné aux autres solutions.

C'est un vecteur énergétique d'ailleurs, c'est pas une énergie en saut hein, c'est un vecteur énergétique et donc on doit additionner les solutions pour sortir donc des énergies fausses. ce que j'expliquéis l'autre jour lors de mon intervention en discussion générale devant un hémicycle pas très très rempli mais donc nucléaire énergie renouvelable hydrogène vecteur énergétique tout ceci ça s'additionne et donc pour sortir des énergies fossiles et donc on regarde on gardera un œil très très avisé exigeant monsieur le ministre sur le déploiement de cette stratégie hydrogène. Il y a des intérêts importants dans ce pays autour de l'hydrogène.

À titre personnel, je n'en ai pas, je vous rassure. Merci madame la ministre, madame Ferrari pour le 367. Merci beaucoup monsieur le président.

Donc suite à la suppression précédente de la de l'alinéa 4, je vous propose de réécrire la fin de l'alinéa 11 qui traite de la flexibilité afin euh donc de clarifier les différents objectifs qui sont relatifs aux flexibilités et qui sont proposés de d'être mentionnés à l'article 100-4 du code de l'énergie. Donc en faisant euh référence à l'hydraulique euh euh pardon, on pour revenir sur les différentes modalités de stockage à soutenir, donc l'hydraulique par batterie ou par électrolyse et en réintégrant les dispositions qui sont proposées à l'alinéa 3 de l'article 4 de la proposition de loi, l'objectif chiffré quant à lui de 6,5 Goh, serait d'effacement serait bien conservé. Donc c'est une nouvelle réécriture de la lignée 11.

Merci monsieur le rapporteur. Favorable monsieur le président, monsieur le ministre. Oui, madame la ministre, on partage complètement l'esprit l'esprit de développer des modalités de stockage et en particulier sur sur l'hydrogène.

Mais je pense que ici votre amendement est déjà satisfait parce que d'une part forcément nécessaire de préciser d'aller dans un niveau de granularité au niveau législatif sur les modalités de stockage mais surtout la rédaction d'armement pose un problème c'est qu'elle fait référence aux électrolyseurs qui ne sont pas à eux seuls des potentialités de stockage puisqu'ils doivent être associés à des modalités à des piles à combustible pour transformer l'hydrogène en électricité. Et donc dans sa rédaction, votre amendement pose quand même une difficulté et donc c'est une demande de retrait. Il est maintenu.

Je vais donc le mettre au avis favorable de la commission, une demande de retrait du gouvernement. C'est un scrutin public. Merci de regarder vos places.

Le scrutin est ouvert. Le scrutin est clos. 122 votes en 111 exprimé majorité 56 pour 16 contre 95.

Il n'est pas adopté. Monsieur Nuri pour le 325. Monsieur Bruno pour l'identique 661.

Madame Baptistelle n'est pas là. Monsieur le rapporteur sur ces deux amendements identiques. Monsieur le rapporteur 325 il ils ont juste été défendus donc défavorable.

Monsieur le ministre même avis. C'est un scrutin public avec un double avis défavorable. Le scrutin est ouvert.

Scrutin est clos. 122 votant 112 exprimés majorité 57 pour 2 contre 110 ils ne sont pas adoptés monsieur le ministre pour le 640 oui cet amendement vise à prévoir que l'objectif d'effacement est un objectif provisoire transitoire et que les objectifs de flexibilité devront être définis en fonction d'une évaluation des besoins. Pour être plus précis, rappeler que RTE et la Creux vont mettre prochainement à jour leur évaluation du besoin de flexibilité du système électrique français.

Et un certain nombre d'objectifs indicatifs de flexibilité seront définis dans les 6 mois suivant cette évaluation en application de la réforme européenne du marché de l'électricité. dans l'attente et bien cette réforme européenne du marché de l'électricité prévoit la possibilité de définir des objectifs indicatifs provisoires. Et c'est ainsi que cet amendement clarifie que l'objectif de 6,5 GW d'effacement à l'horizon 2030 a le statut d'objectif indicatif et provisoire dans l'attente des éventuelles évolutions apporté compte tenu de l'évaluation que je viens de mentionner.

Monsieur le rapporteur, favorable. Monsieur le président, pas de prise de parole et ce n'est pas un scrutin public. Je le mets au voix avec un avis favorable du rapporteur.

Qui vote pour ? Qui vote contre ? Il est adopté.

Monsieur Bruno le 166. Merci monsieur le président. Mes chers collègues, cet amendement vise tout simplement à rappeler que face à la face à l'intermittence des énergies renouvelables qui font partie du de notre bouquet énergétique, il y a besoin d'avoir également une stratégie globale conformément aux recommandations d'un rapport de l'ADEM de mars 2024 sur la flexibilité du système électrique.

Et donc alors je pas je je notamment pour éviter les déboirs par exemple de ce qui est arrivé en Espagne récemment pour faire face effectivement encore une fois au à la modularité de la production du renouvelable. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président. Je comprends et je partage l'esprit.

Je veux simplement vous signaler que de notre lecture actuelle du texte en l'étail, cette objectif figure déjà deux fois dans le texte. Il a été adopté une première fois dans l'amendement de monsieur Alfandari de lundi soir, pardon pour le manque de précision mais chacun s'en souviendra et une deuxième fois tout à l'heure c'était l'amendement 800 je crois. Monsieur le ministre à ma vie.

Monsieur Bruno vous le maintenez retirer. Merci. On passe à des amendements identiques de 150.

Madame la présidente, madame Stba Ternois. Merci monsieur le président. Donc avec cet amendement, nous nous proposons donc de supprimer le fait qu'on fixe un objectif de recours annuel aux techniques de aux technologies de captage et de stockage du carbone.

Ce qu'on veut pas que ce soit une partie intégrante, une cible de de notre programmation énergétique. Pourquoi ? parce que la promotion des techniques de stockage et de et de captage de carbone, ça relève pour nous du technolitionnisme et qu'en réalité, c'est un frein à la sobriété qui devrait être la première de notre de nos priorités et donc un frein à la à la réduction des émissions à la source au final parce que souvent en fait elles sont promues comme un substitut en fait à la réduction réellement des émissions et que ça crée finalement un effet d'oben pour les les secteurs polluants. en quelque sorte, c'est presque un permis à polluer puisque de toute façon du coup derrière on va pouvoir on pouvoir stocker les émissions de de gaz à effet de serre.

En tout cas, c'est comme ça que c'est pensé. Pourtant le Haut Conseil pour le climat par exemple soulligne que le ces procédés, ils sont consommateurs d'énergie en réalité et ils génèrent ce qu'ils appellent une pénalité énergétique qui interroge au final leur leur pertinence climatique et leur viabilité même économique. Pourquoi ? parce qu'en fait les procédés de captage, de purification, de compression et liquéfaction, ça nécessite en fait une quantité significative d'énergie euh qui si elle n'est pas produite par des énergies renouvelables a forcément des conséquences extrêmement négatives en terme d'émission de gaz à effet de serre et et autres pollutions.

Et comme on l'a bien compris, votre objectif c'est surtout pas de développer les énergies renouvelables. Malheureusement, on craint le pire avec le justement ces pénalités énergétiques et en fait ce qu'il faudrait vraiment parce oui, j'ai oublié un truc important quand même, c'est que les techniques en plus elles sont coûteuses, elles sont incertaines par rapport en en en ce qui concerne leur performance réelle. Bref, ce qu'il faudrait vraiment, c'est, je l'ai dit, développer la sobriété, ça serait la la première des priorités, mais finalement ce qu'il faudrait aussi, c'est peut-être préserver et restaurer nos puits naturels de carbone.

Ça, c'est pas juste moi qui le dit, c'est l'adè hein, qui euh qui qui précise que par exemple pour faire pour faire cela, il faudrait limiter l'artificialisation des sols. Tiens donc, est-ce que par hasard vous ne viendriez pas d'adopter un texte trumpiste du nom simplification de la vie économique qui justement défonce littéralement nos forêts, nos terres naturelles, les terres agricoles et cetera ? Bref, qui qui vise à artificialiser toujours plus, à béton à bétonner toujours plus.

Alors que par exemple en 2022, 20 % des émissions françaises par an étit contenu par nos puits de carbone. Or, on sait que depuis ils sont ils sont ils sont en effondrement. C'est c'est une réalité à l'échelle mondiale.

Et par exemple, il y a une étude en 2024 notamment par l'hygiène qui montrait qu'il y avait un effondrement dramatique des puits forestiers en France avec même carrément certaines forêts qui devenaient émétrices. Bref, encore une fois, vous pensez les choses complètement à l'envers. préservons nos prix nos puits de carbone naturel au lieu de se jeter tête baissée dans des solutions technologiques qui en plus ne fonctionneront probablement pas et auront au contraire un effet délétaire vers toujours plus de gaz à émission de fer de ser pardon et toujours plus donc de dérèglement climatique à la clé.

Monsieur Nicolas Bonet, pardon, il y a un identique. Monsieur le rapporteur, ça va venir. Allez-y.

Merci monsieur le président. Euh donc effectivement cet amendement vise à supprimer les objectifs de captation à partir de technologie de captation de gaz à effet de serre. Non pas parce que par principe on serait évidemment contre la captation de gaz de gaz à effet de serre par des voies technologiques.

De toute façon, de façon générale, euh en plus de réduire nos émissions gaz à effet de serre pour euh équilibrer ce que le la planète est capable d'accepter, on peut bien sûr envisager et même il faut capter des gaz à effet de serre, mais il faut d'abord et avant tout déjà les capter par la voie naturelle, c'est-à-dire favoriser la photosynthèse, le captage dans le sol. Ça passe par une bonne gestion de nos forêts, ça passe par une agriculture qui justement favorise la captation du carbone. Après, on peut aussi envisager des solutions technologiques, sauf qu'aujourd'helles ne sont absolument pas matures.

Effectivement, elle nécessite de grandes quantités d'énergie alors qu'il faut qu'on cherche à diminuer nos notre énergie consommée et à faire justement ce report énergétique vers des énergies moins carbonées. Donc ça nous paraît incompréhensible en tout cas d'afficher de tels objectifs puisqu'ils sont absolument pas justifiés par des études qui montreraient que nous avons aujourd'hui la technologie et le potentiel pour faire ce captage technologique de façon équilibrée. Il y a effectivement quelques systèmes qui existent mais qui sont utilisés dans des situations bien précises comme par exemple en Islande où il y a un potentiel gérotermique énorme.

Et donc grâce à cette chaleur offerte par le terrain, ils ont mis en place quelques systèmes qui ont qui peuvent avoir un intérêt mais qui sont vraiment adaptés uniquement à des conditions bien précises dont on ne dispose pas sur notre territoire français. Donc sauf à nous expliquer en gros qu'est-ce qu'il y a derrière ces chiffres et en quoi justement ils seraient pertinent. Je pense qu'il est plutôt vertueux de les supprimer sans s'interdire de continuer bien sûr à réfléchir à tout ça.

Mais aujourd'hui, ils n'ont pas de pertinence et vu que c'est une situation très à la mode dans nos discours, je vous dirais que bien sûr il faut de l'optimisme de la volonté, mais que là, malheureusement, il manque le pessimisme de l'intelligence dans ces chiffres et que à défaut de ce pessimisme de l'intelligence, nous serions mal avisés et un peu aveugles que d'adopter ces évaluations pour le ce potentiel de captation des émissions de gaz à effet de serre, captation technologique des gaz à effet de serre. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président. Je vais répondre ici pour donner un avis défavorable.

Je serai aussi défavorable au au à l'amendement suivant de de madame Trouvée. Euh on peut avoir des discussions sur les objectifs qu'on peut atteindre euh en matière de captation d'utilisation du stockage de carbone. Et chers collègues, il y a quand même un moment si on si on est vraiment d'accord sur le fait que 600 millions de tonnes d'empreinte carbone, c'est un problème, qu'on est très loin du compte, que vous-même d'ailleurs vous appelez régulièrement à l'urgence écologique, aux besoins de décarbonation et que par principe, à chaque fois qu'il y a une solution potentielle, industrielle, vous trouvez ou des arguments ou des argus pour les rejeter, on va finir par douter de votre sincérité dans l'atteinte de la décarbonation en 2050 que vous vouliez revoir voir les objectifs, je peux l'entendre, que vous vouliez les faire évoluer, que vous vouliez qu' pas d'objectif chiffrés, mais supprimer tout bonnement le fait de donner un signal à une filière industrielle.

Quand on sait qu'il y a des domaines où aujourd'hui, je pense à la sidérurgie mais je pense à d'autres, il y a pour beaucoup de rejets pas de solution évidentes, c'est où condamner les emplois, où condamner notre capacité à atteindre la décarbonation. Donc je vous incite vraiment, quitte à ce qu'on ait une discussion, même une suspension, à retirer ces amendements pour montrer votre sincérité dans la volonté d'atteindre la décarbonation de la France. Sinon, on a des invectives comme technosolutionnisme, on a du rejet frontal du nucléaire, mais on a à la fin pas de réelle volonté crédible, sérieuse, technique d'atteindre la neutralité carbone en 2050.

Monsieur le ministre, oui, un avis défavorable également. Je souscerie parfaitement à ce qui a été dit. J'y rajouterai que les enjeux liés au projets industriels qui sont fondés sur la capture et le stockage du carbone sont extrêmement lourds avec des emplois à la clé, avec aujourd'hui des industriels qui ont salué l'adoption hier par cette assemblée de la révision du protocole de l'onde qui nous permet désormais d'exporter du CO2 dans d'autres pays au terme d'un processus de capture, de stockage et de transport.

Donc je pense que ici il faut avoir une forme de cohérence. La capture et le stockage du carbone, c'est à la fois une manière de répondre et de satisfaire nos objectifs climatiques. C'est aussi une manière de créer des emplois dans nos territoires.

Il y a aujourd'hui des projets d'investissement qui étaient suspendus et qui vont se débloquer précisément parce que nous avons donné des perspectives aux industriels. Et je pense qu'ici il faut avoir encore une fois une grande cohérence. Monsieur Tavel puis monsieur Bonet.

Bah madame la présidente. Oui, c'est si vous voulez enfin comme vous voulez. J'avais pas vu que vous demandiez la parole.

Non, quelques mots et ça va être rapide. Simplement, il s'agit pas d'effacer de la carte évidemment le stockage de carbone, simplement de capter qu'il y a beaucoup de limites. D'ailleurs, c'est un rapport, cette fois-ci, je ne mentionnerai pas le rapport de la Cour des comptes, mais un rapport de la Creux de 2024 qui lui-même effectivement dit qu'il y a beaucoup de limites, qu'il y a aussi des coûts importants.

Et je rappelle que les coûts c'est à peu près 100 € par tonne de la par tonne de de CO2 stocké. C'est aujourd'hui, vous le savez, ces processus là, à peine 1 mm du du CO2 est mis dans le monde. Bref, ça veut pas dire qu'il faut pas aller dans ce sens-l mais qu'il faut être extrêmement prudent.

Or, nous n'avons pas d'étude d'impact de ce cette proposition de loi tout simplement parce que ce n'est pas un projet de loi. Et donc là encore, avant de fixer des objectifs chiffrés, il aurait fallu qu'on ait une étude en bonne et du forme qui permette de nous éclairer euh sur tout cela. Voilà.

Et puis euh collègue Fugit, vous m'avez vous m'avez lancé sur et et je le regrette sur le rapport de la Cour des comptes. J'ai aucun problème à parler de la rapport de la Cord des comptes sur les retraites vu que il démentent précisément les estimations par exemple qui ont été faites de déficit pas 55 milliards mais 14. Donc monsieur Tabelle puis monsieur Bonet.

Merci monsieur le président. Quand on parle captage du carbone, il faut accepter l'idée qu'on est déjà après plusieurs étapes. Il y a la formule célèbre éviter, réduire, compenser.

On pourrait dire éviter, réduire, compenser, capter. La première tâche, c'est d'éviter, c'est de réduire. C'est la sobriété.

C'est la raison pour laquelle nous insistons ici. Et oui, il y a des activités pour lesquelles aujourd'hui nous n'avons pas de technologie alternative, par exemple en matière de cimenterie. Mais si nous engageons dans des projets de captage et de transport pour prendre celui qui est censé aboutir à Saint-Nazer, on nous dit 1,7 milliards d'euros d'investissement.

Qui peut croire qu'après avoir mis 1,7 milliards d'euros d'investissement sur le captage et l'acheminement du CO2, on va faire des efforts pour entarrir la source si on arrive à la réduire ou pour limiter notre consommation de ciment pour avoir moins de production. C'est un peu, pardonnez-moi la comparaison, mais le même raisonnement que quand le Rassemblement national dit qu'il faut extraire du pétrole ou du gaz de chiste en France, mais que c'est transitoire parce qu'après on fera autre chose. Si on fait des investissements aussi considérables, c'est pour les utiliser.

Ça n'est pas pour réduire et avoir la politique de sobriété qui est nécessaire. Alors, on a réussi en commission à limiter le périmètre à des situations où il n'y a vraiment pas d'alternative, mais on voit bien ce qu'il y a derrière. Ce qui a derrière le discours que que vous portez, qu'on a entendu hier, c'est de dire en fait on va pas avoir besoin de faire l'effort de sobriété parce qu'on va pouvoir capter et enfouir en Norvège, en M du Nord ou ailleurs.

Et bien ce discours-là, il n'est pas raisonnable, il n'est pas réaliste. Il repose sur des coûts financiers qui sont extravagants, il repose sur des technologies qui ne sont pas sûres. il nous expose à des risques majeurs de fuite de carbone ensuite et sur le fait que pour pouvoir le transporter, exporter ce CO2, il faudra le liquéfier et donc avoir recours à des mécanismes qui coûtent excessivement cher en énergie pour rendre le carbone liquide.

Au demeurant, vous nous dites il y a des projets qui se qui reposent sur l'utilisation de ce CO2. C'est vrai, monsieur le ministre. Quelle est la part de CO2 dans le projet dont je viens de parler qui a vocation à être utilisé par rapport à celui qui a vocation à être capté ?

À peine 15 %. 85 % du CO2 qui serait capté à vocation à être enfoui. 85 %.

Est-ce que vraiment ça vaut la peine de mettre 1,7 milliards d'euros pour utiliser 15 % du CO2 ? Je ne le crois pas. Je pense qu'avec ces sommes, on pourrait faire beaucoup mieux. y compris pour capter le le carbone.

Si vous mettez 1 milliard 7 pour restaurer les zones humides, si vous mettez 1 milliard7 pour restaurer les forêts, si vous mettez 1 milliard7 pour restaurer la biodiversité marine et la qualité de nos océans, vous capterez sans doute plus de carbone que vous n que vous n'en capterez avec ces projets-l. Donc, il faut faire le choix en matière de captage de carbone tout simplement de l'écosystème lui-même. Il faut de la sobriété et il faut restaurer les puits de carbone naturel.

Ce sera toujours plus sûr, plus stable, plus solide et moins cher que ce que vous nous proposez là. Merci monsieur Bonet. Oui, la question n'est pas là de savoir si on est pour ou contre le stockage technologique du carbone.

La question, elle est de savoir si les objectifs qui sont écrits sont bons, sont crédibles. Parce qu'effectivement après si on s'en fiche de la crédibil de la crédibilité d'objectif, on peut même je je peux déposer un amendant pour dire en 2030 on sera à la neutralité carbone en France. OK.

Après tout, c'est une belle ambition. On s'en fiche, si on se fiche que ce soit crédible, on peut écrire n'importe quoi. Donc à partir du moment où on Je pense quand même qu'on est d'accord sur le fait qu'un objectif qu'on écrit dans une loi doit être crédible, moi j'aimerais bien voir l'étude et que vous nous expliquez en quoi il est crédible.

À part faute de ça, j'estime que moi cet objectif n'est pas crédible. C'est pour ça que je propose de le supprimer avec cet amendement. Néanmoins, je pense que les industriels qui travaillent là-dedans, ils attendent pas qu'on écrive dans une loi un chiffre pour savoir si oui ou non ils doivent travailler et développer ça.

Eux, ce qu'ils regardent, c'est est-ce que l'équilibre en terme de ce que ça coûte, en terme d'énergie et de CO2 compense ce que ça capte et est-ce que c'est rentable ou pas pour eux d'un point de vue économique ? Je pense pas que c'est parce qu'on l'écrira là qu'ils vont se mettre tout d'un coup à faire plein de captation ou au contraire à arrêter. Faut quand même regarder un petit peu la réalité en face.

Donc soit vous êtes capable de nous montrer que ces objectifs ont un sens et nous expliquer justement comment et les mettre comment ils se mettront en place, soit ça ne sert à rien de mettre un objectif, mais ça n'empêchera pas, même s'il y a pas d'objectif, que si c'est opportun en terme de de économique et de bilan carbone que ça se fasse. C'est pas vrai que il faut l'écrire là pour que ça se fasse. Par contre, il faut un objectif crédible.

Merci monsieur Potier. Oui, ce débat sur le stockage du carbone en appelle un autre et et pourrait avoir les mêmes critiques, c'est celui des compensations carbone. On est alerté de plus en plus par des ONG, par des enquêtes journalistiques sur le fait que c'est souvent une monnaie de singe et sur le fait que ça ressemble souvent à de nouvelles indulgences, une façon de continuer nos modes de vie et de production compensés au détriment parfois de la biodiversité, des intérêts des populations autochtones et et souvent des de leur propre souveraineté alimentaire.

Il y aurait là matière. La loi ne se prêtait pas forcément à ce type d'investigation. Mais moi, j'appelle de l'Assemblée nationale à ce que il y a une réflexion en profondeur sur cette responsabilité que nous avons en terme de compensation carbone.

Il s'agirait pas d'exporter des nos façons de polluer en détruisant des écosystèmes et des droits humains au bout du monde. Il y a un véritable sujet de la investigation et en tout cas une méfiance très importante sur la privatisation et la financiarisation de ces processus qui au bout de la planète et par des intermédiaires financiers parfois interlopes ou en tout cas opaque pourrait faire détruire ce que nous entendons protéger. Donc là je pense qu'il il y a une grande réflexion.

Moi je l'appelle je sais pas quel groupe et qui mais de façon transpartisane nous pourrions porter cette vigilance. stockage carbone surtout mais compensation carbone une régulation une régulation éthique à l'échelle mondiale qui pourrait être portée par la France et par l'Europe. C'est un chantier à ouvrir.

Je vais mettre au revoir. C'est un scrutin à main levée. Cet amendement fait l'objet d'un double avis défavorable.

Qui vote pour ? Qui vote contre ? N'est pas adopté.

Madame la présidente de 140. [Musique] [Musique] [Musique] Pourquoi la bombe américaine GBU 57 est-elle tant convoitée par Israël ? Et bien, elle pourrait faire basculer le conflit entre Teran et Telaville.

C'est la raison pour laquelle Israël a démarré une offensive militaire en Iran, le nucléaire iranien et empêcher la construction d'une bombe atomique. Si l'État hébreu a déjà frappé les deux usines d'enrichissement nucléaire de Nathan et Fordaux, respectivement enfoui à 45 et 80 m de profondeur, elles n'ont toutefois pas été détruites puisque Tshal ne dispose pas des moyens nécessaires. En effet, ces installations nucléaires sont très difficiles à atteindre.

La bombe américaine GBU 57 conçue pour cet usage est considérée comme la seule arme capable de les neutraliser. Cette bombe de 6,25 de longueur, de 13,6 tonnes et d'une charge explosive de 2,4 tonnes peut être guidée avec précision grâce à un système GPS. Il s'agit d'une des bombes les plus puissantes aujourd'hui.

À la fois par ses effets et par sa dissuasion, elle est capable de toucher une cible jusqu'à 60 m de profondeur et c'est justement pour ça qu'elle l'intéresse Israël. C'est comme si on larguait un minibus, hein. C'est une bombe énorme et qui va en fait descendre à la verticale, qui va pénétrer profondément dans le sous-sol à plusieurs dizaines de mètres et qui n'explosera que lorsqu'elle est enfuie.

Pour espérer détruire ces sites, plusieurs bombes seraient nécessaires et pour les larguer, il faut des avions spécifiques, des bombardiers B2 et B52 de l'armée de l'air américaine qui nécessitent un savoir-faire. Et à ce jour, rien ne garantit que l'armée israélienne maîtrise ses techniques. Cela induit donc que ces bombes devraient être utilisées par des Américains au service des Israélien, ce que Donald Trump a pou leur refusé, mais pas totalement exclu.

En effet, en cédant cette arme à Israël, Donald Trump impliquerait directement les États-Unis dans le conflit et pourrait le faire basculer vers une guerre d'une autre ampleur. [Musique] Le cockpit connecté de Talès, c'est réduire l'impact environnemental et faciliter les opérations pour les compagnies aériennes. Bienvenue sur le stand Talè où on vous présente le cockpit connecté.

C'est un ensemble de scénarios que l'on a intégré dans des équipements aujourd'hui existants qui ont pour but à la fois de réduire l'impact sur l'environnement mais également de travailler sur le vol en environnement incertain dans des environnements où on a du brouillage GPS ou encore sur des problématiques qui peuvent arriver comme la fermeture des portes par exemple. Donc vous avez ici un cockpit de dernière génération avec les différents écrans qui permettent de piloter. Le tout est connecté au sol avec des éléments satellitaires.

Et donc là on va se retrouver dans un scénario où je vais avoir à faire face à une fermeture d'aéroport. Donc là, je vais utiliser mon assistant virtuel qui va sur base d'intelligence artificielle me calculer l'aéroport de déroutage qui sera le plus approprié. Donc on travaille ça sur trois grands axes.

Un axe sur le confort passager, un axe sur l'acceptabilité au niveau du trafic aérien et un axe euh sur la profitabilité de la compagnie aérienne. Donc tout ça permet de faciliter les décisions pilote. Une fois que j'ai choisi mon plan de vol, je le soumets au contrôle aérien avec une connexion par satellite.

Le contrôle aérien accepte mon plan de vol et donc je vais pouvoir avoir ici mon plan de vol qui va apparaître et qui va changer en direction de l'aéroport de déroutement. On est sur du purement civil aujourd'hui avec des équipements qui vont voler dès 2026. En fait, la mission de ce genre de système, c'est faciliter les opérations, réduire l'impact environnemental. [Musique] Des touristes attaqués au pistolet à eau à Barcelone par des manifestants.

Ce jouet est devenu un symbole de la lutte contre le tourisme de masse en Espagne. Des milliers de Barcelonais sont descendus dans les rues dimanches et n'hésitez pas à viser les touristes avec ces fameux pistolets. Il s'oppose au surtourisme qui provoque une hausse des prix des logements et des achats quotidiens.

Se está transformando incluso lo que es el comercio de barrio. Cuando tú quieres ir a comprar los comercios cierran sustituidos por comercios destinados. exclusivamente a un público turista con lo cual eso, deja de ser una ciudad para vivir y pasa una ciudad parque temático.

Manifestations sont pas en Espagne comme Canario. Hemos de 16 a 18 millones de turistas y la pobreza ha pasado 32 a 36% de posible pobreza de exclusión, ¿no? Por consiguiente ha venido más turistas y ha aumentado la pobreza y esto se explica por la subida de los precios, la dificultad para hacer a la vivienda, el turismo vacacional que se ha metido los parro y ha desplazado a la población.

O sea, en este momento el crecimiento turístico está trayendo pobreza, paro, miseria en el archipiado canal. [Musique] Cette tendance dépasse même les frontières espagnoles. Une manifestation a eu lieu à Lisbonne ce dimanche.

Ces manifestations ne font cependant pas l'unanimité au sein des populations locales. Certains s'inquiètent de ce climat anti-touristique. C'est notamment le cas de cette porte-parole d'extrême droite au Parlement des Baléas.

Es peligrosísimo para la economía de las islas baleares cuando el 80% del PIB proviene del turismo y todos e indirectamente y vivimos en 2024 a accueilli plus de 90 millions de visiteurs. une augmentation de 10 % par rapport à 2023 précédent record pour le pays. Ok. [Musique] [Musique] Un candidat à la mairie de New York arrêté par la police de l'immigration.

De nous soutenir des migrants menacés d'expulsion au tribunal, Bradlander a été accusé de faire obstruction au travail de la police et menoté avec force. Une arrestation qui intervient une semaine avant le vote de la primaire démocrate pour désigner le candidat à la mairie, Bradlander a finalement été relâché quelques heures plus tard. Le candidat fait référence au raid mené par LE.

Ly, c'est la police fédérale de l'immigration qui est très critiquée pour ces méthodes brutales. Bradlander n'est pas le premier politique à être arrêté. À Los Angeles, le sénateur démocrate Alex Padilla, avait été plaqué au sol et menoté la semaine dernière après avoir tenté de poser une question sur les raides de l'ICE à Christine Oem, secrétaire à la sécurité intérieure et proche de Donald Trump. [Musique] few times a year it's not that often, but the time now the challenging time now just to see trip during the transition here uh during time of war which is kind of more challenging to manage this case. [Musique] It went well.

I saw the mother this morning. She's she feeling she's feeling okay. Uh she's happy.

This is their first uh babies. She's well this this morning. She was well [Musique] [Musique] Sandra H star de Gris Anatomy devient officiellement docteur.

Pas question en revanche d'effectuer une chirurgie à cœur ouvert comme son personnage de Christina Young car l'actrice canadienne de 53 ans est devenue docteur des arts à titre honorifique du Darkm College aux États-Unis. Devant 10000 personnes, elle a prononcé un discours touchant où elle a évoqué ses années dans GR anatomie ou encore ses crises de panique. Nothing more than Après son discours, Sandra s'est mise à danser et à sauter sur scène en invitant les étudiants à en faire de main. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Jésus. [Musique] [Musique] have the best telling you [Musique] [Musique] on the island we're headed Two do species have survived there alone.

The theme park owners did experimental work. Maybe only the worst ones here. [Musique] body and on the tov [Musique] Vous avez du mérite parce que d'abord il fait une chaleur à crever.

Je sais pas comment je vais tenir moi mais enfin bon. Et avec votre permission, j'ouvre la veste hein. Mais mais vous avez on a lancé l'appel très tardivement pour ce soir pour tous ceux dont Ah ben salut. les députés aussi et tout.

Qu'est-ce que vous foutez là au lieu d'être dans les myic ? Ouais ben je vais le dire à Mathilde hein. Ah bon ?

Vous avez l'autorisation ? Bon salut. Donc ça s'est fait très vite.

Vous êtes tous là. Qu'est-ce qu'il y a ? Menteur toi là-bas tuentends quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Quoi ? Vous ça va ?

Toi ? Tu as été de fourer là-bas ? Ben tu crois que je t'ai pas repéré ?

Xavier Mathieu. D'habitude il est là. Là, ça va là comme ça.

OK. Non mais vous parlez à quelqu'un qui sait dans la vie ce que ça peut être que de mal entendre hein. Donc vous pouvez compter sur moi.

Bon en tout cas merci d'être tous là. C'est un moment singulier bien sûr avant de au moment où le cette convocation a été décidée depuis, j'ai vu on a plusieurs réunions pour être bien assuré que nous parlions tous de la même manière, de la même façon et à quoi il fallait faire attention pour que tout le monde reste bien groupé euh dans bon ça avance plus les choses semblent compliquées hein. Elles sont moins compliquées quand on a une grille d'analyse et des principes fermes.

Mais bon, des fois hein, ça peut ça peut brer. C'est pas du tout le cas. Donc, j'ai vu pour terminer ce matin Mathilde et Manu l'un pour le mouvement l' pour le groupe et j'ai tenu la réunion à midi avec Arnaud Legal, le député qui est le coordinateur des députés insoumis à la commission des affaires étrangères pour qu'on se cale. aussi bien vous aviez déjà sans doute écouté Alma Dufour à la question orale hier au gouvernement, c'està-dire vous avez entendu sa question et évidemment sa question portait une ligne politique et vous avez entendu la détestable et méprisable réponse du guignol qui avait en face d'elle parce que je sais pas quel mot trouver pour quelqu'un qui tombe dans cette facilité de langage qu'on toujours nos adversaires qui est de nous insulter pour finir pour gagner leur coupon de partie participation à ce club de des antiséfistes primaires secondaires et tertières qu'ils sont tous.

Alors il a fini en disant vous êtes les avocats des molet garçons. Nous étions déjà pour un certain nombre dans cette salle en train de nous coltiner avec les molats quand ils sont apparus et c'est pas toi qui va nous dire ce qu'il faut faire. Alors oui, c'est méprisable mais nous avons besoin de bien comprendre et bien caler parce que notre devoir d'abord nous-même est de comprendre.

Le mouvement assoumis n'est pas une avant-garde révolutionnaire. le mouvement insoumis. Je je ne dis pas ceux qui sont dedans, mais le mouvement lui-même n'est pas une avant-garde révolutionnaire, c'est un mouvement politique d'éducation populaire qui se met au service de la prise de conscience populaire et de sa marche vers les horizons politiques que cette prise de conscience dessine, c'est-à-dire le rejet du capitalisme, l'adhésion à la planification écologique comme sortie de la crise dans laquelle l'humanité est entrée.

Et là, nous nous voyons à chaque fois qu'on se voit, c'est tantôt plutôt d'un côté plutôt tantôt de l'autre hlas là que la crise se déploie. Là, nous sommes dans le côté l'impasse social du capitalisme, les problèmes qu'il a soulevé et que en chaîne il provoque, c'est-à-dire en général dorén avant son inclination du côté de l'économie de guerre et de la sortie par la guerre des problèmes qu'il rencontre. Alors, je n'en fais pas maintenant à nouveau la description théorique, mais euh vous y êtes tous invités à y réfléchir parce qu'on a travaillé.

Et encore, pour ceux qui sont inscrits aux amphies, euh cet été, vous aurez euh des cours qui vous permettront de maîtriser autant qu'on le peut ces sujets. C'est un peu toujours l'intérêt intellectuel d'être un militant, une militante politique. Bah, on s'ouvre à des tas de questions auxquelles on avait jamais réfléchi jusque- là.

Et ce faisant, on devient pleinement un être humain parce que nous sommes concernés partout et par tout le monde. Le moment, c'est celui-ci, une extension du champ de la marche à la guerre générale qui menace, qui n'est pas inéluctable. Rien n'est jamais inéluctable.

Mais la panque prise, c'est celle-là, la marche à la guerre générale dont l'étape en vue pour la puissance dominante et déclinante que sont les États-Unis d'Amérique est la confrontation militaire avec la Chine dans la zone Asie-pacifique dont j'ai déjà eu l'occasion de vous parler ici et que j'avais en quelque sorte débroussaillé euh mis en scène à partir du voyage que nous avions fait à la Réunion avec les camarades députés insoumis de la Réunion. On avait tenu un grand meeting où le thème était la question de Asie- pacifique qu'ils appellent indoacifique maintenant puisque ça implique pratiquement non seulement toute la zone purement asiatique mais aussi l'océan Indien et sur tous ces territoires, tous ces espaces immenses, il y a à chaque fois des territoires français ou des territoires sous autorités françaises ou des territoires qui aimeraient bien ne plus être français mais ils sont là et d'une manière ou d'une autre ils partagent notre destin en demeurant c'est le cas Il partage notre destin en tant que qu'être humain. Bien sûr.

Alors nous voici arrivés à un moment important, crucial. Jusqu'où ira-t-il ? Je vais essayer de dessiner devant vous quelques-unes des composantes de ce moment et puis après la vie va faire son chemin.

Soit à l'extension de la guerre par le mécanisme que l'on connaît et que l'on a connu dans le passé pour la première guerre mondiale, le point de départ. Si on doit mettre des événements un derrière l'autre, c'est l'assassinat d'un archiduc. Bien sûr, ce n'est pas ça qui a déclenché la guerre, mais ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, l'allumette dans une poudrière ou ce que vous voulez. le monde tel qu'il est et encore plus dorénavant dirigé par monsieur Trump.

Parce que du point de vue de la confrontation avec les Chinois, euh monsieur Biden et son équipe ou monsieur Obama bien avant, tout ce petit monde-là était tout à fait d'accord. Les États-Unis savent qu'ils soient démocrates ou républicains, qu'ils sont dans une impasse. Ils savent qu'ils sont dans une impasse de domination et que pour sortir de cet impasse, ils ne peuvent pas compter dans les délais politiques qui sont les leurs des élections tous les 4 ans et d'une manière générale sur un ressaisissement pour compenser la puissance économique et productive réunie aujourd'hui par la Chine qui fait la première puissance productive du monde.

C'est une certitude absolue extrêmement en avance dans la plupart des techniques de notre époque. Alors bon voilà, nous voici à une étape franchie. Il faut faire très attention.

Nous connaissons assez ce personnage singulier qui est monsieur Netaniau pour savoir que dans l'analyse de l'agression qu'il a entrepris de l'Iran, il y a il peut y avoir et il y a sans aucun doute. Quoique à la fin de mon propos, j'en relativiserai l'importance un aspect purement politicien. C'est-à-dire cet homme affronte une situation par des chocs et de choc en choc et ben ma fois il domine les conséquences du choc précédent en créant un nouveau choc et ensuite en suivant.

Il est clair que l'attaque de de l'Iran constitue arrive au moment le pire pour lui, c'est-à-dire où l'isolement de ces entreprises dévastatrices et génocidaires à Gaza commençait à rencontrer dans le monde entier une opposition très scandalisée parce que tout le monde maintenant s'accordête à dire que c'est un génocide, que c'est un massacre. Et d'ailleurs rien dans l'actualité de ces derniers jours n'a fait changer cette impression. Vous avez vu que hier encore de pauvres gens qui allaient se ravitailler ont été fusillés, massacrés, bombardés de sang frroid et avec tout le sadisme que ce type de de meurtre comporte puisque je dis sadisme parce que il les attirent pour venir chercher de la nourriture après les avoir affamés et quand ils sont rassemblés leur tirent dessus.

C'est un comportement qui contient une sorte de cruauté qui rajoute à la cruauté générale de la situation. En tout cas, on est arrivé maintenant au point où un enfant est tué toutes les 40 minutes et où 90 % de tout ce qui est construit sur le territoire de Gaza a été détruit. Et donc les épisodes que nous vivons en ce moment qui n'ont pas cessé, même si des troupes sont retirées de la bande de Gaza pour être emmené ailleurs, le le massacre continue.

Et nous voyons bien que à la détestation universelle et à la protestation universelle, tout d'un coup se substitue une nouvelle onde propagande. cette propagande c'est bah quand même nous faisons le sale boulot comme dit le le chancelier allemand qui en matière de sale boulot a une tradition historique et donc peut en parler en connaissance de cause. Et donc ce qu'il appelle le sale boulot c'était je ne sais pas maintenant c'est l'agression pour abattre le régime démol mais ça n'efface pas le fait lui-même.

Le fait c'est que c'est bien le gouvernement de monsieur Netaniao qui est l'agresseur et personne d'autre. Je dis un aspect politicien parce que le coût de la bombe atomique des Iraniens, peut-être que nous pourrions être ébranlés ou hésitant et disant "Écoutez, il y a un problème, on réfléchit. Peut-être que peut-être que il y a pas de Peut-être depuis 1996, monsieur Netadou a dû je ne sais combien de fois et il y a verrez une vidéo qui circule et que sans doute le journal en ligne du mouvement insoumis, l'insoumission va donner où l'on voit comment depuis 1996 à intervalle régulier, monsieur Netania sort de sa boîte en disant dans 3 mois, dans 6 mois, l'Iran va avoir la bombe nucléaire et cetera.

Évidemment, tout le monde est attentif quand on évoque la bombe nucléaire de de ce régime parce que on sait que le régime euh a menacé de rayer Israël de la carte qui est une position que aucun d'entre nous ne peut accepter ni de près ni de loin. Car de même que nous ne sommes pas d'accord pour qu'on attaque l'Iran, nous ne sommes d'accord pour qu'on attaque personne. dans notre logiciel de base, c'est une vision pacifique de l'existence du monde et préférant toujours le recours à la diplomatie plutôt qu'aux armes.

Et tous ceux qui croient qu'une attaque vous permet et une frappe militaire vous permet de régler un problème, croit à du Mickeé, croit à du ce que vous voulez mais dans la vraie vie, ça n'existe pas, ça n'existe jamais. On ne peut pas gagner de cette manière-là. Ou alors c'est à un prix qui est humainement insupportable.

Je pense à la victoire sur les nazis dans la 2e guerre mondiale, mais enfin, ce sont euh 20 millions de morts en Russie. Euh ce sont des millions de morts un peu partout où l'on s'est entretué euh dans les conditions que pour ceux qui connaissent un peu l'histoire ou qui s'y intéressés peuvent se rendre compte, hein. Donc de même quand on nous a expliqué alors en plus maintenant on est tous un peu vaccinés hein.

Pourquoi on se méfie ? D'abord parce que monsieur Netaniaou nous a déjà dit 10 fois que la bombe était prête et puis deuxièmement parce que alors on m'a dit faut que tu leur rappelles camarades, ils sont jeunes et ils se rappulent pas et pour cause puisqu'ils étaient pas là mais ils ont dû en entendre parler mais l'année 2000 je crois que c'était 13 hein la deuxième guerre 13 je me trompe pas ou je me trompe je je patoge ou je patoge dans les dates depuis depuis ce matin. Tant pis pour vous ben pour l'instant on va mettre ça.

Je retrouverai la date dans un instant. Si c'est bien 2013, c'est bien 2013. On nous a annoncé que l'Irak avait des armes de destruction massive.

Trois OK. On nous a annoncé des armes de destruction massive et on a vu le secrétaire d'état qui s'occupe de la défense qui a montré à tout le monde une petite éprouvette dans laquelle on voyait une chose blanche. Il nous a dit ça c'est bon voilà c'est les armes chimiques.

Naturellement il y en a jamais eu. Mais par contre, il y avait eu une tentative auparavant avec un un début d'organisation nucléaire de l'Irak et déjà les gouvernants de l'époque d'Israël avaient décidé de frapper et de bombarder sans tenir aucun compte de ce qu'il y avait là-dedans et du fait que c'était absolument interdit. Mais dans un instant, j'y reviens.

En attendant, nous sommes donc habitués à ce que ça serve de prétexte. Alors, je ne vais pas refaire la description que j'ai déjà fait dans mon blog, mais pour faire une bombe, il faut prendre de l'uranium et il faut concentrer la partie qui intéresse pour faire des bombes A. Et il faut passer à 90 % de concentration.

C'est avec ça qu'on fait une bombe. Mais une fois que vous avez le matériau, il faut encore faire le le vecteur parce que ça se transporte pas comme un colis sous le bras, ni comme un petit sachet. La bombe de de Hiroshima, elle pesait 7 tonnes.

Mais alors pour amener une bombe de 7 tonnes, vous la mettez dans un avion, vous volez à une hauteur où personne vous voit et puis vous finissez par arriver quick, il faut lâcher. Ça tombe à peu près au bon endroit. Ça tombe pas toujours hein, pile poil à l'endroit prévu.

Donc ça détruit beaucoup. Mais ça c'est possible en 1900 pendant la deuxième guerre mondiale parce que pendant tout le temps où l'avion est dans le ciel, il y a pas de repérage possible et il y a pas d'interception possible à une hauteur pareille. Mais aujourd'hui, c'est fini ça. 10 minutes après qu'un avion est démarré et qu'il soit dans une direction, tout le monde est au courant et s'il y a un doute, on tire dessus puis on voit après ce que c'est.

Voilà. Donc euh il est absolument exclu que euh un appareillage chôaire voyage comme ça euh je le dis parce que les aspects techniques de de la guerre euh et des et des combats matériels ont évidemment une importance essentielle. C'est c'est même le cœur de l'affaire qui a les moyens, qui n'en a pas les moyens.

Donc ils n'ont pas l'uranium en quantité suffisante. Deuxièmement, ils n'ont pas le vecteur et par conséquent le risque n'est pas immédiat. Et surtout, je voudrais rappeler pour que vous l'ayez dans votre bes argument que comme on narrêtait pas de nous dire qu'il y aurait la bombe et qu'il y avait un danger et cetera, des négociations avaient été commencées avec l'Iran après que on lui a imposé toutes sortes de sanctions économiques et la discussion avait eu lieu. les diplomates français dont certains non dont rien enfin bref, il y avait des insoumis dans le coin et bien les diplomates français avaient fait un travail remarquable pour obtenir cet accord et à la fin on a signé alors un accord.

On vous dira mais vous êtes naïf ? Non, on n'est pas naïf. On est on n'est pas naïf.

On sait que ce qui est un accord. On sait qu'il peut être violé. Donc on se donne les garanties pour que s'il était violé, on sache à temps pour pouvoir dire stop, arrêtez parce qu'on vous laisse pas le faire.

Bon donc dans l'accord, qu'est-ce qu'on fait ? On prévoit des quantités, on prévoit des lieux, on inspecte les lieux. Quand il y a un doute, on va voir les autres lieux.

Là où il y a le doute, on regarde les quantités. Bon, c'est un travail d'expert, c'est un travail technique et si vous vous apercevez que la première frontière, la première ligne rouge que vous avez mis est dépassé parce que la quantité est trop grande, aussitôt elle t et tout le monde se mobilise et on a des délais suffisants pour le faire parce que on met la ligne rouge bien en de ça du moment de la production de l'arme. Donc c'est assez Ne croyez pas qu'il y a de la naïveté à signer des accords dans ce genre de circonstan.

Et les gens qui signent ne sont pas des naïfs qui ne savent pas ce qu'ils font ou qui croient la bonne parole de l'autre. Dans une affaire comme celle-là, personne ne croit la bonne parole de personne. Mais tout le monde avait signé et seul les gouvernements d'Israël maintenaient une un scepticisme absolu et une hostilité assez patente.

Tant et si bien que puisque c'était l'administration Obama qui avait signé, quand monsieur Trump a été élu pour la première fois, la première chose qu'il a fait, c'est de dire l'accord est fini. Ah bon ? Pourquoi ? pas parce que bon alors parce que alors on peut en déduire soit que c'est parce que c'était Obama qui l'avait signé, soit que les gouvernements d'Israël avait mis une pression sur les États-Unis d'Amérique et sur monsieur Trump en particulier.

Mais en tout cas, voilà, l'accord a été rompu et aussitôt toutes les nations alignées euh ont reçu l'ordre de se retirer immédiatement d'Iran. Et donc les Français qui avaient réinstallé euh des une usine pour fabriquer des bagnoles puisqu'ils en avaient plus vu qu'ils avaient été sous sous séquestre ces les Ianiens. Bon alors on avait tout le monde est parti.

Les banques qui se trouvaient là sont partis. Tout le monde est parti parce que quand les États-Unis donnent un ordre ils sont obéis et ils sont obéis parce qu'ils ont en face d'eux des gouvernements incapables de leur tenir tête pour commencer. Et ensuite parce que les sanctions qu'ils infligent à tout le monde sont des sanctions absolument léonines qui leur donnent un pouvoir absolument extravagant.

Quel pouvoir ? Celui de décider que par exemple si vous commercez en dollars, vous commercez avec une monnaie qui représente le territoire national des des États-Unis d'Amérique. Donc ils ne vous le permettent pas.

Et si vous dites "Mais écoutez, moi je fais ce que je veux, je m'occupe pas de vous. Je vends un matériel qui a rien à voir avec vos productions. Si vous avez une pièce américaine dedans, ils disent "Ben comme il y a une pièce interdit, interdit de vendre, interdit de c, interdit de là." Mais même si vous n'aviez aucune pièce mais que vous vendez et que vous êtes payé en dollar, comme c'est en dollar, vous êtes coupable d'avoir violé la loi, la décision qui a été prise par les Nordaméricains.

Donc c'est un pouvoir qui est considérable et qui d'ailleurs pose problème pour finir parce que ça leur donne tous les droits. Non seulement ils impriment des dollars autant qu'ils veulent sans contrepartie mais en plus ils vous prochassent avec ça jusqu'en enfer pour dire si vous vous en êtes service et que vous êtes dans quelque chose où ils ne veulent pas. Vous êtes donc dans une situation de délit.

Voilà pourquoi il y a une dans le moment où on est, il y a des abus de toutes sortes et même on peut dire d'une certaine manière qu'il n'y a que des abus. On nous dit que c'est parce qu'il y a la menace. Je vous ai dit pourquoi nous avons des raisons de penser que ce n'est pas le cas.

Mais ce n'est plus seulement moi qui parle dans cette affaire. C'est le gars qui est le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique qui vient de déclarer "Nous ne sommes pas en capacité de dire que l'Iran fait un effort vers la fabrication d'armes nucléaires." D'accord ?

Bon, donc il n'y a à cette heure aucune raison de croire ceux qui nous disent que l'armée est prête et qu'elle va être tirée sur Israël. Ce n'est pas vrai. D'autant que vous savez aux États-Unis d'Amérique, il y a 19 agences de sécurité.

Bon, si vous savez pas, je vous je vous la prends. C'est extrêmement dangereux. Pourquoi ?

Parce que ça fait 19 bureaucraties qui passent leur temps évidemment à courir après les subventions et avec cet argent à manipuler toutes sortes de marchés. Et comme toutes les catégories sociales, elles définissent par défendre leur intérêt, c'est-à-dire ce qu'ils font et et puis par jouir de beaucoup de pouvoirs. Il y en a 19.

Bon, alors l'autre inconvénient, c'est que 19, ça peut créer un chaos indescriptible dans l'information et tout. Donc une fois par an, ils se réunissent et ils pondent un rapport pour dire voilà quelle est la situation, voilà les problèmes qu'il y a qu'on a identifié sur lesquels on est tous d'accord. Et bien dans le dernier rapport qui est paru ils disent que il n'y a pas le risque de la production d'une bombe atomique iranienne.

Aujourd'hui, je ne dis pas que l'Iran n'est pas l'intention ou n'est pas eu l'intention. C'est pas ça le sujet. On dit que en ce moment, il n'y a pas la menace qui justifie qu'il y ait une intervention là.

D'autant que des négociations étaient commencées et que les négociations quand les Iraniens y participaient après l'accord et ben il ils avaient respecté les conditions. Alors maintenant on dit "Ah vous respectez plus le contenu de l'accord ?" Ben il y en a plus.

Pourquoi il faut qu'il respecte des accords qui ont été dénoncés ? Donc il est vrai que l'Agence internationale dit il centrifuge beaucoup pour concentrer, mais en attendant il y a plus d'accord et la discussion avait lieu et ce dimanche devait avoir lieu la rencontre à nouveau entre les Américains et les Iraniens et d'autres parties prenantes à cette affaire ce dimanche là et le les tirs ont eu lieu vendredi. Donc on voit que cette conjonction du mensonge et des moments éclaire plutôt l'hypothèse d'après laquelle il a décidé monsieur Netaniaou de se servir du contexte pour effacer la situation à Gaza.

En tout cas la masquer médiatiquement parce que vous savez que tout ça tient beaucoup à des campagnes médiatiques d'une part et d'autre partolidariser l'armée, les services de renseignement et la population d'Israël. cas dans ce type de situation naturellement chacun dans son pays quelle que soit son opinion partie pour son pays et c'est normal et l'argument d'après lequel en allant là-bas on va répondre au vœux secrets de la population iranienne c'est bien possible mais en attendant jamais la population iranienne ne fera autre chose que défendre son propre pays et depuis que l'attaque a lieu, c'est ce que disent tous ceux qui sont membres de parti d'opposition et il y a pas besoin d'être un aigle pour comprendre une chose pareille. C'est tout le temps le cas.

Chacun défend chez soi prioritairement, enfin chez ceux qui résistent. Et ce sont des peuples qui sont déterminés par un haut niveau de conscience et de sensibilité à la menace militaire et au risque que ce soit les Israéliens pour toutes les raisons que vous avez à l'esprit et les conditions mêmes dans lesquelles l'État d'Israël a été installé, mais aussi les Iraniens parce que ne croyez pas que les Iraniens ce seraient je ne sais quel troupeau docile. C'est un très grand pays.

La taille de ce pays c'est de x et demi la surface de la France et c'est et c'est beaucoup de monde 90 millions. Alors il marqué 90,61 franchement quoi ? Non 90 non non et Israël c'est 100 millions.

Non non vous pouvez me croire ça fait 2 x8 et pas5 2 x vir8 la taille de la France. C'est pour qu'on ait une idée. À l'inverse, la taille de d'Israël, c'est 25 fois plus petit que euh le la France pour qu'on a une idée, hein.

Après, vous regarderez la carte, moi je vous invite à le faire chez vous. Faut que vous regardiez qui est où si vous voulez comprendre la suite de ce que je vais raconter dans un instant, mais c'est fait pour vous inciter à aller sortir les bouquins et regarder les cartes et vous représenter comment les choses se présentent pour que nous soyons tous plus avant à la sortie de cette épreuve que nous n'y étions en entrant. Et voilà comment le niveau de conscience politique s'élève partout où on veut le faire s'élever.

Et pourquoi ferait-il tout ça ? Ben, je vous l'ai dit, c'est une façon de ressolidariser la nation israélienne autour bah de ses intérêts pour la raison de ces intérêts de de de ce qu'il considère comme leur pays, exactement comme les Iraniens. Parce que ça commençait euh Israël c'est pas que monsieur Netaniaahou, c'est des gens qui bien sûr dans un premier temps pour toutes les raisons historiques qu'on connaît sont solidaires quand une offensive est lancée.

Après c'est des gens cultivés quand on était à l'école, ils réfléchissent et bon et aussitôt vous retrouvez des points de vue et cet en dernier la gauche qui avait été écrasée dans la période précédente par la politique miraculeuse qui permet au socialistes de désorganiser tout le monde sur la terre entière et bien là-bas aussi ça ait produit comme principal résultat la disparition de la gauche organisée. Et bien dans ce pays, les manifestations se multiplient, les formes d'opposition à la guerre se multiplient partout et y compris chez ceux qui sont à Gaza en train d'intervenir militairement. Nous avons des témoignages de gens qui ont rendu leur uniforme, leur armes et cetera et ce n'est pas des phénomènes isolés.

On parle de 60000 Israéliens qui ont refusé de répondre à l'appel pour se faire enrôler. 1200 pilotes de l'armée de l'air et des membres du Mossade. Parce que il faut toujours et que nous surtout nous nous rappelions de ne jamais confondre les gouvernements et les peuples et de ne pas introduire dans notre esprit quand nous réfléchissons à une situation le point de vue abominable de la responsabilité collective.

Parce que la responsabilité collective, c'est ça qui fait que au nom du Hamas, on prétend tuer tout le monde. Au nom de ce gouvernement, on va tuer tout le monde. Aujourd'hui, ce sont des milliers de gens qui ont été bombardés des deux côtés.

Et quoi que l'on pense de ce qui s'est passé à Gaza, on ne peut avoir que de la compassion pour tous ceux qui vivent sous les bombes. Et quand le monsieur Netaniaou recommence le roman habituel de des frappes chirurgicales et cetera, ce n'est pas vrai. Ce sont des hôpitaux, ce sont des écoles, ce sont des routes.

Et assassiner des dirigeants politiques, même si on ne les aime pas, ne peut pas être une ligne politique pour un état moderne, en état de civilisation. De la même manière que procéder à un génocide, si on le laisse faire, c'est comme a dit euh le roi Abdallah de Jordanie, si la communauté internationale n'agit pas, nous serons en train d'effacer ce que cela signifie d'être humain. et il a dit ça il y a deux jours de ça, c'est-à-dire une parole qui continue à retentir et les esprits partout mûent, réfléchissent et se comporte d'une manière extraordinairement responsable, chacun évaluant les possibilités qu'il a au milieu de ce désastre de sauver ceci ou cela.

Et les mobilisations, là, j'ai indiqué les déserteurs, il y a les notes de mobilisation, celle qui a eu lieu autour de de la je sais pas pourquoi on a appelé ça la flottie, un bateau, ça fait pas une flottie. Donc bon, un bateau, le bateau, le petit bateau dans lequel se trouvait Greta Hima et qui ont déclenché une vague dans notre pays et on peut le dire à l'échelle du monde car tout le monde a été très attiré, très sensible à ce qui se passait là mais aussi la grande marche qui s'est dirigée vers l'Égypte pour essayer de passer la frontière. Alors nous, on s'est retenu de dire allez-y d'abord, c'est pas notre rôle.

Euh premièrement, deuxièmement, nous mesurions les risques parce que quand bien même les Égyptiens auraient-ils laissé passer tout le monde, il se serait retrouvé à une frontière avec quelqu'un qui est en face qui lui est capable de tirer dans le tas sans problème. Hein ? Donc mais nous avons salué cette mobilisation et plusieurs d'entre nous se sont mis à la disposition parce que la réplique des Égyptiens, il faut dire les choses comme elles sont, totalement disproportionné contre les manifestants.

Il y a des gens qui ont été tabassés, d'autres emprisonnés, des passeports confisqués et ainsi de suite. Donc nous avons travaillé plusieurs jours de suite, notamment Éric Cocrel et plusieurs autres à régler des situations pour faire en sorte que tout ce qu'on pouvait, qu'on connaissait ou qui avait à faire à nous puisse en sortir le mieux possible. Mais c'est pour dire la mobilisation pour Gaza et contre le génocide n'a pas baissé un seul jour et tant mieux.

Et c'est à tout ça que l'offensive sur l'Iran tente à submerger. Et à submerger comment ? comme d'habitude avec l'énorme machine de propagande contrôlée par les ambassades d'Israël dans le monde entier qui déverse des éléments de langage que les autres répètent sur tous les tons.

Alors vous vous rappelez la croisière s'amuse. Vous vous êtes tous rendus compte queils disaient tous la même chose. Il faisaient même pas l'effort de trouver une vanne personnelle hein.

Non, ils ont tous repris le truc. Alors est-ce que la croisière s'amuse ? Est-ce qu'elle nous amuse ou est-ce qu'elle nous exaspère ?

Mais c'était partout pareil. Donc clairement ça voulait dire que tous ces gens lisaient des papiers, recevaient des éléments de langage et il continuent. Ça a immédiatement démarré sur le thème quiconque trouve à redire contre l'agression et donc un partisan des moles là.

Voilà. Alors ça a démarré doucement puis ça va aller en en s'aggravant dans des conditions qui évidemment à chaque fois à chaque fois puisque le coup d'avant il s'est rien passé, le coup d'après non plus et même c'est de plus en plus insolent. Alors, vous avez monsieur Aziza, journaliste animateur et euh voilà bon de radio J qui arrive dans la salle des quatre colonnes.

La salle des quatre colonnes, pour ceux qui savent pas, c'est un endroit de l'Assemblée nationale où euh les parlementaires vont à la rencontre des des journalistes. Hein, vous avez dit un truc dans l'hémisy que ça intéresse, vous allez là-bas, bon, on vous pose des questions, vous répondez, c'est diffusé ou pas après. C'est un des lieux comment dire informel mais constitutif de la démocratie française parce que vous voyez vous suivez la séance puis après vous regarder et on vous montre les parlementaires qui s'expliquent sur tel ou tel aspect qui fait question.

C'est donc c'est pas un lieu comme un autre, c'est pas un lieu de divertissement télévisuel, c'est une composante de cette réalité. Alors ce monsieur alors d'habitude il fait des mauvais commentaires, des blagues à pourries mais là alors maintenant c'est il y a plus de gêne. Il considère qu'il a une sorte de soutien inconditionnel qui lui est accordé et le voilà qui surgit quand vous êtes interviewé.

Il se met entre vous et l'interviewur et puis il vous arrangue, il vous met en cause. Bon alors vous voyez un gars qui est tranquille comme Arnaud quoi. Le gal c'est pas bon le gal c'est un gars plutôt calme quoi.

Tranquille et pareil Alma. Bon, elle a le feu mais elle est elle se met Non mais je veux dire c'est quelqu'un qui a du caractère, c'est ça que je veux dire. Arnaud aussi, mais c'est pas c'est pas des gens bon franchement moi je je vous mets au défi.

Il y en a quelques uns d'entre vous. Je sais que ça serait vite parti hein. Donc là c'est pas le cas.

Mais ce type leur coupe la parole et fait le guignol et personne ne dit rien. La présidente de l'Assemblée à qui on a dit "Écoutez maintenant ça suffit. Qui est cet homme et pourquoi ?" Voilà.

Voilà, il est là pour faire entendre les arguments de l'ambassade et les siens. Alors, comme il nourrit, c'est vraiment le mot, enfin c'est plutôt lui qui se nourrit, le canard enchaîné, alors il va raconter au canard enchaîné des trucs qui sont tirés, des éléments de langage qu'il reçoit parce que lui non plus, c'est pas un aigle, hein. Donc et puis il va alors on retrouve alors bon je suis je fais partie d'une génération, il y en a plein ici, il s'en foutent mais moi non, le canard voyez.

On a toujours eu une sympathie euh pour ce journal. Alors ça dépend des moments, hein. Non mais attendez, quand c'est votre tour de vous en prendre une, vous êtes pas content.

Donc bien sûr, moi je suis comme tout le monde parce que j'en ai pris des sévères hein. La semaine où il me présentait comme un fou dans une camisole de fort, c'était la même semaine où Valeurs actuelles faisaient le même dessin. Alors donc j'ai trouvé bon, je reconnaissais pas mot journal quoi hein.

Voilà. Et là, alors à nouveau, on est pris à partie. Euh et je d'abord je veux les remercier.

Non, mais sans déconner, je les remercie parce que euh ça vous a permis de savoir que dès 2012, je disais que on ne supportait pas le régime. Où c'est que je trouve ça ? Voilà.

Attends, non, là c'est lui là. Attendez, j'ai pas fini avec Netaniaou. Je fais comme vous tous hein.

Je je suis autant que je peux ce qui se passe, ce qui se dit et je repère dans ce qui se dit les mots clés et les manière d'être. Jusqu'à présent, nous avons dit de monsieur Netaniao qu'il était un suprématiste et qui dirigeait un gouvernement d'extrême droite. He vous vous en rappelez avec votre permission, j'enlève, c'est intenable.

Ouf, la cravate pareil. Ils vont se moquer de moi parce que j'avais pris le paris que je tiendrai parce qu'ils m'ont vu ils m'ont vu sous des températures pas possibles hein. Toi tu rigoles toi Nadège ?

Toi tu étais persuadé que j'allais la retirer ? Tu as pris un parisier avec Hugo ? Tu as parié sur moi et ma veste.

Ah bon ? Où j'en étais ? Donc Netaniaou et je veux vous je sais pas si vous l'avez vu passer cette vidéo mais moi elle m'a frappé et je me suis dit mais où on en est quoi ?

Alors donc le journaliste lui demande les journalistes posent toujours les bonnes questions. Vous savez est-ce qu'il y a vraiment des gens qui sont d'accord pour prendre chez eux les Palestiniens que vous allez dehors de Gaza ? Ça, c'est une question intéressante hein.

Non mais sans déconner hein. Vous pouvez dire et est-ce que vous leur donnerez à boire avant par exemple ? Ça serait une question qui permettrait d'aller au fond du dossier, hein.

Voilà. Et alors l'autre qui en a rien à il dit "Oui, oui, oui, on est en train de discuter, il son tamponne. C'est pas son sujet.

Son sujet, c'est la suite. Je vous la lis faut pas que vous croyez que j'invente." Alors, il dit "Oui, nous discutons avec certains pays et je suppose d'ailleurs que les possibilités vont évoluer." C'est pas mal, non ?

Ça va se faire. Ça va ça va être mieux. Pourquoi dit-il ? car le monde va changer.

Le monde, prenez au sérieux ce type. Un gars qui est capable de déclencher des guerres avec trois de ses voisins, en fait l'Iran c'est pas voisin hein, avec trois pays, avec quatre, si on y rajoute le Yémen, on écoute tout ce qu'il dit parce que c'est sérieux. C'est pas les Mariolades auxquels on est habitué en Europe, hein, avec le numéro du caniche enragé à intervalle régulier qui tout d'un coup se met à glapir puis après redisparaît.

Bon. Non, mais je vise le chancelier allemand bien sûr. Alors, il dit "Car le monde va changer." Pourquoi le monde va-t-il changer ?

Ça vaut la peine quand même. Il faut comprendre, dit-il, quand nous regardons aujourd'hui et il dit comme l'a dit un dirigeant d'un certain gouvernement occidental, nous sommes si loin de vos capacités. C'est votre détermination qui est en cause.

Vous prenez vos décisions que nous n'aurions pas pu prendre et vous les mettez en œuvre d'une manière que vous ne pouvez même pas imaginer. Et lui continue et il dit "Je vous assure qu'Israël s'élève et devient une puissance immense aujourd'hui. Il n'y a pas de nation de lion dans l'univers.

Alors le monde entier va entendre le rugissement du lion. C'est ce qu'ils entendent en ce moment, c'est-à-dire au moment de l'attaque de l'Iran. le rugissement du lion, la puissance formidable qui existe au sein de ce peuple qui a véritablement surmonté tous les malheurs, c'est vrai, et les horreurs de l'histoire, c'est vrai, et qui maintenant en changeant a pris son destin en main et élimine ceux qui sont venus nous provoquer des mots.

Voilà où on en est. On a donc affaire à une sorte de tyranno qui s'est donné un rôle mondial et qui comme il l'avait fait à un moment donné en allant chercher dans la Bible les motifs de son action avait reprenant la prophétie du prophète Samuel appelé ses concitoyens à régler un compte qui serait vieux de 3500 ans. Bien sûr, c'est une image nous les Français qu'on tenu notre culture et combien et combien une culture qui doit à la bataille pour la liberté du culte notamment celui du judaïsme en France persécuté pendant au moins un millénaire dans ce pays faut ne l'oubliez jamais les camarades il y a pas que les autres qui doivent balayer devant leurs porte et bien nous ça nous fait sourire que quelqu'un sorte un texte et se réclame d'une prophétie pour mener une politique, mais lui non, c'est qu'il le croit ou en tout cas il organise sa pensée et son action autour de ce type de crédau.

Et c'est extrêmement dangereux parce que quand vous avez un raisonnement politique, c'est une chose mais quand vous avez un ordre de Dieu, c'est une autre paire de manche. Et cet homme progressivement s'est installé dans ce rôle d'être le lion, hein. Voilà.

Et c'est pas le lion qui attaque l'Iran, c'est le lion qui a dans la Bible. Alors ça c'est l'extrême danger dans lequel nous sommes. Est-ce qu'il y a maintenant des raisons de penser que peut-être, mais c'est absurde, quand on craint que quelque chose se produise, on intervienne avant pour faire une guerre préventive.

Si nous faisons des guerres préventives avec tous ceux que nous détestons et qui nous font du mal, tout le monde va être en guerre contre tout le monde. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a des lois. C'est pour ça qu'il y a un droit international et c'est pour ça que ce droit ne se marchandne pas.

J'ai entendu récemment un cyque dont j'ai oublié le nom qui disait "Ouais ben il y a le droit mais il y a aussi la manière de l'interpréter." Non non non. Attaquer le voisin, article 51 du statut de l'ONU justifie le droit de légitime défense.

Et d'ailleurs au nom de ça que la première fois, c'est-à-dire le 13 juin, et bien l'Iran avait déjà une première fois riposté à une attaque qui elle aussi tombait comme ça à un moment bien précis. La clé de tout ça, elle nous est donnée par le comportement du gouvernement actuel de l'État d'Israël qui a été maintenu à une voix de différence quand a été présentée la motion de censure jeudi dernier. Rappelez-vous bien des dates.

Jeudi dernier, le gouvernement sauve sa peau à une voie. Vendredi, il attaque l'Iran et nous voici maintenant dans une toute autre situation de ce fait. Vous voyez que il y a des causes et des effets qui s'enchaînent dans un calendrier.

Vous verrez dans un instant que tout n'est pas si aléatoire qu'il y paraît d'abord. Mais commençons par répondre pièce après pièce à chaque argument qui nous est présenté. Non, le droit à la guerre préventive n'existe pas.

C'est pour ça qu'on a fait les Nations Unies et avant la société des nations. Pour qu'il n'y ait plus ni de guerre préventive, ni penséon de guerre. Et lorsqu'il y a une guerre, il y a des outils d'intervention politique pour les faire cesser.

Alors, quand on dit ça, on se fait souvent répondre "Oui, mais vous savez que l'ONU ça marche pas." Commençons d'abord par nous demander ce qu'il faudrait dire et faire à cette heure. Je suis surpris qu'on ait que des commentaires.

Je veux dire le président de la République française qui bien sûr change d'avis souvent. sans doute parce que ces idées sont assez confuses en ce qui concerne la manière de piloter. Mais voyez-vous, quand il s'agit de la paix et de la guerre et de la conduite d'une nation comme la nôtre qui a une histoire si longue et qui a des ancrages dans toutes ces situations, les Français sont directement concernés par la création de l'État d'Israël à laquelle ils ont participé à son armement nucléaire. car nous l'oublions pas, c'est un pays qui a l'armement nucléaire.

Et s'il y a un armement nucléaire, permettez-moi de vous dire que compte tenu des dates, tout le monde sait que ce sont les savants atomistes français qui ont apporté les principales contributions à cet armement. Dès lors, avec toute cette histoire, avec nos relations, avec le monde, avec ce qu'on a fait dans un passé qui n'est pas si éloigné, car c'est le moment de dire un mot à propos des Iraniens, je vous ai dit, ils sont pas seulement patriotes, c'est un peuple combattant. Il a fallu déjà une intervention et un coup d'état pour renverser le gouvernement de Mossadeg en 1953 parce qu'il avait collectivisé le pétrole iranien.

C'est pas des gentil toutous. Et d'ailleurs, vous le voyez, quand les femmes se battent pour le droit à s'habiller comme elles l'entendent, ce qui est une manière d'interdire non seulement aux hommes, mais d'une manière plus générale à la religion de décider des lois dans le pays. Vous voyez que vous avez affaire à un peuple éduqué, à des individus qui se prennent en main, qui savent réagir et qui aujourd'hui sont confrontés à cette situation. et nous allons voir qu'ils savent y réagir.

En attendant, cette force qui est portée dans les deux peuples nous permet de dire non, nous ne sommes pas d'accord pour que il y ait des guerres préventives. Alors, avec quoi sommes-nous d'accord ? Et bien, il faudrait qu'il y ait un mot d'ordre.

Le président de la République française devrait faire autre chose que commenter, surtout quand il commment pour dire des choses contradictoires. La première fois, c'est pour dire "Ah mais nous sommes d'accord, nous ne permettrons pas et d'ailleurs si on nous demande, on viendra aider parce qu'on en a les moyens à partir de nos assises." Nos assises, ce sont nos installations en Jordanie qui ont déjà servi dans un passé récent à aider le gouvernement de monsieur Netaniau à intercepter les premiers tirs iraniens dans la période précédente au mois de juin dernier et le gars l'avait interrogé en demandant si oui ou non on l'avait fait et sur la base de quelle de quelle décision de l'Assemblée nationale et quand on allait l'intention d'en discuter.

La réponse vous la connaissez c'est à rien. Voilà c'est tout. Il y a pas de réponse.

Donc nous he on n' pas de leçons de démocratie à les donner aux autres vu comment on vit dans notre propre pays. Vous avez un type tout seul qui décide. Et là il a dit euh il a dit que bon ben, on était prêt à intervenir.

Et puis hier, je crois. Oui, hier ou avant-hier. Hier.

Hier le contraire. C'est-à-dire Ah non non, pas question d'intervenir pour renverser le gouvernement. Ça serait le chaos.

Je le dis très clairement. La position de la France est claire. Pardon.

La position de la France est pas claire du tout. Qu'est-ce qu'on compte faire ? Parce que sauf à entrer dans le discours délirant du défensif et de l'offensif, mais bon, c'est quoi une arme défensive ?

Purement, ça n'existe pas. Là, nous avons un pays qui a été attaqué, l'autre réplique et le droit international lui donne le droit de faire. Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?

Pas dire "Ah ben, je vais aider ici. Ah ben non, mais je le ferai pas jusque- là. On te demande pas jusqu'à quel point tu vas faire la guerre." On te demande de la faire cesser, tu en as la possibilité.

Nous sommes membres du conseil de sécurité et nous pouvons dire maintenant nous voulons cesser le feu. Arrêtez jusqu'où ça va aller cette affaire là ? Jusqu'à ce que la chaîne des conséquences et des effets continue à s'enclencher.

Alors celui-ci pourrait décider qu'il y a un problème pour lui. Par exemple le voisin turc, pourquoi il ne le ferait pas ? Ou d'autres encore tout le long.

Parce que il y en a du monde qui est concerné par ce qui se passe en Iran. Faut pas croire que c'est juste les bourgades autour de la frontière qui sont consacrées. C'est le monde entier.

On va voir de quelle manière. Mais en attendant, voilà ce que devrait être la position minimale de notre pays qui est de dire cesser le feu. On va vous dire "Ah mais si vous proposez cesser le feu, immédiatement les Américains vont mettre leur véau dans le club des 5 et ben d'abord voyons les faire le véau.

Et deuxièmement, est-ce que nous avons le droit pour nous ? Je viens de vous dire que oui. Alors, faut pas que je me trompe de date là parce que tout à l'heure là, vous avez voulu me mettre en défaut et maintenant ça m'a rendu incertain.

Le précédent, c'était le moment où il y avait une centrale avec des équipements nucléaires en Irak dans la banlieu de Bagdad. Alors, ils avaient dit la même chose que pour l'Iran. Il y a une menace donc on tire et on tape.

Alors premièr moment ils ont tapé et l'agence internationale a dit mais non mais attendez vous êtes complètement fou. On tire pas sur une centrale qui est en train de s'installer même civile parce que vous en foutez partout dans l'air et partout autour. Ils l'ont quand même fait.

Et l'ONU a condamné cette action dite de guerre préventive. Dite de guerre préventive. Et il y a qu'à moi que ça arrive des trucs pareils.

Où est ce foutu texte ? Non mais c'était juste pour vous le lire. Bon tant pis.

Ben je vous le lirai pas. Alors attends, c'est pas ça. C'est pas ça.

Ah ben si, c'est celle-là. C'est qu'on a changé le format. Ça me revient.

C'est la révolution 487 adoptée à l'unanimité en 1981. On va dire tout le monde était d'accord pour dire ce que vous avez fait là c'est insupportable. Donc nous avons en quelque sorte une jurisprudence.

Faire une guerre préventive au nom du nucléaire n'est pas accepté par la seule forme de la communauté internationale qui est l'ONU. Voilà. Et c'était pas des petites phrases hein, ça disait condamne énergiquement l'attaque militaire menée par Israël en violation flagrante de la charte des Nations- Unies et des normes de conduite internationale.

D'accord ? Donc si vous réunissez aujourd'hui le conseil de sécurité, vous dites "Écoutez, voilà ce qu'on a dit la dernière fois. Qu'est-ce qui a changé depuis ?

Vous pouvez nous le dire. On a des arguments et il faut qu'à la face du monde, on voit que nous ne sommes pas un pays aligné, qu'il ne suffit pas que monsieur Trump se foute de notre président de la République pour qu'on soit tous couchés. Ça n'est pas conforme à notre tradition, à ce que nous faisons.

C'est pas une affaire d'amour propre. C'est comment vous êtes entendu, comment vous êtes compris par les peuples à qui demain vous allez faire des propositions pour d'autres raisons. Ça va être dans des domaines de coopération.

On ne verra plus jamais les Français de la même manière. On va dire bah cela il change la vie tous les deux jours et de toute façon ils finissent par faire ce que dirent les ce que disent les Américains. Et jusqu'à la 2e guerre d'Irak, on a tenu bon et c'était de Vilpin qui avaient fait le travail sous Chirak.

On en est là à citer Chiraak hein. Bon il est d'accord mais enfin et on a tenu tête on leur a dit vous faire voir on vous croit pas on vous croit pas et vous allez déclencher une catastrophe. Et ils ont déclenché une catastrophe parce que une fois qu'ils ont envahi et tout cassé et bien le peuple iakien qui s'était déjà tapé 10 ans de guerre contre l'Iran, armé par les Français, pas que les Français mais aussi par les Français, s'est ensuite tapé un embargo et un blocus.

Et deuxièmement, après l'intervention américaine, encore des années de souffrance, de mort, de guerre civile et cetera et cetera. Les conséquences de ce qui apparaît d'abord comme une victoire qui permet de dire à un président des États-Unis en 3 jours "Ça y est, nous avons gagné la guerre". La conséquence, c'est au total presque 20 ans, 25 ans, 30 ans de souffrance abominable pour un peuple.

Qu'est-ce qu'on y a gagné là-dedans ? Dites-moi, qu'est-ce qu'on a gagné dans cette affaire depuis le début, c'est-à-dire depuis la première guerre du golfe contre laquelle j'ai voté ? Alors même que je reconnais qu'on pouvait discuter, je ne vais pas raconter cet épisode, mais on pouvait discuter, je l'admets.

Mais qu'est-ce qu'on a gagné ? Qu'est-ce que ça a changé dans l'ordre du monde ? Quelle paix ça a rajouté au monde ?

Quel développement ça a ajouté à la région ? Rien, absolument rien que des malheurs. Ne croyez pas à la puissance des armes dans les conditions dans lesquelles elles sont utilisées quand il s'agit de frapper des peuples contre eux-mêmes.

Ça ne marche jamais et ça ne sert à rien qu'à faire souffrir du monde. Et là, on dit alors le texte dit demande à Israël de s'abstenir à l'avenir, de perpétrer des actes de ce genre ou de menacer de le faire. estime en outre que la dite attaque constitue une grave menace pour tous les systèmes de garantie de l'Agence internationale de l'énergie atomique sur lequel repose le traité de non prolifération des armes nucléaires.

Je vous amène d'une chose à une autre au cœur de ce que notre position. Donc un c'est c'est le feu. Deux c'est le moment de venir à l'Iran même.

Nous n'avons alors là faut pas que je me paume, il faut que je retrouve tout de suite. Alors vous pouvez me dire "Ah oui mais alors le conseil de sécurité va tout bloquer." On a donc discuté entre nous.

On fait toujours le travail hein. On fait le travail sérieusement entre nous parce qu'on se dit demain on va gouverner et on veut savoir ce qu'on fait dans chaque circon. Supposons qu'on nous dise "Ah mais le conseil de sécurité va tout bloquer." Qu'est-ce qu'on répond ?

Et ben il y a une réponse. Si le conseil de sécurité bloque, nous demandons la convocation de l'assemblée générale de l'ONU. Est-ce qu'on peut obtenir une assemblée générale de l'ONU ?

Oui, il suffit qu'un membre le demande et que par consultation une majorité se dégage pour ça. Je prends les paris que si on demandait à l'Assemblée générale des Nations- Unies de se réunir pour traiter de la situation de Gaza et de l'attaque en Iran, la majorité absolue se prononcerait contre, j'en suis certain, car c'est passé dans le cheveux bien des fois déjà dans les sanctions contre la Russie. Et si l'on avait compté les populations plutôt que le nombre des gouvernements ?

Mais c'est le nombre des gouvernements qu'on compte, c'est ça la règle hein. Et puis si vous partez de l'idée que les gouvernements représentent pas les peuples, même si on les confond pas l'un qu'avec l'autre, alors c'est plus la peine, il faut fermer hein. Les gouvernements sont là et ils délibèrent au nom d'eux.

Si on compte le nombre des peuples représentés par les votes, il n'y a jamais eu de majorité pour voter des sanctions contre la Russie qui pourtant avait envahi l'Ukraine et nous sommes opposés à cette invasion depuis le premier jour. C'est vous dire que tel est le monde et le président se trompe lourdement parce qu'il n'a pas le pif que même Chirak avait. Je dis pas même parce que il l'avait de comprendre qu'il y a une réorganisation psychologique culturelle du monde entier et que ce qu'on appelle le sud global qui contient non seulement des opprimés mais un certain nombre d'oppresseurs, des dominés mais quelques dominants.

Mais ce qu'on appelle quand même le sud global est en train progressivement de se retourner. psychologiquement, culturellement, politiquement et que c'est seulement les circonstances qui ne leur permettent pas d'en faire davantage. Mais n'importe qui se balade un peu, qui lit les journaux des autres, qui parle avec des dirigeants politiques, vous disent que ça marche comme ça, comme une pièce sur le bord du toit.

Un jour ou l'autre, le retournement se fera. Et alors, la question qui se pose à la France, c'est de savoir de quel côté elle est réellement. Et cette question se pose aujourd'hui.

Est-ce qu'on est du côté de monsieur Trump, des États-Unis d'Amérique qui sont le grand chef d'orchestre de cette histoire, car la guerre ne durerait pas 10 minutes s'ils décidait de la faire cesser. Est-ce que nous sommes du côté des puissants qui dirigent l'Union européenne ? Parce que s'ils le voulaient, la guerre s'arrêtera en une semaine parce que personne n'est capable de résister à l'interruption des relations commerciales, militaires et autres qu'à l'Union européenne avec Israël.

Donc c'est donc bien des dominants qui sont en seconde ligne utilisant la situation particulière du gouvernement de monsieur Netaniaou. Il ne faut pas perdre ça de vue sinon on ne comprend rien à ce qui se passe. Ils ne peuvent pas faire la guerre par eux-mêmes et la faire tout seul.

C'est donc qu'il y a un arrière-plan qui s'organise et se réorganise mais je viens de le dire 1, c'est le feu. De réunion du conseil de sécurité avec une proposition et sinon convocation de l'Assemblée générale des Nations Unies. Et si nous dirigions le pays, c'est ça qu'on ferait.

On ferait pas des commentaires sur la guerre. Un jour pour dire on va aider, le lendemain pour dire on veut pas renverser le gouvernement. Mais on connaît tout ce baratin.

On l'a déjà vu la première fois qu'il y a eu une intervention en Irak. Alors, on est intervenu, on a tout cassé et puis on a dit "Ah mais là, on touche pas au gouvernement, nous on respecte les institutions." Évidemment, quelques années après, on est venu, ils sont allés terminer le travail.

Ça n'a pas de sens. Alors, est-ce que nous nous avons quelque chose à dire à propos du gouvernement de l'Iran ? Mais d'abord, de quel droit on nous pose la question ? parce que nous et en tout cas ceux d'entre nous, peut-être pas tout le monde mais ceux d'entre nous qui avaient apporté la parole collective, il y a jamais eu la moindre ambiguité sur le sujet.

Et pour ça, je vous disais il y a un instant et ben moi je remercie le canad enchaîné, ces news tiens, c'est curieux, c'est la même source d'avoir rappelé mes positions en 2012. Alors voilà, qu'est-ce qu'ils font maintenant ? La propagande qui s'est mise en mouvement, elle a pour but.

Numéro 1, couvrir l'agression de Netaniau. C'était une guerre préventive. Le régime des Molas est insupportable, vous le savez bien.

Et pendant qu'on parle de ça, on parle plus de ce qui se passe à Gaza. Et puis deuxième temps qui est interne, qui est politicien, c'est Ah oui, mais elle est fille. Évidemment, c'est toujours elle est fille, hein.

Elle est fille. Euh, on sait plus pourquoi, mais bon, je vous dis, on sait plus pourquoi parce que c'est quand même incroyable. Il y en a un qui dit "Je fais une déclaration antisémite parce que j'ai dit qu'il pouvait pas aller plus loin que la longueur de Salis par adhésion.

Depuis quand ? La religion est une adhésion." C'est c'est dans ce cas-là, c'est impossible.

De quoi il parle ? L'autre dit euh "Vous nous avez, il m'a traité de sionis génocidaire." Mais j'ai dit mais mais je vous 40 ans de ma vie politique, vous épouliz tout, vous demandez à l'intelligence artificielle hein de vous trouver une citation.

J'ai pu dire un truc pareil. Et oui, il y en a pas. Et l'autre là euh on dit pas son nom non plus, à pas lui faire de pubs, qui dit "Oui, mais dans cette organisation, il y a aucune démocratie, pardon, tu vas nous parler de la démocratie dans la sienne, ça nous intéresse, ça nous fait pas envie." Bref, il dit qu'ils sont pas clairs sur l'Ukraine.

Ah bon ? Vous appelez pas clair le fait d'être contre l'invasion. Qu'est-ce que vous aimez pas dans mon propos ?

Je vais vous le dire. Ce que vous aimez pas, c'est qu'on dise pas ce que vous avez prévu. Voilà ce que vous aimez pas.

Point numéro 1. Et point numéro 2, parce que moi je dis à chaque fois nous sommes contre le fait que les Russes interviennent en Ukraine parce que nous là les Français on a été envahis quatre fois par notre voisin. C'est le genre de chose qu'on a pas le droit de dire.

Ça se fait pas parce que ce sont nos amis comme vous le savez. Alors bon voilà et nous sommes sous ce fat d'invention, de mensonges et puis de gens qui se rendent intéressants en me citant, en m'attaquant, en m'injuriant, en s'en prenant aux insoumis. Mais la vérité reste.

Alors voilà, c'est Radio France février 2012. Question : Les menaces de frappe d'Israël sur l'Iran, vous pensez que c'est sérieux ? 2012 ?

Oui. Oui. Déjà.

À quel propos ? bombe qui était déjà prête à éclater que je l'avais quasiment sous mes pieds. Réponse JLM quand même.

Bon, c'est pas malin le début hein. Si c'est piquant JLM je ne sais pas, je ne suis pas lié au service de renseignement israélien. Je sais pas, c'est justement pour dire peut-être que vous oui, mais bon, ce n'est pas acceptable.

Mais d'un autre côté, il faut aussi entendre quelque chose. Ce qu'a dit monsieur Mahmoud Aminjab, je me suis trompé, ça se dit autrement. n'est pas acceptable.

C'est la première fois qu'on voit un pays. Pourtant, il y a des pays qui sont en tension entre eux et certains armés de l'arme nucléaire. C'est le cas pour le Pakistan et l'Inde déjà.

Mais à aucun moment, le Pakistan ou l'Inde ne se sont armés en disant "J'ai l'intention de détruire mon voisin." Là, c'est la première fois qu'on voit un pays dire "Si on a une bombe, on ira taper sur Israël." Car personne ne peut accepter une chose pareille que sur le plan international. quelqu'un décide qu'il va détruire et à coup de brombe atomique son voisin.

Donc le régime iranien pose une question importante à la civilisation humaine. Je n'ai pas peur de le dire. Un régime théocratique est toujours en danger pour le reste de l'humanité.

Partout où l'on met des religieux au pouvoir, il faut s'attendre à des abominations. Et bien voici que l'Iran confirme que c'est abominable de mettre des religieux au pouvoir. Et bien, je vais vous dire, c'était en 2012.

Nous voici rendu à 2025. Je n'ai pas un mot à changer. Alors, ils me disent "Ah, souvent l'homme varie, c'est le titre du papier dans le canard." Et ben non, vous vous êtes aussi trompé sur le titre.

Je n'ai pas changé d'avis et ce que j'ai dit là, je pense que n'importe lequel d'entre vous, homme-femme, pourrait dire la même chose. Aucun d'entre vous n'est d'accord pour que des religieux aient le pouvoir et aucun d'entre vous n'est d'accord pour qu'en état quel qu'il soit décide de rayer son voisin de la carte. surtout des gens comme nous qui disons que nous sommes partisans du fait qu'il y ait deux étapes, pas un, deux, hein.

Alors euh, je laisse de côté la question de savoir si c'est un ou deux, mais vous avez tous compris ce que je veux dire à cet instant. Aucun d'entre nous n'a mis à l'ordre du jour de ce qu'il a à dire la destruction d'un état voisin. Et nous ne sommes pas d'accord avec cette ligne et nous ne le serons jamais.

Parce que encore une fois, si vous décidez de la politique internationale, d'après vos sympathies, permettez-moi de vous dire qu'on peut rayer un paquet de monde de la carte avec les armes atomiques dont nous disposons nous-mêmes, hein. Parce que des régimes qui sont censés être de purs amis ne nous inspirent qu'un enthousiasme très médiocre, voir même une hostilité totale. Donc c'est pas le sujet encore une fois.

Et vous tous mes camarades, non seulement ceux qui sont là mais ceux qui m'entendent parce qu'il y en a à chaque fois vous êtes 5 6 7000 hein à suivre cette soirée. Je vous le redis. Vous ne pouvez pas avoir deux discours.

Le double standard, vous le laissez aux autres. Double standard égale pas de standard. Si vous avez deux norme d'évaluation, comme il y en a une de trop, ça veut dire que vous en avez pas du tout.

Donc il y a une guerre et vous devez vous prononcer sur la guerre. Est-elle légitime ou n'est-elle pas légitime ? Elle ne l'est pas.

Il n'était pas légitime d'attaquer le régime iranien si c'était le régime iranien la cible. Parce que sinon ça veut dire qu'on est prêt à intervenir dans tous les régimes qui nous plaisent pas militairement. Mais vraiment, je vous demande, camarade chacun de rentrer en vous-même parce que évidemment quand je dis ça, on pense à des régimes qu'on déteste.

On dit bah ça leur ferait pas de mal de se prendre un bon coup. Bon mais on le ferait. Non, enfin moi je vous dis je me vois pas en train de faire une chose pareille he de regarder la carte et puis de dire tiens celui-là.

Bon, alors après, il faut bien sûr avoir une vision du monde et des objectifs. Alors, la France n'en a pas. Elle a comme horizon la gloriole de ses chefs qui viennent et font des discours à moitié en anglais, à moitié en français pour dire des choses qui changent suivant les heures.

Bon, ça c'est pas c'est pas une orientation politique, c'est pas une ligne que la France porte. Et la France, elle a une histoire. Alors c'est la France est pas intervenue dans la deuxième guerre du golfe.

Alors la France fait ceci, elle ne fait pas cela. Alors il y a des choses qu'elle a fait qui sont pas bien et on veut plus en entendre parler. Le colonialisme par exemple hein.

Et tout à l'heure on avait une conférence à l'Assemblée nationale avec notre ami Aurélie Taché sur la francophonie. On a commencé par ça en disant bah nous il faut débarrasser la francophonie du colonialisme français. Et nous, ça nous saoule qu'on dise la langue française vu que la France est pas définie par sa langue.

Il y a 29 pays qui parlent cette langue, la langue française. Appelons-la la langue créole puisque tout le monde la créolise, chacun dans son coin et que tous ensemble, nous la créolisons en allant dans une direction et ça serait bien. Bref, vous m'avez compris.

Voilà la France, il y a des choses, on les fera plus, d'autres on les fait, c'est bien et on continue. Donc la créolisation, on a commencé avec les Villard Cré, on continue maintenant. Voilà.

Mais le colonialisme, non. Bref, il y a des constantes et je ne connais pas quelqu'un en France. Alors pour dire c'était bien ou pas bien, vous êtes toujours un malin qui vient faire le guignol là au milieu.

Mais c'est pas le sujet. De toute façon, c'est pas vous qui réécrirez l'histoire, elle a eu lieu. Donc ce qu'on vous demande de faire par rapport à l'histoire, c'est d'en tirer des enseignements et de vous y tenir.

Puisqu'on a essayé une fois un truc qui était une horreur. Alors qu'au début, bien sûr, tout le monde y allait son petit discours, hein. Vous avez même un discours de Jules Ferry à l'Assemblée nationale à propos du budget du Tonquin.

Parce qu'on est quand même un pays impayable, hein, les Français. On trouve rien de mieux à faire que de coloniser et sans rien demander à personne. On s'était entendu avec les Allemands pour une fois et voilà.

Alors, on s'était partagé les les Allemands, le Cameroun, le Togo, nous les Français, ceci, cela, une petite gif aux anglais, on leur prend ça, ils nous mettent une petite gif. C'est comme ça que ça s'est passé. 1895 et personne n'a jamais discuté de rien.

Sauf un jour, il a fallu voter une rallonge au budget pour pouvoir intervenir dans la coche en Chine, c'est-à-dire au Vietnam, Laos, Cambodge et donc comme il fallait une rallonge et ben tout d'un coup la discussion a eu lieu. Bonjour le cadre. Et dans la discussion, il s'est passé quelque chose de d'incroyable.

D'abord un discours de Clémenceau, si vous avez un jour la patience, allez lire Clémenceau contre le colonialisme. Ça vaut le coup d'œil hein parce qu'il était plutôt à Nard à l'époque qui siégeait à gauche. Et euh et puis alors Jules Ferry qui est quand même l'école laïque, tout ça pour nous c'est quasiment un sang laïque hein.

Mais quand vous avez lu le discours, vous le trouvez plus si que ça parce que il explique bah non nous on vient amener les lumières et pour élever le niveau culturel très bas comme nous sommes d'une race nani nana tout et qui c'est qui lui répond pour le moucher ? Un royaliste. Il y a qu'en France qu'un truc pareil a lieu.

Alors il lui dit "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire de race supérieure ? On est des Français, il y a pas de race supérieure pour nous." Alors lui il disait ça du point de vue de sa logique de chrétien.

Il dit "Nous sommes tous des créatures de Dieu à égalité et cetera. Monsieur le alors ça l'amusé, je suppose, de lui moucher le nez au nom de la religion, hein, l'autre qui était quand même un gros laïque. Mais dans cette confusion, on voit quand même quelque chose qui qui est dans la culture du peuple français.

Alors cette culture, elle jaillit ici, elle jaillit là, mais elle est irrépressible. Notre peuple c'est le peuple de la liberté, égalité, fraternité. Tout le monde râle, personne est d'accord et cetera.

Mais à la fin là-dessus oui. Et au nom de ces principes universels, cela oui, y compris ceux qu'on a colonisé se sont révoltés contre la France sur la base de ces principes. L'autre jour, il passait un documentaire envoyée.

Ouchimine, il arrive parce queil venait de nous en mettre une bien bonne. Bref, on avait perdu et bah oui, bon faut dire faut dire que les militaires français, il y a pas non plus que des aigles. Non, mais je veux dire ceux qu'ont perdu enfin bref, je vais pas commencer avec ça parce que mais enfin bref, il vient et il dit "Nous avons en commun des valeurs qui nous mettent en mouvement pour lutter liberté, égalité, fraternité.

Autrement dit, nous avons perdu et je m'en souviens parce que je l'ai dit dans un discours à l'Assemblée nationale une fois à propos de l'Algérie. Je vous dis pas ce que j'ai pris derrière, sachant que je suis moins un pied noire hein et j'ai dit que on méritait pas de gagner vu que les valeurs étaient pas de notre côté mais dans le camp de l'adversaire. J'ai pris cher après, hein, mais je n'en retirerai pas un mot.

On méritait pas de gagner et c'est bien ceux qui étaient en lutte pour la décolonisation qui méritaient de gagner et ils ont gagné sur une base qui nous est commune : liberté, égalité, fraternité. Alors ça, je vous l'ai dit, tout ça, je vous l'ai dit, la résolution, le machin, la convocation, tout ça est au point. Alors, je viens de vous donner les mots d'ordre autour desquels nous ne regroupons.

Un, nous n'avons rien à voir avec le régime des mollas. Nous l'avons toujours condamné. Et puisqu'on me cite si souvent, je peux vous dire que j'ai commencé dès le premier jour, c'est-à-dire y compris quand Laayatola Homeidi était en France à Nofle le château.

Bon, quelques-uns d'entre vous étaient même pas un soupçon dans les rêves de leurs parents, mais pour ceux de la génération que vous voyez, ça doit vous rappeler deux ou trois trucs. Alors là, tout le monde était là. Formidable.

Formidable. Oui, formidable la révolte du peuple iranien avec ses syndicats, avec son parti communiste, avec la mémoire de la bataille de de de Monsadeg. Oui.

Oui. Mais eux non. Et dès le début, moi j'ai dit une chose horrible qui m'a valu d'être dit euh ah le laïcar à l'époque il disait comme ça hein.

J'avais dit moi je m'occupe pas de la soutane, les curets sont tous condamnables au pouvoir. Bon ça a mal commencé mais voilà. Point.

Et nous avons soutenu et à l'époque il y avait des manifestations de masse. Je vous ai dit, c'est pas des gentils les Iraniens, je veux dire c'est des gens conscients, dynamiques, des manifestations de masse. Ça crié, il y a il y a quelqu'un qui est d'origine iranienne ici dans la salle.

Il y a toi et c'est c'était bien macbarcha. A le chat hein, c'est ça ? Voilà.

Je me rappelle Macbarcha, ça voulait dire le chat, abas le chat et cetera. On est tous d'accord. Aas le chat.

Il paraît qu'ils veulent lui mettre son héritier qui est bête à manger du foin à la tête après avoir viré les bon ben on va voir parce que les iraniens c'est pas des gens qui se laissent faire comme ça. Donc ils ont qu'à essayer et on verra. En tout cas non je dis ça par mauvaise plaisanterie n'ont pas essayé mais vous voyez que dans cette dans dans ce moment on a un tableau qui est dessiné.

Je viens de vous dire les mots d'ordre. Par où ça passe ? Par qui ça passe ?

Comment on peut le faire ? On en a les moyens et les instruments. Il ne faut donc rien retirer de la ligne politique que nous avons tenue jusqu'à présent.

Embargo absolu sur les armes. Et si nous avons refusé d'aller au salon du bourger où nous allons pourtant chaque fois qu'il a lieu parce qu'on y rencontre des entreprises, des ingénieurs, des techniciens. Au passage on repère un peu où on en est pour le matériel et pour ceux qui s'intéressent le plus à la chose technique militaire.

On regarde aussi ce qu'on sait faire par nous-même et les trucs qu'il faut demander aux autres parce que on sait pas le faire. Bon et puis et puis et puis et puis on a plein de raisons d'y aller. Bon ça veut pas dire que mais enfin en tout cas fait pas les hypocrites.

Je me rappelle quand c'était le programme commun la première année je sais plus qui quelqu'un avait fait des bâches sur les canons. Çait pas de sens quoi. Hein où tu vas ou tu vas pas.

Si tu vas bon bah alors nous on n jamais dit ni qu'on était fanat de la production militaire ni qu'on était contre. Et je préfère pas raconter d'histoire. On n jamais dit qu'on arrêterait parce que la conséquence et il y a un enchaînement hein.

Si on décide qu'on doit être capable de se défendre alors il faut être capable de se défendre sans demander à personne les moyens de le faire. Il faut le faire tout seul. Donc c'est toute une chaîne de choses.

Alors c'est pas marrant hein mais j'en profite au passage pour vous faire la leçon à tous. Et si vous voulez pas, alors c'est pas seulement des armes que vous allez arrêter, c'est tout le reste et le statut de votre pays. On a le droit d'avoir la discussion.

On peut dire notre pays est en état neutre. C'est pas mon point de vue et c'est pas le point de vue de du mouvement insoumis. Donc les autres années, on y allait et on disait ce qu'on avait à dire.

Et cette année, on a décidé de pas y aller. Pourquoi ? Ben parce qu'on peut pas dire à la fois embargo sur les armes et recevoir le stand de la production armée de monsieur Netaniaou.

Il peut pas être question de ça. Donc il faut le comprendre dans son contexte. C'est une des façons que nous avons de continuer la ligne comme je l'ai dit tout à l'heure embargo sur les armes fin des accords de de commerce et de coopération avec l'État d'Israël. pas parce qu'on y déteste mais parce qu'on veut faire cesser la tuerie.

Et la consigne reste posée à vous tous. Partout vous devez vous retrouver dans les mobilisation partout. Vous devez être de ceux qui réclament qu'on mette le drapeau palestinien sur le parvi des des mairies puisque certains ont mis d'autres drapeaux.

Pourquoi on mettrait pas celui-là ? C'est une manière d'affirmer notre solidarité. C'est pas qu'on ait décidé de mettre tous les drapeaux du monde et laisser tomber les hypocrites là sur le point que je veux évoquer là maintenant dans mot qui est la question des jumelages.

Partout il y a des jumelages. Il faut que vous interveniez mes camarades les élus pour dire stop on arrête on suspend le gimelage. C'est pas parce qu'on aime plus les gens qu'on a rencontré dans le passé mais c'est parce que c'est notre façon de contribuer à la lutte pour isoler le pouvoir politique de monsieur Netaniaou.

Voilà ce qu'on fait. Voilà pourquoi on le fait et voilà pourquoi faut continuer à le faire. Ça c'est l'ensemble des éléments de ligne politique et d'action.

Et je vais vous dire, c'est parce qu'il y a ces éléments de ligne qu'on est arrivé jusqu'au point où on est arrivé. C'est parce que vous vous êtes mobilisé qu'ils ont pas osé couler le bateau dans lequel était rima et qu'il n'aurait resté que les pantalonades sur tous les médias pour l'insulter, la narguer, la moquer et maintenant continuer à l'insulter de la manière la plus grossière qu'il soit parce que c'est une femme et vous savez toujours que quand c'est les copines, c'est les copines qui sont en première ligne, elles prennent double hein parce que ce sont des femmes et que l'ignominie des fascistes qui les attaque est sans sans borne, sans limite et il faut avoir des nerfs d'acier, hein, ou en tout cas avoir du caractère pour résister à des vagues de cette nature qui sont aussi offensantes, aussi blessantes, aussi injurieuses. J'en profite pour vous dire à quel point on lui a dit on était tous fier d'elle et de ce qu'elle a fait parce que avec leur petits moyens, ils ont fait un résultat considérable dans la mobilisation.

Alors là, je viens de vous faire le moment, d'accord ? ce qu'on fait dans le moment, quelle ligne on tient, comment on fait. Évidemment, ça recommence he le flow de calomnie, d'insulte de toutes sortes avec bon des pitres comme bar l'autre jour dans l'assemblée et puis d'autres dans la presse.

Alors ce qui fait le plus de mal, c'est je moi ce qui me fait le plus de mal, c'est pas ce qu'ils disent contre nous, on a l'habitude maintenant et pour mieux dire comme nous sommes un mouvement d'éducation, nous sommes un mouvement politique d'éducation populaire. Comprenez bien une chose camarades qu'ils n'ont pas compris eux, c'est que leur comportement participe à l'éducation populaire. Alors bien sûr, vous avez des benés qui croient qui disent "Ah bah non, quand même, ils abusent hein." Et puis d'autres qui disent "Oh, quand même ça fait quand même beaucoup.

Qu'est-ce qu'ils ont bien pu faire ? Faut qu'on leur parle comme ça." Et puis d'autres qui disent "Ah ben non, là attends, c'est non mais pourquoi ils disent ça ?

C'est pas vrai. On les connaît, ils ont toujours été contre les régimes religieux." Et donc l'attaque de l'ennemi, l'attaque de l'adversaire contribue à la formation, à l'éducation, à la cohésion de nos propres bases toujours plus grandes.

Vous savez aussi bien que moi ce qui se passe parce que vous avez tous été dans les manifes. Vous avez vu comment vous êtes reçu quand vous venez en tant qu'insoumis. Alors forcément, c'est une manif de gens qui sont d'accord.

Peut-être bien, on n'y a pas toujours été reçu de la même manière. Et vous savez comme moi que l'adhésion qui s'est faite autour du fait qu'on tient bon, nous c'est pas nous hein qui faisons la lutte, c'est des millions de gens et ressenti comme un fait politique. Et vous autres les insoumis, nous autres tous qui sommes la gauche, on dit la gauche de rupture parce qu'ils veulent nous appeler comme ça ou la gauche radicale, mais on représente la continuité d'une histoire.

On l'a pas inventé nous d'être comme ça. Et bien nous, on sait que la jonction qui se fait avec nous en ce moment, elle est d'une intensité, d'une profondeur qui marque les esprits. Pourquoi ?

Parce que le palestinien est la figure de l'humilier, de l'opprier, de celui qui a aucun droit, femme et hommes, ni même ses enfants ont des droits, rien. Et alors, les gens pensent et font des rapprochements avec des situations de violence où eux ont le sentiment qu'ils n'ont le droit de rien, qu'on peut leur tirer dessus quand ils sont censés avoir refusé d'octempérer et cetera et cetera et cetera. Tout ça se tient dans les affects car quand on n' pas les mots, quand on n pas toujours l'explication de fond, ben il vous reste un cœur, il vous reste une tête, il vous reste des sentiments, il vous reste de la compassion pour les autres et avec ça, c'est plus fort que tout le reste.

Vous supportez pas l'oppression, vous supportez pas l'humiliation des autres. Rares sont les gens qui la supportent. Pour la supporter, il faut être raciste.

Et encore dans racisme en général, les racistes, ils sont racistes avec mais pas avec leurs voisins parce qu'ils aiment bien. Bon voilà, c'est mais mais il y en a ils aiment personne donc ça tombe bien. Ils aiment même pas leur propre famille à la fin.

Donc tout ça est en train de se faire. Vous avez ce contexte et parce que vous avez des mots, vous avez des réponses, vous avez des explications, vous avancez. Alors maintenant, une fois qu'on va mettre de côté le moment avec toutes les réserves et tous les aspects que j'ai essayé de montrer devant vous pour que chacun en comprenne bien la façon dont elle s'articule avec un calendrier, avec des besoins de propagande, avec une action militaire et cetera et cetera.

Il faut regarder l'arrière-plan, c'est-à-dire l'œuvre de plus longue durée qui est portée par des gens qui savent à quoi ils veulent arriver. Et bien voici tantôt plus de 20 ans que les Nordaméricains se sont dit qu'ils ne se sortiraient jamais de la situation qui était celle du Moyen-Orient et d'une manière générale de cette zone du monde qui les intéresse plus que toutes les autres. Pourquoi ?

Parce que c'est là qu' est le pétrole et que c'est là qu'était jusqu'à une date récente le pétrole dont tout le monde dépendait, inclu les États-Unis d'Amérique qui entre-temps ont trouvé le moyen d'être autonome. Mais à quel prix ? Avec le système là de la fracturation. qui lui-même a des limites.

Mais bref, voilà pourquoi il est d'un intérêt stratégique vital de sécuriser cette rose, cette zone comme ils appellent eux sécurisés. Et pour ça, il faut arriver à créer des ce que eux croient être des zones de stabilité en brisant ce qui dans leur esprit correspond à de l'instabilité. Le panarabisme pour eux c'était une source d'instabilité.

Je n'ai pas l'intention ici de discuter, de savoir si le panarabisme est une bonne ou une mauvaise doctrine. C'est pas mon sujet. Je sais que eux l'avaient vu et ils n'avaient pas tort de l'avoir vu puisqu'il y était et de considérer que c'était un problème.

Par exemple, le l'Irak et la Syrie étaiit dirigé dans ces deux pays de manière contradictoire et opposée mais étaient dirigé par des membres du parti bas. Le parti base dont le leader et le fondateur est Michel AFlac qui se trouvait en Syrie est une forme avancée du panarraabisme. Et donc vous avez des tas de gens qui se sont éduqués qui ont pensé que c'était en début.

Ensuite ou avant vous avez eu Nasser et Nasser avec la plus grande nation arabe a soulevé un espoir immense. Nasser était un un personnage de la période de la décolonisation d'une audace extrême qui exprimait mieux que n'importe qui la modernité du monde arabe parce que ceux qui le regardent comme un monde d'obscurantisme c'est qu'ils ne le connaissent pas. Ils ne connaissent ni l'histoire profonde de l'islam, ni parce que je pense à Cordouille et à tout le reste là hein et aux contributions des arabaux Andalou.

Mais dans la période la plus récente, bah c'était ça, c'était Nasser, c'était si vous avez vu des vidéos sur l'époque, c'est extraordinaire de voir ce que ça signifiait. Et puis l'indépendance de l'Algérie, c'était aussi quelque chose qui faisait parler, rêver, penser et il était normal que tous ces peuples qui avaient une telle longue histoire, la longue histoire c'est pas que pour nous, les Français là avec je sais pas quoi là, le le roi le roi d'Agobert qui a mis sa culotte à l'envers, bon les autres il la mettaient à l'endroit et ils inventaient les maths. Donc bon, disons que il y avait une différence de niveau.

Alors ils s'en souviennent hein. Ils s'en souviennent. Et chaque fois je dis ça, j'ai droit à des commentaires de fachot qui mettent "Ah maison vient encore nous dire que c'est l'Orient qui nous a instruit." Bah oui je le dis pas parce que j'en ai envie, c'est parce que c'est un fait.

Et s'il y avait pas eu et ben Saladin, s'il avait pas eu tout ça et ben vous ne seriez pas bâtir des cathédrales parce que c'est lui qui vous a appris comment on faisait et qui vous a appris comment on faisait des vitreux et qui vous a appris les matths. Et aujourd'hui vous vous affrontez avec les Iraniens et ben les Iraniens c'est des Perses et les Perses ils ont inventé la moitié des matths. D'accord ?

Faut quand même de temps à autre regarder les autres peuples en pensant que leur contribution à l'histoire universelle de l'humanité est pas celle que croit quatre ou cinq néocolonialistes et deux ou trois fachaots. C'est un peu plus profond et un peu plus compliqué et surtout plus productif. Alors, vous avez compris, ils ont dit, les Américains se sont dit à leur manière qui est traditionnellement celle des gringo, c'est-à-dire des brut cultes.

Alors, on va arranger ça. Alors, on commence par l'Irak. D'accord ?

Alors, ils se sont attaqués à l'Irak qui pourtant avait été très sérieuse, avait attaqué l'Iran comme on lui demandait de le faire. Nous, les Français, on avait raqué, prêté de l'argent pour acheter des armes. Les nôtres, ça tombait bien euh et cetera et cetera.

Ça a duré des années. On a tout perdu hein dans l'histoire parce que quand les Américains sont intervenus, ils ont dit "Bon bah maintenant faut faire mieux, on va faire on va arranger tout ça. Alors les dettes, bon c'est terminé, on en parle plus.

Donc nous on est de la farce, d'accord ? N ce qui nous était dû, on en a jamais revu la couleur. Mais là, c'était possible.

Il y a des fois des moments miraculeux où on annule les dettes sans problème, hein. Bah là, çaen était un. Voilà.

Alors, ça c'était J'ai dit commence par l'Irak. Mais vous avez vu, si vous regardez la carte, ce qui contraria le plus les monarchies pétrolières, ils prennent cher, l'Irak, la Syrie et cetera et cetera. Mais ils en ont tellement fait que ça finit par la trouille à tout le monde.

Surtout quand vous avez des ministres suprématistes de l'État d'Israël qui disent "Ah ben nous, le grand Israël, ça peut aller jusqu'à la frontière de l'Arabie Saoudite." Les autres, ils se disent "Oh oh oh, de quoi on parle là Mais je vous raconte d'abord l'histoire avant. Donc dans cette histoire avant, les États-Unis d'Amérique ont dessiné un projet, c'était le grand nouveau Moyen-Orient.

Et alors on bougeit, je vais pas rentrer dans les détails, ça a plus d'importance actuellement. On bougeait les frontières ici, leur mettait ceci et cetera. Alors l'Irak, il le coupait en trois.

Un morceau pour les Kurdes, un morceau pour les Chit, un morceau pour les sunnites. Bon, ce genre de plan de dément n'a jamais marché. Ça n'a pas marché là-bas en Bosniir Zegovine.

Ça a pas plus marché là. Ça n'a marché nulle part. C'est un chaos indescriptible.

Et à la fin, il y avait plus de milichides qu'en avait jamais eu dans ce coin-là. Et c'était une pagaille indescriptible. À un bout de de l'Irak, vous aviez les Kurdes, mais c'était les Kurdes religieux.

C'est par là qui est passé Mathilde avec Daniel Obonau pour aller au rejava socialiste, féministe et laïque. D'accord. Mais avant, fallait passer au milieu de tous ces dingues.

Bon, elles l'ont fait. Bon, c'est des courageuses les filles insoumises, hein. Bon, alors ça c'est le plan qui a en arrière.

Ne croyez pas que c'est juste une affaire entre le gouvernement de monsieur Netaniaahou, l'État d'Israël et ses proches voisins. C'est une affaire qui concerne toute la région et les États-Unis d'Amérique avaient et ont encore l'intention de réorganiser toute la région. Alors déjà rien que ça, c'est bien du bazar d'annoncer.

Et si vous êtes un dirigeant français, vous pouvez pas prendre des décisions si vous le savez pas. ou si ça vous intéresse pas ou si vous faites comme si tout ça c'était une bande de sauvage qui n'auront aucune aucune intervention dans l'histoire. Ce qui est, je crois une fois mis bout à bout la pensée moyenne de ce gouvernement.

Le nôtre. Il pensent oui que tout ça ce qui compte c'est les États-Unis d'Amérique. Ils ont d'ailleurs démontré leur talent en Irak hein.

Il a qu'à voir. Et ils ont le bras armé qui est le gouvernement de monsieur Netaniaou qui dans cette circonstance est le bras armé d'une réorganisation et qui évidemment aura sa récompense. C'est ça qui lui a été promis.

Des territoires chez les autres. Alors Ranz pas trop parce qu'on a fait pareil. Au 19e siècle, nous avons permis l'unité italienne, c'est-à-dire Napoléon I a donné du matériel pour que les Italiens y arrivent.

Et en échange, nous avons eu la savoir et Nice, hein, là où est monsieur Sioti. Faut pas lui dire ça va ça va le vexer qu'on lui dise bon. En plus, il y a eu comme député à Anice Garibal dit alors voyez un peu le tableau donc en rouge abominable.

Enfin bref, alors on va pas le contrarier mais c'est la vérité. En échange, on a eu ça. Alors, comme ça avait lui donné le goût à lui, à Napoléon 3, de refaire les pays comme ça, j'ai dit "Bah tiens, on va aider les Allemands." Ça, c'est une erreur qu'il faut pas faire.

Les Allemands, ils se sont mis d'accord, ils ont foutu une raclé et on a perdu et ils ont constitué l'Allemagne. Et à partir de là, ça a été sans fin des guerres et des invasions euh parce que c'est la géographie commande beaucoup de choses. Mais c'est pour dire c'est pas d'aujourd'hui ce que je suis en train de vous raconter à propos de la réorganisation de toute une région du monde.

Faut pas croire que c'est tout d'un coup monsieur Netaniaou qui a inventé cette idée et faut pas croire non plus que c'est réservé au Moyen-Âge et aux luttes de l'ancien régime qui faisait beaucoup de guerre aussi. Non, ce sont des choses contemporaines. Les nations sont nées au 19e siècle à la suite de la Grande Révolution française comme un modèle d'organisation et au 19e siècle, c'est le modèle qui sert à tout le monde.

Et au 20e siècle, dans les luttes de libération nationale, c'est encore la forme nationale qui va créer la communauté légale. Et à l'époque, comme tout le monde est un peu dans l'héritage de ce qui s'est passé en France, beaucoup de pays décident d'être des états laïques et pour pour accueillir toute la diversité de leur population qui est composée un peu partout des mêmes, c'est-à-dire des juifs, des musulmans, des chrétiens pour la zone qui nous concerne, c'est-à-dire la Méditerranée, hein, c'est un c'est un schéma à peu près universel. Souvent, on oublie de dire par exemple que monsieur Netaniaous se contente pas de tuer les Palestiniens musulmans, il tue aussi les Palestiniens chrétiens, hein, ça le dérange pas. et même euh des juifs qui sont pas de son avis.

Alors donc comme ça euh on comprend la violence de ce qui est un gouvernement de cette nature. Donc vous avez en arrière-plan cette réorganisation. Elle avait trouvé un point d'appui dans un accord qui s'appelle les accords d'Abraham.

Alors il y a su une déclaration. Alors ils disent "Nous reconnaissons que nous sommes tous les enfants d'Abraham. Bah si vous voulez pourquoi pas moi aussi ou bon quoi ? nous remonte à Noé non ?

Ou Adam et Ève. Qu'est-ce que tu choisis toi ? Adam ou Ève ?

D'accord. Voilà. Alors donc pourquoi pas ?

Et puis à la fin c'est on va s'entendre, on va refaire des choses et cetera. Il y a juste un truc qui est pas dans le texte. Qu'est-ce qu'on fait des palestiniens ?

Ah ben ça tombe bien justement ils ont dû en parler ailleurs. Mais on saura pas où ni qu'ils ont décidé. Mais on a l'impression on a l'impression qu'ils ont dû aussi se mettre d'accord quand on voit qui réagit et qui réagit pas et qui réagit de quelle manière.

Et on peut penser que si l'attaque a eu lieu le 7 octobre avec une méthode qu'on ne peut pas approuver, c'est aussi par des gens qui avaient l'intention de faire capoter cet accord de la manière la plus abominable qui soit. Vous voyez comme quoi faut bien réfléchir avant d'agir. Surtout quand on parle de géopolitique, il faut faire bien attention quand vous tirez les moustaches d'un gros chat que c'est pas un tigre parce que ça va pas être la même réaction hein.

Il faut pas se tromper. Voilà. Alors, ceux qui ne sont pas capables de doser ce qu'ils font ont ensuite des répliques qui ne correspondent pas non plus à la dose qu'ils étaient capables de supporter.

Voilà la vérité. C'est pourquoi nous avant de parler on réfléchit et le moment où nous on sera à la direction de ce pays, on réfléchira beaucoup avant de commencer à faire ceci ou à faire cela parce que nous allons arriver dans un monde complètement instable où les passions vont être à vifes, les tensions vont être terribles et oui, il faut avoir présent l'esprit, l'expérience du passé. C'est à ça que sert l'histoire.

L'histoire c'est une matière pas à érudition, c'est une matière à expérience. Vous pouvez y aller. Toutes les conneries ont été essayées.

Donc c'est pas dur, vous regardez et vous savez ce qui sert à rien, ce qui conduit à des désastres alors que tout le monde croit que c'est brillant quand il le commence. Ça c'est premier rideau derrière la scène, les accords d'Abraham. derrière le rideau, une réorganisation de tout le Moyen-Orient sous la fule des États-Unis d'Amérique.

Et quand vous en êtes là, pendant que vous y êtes, grattez un peu plus. L'Iran, il y a un problème pour quelqu'un, quelqu'un qui rentre dans le cadre d'une autre organisation de guerre. Je vous ai dit, les États-Unis veulent en venir au main avec les Chinois.

Ils ont dit, il n'y a pas de solution de marché à la compétition avec les Chinois. Donc il les provoquent comme ils ont provoqué les Russes. Mais il s'agit pas des mêmes.

Il les provoquent sans arrêt. Et ils ont fait de la question de Taïwan en quelque sorte le prétexte à trouver, à faire des histoires et cetera. C'est la première fois qu'on a vu un Chinois dire "Nous recourrons à la force si vous essayez de nous séparer." Jamais les Chinois parlent comme ça, hein.

C'est pas leur truc. D'abord, ils sont d'une patience que leur nombre permet. Le reste pas besoin non ça sign ça j'ai besoin.

Donc le il les provoque et là pareil je le redis pour les camarades qui auraient pas suivi les bonnes pages. Les Français ont reconnu la République populaire de Chine en 1964 dans ses frontières. C'est le général de Gaulle qui a fait ça.

C'est pas un ministre communiste qui a fait ça en sortant de table. et de Gaul avait une raison qui vaut ce qu'elle vaut. Je vous la livre pour que vous y pensiez.

Ils ont dit "Oh, le communisme ça leur passera." La Chine non. Voilà.

Alors quand même, il s'est pas si trompé que ça hein parce queelle avait dit la même chose au moment où il s'est accordé avec Staline. Et pourtant Staline, hein, c'était dur à avaler pour lui. Et ben voilà.

Donc il faut savoir regarder l'histoire pour ce qu'elle est. Le peuple chinois vient pas d'arriver. Le peuple chinois, il est là depuis 2000 3000 ans.

Le peuple chinois, il a pas attendu les Français pour inventer l'ENAT. Ils ont créé le concours du mandarin il y a 2000 ans de ça. Un état, une vie collective, des lois, ils ont inventé l'imprimerie, la poudre à canon.

Et la plupart des choses dont nous nous servons sans savoir qu'on ait leur doigt parce que nous sommes tellement fierux que on fait comme si ça existait pas. et le racisme anti-chinois aussi de beaux jours hein euh dans ce pays comme partout ailleurs. Ça les empêche de voir ce qui se passe.

Je vous ai dit, c'est la guerre que préparent les États-Unis d'Amérique. La partie de la domination sur le monde, c'est pas au Moyen-Orient que ça se joue. C'est pas là que ça se passe.

Ça se passe là-bas dans la zone Asie-Pacifique. 60 % de l'humanité, plus de la moitié, que dis-je, les 3/4 du PIB mondial, c'est là-bas que ça se passe et c'est là-bas que les États-Unis d'Amérique vont perdre pied parce que si les Chinois dans le cadre des briques commencent à négocier avec tous les autres pays alors qu'ils sont les premiers producteurs du monde, vous comprenez, ils produisent donc vous leur achetez. Si vous leur achetez en dollars, vous le achetez en dollar mais le jour où ils vous diront "Ah non, nous les dollars, on aime plus trop ça, donnez-nous des leur monnaie.

Ah ben on en a pas bes qu'en acheter. C'est ce qui se passe dans le monde. Ou bien eux qu'est-ce qu'ils ont dit ?

Ils ont dit il faut qu'il y a une monnaie commune, pas unique, une monnaie commune qui soit la monnaie de référence, pas la monnaie d'un pays. Sinon ça vous donne un pays qui a le droit de battre monnaie tant qu'il veut. Et c'est ce que font les Américains.

Ils ont des dettes. Si on demandait aux Américains de respecter les normes de Mastricht, hein, ils peuvent tous aller mendier dans la rue, hein, parce que leur dollars, ils vut même pas le papier sur lequel il est imprimé. Bien sûr, bien sûr, bien sûr.

Donc la partie est terrible. Il s'agit bien de la domination du monde. Et bien figurez-vous que l'Iran a une place particulière dans cette géographie là.

C'est la raison pour laquelle après que Trump a dit "Non mais ça va pas, nous on veut pas et cetera, tout d'un coup changement de tableau." "Ah ben tiens, c'est commencé, ben on est d'accord." et il a utilisé une formule qui est qu'on entend pas hein, on croit que c'est de la c'est capitulation sans condition.

Peut-être que ceux qui suivent cette affaire ont entendu ça. Il a dit à deux reprises dans ces tweets. Capitulation sans conditions, c'est une expression très précise.

Elle a été utilisée pour la première fois en 1943 quand les Américains qui étaient occupés à faire la guerre au Japon à juste titre euh se sont tournés du côté de l'Europe et ont voulu donner comme signal à Staline qu'en aucun cas il n'arrêterait la guerre et il y aurait une négociation séparée. à l'époque la crainte de l'URSS c'était que tous les autres se mettent d'accord contre eux et c'était d'ailleurs la crainte depuis le début et c'était d'ailleurs ce qu'il se préparait à faire bien sûr en attendant il fallait donner une garantie et cette garantie Churchill et Roelt la donnent à Casablanca. Alors il y a une photo de ce jour-là parce qu'on voit de Gaulle et le général Girot parce que les Américains qui sont nos amis bien sûr avait inventé quelqu'un d'autre pour diriger la résistance.

Alors, ils ont essayé Gira qui était tellement bête queils ont dû trouver autre chose et ils avaient sorti du placard qui ça ? Le premier ministre de Pétin, l'amiral d'Arlan. Bon, comme disent les pieds noirs de gauche, on a aidé la nature et Dar est mort.

Bah oui, forcément on lui a tiré dessus. Alors donc c'était fatal, hein. Bon et donc on a été débarrassé et de l'un et de l'autre.

Giroudro était tellement bête qu'il a été évacué sans qu'on s'en rende compte et Girou est mort comme ça Bon des bara et la situation a été stabilisée. Alors c'est à cette occasion, je vous dis ça parce que vous voyez des photos des fois vous verrez de Gaul avec sa clope au bec en train de saluer l'autre comme ça du bout des doigts. Et à ce moment-là Roosevelt utilise la formule pour la première fois pour nous c'est ce qui est demandé à l'Italie au Japon et à l'Allemagne c'est la capitulation sans condition.

Il le dit comme ça pour donner un signal aux Russes que ça vaut la peine qu'il continue parce que c'est quand même les Russes qu' on fait le gros du boulot en Europe. Ça se dit pas parce que ça se fait pas parce que blabla bla bla bla mais c'est la vérité. Il y en a 20 millions qui sont morts dans cette affaire et c'est à Stalingrade que tout ça s'est joué.

Bon donc l'expression capitulation sans condition, elle signifie qu'il y a pas de négociation, que c'est la guerre et la guerre totale jusqu'à la victoire. Alors, peut-être que Trump euh dit des choses qu'il ne maîtrise pas, mais je pense que ce type de vocabulaire si. En principe, il doit être entouré de gens qui lui disent "Voilà ce que ça veut dire." Et ils disent aux Iraniens capitulation sans conditions.

Ça veut dire dégager, hein. Ou alors donner une chose vasale. C'est pourquoi tel que nous sommes aujourd'hui à cette heure, nous sommes dans la zone de tension.

Les Ianiens ont demandé au nord-américains à négocier et l'autre les reçoit en disant "Bah tiens, qu'est-ce qu' vous prend ? Vous vouiez pas discuter il y a une semaine et maintenant vous voulez discuter ?" Bah oui, ils veulent discuter et je ne sais pas ce qu'il va leur répondre.

Est-ce qu'il va leur dire "Mais on vous a dit ces capitulations sans conditions ?" En quoi consiste une capitulation sans conditions pour le régime iranien ? On ne sait pas.

Est-ce que ça veut dire les Nord-Américains se donnent le droit d'aller voir partout si tout est démantelé, tout est cassé, tout est mis en morceaux. Ça pose une question que je soulève devant vous, c'est que cette guerre est limitée dans le sens de son efficacité technique par le fait que sauf à détruire l'Iran par l'utilisation d'une arme qui rend cette destruction possible ou en tout cas assez significative pour que le régime tombe à genou et le peuple iranien. Il n'est pas possible d'envisager une intervention terrestre.

Je vous ai dit il y a un instant qu' sont 90 millions. En face de 90 millions de personnes, vous avez une difficulté pour les mettre tous au pas. Vu comment on n'y est pas arrivé avec les Irakiens.

C'est pas la peine d'y compter avec les Iraniens. Qui irait là-bas pour vérifier, contrôler, armer des armes et cetera et cetera ? Qui ?

Les Israéliens, ils sont pas assez nombreux, ils ne peuvent pas le faire. Les Nord-Américains, il faudrait qu'ils amènent un matériel. Vous savez qu'ils ne savent pas faire la guerre sans mettre au comme ils ont fait quand ils ont fait la guerre d'Irak.

Ils ont été pendant 3 mois dans le désert. Là, ils étaient je sais pas combien des milliers des milliers. Ils sont arrivés les avions, les machins les chars et nous les Français ont passé par le bas.

Enfin bref, il y avait un monde fou pour faire la guerre à l'Irak qui a été plié en 3 jours quoi. L'armée hein, le peuple ça a été autre chose. Vous me suivez ?

Donc il y a une limite interne à cette guerre. C'est ça qui la rend dangereuse. Si personne négocie, comment on fait capituler ?

Qu'est-ce qui se passe ? Alors, c'est là que l'affaire se joue entièrement sur la stabilité de la zone. Les accord d'Abraham dont je vous ai parlé il y a un instant suppose que les nations qui sont là s'entendent entre elles et ne débordent pas.

À la suite des accords d'Abraham, les nations constitutives de cet accord, c'est-à-dire Barin, les Émirats arabes unis, le Maroc, le Soudan, bénéficie d'une intense coopération militaire avec Israël. Pour donner une idée, le quart des exportations de matériel militaire de monsieur Netaniaou se fait en direction des pays signataires des accords d'Abraham. Le quart, c'est pas rien, c'est des quantités.

Alors, je vous dis, l'Iran est un problème pourquoi pour les Chinois. Primo 90 % du pétrole qui sort d'Iran va en Chine. Si vous regardez la carte, c'est le D3 d'Ormuse qui est là.

De l'autre côté, c'est la mer rouge. D'accord ? Au milieu un tas de choses.

Bon, le détroit d'Ormuse, pourquoi il est pas bouché ? Normalement, les Iraniens auraient dû dire "Ah, vous nous faites tuer très bien en bouche". Bah, tout simplement parce qu'il s'agit d'approvisionner les Chinois.

Donc, ils le boucheront pas. et la liberté de navigation va être protégée le temps qu'il faut. Mais ça en montre l'importance stratégique pour les Chinois.

C'est pas tout. Si vous regardez maintenant la carte géographique, il y a deux types de routes. Vous avez entendu parler des routes de la soire.

Tout le monde vous avez au moins vous avez tendu l'oreille. Alors c'est toute une histoire. On dit oui les routes de la soie comme au Moyen-Âge, c'est pas vrai.

Mais bon peu importe, c'est les roues tout ça. Attendez camarades mais prenez ça au sérieux. Vous avez une immense nation qui s'appelle la Chine et qui a décidé, comme elle l'a fait à intervalle régulier de son histoire à s'intéresser au reste du monde et elle invente les routes de la soie.

Pourquoi faire ? Premièrement parce qu'elle regorge de pognon et que il faut qu'elle l'utilise. Et pour ce qui est de l'utiliser en Chine même, c'est déjà fait.

C'est la raison pour laquelle on dit qu'ils sont en surcapacité productive. Je me suis fait clouer le bec une fois par un chinois important que j'avais dit vous exagérez. Vous produisez tellement de bagnoles électriques que c'est de la surproduction.

Alors imaginez-vous hein, je parle avec un communiste important et il me dit "Monsieur Mélenchon, vous trouvez qu'il y a trop de voitures électriques dans le monde ?" Je peux pas dire oui. Donc il cherchez à changer de conversation hein.

Parce que s'il y a pas trop de voitures électriques dans le monde, il y a pas de surproduction. surproduction, c'est quand il y a plus que de besoins, mais c'est pas le cas. Et puis lui, il a fait une petite pause pour clouer mon cercueil et il me regarde et il dit "Puis en plus nous on vous oblige pas à les acheter." Bon moi je m'en fous, je conduis pas et je sais pas ce qui est une bagnole.

Mais bon, il y a plein de gens à qui ça parle tout ça, hein. D'ailleurs, rassurez-vous, nos amis allemands sont en train de s'entendre avec eux et à partir de l'année prochaine, vous aurez des voitures allemand, des chinoises, tout dans le même pactage. Voilà.

Et ben nos amis hein, c'est nos amis hein, sont inventifs. Donc si vous regardez les passages des matières stratégiques, ça concerne la Chine. Si vous regardez les passages terrestres, la route de la soie qui concerne l'Europe, elle passe par l'Iran.

C'est celle qui attrape par le sud qui va ensuite se prolonger et passer par l'Allemagne. Nous les Français, nous sommes concernés par une autre route qui passe par Moscou. Mais il pourrait y en avoir encore une autre qu'on s'arrangerait pour avoir, j'espère bien.

Car une fois on a fait l'expérience les élus làô de liser et compagnie, il y a eu un convoi de 41 wagons partis de Chine de Piquan et qui a fait Pican. Je crois que c'est Pican ou non parce que c'est là-bas qu'on est nous les français. Ouran Lyon 11400 km ça je crois qu'un jour mais ça veut dire que la ligne existe.

Donc vous comprenez immédiatement quand on vous dit ça la conséquence c'est que des lignes de chemin de fer, ils vont en partout. Pourquoi ? Bah parce que c'est plus sûr que le transport maritime, c'est plus rapide, il en fout de partout.

Et puis ça coûte moins cher. Pour l'instant, pas tout à fait mais ça peut coûter pas cher du tout. et c'est très profitable.

Donc ils vont en mettre partout. À mesure que vous avez des routes de la soie, vous avez donc des systèmes pour garantir sa sécurité à la route de la soie. Quand je vous dis que les Chinois sont capables de mettre des kilomètres de chemin de fer, la question qu'on doit se poser, c'est de savoir pourquoi nous on n'y est pas.

Parce que nous aussi on savait faire ça. Nous c'est l'inverse. On a détruit des milliers de kilomètres de lignes de chemin de fer.

Et nous on savait faire des trains. Nous on savait faire des rails. Mais ça a été vendu la machine à faire des rails.

D'accord. Donc on est à côté de nos pompes dans l'histoire. Tout ça parce que on veut pas discuter avec les Chinois ou qu'on sait pas le faire.

J'aime mieux vous dire que si c'est nous, le ton va changer et qu'on fera autrement. Je vois pas pourquoi on va rimer notre barque au bateau qui coule. On ira avec les gens qui savent faire des trucs qui nous intéressent, pas avec ceux qui font des trucs qui nous intéressent pas ou qui s'intéressent pas à nous.

Voilà, je vous le dis comme ça, ça je prends de l'avance pour les coups les coups suivants. Donc la route terrestre, elle passe par Teran. Autrement dit, ce que nous sommes en train de vivre est une des pages de la préparation du choc avec les Chinois.

Ça fait partie du du grand ensemble des faits qui sont devant nous. Je ne vous dis pas que ça a été fait pour ça. Je vous dis que ça existe et que quand vous êtes dans une pente et bien le côté le plus agréable c'est celui qui roule vers le bas.

C'est pas celui qui va dans l'autre sens. Il y a une pente qui désigne l'Iran comme un des endroits stratégiques qui doit être éliminé du circuit, qui doit être canichisé à son tour pour qu'un certain nombre de choses ne se fassent pas. Il est trop tard et je ne raconterai donc pas pourquoi la guerre d'Afghanistan n'a jamais été faite pour autre chose que pour contrôler le passage des pipelines et des gaz auoduc qui devait aller d'un endroit à l'autre, c'est-à-dire vers la Chine.

Donc ne croyez pas, vous êtes des militants politiques, vous êtes des citoyens conscients. Il faut à cette occasion courz sur vos bouquins, regardez la carte, voyez comment c'est fait. Cherchez dans votre moteur de recherche le grand Moyen-Orient.

Cherchez dans votre moteur de recherche les routes de la soie. Vous aurez de deux trois articles à lire et vous aurez des cartes et vous verrez mieux comment tout ça s'organise et du coup vous serez mieux préparé à comprendre comment les choses s'enchaînent les unes avec les autres pour produire les résultats politiques qui ne sont pas seulement des improvisations d'un type qui se prend pour un lion et qui prétend nous faire entendre son rugissement. Quoique ce sera une de mes conclusions irresponsable ceux qui n'entendent pas ce discours ou qui croient parce que eux-mêmes n'ont aucun caractère que lui n'en aurait pas. parce que il y a des gens qui sont capables de tenir une idée jusqu'au bout et quand c'est une idée stupide, ça peut donner un résultat meurtrier.

C'est ce qui est en train de se passer. Moi, je pense très au sérieux et voyez-vous ce qui me fait me dire est-ce que nous comme on est, est-ce que ce qu'on raconte a une place dans cet univers-là ? Est-ce que il y a des gens qui sont comme nous ?

Et au milieu de tout ça, évidemment, je vous ai dit la dernière fois que je vous ai vu que je pensais pas seulement au martyres des Gazaouilles et des Palestiniens, mais à ceux Israéliens qui refusaient d'obéir et qui sont obligés de s'enfuir et qui subissent la répression à ceux qui commençaient à aller en manifestation devant l'ambassade de France pour soutenir la flotille dans laquelle était Rima était Rima et Greta et comme ça fait du bien. Et l'autre jour, quelqu'un qui m'arrête dans la rue. Je suis allé à Neuy, je connais pas.

Alors là nui. Première bagnole qui passe. Bon, je vous passe les insultes.

Le deuxième pareil. Le diable rouge là-bas, c'est trop pour eux. Alors bon, il y a une dame qui passe avec sa voiture, elle arrête sa voiture et elle dit elle me dit "Monsieur Mélenchon, je suis juive." Je lui dis "Madame, tant mieux pour vous." Et on commence à parler.

Et quand même vous avez pas honte mais elle le disait charmement c'était pas aimable mais vous voyez dans les yeux des gens comme quelqu'un qui a envie de parler et je lui dis madame qu'est-ce que vous nous reprochez ? Arrêtez de nous mettre une cible dans le dos. Je qu'est-ce c'est qui vous met une cible dans le dos ?

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Vous croyez qu'il y a un insoumis, une insoumise qui vous menace ? Je vous ai menacé moi.

Qu'est-ce que vous avez à me reprocher ? À moi à moi ? Dites-le-moi à moi.

On commencera par celui que vous avez sous les yeux. Alors elle commence à un peu rigoler. Bon hein, il y a une deuxième bagnole qui s'arrête.

Il y a un autre type qui descend. Alors bon là ça commence à tourner au meeting dans la rue, tu vois. Et il me regarde, il s'avance.

Moi, je lu trouve une bonne tête. Il avait une bonne tête quoi. Alors je lui tends la main et bon il est poli, il est de nei.

Bon alors il me t la main, il me dit je vous serre la main. Je dis continuez pas vous pouvez pas me blairer. Mais bon on se dit bonjour.

Et on a commencé à parler. Et ben moi j'étais très content d'avoir commencé à parler. Parce que je vous dis pas que ça les a fait changer d'avis à mon sujet.

Je vois bien qu'elle me regardait comme si j'étais une incarnation du diable. Mais à mesure qu'on parlait, ça se détendait et on commençait à s'écouter. C'està-dire qu'elle me voyait pas comme un monstre mais comme un type qui parle, qui vous dit des choses qui bon lui il y était à Nice, donc je vois qu'il fait comme ça.

Donc c'est bien comme ça que s'est passé. Mais ce que tu sais pas, c'est qu'hier soir bis répétit mais cette fois-ci vers le canal. Alors, il y a un gars qui passe à côté de moi et il me regarde, il me dit "Ah, j'ai droit à la petite photo là dans la rue.

J'étais avec quelqu'un d'autre, c'était très gênant." Alors, il s'arrête. "Bon, quoi faire ?

Je tends la main." Il met la main à la poche. Vous vous demandez ce qu'il va sortir, hein.

Un règle, un couteau. Non, il ne quit pas et il se la met sur la tête. Je dis "Bonjour monsieur." Il me dit "Ouais." J'ai dit "Bon vous en prie." Très bien.

Et on a commencé pareil. J'ai dit "Monsieur, qu'est-ce que vous croyez ? Vous croyez des choses à mon sujet, hein ?

Oui, mais je sais pas, me dit-il. Écoutez, vous savez pas comment mon cœur a fait un bon dans ma poitrine, dans les deux cas, parce que ça vous réconcilie avec l'humanité. On pouvait se parler.

On n'est pas des démons les uns pour les autres. Ici, on est en France, hein. On a cette chance d'être dans un état laïque, dans un endroit où la religion ne doit pas être discriminant entre nous.

Je vous jure que ça m'a fait du bien qu'il me parle que le ton monte pas plus que ça. Oui, ça m'a fait beaucoup de bien. Donc on a raison d'avoir de l'espoir.

J'avais deux textes à vous lire. Je vous en dirai quand ? Dans le même état d'esprit.

J'avais envie de vous lire la déclaration de l'association des écrivains d'Iran. Bon, je ne sais pas très bien qui est là quoi. Vous savez aujourd'hui un grand nombre de députés insoumis parenent des condamnés à mort en Iran.

Nous participerons à la manif, je crois qu'elle a lieu demain avec les opposants et notamment les opposantes féministes au régime iranien et qui tous dénoncent les deux. Et le mot d'ordre est ni netahoou ni Hamini. Mais je vais quand même vous lire quelque chose qui va queles que soient les critiques que par ailleurs vous pouvez avoir à propos de ces partis qui est un texte signé en commun par le parti communiste israélien Adash et le parti iranien Toud.

Les camarades du Toudet que je connais mieux que ceux de Adch. Les camarades dué, c'est des gens qui ont pris cher tout le temps. Quand les molas sont arrivés au pouvoir, les premiers qu'ils ont assassiné, c'est les communistes et juste derrière les syndicalistes.

À chaque fois, c'est nous qui prenons la première salve parce que s'il y avait eu quelqu'un qui s'appelait insoumis, passait dans la même trappe que le communiste. C'est bien connu. Et ils ont signé un texte ensemble, le parti communiste israélien et le parti communiste iranien.

Et bien voyez-vous ce texte, rien que parce qu'il existe, rien que parce qu'il existe, il valide ce que nous sommes, ce que nous voulons être et le petit chemin par lequel passe le combat que nous menons. Alors, je vais vous le lire pour que vous l'entendiez comme si c'était une personne qui vous téléphonait depuis Talaviv sous les bombes ou depuis Teran sous les bombes et qui tout d'un coup incarnerait autre chose que la position de ceux qui décident de jeter ses bombes et qui tout d'un coup tiendrait pour le voisin, pour l'inconnu avec qui vous vous sentez en fraternité d'humanité. Voici ce que disent les communistes israéliens et les communistes iraniens.

C'est un texte déclaration conjointe pour appeler à la paix et condamner la violation du droit international par Netaniau. Le parti communiste iranien est clandestin car interdit par la République islamique depuis 1980. Ils disent "Arrêtez les tueries, stoppez la guerre maintenant." Nous disons la même chose.

C'est c'est le feu. Nous condamnons fermement l'agression israélienne continue dans la région et l'attaque récente contre l'Iran qui constitue une violation directe du droit international. En Israélien sinous exigeons l'arrêt immédiat de toutes les opérations militaires qui causent des dommages considérables aux civils des deux côtés.

Les crimes commis par le gouvernement de droit réactionnaire de Benjamin Netaniaou à Gaza et enjordanie. Avec le soutien de l'impérialisme américain britannique et de leurs alliés dans l'Union européenne ont non seulement causé la mort de plus de 55000 Palestiniens et de plus de 18000 enfants, mais ils ont également donné au gouvernement israélien le feu vert pour de nouvelles agressions contre les pays de la région dans le but de redessiner la carte du Moyen-Orient selon les objectifs stratégiques de l'impérialisme américain. C'est un gouvernement dont les dirigeants ont à juste titre été accusés de crime contre l'humanité par la Cour pénale internationale.

Alors que nous assistons à la guerre et à la destruction en Iran et en Israël, nous mettons également en garde contre l'exploitation de cette situation pour intensifier et prolonger les souffrances de la la répression inhumaine du peuple palestinien à Gaza et en Jordanie occupé. Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures réelles et concrètes pour éviter de nouvelles catastrophes pour le peuple palestinien et les peuples de la région. Reconnaissez l'État palestinien maintenant.

Arrêtez le génocide à Gaza. Seul l'impérialisme, ses agents, la réaction et la dictature au pouvoir tirent profit des tensions et de la guerre. Israël et les États-Unis après l'Irak, la Libye et la Syrie sont déterminés à chapper la souveraineté iranienne et ne s'arrêteront pas tant que tous les régimes de la région ne seront pas soumis à ce projet d'impérialisme et d'hégémonie au Moyen-Orient dont l'objectif est de réprimer la volonté des peuples et leurs droits à l'autodétermination.

La voie pour stopper la course aux armements nucléaires au Moyen-Orient ne passe pas une guerre agressive contre l'Iran, mais par la dénucléarisation complète de la région mot d'ordre auquel les insoumis ont été rallés et par la signature par tous les pays y compris Israël du traité de non prolifération nucléaire. Nous lançons un appel à toutes les forces progressistes et ici c'est à vous qu'il s'adresse et prise de liberté en Israël, en Iran et dans le monde pour s'unir afin de condamner cette violation flagrante et brutale du droit international et de concentrer tous leurs efforts pour empêcher un conflit militaire destructeur et étendu et instaurer la paix au Moyen-Orient. Il faut agir par tous les mécanismes internationaux disponibles, y compris l'ONU et le Conseil de sécurité, afin d'empêcher la région de sombrer dans une guerre catastrophique.

Voilà le texte, ce sont nos camarades. Et si ici ou là vous auriez mis tel ou tel adjectif ou tel mot différemment pour l'essentiel, il parle pour nous. Gloire à l'humanité capable de cela. et merci au mouvement communiste international pour être capable de ça.

Alors, si j'avais maintenant encore une chose, que dirais-je sinon la même chose que ce que j'ai dit le 7 octobre et je n'en changerai pas de mot sinon que j'ajouterai le mot Iran. Vous vous rappelez tout ce qu'on a dit que j'ai dit mais que je n'ai pas dit. Voici ce que j'écrivais après évidemment avoir consulté mes camarades et c'était évidemment un tweet collectif signé par moi.

Toute la violence déchaînée contre Israël et à Gaza et dorénavant en Iran ne prouve qu'une chose et réciproquement la violence ne produit et ne reproduit qu'elle-même. Horrifier nos pensées et notre compassion vont à toutes les populations désemparées victime de tout cela. Le cesser le feu doit s'imposer.

La France doit y travailler de toutes ses forces politiques et diplomatiques. Le peuple palestinien, israélien et iranien, dirais-je maintenant iranien, doivent pouvoir vivre côte à côte en paix et en sécurité. La solution existe, celle de deux États conformément aux résolutions de l'ONU.

Et puisque nous sommes rassemblés ce soir, que nous venons, j'en suis sûr pour les uns ou pour les autres, d'apprendre des choses qu'on ne savait pas, vous direz-vous, puisque par notre seule réunion, nous avons témoigné d'une forme de l'internationalisme qui est consubstantiel à notre histoire d'hommes et de femmes de gauche. Puisque par tout ce que nous sommes, nous sommes ce soir une manifestation politique à notre façon. Alors, nous disons au président de notre République, cessez de commenter, monsieur le président, agissez.

Non, vous ne pouvez pas nous dire que vous annulez la réunion que vous comptiez faire avec l'Arabie Saoudite à propos de la reconnaissance de l'État de Palestine pour des raisons de logistique. Parce que si vous n'avez qu'un problème de logistique, l'organisation insoumise se propose de vous le régler. Premièrement.

Deuxièmement, vous n'avez pas le droit de nous dire que nous ne pourrions pas reconnaître tout seul l'état de Palestine parce que 75 % des nations de ce monde reconnaissent l'état de Palestine. Et c'est ceux qui ne reconnaissent pas l'état de Palestine qui sont tout seuls. C'est maintenant que vous êtes tout seul.

Et en la reconnaissant, vous mettriez la France dans cette immense coorte de l'humanité qui reconnaît l'État de Palestine et qui pense qu'il a le droit de vivre. Voilà ce que vous devez faire sans tarder. Comme 17 des nations de l'Union européenne.

Ceux qui sont seuls, c'est ceux qui refusent d'aller à la rescousse des Palestiniens et qui refusent de leur reconnaître le droit à l'existence. Et quand vous permettez au lion au rugissant de rugir une première fois, vous l'autorisez à le faire une deuxième comme vous l'avez laissé faire au Liban alors que vous avez dit qu'on avait les moyens d'intercepter les moyens qui frappaient l'Iran, vous avez osé dire "On a les moyens." Alors, pourquoi n'aviez-vous pas les moyens d'aider le Liban à ne pas subir ce qu'il a subi et qu'il continue à subir de la faute de votre lâcheté parce que vous les avez abandonné comme vous avez abandonné tous les autres ?

C'est maintenant qu'il faut reconnaître l'état de Palestine. C'est maintenant qu'il faut arrêter monsieur Netaniaou. Et ces guerres de fou parce qu'elles vont mal finir une chose en entraînant l'autre.

Ça finira par une guerre généralisée, par des règlements de compte, par des hertumes, des rancœurs, des besoins de vengeance qui dureront d'une génération à l'autre, continuant à semer dans l'humanité au moment où elle doit être unie pour faire face à sa crise climatique. Vous semez la haine. Vous savez que le fric qui va être décidé dans quelques jours par l'assemblée générale de l'OT temps correspond à ce dont nous avons besoin pour faire la transition climatique et qui vont le consacrer à fabriquer des armes pour faire la guerre s'entretuer, c'est-à-dire entretuer les peuples.

Voilà camarades, nous avons passé une soirée utile un peu un peu bon hein mais ça doit faire du bien. Merci [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Yeah. [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Pale.

Palestin palest free free [Musique] [Musique] [Musique] Ja. Oh [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] une semaine par mois en France. Initialement, nous avions pris contact avec monsieur Julia et potentiellement la possibilité de faire cette audition en visio.

Je pense que c'est beaucoup plus agréable pour tout le monde que de pouvoir l'amener physiquement. Et donc je le remercie très sincèrement d'avoir pris de son temps. La seule chose c'est que monsieur Julia a un impératif et devra nous quitter à 11h.

Donc je demanderai d'ors et déjà parce que je ne doute pas que les questions seront fortuses à l'ensemble de nos commissaires d'être le plus concis possible dans leurs questions pour laisser le temps à monsieur Julia de pouvoir répondre précisément et dans le détail aux questions qui lui seront posées. Donc je vous le disais, nous avons le plaisir d'accueillir aujourd'hui monsieur Luc Julia qui est ingénieur informaticien et entrepreneur spécialisé dans l'intelligence artificielle mais également auteur de plusieurs ouvrages sur ce sujet tel que l'intelligence artificielle n'existe pas. Ouvrage publié en 2019 ou bien encore plus récemment il a générative mais pas il a générative pas créative.

En 2025. Sans détailler l'ensemble de votre carrière, je veux rappeler que vous avez beaucoup travaillé dans la Silicone Vallée et que vous êtes l'un des cocréateurs de Siri chez Apple. Vous avez par la suite été directeur technique chez Yolette Pacar en 2011, puis directeur technique et vice-président pour l'innovation chez Samsung Électronique de 2013 à 2021 avant de cumuler désormais les postes de directeur scientifique du groupe Renault depuis 2021 et de directeur IA de sa branche en père consacré au véhicules électriques intelligents.

Dans vos ouvrages, vous dénoncez un certain nombre d'idées sur l'intelligence artificielle dont vous considérez qu'elles sont fausses et qu'elles créent des attentes ou des craintes démesurées vis-à-vis de ces modèles. Vous expliquez d'ailleurs que l'IA, dont l'histoire débute en 1956, a créé à plusieurs reprises par le passé d'immenses espoirs suivis de désillusions profondes, ce qui a alors conduit les entreprises et les chercheurs à s'en détourner pendant de longues années ce que certains ont pu appeler les hivers de l'IA. Depuis que l'entreprise Open Eye a mis à la disposition du grand public en 2022 son modèle di générative et conversationnelle pardon Chap GPT li c'est considérablement démocratisé le nombre de ces usagers a explosé partout dans le monde et le sujet est désormais au cœur de nos préoccupations économiques, sociales mais également éthique tant son potentiel paraît considérable.

Dans vos ouvrages, vous insistez beaucoup sur l'idée que les I ne sont pas créatives et que seuls les humains le sont, que ce ne sont que des boîtes à outils dont nous demeurons responsables. Pourriez-vous revenir pour nous sur ce sujet et nous préciser également pourquoi la création d'une intelligence artificielle générale envisagée par certains acteurs du secteur vous apparaît comme un mythe. Vous estimez que lorsqu'elles sont spécialisées dans certaines tâches, les I sont des outils exceptionnellement performant qui peuvent libérer du temps pour les salariés ou leur donner la possibilité de réaliser des tâches nouvelles de façon beaucoup plus efficace qu'auparavant.

Selon vous, comment utiliser les IAT de la façon la plus judicieuse pour améliorer la productivité du travail et de nos entreprises ? Considérez-vous que les entreprises françaises s'approprient suffisamment rapidement les modèles d'IA pour gagner en compétitivité par rapport à ce que vous pouvez observer notamment aux États-Unis. Les impacts possibles de l'IA sur l'emploi suscitent également beaucoup de craintes.

Pensez-vous qu'il y a là une réelle menace ou bien que comme lors des révolutions technologiques du passé, l'IA fera certes disparaître certains métiers, mais en créera d'autres peut-être même davantage. en tout état de cause, comment répondre à l'immense défi consistant à former à LIA les plus jeunes mais également les adultes qui sont d'ors et déjà confrontés à cette révolution du travail. dans vos ouvrages comme dans vos déclarations, vous vous montrez très critique vis-à-vis des grands modèles de langage d'IA générative tel que Chap GPT qui repose sur une course au gigantisme.

Pourriez-vous nous expliquer en quoi il pose problème selon vous ? En particulier en matière d'impact environnemental qu'il s'agisse de leur consommation d'eau ou d'énergie. Peut-on et doit-on réserver les I génératives à certains cas d'usage et utiliser des I classique plus frugal pour des requêtes plus simples ?

Quel regard portez-vous sur les investissements dans de gigantesques data center annoncés ces derniers mois tant aux États-Unis les 500 milliards de dollars du projet Stargate qu'en France les 109 milliards d'euros annoncés lors du dernier sommet mondial sur l'IA de février dernier. Que pensez-vous du modèle chinois d'IPS développé pour un coût bien plus faible que celui de Chap GPT ? Notre pays nous paraît avoir des atouts importants dans le domaine de l'intelligence artificielle avec plus de 1000 start-ups et une place de 3e pays au monde en nombre de chercheurs spécialisés en IA.

Partagez-vous cet avis ? Quel regard portez-vous sur la place et la dynamique de la France dans la course mondiale à l'IA ? Que pourrait faire de plus les pouvoirs publics pour renforcer les maillons critiques de la chaîne de valeur de l'IA en France ?

Voilà déjà beaucoup beaucoup de questions, monsieur le directeur, que je souhaitais vous poser. Quelques sujets qui donc ne manqueront pas d'être très certainement complétés par l'ensemble des membres de la commission qui vous poseront les questions à l'issue de votre exposé. Je vous remercie encore une fois d'avoir accepté cette audition.

Nous avons beaucoup de chance de pouvoir voilà vous écouter. Je vous cède la parole et je précise comme je le fais habituellement que l'audition fait l'objet d'une captation vidéo et qu'elle est diffusée en direct sur le site du Sénat. Monsieur le directeur, je vous laisse très volontiers la parole et nous sommes à votre écoute.

Madame la présidente, merci beaucoup. Il faut que j'appuie ce bouton. Voilà, vous avez appuyé pour moi.

Euh merci beaucoup. Alors effectivement, il y a beaucoup beaucoup de questions dans votre introduction. Euh je sais pas si je vais pouvoir répondre à toutes mais bon vous y reviendrez certainement si j'en oublie quelques-unes.

Euh je vais effectivement commencer par un petit exposé rapide de ce que j'appelle l'intelligence artificielle qui est pas forcément la définition que vous vous entendez surtout dans les médias et surtout en ce moment depuis ces deux trois dernières années avec les I génératives. D'abord, comme vous l'avez rappelé, les IA, l'IA, l'intelligence artificielle a officiellement débuté en 1956 et donc ça fait presque 70 ans aujourd'hui que nous avons des des vagues successives de ces IA. Ça a commencé avec des IA statistiques.

Alors pour être clair, déjà les I sont que des mathématiques hein. Donc on va se calmer. C'est c'est uniquement des maths et c'est que des maths.

Alors les maths, c'est bien, c'est pas bien, vous décidez, c'est pas grave mais c'est que des maths. Et donc en 1956, ces maths là, c'étaient des statistiques. Ça a pas bien marché.

On est effectivement rentré dans le premier river de l'IA parce qu'on avait promis beaucoup de choses qui ne sont pas réalisées et dans les années 60 70 80 90 sont arrivé un autre type d'IA euh qui était des IAS logiques cette fois-ci au lieu d'être des I statistiques. Et donc ces IA logiques ont très bien marché hein pour les plus vieux d'entre nous. On se rappelle des systèmes experts qui ont effectivement très bien marché puisque'en 1997, un système expert a battu Casparof aux échecs, ce qui était relativement impressionnant si tentait qu'on puisse considérer que jouer aux échecs soit intelligent.

Euh donc euh les machines sont capables d'être meilleur que les humains parce que comme vous l'avez aussi dit, je dis en permanence et j'ai raison que euh les l'IA, l'intelligence artificielle, si j'ai donné une définition, je vais dire que c'est une boîte à outil. Une boîte à outil dans laquelle il y a des outils aussi différents que les marteaux, les tournevis, les S. D'accord ?

Et donc ces I maintenant je vais les mettre au pluriel ces I sont très très différentes. Et contrairement à ce qu'on nous dit et ce qu'on nous répète souvent on nous dit les IA l'IA va être plus intelligente que nous. Ah ben j'ai un scoop pour vous.

Les IA sont plus intelligentes que nous depuis très longtemps parce que quand on définit un outil par définition il est meilleur que moi. Sinon c'est pas un outil. Et donc ces outils qui existent depuis 1956 sont effectivement meilleurs que nous dans les domaines pour lesquels on a défini l'outil.

Bon et donc effectivement aux échecs par exemple en 97 l'outil était meilleur que Casparov champion du monde donc que nous tous ici dans la salle. Et dans les années 90 on a oublié en fait ces ces IA logiques. Pour revenir aux IA statistiques parce qu'il s'est passé quelque chose de formidable et dont vous vous rappelez tous dans les années 90 est arrivé internet.

Et internet est arrivé avec quoi ? Est arrivé avec le big data. Donc big data ça veut dire quoi ? beaucoup de données et qu'est-ce qu'on fait quand on a beaucoup de données ?

On fait des statistiques. Et donc on a refait des statistiques. Machine learning, vous avez entendu ça ? deep learning, c'était les années 90, les années 2000 et puis donc depuis à peu près officiellement pour pour le grand public 2022, mais en fait depuis 2017, on fait des machines qu'on appelle maintenant des I génératives.

Ces I génératives ne sont que des IA statistiques, une évolution des IA statistiques avec juste la capacité de traiter plus de données. machine learning, deep learning, I générative, des I statistiques avec de plus en plus de données, de plus en plus de capacités de calcul. D'accord ?

Donc quand on parle de révolution, il n'y a absolument pas de révolution dans les I qui sont apparus en 2022 pour le grand public, en novembre 2022 avec CH GPT. Mais il y a une évolution, une évolution de la capacité à pouvoir traiter beaucoup plus de données. Euh par contre, il y a une révolution.

Bon, vous savoir ce que je raconte en fait, il y a une révolution dans l'usage. Ce qui est absolument extraordinaire dans les IA, les nouvelles IA, donc ces IA génératives qui sont apparus pour le grand public en novembre 2022, c'est le prompt, le fait que vous puissiez vous adresser à ces IA directement en langage naturel sans aucune notion d'informatique, de data science, de de choses comme ça. Donc, n'importe qui peut faire n'importe quoi.

Et d'ailleurs, on voit beaucoup de n'importe quoi. Et donc depuis ces ces années-là, effectivement vous avez dit ça a été une évolution, une révolution d'usage en janvier-février 2023 en 2 mois 100 millions d'utilisateurs de chat GPT 3.5. 100 millions d'utilisateurs, c'est la technologie qui a été le plus rapidement adoptée dans l'histoire des technologies.

Donc impressionnant. Pourquoi ? À cause de ce prompt. parce que ce promet de m'adresser directement à CIA en langage naturel sans aucune notion encore une fois d'informatique.

Donc ça c'est intéressant euh mais c'est aussi dangereux euh parce que ça veut dire que tout le monde peut faire n'importe quoi et je sais pas si vous êtes amusé à faire vos starter pack mais un starter pack c'est n'importe quoi. Ça ne sert strictement à rien sauf à faire péter la planète. Et ça on va y revenir certainement.

Donc euh ces I aujourd'hui donc ne sont que des outils, il faut les considérer comme tels. Et en fait, je vais vous dire même une autre chose à propos de CIA. Je vous ai dit ça a commencé en 1956.

En fait, moi en tant que français franchouillard de base, je fais commencer les hier en 1642. 1642, qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a Pascal que vous connaissez tous, mathématicien, philosophe français qui a inventé la Pascaline.

Et la Pascaline, c'est quoi ? C'est la première machine à calculer. La première machine à calculer qui c'est des additions et des soustractions euh que je vais vous mettre au défi de faire vous maintenant parce que ça faisait des additions et les soustractions à quatre ou cin digits.

Donc par exemple 1769 + 498 à vous. Voilà. Bon donc vous l'avez pas eu.

C'est pas grave. Euh la Pascaline en 1642 en 1642 la Pascaline aurait eu cette équation cette addition en 4 secondes. OK juste elle.

Donc euh si j'avais été chinois, je vous aurais dit que le boulier était une une intelligence artificielle. Si j'avais été grec, j'aurais certainement pu trouver un truc dans la Grèce antique qui avait l'air de faire des trucs intelligents parce que ces IAS ont juste l'air de faire des trucs intelligents dans des domaines particuliers. Et donc maintenant quand on va parler de GII, donc artificial general intelligence, ce pourquoi certains des gens qui sont, on va dire euh influencés par leurs propres intérêts euh disent que ça va arriver. et donc c'est artificial general intelligence, c'est l'intelligence artificielle générique générale qui fera tout le temps tout beaucoup mieux que nous et n'importe quoi.

Cettei est impossible, c'est juste impossible statistiquement tant qu'on utilise des mathématiques. D'accord ? Donc je vais pas vous dire que je vais vous exactement ce qui va se passer dans le monde dans les 1000 ans qui viennent.

Euh peut-être qu'avec du quantique, on réussira à faire des choses. La différence entre le quantique et l'intelligence artificielle aujourd'hui, c'est que le quantique, c'est de la physique. Et les mathématiques, ce n'est pas de la physique.

Les mathématiques, c'est une approximation de la physique. D'accord ? Donc la mathématique, on essaie de décrire le monde tel qu'on peut et malheureusement la mathématique n'est pas le monde.

D'accord ? Et donc du coup quand on fait des statistiques, alors je sais pas vous, mais le 100 % en statistique n'existe pas. D'accord ?

Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le parfait n'existe pas. Et donc quand on parle des g, on parle du parfait.

On parle d'un truc qui serait absolument extraordinaire, qui ferait tout bien tout le temps et mieux que nous. Et artificial intelligence. Euh donc ça c'est pas possible, c'est juste mathématiquement impossible.

Un exemple de EGI qui est dans un domaine particulier, mais un exemple d'I, ça serait la voiture autonome niveau 5. Alors là, je vais vous calmer tout de suite sur la voiture autonome niveau 5. Monsieur Musk que j'adore euh nous promet la voiture autonome niveau 5 depuis 2014.

On est en 2025. Les Tesla aujourd'hui al niveau 5 ou il faut expliquer un tout petit peu. Il y a cinq niveaux donc d'autonomie dans dans les voitures autonomes.

Bon niveau 1, c'est pas autonome du tout et cetera. Et puis bon imaginez niveau 5 c'est complètement autonome. Ça va d'un point A à un point B sans écraser mes mains au milieu.

Donc cette voiture là elle n'existe pas et elle n'existera jamais. Je vais vous le prouver. Je vais pas juste vous le dire.

Je vais vous le prouver mathématiquement euh parce que je suis mathématicien pourquoi je peux faire que ça ? Bref, donc la voiture niveau 5 n'existe pas, n'existera jamais. La voiture niveau 4 existera, existe déjà d'ailleurs dans les robots taxi.

Si vous avez été à San Francisco récemment, vous avez peut-être vu ces robots taxis circuler sans chauffeur. Ça existe à San Francisco, Phennix, Austin, Los Angeles. Ça existe beaucoup en Chine aussi.

Mais ces robots taxi, comme vous l'avez peut-être comme vous savez peut-être, ils sont limités non seulement dans la géographie dans laquelle ils peuvent opérer. D'accord ? Donc déjà cette limitation dit qu'on est plus au niveau 5.

À partir du moment où limite on est plus dans le général. Et ces robots taxi aussi ne sont que 300 d'acci de civil parce que en fait ils sont télécommandés. Alors ils sont pas télécommandés tout le temps mais dès qu'il y a un problème ce qui arrive 0,1 % du temps, d'accord ?

Et ben il y a un gars quelque part dans un centre de commande qui a un joystick et une caméra et qui sort la voiture de la mouise dans laquelle elle s'est mise. Donc il faut bien comprendre que ces voitures sont remote contrôle. Donc il y a une intervention humaine à un moment donné.

À partir du moment où il y a une intervention humaine, ce n'est plus des voitures autonomes niveau 5. Ce que nous promet donc Musk depuis 2014. Les Tesla aujourd'hui sont 2.5.

Donc on est encore très très loin mais encore une fois, il y a des voitures qui arrivent au niveau 3 aujourd'hui qui sont pas des voitures robotaxi et les voitures niveau 4 arriveront. Pourquoi la voiture niveau 5 n'existera jamais ? Donc définition, on va dire ou euh démonstration rigolote pour vous les Français, pour vous les Parisiens, pour vous les gens qui avaient pris déjà pour vous aussi.

Ouais, enfin pour vous surtout parce que moi je conduis pas à Paris. Euh donc vous faites ce que vous voulez mais vous avez des chauffeurs donc c'est pas grave. Euh c'est euh pas tout le monde.

Non mais ça dépend. Donc il y a il y en a qui ont de la chance les chauffeurs et la présidente on chauffeur. Donc c'est très bien.

Mais bon donc le chauffeur en question euh qui va prendre la fameuse place de l'étoile à 18h. Ben place de l'étoile à 18h si vous voulez. Voyez vous mettez une voiture autonome sur une de ces 10 avenus de la place de l'étoile la voiture autonome va faire ça.

D'accord ? et elle ne va pas pouvoir traverser la voiture la place de l'étoile. Pour raison simple, c'est que la voiture autonome, elle fait un truc super bien.

Elle suit le code de la route. Et si vous suivez le code de la route à 18h sur la place de l'étoile, vous avez absolument aucune chance de traverser cette place. Vous le savez mieux que moi, hein.

Donc voilà. Mais bon, ça c'était une blague. C'était pour rigoler.

Je vais vous raconter la vraie histoire. Et la vraie histoire, c'est quelque chose qui s'est passé en 2018. En 2018 donc le PDG de Wemo, Wemo qui est la compagnie qui opère ces taxis autonomes dont je parlais à San Francisco et ailleurs, le PDG le Wemo de l'époque a dit "Bon, j'en ai marre d'entendre les bêtises de d'éon Musk, je vais faire don de toutes mes données de toutes mes données euh qui sont des données de conduite de des vidéos de conduite dans le monde entier de mes voitures. 10 millions de miles que je mets à disposition de la communauté pour qu'on arrive le plus rapidement possible au niveau 4.

On narrivera jamais au niveau 5 mais pour qu'on arrive au niveau 4, je mets à disposition ces 100 millions de miles. 100 millions de miles, c'est beaucoup et il met ça sur YouTube. Et donc des gens comme moi qui s'intéressent au domaine, on se précipite donc sur YouTube pour aller voir un peu ces 100 millions de miles.

Alors, j'ai pas eu le temps de regarder les 100 millions de miles, he je vous cache pas que c'est un peu long, même en accéléré. Euh mais bon, j'ai pas eu besoin en fait pour trouver ce que j'appelle une pépite. C'est quoi une pépite ?

Une pépite c'est un truc qui prouve que j'ai raison. Euh et donc euh là en l'occurrence, j'ai mis à peu près 20 minutes pour trouver ma première pépite et j'en ai trouvé des dizaines depuis hein. Mais ma première pépite, je vais vous la raconter.

Donc elle est elle est assez simple. On voit une voiture qui est en train de rouler dans les rues Mountain View. Mountain View donc c'est le headquarter de de Google.

En vrai, cette voiture qui roule al Mountain View, c'est chiant comme la mort. Je sais pas si vous y avez été déjà, mais il se passe rien. Et donc la voiture est en train de rouler et tout d'un coup, elle s'arrête.

Attends 2 3 secondes, elle fait 2 3 m s'arrête. Attend 2 3 secondes, elle fait 2 3 m s'arrête. Elle fait ça 5 si fois et la caméra est passée a-dessus du windshield du du pare-brise.

Et donc on voit les mains du de l'opérateur, ce qui s'appelle le safety driver. On voit donc les mains du gars qui prend les commandes et qui s'en va parce que les mecs derrière commencent à s'énerver. Pourquoi le mec il s'arrête tous les 3 4 m ?

Ça n'a strictement aucun sens. Ça n'a aucun sens jusqu'à ce qu'on regarde bien la vidéo. Et quand on regarde bien la vidéo, on voit que sur le trottoir, il y a deux gars qui marchent dans la même direction que la voiture.

OK ? Bon, jusque là, il y a pas d'homme, c'est pas très grave. Mais quand on regarde vraiment très très bien, on voit que celui qui est le plus près de la chaussée, donc sur la gauche du trottoir quand il marche donc dans la direction même direction de la voiture sur son épaule, il a un panneau stop.

Alors vous vous humains, vous voyez un gars sur le bord de la route qui marche avec un panneau stop. Vous humain vous vous arrêtez pas. trouver qu'il y a un débile qui est sur le côté qui a un panneau stop sur les bon et donc vous dites bah c'est débile, ça n'existe pas, ce n'est jamais arrivé, c'est un truc, j'ai jamais vu ça mais moi je suis intelligent, j'analyse la situation et la situation me dit c'est un débile.

OK et je continue tranquillou. La voiture super intelligente, autonome, qui a jamais vu le cas non plus, d'accord ? Qu'est-ce qu'elle voit ?

Elle voit un panneau stop et puis un panneau stop et puis un panneau stop et puis un panneau stop. Voilà. Bon alors juste avec un exemple comme ça et des exemples comme ça quand il y en a un ça veut dire qu'il y a une infinité.

OK ? Et donc le problème c'est que l'infini c'est beaucoup voyez. Et donc à partir du moment où on a un cas dans comme ça qui est un cas qui n'existe pas mais qui va exister, la généricité n'est pas possible.

OK ? Donc ça c'est réglé. Euh on a plus besoin d'en parler.

Maintenant je vais parler vite fait avant que vous passiez aux questions des impacts parce que vous avez parlé un tout petit peu des impacts écologiques de ces de ces IA. Alors les I les vieilles I on va dire donc les I logiques prenaient pratiquement aucune aucun aucune ressource. D'accord ?

Quand vous créez quand quand vous faisiez les modèles, les modèles c'était en fait des arbres de décision, c'était vous avec votre cerveau qui faisait les arbres de décision et après ça suivait les arbres de décision. Ça prenait pratiquement pas d'électricité. les modèles les vieux modèles statistiques depuis les années 90 donc au début d'internet quand on a commencé à faire ces ces chosesl machine learning deep learning faire les modèles ça prenait des ressources ça prenait donc des ressources de data center et vous savez tous que les data centers prennent de l'électricité font du CO2 surtout avec maintenant mon nouveau président qui adore les tout ce qui est charbon pétrole et cetera donc on va avoir des nouveaux data centers vous avez parlé de Stargate La bonne nouvelle de Stargate, c'est que les 500 milliards, il les a pasin.

Donc il a que 10 sur les 500, mais bon, c'est Trump, donc il raconte n'importe quoi. Et donc les data centers, on sait tous que ça prend effectivement beaucoup d'électricité. Et quand on entend que Microsoft par exemple est en train de réfléchir à mettre à côté de chacun de ces data centers une petite centrale nucléaire, bon aux États-Unis, il y a pas de régulation comme il y a en Europe, au moins et donc ça fait un peu peur.

D'accord. Mais bon euh en Europe, on aura la régulation qui nous permettra peut-être de pas faire ça. Mais en tout cas, bon, on sait que ça ça prend beaucoup d'électricité.

Ce qu'on sait moins, c'est que les I génératives, elles prennent non seulement de l'électricité et des ressources au moment où on crée les modèles et donc plus les modèles sont gros et plus ça prend l'électricité. Il se trouve que quand on parle par exemple de chat GPT, on parle de 1200 milliards de paramètres. 1200 milliards de paramètres, ça veut rien dire.

Vous comprenez même pas ce que ça veut dire 1200 milliards de paramètres. 1200 milliards de paramètres, c'est tout internet le truc, il a bouffé tout internet. OK ?

Et donc il y a tout dedans. Donc c'est pour ça que quand on vous annonce chat GPT 5, bah vous allez attendre longtemps en fait parce que c'est pas possible, d'accord ? Il y a plus de data, il y en a plus.

On a tout bouffé. Sauf si on met les datas synthétiqu, c'est les datas qui sont créées par les IA elles-mêmes. Et là, ça va être embêtant parce que les datas, comme je vais vous le dire dans quelques minutes, les datas qui sont générés par ces IA sont souvent fausses.

OK ? Parce qu'elles sont aussi fausses que ce que vous trouvez sur internet. Et vous savez certainement que sur internet, il y a pas que des trucs vrais.

OK ? Non, vous saviez pas ? Ouais.

Bon, il est temps que vous sachiez. Donc je je vais vous je vais vous le dire tout à l'heure encore une fois. J'ai bien fait venir, je suis pas venu pour rien.

Donc je suis content de que la représentation nationale sache sache maintenant que sur internet il y a pas que les trucs vrais. Bref, donc les I génératives, elles ont une particularité, c'est que non seulement donc ça va prendre des ressources au moment où on crée les modèles et énormément donc on parle créer un modèle maintenant de di générative, c'est des mois des mois de GPU. Vous avez tous entendu parler des GPU euh qui sont à la mode aujourd'hui hein.

On a vu ça la semaine dernière avec Vivateek. Euh on a signé avec le provider de de GPU mondial. Bref, euh donc ces GPU prennent énormément d'électricité, ça on sait.

Ce qu'on sait moins, c'est que ça prend aussi de l'électricité au moment de l'inférence. L'inférence, c'est quoi ? C'est au moment où on utilise ces IA.

D'accord ? Les vieilles I il y a 2 3 ans, elles n'utilisaient pratiquement pas d'électricité à l'inférence au moment où on les utilisait. Machine learning, deep learning. et générative, les modèles sont tellement gros que ça pour aller chercher les résultats, les réponses, ça utilise aussi de l'électricité, ça utilise aussi des ressources au moment de l'inférence.

Et donc bon, ça c'est embêtant parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand vous faites une requête de GPT, vous pétez de l'électricité. Bon là, on a encore une fois une bonne notion de ce que ça veut dire au niveau des data center.

Ce qu'on sait moins et ce qu'on ce qu'on a on réalise pas encore tout à fait, c'est que ces data center, non seulement ils prennent de l'électricité, mais ils utilisent aussi de l'eau. Et l'eau, c'est intéressant parce que c'est l'eau pour refroidir les euh machines qui se chauffent entre elles. Le fait que vous ayez des milliers de machines dans un data center fermé, il se chauffent entre eux, d'accord ? ces machines se chauffent entre elles et donc vous avez des circuits d'eau qui sont des circuits de refroidissement et malheureusement euh comme ça utilise ces IA, les nouvelles IA utilisent de l'électricité et des ressources en eau aussi au moment de l'inférence, ça veut dire que entre 10 alors ça dépend de la complexité des requêtes, mais entre 10 et 30 requêtes chat GPT, c'est 1,5 de5 d'eau plouf qui disparaît. 1 L et de d'eau pour 10 à 30 requettes GPT.

Donc toutes vos stter pack là que vous êtes amusé à faire, vous avez pété des milliers de litres de flotte. OK ? Et ça, on en sait rien parce que bon, on se rend pas compte, c'est loin des yeux, loin du cœur les data center.

Donc on se rend pas compte de ça. Et même le PDG de d'Opener a avoué il y a pas très longtemps dans une interview que effectivement lui il a dit trois requêtes, il s'est un peu tiré une balle dans le pied. Euh trois requêtes, il a dit en litm de flotte.

Mais bon, bref, donc tout ça pour dire que ça utilise énormément de ça. Alors bon, évidemment c'est pas de la c'est pas de de l'eau salée, hein, c'est de l'eau douce. Donc autant faire les choses correctement, on pète de l'eau douce et donc des milliers des millions de litres par jour parce que il y a des millions de requêtes qui sont faites par jour.

OK ? Donc il faut juste avoir conscience de ça. Je vous entends pas mais il faut juste avoir conscience de ça.

Un autre truc que je veux dire vite fait et puis je vous laisse vraiment la parole, c'est l'histoire de pertinence dont je parlais un peu tout à l'heure parce que on dit bah c'est super lia on fait plein de trucs avec machin. Vous vous amusez avec vous faites vos résumés avec machin tout ça. Bravo super.

Euh en avril 2023, il y a un avocat qui s'est dit "Bah, je vais demander à Lia de à New York, bar New York, je vais demander à Lia qu'il me fasse ma ploirie." Il avait un cas où il avait un un un plaignant qui se qui était pas content d'une compagnie aérienne. Donc il rentre les deux trois éléments qu'il lui faut et Chat GPT en 15 secondes lui pont une plédoirie.

Il envoie la plédoirie au juge et le juge quelques jours après lui renvoie un mot, lui dit "Bravo ! C'est la meilleure pludorique que tu m'es jamais envoyé. L'avocat est super.

J'ai gagné 6 he de montant. Je vais être beaucoup je vais être très riche maintenant parce que je peux prendre plein plein de cas et c'est super. Mais le juge continue et lui dit "Bon, c'est super, c'était super la plédoirie, il y a un seul petit problème, c'est que toutes les jurisprudences que tu cites à la fin, elles n'existent pas.

Les case numers ont l'air OK, les juges, les noms des juges ont l'air OK, mais ça n'existe pas." Donc l'erreur qu'a fait cet avocat, il a fait deux erreurs. La première, c'est que au moment où il a parlé à Chat GPT, où il a demandé à Chat GPT, il a pas donné de référence.

Et la deuxième erreur, c'est qu'il a pas relu son truc à la fin. D'accord ? Relire, c'est bienin, c'est plutôt une bonne c'est plutôt une bonne chose, hein, parce que comme je vous disais tout à l'heure que le 100 % n'existe pas, le 60 % existe.

C'est-à-dire que ces IAD sont pertinentes à 64 %. Alors ça 64 % c'est un chiffre qui fait un peu peur hein parce que vous dites quand même que ça veut dire que 36 % du temps le truc il me raconte n'importe quoi. Et c'est super difficile à prouver, c'est super difficile à montrer mais l'université de Hong Kong a réussi à faire un truc qui est rigolo que je vais vous décrire maintenant euh qui est qui qui montre ce chiffre.

Pourquoi c'est super difficile à prouver ? parce que quand vous interrogez ces I euh la façon dont vous posez la question, vous donnez déjà plus ou moins la réponse. C'estàd que vous orientez la réponse et pour vous du coup ça devient pertinent.

C'est-à-dire que si vous demandez à Lia montre-moi que la Terre est plate, il va vous montrer que la terre est plate parce que il y a des sites platistes qui existent et donc il va montrer que la terre est plate. Et donc c'est pertinent. C'est ce que vous avez demandé.

D'accord ? Donc c'est compliqué de de comprendre ce que c'est la pertinence. Mais là, l'université de Hong Kong donc a fait quelque chose d'intelligent.

Ils ont pris des millions des millions de faits communément acceptés comme vrais. Des faits communément acceptés comme vrai. C'est quoi ? 2 + 2 = 4.

OK ? Bon, on est tous d'accord que c'est comme ça. Et donc, ils ont pris ces millions de faits et ils ont demandé à Lia, est-ce que ce fait est vrai ?

S'il y a dit c'est vrai, c'est vrai parce que c'est vrai. S'il y a dit c'est faux, c'est faux parce que c'est vrai. Suivez là.

Ouais, c'est bon. OK. Donc à la fin, on compte les vrais et les faux.

Et donc ce qu'ils ont compté 64 % de vrai. Ça veut dire que 36 % du temps LIA dit qu'un truc vrai est faux. Et ça c'est statistique.

C'estàd qu'il va jamais dire les mêmes. D'accord ? Et donc c'est un peu embêtant parce que ça veut dire quand même que ces trucs-là disent n'importe quoi.

Et ça va pas en s'arrangeant parce que comme j'ai dit tout à l'heure, le problème c'est que maintenant les IA sont en train de se euh de de s'autoalimenter exactement avec leur data synthétique. Et donc du coup, on voit il y a un papier d'open qui est sorti il y a de semaines, donc c'est tout récent, qui montre bon, ils ont pas trop fait de pub d'ailleurs qui montre que en 2 ans on a perdu 2 % parce que petit à petit donc la pertinence descend parce que de plus en plus on met pour être clair du caca dans les. OK.

Voilà, c'était mon exposé. Maintenant c'est à vous de shooter. Merci beaucoup en tout cas.

Je vois que ça a vraiment voilà à la fois interpellé et je pense que les questions ne vont pas manquer. Je vais d'abord laisser la parole à Patrick Chaz et ensuite on attaquera le lot de des questions. On les prendra si vous le voulez bien après l'intervention de Patrick trois par trois de façon à ce que vous puissiez y répondre.

Patrick Chaz. Merci madame la présidente, monsieur le directeur. Alors je tiens à dire que mon intervention n'a pas été réalisée avec l'aide de chat GBT.

Donc ces dernières années, la France a su faire émerger de nombreuses startups dans le domaine de l'intelligence artificielle dont un certain nombre sont parvenus à devenir des licorne. S'il s'agit là de d'un beau succès, mais selon vous, comment faire en sorte en matière de financement de permettre à davantage de ces jeunes entreprises de réaliser en France ou en Europe les levées de fonds dont elles ont besoin pour croître ? Comment éviter le nombre d'entre elles, on pourrait tendre ce cette notion là aussi aux chercheurs, mais vous en êtes un exemple. ne finissent par partir aux États-Unis ou par être racheté par des entreprises américaines.

Quel regard portez-vous sur la façon dont l'Union européenne régule l'intelligence artificielle, en particulier à travers l'IA Act. Êtes-vous favorable à la mise en place d'une gouvernance mondiale de l'IA ? Pensez-vous qu'il s'agisse d'une perspective réaliste dans un contexte de rivalité exacerbée entre les grandes puissances dans le domaine ?

S'il convient de ne pas fantasmer des peurs excessives sur l'IA, quels sont néanmoins les risques auxquels nous devons nous montrer attentif ? Et enfin, une toute dernière question sur les mobilités. Quelle est donc euh l'application de l'intelligence artificielle dans les mobilités ?

Vous avez parlé de la véhicule autonome, mais sur les autres mobilités, comment voyez-vous les choses ? Ouais. Al encore une fois, moi je je suis plutôt monomodal, voyez.

Donc me poser cinq questions à la fois, j'ai du mal. Mais je vais je vais je vais essayer de de d'y répondre alors d'abord sur la place de la France et sur la qualité de nos chercheurs et la la qualité de ce qu'on de ce qu'on est en France. Il faut se dire une seule chose, c'est qu'on est les meilleurs.

Et malheureusement, on se le dit pas. Alors, je suis pas dans cette assemblée ici, mais on se le dit pas assez. On aime bien se flageller, d'accord, en France, vous aimez bien vous flageller et vous dire que vous êtes nul. euh qu'il y a le nivellement par le bas, que notre éducation est à chier.

D'accord ? Donc tout ça, c'est ce que j'entends de là-bas. Euh et ça me fatigue.

Ça me fatigue parce qu'on est les meilleurs. On est les meilleurs. Point.

Et ça c'est pas moi qui le dit en fait hein. C'est par exemple les médailles fields. Euh encore une fois je vous rappelle qu'il y a c'est que les mathématiques et donc médaille Fields, on a en France le plus de médaille Fields dans le monde.

Point à la ligne. Et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on est les meilleurs en math du monde.

Et si on est les meilleurs en math du monde, c'est parce que on est aussi les meilleurs en IA. Et donc c'est pour ça que dans la SCON vallée, vous l'avez noté, il y a beaucoup de gens qui sont partis mais qui sont partis il y a longtemps. Moi, je suis parti il y a 32 ans.

Yan Lequin est parti il y a 30 ans. Donc les vieux sont effectivement partis il y a longtemps. Depuis 2013 en France, depuis la Frenchstech, depuis la BPI, il y a des pépites qui se forment en France.

On a retrouvé le goût de l'entrepreneuriat et donc on a aussi retrouvé le goût de faire des choses qui sont intelligentes en France. J'ai pas répondu à dips tout à l'heure euh mais je je vais y revenir certainement. Donc on est les meilleurs.

Ce qui se prouve dans la silicone vallée aussi, on est 55000 français dans la silicone vallée. Il y a la moitié de boulangers et la moitié de d'informaticiens. Et euh les informaticiens se on les arrache, on se les arrache pour faire de l'IA parce qu'on est les meilleurs en IA.

Et quand vous regardez n'importe quelle boîte, alors Meta, Netflix, Google, enfin c'était n'importe quelle boîte de la Silicon Vallée, le chef de l'IA est français. Donc déjà là, on va se détendre, d'accord ? On va arrêter de se flageller et on va se dire "On est les meilleurs." Et il faut se le répéter tous les jours et moi je le répète tous les jours parce que on est les meilleurs.

Ça c'est réglé. Euh maintenant, le problème des financements, c'est un énorme problème. Euh on n pas de capital risque en Europe, on n pas de capital risque en France.

Alors là, je vais certainement rentrer un peu dans une polémique dans laquelle j'ai absolument pas ma place parce que de toute façon je j'y connais rien. Mais quand on a 600 milliards dans les livréas qui sont disponibles, quand on a 1600 milliards dans les assurances vies qui sont disponibles, moi je vois le modèle américain. modèle américain, est-ce qu'il est hein, c'est pas c'est pas la panassée, mais les fonds de pension comme on les appelle là-bas, ce sont eux qui financent les VCIS, les ventures capitalistes, les capital risqueurs, les VC ici en France et je les critique pas parce qu'ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont.

La moyenne d'un fond vissi en Europe, en France, c'est 200 300 millions. 200 300 millions, vous pouvez pas faire des investissements de 100 millions. Et donc quand vous avez une scaleup, donc une start-up qui doit maintenant scaler, on a vu ça avec Mistral par exemple, quand vous avez une scaleup, on parle pas de 100 millions, on parle pas de 5 millions, on parle de centaines de millions. et aucune aucune aucun vi français européen même n'est capable de faire ça.

Et c'est dommage parce que l'argent il y en a. Il y en a donc dans les deux institutions dont je parlais et il y en a dans les compagnies privées. Les compagnies privées françaises, vous avez la des fois la première fortune du monde qui est française.

D'accord ? Donc il y a plein de sous dans les entreprises. Les entreprises aux États-Unis font partie des VC corporate comme on dit.

Donc les les ventures capitalistes qui font de l'investissement des corporations, des entreprises et elles font partie donc de ce de cette prise de risque dans les dans ces ces jeunes poussent, dans ces entreprises. Un exemple, en 2019, alors ça a un peu changé après la pandémie, mais en 2019, Google, vous connaissez tous, acheté 300 compagnies, une par jour. D'accord ?

Google a acheté 300 compagnies en 2019. Je vous demande pas combien d'assauts euh ou combien euh LVMH acheté de compagnie en 2019. Ben Renault oui, c'est pareil, c'est la même chose.

Donc les compagnies françaises et Renault peut-être pas la meilleure des exemples dans ce cas-là, les compagnies françaises qui ont des sous n'investissent absolument pas dans les pépites. Voilà. Alors donc le problème c'est effectivement le risque c'est effectivement monter sur la table.

Aux États-Unis, dès la petite enfance, on vous apprend à monter sur la table pour dire n'importe quoi. D'accord ? Et bon, c'est une culture, c'est comme ça.

Et ils disent, ils font très bien, ils disent n'importe quoi. Mais bon, vous montez, vous avez pas honte, vous montez sur la table. En France, je me rappelle si au CP vous vous dites un mot de travers quand vous lisez votre petit texte qu'on vous a demandé de lire au coin.

D'accord ? en France, en entreprise, faites une petite bêtise au placard. Le le risque aux États-Unis et rewardé, je sais plus récompensé.

Donc donc on a ces récompenses dans le sens où on comprend que prendre un risque et l'échec, la culture de l'échec, on parle souvent de la culture de l'échec. L'échec fait partie de l'apprentissage. C'estàd que quand j'échoue, j'ai appris un truc et il y a une bonne chance que la prochaine fois je fasse pas la même bêtise.

Et ça, on sait pas le faire. On sait pas le faire en Europe en général hein. C'est pas c'est pas seulement en la France.

Donc bon, j'ai pas la solution hein. Euh je vous ai dit tout à l'heure que je considère que le système éducatif français est un des meilleurs parce qu'on crée les meilleures élites. On laisse certainement beaucoup de gens sur le bord de la route euh sur le chemin mais on forme les meilleures élites du monde en mathématiques.

D'accord. Donc ça c'est super. Maintenant, est-ce que c'est au prix de pas savoir monter sur la table pour pouvoir bah expliquer et juste des fois faire rêver avec des choses qui sont prospectives et qui sont risquées.

C'est possible, je sais pas. Mais ça serait bien qu'on apprenne un peu. Alors, c'est difficile d'apprendre le risque hein, mais ça serait bien juste de de laisser un peu couler de temps en temps les choses quand ça se passe pas très très bien.

Voilà. Donc ça c'était pour le les investissements et la dernière partie qui sur la régulation. Alors là, je vais pas être sympa là, d'accord ?

Je je vais pas être sympa du tout. Donc je sais pas si vous avez d'une manière ou d'une autre participé à l'act mais l'actration une aberration totale qui a été évolue par votre collègue Breton. euh en février 2023, d'accord, dans un esprit de de l'IA générative arrive, il faut se dépêcher de faire un truc et on a fait n'importe quoi.

On a fait absolument n'importe quoi. Alors, vous savez certainement comment il marche c acte. Il y a quatre niveaux quatre niveaux de comment de risque.

D'accord. Donc c'est pas trop risqué, c'est pas c'est un peu risqué, c'est très risqué et c'est interdit. Alors moi évidemment ce qui me gêne c'est l'interdit.

D'accord ? Parce que l'interdit si on avait interdit des choses en comprenant ce que c'est, ça aurait été chouette. Mais en fait on a rien compris et surtout on n pas demandé aux gens qui comprenaient.

Et on a collé donc dans ce dans le dernier paquet là-haut, on a collé des gros sacs de choses euh qui sont peut-être un jour utilisable et intéressante, mais on l'a mis parce que ça faisait partie du gros sac que que on avait considéré priori sans avoir aucune notion de comment on pourrait utiliser ces choses-là. Et donc on se tire une balle dans le pied en fait pour l'innovation. On se tire une balle dans le pied avec cet ICT parce qu'on s'interdit à faire des choses qui peut-être seront bonnes.

Le niveau de granularité de ces grosses actes qu'on a mis dans ces différentes dans ces différents buquettes, dans ces différents sauts, on va dire, la grénularité est trop importante. D'accord ? Et le problème avec Bruxelles, je sais pas si c'est le même avec vous, mais le problème avec Bruxelles, c'est que une fois qu'un truc est dans un sac, pour le sortir du sac, ça va prendre 5 ans 10 ans.

D'accord ? Et ça c'est un peu embêtant parce que la flexibilité, on va dire, de Bruxelles est pas vraiment sans forté. Donc ça c'est très très embêtant.

Et en plus, un truc rigolo, alors rigolo moyen en fait, moi ça me fait plutôt pleurer, c'est que la plupart des euh des comment des actes, je sais pas comment on dit, euh de les actes, la plupart des comment on dit ça ? Des bon, je sais plus, c'est ce que vous faites tous les jours euh des des lois, enfin des directives qui sont Merci, des directives qui sont dans les actes euh sont en contradiction avec RGPD. Et donc ça c'est quand même extraordinaire parce que les deux gars là RGPD et jusqu'à preuve du contraire, ils sortent de la même de la même commission.

Et aujourd'hui, il y a un cas un cas qui existe aux États-Unis qui est un cas Apple contre MTA. Et Apple contre MTA, je peux vous annoncer officiellement que c'est un truc qui va durer 10 ans ou 15 ans ou 20 ans parce que c'est absolument insolvable. D'un côté, il y a Meta qui dit à Apple Lect me dit qu'il faut que tu me donnes accès à toutes tes fonctionnalités qui sont sur le iPhone et de l'autre côté Apple dit mais RGPD me dit je n'ai pas le droit de te donner accès à mes fonctionnalités qui sont sur mon iPhone.

Voilà. Donc ce cas-là, bah bonne chance, je c'est parti pour 10 15 ans et il y a absolument aucune résolution. Et donc aujourd'hui, on va se retrouver avec des batailles juridiques absolument extraordinaires autour de l'acte parce que l'acte est une aberration totale et en plus de ça donc ça va nous générer des enfin en fait les entrepreneurs français ont déjà décidé de prendre des avocats en disant de toute façon on va pas respecter le truc et ils ont raison.

Voilà. Voilà. Alors, même si on va accélérer, je suis désolé mais si on veut que l'ensemble de nos collègues puisse poser des questions, monsieur Julie Part 11h, ça va être difficile.

Donc je vous demande s'il vous plaît d'être concis. Néanmoins, on va quand même prendre les questions trois par trois euh mais je sais que vous aurez voilà Franck Montogé. Merci madame la présidente.

Merci monsieur Julien pour cette présentation et surtout la liberté de ton et de pensée qui est la votre qui doit caractériser toutes ces personnes qui travaillent sur ces sur ces systèmes. Euh merci beaucoup. Euh alors une question un peu un peu en marge, j'aime bien ça.

Euh aujourd'hui et depuis l'avèement du du numérique de la de la data numérique, le pouvoir est dans le code. Il y avait même un article célèbre de Laurence Lessic, je crois euh de la fin du siècle dernier euh qui titrait code islow. euh le le développement de l'intelligence artificielle comme ses potentialités renforce ce constat que le pouvoir est est dans le code.

Montesquec qui était le qui a été le concepteur, on le sait, de la théorie de la séparation des pouvoirs disait que pour qu'on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. Alors de de de fait, on commence à mesurer les effets positifs ou négatifs de l'intelligence artificielle utilisée comme outil notamment dans la vie publique. Pensez-vous que l'intelligence artificielle dans certains domaines comme celui de la vie démocratique et publique pose un problème ou des problèmes d'abus de pouvoir ?

Et si oui, quelle implication doit être ou pourrait être celle du politique dont un principe on fait partie ? Voilà. Première question.

L'intelligence artificielle peut-elle être utilisée comme une vigie pour mettre en évidence les dérives ou les abus dont elle peut aussi être la source ou le moyen ? C'est bon, je vous remercie. OK.

Répondre à mesure préféré. Ah pardon, c'était ouf. Allons-y.

Allez, Réy Cardon rapidement. Pareil deux questions déjà. La première, excusez-moi, je vais peut-être vous tutoyer.

Dit Luc, est-ce que Siri nous écoute ? C'est vraiment une question je me pose puisque on voit certaines sorties dans la presse et notamment il y a une affaire en cours sur des enregistrements qui violeraient la RGPD. Donc ça c'est la première question et la deuxième question sans monter sur la table c'est est-ce que l'IA va nous permettre de travailler mieux pour vivre plus voilà c'est puisque vous parlez tout à l'heure de d'avoir des perspectives très concis Ry merci Éric Dumou ou je vais être tout aussi concis merci pour votre présentation absolument génial moi j'ai juste une question il y a des pays comme la Finlande et cetera qui se sont lancés dans une logique d'éducation entre guillemets de masse si on peut le dire au moins 1 % de la population à la fois pour mieux maîtriser mais aussi mieux comprendre les éventuelles dérives euh de l'IA.

Qu'est-ce que vous verriez en France comme plan possible aussi bien auprès des lycées, des universités éventuellement dans le cas de la formation professionnelle pour justement mieux appréhender toutes les difficultés que vous mettiez en évidence ? Merci. Merci pour la concision de vos questions, monsieur Julia.

Bon, j'essaie de m'en rappeler euh on va vous aider. Donc pour ce qui est de du pouvoir et des IA en général comme tous les outils, les I peuvent être utilisés à bon et à mauvais essant. Le marteau utilisé très bien pour planter le clou peut être utilisé très bien pour vous taper sur la tête.

Contrairement à ce qu'il aurait pu être interprété par rapport à ce que je viens de dire sur les actis prégulation. C'est-à-dire que on doit réguler mais on doit réguler quand on comprend. pas réguler a priori.

Donc réguler à priori est une bêtise absolue. D'accord ? C'est ce qui se passe avec les actes.

Je pense que réguler à postériori des fois c'est un peu embêtant parce queon laisse des victimes sur le bord de la route et c'est ce qui se passe aux États-Unis en général. D'accord ? Donc on est à postérior sur la jurisprudence mais bon il y a certainement un juste milieu qui fait que on doit avoir des gens qui comprennent le machin pour pouvoir réguler le machin correctement.

Donc pour répondre à votre question c'est les deux. D'accord. l'IA peut être d'un côté juge et donc faire les choses correctement dans la partialité, dans tout ce qu'il faut et en même temps, on peut utiliser l'IA pour faire en sorte de démonter toutes ces tous ces mécanismes.

Donc c'est en fait après soit la régulation, soit l'éthique qui fait que chacun d'entre nous, les entreprises vont décider ou l'État va décider ce qu'il en est. J'ai pas répondu sur la régulation mondiale tout à l'heure. En fait, bon, l'ONU euh ça marche, ça marche pas, vous décidez hein.

Moi, je trouve que ça marche pas trop trop bien, hein. Euh donc du coup, une régulation mondiale, je sais pas si ça marcherait. Par contre, quand vous regardez ce qui s'est passé avec les accours saltes, avec le nucléaire, avec les la bombe atomique, on va dire, dans les années 60, 70, 80, d'accord, les accords salt ont été quelque chose qui était bilatéral entre l'URSS et les USA, mais ça a quand même bien marché.

Bon, même si les tensions continuent à être là, mais ça a quand même freiné quelque chose où on était tout prêt de faire péter le monde. D'accord ? Donc une régulation mondiale est compliquée.

Par contre, bon, une prise de conscience mondiale est des fois possible. Donc du coup, cet équilibre, ben c'est à nous de le décider et c'est au régulateur à un moment donné qu'il soit à n'importe quel niveau de de de le décider. OK.

Siri Siri nous écoute pas. Donc effectivement, il y a plein de de choses qui sont en cours aussi bien en France, enfin en Europe que que aux États-Unis. Euh c'est physiquement impossible en fait.

Bon et je suis assez bien passé pour vous le dire. C'est absolument impossible d'écouter tout tout le temps, d'accord ? Et de le storer, de le mettre sur des disques.

Pas possible, il y a trop de choses qui se rédites. Donc ça c'est c'est idiot en fait de penser que ça serait possible. Par contre, les attaques qui sont faites aujourd'hui contre Syrie, ces attaques qui ont du sens dans le fait dans le sens où des fois il y a des phrases qui sont des phrases qui sont pas bien reconnues et on considère il y a un thold, une limite qui est une limite à 70 % qui quand on n'est pas sûr à moins de 70 % de la reconnaissance de la phrase, cette phrase est extraite, anonymisée et envoyée à des humains qui vont écouter et qui vont vont écouter la phrase pour savoir pourquoi elle a pas été reconnue correctement et comment on peut améliorer le modèle pour que la prochaine fois une phrase du même type soit mieux reconnue.

D'accord ? Donc c'est rare, c'est très rare par rapport aux millions. Il y a 500 millions d'utilisateurs quotidiens de Syrie aujourd'hui. 500 millions.

D'accord ? Il y a des gens qui écoutent et des gens qui se plaignent et des gens qui sont sortis en disant les lanceurs d'alerte qui sont sortis en disant "Oh là, on m'a fait écouter des phrases de gens machin." Ouais.

Bon bah oui, c'est le boulot en fait, ça s'appelle comme ça. D'accord ? Et on vérifie que on essaie de comprendre pourquoi ça a été mal reconnu.

Donc c'est pour l'amélioration du reconnaisseur. C'est pas systématique, c'est seulement sur des cas particuliers. Donc évidemment, de toute façon, Apple n'a aucune chance de gagner ça.

Donc c'est pour ça qu'ils font leur settlement aujourd'hui sur ces cas-là parce que de toute façon aucune chance. Deuxième question vous aviez c'était est-ce que nous permettre de travailler bah l'IA est un outil donc et madame présidente l'a dit tout à l'heure c'est ces outils effectivement vont nous permettre de dégager du temps. D'accord.

Et alors là c'est pas moi qui le dit he il faut se reporter. C'est ce qu'a dit aussi madame la présidente à ce qui s'est passé dans les révolutions industrielles précédentes en l'occurrence dans les années 1850. D'accord ?

Et regardez ce que nous a dit notre ami Schumpeter au début du 20e siècle. On a vu que dans l'équilibre des tâches, dans des métiers, les métiers disparaissent rarement. D'accord ?

Les métiers qui disparaissent, c'est rare. Par contre, des tâches à l'intérieur des métiers qui changent et qui disparaissent, ça c'est possible. Mais par contre, il y a des tâches qui sont rajoutées, ne serait-ce que la maîtrise même de l'outil.

D'accord ? Ça s'est rajouté dans le dans les tâches. Donc du coup, il y a un équilibre qui se forme dans les métiers mais qui font que l'utilisation d'outil va nous apporter quelque chose.

Et là en l'occurrence dans des métiers par exemple des métiers de humain on va dire où il y a une relation humaine, bah ça va nous permettre d'avoir encore plus de relations humaines. On se plaint souvent de notre médecin qui dit "Ah le médecin, il m'a parlé 2 minutes et demi et puis il m'a viré." Bah là avec les nouvelles technologies, les radiologues par exemple dont on a parlé il y a une dizaine d'années, on a dit "Les radiologues vont disparaître." Bah non. les radiologues ont pas disparu et les radiologues vont pas disparaître.

Les radiologues vont avoir plus de temps pour discuter avec la patiente ou le patient, d'accord ? Des des des traitements qui sont possibles parce que il y a un autre élément qui est l'élément humain, l'élément d'empathie qui est quelque chose qui est censé être dans leur métier, d'accord ? Et qui va pour moi et je suis optimiste, qui va réapparaître dans ces métiers là.

Et donc dans tous les métiers en fait, on va pouvoir dégager du temps du temps pour se focusser sur l'essence même du métier. Et donc j'en viens à votre question à vous là sur l'apprentissage et et il y a une erreur énorme qu'on peut faire, c'est se dire on a plus à apprendre les métiers. Il faut surtout pas arrêter d'apprendre les métiers parce que c'estes compétences dans les métiers différents.

Que ce soit boulanger, que ce soit n'importe quel métier, Lia n'en sait rien. Lia ne sait rien. Lia ne comprend rien.

Lia n'invente rien. Lia ne fait que faire ce qu'on lui demande. D'accord ?

Donc il faut surtout pas s'arrêter de s'éduquer sur les métiers eux-mêmes. Donc ça ça serait une bêtise énorme. Et maintenant apprendre à utiliser les outils.

Bah oui, ça il faut apprendre parce que si on utilise pas l'outil évidemment on risque d'être mis sur le côté parce que ces outils comme on vient de dire peuvent éventuellement me faire gagner du temps, me faire gagner de la précision, me faire gagner de la qualité. C'est ça à quoi ils servent ces outils. Et donc la bonne nouvelle et c'est pour ça que ce qu'on fait en Finlande, ça sert peut-être à peu près à rien aujourd'hui, c'est que la bonne nouvelle c'est que ces nouveaux outils, les outils d'IA générative en l'occurrence la prise en main, l'apprentissage est égale à peu près à zéro.

On a vu ça justement en janvier-février 2023 quand 100 millions d'utilisateurs ont pris le truc en main parce que c'était du langage naturel. Je n'ai strictement plus rien à faire, je n'ai plus rien à apprendre. J'ai juste à parler, j'ai juste à discuter.

C'est conversationnel comme l'a dit la présidente tout à l'heure. Donc l'apprentissage de l'outil lui-même est très très faible. Alors ça dépend des outils.

Il y a des outils qui sont un peu plus compliqués. Donc là évidemment il va falloir faire de l'apprentissage. C'est l'apprentissage des tâches qu'on va voir à l'intérieur de ces métiers.

Mais c'est pas la peine de devenir tous informaticiens, ça serait une bêtise énorme. Ça sert à rien d'apprendre des langages informatiques. Un langage informatique, moi j'en reprends un en une demi-journée.

D'accord ? Ça ne sert à rien. OK ?

Ça ne sert strictement à rien. Par contre, apprendre les métiers, les compétences, il faut surtout pas les perdre. Et c'est le danger qu'on a aujourd'hui avec les nouvelles générations qui disent "Oh là, j'ai plus besoin d'apprendre le l'informatique parce que ça code tout seul le truc.

ça c pas tout seul. Je veux dire le truc il va pondre du code mais si je le corrige pas avec mes compétences bah ça va être du caca. D'accord.

Donc faisons attention de surtout pas perdre nos compétences. Merci. Alors, nouvelle série de questions avec Yannick Jadeau.

Merci madame la présidente. Merci monsieur. Tout votre exposé, c'est quand même de nous expliquer que finalement il y a pas à ce point de révolution technologique et qu'au fond un outil est neutre politiquement.

Et ça dépend ce qu'on en fait. Est-ce qu'on n pas Est-ce qu'on n quand même pas rentré aujourd'hui dans quelque chose qui démocratiquement pose énormément énormément de questions ? cette recherche, ce développement d'outils, il est aujourd'hui parfois soutenu par de l'argent public, mais il est quasi exclusivement privé et que celles et ceux qui ont pris en main une partie de cette économie ont une pensée politique.

Je veux dire que beaucoup dans la Silicone vallée est soutenu Donald Trump n'est quand même pas neutre technologiquement et évidemment pas démocratiquement. qui est derrière ces technologies aussi des appétits libertariens au sens y compris de la suppression de l'État et de toute forme de régulation n'est pas neutre quand l'intelligence artificielle permet au-delà de tout ce qui a été fait avant de collecter les émotions, de collecter les intimités et d'essayer de dicter des comportements, ça percute ça, ça perturbe pas, ça percute complètement non fonctionnement démocratique Et alors peut-être que les initiatives de Breton sont pas les meilleures, mais vous voyez bien que notre notre temps démocratique, il est aujourd'hui déconnecté du temps de vos inventions. Nous, il faut quand même que dans la société, il y a un débat éclairé, que les gens puissent s'en emparer, qui puissent délibérer, qui puissent voter, qu'on puisse mettre en œuvre et vous avez inventé la génération suivante avant qu'on ait mise en place.

Donc ce que je veux dire c'est que l'absence aujourd'hui d'une régolution et d'une régulation très puissante et d'une capacité à porter ce débat au-delà de du technolutionnisme, on a fait 100 milliards sur les data centers, ça y est, on est dans le jeu. Ça pose pas les vrais les vrais sujets. Et c'est quoi la question alors ?

Bah c'est est-ce que vous vous nous avez beaucoup parlé au fond d'une forme de neutralité technologique ? Je pense que cette technologie là n'est plus du tout neutre politiquement et percute nos démocraties. D'accord.

Allez Amel Gaker. Merci madame la présidente. Alors très rapidement, j'aimerais dire synthétiquement que ça fait du bien d'entendre votre approche en fait de l'IA qui est ni ditambique ni alarmante mais qui remet les choses à leur place.

L'humain et l'outil est la nécessité pour l'humain de garder la main justement sur l'outil. Moi j'aimerais et vous avez parlé de l'usage et c'est de ça dont je vais vous parler. Euh, j'aimerais vous entendre en fait sur l'usage massif.

On en a un petit peu parlé mais je vous je voudrais vous entendre un peu plus précisément de chatbot. Euh, on a parlé de chat GPT, on peut aussi parler du chat hein. On a quand même des vous l'avez dit hein, certaines excellences françaises, il faut les mettre en avant.

Euh, on sait aujourd'hui qu'un quart de nos ados utilise ces chatbot pour faire leur devoirs et moi, je me questionne très fortement et je m'inquiète aujourd'hui sur l'impact que a cet usage, pas que sur les jeunes d'ailleurs hein, on le voit dans nos administrations entre autres. sur l'usage de ces chatbot et sur l'impact que ça a sur l'esprit critique de nos enfants, de leur capacité d'apprentissage, leur volonté d'apprentissage et et j'aimerais en fait pointer du doigt et vous entendre sur aujourd'hui les risques que ça peut avoir sur l'intelligence humaine, sur nos démocraties. On parlait hein de l'aspect démocratique et et donc quel vers quoi aller.

Merci. Merci. Et dernière série de questions pour l'instant Anne-Catherine Loisier.

Merci madame la présidente. Merci beaucoup monsieur. Moi je voudrais revenir effectivement sur l'outil IA euh et avoir votre votre vision.

Est-ce que pour le coup vous pensez que l'économie, l'appareil industriel français européen s'est emparé de cet outil pour en faire un un un un élément de de compétitivité ? Est-ce que vous pensez que l'industrie automobile est plus globalement dans notre volonté de réindustrialisation li a et et bien optimisé ? Euh ensuite, juste une remarque pour vous dire, mais si vous n'êtes pas informé, c'est que nous travaillons quand même aujourd'hui sur des législations par rapport à la chaleur fatale, par rapport à l'usage de l'eau dans les data center.

Alors, c'est pas parfait, mais en tout cas, c'est bien dans dans le l'optique de de de permettre des des économies circulaires en fait. Voilà. Et et dernière dernier point euh moi je me suis plutôt arrêté sur votre réflexion sur le quantique.

Euh finalement, est-ce que euh nous sommes suffisamment engagés sur ce sur ces aspects ? Euh est-ce que nous avons euh là là aussi une plus-value française sur le le quantique ? Euh et est-ce que ce n'est pas là un un point sur lequel nous devrions peut-être renforcer notre intérêt ?

Merci. Vous êes tout retenu. Vous pouvez Ouais, c'est bon.

Là, je les ai tous. Bon, monsieur Jadeau, c'est vous avez raison. Euh les IA d'aujourd'hui sont des IA de la côte ouest, sont des IA qui pensent comme les gens de la côte ouest, sont des I qui sont politiquement driven, drivés par les gens de la côte ouest et par des gens qui sont les Salvatmanes, les Elon Musk, des gens qui sont absolument pas respectables d'un point de vue purement politique de mon de mon point de vue.

D'accord. Donc c'est pour ça qu'en fait je milite depuis longtemps maintenant pour le biais parce que ces I sont biaisé déjà aujourd'hui. Elles sont biaisées donc parce que 70 % du net est américain et donc ces IA penchent du côté de la côte ouest.

D'accord. Et donc effectivement aujourd'hui si vous demandez à Unia quel qu'elle soit Gemini Chat GPT et cetera, vous demandez aujourd'hui qui a inventé l'aviation, qu'est-ce qu'elle va vous répondre ? va vous répondre que c'est les FR Wright en 1903 dans cette assemblée ici on sait tous que c'est Clément ADR 13 ans avant en 1890 malheureusement c'est pas du tout ce que ces a répondent parce que ces a répondent comme un petit écolier américain de la côte ouest d'accord et effectivement il y a certainement des biais des biais qui sont sous-jacentsents à ces et qui sont qui vont aller percuter comme vous vous dites euh les idées reçues de certains et qui vont donc alimenter une élection de Trump par exemple euh à la présidence.

Grock qui est l'IA de Elon Musk est une aberration complotiste, d'accord ? dans laquelle que vous lui posez des questions, non seulement il est là pour vous faire plaisir et pour vous répondre à vos questions et donc plus c'est complotiste, plus il va reprendre les trucs parce que la base de données de Grock, c'est la meilleure base donnée du monde, c'est X, c'est Twitter. Donc effectivement c'est des aberrations totales, c'est n'importe quoi.

Mais bon, c'est le choix de Musk parce que justement il a un agenda politique. Donc vous avez raison, c'est aujourd'hui un problème et c'est pour ça que donc je milite pour le biais. Ça veut dire quoi ? pour le biais.

Je veux dire qu'il faut assumer le biais. On peut pas débiaiser ces il y a les datas scientistes qui disent idéalement il faudrait que les datas soient pas biaisés et qu'on ait un truc qui soit euh comment une quelque chose qui soit comment à tout le monde et qu'on soit tous d'accord. Ça n'existe pas ça.

D'accord ? Et donc moi je veux créer des IAS biaisées françaises, européennes, africaines, singapouriennes qui vont donner les réponses biaisées de ce que donnerait un petit français à l'école, ce que donnerait un petit africain. Aujourd'hui, l'Afrique n'existe plus dans le net, elle n'existe pas.

L'Afrique est culture pas écrite mais culture orale n'existe pas dans le net. Et donc du coup les les I qui sont basés là-dessus, il y a pas d'IA africaine, n'existe pas. D'accord ?

I française, on a le chat effectivement. Donc mais le chat même des fois répond les fres right d'accord pourquoi ? Bah parce que on sait que ça commence à pencher un tout petit peu sur la côte ouest étant donné que maintenant c'est Microsoft qui a la main sur le chat.

Bref, donc vous avez raison, c'est un problème. Vous avez raison aussi sur le fait qu'il faut réguler tout ça. Comme je l'ai dit tout à l'heure, je suis pro régulation, d'accord ?

Mais je suis pro régulation comme vous l'avez dit après qu'il y ait eu débat, pas avant. Le problème de votre ami Breton et vos amis à Bruxelles, c'est que et ben ils ont pris des décisions. Bah ouais.

Bah pour rien, c'est vous y étiez. Donc donc ouais, c'est c'est comme ça. Donc donc le problème c'est que ces décisions ont été prises à priori avec des a prioris justement qui sont pour moi pas les bons.

D'accord. Donc c'est un gros problème et je suis pour le débat démocratique et je pense qu'on devrait avoir ce qu'on appelle le grassroit chez nous là-bas où c'est les gens qui une fois qu'ils utilisent les machins disent bah ça éthiquement c'est pas ce que je veux c'est il y a un problème et je voudrais que ça soit que la représentation nationale en fait bah représente vraiment ce que pensent les gens. OK, excusez-moi juste est-ce qu'il existe des cheing qui permettrait effectivement d'interroger la production d'Amil et qui corrigerait l'histoire de il y en a donc c'est des super spécialisés d'accord donc dans des domaines comme par exemple euh des journalistes euh Radio France par exemple a euh créé une IA euh locale qui fait du fat shaking.

D'accord. Donc c'est une alors c'est plus ou moins bon hein. Il y a pas c'est pas du 100 % encore une fois mais c'est relativement intéressant et j'utilise ça.

D'accord. Je trouve que je suis administrateur de Radio France donc donc je connais un peu euh vous c'était les jeunes. Ah oui, c'est très intéressant en fait.

Donc moi je j'interviens, je fais 150 conférences par an, trois par semaine et j'en fais énormément dans les écoles. D'accord. J'en fais énormément les écoles justement pour faire respirer un peu les enseignants parce que les enseignants ont très peur et ont effectivement la vision de ce que vous avez dit où les gamins, les élèves utilisent aujourd'hui les I pour faire leur leur devoirs et ne réfléchissent plus et deviennent des des idiots.

En fait hein, si vous connaissez tous le film Hiocratie de 2003, d'accord, c'est un film qui est court donc mais qui est idiot mais qui est court donc c'est la bonne nouvelle mais si qui montre quand même que on peut créer une société d'idiots avec les technologies où ils réfléchissent plus et ils font complètement confiance à ces robots. Mais on s'aperçoit évidemment qu'il y a une autre caste qui est la caste du dessus qui elle contrôle les robots, d'accord ? C'est la caste qui vraiment est intelligente.

Donc bon, créer des idiots, c'est facile. Et on y arrive aux États-Unis, on est arrivé hein, on a quand même 50 % d'idiots qui votent pour Trump. Donc non, il faut vous dire les choses.

C'est c'était par design. C'était fait par design hein. C'était fait dans les années 80 par Bush numéro 1 qui a éliminé tout ce qui était éducation finalement.

Et donc on a créé des idiots pour pouvoir voter Trump 30 ans plus tard. Bref, euh donc j'interviens dans les écoles et j'interviens dans les enseignants et je leur fais faire un exercice. L'exercice que je vais vous donner tout de suite.

Aïe ! Non, je vais pas vous demander de le faire mais euh l'exercice que je que je donne, c'est on va dire au gamin aujourd'hui en classe, on va utiliser chattin. W super !

Super madame, on va faire ça. Ouais, ouais, c'est bien. Allez-y les gars.

Donc déjà, on va créer le prompt parce que le prompt c'est le truc le plus intéressant et je veux que vous créez un prompt pour me générer la biographie de Victor Hugo en deux pages. Bon, très bien. On réfléchit un peu.

Pas réfléchir beaucoup là. Le prompt, il est assez simple, hein. Génère-moi la biographie de Victor Hugo en deux pages.

Très bien. On a réussi à faire ça. On tape le machin.

Pouf ! 15 secondes, on a la biographie de Victor Hugo en deux pages. Ouais madame, c'est bon, c'est fini, on va on part en récréation.

Ah non, c'est là que ça commence. En fait, ce qu'on va faire, on va faire un truc incroyable. On va relire le truc.

Bon, déjà, il faut savoir. Donc, faut savoir lire. Bon, bref, donc on va relire le truc.

Victor H est né le 18 mars 180 à Beson. Ah mince, il est né en février, commence mal. Bon, évidemment, alors la prof, il faut qu'elle connaisse la vie de Victor Hugo, d'accord ?

Parce que sinon ça va être un peu embêtant. Donc il faut montrer que le sachant sait. D'accord ?

Et donc le prof, la prof ici est la clé et la référence et elle va le montrer, elle va le démontrer. Elle va démonter ptit, elle va démonter les croyances des élèves parce que effectivement statistiquement rappelez-vous 64 % statistissement dans les deux pages, il va y avoir cinq erreurs, d'accord ? cinq erreurs et quand on va relire, on va trouver les cinq erreurs.

Et ça, les gamins au fur et à mesure qu'on trouve les erreurs, ils vont dire "Oh purée, mais donc je peux pas faire confiance au truc ?" Bah non, tu peux pas faire confiance. Et il y a un truc qui est super intéressant, c'est que tu vas pouvoir faire du facting ou Ah, il est parti.

Euh, tu vas pouvoir faire du fat shaking, c'est-à-dire que tu vas pouvoir faire des choses incroyables, aller voir l'encyclopédie universalis, une autre source, du papier machin. Et donc ça, il y a une prise de conscience, d'accord ? L'esprit critique dont vous parlez commence à être un peu plus exacerbé ou au moins commence à avoir un minimum de de naissance.

Et ben en fait, on se retrouve avec encore une fois il faut que le sachant sache, d'accord ? Mais si le sachant sait, le respect s'établit, la le respect de l'outil descend, d'accord ? Et on se retrouve avec quelque chose qui est beaucoup plus agréable.

Donc aujourd'hui, le problème c'est que on fait pas ça, d'accord ? on fait pas et on baisse les bras et on dit je peux plus rien faire, j'ai l'outil est en train de me bouffer et les élèves font ça et moi je suis perdu et je sais pas quoi faire. Bah si tu es perdu, réfléchis.

Voilà donc ça c'est la bonne nouvelle et je pense que j'ai répondu à votre question. Oui. Euh votre question à vous quantique.

Quantique. L'outil y a dans l'industrie. Ouais.

Alors l'outil dans l'industrie, c'est alors dans les les boîtes du CAC 40 en 2023- 2024 euh en moyenne les boîtes du CAC 40 ont euh fait 170 poques des PI6 des prouf au concept en utilisant les il génératives en moyenne 170 poques par boîte du C 40 c'est beaucoup de poques d'accord beaucoup de poques où on s'est aperçu que ça marchait pas d'accord on s'est aperçu que c'était cher on s'est aperçu que c'était compliqué d'accord D'accord ? Sur les 160 POC en moyenne, il y en a 10 qui ont été implémentés, ce qui est pas mal finalement. D'accord, ça fait 5 %, c'est pourquoi pas donc c'est pas trop mal. 5 % dans l'innovation, c'est bon hein.

Donc mais 10 implémentés, ça veut dire que il y a eu des choses qui sont implémentées. Vous savez, ça suit exactement CIA. Vous connaissez tous la la courbe de Gardner, d'accord ? la coupe de garner de de hype.

Donc vous avez des technologies qui commencent ici à gauche, elle montent, on est dans le hype, donc ça c'était janvier, février 2023, on était dans le hype total avec les génératives et puis on s'aperçoit que c'est de la merde, pardon, mais on s'aperçoit que c'est pas bon. Donc il y a ce drop qui est énorme, d'accord, qu'on a tous constaté parce que les erreurs, les hallucinations et puis après, il y a le rebond et le rebond et une stabilisation, pas au niveau du hype, mais une stabilisation et donc l'utilisation dans les industries, l'utilisation dans la vie de tous les jours. Les technologies en général quand elles arrivent à faire tout le cycle, ce qui est peu hein, il y en a pas beaucoup qui arrivent.

Par exemple, le métaverse, il est resté coincé quelque part là, voyez. Mais bon, donc les technologies quand elles arrivent à parcourir toute la courbe, en général ça met entre 5 et 10 ans. D'accord ?

Ce qui est long mais ce qui est normal. Les I génératives, ce qui est absolument exceptionnel, c'est que elles ont parcouru toute la courbe avec donc des applications qui sont arrivées au bout de 18 mois. Donc c'était absolument exceel.

Et pourquoi ? Bah à cause de ce fameux promptte encore une fois qui nous permet de d'avoir une prise de de de comment de euh une prise en main de CIA. euh assez facile.

Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que dans l'industrie en général aujourd'hui, dans toutes les industries et celles que je connais en particulier, on a implémenter effectivement pas mal de choses dans les usines elles-mêmes, dans les pour les coles blancs, des outils qui sont par les les gens qui font les achats. On a des outils spécifiques qui sont très très spécifiques.

Encore une fois, plus c'est spécifique, plus ça marche. D'accord ? les les 64 % dont je parlais tout à l'heure, quand on arrive à faire des choses qui sont spécifiques, on arrive à du 98 99 % de pertinence.

Ça veut pas dire qu'il faut pas relire les trucs, ça veut dire juste que les pertinences vont être très très bonnes et vont nous permettre d'avoir un outil dans lequel je vais avoir confiance parce que je vais avoir rajouté mes propres données et à partir du moment je mes propres données, je peux avoir confiance. Donc dans l'industrie, donc dans mon industrie à moi, on a rajouté ça. Et aujourd'hui, vous avez bah vous avez tous acheté une Renault 5 évidemment au mois de décembre.

Et euh dans la Renault 5 euh de Renault aujourd'hui euh il y a de l'IA générative que mon équipe a réussi à mettre en quelques mois seulement. Et on a cette I générative qui d'après les derniers chiffres d'utilisation est un hit et donc on est très fier. Voilà.

Donc euh ça c'est pour le c'est pour l'utilisation dans l'industrie en général. Euh le quantique. Alors moi je suis mathématicien, je suis pas physicien hein, je comprends rien.

OK, donc il faut être très clair. Je comprends rien. J'essaye, j'essaie mais je ne comprends strictement que dalle.

Euh et c'est embêtant que je comprenne rien parce que bon, j'essaie quand même. Et le problème, c'est que les gens qui font du Cantique, qui sont honnêtes, qui font du Cantique, ils disent "On nen sait rien en fait. On sait pas si ça va marcher.

On sait pas. On essae, on fait des trucs. Il y a deux grandes écoles.

Il y a l'école du - 273°. L'école du - 273°, c'est l'école qui dit "On va faire euh des trucs qui ont stabilisé les atomes au niveau zéro au degré 0 euh de Fahrenheit et donc moins 273°. C'est stable, c'est bien mais c'est frais.

Et donc du coup c'est frais, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut énormément d'énergie pour arriver à ces moins de 173°gr. Et donc cette école là est morte.

D'accord. Mais c'est l'école d'IBM, c'est l'école de Google, c'est l'école des des Américains. Mais c'est mort.

C'est mort. Mais les Américains, ils s'en foutent de l'énergie à cause de le bouffon là maintenant qui est là. Donc c'est ils s'en foutent complètement.

Excusez-moi. L'autre bouffon, c'était Trump. Euh non mais je je pour être sûr, voyez, c'est pour mettre une couche pour pour être sûr.

Donc ça c'est compliqué. Donc il y a une autre école qui est une école où on moins frais. D'accord.

Mais le problème du un peu moins frais, c'est que la stabilité des atomes est pas là. Et donc du coup, on est obligé de stabiliser les atomes entre guillemets avec des mathématiques, avec des statistiques. Et donc du coup bah ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que nous on revient là et donc on dit bah là on comprend on comprend mais on comprend aussi que bah c'est statistique. Et donc du coup ça va être compliqué. Et du coup le quantique.

Bon, il y a des trucs alors des acteurs français, il y en a plein. D'accord. Et on est encore une fois, on est les on est bon là, on est on a plein plein de boîtes qui sont qui sont très bonnes.

On n pas les pionniers parce que les pionniers étaient les Google et les IBM donc il y a une dizaine d'années maintenant. Mais ce qu'on fait, on est dans cette partie-là et ce qu'on fait, c'est intéressant. Mais honnêtement, on sait pas quand ça va arriver, si ça va arriver et de toute façon, on sait pas non plus ce qu'on va pouvoir faire avec parce que une addition en quantique, c'est très très compliqué.

D'accord ? Mais mathématiques, c'est pas de la physique. Alors, on va essayer de pas vous mettre en retard.

Il reste quatre questions. Vraiment, soyez très concis. Bernard Buy, concis.

Concis. Merci madame la présidente. Rapidement une question.

Donc les voitures connectées collectent une grande quantité de données. Quelle est votre position sur la propriété de ces données ? Doivent-elles revenir au constructeur, à l'utilisateur ou une entité tierce ?

Henrique Cabanel. Oui, merci madame la présidente. Merci monsieur Julia.

Un nom qui nous est commun ici au Sénat. Merci pour votre façon tripédagogue pour nous expliquer donc l'IA. Vous l'avez dit, l'IA peut-être donc le meilleur comme le pire et notre rôle en tant qu'élu d'éviter au maximum le pire.

Voilà. Euh vous l'avez dit, euh pour éviter le pire, il faut réguler et réguler ça veut dire légiférer. Et vous avez parler donc d'un ancien commissaire européen, monsieur Breton, qui a essayé de faire mais qui d'après vous n'a pas réussi.

Euh est-ce que vous pensez que les élus que nous sommes et plus particulièrement les parlementaires que nous sommes, nous avons bien compris euh la transformation culturelle que nous oblige LIA pour bien légiférer. Autrement dit, est-ce que nous sommes en capacité aujourd'hui euh ne comprenant pas toujours comme il faut ce que c'est lié, même si ici il y a quelques experts, mais moi je me considère comme pas expert du tout, comment peut-on arriver à bien réguler sachant qu'on ne comprend pas toujours tout ? Oui, Daniel Fargeot.

Merci madame la présidente, monsieur le directeur et permettez-moi de vous dire merci professeur votre clairvoyance carhésienne fait plaisir à entendre. Vous le savez le Sén représentant des collectivités. Alors très rapidement euh les vous le savez les services publics doivent s'adresser à tous et s'adapter à tous.

Pensez-vous que l'utilisation de l'IA dans le fonctionnement des services publics à destination des usagers soit en mesure de répondre à cet impératif ? Enfin, vous l'avez dit, vous avez souligné que générer 100 mots sur chat GPT, c'est environ 3 L d'eau. Comment pensez-vous qu'il est possible de concilier l'utilisation de cette technologie sans affaiblir l'ambition collective en matière de transition écologique ?

Enfin, enfin, enfin, j'ai demandé à mon nouvel ami Chat GPT, j'ai demandé à mon nouvel ami Chat GPT de me donner sa vision sur Luc Julia. Je la partage. Merci.

Et Christian Redon Sarasi. Oui, une dernière question. Merci madame la présidente, merci monsieur Julia pour ces approches assez disruptives et et qui font du bien qui peut-être peuvent aider répondre aussi à la question que que posait Henrique Cabanel.

Mais moi je je voudrais avoir votre avis sur ce qu'on entend euh de parfois sur des pour des chercheurs qui disent que euh d'ici 100 ans il est à 70 à 100 % de chance que que l'IA entraîne la fin du monde. Pardon. Et peut-être dernier point.

Et peut-être dernier point, vous nous avez rien dit sur s'il vous plaît et vous nous avez rien dit sur dipsic si vous arrivez aussi à nous dire quelque Alors attendez qui a commencé là alors c'est véhicule autonome donné ouais collection de données. Donc à qui ça appartient ? appartenir à l'utilisateur.

L'utilisateur va donner après potentiellement le droit à des services que ça soit les services qui sont qui soient proposé par la compagnie de voiture ou d'autres services et ce doit être l'utilisateur qui donne le droit d'utiliser les données à ces services. Et donc il y a des services qui vont être importants, des services qui vont vous permettre d'avoir plus de sécurité et cetera. Il y a des services qui vont être moins importants, plus de divertissement et on a la possibilité de pas forcément opter pour ça.

OK, c'est vous après les parlementaires légiférés. Le fait même de légiférer le fait même que je sois là, j'ai plutôt une bonne nouvelle, c'est-à-dire que vous écoutez, vous apprenez et on est là pour ça. Et bah faites ça avec d'autres que moi, d'accord ?

Faites ça avec Yan Lequin. Faites ça avec des gens qui savent, qui connaissent les IA. Faites pas ça avec des gens qui disent n'importe quoi comme Laurent Alexandre.

Il y avait Daniel Farge d'abord. Ouais. Alors pour Oui, c'est fait pour Laurent Alexandre.

Ça me fait plaisir. Serves public. Alors évidemment comme tous les outils, évidemment les outils peuvent aider.

Faut les orienter correctement. La bonne nouvelle, c'est que comme ils sont faciles à utiliser par la voix par exemple hein, comme on a dit tout à l'heure, par le langage naturel, la bonne nouvelle c'est que bah ça va être beaucoup plus accessible pour beaucoup plus de personnes. Donc ça va être intéressant.

Il faut évidemment diriger le truc correctement et être sûr que ça va vous donner des bonnes réponses et que ça parte en vrille et que ça vous raconte pas n'importe quoi. Transition transition écologique où on en a parlé, c'est évident que il faut il faut faire attention, il faut comprendre et il faut s'éduquer sur ces sur ces trucs-là. La fin du monde.

Bon, la fin du monde question la fin du monde. Ouais, la fin du monde c'est non hein. Donc on va se calmer un tout petit peu.

C'est pas c'est bon déjà 70 ans, nous on s'en fout. D'accord. Euh mais mais la réalité enfin peut-être pas vous là-bas mais mais euh mais mais moi perso, je m'en fous.

Mais non, mais ça va pas se passer. De toute façon, si vous voulez, le problème que j'ai avec l'IA qui est présenté dans les B, dans certains médias, c'est l'IA, ce que j'appelle de Hollywood et donc l'a de la science-fiction, l'inator, l' faut arrêter, faut arrêter des conneries. D'accord ?

Le truc c'est que l'A comme je dis, ce sont des outils des outils particuliers qui vont nous servir à faire des trucs, d'accord, qui sont potentiellement dangereux. on en a parlé déjà mais la fin du monde faut arrêter comparer l'IA avec le nucléaire par exemple avec la bombe atomique.