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InterviewEurope 1 — La Grande interview (sur Podcast)· 23 avril 2026 20 minComplaisantMixteDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsBudget & impôts

La grande interview de Laurence Ferrari avec Thierry Breton

Au micro : Laurence FerrariSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'à votre avis [la mort d'un militaire français] peut faire changer de nature ce conflit dans la région ?

  • 1:50RelanceRéponse directe

    Mais on sait que les relations entre Israël et la France sont très tendues

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France est sortie de l'histoire dans cette région ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une chance que cet accord [entre l'Iran et les Etats-Unis] intervienne rapidement ?

  • 7:45FerméeRéponse directe

    Est-ce que c'est du bricolage [les aides gouvernementales] ?

  • 9:42OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il ne faut pas alléger ces taxes [sur le carburant] ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:03Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle entre 1 et 2 millions de dollars pour un missile Patriot »
  • 4:11Invité politiqueChiffre
    « Des drones iraniens qui eux coûtent 30 000 dollars »
  • 5:01Invité politiqueChiffre
    « C'est deux années de production de missiles Patriot qui ont été consommées »
  • 5:04Invité politiqueChiffre
    « On fabrique à peu près 40 missiles Patriot par mois »
  • 5:08Invité politiqueChiffre
    « Les Iraniens refabriquent une centaine de missiles balistiques et des centaines voire des milliers de drones »
  • 6:44Invité politiqueChiffre
    « Près de 6 millions de tonnes de maïs par an »
  • 10:13Invité politiqueChiffre
    « L'Etat peut engranger entre 50-60 millions d'euros par mois aujourd'hui »
  • 10:34Invité politiqueChiffre
    « Par tranche d'augmentation de 10 dollars du baril, l'Etat engrange entre 30 et 60 millions par mois »
  • 13:22Invité politiqueChiffre
    « On va devoir émettre pour plus de 300 milliards de dettes en renouvellement cette année »
  • 18:15PrésentateurChiffre
    « Les français sont taxés à 47,2% en moyenne »
  • 18:19PrésentateurChiffre
    « Quand un patron donne 100 euros, le salarié touche 52 euros 80 »

Temps de parole

  • Invité politique79 %
  • Présentateur17 %
  • Présentateur 23 %

6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Europe 1 La grande interview Europe 1 C News Laurence Ferrari Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1 c'est Thierry Breton Bonjour à vous Ancien ministre de l'économie, ancien commissaire européen, auteur des 10 renoncements qui ont fait la France chez Plon On va évoquer la situation internationale, économique aussi bien sûr Mais d'abord la mort d'un deuxième militaire français de la Finule après une embuscade du Hezbollah dans le sud du Liban Est-ce qu'à votre avis elle peut faire changer de nature ce conflit dans la région Notamment pour l'engagement de la France qui pour l'instant dit ce conflit n'est pas le nôtre Ça fait deux soldats voire trois si on compte celui qui est mort en Irak que nous comptons dans nos rangs

0:36
Invité politique

On est là plutôt dans le conflit dans le conflit et malheureusement cette tragédie On perd un deuxième soldat qui paye de sa vie effectivement l'engagement de la France dans le cadre de la Finule Il faut le rappeler C'est un engagement sous évidemment le contrôle des Nations Unies La France joue un rôle important depuis très longtemps Depuis très longtemps pour aider le Liban à intervenir Et puis évidemment pour être une force d'interposition Et notamment pour désarmer cette force terroriste qui est représentée par le Hezbollah

1:12
Présentateur

Et le Hezbollah qui est une force terroriste merci de le rappeler qui n'est pas désarmé

1:15
Invité politique

Oui bien sûr mais on a un gouvernement aujourd'hui au Liban qui est sans doute le plus à même précisément De faire en sorte que ceci change Alors maintenant évidemment la France comme du reste aucun pays européen n'est partie à ces discussions, à ces négociations Parce qu'Israël on le sait ne veut négocier qu'avec la bénédiction et le soutien de qui ? Parce que les relations entre Israël sont exceptionnelles Non mais on connaît encore une fois Israël ne veut négocier qu'avec les Américains Et on sait parfaitement pourquoi

1:47
Présentateur

Mais on sait que les relations entre Israël et la France sont très tendues Emmanuel Macron estime encore avoir une interrogation légitime sur la possibilité de suspendre l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël Ce n'est pas fait pour arranger les choses

2:00
Invité politique

Oui mais encore une fois je le redis, c'est une surprise pour personne D'abord c'est bien qu'il y ait ces négociations, il faut vraiment s'en féliciter C'est quand même un élément important, elles reprennent aujourd'hui vous avez raison Elles vont durer sans doute encore un certain temps puisqu'on a vu que le temps imparti est encore allongé C'est une bonne chose mais il faut vraiment le dire, ces négociations évidemment de la part d'Israël Effort très important qu'elles reprennent et ça a été un effort très important notamment de Benjamin Netanyahou La contrepartie c'est évidemment sous la seule je dirais bénédiction des Etats-Unis et on sait pourquoi

2:39
Présentateur

Est-ce que la France est sortie de l'histoire dans cette région ?

2:42
Invité politique

Non pas du tout, non pas du tout, la France n'est absolument pas sortie de l'histoire La France du reste, la France est là La France est là, pas uniquement du reste je dirais en tant que je dirais pays qui est très proche On est très proche du Liban, moi je me souviens évidemment quand je travaillais avec Jacques Chirac Les relations ne datent pas d'hier, elles sont très importantes et on est très associés à ce qui se passe Pour ce peuple libanais qui est vraiment la victime je dirais de tout cela bien entendu

3:10
Présentateur

Le peuple israélien aussi qui reçoit des requêtes du Hezbollah tous les jours

3:13
Invité politique

Oui bien entendu mais là pour l'instant on a maintenant je dirais le fait qu'on a un million de personnes qui sont déplacées Donc oui il faut vraiment que tout ça retrouve une normalité C'est une chance de désarmer le Hezbollah, j'espère que cette chance sera saisie par les partis

3:27
Présentateur

L'autre partie des négociations c'est évidemment entre l'Iran et les Etats-Unis Pour l'instant Donald Trump a prolongé le cessez-le-feu pour une durée indéterminée Jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition, un accord conclu Est-ce qu'il y a une chance que cet accord intervienne rapidement Ou est-ce qu'on va être sur du temps long là aussi Thierry Breton ?

3:42
Invité politique

Eh bien voyez-vous personne ne peut le dire Parce qu'on est dans une guerre asymétrique Laurence Ferrari Asymétrique à double sens D'une part asymétrique parce qu'on le voit bien Il y a d'un côté une armada qui est la plus importante depuis 2003 L'armada évidemment américaine Avec évidemment des moyens technologiques Des armes parmi les plus sophistiquées Qui coûtent du reste assez cher Je rappelle entre 1 et 2 millions de dollars pour un missile Patriot Un missile Patriot qui est utilisé pourquoi ?

Bien souvent pour détruire des drones Des drones iraniens qui eux coûtent 30 000 dollars Donc c'est asymétrique d'un côté parce qu'on n'a pas les mêmes instruments Asymétrique aussi d'un point de vue du volume Les Iraniens malgré ce qui s'est passé Malgré les bombardements, les milliers de bombardements Continuent à fabriquer des drones Continuent à fabriquer des missiles balistiques Avec le soutien bien entendu de la Chine Avec le soutien des pays qui les entourent Et on peut penser aussi à la Corée du Nord Notamment pour toute la matrice balistique Qui on le sait est maintenant assez efficace Au niveau iranien Et puis de l'autre côté Donc vous avez les Etats-Unis Qui ont des stocks qui se réduisent Donc on voit qu'on est asymétrique Et qu'on est d'une guerre de flux Contre une guerre de stocks Les stocks sont en train de se réduire Je rappelle que depuis le début des hostilités C'est deux années de production de missiles Patriot Qui ont été consommées Vous vous rendez compte ?

Deux années D'un côté il faut On fabrique à peu près 40 missiles Patriot par mois D'autre côté Les Iraniens refabriquent une centaine de missiles balistiques Et des centaines voire des milliers de drones Donc elle est asymétrique dans ce sens Elle est aussi asymétrique Parce qu'évidemment ça a des répercussions Ça a des répercussions je dirais sur nous Sur nous Sur les populations Sur les populations du Golfe Évidemment Sur nous en Europe Et on va en reparler très certainement Évidemment sur l'impact sur le carburant Sur l'inflation Sur l'augmentation des taux d'intérêt Mais aussi un impact très important Peut-être encore plus important Sur les Etats-Unis Et sur la population américaine Je rappelle quand même que Le baril Pardon le baril Bien sûr il est passé de 70 maintenant à 100 On est un peu plus de 100 ce matin Le baril de pétrole Mais le galon d'essence Et on sait que le galon d'essence C'est un indicateur très important Pour les élections américaines Il était à 2,80 dollars Avant le début des hostilités Il est à 4,20 aujourd'hui Donc ça si vous voulez Ça met sous pression Sous pression vraiment très fortement La population américaine Et donc Donald Trump Alors là dedans On a maintenant Une nouvelle dynamique Qui est le fait Qu'on a le blocus dans le blocus Ce qui est peut-être Un mouvement Je pense techniquement Intelligent De l'armée américaine Je dis l'armée américaine Parce qu'on peut peut-être Distinguer l'armée américaine De Donald Trump On a l'impression Qu'ils ont repris un peu Le pouvoir Le lead Si vous permettez cette expression Pourquoi c'est intelligent Parce qu'évidemment Parce qu'évidemment Ça commence évidemment A bloquer les bateaux Les navires Qui quittent l'Iran Et donc qui lui permettraient D'exporter le pétrole Dont elle a besoin Pour son budget Mais surtout Et c'est là où je voulais en venir Ceux qui vont entrer Il ne faut pas oublier Que l'Iran est un pays Qui dépend beaucoup Des importations Par exemple Près de 6 millions de tonnes De maïs par an Par exemple Le riz Par exemple L'huile Par exemple Le sucre Mais aussi Les intrants agricoles Mais aussi Les intrants technologiques Pour fabriquer Ces drones Et ces missiles Tout ça est bloqué Et qui paye évidemment La population iranienne Alors on sait que Le régime actuel S'inquiète peu De l'état de sa population Il n'en demeure pas moins Qu'on commence à voir Vraiment Des que Maintenant Dans le bazar Les échoppes Ne sont plus Achalandées

7:18
Présentateur

Donc

7:19
Invité politique

On est en train De resynchroniser Je dirais Cette asymétrie Sur l'impact Des populations Avec le regard Evidemment Qui n'est pas le même Je le redis De la part Des autorités Du gouvernement Et des bolas Iraniens Évidemment Pour nous en Occident

7:35
Présentateur

Thierry Breton On est sur CNews Et sur Europe 1 En attendant En France Rattrapé par la colère sociale Le gouvernement A reconduit Des aides Pour certaines catégories Vraiment Comme les pêcheurs Les agriculteurs Les transporteurs Le BTP Les VTC 3 millions de travailleurs Grands rouleurs Est-ce que c'est du bricolage

7:53
Invité politique

Est-ce que c'est du bricolage ? Non Je crois d'abord Qu'il faut Il faut voir Que tout le monde N'est pas Évidemment Concerné de la même façon Évidemment Un prix De l'essence Ou du gasoil Qui a fortement augmenté Je le redis quand même Pour nos auditeurs Et nos téléspectateurs On n'est pas encore Dans une crise Pétrolière majeure On y ressemble pourtant On n'y est pas encore

8:14
Présentateur

2,50€ le gasoil

8:16
Invité politique

2,50€ 2,40€ Mais ça c'est certain Et c'est la raison Pour laquelle Parce qu'on ne connait pas Évidemment la durée Parce que finalement Tout ça a une origine Cette origine Elle a un nom Ce nom c'est Donald Trump C'est Donald Trump Évidemment Qui lorsqu'il va décider D'écouter Benjamin Netanyahou Va créer Croyant à l'époque Refaire ce qu'il avait fait Avec M. Maduro On se souvient en Venezuela Bon ben ça n'a pas marché Et désormais On est dans cette guerre Dont visiblement Il veut se sortir Tout le monde veut se sortir Mais qui dure Je le redis Elle est quand même Artificielle dans le sens Où on a encore la production

8:51
Présentateur

Elle n'est pas structurelle

8:52
Invité politique

Il faut vraiment maintenant

8:53
Présentateur

Elle peut se résoudre rapidement

8:54
Invité politique

Elle peut se résoudre Alors disons

8:56
Présentateur

Avec une détente sur les prix du carburant

8:57
Invité politique

Avec une détente progressive Mais c'est clair que Si on réussit à avoir Ce que nous espérons tous Avant quand ? Avant le voyage De Donald Trump En Chine Qui est attendu On le sait Le 14 mai en Chine Pour lui C'est certainement Une date butoir Donc je pense que C'est la nouvelle date butoir Qu'on a devant nous Là il y a vraiment la volonté De trouver un accord Bien sûr Qui sont concernés ?

Les grands rouleurs Donc il faut les aider Bien sûr Les agriculteurs Il faut les aider Bien sûr Les marins pêcheurs Il faut les aider Il faut aussi aider L'ensemble de ceux Qui ont besoin de leur voiture Et notamment On le sait Tous ceux Qui vont aider Leurs concitoyens Je pense en particulier Aux infirmières Aux aides-soignants Il faut évidemment Les aider Donc c'est une bonne chose Bien sûr que non

9:42
Présentateur

Alors l'écotaxe David Lissner Le propose Michel-Edouard Leclerc aussi Et ça serait immédiatement Entre 15 et 17 centimes d'euros En moins sur le litre Oui On le suspend temporairement

9:52
Invité politique

Oui alors ça évidemment C'est des choses On a tellement travaillé là-dessus Pardon de le dire de façon simple Il n'y a qu'à Faucon Malheureusement on ne peut plus Le permettre Donc ce qui est très important C'est que l'Etat Ne gagne pas un sou de ça Alors la TVA Donc tout ce qu'on gagne Disons

10:06
Présentateur

Repart dans les aides

10:07
Invité politique

Voilà ça repart dans les aides Et je crois que c'est normal Je crois même que l'Etat Fait un peu plus Parce qu'en fait Moi j'ai fait des calculs En gros L'Etat peut engranger Entre 50-60 millions d'euros Par mois Aujourd'hui Donc

10:22
Présentateur

On est loin des 170 millions d'euros Alors annoncer

10:25
Invité politique

Oui Enfin on est Si vous voulez Pour être très précis Par tranche d'augmentation De 10 dollars du baril L'Etat engrange Entre 30 et 60 millions Par mois Donc là On est passé de 70 à 100 Ça fait Bon vous voyez Si jamais on est Si jamais on estime Qu'on fait une cote maltaillée 150 millions Ça fait 50 millions 3 fois 3 150 millions On n'est pas loin Donc l'Etat effectivement Restitue L'ensemble du plus gagné Qu'il va pouvoir engranger Et ça me semble être Le maximum que l'on puisse faire

10:57
Présentateur

Les français ont néanmoins Le sentiment d'être rackettés D'être renseignés Sur ce prix de l'essence 55% de taxes Sur le litre d'essence Est-ce qu'encore une fois Il ne faut pas alléger ces taxes Pour pouvoir donner Une petite bouffée d'air

11:11
Invité politique

Pour pouvoir l'achat français Oui je sais par exemple Que c'est la proposition Du rassemblement national De dire de baisser par exemple La TVA Donc à 5,5

11:19
Présentateur

La France insoumise propose De bloquer

11:20
Invité politique

Oui alors ça ça veut dire Ça ça veut dire Entre 13 et 17 milliards Donc insoutenables Où est-ce qu'on va les trouver Donc très bien Encore une fois Dans la mesure Où ça fait un trou De 13 milliards dans le budget Enfin 13 à 17 milliards Donc on va prendre A peu près 15 milliards Très bien Donc il faut évidemment Voir où on va les trouver Mais aujourd'hui On n'a pas la réponse

11:40
Présentateur

6 milliards d'euros De hausses de dépenses De l'Etat Avec cette guerre en Iran Bercy promet De compenser ça Pour des économies Et sur l'Etat Et le budget de l'Etat Et sur celui De la sécurité sociale Mais concrètement On ne sait pas où

11:54
Invité politique

Oui alors il faut S'arrêter une seconde Sur ce chiffre Qui est un peu surprenant Parce qu'évidemment 6 milliards On est au début de cette crise On espère qu'elle va bientôt Se terminer Moi je pense personnellement Qu'on est maintenant Dans une phase Où bien sûr Les Iraniens Essayent de faire jouer Un petit peu Comme on dirait Cette expression Un peu l'ours Et l'ours c'est plutôt Donald Trump Mais à la fin Les Iraniens Vont être aussi poussés

12:15
Présentateur

Faire danser l'ours

12:16
Invité politique

Oui Faire danser l'ours A la fin Les Iraniens Vont être évidemment Poussés Par la population Mais aussi par Ceux avec lesquels Ils travaillent Et ceux qui les soutiennent Je pense en particulier Au Pakistan Je pense également A la Chine Donc je pense Qu'on est maintenant J'espère Qu'on va finir Par trouver Un accord Mal taillé Chacun va dire Qu'il a gagné Ça c'est pour Dans les Espérons les jours Ou les semaines Qui viennent Donc ceci devrait être Derrière nous Il n'en demeure pas moins Qu'en ce qui concerne Ces 6 milliards On voit qu'il y en a A peu près 4 milliards 3 milliards 8 exactement Dont Bercy nous dit Qu'ils proviennent De l'augmentation Des intérêts de la dette Vous voyez Sur 6 milliards Il y en a à peu près 4 milliards C'est à dire les 2 tiers Qui viennent du fait Qu'on est hyper endetté Et que je le rappelle

12:59
Présentateur

Ça n'a rien à voir avec la guerre

13:00
Invité politique

Ça n'a rien à voir avec la guerre Sauf qu'évidemment Les taux d'intérêt Augmentent un petit peu Alors ils augmentent un petit peu maintenant Mais ils ne vont peut-être Pas augmenter toute l'année Donc peut-être que là On a tiré un tout petit peu le trait Mais qu'est-ce que ça nous dit Laurence Ferrari Ça nous dit aujourd'hui Que si on a une crise exogène Comme celle que nous vivons Qu'est-ce qui nous coûte le plus cher C'est le poids du passé C'est donc notre sur-endettement C'est à dire qu'on est tellement endetté On va devoir émettre Pour plus de 300 milliards De dettes En renouvellement cette année 300 milliards Vous vous rendez compte C'est le montant Le plus important Du monde En euros Il va falloir aller chercher Sur les marchés Comme la dette est un peu plus chère On va payer un petit peu plus cher On peut espérer Que cette augmentation Des taux d'intérêt Ne va pas durer toute l'année Et donc peut-être Que les 3,8 milliards A 4 milliards Ne seront pas ceux-là à l'arrivée Il n'en demeure pas moins Que c'est sans doute De bonnes politiques De prendre des précautions Ce n'est pas moi Qui voulait vous dire l'inverse

13:47
Présentateur

Pierre et Breton On est sur CNews Et sur Europe 1 Vous souhaitez Et vous réclamer Cette règle d'or Limiter le déficit public A 1% du PIB A l'horizon 2032 L'inscrire dans la constitution Il y a une multitude De candidats Pour 2027 C'est l'inflation Pour le coup de candidats Est-ce que l'un d'entre eux Va prendre à bras le corps Cette proposition-là Et la proposer aux français ?

14:07
Invité politique

Bah écoutez en tout cas Je vois maintenant Parce que je pense sincèrement D'abord peut-être Pour nos auditeurs Et nos téléspectateurs On voit bien Qu'on est tellement Dans une logique d'incurie Et la fragmentation aussi Je dirais Dans notre vie politique Fait que Les assemblées L'assemblée que nous avons Et peut-être celle qu'on aura Après les élections présidentielles Les français on sait Qu'ils votent contre Et quand ils nous mettent Ils désignent Un président de la république Au deuxième tour C'est plutôt voter Contre celui Qu'ils ne veulent pas voir Et dès le lendemain Aux législatives Dès le lendemain Aux législatives Bah généralement On veut limiter Le pouvoir qu'on donne Au président Donc il n'est pas du tout Impossible Hélas Qu'on ait encore Une assemblée fragmentée Parce que La fragmentation Ce n'est pas qu'en France C'est partout maintenant Désormais en Europe Donc on voit ce que ça donne On est aujourd'hui Dans une logique Où précisément La France est le pays Qui est le plus endetté En volume D'Europe Et qu'on n'arrive pas A se sortir De ces 5% de déficit Les allemands Vous savez en 2010 Que ce soit Les partis de gauche Et les partis de droite On réussit à se mettre D'accord Pour dire Bah on va se mettre Dans la constitution Parce qu'on n'arrête pas De se chamailler Cette obligation De ne plus avoir De déficit Moi je propose Non pas déficit zéro Mais déficit 1% En 2032 Donc c'est pas non plus Très agressif C'est une trajectoire Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire Remettre de la discipline Pour qu'à nouveau Notre pays Réapprenne à compter Parce que voyez vous La France qui compte C'est quelque chose D'important On a oublié On compte pas D'un point de vue budgétaire Mais on compte plus non plus Sur la scène européenne Ou sur la scène internationale C'est me semble-t-il Très important Pour pouvoir Remettre de la discipline Il faut le faire sans doute Avant les élections Donc oui je vois Un certain nombre De chefs de parti Alors est-ce qu'il y en a

15:48
Présentateur

Un d'entre eux ? Je sais pas Gabriel Attal Edouard Philippe

15:50
Invité politique

J'ai vu Gabriel Attal Qui m'a dit Gabriel Attal Je l'ai vu La semaine dernière Il m'a autorisé à le dire Je le dis Et il m'a dit Qu'il était favorable Donc à cette proposition Il y en a beaucoup d'autres Je les vois Il faudrait que ce soit

16:04
Présentateur

La matrice de ce bloc central

16:05
Invité politique

Eh bien peut-être Pas que le bloc central Tous ceux qui veulent me voir Je les vois Encore une fois

16:09
Présentateur

Rassemblement national Bien entendu France insoumise

16:11
Invité politique

Bien entendu Alors pour l'instant Je n'ai pas eu De demande de la France insoumise Si j'en ai Je vous promets Que je viendrai vous le dire Pour les autres J'ai eu des demandes Pratiquement de tout le monde Oui donc je les vois

16:21
Présentateur

Vous êtes opposé aux primaires Vous dites que c'est Les machines à perdre Qu'elles sont absolument Plus adaptées à notre temps Pour désigner un candidat unique Ça marcherait pas ça ?

16:29
Invité politique

Ça n'a jamais marché en France Systématiquement On sait que les primaires Elles sont nées de quoi ?

Elles sont nées d'une idée De Terra Nova Qui était un think tank De gauche Qui voulait proposer De départager Vous vous souvenez Les éléphants Les éléphants socialistes Ils étaient tellement En train de se bagarrer Donc on a inventé les primaires Pour précisément départager Les candidats socialistes Entre eux Et puis Certains ont pris cette idée Ça n'a jamais marché Tous les candidats Qui ont été désignés aux primaires Ont toujours perdu Les présidentielles Sauf François Hollande Mais on sait qu'à l'époque C'était une primaire très élargie Lequel François Hollande Lorsqu'il a été élu Président de la République A dit Non les primaires Finalement c'est une très mauvaise idée Il faut les retirer Donc au fond Tout le monde a dit Que c'était une mauvaise idée Et aujourd'hui On veut revenir Sur quelque chose Qui est complètement Contre l'esprit De la Ve République Qui n'a je le redis Jamais marché En France Donc il faut en tirer Les conclusions

17:19
Présentateur

Mais l'union sacrée Que vous espérez Peut-être n'arrivera-t-elle pas

17:22
Invité politique

Eh bien on verra bien Vous avez raison C'est extrêmement difficile Mais voyez-vous La situation dans laquelle Se trouve la France Aujourd'hui Est extrêmement difficile Et je pense qu'on est vraiment Au pied du mur Dans l'histoire de France Alors comparaison n'est pas raison Mais dans des moments Qui sont pratiquement existentiels Pour la France Oui j'estime qu'aujourd'hui La dérive de nos finances publiques On vient d'en parler à l'instant Il y a une crise dans le Golfe Et on est complètement impacté Non pas sur l'impact direct Mais sur le poids du passé La situation dans laquelle Se trouve le pays aujourd'hui Est tellement Je dirais catastrophique Que si jamais On ne se met pas De la discipline en amont On n'y arrivera pas Donc oui vous avez raison C'est sans doute Le chat d'une aiguille Mais j'estime que c'est Ce dont la France a besoin Pour retrouver La capacité à maîtriser son destin

18:09
Présentateur

Et retrouver Thierry Breton Le sens du travail On sait aujourd'hui Que la pression fiscale Sur les salaires N'a jamais été aussi forte Dans notre pays Les français sont taxés A 47,2% en moyenne C'est à dire Quand un patron donne 100 euros Le salarié touche 52 euros 80 Pourquoi travailler ? Se demande-t-il Et vous savez quoi

18:24
Invité politique

Laurence Ferrari Si jamais On ne met pas en place Cette règle d'or C'est à dire Cette discipline sur 5 ans Et bien moi je vous parie Que ça va continuer à augmenter Et la France va continuer A s'enfoncer Et je ne veux pas ça Pour mon pays Je pense que beaucoup De ceux qui nous écoutent Non plus

18:37
Présentateur

Et les français travaillent Assez pour vous Thierry Breton ?

18:39
Invité politique

Mais les français Vivent plus longtemps Donc il faut aussi Qu'on en tire la conclusion Pour ceux qui le peuvent Et leur permettre De travailler plus longtemps Oui je crois qu'aujourd'hui C'est la dynamique Que l'on voit partout Démographique En Europe Et ailleurs dans le monde

18:52
Présentateur

Le pire des 10 renoncements Que vous décrivez Dans votre livre C'est lequel ? C'est le renoncement Sur tenir nos déficits publics ?

18:57
Invité politique

C'est le renoncement Depuis 1974 Où la France ne tient plus Son budget Depuis 1974 Et que la France finalement Dérive et dérive Et dérive Et qu'on dit à chaque fois Encore un moment Monsieur le bourreau Et bien le bourreau est là Aujourd'hui

19:10
Présentateur

Le bourreau est là Et vous prenez votre bâton de pèlerin Pour aller voir tous les candidats

19:13
Invité politique

Merci

19:14
Présentateur

Merci à vous Thierry Breton Les 10 renoncements Qui ont fait la France Sous éditions Plon Bonne journée à vous Merci Laurence Ferrari Dans la prochaine demi-heure Le Club Culture d'Europe 1 Avec le livre du jour De Nicolas Carreau Ce matin Un classique Un roman noir Qui nous emmène en Bretagne Au bord d'une falaise Brûle les falaises Le roman idéal pour l'été Selon Nicolas Carreau Et puis Sébastien Bordenave Nous emmène au théâtre du Châtelet A Paris Où se joue la comédie Top Hat Jusqu'au 3 mai A suivre également Votre signature Europe 1 Charlotte Dornelas Charlotte qui va nous parler De ses soldats français Morts en marge du conflit Au Moyen-Orient Et puis bien sûr La revue de presse D'Olivier Delagarde Comme chaque matin Très bon début de journée Vous êtes bien sur Europe 1