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Podcast / conversationRMC — Face à Face (sur Podcast)· 17 juin 2020 139 minContradictoireActualité / polémiqueSantéSécuritéSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Bourdin Direct - Mercredi 17 juin 2020

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 28 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:25OuverteRéponse partielle

    Qu'avez-vous pensé de l'arrestation musclée de l'infirmière à Paris ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette infirmière a-t-elle été interpellée ?

  • 8:29OuverteÉludée

    Les soignants réclament 300 euros de plus par mois. Le gouvernement va-t-il céder ?

  • 17:32OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des violences à Dijon ?

  • 33:58OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction face aux tensions communautaires à Dijon ?

  • 38:09OuverteRéponse directe

    Pourquoi demandez-vous un ministère du tourisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:50InvitéFait
    « Elle a été arrêtée pour outrage, rébellion et violence, pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. »
  • 2:40PrésentateurChiffre
    « 32 personnes ont été interpellées à Paris. »
  • 3:43InvitéChiffre
    « 38 morts ces dernières 24 heures. »
  • 4:47InvitéChiffre
    « Plus de 90 000 tests peuvent être réalisés chaque jour. »
  • 8:45PrésentateurChiffre
    « 300 euros de plus par mois. »
  • 9:15PrésentateurChiffre
    « On a donné 8 milliards d'euros à l'automobile. »
  • 9:21PrésentateurChiffre
    « On a donné 15 milliards d'euros à l'aéronautique. »
  • 26:46PrésentateurFait
    « Il était menacé en mort, mais il a reçu un coup de crosse depuis sa laisse sur la tête. »
  • 27:05InvitéChiffre
    « Suite à l'agression, près de 200 Tchétchènes sont venus de toute la France et d'Europe pour venger son fils aîné. »
  • 39:31InvitéChiffre
    « Les CHR représentent 80 milliards de chiffre d'affaires. »
  • 39:41InvitéChiffre
    « Le tourisme, c'est 170 milliards de chiffre d'affaires. »
  • 41:44PrésentateurFait
    « Ce que j'ai prévu, c'est déjà juillet-août, on ne va pas fermer et on va faire des roulements. »
  • 41:49PrésentateurFait
    « plutôt que de laisser 10 ou 12 ou 15 personnes sur le côté ou les faire tourner en chômage partiel, j'engage tout le monde et je ne ferme pas. »
  • 43:31PrésentateurFait
    « Pour la première fois, les Américains, l'autorité américaine du médicament a autorisé les médecins à prescrire un jeu vidéo aux enfants atteints de troubles du déficit de l'attention. »
  • 43:47PrésentateurFait
    « Il s'appelle ce jeu Endeavor Rx. »
  • 44:30InvitéFait
    « au fil de 7 années de tests, d'études cliniques, etc., on s'est rendu compte que ce jeu avait une efficacité pour aider à faire disparaître les symptômes de cette maladie. »
  • 44:42PrésentateurFait
    « L'agence américaine du médicament, c'est quand même des gens très, très sérieux. »
  • 47:38PrésentateurChiffre
    « augmentation de 48% des interventions pour violences conjugales et familiales pendant le confinement. »
  • 48:24PrésentateurChiffre
    « 44 000 enfants n'ont pas reçu leur dose de vaccin pendant le confinement. »
  • 50:05PrésentateurChiffre
    « Selon la police, entre 200 et 300 casseurs, des gilets jaunes, des militants d'ultra-gauche ont affronté les forces de l'ordre pendant plusieurs heures. »
  • 50:59InvitéFait
    « Hier, les soignants ont pu compter aussi sur la présence de citoyens ordinaires comme Alexandre. »
  • 51:35InvitéFait
    « Jérôme Salomon est aux manettes et le patron des députés Les Républicains, Damien Abad, le lui fait remarquer. »
  • 51:46InvitéFait
    « Le 4 mars dernier, vous déclariez sur BFM les masques n'ont aucun intérêt pour le grand public. »
  • 52:05InvitéFait
    « L'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, recommande dès le mois de mars de tester, tester, tester, mais la France tarde à le faire. »
  • 53:07InvitéFait
    « Des chercheurs britanniques ont découvert qu'un médicament de la famille des stéroïdes réduisait de manière significative la mortalité chez les malades gravement atteints par le Covid-19. »
  • 53:18InvitéFait
    « Emmanuel Macron va lancer demain une initiative de relocalisation de certaines productions de médicaments. »
  • 53:27InvitéFait
    « il a pris comme exemple paracétamol. Aucune industrie en France n'en produit. »
  • 53:32InvitéFait
    « Comme 80% des principes actifs utilisés dans le monde, le paracétamol est fabriqué en Asie principalement pour deux raisons. »
  • 54:10InvitéChiffre
    « Le gouvernement a annoncé qu'il débloquerait 200 millions d'euros dans les prochains jours. »
  • 55:43PrésentateurChiffre
    « 4000 d'entre eux n'auraient pas reçu l'intégralité des doses pendant le confinement. »
  • 56:06InvitéChiffre
    « un peu plus de 40 000 nourrissons âgés de 3 à 18 mois n'ont toujours pas reçu de vaccin. »
  • 56:47InvitéChiffre
    « Au total environ 600 000 vaccins n'ont pas été réalisés pendant les 8 semaines de confinement tous âges confondus. »
  • 1:01:36PrésentateurChiffre
    « 40 à 60% des enfants qui vivent les violences conjugales sont directement victimes de violences physiques exercées contre eux par leur père ou leur beau-père. »
  • 1:02:27PrésentateurChiffre
    « 80% des femmes victimes de violences conjugales sont des mères. »
  • 1:04:02PrésentateurFait
    « je suis juge des enfants au tribunal de Bobigny et tous les jours je travaille avec des enfants délinquants et bien au moins la moitié de ces enfants délinquants et 70% des enfants les plus violents sont des enfants victimes des violences conjugales. »
  • 1:08:34PrésentateurFait
    « Zara a enregistré des pertes très importantes pour la première fois de son histoire. »
  • 1:08:37InvitéChiffre
    « Zara va supprimer 1200 boutiques dans le monde sur 7400. »
  • 1:09:06InvitéChiffre
    « 50% des revenus de Zara pendant cette période entre janvier et mars c'était les ventes en ligne. »
  • 1:09:17PrésentateurChiffre
    « 95% de ses revenus au mois d'avril. »
  • 1:11:47PrésentateurChiffre
    « plus de 130 millions d'euros débloqués par le gouvernement grâce à l'engagement d'un joueur de foot. »
  • 1:11:47PrésentateurChiffre
    « plus de 130 millions d'euros débloqués par le gouvernement »
  • 1:13:32InvitéChiffre
    « près de 140 nouvelles contaminations recensées en 6 jours »
  • 1:15:11InvitéChiffre
    « 38 nouveaux décès ces dernières 24 heures »
  • 1:19:09InvitéChiffre
    « le premier voyagiste mondial pourrait se séparer de 8000 de ses 70 000 salariés dans le monde »
  • 1:21:21PrésentateurChiffre
    « 60 000 défaillances d'entreprises attendues avant fin 2021 »
  • 1:21:27PrésentateurChiffre
    « moins 11% de PIB »
  • 1:27:25PrésentateurChiffre
    « on en imprime plus de 700 millions par an »
  • 1:28:31PrésentateurChiffre
    « ça va nous permettre également d'économiser 300 000 km de transport »
  • 1:31:28InvitéFait
    « un garçon de 16 ans a été agressé par des dealers du quartier populaire des Grésil »
  • 1:31:39InvitéFait
    « on lui a mis un pistolet dans la bouche et on lui a donné des coups de crosse sur la tête »
  • 1:33:45InvitéFait
    « les occupants de cette voiture ont ouvert le feu, le gérant a été blessé par balle »
  • 1:35:03InvitéFait
    « hier Emmanuel Macron a demandé au ministre de l'intérieur d'envisager l'expulsion de ceux qui seront arrêtés »
  • 1:40:36InvitéFait
    « Edouard Philippe a dit entendre parfaitement les revendications »
  • 1:40:47InvitéFait
    « L'Assemblée nationale examine un projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet »
  • 1:47:37InvitéChiffre
    « 18 000 personnes à Paris et sur l'ensemble de la France »
  • 1:50:07InvitéFait
    « Si on n'a pas une politique extrêmement volontariste pour embaucher rapidement à l'hôpital public, on ne redémarrera pas »
  • 1:51:57InvitéFait
    « Il n'est plus admissible qu'on gouverne l'hôpital en fonction d'objectifs budgétaires »
  • 1:59:09PrésentateurFait
    « On a une très faible circulation du virus »
  • 1:59:56PrésentateurFait
    « Grâce au confinement, on a pu réduire le pic épidémique »
  • 2:07:34PrésentateurFait
    « les forces de l'ordre elles étaient là, elles ont appréhendé, elles ont interpellé »
  • 2:08:20PrésentateurPromesse
    « le président de la république a pris un engagement très fort qui était de dire que si des personnes étaient appréhendées et étaient en train d'essayer de demander un statut de réfugié politique et bien il ne l'obtiendrait pas »
  • 2:12:05PrésentateurChiffre
    « Nous on l'a augmenté de 2 milliards d'euros par an »
  • 2:12:22PrésentateurChiffre
    « On va supprimer un tiers de la dette de nos hôpitaux c'est à dire 13 milliards d'euros qui vont être rendus à nos hôpitaux »
  • 2:15:47PrésentateurFait
    « qui ont même combattu de manière très claire le général de Gaulle »
  • 2:17:24PrésentateurFait
    « cette réforme on l'a portée pendant ces trois dernières années »
  • 2:18:09PrésentateurFait
    « nous avons un Premier Ministre qui est apprécié des Français qui est solide qui est loyal »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Invité7 %
  • Invité 25 %
  • Invité 35 %
  • Présentateur 25 %
  • Invité 44 %
  • Invité 53 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Mercredi 17 juin, l'info sur RMC. Il est 6h juste à la seconde près. Céline Kalman est là pour les informations. Céline, bonjour.

0:13
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Climat attendu à Paris hier lors de la manifestation des soignants. Les images de l'arrestation d'une infirmière tournent en boucle. Mais il faudra aussi surtout retenir que l'ensemble des manifestations en France

0:25
Présentateur

se sont très bien déroulées. A Dijon, l'État promet une réponse extrêmement ferme. Première soirée sans affrontement depuis cinq jours.

0:32
Invité

L'enquête pour identifier les coupables des violences s'annonce compliquée. Et puis les deux aéroports de Pékin annulent plus d'un millier de vols. Rebond des cas de Covid-19, reconfinement et inquiétude de la population. Il est 6h, bienvenue sur RMC. C'est l'image qui a enflammé les réseaux sociaux hier soir.

0:51
Présentateur

Une scène qui a marqué les esprits. Celle d'une femme en blouse blanche interpellée, tirée par les cheveux en marge de la manifestation parisienne des soignants.

0:58
Invité

Il s'agit d'une infirmière de 50 ans. Elle a été arrêtée pour outrage, rébellion et violence, pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. Hier soir, une trentaine de personnes se sont spontanément réunies devant le commissariat

1:10
Présentateur

où elle a été placée en garde à vue près de la place des Invalides où cette soignante a été interpellée. Thomas Chupin. Il est 5h moins le quart hier soir. Fin de manifestation. Cela fait de nombreuses minutes que des casseurs font face à la police. Et au milieu, une blouse blanche, une femme qui jette des projectiles maladroitement sur les forces de l'ordre qui les insultent. Et finalement, les policiers interviennent.

1:28
Invité

Je suis infirmière, je fais de l'âge.

1:30
Présentateur

Interpellation musclée, l'infirmière ne se laisse pas faire. Elle est tirée par les cheveux et mise à terre. S'il vous plaît ! Images qui ont choqué lui, c'est un proche de la famille.

1:38
Invité

Ce qui m'a vraiment surpris, moi, c'est la violence de l'interpellation. Elle est à genoux. Je ne vois pas ce qu'elle pouvait faire pour se défendre et ce qui les mettait en danger. Il faisait partie d'une trentaine de personnes qui se sont rassemblées hier soir

1:48
Présentateur

devant le commissariat où l'infirmière a été emmenée.

1:50
Invité

Elle a travaillé pendant trois mois pour aider les gens qui subissaient le Covid. Elle l'a elle-même subie. Aujourd'hui, elle est interpellée pendant une manifestation où elle demande de sauver l'hôpital public. Moi, ça me crève le cœur, je ne vais pas vous mentir.

2:03
Présentateur

Infirmière à Villejuive, dans le Val-de-Marne. Elle a reçu le soutien de la CGT locale. Benjamin Amar en est le porte-parole.

2:08
Invité

Elle reconnaît avoir jeté des choses, des projectiles sur la police. Elle en est navrée. Donc, nous, on est là pour dire un petit peu d'indulgence. Une infirmière de 50 ans, si à un moment, elle a la colère qui l'envahit comme ça, il faut qu'on se pose les bonnes questions.

2:19
Présentateur

Un des policiers atteints par les projectiles lancés par l'infirmière devrait déposer plainte aujourd'hui. 32 personnes ont été interpellées à Paris. Des affrontements également à Lille, Toulouse et à Nantes. Mais ce qu'il faudra retenir aussi et surtout, c'est que plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé partout en France.

2:35
Invité

Et dans la plupart des cas, il n'y a eu aucun débordement des soignants qui, comme Anne-Sophie, infirmière aux urgences de l'hôpital de Cholet en Manéloire, réclament plus de reconnaissance.

2:44
Présentateur

Ils nous ont donné une prime, mais ce n'est pas ça qu'on veut. C'est une reconnaissance de la grille salariale et plus de lits, plus de soignants pour mieux soigner nos patients. Les gens dorment dans les couloirs, on n'a pas assez de lits, pas assez dents. Et de l'humain malade n'a pas le droit d'avoir ça. C'est vrai que c'est vraiment fatigant et avoir des gestes au niveau du gouvernement.

3:13
Invité

Et interrogé sur France 3 Normandie, hier soir, le Premier ministre Edouard Philippe a dit entendre parfaitement les revendications. Il a de nouveau promis une réponse massive et très significative. La commission d'enquête parlementaire pour tirer les leçons de la crise de Covid-19 se poursuit.

3:28
Présentateur

Hier, c'est Jérôme Salomon qui s'est expliqué quatre heures à défendre la stratégie du gouvernement,

3:33
Invité

notamment sur les masques et les tests. Demain, Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, sera auditionné à son tour. Il y a toujours des victimes du Covid-19 en France. 38 morts ces dernières 24 heures. 820 malades sont toujours en réanimation. Mais l'inquiétude vient surtout à nouveau de la Chine. Pékin, une centaine de cas en cinq jours. Les deux aéroports de la ville annulent plus d'un millier de vols ce matin. Pékin demande à ses habitants d'éviter les voyages non essentiels en dehors de la ville. Décision radicale aussi de refermer toutes les écoles de la ville. Marion Fourney. Depuis deux mois, Wang, 14 ans, avait repris les cours quasiment normalement.

Mais ce matin, il ne pourra pas aller au collège, fermé sur décision des autorités locales. Je suis sous le choc. On pensait que c'était quasiment fini et voilà qu'on a soudainement une nouvelle vague de cas. Ce virus fait peur et on n'a pas encore de vaccins.

4:23
Présentateur

Pékin recommande d'éviter les voyages non essentiels. Les deux aéroports de la ville ont annulé plus d'un millier de vols. Le scénario se répète et l'inquiétude grandit. Hélène, 27 ans. Les gens avaient de nouveau le droit de voyager, de voir leur famille et maintenant nous voilà de nouveau en confinement. Tous nos plans pour les six prochains mois pourraient être ruinés. Plusieurs zones résidentielles sont en quarantaine et les autorités locales ont lancé une campagne de dépistage massive. Plus de 90 000 tests peuvent être réalisés chaque jour pour tenter d'éviter une deuxième vague épidémique.

4:52
Invité

Un espoir tout de même ce matin. L'Organisation mondiale de la santé salue une percée scientifique.

4:57
Présentateur

Des chercheurs britanniques ont découvert qu'un médicament de la famille des stéroïdes réduisait significativement la mortalité chez les malades gravement atteints par le Covid-19. RMC 6h05. La soirée a été calme à Dijon.

5:11
Invité

Le secrétaire d'Etat à l'intérieur Laurent Nunes s'est rendu sur place hier. Il a prévenu que la réponse policière serait extrêmement ferme après les violences de ces derniers jours.

5:19
Présentateur

Des groupes d'hommes armés et cagoulés qui se sont affrontés pendant plusieurs soirs d'affilée.

5:24
Invité

Le travail des enquêteurs est d'ailleurs très compliqué pour identifier les auteurs de ces violences. Maxime Brandstatter. Seulement quatre interpellations depuis les incidents qui ont perturbé la vie à Dijon. Des interpellations uniquement d'habitants du quartier qui étaient à la démonstration de force de lundi. L'enquête est compliquée, nous explique une source policière. Même si certains tchétchènes auraient été identifiés, pour l'instant aucun n'a été arrêté. Trafic de drogue ou bagarre de rue, on ignore encore l'origine de cette affaire. Les policiers se sont rendus au domicile du jeune tchétchène qui avait été agressé au départ.

Sa famille nous explique qu'ils ont été entendus par les enquêteurs. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunes est venu hier dans la ville. Il a promis une réponse extrêmement ferme. Le ministère a ajouté plus tard qu'il examinera systématiquement la possibilité d'expulser les étrangers impliqués dans cette affaire. A retenir également dans l'actualité plusieurs centaines de policiers de nouveau rassemblés hier à Bobigny, Saint-Denis, Mulhouse ou encore Perpignan. Ils réclament toujours d'être reçus par Emmanuel Macron. Football, le Bayern Munich sacré en Allemagne.

Un mois après la reprise de la Bundesliga, les Munichois ont remporté un 30ème titre après leur victoire 1-0 contre le Werder Bremen hier. Arnaud Valadon. L'émotion a pris le pas sur la distanciation. Aussitôt le coup de sifflet final, les joueurs du Bayern Munich se sont pris dans les bras modérément. Impossible de se priver de scène de joie pour fêter le 8ème titre de champion de suite, le 30ème de l'histoire pour les Bavarois. Une célébration qui restera forcément particulière. Pas de communion avec le public. Un sentiment étrange pour les 4 joueurs français du Bayern présents hier, dont les champions du monde Pavard et Hernandez.

En reprenant dès le 16 mai, le football allemand a fait vite, plus vite que l'Espagne, l'Italie ou même l'Angleterre qui reprend aujourd'hui. Il y a une semaine, le protocole sanitaire a même été assoupli outre Rhin. Le port du masque n'est plus obligatoire pour les remplaçants sur le banc de touche si la distanciation est respectée. En revanche, le public ne devrait faire son retour dans les stades qu'en septembre.

7:16
Présentateur

Oui, ça vous ferait. Je vous le dis ce que j'ai envie de dire. Le football sans spectateur, c'est d'un ennui considérable. Je trouve que ça change tout. D'ailleurs, en Allemagne, les audiences qui étaient parties en flèche sont en train de s'écrouler. Plus personne n'a envie de regarder. Quid du tennis ?

7:31
Invité

Parce que l'US Open aura bien le...

7:33
Présentateur

Sans spectateur, l'US Open ? 31 août au 13 septembre. Il n'y aura personne dans les tribunes. Ça sera à l'Éco. Là aussi, un match de tennis à l'Éco. On entendra les balles, hein ? Oui, personne va entendre les balles. C'est très bien l'éloge à Roland-Garros. Comment ? À Roland-Garros, on est habitué. Il n'y a pas grand monde dans les loges non plus. Oui, mais il y a de la présence. C'est ce qu'on appelle dans les loges. Oui, dans les loges, oui. Mais enfin, il y a quand même du public qui n'est pas dans les loges. Il y a de la présence à Roland-Garros. C'est entre les coups. Et puis, on sent que le spectateur apprécie, vibre. Vibre comme les joueurs. Non, non. Sans public. Du sport.

Le sport, c'est un spectacle. Enfin, du sport sans public. Ça ne rime à rien. À rien. Il est 6h08. Bien. Merci d'être avec vous. Qu'est-ce que vous en pensez ? Allez-y. On en parle, si vous voulez. 6h08. Bien. Toute l'équipe est réunie avec Quentin Vinet. Bien sûr, Mathieu Rouault. Bonjour à tous. Qui va venir nous rejoindre dans un instant. Et puis, Caroline Philippe qui est aussi avec nous pour revenir sur ces manifestations de personnel soignant un peu partout en France. Alors, je voudrais faire simplement deux remarques. Dans de nombreuses villes, tout s'est bien passé. Il y a même eu des moments de fraternité entre les policiers et le personnel soignant. C'était formidable.

Que demande essentiellement le personnel soignant ? 300 euros de plus par mois. 300 euros. J'en ai parlé à Darmanin, lundi matin, à Gérald Darmanin. Apparemment, il ne m'a pas dit non. On va attendre, on va voir. Je reposerai la question à Aurore Berger, qui en général est quelqu'un de volontaire, qui dirige la communique, enfin, qui dirige, qui dirige, qui est la porte-parole des députés La République En Marche, à l'Assemblée nationale, qui a son mot à dire. Les proches du Premier ministre, Edouard Philippe, je lui en parlerai tout à l'heure. Il faut ces 300 euros. On a donné 8 milliards d'euros à l'automobile. On a donné 15 milliards d'euros à l'aéronautique.

Est-ce qu'on ne peut pas donner 300 euros par mois au personnel soignant ? Voilà un slogan. Moi, si j'étais personnel soignant, syndiqué, c'est un slogan que je mettrais en avant. Malheureusement, à Paris, il y a eu ces incidents. Caroline Philippe, beaucoup d'amertume pour les soignants ce matin. Vous étiez hier à la manif. Ils ont manifesté à Paris. Au moment où le cortège a rejoint l'esplat des Invalides, des incidents ont éclaté. Caroline, vous étiez sur place à peine arrivée. Les soignants sont rapidement dispersés par les forces de l'ordre. Oui, d'un côté, les fanfares jouent encore. Il fait beau l'ambiance et bon enfant.

Les soignants sont en train de discuter entre eux, comme à l'arrivée d'une manifestation. Mais à quelques centaines de mètres au-delà, de l'autre côté de l'esplanade, les tirs de gaz lacrymogènes retentissent. Comme si la manifestation était scindée en deux, les uns observent les autres avec désolation. Claude, infirmière, assiste aux toutes premières tensions. Il y avait beaucoup de jeunes. Ils couraient très vite. Ils étaient habillés tout en noir. Ils avaient des parapluies noires. Ils ont commencé à provoquer la police. Il y a eu des échanges de fumigènes ou je ne sais pas quoi. Il y a eu des lancers sur les manifestants en blouse blanche. Ce qui n'est pas normal, en fait.

Ces incidents qui ont éclaté après deux heures de manifestations. Bon enfant, pacifique et cœur, ces soignants venus en nombre. Ils étaient 18 000 à Paris. Romane, infirmière en réanimation à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, quitte le cortège à regret. On est en colère. On a peur aussi. On n'est pas venus là pour jouer notre vie ou quoi ou qu'est-ce. Je devais travailler. J'étais contente de ne pas être assignée et de pouvoir revendiquer mes droits. Je dois partir. Pourquoi ? Parce qu'il y a des gens qui font n'importe quoi, qui sont haineux d'autres personnes. Alors que ce n'est pas le but, en fait.

Ces débordements sont d'autant plus mal vécus que tous ces soignants sont épuisés par la crise sanitaire sans précédent qu'ils viennent de traverser. Comme si les casseurs, en fait, avaient volé leurs manifestations, leurs moments où ils étaient venus crier leur colère envers le gouvernement. Anaïs est infirmière aux urgences de l'hôpital Mondor à Créteil. Elle est amère. On attend cette date depuis tellement longtemps maintenant. On a tellement souffert. On se dit qu'enfin, ça y est, on est là tous ensemble réunis, soudés, unis. On se dit que ça y est, on va enfin se faire entendre. De voir des casseurs, de voir les poubelles qui sont incendies, franchement, c'est vraiment dommage.

Oui, que sait-on, Caroline, de ces casseurs à l'origine des débordements ? Eh bien, au moment où la tête du cortège arrive sur l'esplanade des Invalides, 2 à 300 personnes, des casseurs, des gilets jaunes, des militants d'ultra-gauche, selon des sources policières, jettent des projectiles sur les forces de l'ordre, caillassent un bus et retournent une voiture siglée handicapée. La police réplique immédiatement, tire des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Mais la situation se tend rapidement. On a aussi vu, et les réseaux sociaux ont repris ces images, quelques rares soignants. Une infirmière, notamment, jetait des projectiles avant d'être interpellée.

Mais d'après Jean-François Amadieu, sociologue, spécialiste des mouvements sociaux, cette violence est liée au contexte du déconfinement et va bien au-delà de la colère des soignants. Le fait que pendant plusieurs mois, il n'y ait plus de manifestation fait que là, l'occasion se présente. Il semble bien qu'il se crée une sorte de convergence qui pourrait d'ailleurs prendre beaucoup plus d'ampleur, diriger contre les forces de l'ordre. Voilà, convergence dirigée contre les forces de l'ordre. Vous réagissez, évidemment, merci Caroline. Vous réagissez, évidemment, 3216 rmc.fr. Vous réagissez, vous nous dites ce que vous pensez de tout cela.

Nous débattons ce matin, vous avez eu beaucoup d'appels sur la question. Sur la question, évidemment. Tiens, je vais vous lire le message de Christine. Voilà, c'était Christine qui disait, donc maintenant, à cause de 200 individus qui viennent mettre à feu et à sang les rues lors des manifestations, on va en arriver à se demander si on peut encore manifester et revendiquer sereinement en France. Non, nous dit Christine. Il faut absolument prévoir un service d'ordre dans les manifestations. Ça ne va pas. Il ne faut pas confondre non plus certains soignants égarés et le gros des troupes qui ont manifesté pacifiquement hier dans les rues de France. Bien, Chantal est avec nous. Bonjour Chantal.

Allô ? Bien, ça ne marche pas ce matin. Je ne sais pas pourquoi ce matin. Il y a des matins comme ça. Chantal. Chantal n'est pas là. Bien, rien ne marche. Ben, ne riez pas. Nous, on est là. Rien ne marche. Ben, on est là. Je me tourne vers Quentin. On a parlé de Paris avec Caroline Philippe. Il y a aussi quelques incidents à Lyon, à Caen, à Nantes. Oui, la même chose avec des membres de la mouvance ultra-gauche à Lyon, à Caen, à Nantes. C'est ce que nous dit la police. Une centaine de black blocs pour environ 5000 manifestants à Nantes. Ça, c'est ce que dit la préfecture. Effectivement, ce n'est pas étonnant.

Un sociologue explique que ces violences visant les forces de l'ordre étaient à craindre après plusieurs mois sans manifestation. Et déjà, effectivement, le week-end dernier à Lille, lors de la marche contre le racisme, un militant disait que ça tournait au n'importe quoi avec les revendications et la présence de l'extrême-gauche, des gilets jaunes et de casseurs. Oui, alors hier, il y avait les gilets jaunes, l'extrême-gauche, les casseurs. Évidemment, tout le personnel soignant qui était l'immense majorité de la manif. Et Assa Traoré aussi, qui nous dit qu'il y a un rapport entre la crise raciale et la crise sociale. Je ne vois pas trop... Enfin bon, c'est un mélange, effectivement.

Un mélange qui a provoqué malheureusement, malheureusement, ces incidents. Et on le regrette parce qu'on pense tous à ce personnel soignant qu'on a tous applaudi et qui demande maintenant une reconnaissance. L'État va devoir. Demain, d'ailleurs, demain, il y a un point d'étape sur le fameux Ségur, ces négociations autour du personnel soignant. Un point d'étape, nous allons voir ce que va donner ce point d'étape. 300 euros, c'est le slogan. Chantal est là ou pas ? Oui, Chantal, vous êtes là ? Je suis là. Vous m'entendez, M. Brodé ? Je vous entends mieux, mais ça n'a pas été facile, je vous le dis. Oui, je suis. Les communications sont parfois très difficiles, Chantal, même à la radio.

15:18
Invité

Non, mais ce n'est pas grave. Alors, vous êtes où, Chantal ?

15:21
Présentateur

Parce que je n'entends pas ce que vous dites, là. Je n'ai rien dans mon retour. Alors, vous êtes où ? Alors, moi, j'habite au Vauvert, dans le Gard. À quel endroit ? Dans le Gard. À Vauvert. À Vauvert, dans le Gard.

15:37
Invité

Et je voulais parler de la manifestation de Nîmes.

15:40
Présentateur

Oui, ça a été formidable à Nîmes, paraît-il.

15:42
Invité

Magnifique. On a vu des séries et applaudir les soignants.

15:49
Présentateur

Et ça a été réciproque. Il n'y a pas eu de violence. Il y a eu un respect mutuel. Alors, on ne nous montre que des trucs, des saccageurs. Et quand il y a de belles choses, on ne les montre pas. Vous avez tout à fait raison de le dire. Et je suis ravie.

16:01
Invité

Et je voudrais vous précéder une chose, si vous permettez. Allez-y. J'ai ma fille qui a travaillé, André, à Carrément-Anime.

16:08
Présentateur

Je ne sais pas si vous connaissez l'hôpital. Elle était au service Codif 19. Il n'a pas le droit à la prime de 1500 euros. Que d'autres infirmières de d'autres services ont le droit. Je trouve ça scandaleux.

16:20
Invité

Je ne veux pas prendre l'antenne plus que ça. Bravo ce que vous faites. Et je vous admire, vous et votre équipe.

16:26
Présentateur

Merci Chantal. C'est absolument adorable. Je tenais à le préciser. Il y a Nîmes, mais il n'y a pas que Nîmes. Où on a vu le personnel soignant et les policiers fraternisés. Comme quoi on peut revendiquer. On peut manifester sans casser. Les responsabilités sont partagées. Il y a ceux qui cassent, qui sont évidemment les premiers responsables. Ceux qui mettent de l'huile sur le feu. Et pendant ce temps-là, il y a des hommes, des femmes qui font leur boulot au quotidien. Et qui demandent une reconnaissance de leur métier. Voilà ce que l'on demande. Bien. Allez, merci Chantal. Merci Jacques Bourdin. Merci à votre équipe. Je vous adore. Merci Chantal. Au revoir Chantal. Il est 6h17.

Vous êtes sur AMC Mathieu. Qu'allons-nous faire après ? Eh bien, nous allons revenir sur vos appels. Sur ce qui vous fait réagir. On va parler de la Chine. Ce qui se passe en Chine. Parce qu'il y a beaucoup d'inquiétudes. Est-ce que vous supporteriez par exemple un reconfinement aussi en France ? A tout de suite.

17:25
Invité

RNP, 6h09, Bourdin Direct.

17:29
Présentateur

6h21. Je vais prendre Ali avant de retrouver Charlemagne. Ça y est, tout marche bien. Bravo à toute l'équipe technique. C'est bon. Ce matin, on est parti à fond. Ali est dans les Yvelines à Porcheville. Bonjour Ali. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Merci. Vous êtes manager en sécurité. Vous connaissez bien les Tchétchènes ?

17:46
Invité

Effectivement. La communauté Tchétchène, c'est une communauté avec laquelle j'ai beaucoup travaillé.

17:51
Présentateur

Oui, que je connais bien moi aussi.

17:53
Invité

Effectivement, je peux témoigner concernant cette communauté. Je sais que c'est des gens qui sont vraiment très très loyales, très bosseurs.

18:02
Locuteur

Oui.

18:03
Invité

Des gens qui sont clairement sans problème. Après, il y a peut-être que...

18:09
Présentateur

Il ne faut pas convier les titiller.

18:11
Invité

Exactement. Voilà, c'est exactement ça. C'est des gens qui sont très communautaires, qui sont beaucoup dans l'entraide. Mais en soi, c'est des gens qui appliquent vraiment toutes les consignes qu'on peut leur donner. Voilà. C'est des gens vraiment sans problème.

18:26
Présentateur

Je... Anne Niva, ma femme qui connaît parfaitement la communauté Tchétchène, m'a raconté qu'un Tchétchène est capable de réciter les noms de ses ancêtres sur cette génération. Les noms et les prénoms. C'est bien ce que je vous dis. Ça prouve, il y a une... Dans la communauté Tchétchène, il y a un amour de la famille, un amour de la communauté. En plus, c'est une communauté qui est liée par l'exil et qui est liée par ce que ce pays a subi. Les violences. N'oublions pas ce qu'ont été les guerres. Les guerres conduites par les Russes en Tchétchénie.

19:05
Invité

Effectivement, en fait, c'est un traumatisme qui est vraiment ancré en chaque Tchétchène. Moi, j'ai eu des collègues qui m'ont raconté un peu leur exil, surtout pendant la guerre qui a eu lieu en 2000. C'est des histoires qui glacent le sang. C'est des parents qui sortent de la maison, qui ne re-rentrent pas. C'est des traumatismes...

19:27
Présentateur

Vous savez que la Tchétchénie, ce sont deux départements, à peu près Savoie de Savoie, en superficie. 250 000 morts en 1999-2000. 250 000 morts.

19:42
Invité

C'est une guerre qui a laissé beaucoup de traf.

19:45
Présentateur

C'était simple. Vous savez comment les Russes conduisaient ? C'était simple. Des avions, des avions et des tapis de bombes. Et on écrabouillait le territoire. Tchétchène. Voilà.

19:56
Locuteur

Oui.

19:56
Présentateur

C'est triste et malheureux, mais... Donc, vous les connaissez dans le monde de la sécurité. Ils sont très présents, les...

20:04
Invité

Effectivement, ils sont très présents. Et ça va en augmentant. Il y a pas mal de sociétés, aujourd'hui, qui font appel à ce type de profil. Parce que, comme je vous l'ai dit, c'est des profils de personnes sans histoire. Des gens qui sont très bosseurs, qui comptent pas les heures. Et c'est des gens qui, au niveau boulot, il n'y a rien à leur reprocher, quoi.

20:23
Présentateur

Donc, moi, après, quand je vois un peu ce qui s'est passé à Dijon, je trouve que c'est vraiment désolant.

20:29
Invité

Parce que, d'une part, c'est pas des choses qui doivent arriver dans un pays comme le nôtre. Parce qu'on est quand même dans un pays, dans un état de droit. Oui, c'est vrai.

20:39
Présentateur

C'est vrai. Ça n'excuse pas qu'ils sont intervenus en violant la loi. Mais ils n'ont jamais affronté la police à Dijon. On en parlera tout à l'heure avec Nicolas Poincaré. À aucun moment, il y a eu un affrontement entre un Tchétchène et un policier à Dijon.

20:53
Invité

Non, ça ne m'étonne vraiment pas. Parce que c'est des gens qui sont très respectueux des institutions. C'est des gens qui ne vont pas aller au conflit sans qu'il y ait réellement de problème. Là, ça a été un conflit envers une autre communauté. Donc, moi, je pense que ces gens-là, ils sont plus dans la défense que dans l'attaque. Et c'est réellement le cas pour connaître bien leur mentalité.

21:19
Présentateur

Bien, merci. Merci, Ali. On ajoute, Quentin Vinet, combien de Tchétchènes à peu près en France ? Alors, beaucoup, plusieurs dizaines de milliers, 70 000, dit une spécialiste du Caucase, principalement en région parisienne, à Strasbourg, à Nice, à Toulouse. Ça va vous paraître évident, mais je pense qu'il est bon de le rappeler. Les Tchétchènes viennent de Tchétchénie, une région du Caucase qui appartient à la Russie, dirigée d'une manière de faire aujourd'hui. Ramzan Kadirov, qui a été mis en place par Moscou, d'ailleurs. Et qui a été le théâtre de deux guerres très violentes dans les années 90. Merci, il est 6h26. Charles Magnin, tous les matins, 3 histoires, 3 images.

Nous commençons avec un petit tour à l'Assemblée nationale. Oui, ça fait longtemps qu'on n'y est pas allé. Les séances de questions au gouvernement ont repris. On prend les mêmes et on recommence.

22:07
Invité

Et on a retrouvé quelques fondamentaux. Par exemple, hier, un petit lapsus d'Edouard Philippe, qui s'est fait rire tout seul en confondant édifice et déficit. D'un terrain qui ne serait pas solide et sur lequel on peinerait à construire un édifice durable. Il en sourit tout seul, il adore faire des lapsus. Bon, il faut dire que le déficit durable, il est construit depuis bien longtemps.

22:32
Présentateur

Et puis, dans l'opposition, hier, c'était Haro sur Castaner et le député du Rassemblement National, Bruno Bild, a tenté une punchline autour d'Omarcy.

22:41
Invité

« Êtes-vous le premier flic de France ou l'avocat du millionnaire exilé Omar Saï ? »

22:48
Présentateur

Voilà, le fameux acteur Omar Saï qui a joué dans « In Touchable ».

22:51
Invité

C'est gênant, c'est gênant quand on veut lancer ce genre de punchline.

22:54
Présentateur

On est député à l'Assemblée Nationale et on ne sait pas prononcer le nom d'une des personnalités préférées des Français. C'est toujours gênant, oui. Oui, c'est toujours gênant. Le sondage du jour, 9 Français sur 10 déclare ressentir une forme de pression autour du « Summer Body ». Oui, je vous sens détendu sur la question, Jean-Marie.

23:09
Invité

9 Français sur 10, c'est une véritable inquiétude, ce « Summer Body », ce diktat qui nous pousse à avoir un corps de rêve à exhiber cet été à la plage. Plus de trois quarts des Français estiment que l'arrivée de l'été est synonyme de pression supplémentaire en matière d'alimentation. 28% à vous-même prendre moins de plaisir pendant les repas quand on arrive au mois de juin.

23:30
Présentateur

Alors faites comme moi, relâchez la pression, repoussez les échéances. Je travaille actuellement mon « Summer Body » 2025, ce qui me laisse un peu de temps avant de m'accompagner. Vous avez raison, oui. Nous termions avec la chanson du jour. Vous connaissez évidemment le tube mondial de Billie Eilish, « Bad Guy ». On s'en souvient tous. Eh bien, un YouTuber suédois fait un carton avec une reprise un peu spéciale. Pendant le confinement, il s'ennuyait.

23:55
Invité

Alors il a confectionné des instruments à partir de légumes. Et il rejoue donc « Bad Guy » en soufflant dans un potiron et un potimarron.

24:03
Présentateur

C'est confectionné. C'est incroyable. Il y a tout un tuto sur YouTube pour apprendre à bien couper, trouer les légumes avant de souffler dedans. Comme je vous sens très friand, sachez qu'il y a aussi la reprise d'Africa de Toto avec cette fois des patates douces. C'est dur, mais c'est une d'inversaire. Franchement, l'Africa est plus difficile à jouer avec des patates douces. Il faut quand même faire un peu de travail manuel avant de souffler dedans. Mais comment on peut avoir cette idée ? Ça, je ne sais pas. Le confinement, il s'est ennuyé visiblement. Il a commencé à faire des trous si vous êtes sages. Dites-moi.

Avant la fin de la semaine, je vous fais le générique de l'émission en soufflant dans un concombre. Il faut que je m'entraîne un peu. Ou peut-être du Céline Dion, si vous voulez. En soufflant dans un concombre. Oui, je vais m'y mettre. Il faut que je m'y mets, promis. Bon, d'accord. On attend le résultat. Il est 6h29, la machine à café 32-16, la touche 5 avec vous, Quentin Vinet. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Mathieu Roux. Et justement, les cafés, les hôtels, les restaurants, les voyagistes, les autocaristes, tous les métiers qui en dépendent, créons un vrai ministère. Un ministère du tourisme en France.

C'est l'appel lancé par Gilles Goujon, chef 3 étoiles de l'auberge du Vieux Puy, à Fonjoncousse dans l'Aude. Il est avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC. Il est 6h30, Pierrick Bonneau est là pour les dernières informations. Pierrick, bonjour.

25:45
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Un témoignage RMC dès le début de ce journal. Le père du jeune Chechen agressé mercredi dernier à Dijon s'est confié à nos envoyés spéciaux. Il regrette une escalade qui lui a totalement échappé. La mobilisation des soignants émaillée de violence hier à Nantes et surtout à Paris. Des dizaines de milliers de manifestants dans la rue et des centaines de casseurs venus semer la zizanie. Et puis nous prendrons la direction de Pékin qui se reconfine peu à peu après des dizaines de nouvelles contaminations au Covid-19 en quelques jours. Plus d'un millier de vols annulés ce matin au départ et à l'arrivée des aéroports de la capitale chinoise.

Bienvenue à tous, bon réveil. Le calme semble bel et bien revenu à Dijon où aucun débordement n'a été signalé ces dernières heures. Après plusieurs nuits de violence entre communautés, à l'origine de cet escalade, l'agression d'un jeune Chechen mercredi dernier par une dizaine de jeunes du quartier des Grésilles. Son père se confie ce matin. C'est un témoignage RMC recueilli à Dijon par Maxime Brandstetter et Nicolas Trenault.

26:46
Présentateur

Le visage est émacié. Zélim Rahn est encore traumatisé par le passage à tabac de son fils de 19 ans dans son propre quartier. Il était menacé en mort, mais il a reçu un coup de crosse depuis sa laisse sur la tête. Je ne veux pas parler de ça. Mon fils, il est quelqu'un de sportif. Rien à voir avec le droit.

27:05
Invité

Suite à l'agression, près de 200 Tchétchènes sont venus de toute la France et d'Europe pour venger son fils aîné. Zélim Rahn a perdu le contrôle des événements.

27:14
Présentateur

Les gens sont venus spontanément. C'est la solidarité. C'est toujours comme ça chez nous. C'est plus dur à dire d'arrêter de venir. Et après, ce qui est passé, ce n'est pas une bonne image pour notre ville. Le réfugié politique Tchétchène lance un appel au calme avec plusieurs membres de sa communauté et Yunus, un jeune Turc, venu apporter son soutien.

27:37
Invité

Des vidéos pour chauffer l'atmosphère sur les réseaux sociaux. Il faut arrêter que ce soit Turc, Tchétchène, Arabe, parce qu'on est tous des frères. On vit tous ensemble. Il ne faut pas inciter à la haine. C'est tout.

27:47
Présentateur

Ils ont tous les deux partagé un moment de réconciliation hier soir avec d'autres musulmans de la région dans une mosquée de la ville pour sceller un semblant de paix dans le quartier.

27:54
Invité

En visite sur Passire, le secrétaire d'Etat à l'intérieur, Laurent Nunez, a promis une réponse de l'Etat extrêmement ferme face à ces incidents. Dans l'ensemble, l'ambiance était plutôt bon enfant. Mais voilà, quelques centaines de casseurs qui n'avaient rien à voir avec le secteur hospitalier sont venus perturber hier à Paris et à Nantes la mobilisation des soignants qui réclamaient davantage de moyens au gouvernement. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants un peu partout en France. 18 000 selon la CGT à Paris et ces images de violence à l'arrivée du cortège aux Invalides, des voitures retournées et un bus de tourisme caillassé.

Claudine, infirmière à l'hôpital de Gonesse dans le Val-d'Oise, a été choquée par cette scène. C'est insultant parce que je pense que ces jeunes sont là pour casser. Pourtant, ils savent très bien que c'est la manifestation des hospitaliers. C'est pour eux, pour leur famille. Peut-être qu'ils ont eu des gens dans leur famille, des grands-pères, des grands-mères, des sœurs, des frères qui ont attrapé le Covid, qui ont été soignés. Donc je ne comprends pas pourquoi c'était une manifestation pacifique. Et je ne comprends pas pourquoi on a ce genre d'exaction. Des soignants dans la rue et la recherche qui avancent pour trouver un traitement pour guérir les patients atteints du Covid-19.

Avec une avancée majeure dans le cadre de l'essai britannique Recovery, un médicament semble améliorer les chances de survie. Il s'agit d'un corticoïde bien connu, pas cher et facilement disponible. Florian Chevalet. Installé à Pékin depuis 6 ans, Olivier, un expatrié français, observe la ville se reconfier.

29:29
Présentateur

Son nom, le dexamétasone, un médicament de la famille des stéroïdes. Il réduirait d'un tiers la mortalité chez les malades du Covid placés en réanimation. Lors de son audition par l'Assemblée nationale hier, le directeur de la santé Jérôme Salomon n'a pas caché son enthousiasme. La dexamétasone qui est pour la première fois une molécule qui semble donner vraiment des résultats tout à fait significatifs sur la mortalité et en particulier la mortalité des patients les plus graves. Autre bonne nouvelle, la molécule est ancienne, peu coûteuse et accessible. Elle a déjà été utilisée durant la crise sanitaire.

C'est le cas du professeur Jean-Michel Constantin, le chef du service de réanimation de la Pitié-Salpêtrière à Paris, décrit des résultats spectaculaires sur beaucoup de ses patients. Pour nous, c'est une vraie bonne nouvelle parce que ça nous pousse un peu plus dans ce qu'on avait testé, dans le sentiment qu'on avait, on a une preuve. Aujourd'hui, ce corticoïde devrait donc être prescrit plus souvent et plus tôt dans le traitement du Covid-19.

30:14
Invité

Tout de suite, ça va être très utile au Brésil, en Amérique latine, là où ça flambe. Ce sera utile en France si jamais il y a une deuxième vague,

30:21
Présentateur

qu'elle soit dans quelques semaines ou à l'automne ou plus tard. Pour connaître les résultats précis de l'étude, il faudra encore attendre sa publication complète.

30:28
Invité

Voilà pour ce reportage de Florian Chevalet. Les craintes d'une deuxième vague en Europe, ravivées ces derniers jours par la situation en Chine. Pékin annonce ce matin que les deux aéroports de la capitale ont annulé plus d'un millier de vols après un rebond des cas de coronavirus. Pékin en alerte avec plusieurs foyers de contamination identifiés ces dernières heures. 137 nouveaux cas en six jours, d'où l'inquiétude des autorités chinoises. Benjamin Pelsi. Installé à Pékin depuis six ans, Olivier, un expatrié français, observe la ville se reconfiner petit à petit. Depuis ce matin, toutes les écoles sont porte-closes. L'anxiété augmente dans la communauté française.

Une bonne partie des restaurants et des bars où on a l'habitude de se retrouver ont fermé. La contamination est partie du plus grand marché de gros de la capitale. En cinq jours, 106 nouvelles personnes ont été testées positives. La réaction très ferme des autorités chinoises n'a pas étonné Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches.

31:27
Présentateur

La volonté, c'est de neutraliser la transmission de ce virus. Ils ont une densité de population, une promiscuité qui est bien différente de la nôtre, avec un risque que ça parte beaucoup plus rapidement que chez nous. C'est pour ça qu'ils font un confinement, on peut dire, à géométrie variable, mais ce ne serait pas applicable en France dans les mêmes conditions. Si on se mettait à confiner Paris du jour au lendemain parce que tout d'un coup, on voyait qu'il y avait du virus qui circulait, eh bien, on confinerait jusqu'à Noël, Paris, et ça serait extrêmement compliqué et les Français ne comprendraient pas.

31:52
Invité

Autre explication de la résurgence du coronavirus, la politique de dépistage de Pékin, plus de 90 000 tests par jour. Et pas de résurgence de ce type, on le répète, dans l'Union Européenne où le foot reprend progressivement ses droits. Le Bayern Munich s'a créé hier champion d'Allemagne pour la 30e fois, rien que ça. La Première Ligue reprend aujourd'hui. La Serie A, ce sera lundi prochain. À quand le retour de la Ligue des champions ? Le PSG et Lyon, seul club français encore en lice, attendent le calendrier avec impatience. Fin du suspense aujourd'hui, Loïc Brilet.

Lorsque la crise du Covid-19 frappe le foot européen à la mi-mars, il reste 4 huitièmes de finale retour à jouer, dont le fameux Juventus Turin-Lyon. Ces 4 matchs doivent être reprogrammés les 7 et 8 toutes.

32:34
Présentateur

Place ensuite pour les 8 équipes restantes au tour à élimination direct sur un seul match et non plus en match aller-retour. Tout se tiendrait en 10 jours. Les quarts de finale du 12 au 15 août, les demi-finales les 18 et 19 août et la finale le dimanche 23 août. Pour faciliter et limiter les déplacements à partir des quarts de finale, tous les matchs se joueront dans une seule ville, Lisbonne au Portugal, qui dispose de deux grands stades et où l'épidémie a été plutôt bien maîtrisée. L'UEFA espère pouvoir en plus accueillir du public et a prévu le même modèle pour la Ligue Europa, dont la formule finale, elle, devrait se tenir à Francfort, en Allemagne.

33:07
Invité

Les courses aussi ont repris un 7 à mort de Bretagne en début d'après-midi.

33:11
Présentateur

A 13h50 et à vivre en direct sur RMC Découverte, Canal 24 de la TNT, le pronostic de la Dream Team, des courses RMC favoris. Le 16, Clean Game, Outsider, Lasse et voilà de Muse. Le 16, Hélas. Allez, il est 6h38. Tout à l'heure, nous reviendrons avec Nicolas Poincaré sur ce qui s'est passé à Dijon en détail. Pour bien comprendre ce qui s'est passé, les responsables politiques de tous bords, majorité comme opposition, fait assaut de commentaires après ce qui s'est passé à Dijon sans bien connaître la situation, opération de communication de tous les côtés. Nous en parlerons tout à l'heure avec Nicolas Poincaré.

Eh bien, nous allons nous intéresser aussi à ce qui se passe à Pékin, en Chine, où la situation est jugée inquiétante. Nous en parlerons tout à l'heure avec Quentin Vinet. Je suis avec Cyril Thiac, qui est à Savigny-sur-Orge, dans l'Essonne. Bonjour Cyril. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour. Merci de me prendre. Je vous en prie. Alors, qu'est-ce que vous vouliez dire, Cyril, ce matin ?

34:09
Invité

C'était juste pour faire un petit hommage, en fait, parce que j'entendais beaucoup parler des personnels soignants, qu'on a applaudis, etc., des médailles d'honneur qui ont été décernées. Mais il y a des gens dont on ne parle pas du tout, qui ont travaillé dans l'ombre. C'était les pharmaciens, les préparatrices en pharmacie,

34:24
Présentateur

qui ont délivré toutes les EHPAD pendant le confinement, qui sont restées ouvertes tout le long du confinement,

34:30
Invité

qui ont délivré tous les masques et les médicaments pour les infirmiers, dont on n'a jamais parlé. Et en fait, c'était pas pour donner un coup de gueule, mais pour rendre un hommage. Oui, vous avez raison. Notamment à ma femme qui est pharmacienne et qui a fait des semaines de 70 heures

34:44
Présentateur

parce qu'ils ont eu un travail acharné. Ça a été beaucoup plus compliqué pour recevoir les clients. Je comprends le message, Cyril. Voilà, c'était juste pour rendre un petit hommage, parce que je trouvais que c'était assez injuste qu'on ne parle jamais. Vous avez raison, vous avez raison de lui rendre hommage, Cyril, parce qu'elle a travaillé tout au long de ce confinement, comme beaucoup de métiers.

35:05
Invité

Ils ont été assez exposés, je vois, dans leur pharmacie, où ils étaient 5 employés, il y en a 2 qui ont eu le coronavirus, malheureusement, qui ne sont pas morts, mais qui ont été touchés, et puis sérieusement touchés. C'était juste pour rendre un petit hommage à toutes les professions.

35:20
Présentateur

Eh bien, vous avez raison. Eh bien, merci, Cyril, bravo. Merci d'être avec nous le matin. Vous êtes à la radio ou à la télé le matin ? À la radio, à la radio. À la radio, bon. Et auditeur fidèle depuis longtemps, Cyril ? Depuis très longtemps. Depuis très longtemps. D'ailleurs, si vous êtes nouvel auditeur ou nouvelle auditrice, appelez-nous. Dites-nous où, si vous avez découvert la 24, RMC Découverte, puisque j'ai encore vu des chiffres formidables hier. Vous étiez extrêmement nombreux. Et je le dis toujours, de plus en plus nombreux, c'était avant-hier, les chiffres. Mais je n'ai pas encore ceux d'hier. Mais voilà, merci. Alors, nous allons revenir sur plusieurs points.

Sur le confinement, déconfinement. Est-ce que si, par hasard, par un hasard très malheureux, le virus revenait, est-ce qu'il faudrait déconfiner ? Ou confiner, reconfiner plutôt ? Qu'est-ce que disent les auditeurs, Mathieu ? Même pas en rêve. Même pas en rêve, écrit Stéphane. Maintenant, on a tout. On a les masques, on a les gants, on a les tests. On ne devrait pas reconfiner. Mais ça fait débat quand même. Émile qui dit, moi, je supporterais de nouveau un confinement. Pas forcément notre économie. Romain nous dit, si le virus revient, il faut reconfiner, peu importe ce que les gens disent. Il y a de l'inquiétude, oui, notamment avec ce qui se passe à Pékin.

Est-ce que c'est une deuxième vague épidémique ? Certains le redoutent. Ce n'est pas forcément ce que disent les experts. Alors, les associations de maires demandent un nouvel allègement du protocole dans les établissements scolaires. Oui, c'est ça, vous le savez, la nouvelle règle, c'est une distance d'un mètre latéral entre les enfants quand ils sont dans la salle de classe. Toujours le non-brassage des groupes d'élèves. Et puis, finit la règle des 15 enfants dans une même salle de classe. Sauf que, ce nouveau protocole ne permet pas à la plupart des petites villes d'accueillir l'ensemble des écoliers. Dans la plupart des locaux, ce ne sera pas possible.

C'est ce que dit dans un communiqué l'Association des petites villes de France. Alors, elle demande d'assouplir encore davantage le protocole sanitaire pour que les enfants puissent, par exemple, se croiser dans les couloirs. Il faudrait un allègement conséquent, dit même l'Association des maires de France, pour cette reprise de deux semaines, c'est vrai, qui est surtout jugée symbolique. Oui, jugée symbolique et nous aurons des précisions aujourd'hui. C'est le ministère de l'Éducation nationale qui donnera des précisions. Il est quelle heure ? Il est déjà à 6h42.

Allez, on fait une petite pause et ensuite, nous parlons de cette demande de nombreux professionnels de l'accueil des hôteliers, des restaurateurs, des cafetiers. Qui demandent quoi ? Eh bien, qui demandent la création d'un ministère du tourisme. A tout de suite, 6h42. RNP, 6h-9h. Vos d'indirect. Allez, parlons des restaurateurs. Encore, les restaurateurs qui commencent un peu à respirer. Pas tous, hein. Pas tous, parce que c'est bien difficile. Les clients, pour l'instant, ne sont pas tous revenus. Gilles Goujon est avec nous, chef du restaurant L'Auberge du Vieux Puy, à Fonjoncouze. Fonjoncouze, c'est dans l'Aude. Trois étoiles au Michelin. Gilles Goujon, bonjour. Bonjour, M. Bourdin.

Comment ça va, ce matin ? Comment ça va dans l'Aude ? Eh bien, écoutez, ça va. Le beau temps est revenu. Donc, pour l'instant, le moral va être au mot fixe, parce que c'était avec le mauvais temps qu'on a eu ces quelques jours. Ce n'était pas terrible pour les terrasses et pour les plages. Mais là, on y croit. Là, vous y croyez. Vous allez rouvrir, vous, le 3 juillet, je crois. Combien d'emplois chez vous ? Une cinquantaine, 48 personnes avec moi. Oui, pour un village de 126 habitants, c'est formidable. Heureusement que le village vous a...

Bon, Gilles Goujon, vous voyez, nous commençons à revoir un peu circuler, non pas des touristes venus du monde entier, pas du tout, mais des touristes de la région qui commencent à bouger un petit peu. Ça commence à s'ouvrir, ça va s'ouvrir de plus en plus. Les cafés, tous les restaurants sont ouverts ou vont ouvrir. Le tourisme reprend doucement, mais pour donner un nouvel élan au tourisme, parce que c'est une industrie essentielle dans notre pays. Je dis bien essentielle. Que demandez-vous, Gilles Goujon ?

Alors, écoutez, moi j'appelle à la création d'un grand ministère du tourisme interministériel où on peut retrouver, bien évidemment, les CHR, parce que vous savez, nous tous seuls, les CHR représentent 80 milliards de chiffre d'affaires et le tourisme, c'est 170 milliards de chiffre d'affaires, plus tout ce qui est parc à thèmes, sports, loisirs, etc., qui en représente encore 80. Donc c'est énorme. 8% du PIB, il faut qu'on puisse être mis en avant, parce que la bataille, je pense que la bataille va être rude, parce que d'autres pays ont souffert comme nous et vont mettre tout en avant pour que le tourisme revienne chez eux aussi. Évidemment, évidemment, il faut que le tourisme revienne.

Mais je crois que vous avez le soutien de tous les syndicats, hôtellerie, restauration qui vous appuient. Tout à fait, tout à fait. Il y a des lettres qui sont parties aux adhérents des syndicats et qui leur disent qu'ils soutiennent le projet. Didier Chénet a écrit une lettre cette nuit, je crois, en disant qu'ils soutenaient la lettre de Gilles Goujon. Donc je pense qu'on est nombreux derrière. Mais entendez bien qu'on n'est pas en train de crier, de dire qu'il faut à tout prix. Ce qu'on dit, c'est que... Parce que tout ce qui s'est passé par le gouvernement est pas mal.

Mais si vous voulez, on s'est aperçu quand même qu'on avait un manque d'interlocuteurs pendant ces semaines difficiles, si vous voulez. Heureusement que moi, j'ai pu avoir des gens comme les députés qui étaient autour de nous, comme Mme Fontenelle Persson, qui répondait au téléphone, même tard le soir, avec qui on pouvait échanger, discuter pour qu'elle amène des idées dans son groupe de travail. Et moi, personnellement, en tout cas, ça m'a redonné confiance parce qu'au premier moment, on était tous très inquiets. Alors Gilles Goujon, je voulais vous poser une ou deux questions sur le personnel. Comment faites-vous ? Vous employez des saisonniers dans votre restaurant, j'imagine.

Comment faites-vous ? Exactement. Alors, si vous voulez, j'ai toujours une partie de permanent. Et puis, après, on a le renfort saisonnier qui arrive quand on réouvre au mois de mars. Et écoutez, je me suis posé la question pendant plusieurs semaines. Qu'est-ce que je dois faire ? Est-ce que je dois laisser ? Mais je me suis dit, je ne peux pas. Ces jeunes, ils attendent ma réouverture, ils attendent que ça reparte. Donc, ce que j'ai prévu, c'est déjà juillet-août, on ne va pas fermer et on va faire des roulements. Comme ça, plutôt que de laisser 10 ou 12 ou 15 personnes sur le côté ou les faire tourner en chômage partiel, j'engage tout le monde et je ne ferme pas. Voilà. Eh bien, bravo.

Bravo, bravo, bravo. Parce que non seulement, non seulement économiquement, bon, c'est pour vous une bonne solution, mais en plus, socialement, c'est une vraie solution à un véritable engagement. Bravo, Gilles Loujon, bravo. Fonjoncouze, rappelez-nous, Fonjoncouze, c'est l'auberge du Vieux-Puis. Fonjoncouze, c'est magnifique. C'est un tout petit village magnifique accroché dans les corbières. Mais vous savez, dans l'Aude, c'est là où les gens vivent le plus vieux. Donc, ça veut dire qu'on a un air qui est meilleur qu'ailleurs. Après les Cévennes, quoi. Non, mais d'accord. Bon, allez, très bien. Il y a une compétition. Merci, Gilles Loujon. Je vous en prie, à bientôt.

Merci, on n'est pas si loin que ça, finalement. Merci. Il est 6h51. Vous êtes sur RMC. Merci d'être avec nous. Allez, 6h51. Anthony Morel sera là dans un instant. Et va nous parler jeux vidéo de manière positive. Parce que oui, il y a des aspects positifs. Aux Etats-Unis, un jeu vidéo prescrit sur ordonnance pour soigner les troubles de l'attention chez les enfants. C'est déjà demain dans un instant sur RMC. Here we go ! RMC, c'est déjà demain. C'est déjà demain avec Anthony Morel qui prépare une chronique barbecue. Oui. Je vous le dis, c'est pour vendredi. Premier, vendredi, chronique barbecue. En plus, il fera beau, il va faire meilleur. Exactement.

En attendant, vous nous présentez un jeu vidéo sur ordonnance. Oui. Alors attendez, parce que là, je n'ai pas très bien compris. Pour la première fois, les Américains, l'autorité américaine du médicament a autorisé les médecins à prescrire un jeu vidéo aux enfants atteints de troubles du déficit de l'attention. Exactement. C'est le premier jeu qui pourrait être prescrit comme un médicament, finalement. Il s'appelle ce jeu Endeavor Rx. On va voir quelques images sur RMC Découverte.

43:52
Invité

C'est un jeu très dessin animé, très coloré. On contrôle un petit vaisseau spatial et il faut lui faire passer tout un tas d'obstacles. Et en fait, il est destiné aux enfants de 8 à 12 ans

44:00
Présentateur

qui souffrent de troubles, de déficit de l'attention. Donc, c'est des enfants qui ont des problèmes de concentration, notamment, qui sont parfois impulsifs, un peu hyperactifs, etc. Et en fait, ce jeu, les mécanismes du jeu ont été spécialement conçus pour faire travailler le cerveau de l'enfant différemment,

44:15
Invité

pour le faire travailler sa concentration, pour lui permettre de se concentrer sur plusieurs tâches à la fois. Et en fait, on se rend compte, alors, ça a pris des années et des années d'études. C'est très intelligent, ça. Oui, c'est assez malin

44:25
Présentateur

parce que vraiment, ça a été pensé comme ça. Et en fait, au fil de 7 années de tests, d'études cliniques, etc., on s'est rendu compte que ce jeu avait une efficacité pour aider à faire disparaître les symptômes de cette maladie. Donc, en gros, maintenant, depuis cette validation par la FDA, c'est pas rien. L'agence américaine du médicament, c'est quand même des gens très, très sérieux. Ça prend des années de tests cliniques divers et variés. Eh bien, on peut prescrire ce jeu vidéo comme médicament, non pas pour remplacer le traitement médicamenteux traditionnel, mais pour le compléter parce qu'on s'est rendu compte qu'effectivement, ça pouvait avoir une efficacité.

Les jeux vidéo médicaux, une tendance de fond. Oui. Alors, il y a plein d'exemples, en fait. On a même des éditeurs français. Ubisoft, par exemple, qui a mis au point un jeu pour traiter certains troubles de la vue. C'est-à-dire quand on a un trouble qui s'appelle l'amblyopie. C'est quand on a un œil qui est plus faible que l'autre et donc, on a du mal à voir en trois dimensions. En général, on met un bandeau sur l'œil fort pour forcer l'œil faible à travailler. Là, ils ont mis au point un jeu vidéo qui va, en fait, forcer votre œil le plus faible à travailler, à voir, à contrôler le personnage principal.

Et donc, ça va forcer votre cerveau à travailler différemment et ça va soigner la maladie. On a beaucoup de jeux aussi pour les maladies de Parkinson et d'Alzheimer. Alors, non pas pour les soigner, ça, c'est pas possible, évidemment, mais pour atténuer les symptômes. Par exemple, on va faire travailler l'équilibre d'une personne atteinte de la maladie de Parkinson. On va faire travailler le cerveau d'une personne qui a des troubles neurodégénératifs. On avait parmi nos lauréats des trophées PME l'an dernier, je ne sais pas si vous vous souvenez, une entreprise qui s'appelle MyCyberRoyome. Ils ont mis au point des jeux vidéo en réalité virtuelle où, en gros, on reconstruit des scénarios

46:00
Invité

très simples de la vie quotidienne et ça force, en gros, les personnes atteintes de ces maladies à faire travailler leur cerveau. Ça peut être cuisiner, faire une partie de pétanque virtuelle ou se balader dans un musée, par exemple, et ça permet au cerveau de travailler.

46:16
Présentateur

Les jeux vidéo qui sont aussi utilisés pour sensibiliser les enfants aux gestes barrières, Anthony. Oui, alors il y a tout ce qu'on appelle les jeux sérieux, les serious games ou les jeux pédagogiques. Il y a un jeu qui s'appelle Corona Quest qui s'inspire d'Earthstone. Hearthstone, c'est un des jeux les plus populaires du moment en ligne. C'est un de mes jeux préférés, moi. C'est un jeu de stratégie où on joue avec des cartes et il faut faire descendre

46:34
Invité

les points de vie de son adversaire. Là, c'est le même principe, sauf qu'on joue contre le méchant Corona et il faut jouer avec des cartes qui s'intitulent toussez dans son coude, jaillent désinfectant, cela veut dire.

46:43
Présentateur

Et en gros, le but, ça va être d'apprendre aux enfants à se familiariser avec ces gestes barrières. Merci beaucoup, Anthony. Merci. Cédric ? Oui, Jean-Jacques. Bonjour, mon cher Cédric. Quel bel accent. Bonjour, Jean-Jacques. Vous êtes dans le Gers à Copen d'Armagnac. Oui, voilà, tout à fait. Vous êtes fonctionnaire territorial, Cédric. Auditeur, téléspectateur ? Auditeur. Auditeur d'RMC, Cédric. Bon, votre fidélité est récompensée, mon cher Cédric. Vous avez gagné la machine à café et les capsules qui vont avec. Merci, Jean-Jacques. Merci, RMC. Et bravo pour tout ce que vous faites. Merci beaucoup, Cédric. Merci d'être avec nous le matin. Il est 6h59. Bonne journée, Cédric. Merci. 6h59.

Salut, Cédric.

47:26
Invité

Chaque matin, dans Bourdin Direct sur RMC, gagnez une Nespresso et les capsules compatibles le GAL, végétales, biodégradables et compostables. Une innovation mondiale saignée le GAL, le goût.

47:37
Présentateur

Dans Bourdin Direct, augmentation de 48% des interventions pour violences conjugales et familiales pendant le confinement. Anne-Yva y consacre un nouvel épisode de Dans quelle France on vit ce soir, 21h05 sur RMC Story. Et en attendant, nous en parlons après le journal de 7h sur RMC avec Edouard Durand, juge pour enfants au tribunal de grande instance de Bobigny. Mercredi 17 juin, l'info sur RMC. Merci d'être avec nous, Céline Kalman, est là pour les infos il est 7h01. Céline, bonjour. Bonjour à tous. Plus de 250 manifestations partout en France, des dizaines de milliers de soignants dans la rue hier pour réclamer davantage de moyens, d'effectifs.

À Paris, affrontements avec des casseurs, 32 personnes interpellées. Nuit calme à Dijon. Dans ce journal, un témoin du quartier des Grésils raconte pourquoi il a voulu défendre sa cité. 44 000 enfants n'ont pas reçu leur dose de vaccin pendant le confinement. L'alerte ce matin de la Haute Autorité de Santé et des pédiatres. Bienvenue à tous sur RMC. Après trois mois de mobilisation sans relâche

48:38
Invité

pour soigner les malades du Covid-19, les infirmiers, médecins, brancardiers ont défilé

48:42
Présentateur

dans 250 villes. Des cortèges très calmes mais des heures ont éclaté à Lille, Toulouse, Nantes ou encore Paris où plusieurs centaines

48:49
Invité

de casseurs ont infiltré les manifestations. Juliette Pietraszewski et Caroline Philippe.

48:55
Présentateur

Les fanfares jouent encore quand de l'autre côté de l'esplanade des Invalides les tirs de gaz lacrymogènes retentissent. Claude, infirmière, assiste aux premières tensions. Ils étaient habillés tout en noir, ils avaient des parapluies noires et ils ont commencé à provoquer la police. Il y a eu des échanges de fumigènes ou je ne sais pas quoi. Il y a eu des lancers sur les manifestants en blouse blanche. Ces incidents qui ont éclaté après une manifestation Bonne Enfant écoeurent ces soignants venus en nombre. 18 000 à Paris. Romane, infirmière à la pitié salpétrière quitte le cortège à regret. On est en colère, on a peur aussi. On n'est pas venus là pour jouer notre vie ou quoi ou qu'est-ce.

Je dois partir pour quoi ? Parce qu'il y a des gens qui font n'importe quoi, qui sont haineux d'autres personnes alors que ce n'est pas le but en fait. Tous sont épuisés par la crise sanitaire sans précédent qu'ils viennent de traverser. Anaïs, infirmière aux urgences de l'hôpital Mondor à Créteil est d'autant plus amère. On attend cette date depuis tellement longtemps maintenant. On a tellement souffert et on se dit qu'enfin ça y est on est là tous ensemble réunis. De voir des casseurs, de voir les poubelles qui sont incendies, franchement c'est vraiment dommage.

Selon la police, entre 200 et 300 casseurs, des gilets jaunes, des militants d'ultra-gauche ont affronté les forces de l'ordre pendant plusieurs heures. Et à Paris, il y a eu 32 interpellations. Au total, donc plusieurs dizaines de milliers de manifestants se sont retrouvés dans le calme un peu partout en France pour dénoncer ce modèle hospitalier en panne.

50:13
Invité

Réclamer plus d'effectifs et de moyens. Aurélia Manoli.

50:17
Présentateur

La crise du Covid est passée mais la colère, elle ne passe pas. Magali, infirmière depuis 16 ans à Nantes, défile avec une pancarte qui décrit la longue liste de ses tâches quotidiennes. 1700 euros pour changer une... Parce que ce n'est pas des choses faciles. Est-ce qu'ils estiment que le salaire qui est noté, c'est-à-dire 1700 euros par mois au bout de 16 ans d'ancienneté, c'est suffisant ? J'adore mon boulot mais j'estime qu'on mériterait d'être mieux payé. Pour Morissette qui gère l'accueil aux urgences de l'hôpital Émile Muller à Mulhouse, il faut surtout pouvoir exercer son métier dans de meilleures conditions.

50:49
Invité

Il faut qu'on se rappelle aux bons souvenirs du gouvernement qu'on est là, qu'on existe, ce qu'on ne veut plus. Hier, les soignants ont pu compter aussi sur la présence de citoyens ordinaires comme Alexandre. Aujourd'hui, le personnel soignant fait énormément d'heures qu'on ne leur paye pas. C'est difficile comme métier aujourd'hui.

51:09
Présentateur

Les seules personnes qui peuvent prendre le relais, c'est tous ceux qui sont soignés par eux. On doit exprimer cette solidarité. À Nice, les forces de l'ordre ont même manifesté leur soutien en applaudissant le défilé des soignants.

51:19
Invité

Jérôme Salomon, droit dans ses bottes, le directeur général de la santé a été le premier à répondre aux questions des députés sur la gestion de la crise du Covid-19. Une première audition qui a duré 4 heures, la première de 6 mois de travaux pour comprendre comment a été gérée la gestion de la pandémie. Paul Barcelone. C'est l'un des visages de la crise, celui qui a égrainé le nombre de morts chaque soir pendant plusieurs semaines. Mais pas seulement. Jérôme Salomon est aux manettes et le patron des députés Les Républicains, Damien Abad, le lui fait remarquer. Le 4 mars dernier, vous déclariez sur BFM les masques n'ont aucun intérêt pour le grand public.

51:53
Présentateur

Est-ce qu'aujourd'hui, vous regrettez vos propos ? Comme disait Voltaire, avant de savoir, on ne sait pas. Nous avons toujours suivi les recommandations internationales.

52:02
Invité

Autre critique, la stratégie de test. L'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, recommande dès le mois de mars de tester, tester, tester, mais la France tarde à le faire. Jérôme Salomon esquive.

52:14
Présentateur

Avant même qu'il y ait de nombreux cas sur le territoire, la plupart de ce qu'on appelle les établissements de santé de référence disposaient de ce test. Et puis, il y a eu une période qui était un petit peu moins riche en tests et c'est assez logique, c'est la période du confinement. Le principe était qu'effectivement, la plupart des personnes qui pouvaient télétravailler et qui n'avaient pas besoin de se déplacer restaient à domicile.

52:31
Invité

Désormais, pour Jérôme Salomon, la France va dans le bon sens. Le directeur général de la Santé assure même se préparer à une éventuelle deuxième vague de l'épidémie.

52:39
Présentateur

Justement, la question qui se pose ce matin, c'est de savoir si une deuxième vague est en train de repartir en Chine. Les deux aéroports de Pékin annulent plus d'un millier de vols. Décision après un rebond des cas de Covid-19 dans la capitale chinoise. Une centaine ces cinq derniers jours.

52:53
Invité

Toutes les écoles de la ville sont à nouveau fermées et plusieurs villes et provinces imposent désormais une quarantaine à l'arrivée aux voyageurs en provenance de Pékin. Une note positive toutefois, ce matin, l'Organisation Mondiale de la Santé salue une percée scientifique. Des chercheurs britanniques ont découvert qu'un médicament de la famille des stéroïdes réduisait de manière significative la mortalité chez les malades gravement atteints par le Covid-19. Emmanuel Macron va lancer demain une initiative de relocalisation de certaines productions de médicaments. Le chef de l'État l'a annoncé hier en visite sur le site de Sanofi près de Lyon et il a pris comme exemple paracétamol.

Aucune industrie en France n'en produit. Margot Bédé. Comme 80% des principes actifs utilisés dans le monde, le paracétamol est fabriqué en Asie principalement pour deux raisons. La première est économique. La main d'oeuvre est évidemment moins chère dans cette partie du globe. La seconde est environnementale. La production de certains principes actifs pharmaceutiques est très polluante et les pays comme l'Inde ou la Chine sont moins exigeants que l'Europe. Les normes européennes environnementales contraignent les laboratoires à fabriquer de nombreux produits dans des locaux séparés et confinés.

Il y a en France 128 sites de production de médicaments et 92 qui produisent les fameux principes actifs qui composent ces médicaments pour accroître ce secteur. Le gouvernement a annoncé qu'il débloquerait 200 millions d'euros dans les prochains jours.

54:14
Présentateur

RMC 7h07 soirée calme à Dijon.

54:17
Invité

Près de 150 gendarmes déployés en renfort après les affrontements de ces derniers jours. Le secrétaire d'Etat à l'intérieur Laurent Nunez qui était sur place a promis la fermeté. Nicolas Trenot et Maxime Ronsetor ont rencontré Youssef un habitant du quartier des Grésilles qui a voulu défendre sa cité.

54:33
Présentateur

Au milieu du rassemblement entre les armes et les voitures incendiées Youssef, 42 ans cet employé administratif n'a jamais eu affaire à la police. Lundi soir il a décidé de défendre son quartier cagoulé mais pas armé. Quelqu'un de honnête je paye mes impôts et je n'ai pas envie de sortir de chez moi avec la peur au ventre. On était là simplement pour marquer notre mécontentement. Il y avait des honnêtes citoyens alors bien sûr il y a des gens qui étaient armés et je condamne fermement ce genre d'attitude mais malheureusement on n'allait pas accueillir des gens qui arrivent avec des battes des tournevis des couteaux avec des bouquets de fleurs. Là c'était pour se faire entendre.

Il s'est senti abandonné par la police face aux expéditions punitives de la communauté tchétchène qui ont blessé plusieurs habitants de son quartier. On n'a pas eu le choix il a fallu protéger nos proches et on a fait ça pas pour défendre des dealers ou quoi que ce soit on n'en a rien à foutre de leur règlement de compte on a fait ça pour notre tranquillité on a fait ça pour ne pas finir à l'hôpital et pour pas que nos proches innocents finissent à l'hôpital c'est tout c'est pour ça que je suis descendu de la rue c'est pour ça que je continuerai à descendre dans la rue s'il le faut si l'Etat ne fait pas son travail on continuera malheureusement.

Pour les jours à venir il espère une plus grande présence policière. Il faut reprendre les vaccinations 4000 d'entre eux n'auraient pas reçu l'intégralité des doses pendant le confinement reportage à Lyon de Florence Bonjon

55:49
Invité

Elodie sort tout juste de chez le médecin elle vient de faire vacciner un de ses enfants avec quelques semaines de retard dû au confinement

55:55
Présentateur

Je ne voulais pas sortir je me suis complètement confinée avec mes enfants et il n'y avait pas une nécessité prioritaire dans ma tête et on a pu rattraper

56:02
Invité

le temps perdu Ces familles en décalage le docteur Florence Lapica en voit beaucoup actuellement un peu plus de 40 000 nourrissons âgés de 3 à 18 mois n'ont toujours pas reçu de vaccin et ce n'est pas sans conséquence pour ce médecin généraliste

56:13
Présentateur

Le risque c'est en fait par exemple la rougeole il faudrait faire attention que l'épidémie ne reparte pas surtout et puis pour les tout petits c'est les retards à la vaccination des diphtéries

56:24
Invité

tétanos polio etc qui sont les 6 vaccins que l'on fait dans les tout premiers mois de la vie Le professeur Elisabeth Bouvet est infectiologue et présidente de la commission technique des vaccinations à la Haute Autorité de Santé elle insiste sur l'urgence de la situation On est en période de déconfinement donc les enfants revoient d'autres enfants donc le risque de transmission revient donc c'est là vraiment qu'il est important qu'ils soient normalement vaccinés Au total environ 600 000 vaccins n'ont pas été réalisés pendant les 8 semaines de confinement tous âges confondus

56:52
Présentateur

Cette année vous le savez pas de tour de France avant le 29 août on retiendra l'initiative des résidents d'un EHPAD de Bessières qui en ont dans les jambes ils ont décidé de faire leur tour près de 80 résidents pour parcourir 3500 kilomètres reportage près de Toulouse de Jean-Wilfrid Forkes Sur des vélos d'appartement Marie-Louise avec la casquette du meilleur grimpeur et Jean-Claude casquette verte du meilleur sprinter Mathieu le psychomotricien les accompagne Jean-Claude

57:20
Invité

69 ans a déjà parcouru 5 kilomètres et Marie-Louise 85 ans très motivée ne se laisse pas distancer ça fait une occupation ça fait du sport et puis et puis comme on ne peut pas aller voir passer le Tour de France sur le bord de la route on pense quand même que c'est la saison du Tour de France

57:38
Présentateur

d'une certaine façon vous imitez les coureurs c'est ça ?

57:41
Invité

il nous manque le punch et on commence à être rouillés chaque résident apportera sa pire à l'édifice en parcourant un maximum de distance objectif 3500 kilomètres avant la fin août Alia Pilon est la directrice de cet EHPAD très dynamique ils veulent montrer qu'après avoir traversé cette épreuve de confinement l'énergie qu'ils ont canalisée durant ces trois mois pratiquement aujourd'hui ils ont envie de la reporter à travers le Tour de France

58:06
Présentateur

le vrai Tour de France fera étape le 4 septembre dans une commune voisine Marie-Louise et ses amis espèrent y applaudir les champions

58:14
Invité

voilà ils en ont dans les jambes oui

58:16
Présentateur

ils en ont dans les jambes je dis chapeau je dis chapeau oui moi aussi ben oui oui casquette à poids casquette verte j'ai pas vu la casquette jaune du maillot jaune il y avait un boc cochonou ah bon d'accord bon il y a un boc cochonou bon d'accord il est 7h11 minutes merci d'être avec nous parlons des violences intrafamiliales des violences conjugales ce soir ne ratez pas à 21h05 sur RMC Story le film documentaire d'Anne Niva dans quelle France on vit consacré consacré aux violences intrafamiliales aux violences conjugales Anne Niva a parcouru l'hexagone en quête de témoignages constaté que malgré la bonne volonté de tous les acteurs gendarmes policiers magistrats psychologues institutions sociales rencontrées pour ce documentaire et même si la parole tend à se libérer la situation est loin d'être idéale nous sommes avec Edouard Durand qui témoigne d'ailleurs dans ce documentaire à suivre et à regarder Edouard Durand est juge pour enfants au tribunal de grande instance de Bobigny en Seine-Saint-Denis merci d'être avec nous Edouard Durand vous savez ce que nous allons faire nous allons parler évidemment des enfants avec vous parce que lorsqu'on parle de violences intrafamiliales de violences conjugales on pense à l'homme violent on pense à la femme ou à la compagne qui subit la violence mais on oublie bien souvent malheureusement les enfants n'est-ce pas ?

absolument vous avez raison alors on pense à la femme victime des violences et c'est tout à fait normal bien sûr parce que la société a le devoir de protéger les femmes qui sont victimes des violences conjugales il faut en même temps prendre en compte à la fois la souffrance extrême des enfants qui sont co-victimes des violences conjugales et la nécessité de traiter de façon protectrice l'organisation de la parentalité bien nous allons écouter nous allons écouter un extrait de ce documentaire dans lequel France on vit de ce soir 21h05 donc RMC Story laisser les enfants avec le parent maltraitant malheureusement cela entraîne de nombreuses violences sur les enfants écoutez le désarroi et la peine de cette mère de famille

1:00:28
Invité

moi je veux pas comment il peut aller bien mon gosse il a dit je manipule des armes avec papa j'ai peur je fais des cauchemars mamie m'enferme dans ma chambre je peux pas sortir pour faire pipi je vois du sang je fais des cauchemars maman sors moi de là maman pourquoi tu me laisses là-bas maman tu les laisses me faire du mal voilà l'image qu'il a de mon fils que je l'ai abandonné là-bas que je m'en fous l'image qu'il a de vous et que je laisse des gens lui faire du mal moi qui suis censée le protéger je peux rien faire

1:00:58
Présentateur

le désarroi de cette femme le désarroi de cette femme son fils est resté avec son conjoint mari violent vous savez le jour de la clôture du Grenelle des violences conjugales le premier ministre a dit un mari violent est un mauvais père et ceci est vrai l'état des connaissances et la raison même nous commande de penser que ce qui se passe dans la sphère de la conjugalité c'est à dire la violence le pouvoir l'emprise se passe aussi dans la sphère de la parentalité et de l'éducation des enfants et nous savons d'ailleurs même que 40 à 60% des enfants qui vivent les violences conjugales sont directement victimes de violences physiques exercées contre eux par leur père ou leur beau-père donc il faut être davantage dans une culture de la protection comme le dit François Mollins ça veut dire qu'aujourd'hui on fait de plus en plus et c'est heureux attention même s'il faut faire d'immenses progrès attention aux femmes battues aux femmes violentées aux femmes qui souffrent de la violence de leur compagnon ou de leur mari mais qu'on oublie encore les enfants Oui on peut dire les choses de cette façon-là je pense qu'il faut avoir vraiment présent à l'esprit que tant qu'on n'a pas traité de façon adaptée la parentalité on ne peut protéger ni la femme victime de violences conjugales ni les enfants et j'attire votre attention sur le fait que 80% des femmes victimes de violences conjugales sont des mères donc la conjugalité et la parentalité ne doivent jamais être dissociées Ne jamais être dissociées dans ce documentaire vous écouterez ce soir vous verrez les témoignages de femmes battues de femmes qui pensent sans cesse à leurs enfants il y a aussi les témoignages d'hommes d'hommes qui suivent des traitements psychologiques des stages pour essayer de comprendre leur propre violence essayer de se sortir de leur propre violence Edouard Durand pourquoi est-il si difficile d'entendre la parole des victimes de violences intrafamiliales ?

Parce que la violence ça fait peur et qu'il est plus facile de la dénier que de la voir Est-ce qu'on ne donne pas souvent un a priori favorable au bourreau ?

Oui dans la sphère des violences conjugales et des violences familiales il est possible que la société encore minimise la gravité de ces violences et la dangerosité des agresseurs ce qui génère un système d'impunité pour les agresseurs or il est très important que tout le monde nous tous collectivement nous prenions conscience que les violences conjugales génèrent un système extrêmement néfaste pour la façon dont la société s'organise je voudrais attirer votre attention par exemple sur le fait que je suis juge des enfants au tribunal de Bobigny et tous les jours je travaille avec des enfants délinquants et bien au moins la moitié de ces enfants délinquants et 70% des enfants les plus violents sont des enfants victimes des violences conjugales protéger les mères victimes des violences conjugales c'est protéger la société et toutes les catégories sociales sont touchées oui bien sûr toutes les catégories Edor Durand ce n'est pas réservé tristement réservé à ceux qui ont des difficultés financières ou des difficultés de logement ça existe partout les violences intra-conjugales et les enfants sont des victimes partout absolument l'impact traumatique des violences conjugales sur les enfants est extrême être confronté aux violences conjugales c'est de l'ordre de la confrontation à une scène de guerre ou de terrorisme quelle que soit la maison dans laquelle on habite c'est le fait de vivre dans une maison qui n'est plus un lieu de sécurité mais un lieu de danger et de confrontation à la mort bien une question c'est l'autorité parentale un homme est violent un homme est violent sur sa femme sa conjointe qui ils ont des enfants ensemble ou la conjointe a des enfants cet homme est violent l'autorité parentale ne lui est retirée qu'en cas de féminicide et encore et encore et encore et encore mais en cas de violence conjugale l'autorité parentale n'est pas retirée est-ce que vous souhaiteriez que l'autorité parentale soit retirée dans ces cas-là ?

oui je pense qu'il faut mieux prendre en compte le fait que l'exercice de l'autorité parentale après la séparation devient pour le violent conjugal le moyen de perpétuer la violence et l'emprise sur son ex-femme et sur les enfants or que dit la loi le code civil nous dit que l'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant la protection de l'enfant et que cette autorité s'exerce sans violence c'est la notion même d'autorité qui est contradictoire avec la violence donc cela signifie que les violences conjugales sont une transgression majeure de l'autorité parentale et on ne transgresse pas la loi impunément un mari violent est un père dangereux absolument on est d'accord Edouard Durand un mari violent est un père dangereux on est bien d'accord et vous dites d'après mon expérience j'ai vu des situations où même l'aide sociale à l'enfance demandait le maintien de l'enfant chez son père oui malheureusement je pense que on a du mal à dissocier la filiation et l'autorité parentale des besoins fondamentaux des enfants et de la nécessité de protéger le développement de l'enfant et parfois il faut aider l'enfant à se détacher d'un parent d'un père violent qui lui fait peur et qui l'empêche de grandir d'apprendre de jouer sereinement avec ses camarades la question est voulons-nous protéger les droits d'un père violent qui transgresse la loi ou voulons-nous protéger une mère et des enfants qui souhaitent simplement vivre en sécurité c'est-à-dire qu'un père violent un père violent dispose encore des décisions c'est lui qui prend les décisions il peut autoriser ou interdire que son enfant bénéficie de soins psychologiques spécifiques même si son enfant en a besoin au niveau scolaire sur l'orientation les activités sportives les opérations médicales c'est lui qui prend la décision bien sûr c'est la coparentalité ce qui est un principe adapté dans les situations où il n'y a pas de violence dans les situations où il y a de la violence le violent conjugal va rechercher le pouvoir par l'exercice de l'autorité parentale merci beaucoup Edouard Durand c'est passionnant pour en parler des heures c'est absolument passionnant et ne ratez pas ce documentaire ce soir 21h05 c'est sur RMC Story dans quelle France on vit violence familiale violence interconjugale intrafamiliale fin du huis clos tout à l'heure le canal 23 RMC Story ce soir il est 7h21 qu'allons-nous faire Mathieu avec Marie Dupin nous allons parler des boutiques de vêtements les cabines d'essayage boudées depuis le 11 mai le secteur de l'habillement en grande souffrance économique Dupin Quotidien dans un instant sur RMC RMC RMC Dupin Quotidien il est 7h25 Marie Dupin bonjour Marie bonjour le secteur de l'habillement souffre terriblement même la marque célèbre Zara a enregistré des pertes très importantes pour la première fois de son histoire

1:08:37
Invité

pour la première fois de son histoire Zara c'est une marque qui marche très très bien et bien là la réaction ne s'est pas faite attendre Zara va supprimer 1200 boutiques dans le monde sur 7400 Zara qui détient

1:08:48
Présentateur

les marques Stradivarius Massimo Douti Berchka toutes ces marques pourraient être concernées l'idée c'est de fermer les petits magasins pour s'offrir de très grandes boutiques très modernes dans des lieux prestigieux dans les grandes villes mais c'est surtout surtout de miser à fond sur les ventes sur internet les ventes sur internet qui ont évidemment

1:09:07
Invité

explosé pendant le confinement puisque 50% des revenus de Zara pendant cette période entre janvier et mars c'était les ventes en ligne

1:09:15
Présentateur

95% de ses revenus au mois d'avril le groupe veut continuer à fond sur cette lancée et espère réaliser au moins 22% de ses ventes sur internet en 2022 c'est à dire demain il y a de nombreuses enseignes alors Zara réduit H&M aussi tous les grands tous les grands GAP aussi qui va fermer des magasins il y a aussi de nombreuses enseignes de l'habillement qui elles sont en redressement judiciaire Jamaïeux NAFNAF André Lalle Orchestra la liste des enseignes en redressement judiciaire ne cesse de s'allonger en fait toutes ces marques étaient déjà un peu en difficulté avant le confinement le confinement a joué un rôle d'accélérateur ça a amplifié ces difficultés qui sont liées notamment au fait que toutes ces marques ont mal pris justement le virage numérique le virage numérique est-ce que vous achetez maintenant vos vêtements sur internet tu fais le tour de la table ça vous arrive ou pas pour les enfants pour les enfants Mathieu non quasiment jamais et vous Marie pour les enfants pour les enfants et vous non jamais c'est vrai que pour les enfants pour les ados c'est tellement plus facile évidemment beaucoup d'emplois sont menacés

1:10:21
Invité

oui des emplois qui sont souvent rémunérés au niveau du SMIC parfois à mi-temps souvent occupés par des femmes au total ce sont 15 000 postes

1:10:27
Présentateur

Jean-Jacques qui sont potentiellement menacés en France 15 000 merci Marie les 7h27 l'actu des réseaux sociaux avec Charles Magnin RMC RMC hashtag Magnin une belle histoire au Royaume-Uni voilà un engagement l'engagement d'un grand sportif qui sert à quelque chose j'attends qu'un footballeur français s'engage pour une cause comme ça et fasse piller le gouvernement on n'a jamais vu ça en France je ne sais pas si un jour je le verrai un footballeur oui au Royaume-Uni fait plier le gouvernement en lançant un appel sur les réseaux sociaux Marcus Rashford son nom vous dit peut-être rien vous le connaissez forcément Jean-Jacques je connais un attaquant prodige de Manchester United mais aussi désormais personnalité publique engagée je vous explique depuis la fermeture des écoles britanniques à la fin du mois de mars le gouvernement a mis en place un système de bons alimentaires permettant aux enfants les plus modestes de bénéficier de repas gratuits mais Boris Johnson le Premier ministre a annoncé que ce dispositif ne serait pas prolongé durant les vacances d'été et bien en réaction le footballeur Marcus Rashford a pris sa plume publié une longue lettre ouverte lundi sur les réseaux sociaux puis dans la presse écrite mardi je sais ce que c'est que d'avoir faim écrit-il il y a 10 ans j'étais l'un de ses enfants texte massivement relayé et partagé sur les réseaux à tel point qu'en moins de 36 heures Boris Johnson est revenu sur sa décision et a annoncé le maintien de l'aide alimentaire pour les enfants tout l'été plus de 130 millions d'euros débloqués par le gouvernement grâce à l'engagement d'un joueur de foot qui s'est servi de son influence sur les réseaux et Marcus Rashford ne se contente pas d'écrire des lettres il a par ailleurs récolté plus de 20 millions d'euros pour servir des repas aux plus démunis et bien bravo il est 7h28 Nicolas Poincaré bonjour Nicolas bonjour Jean-Jacques vous allez tout à l'heure nous expliquer ce qui s'est réellement passé à Dijon parce que j'ai on a tout entendu les uns les autres les Tchétchènes la communauté maghrébine les quartiers de Dijon et puis les politiques qui sont arrivées en masse pour faire de la communication autour de ce qui s'est passé à Dijon sans rien connaître à la situation de la communauté Tchétchène ni à la situation propre à ces quartiers de Dijon mais chacun est parti dans de grandes déclarations vous allez tout nous raconter tout à l'heure parce qu'on a un peu de recul maintenant on peut reconstruire ce qui s'est passé

1:12:42
Invité

effectivement depuis une semaine ça fait exactement une semaine puisque le passage à tabac de ce jeune Tchétchène de 16 ans c'était mercredi dernier suivi par une semaine d'affrontements avec des battes de baseball avec des tirs

1:12:56
Présentateur

d'armes réelles je vais essayer de vous faire le récit le plus détaillé possible tout à l'heure ne ratez pas ce moment à 8h moins 10 il est presque 7h30 en attendant des prospectus publicitaires des magazines de supermarché fabriqués en France c'est aussi ça la relocalisation et c'est l'objectif que se fixe système U son patron Dominique Schellcher avec nous juste après le journal de 7h30 il est la demi ben oui 7h30 c'est Pierrick Bono qui est là pour les dernières informations Pierrick bonjour

1:13:24
Invité

bonjour Jean-Jacques bonjour à tous s'agit-il d'un léger rebond ou du début de cette fameuse deuxième vague du coronavirus à Pékin près de 140 nouvelles contaminations recensées en 6 jours la Chine verrouille à nouveau sa capitale dans le journal la colère des soignants hier à Paris plusieurs milliers d'entre eux défilaient pour réclamer des moyens dans les hôpitaux mais voilà des casseurs se sont mêlés au cortège et puis la crise économique fait ses premières victimes le numéro 1 du tourisme en France Thuis s'apprête à annoncer un plan social d'envergure bon réveil bienvenue si vous nous rejoignez Eviter à tout prix une deuxième vague Pékin engagé dans une course contre la montre pour éviter une nouvelle propagation du virus 140 nouvelles contaminations officiellement recensées en 6 jours les écoles de la ville sont à nouveau fermées les aéroports chinois vont annuler un millier de vols au départ et à l'arrivée des aéroports de la capitale Marion Fournet Depuis deux mois Wang, 14 ans avait repris les cours quasiment normalement mais ce matin il ne pourra pas aller au collège fermé sur décision des autorités locales Je suis sous le choc on pensait que c'était quasiment fini et voilà qu'on a soudainement une nouvelle vague de cas ce virus fait peur et on n'a pas encore de vaccins

1:14:38
Présentateur

Pékin recommande d'éviter les voyages non essentiels les deux aéroports de la ville ont annulé plus d'un millier de vols le scénario se répète et l'inquiétude grandit Hélène, 27 ans Les gens avaient de nouveau le droit de voyager de voir leur famille et maintenant nous voilà de nouveau en confinement tous nos plans pour les six prochains mois pourraient être ruinés Plusieurs zones résidentielles sont en quarantaine et les autorités locales ont lancé une campagne de dépistage massive Plus de 90 000 tests peuvent être réalisés chaque jour pour tenter d'éviter une deuxième vague épidémique

1:15:07
Invité

Et pas de signe de reprise de l'épidémie en France 38 nouveaux décès ces dernières 24 heures et un nombre de patients admis en réanimation qui poursuit sa lente décrue Ils étaient plusieurs dizaines de milliers de soignants dans la rue hier un peu partout dans le pays et de soignants infirmiers, médecins qui ont rappelé au gouvernement ses promesses sur l'hôpital des rassemblements qui se sont déroulés dans le calme la plupart du temps sauf à Nantes et à Paris où des affrontements ont éclaté entre les forces de l'ordre et les casseurs qui n'avaient pas grand chose à voir avec les soignants Gladys Laffitte Vers 15h un pré-cortège agressif envers les forces de l'ordre selon les termes de la préfecture de police de Paris se forme près de l'esplanade des Invalides Les policiers répliquent au G2 projectiles par des tirs de gaz lacrymogènes Durant plusieurs heures des heurts entre forces de l'ordre et 2 à 300 personnes de la mouvance ultra-gauche en noir et cagoulé mais aussi des gilets jaunes et des ultra-jaunes selon des sources policières Des feux de poubelle sont allumés Une voiture avec un autocollant handicapé est retournée et dégradée notamment Des exactions commises par des casseurs qui n'ont rien à voir avec les soignants selon la police qui devra les identifier précisément Des dégradations également à Nantes Des tirs de mortier observés à la préfecture par l'ultra-gauche selon une source policière Des membres de la mouvance présents aussi dans les rassemblements de Caen et de Lyon Dans le cortège parisien de l'incompréhension et souvent de la colère sur le visage des soignants Caroline Fiat députée insoumise de Meurthe et Moselle elle-même aide-soignante très amère à l'issue de la manifestation

1:16:38
Présentateur

C'est n'importe quoi Moi je suis tellement déçue de cette journée On s'est fait applaudir pendant des semaines et des mois ça a fini on s'est fait gazer je me suis fait gazer j'ai les yeux qui piquent j'ai la gorse qui pique on l'attendait cette journée c'était peut-être plus un autre défilé comme ils voulaient nous faire défiler le 14 juillet c'était notre journée on était contents d'être dehors et pour 200 personnes on ne sait pas pourquoi ils étaient là c'est gâché et franchement gazer des soignants c'est inadmissible c'était pas le mot d'ordre c'était pas ce qu'on voulait faire je sais pas comment ils vont s'en sortir mais c'est n'importe quoi M.

Macron dimanche a dit qu'il était fier et ben purée j'espère qu'aujourd'hui il a honte

1:17:12
Invité

A Dijon le calme est revenu ce matin après plusieurs nuits de violence entre communautés pas de nouveaux débordements ces dernières heures des renforts de police sont toujours sur place hier Marine Le Pen était également sur place pour aborder son thème de prédilection la sécurité de même que le secrétaire d'Etat à l'intérieur Laurent Nunez récupération politique y compris pour les candidats à la municipale de Dijon Maôme Becker-Granier Pour Emmanuel Bichaud candidat Les Républicains à la mairie de Dijon c'est le maire actuel François Repsamen qui est responsable de ces règlements de compte

1:17:46
Présentateur

J'entends le maire de Dijon qui veut imputer toute la responsabilité sur le dos de l'Etat la police et la justice n'ont pas fait leur travail moi je dis que c'est pas la réalité des choses c'est qu'en fait on assiste aujourd'hui au bilan de 20 ans de laxisme de clientélisme électoral dans les quartiers sensibles de Dijon et qu'en fait aujourd'hui le maire est dépassé par une situation qu'il a lui-même laissé s'installer De son côté

1:18:06
Invité

la candidate écologiste Stéphanie Maud attend elle surtout des renforts policiers sur le long terme Il faut effectivement de la présence humaine mais de la présence rassurante et il faut surtout de l'emploi et des perspectives d'avenir pour tout ce quartier et par contre demandons effectivement à ce que l'Etat remette de la police nationale à Dijon nous avons perdu énormément de policiers qu'il faut qu'ils remettent et que ces gens-là puissent s'investiguer et effectivement ne pas laisser faire les trafics dans nos quartiers La candidate souhaite recréer un lien de confiance entre force de l'ordre et population Les débats s'annoncent tendus cet après-midi à l'Assemblée examin par les députés d'un projet de loi qui doit organiser la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet avec une période transitoire jusqu'à l'automne durant laquelle des restrictions seront encore possibles les oppositions dénoncent un état d'urgence qui ne dit pas son nom C'est l'un des secteurs les plus touchés par la crise en France et dans le monde le tourisme Thuis numéro 1 en France doit annoncer ce matin un plan social aux élus du personnel le premier voyagiste mondial pourrait se séparer de 8000 de ses 70 000 salariés dans le monde Victor Joana Le coup est rude pour les 900 salariés français du tour opérateur car après plus de deux mois d'arrêt le secteur du tourisme commençait tout juste à redécoller et désormais tous s'inquiètent pour leur poste comme cet employé Les réservations reprennent quand on voit que d'un seul coup on nous parle d'un plan social avec tout ce qu'on a donné on s'inquiète énormément on a tous des familles des enfants enfin tout est compliqué et puis c'est pas le bon moment de se retrouver au chômage parce que ça va être très difficile que ce soit dans le secteur du tourisme ou autre de se retrouver sans travail à la rentrée Les représentants des salariés comme Lazare Rascala délégué CGT estiment que l'entreprise aurait pu faire le dos rond grâce au chômage partiel en attendant des jours meilleurs

1:19:54
Présentateur

D'ici septembre nous pensons que le marché va être complètement bouleversé et modifié et des opportunités pourraient se présenter pour TU France donc on comprend pas on comprend pas cette précipitation aucune justification économique ne le permet

1:20:07
Invité

C'est le sixième plan social que subit TUI France en moins de dix ans et cette fois les syndicats craignent des départs contraints Le Bayern Munich sacré champion post-Covid le premier d'un championnat de foot en Allemagne les Munichois décrochent le trentième titre de leur histoire ce soir c'est le championnat anglais qui revient sur RMC après plus de deux mois d'arrêt grand retour de la première ligue avec le choc Manchester City Arsenal c'est à suivre à partir de 21h15 sur RMC Sport 1 les courses c'est à mort de Bretagne aujourd'hui

1:20:38
Présentateur

à 13h50 et là c'est à vivre sur RMC découverte canal 24 de la TNT le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 16 Clean Game outsider c'est LAS et voilà de Nuz le 16 et LAS la grande distribution on va beaucoup parler de la grande distribution dans un instant avec Dominique Schellcher qui est président directeur général de Systému qui est notre invité bonjour merci d'être avec nous alors beaucoup de questions sur la grande distribution et notamment sur la guerre des prix qui s'annonce il paraît qu'il y a une guerre des prix terrible qui s'annonce c'est vrai ou pas entre distributeurs je ne sais pas s'il y a une guerre des prix terrible qui s'annonce mais en tout cas nous sommes très préoccupés par la crise économique qui arrive ça c'est clair il y a un nouveau chiffre hier soir c'est 60 000 défaillances d'entreprises attendues avant fin 2021 c'est incroyable les chiffres du ministre de l'économie moins 11% de PIB ça ça nous préoccupe ça veut dire quoi ça veut dire qu'il va y avoir du chômage incontestablement de la pauvreté de la pauvreté des difficultés à consommer et que donc nous distributeurs devrons répondre présent par rapport à ça et donc baisser les prix de certains produits être attentif au prix résoudre cette équation entre ceux qui auront qui auront des difficultés de pouvoir d'achat et ceux aussi qui auront aussi qui ont épargné pendant le confinement 60 milliards on parle de 100 milliards d'ici la fin de l'année et qui ont envie de continuer à consommer mieux acheter du bio etc et ceux qui retrouvent leur travail très vite ou qui sont restés en télétravail et qui gardent un pouvoir d'achat et qui ont même augmenté leur pouvoir d'achat ça veut dire que les inégalités la crise a pu creuser les inégalités la crise pour moi aura été un accélérateur de beaucoup de choses de tendances qui étaient déjà là avant et qui s'accélèrent avec cette crise je veux dire des difficultés de pouvoir d'achat pour un certain nombre de gens il y en avait déjà avant cette crise aura accéléré mais à un niveau je crois quand même inégalé même tous ici autour de la table on n'aura jamais vu des indicateurs aussi graves que ceux-là donc voilà c'est à ça qu'on se prépare voilà vous préparez à ça ça veut dire quoi ça veut dire que vous allez devoir vous battre pour offrir un produit à un prix très concurrentiel et puis d'un autre côté vous allez devoir vous battre pour offrir des produits de qualité avec deux clientèles bien différentes le produit de qualité c'est quoi ?

c'est le produit français par exemple c'est le produit français plus cher à l'achat un peu plus cher à l'achat qu'on a beaucoup mis en évidence pendant la crise notamment les fruits et légumes l'agneau français la fraise française l'asperge française on sait vraiment pendant le confinement engager à mettre en avant quasi exclusivement ces produits-là il faut dire que ça a fonctionné que l'accueil a été très favorable mais c'est vrai qu'un fruit et légumes français est un tout petit peu plus cher c'est pour ça par exemple que chez U depuis le confinement on a six fruits et légumes chaque semaine à prix coûtant c'est notre par exemple notre contribution et fruits et légumes français vous allez continuer ces six fruits et légumes français à prix coûtant l'objectif c'est déjà jusqu'à la rentrée et dans notre tête en fait on est jusqu'à la fin de l'année là-dessus et ça c'est par exemple un marqueur du quotidien qui intéresse les gens parce qu'un fruits et légumes français à prix coûtant ça fait qu'il est quasiment au prix d'un fruit ou d'un légume étranger et ça ça intéresse les gens sauf que bien sûr c'est-à-dire que dans un supermarché dans une grande surface U le client arrive s'il voit deux produits une fraise espagnole par exemple c'est fini les fraises enfin bon c'est pratiquement fini une fraise espagnole une fraise française à prix égal il va choisir la fraise française ça c'est certain bien sûr il y a toute une série de gens on vient d'en parler qui toute l'année privilégieront le français mais il y en a d'autres face à ce choix-là qui vont dire non moi je peux que me payer la fraise espagnole et donc notre effort là c'est de rapprocher la fraise française de la fraise espagnole mais après il y a plein de considérations derrière il faut peut-être travailler sur le fond du sujet pourquoi la fraise française est plus chère et ça par exemple on a déjà pris des initiatives moi j'ai écrit par exemple à tous les producteurs de fraises en sortie de crise pour leur dire que 1U s'engage d'ores et déjà à commander les quantités pour 2021 ça y est vous êtes engagé on leur a déjà dit qu'on allait s'engager sur les quantités 2021 et je leur propose même plus cette année et là ça nous renvoie à la question de la souveraineté alimentaire je leur ai dit en France on consomme 130 000 tonnes de fraises par an on n'en produit qu'à peu près la moitié si personne ne bouge on fera le même constat l'année prochaine qu'à pas qu'il n'y aura pas assez de fraises françaises ce qui était le cas cette année et donc je leur dis moi je suis prêt à signer avec vous des contrats de culture pour que vous mettiez en culture plus de fraises et qu'on réduise l'écart et le manque de fraises françaises au coeur de la saison ça c'est du patriotisme économique et ça c'est du patriotisme économique exactement et bien je continue sur le sujet sur ce patriotisme économique Dominique Schellcher qui est président directeur général de Système U on parle de la grande distribution vous avez des questions à poser vous avez des remarques à faire ce n'est pas compliqué sur RMC le 3216 c'est notre lien vous savez combien nous sommes proches de vous vous êtes avec nous nous sommes avec vous à tout de suite RMC RMC 6h 9h Vournain Direct Michel Schellcher est avec nous président directeur général de Système U merci d'être là je parlais de guerre des prix nous verrons bien entre distributeurs mais comment allez-vous faire est-ce qu'il va y avoir un retour en masse des promotions par exemple mais les promotions sont indispensables à la vie de notre métier pendant le confinement on distribuait plus de tracts puisqu'il n'y avait plus de distributeurs de tracts donc là les gens se sont habitués mais très rapidement nous on est une enseigne des territoires on est très présent dans les communes de moins de 5000 habitants quand dans une rue d'un de nos villages le prospectus n'est pas distribué les gens viennent aujourd'hui à l'accueil pour dire mais c'est pas possible j'ai pas reçu mon prospectus ce qui évidemment n'est pas du tout le cas à Paris voilà ça a une importance mais ça a une importance mais à Paris on ne se rend plus compte de grand chose je vous le dis tout de suite mais vous savez combien je pense au territoire au territoire et vous y pensez Dominique Schellcher le comportement d'ailleurs du consommateur n'est pas du tout le même le comportement n'est pas du tout le même et donc le point important aujourd'hui à cause de cet attachement qu'on a au territoire au PME dans les territoires qui sont nos partenaires historiques on a pris une décision importante de patriotisme économique chez U on y a longtemps réfléchi on avait deux options concernant l'impression de nos prospectus on en imprime plus de 700 millions par an 700 millions de prospectus par an mais bien sûr on travaille sur l'avenir et la digitalisation etc mais dans les campagnes les gens sont encore attachés à ça donc pour l'instant c'est la réponse 700 millions pour le deuxième semestre 2020 nous avons pris la décision de rapatrier l'impression de donc la moitié 350 millions de prospectus de pays européens l'Allemagne l'Espagne l'Italie à la France et ce sont 14 PME françaises d'impression un univers qui est en difficulté actuellement avec des difficultés de la presse avec beaucoup de choses on a décidé de rapatrier cette production en France pour faire tourner des entreprises françaises ça nous coûte un peu plus cher oui vraiment ça coûte un peu plus cher ça coûte un peu plus cher d'imprimer un prospectus en France qu'en Allemagne qu'en Allemagne en Espagne ou en Italie qu'en Allemagne absolument mais comment ça se fait le coût de la main d'oeuvre est à peu près le même en Allemagne un peu moins un peu moins donc c'est probablement lié à ça ça va nous permettre également d'économiser 300 000 km de transport entre les livraisons de papier et les livraisons de ces prospectus il y a aussi un peu d'empreintes écologiques en moins mais en cette période où on a parlé tout à l'heure des chiffres de cette crise économique qui arrive qui va être difficile et dure on a préféré privilégier des emplois en France peut-être que ces gens seront nos clients aussi on pense à ça et que ça va sauver des emplois un de ces 14 imprimaires était en redressement était en difficulté économique c'était très fragile le fait de rapatrier cette production va le sauver cette année alors vous êtes le PDG de Systému depuis l'intervention d'Emmanuel Macron il y a un débat en France qu'a dit Emmanuel Macron il va falloir travailler plus produire plus travailler plus chez Systému on va allonger le temps de travail que va-t-on faire on va augmenter le nombre de dimanches travaillés on va ouvrir demander l'ouverture le dimanche après-midi augmenter les amplitudes d'horaire la réponse est non Systému n'a jamais plaidé pour plus de dimanches plus d'horaires de soirées c'est pas notre état d'esprit on est essentiellement à la campagne à un moment il faut que ça s'arrête faire travailler plus une hôtesse de caisse qui travaille déjà un temps plein à 35 heures c'est pas raisonnable je veux dire c'est un métier qui est fatigant éprouvant le contact du client donc c'est pas du tout notre optique moi mon optique quand on dit travailler plus c'est plutôt donner du travail à tout le monde et créer de la richesse avec tout le monde plutôt que voyez faire travailler après que entreprise par entreprise dans les secteurs qui le méritent on trouve des accords et de solutions oui mais notre vision à nous c'est pas de changer du tout d'appeler à ça chez nous ou de changer les règles et d'allonger le temps de travail mais plutôt d'essayer de donner du travail au maximum de gens et particulièrement à ceux qui vont le perdre dans les prochains temps et il y a encore 3 ou 4 mois avant le confinement c'était parfois difficile de recruter mais je peux vous dire que d'ores et déjà maintenant les CV reviennent les CV reviennent ça c'est une bonne nouvelle c'est une bonne nouvelle c'est aussi un mauvais signe oui c'est aussi un mauvais signe bien merci beaucoup Dominique Schellcher merci d'être venu nous voir président directeur général de Système U ce matin sur RMC RMC Découverte c'est passionnant il est 5h 5h 7h51 c'est l'heure des explications avec Nicolas Poincaré RMC expliquez-nous bien le calme il est revenu à Dijon on a vu le déferlement d'hommes politiques de tous bords qui sont arrivés à Dijon pour nous faire de grandes déclarations sans connaître la situation et ça c'est un grand classique on commence maintenant à y voir un peu plus clair et Nicolas Poincaré ce matin vous nous expliquez précisément ce qui s'est passé que s'est-il passé réellement à Dijon depuis mercredi dernier

1:31:21
Invité

alors on sait que tout a commencé donc mercredi dernier le 10 juin ce jour-là un garçon de 16 ans a été agressé par des dealers du quartier populaire des Grésil agressé parce que Tchétienne parce qu'apparemment cette petite communauté à Dijon s'opposait à ces dealers le garçon a été passé à tabac on lui a mis un pistolet dans la bouche et on lui a donné des coups de crosse sur la tête on a entendu ce matin le témoignage de son père sur l'antenne d'RMC le lendemain le jeudi 11 l'affaire a fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux et des Tchétiennes de toute la France se sont donnés rendez-vous à Dijon pour donner une leçon à ces dealers

1:31:56
Présentateur

de France de Belgique d'Allemagne aussi

1:31:58
Invité

oui alors dans un premier temps sur toute France alors le lendemain le lendemain on est donc le vendredi soir et c'est ce premier groupe en tout cas arrive ils sont une centaine ils sont masqués armés de barres de fer de battes de baseball et ils se retrouvent effectivement dans le centre de Dijon ils investissent un bar à chicha qui s'appelle le Black Pearl et qui est considéré par eux comme le quartier général des dealers ils saccagent le bar et blessent

1:32:23
Présentateur

trois personnes oui la police est présente mais la police n'intervient pas et pour cause parce qu'on l'a dit les tchétchènes

1:32:30
Invité

sont un groupe d'une centaine de personnes les policiers eux sont à peine deux dizaines c'est le rapport de force qui ne leur permet pas d'intervenir en plus les tchétchènes ne veulent pas d'embrouilles ils vont voir ils envoient un représentant négocier avec les policiers en substance ils leur disent on a presque fini on est venu régler une petite affaire ne vous en mêlez pas on n'a rien contre vous la police va lancer tout de même des gaz lacrymogènes mais elle n'a pas les moyens de procéder

1:32:54
Présentateur

à des interpellations bon personne n'est interpellé le lendemain samedi dernier donc le calme aurait pu revenir il aurait pu parce que les tchétchènes étaient satisfaits

1:33:02
Invité

de leur expédition punitive ils s'apprêtaient à quitter Dijon après avoir dormi tout simplement dans leur voiture sauf que sur les réseaux sociaux à ce moment là des dealers et d'autres habitants des grésilles majoritairement d'origine nord-africaine ont commencé à lancer des appels à la vengeance ils ont commencé à patrouiller dans la ville à proférer des menaces contre les tchétchènes de Dijon alors ceux-ci ont mobilisé plus largement c'est là qu'ils ont appelé leurs amis à venir donc de toute la France et même de l'étranger vous l'avez dit d'Allemagne ou de Belgique et samedi soir à 23h de nouveau ils se sont retrouvés dans le centre de Dijon ils étaient au moins 200 et vers minuit une voiture est passée devant ce fameux bar supposé être celui des dealers et les occupants de cette voiture ont ouvert le feu le gérant a été blessé par balle encore une fois

1:33:49
Présentateur

la police n'a pas eu les moyens humains suffisants pour intervenir les incidents se sont poursuivis dimanche et lundi soir

1:33:55
Invité

oui mais alors cette fois sans les Tietchan qui pour le coup avaient quitté la ville dans un grand convoi assez spectaculaire au moins une cinquantaine de voitures qui se suivaient comme ça et dimanche soir donc ce sont les jeunes de la cité des Grésil qui à leur tour ont investi les rues émus parce que les violences qu'ils venaient de subir et puis furieux que la police ne les ait pas plus défendus ils ont à ce moment-là brûlé des voitures et détruit du mobilier urbain cette fois les forces de l'ordre sont intervenues parce qu'entre temps elles avaient eu le temps de se renforcer hier soir à Dijon il y avait des CNS des gendarmes mobiles des brigades anticriminalités de la police et même des hommes des forces d'élite du RAID une grosse démonstration de force alors que les Tchétchènes n'étaient plus là depuis dimanche matin

1:34:38
Présentateur

ces hommes violents et hermets sont tous repartis sans avoir été inquiétés

1:34:44
Invité

non il n'y a pas eu d'interpellation dans leur rang parce que on l'a dit les policiers n'ont pas eu les moyens vendredi et samedi soir mais l'enquête judiciaire est en cours il y a des images beaucoup d'images certaines très inquiétantes où on voit des hommes avec des armes qui tirent en l'air et il ne fait aucun doute que certains seront identifiés et arrêtés hier Emmanuel Macron a demandé au ministre de l'intérieur d'envisager l'expulsion de ceux qui seront arrêtés s'ils sont en France avec le statut de réfugiés

1:35:11
Présentateur

bien il y a eu d'autres graves incidents impliquant des tchétchènes à Nice oui notamment à Nice donc ça dure depuis des semaines à Nice et même des mois et même des années

1:35:20
Invité

le 17 avril dans la résidence des chênes deux tchétchènes ont été blessés à l'arme automatique le 11 juin c'était l'inverse deux tchétchènes qui ont été arrêtés pour avoir blessé un homme au couteau dimanche soir il y a eu des coups de feu dans la cité des Liserons et puis il y a eu d'autres scènes

1:35:37
Présentateur

oui ce sont des dealers qui attaquent des tchétchènes en représailles aux événements de Dijon

1:35:40
Invité

voilà apparemment Nice c'était des représailles à ce qui s'est passé à Dijon et puis le Figaro a relevé d'autres incidents ailleurs en France ces dernières semaines ou ces derniers mois à Rouen en mai des dizaines de tchétchènes ont voulu se faire justice après déjà une histoire d'agression d'un de leurs enfants on a aussi eu à Troyes une bagarre qui a opposé 50 tchétchènes à des Africains dans le Figaro le porte-parole de l'Assemblée des tchétchènes d'Europe qui s'appelle Shamil Albakov explique qu'il s'agit le plus souvent d'histoires entre sa communauté et des dealers et il justifie les expéditions punitives en expliquant que les tchétchènes ont tenu tête à l'armée russe chez eux dans le Caucase et qu'ils n'ont pas l'intention de se faire de se laisser faire par des racailles chez nous sauf que bon chez nous normalement c'est pas le Far West et c'est pas les vendettats normalement bon et bien

1:36:28
Présentateur

merci Nicolas Poincaré j'ajoute qu'on a vu un défilé de responsables politiques avec majorité opposition sans connaître le moindre du monde la situation la situation des tchétchènes et des réfugiés tchétchènes j'ai vu Laurent Nunez qui promet une extrême fermeté ils sont arrivés après Marine Le Pen qui parle de chaos Eric Ciotti de théâtre de guerre chaque politique est venue est venue commenter la situation comme c'est toujours le cas sans apporter aucune réponse mais strictement aucune réponse à la situation il est 7h57 à suivre d'autres responsables politiques et d'autres formes de violence dans certains rassemblements de soignants hier mais aussi surtout des images de solidarité entre infirmières forces de l'ordre on va revenir sur les revendications des soignants avec le docteur François Salacas neurologue à la pitié salpêtrière à Paris juste après le journal de 8h sur RMC RMC mercredi 17 juin l'info sur RMC 8h02 merci d'être avec nous c'est Céline Kalman qui est là pour les dernières informations Céline bonjour bonjour Jean-Jacques bonjour à tous une femme en blouse blanche violemment interpellée tirée par les cheveux en marge de la manifestation parisienne les images tournent en boucle l'infirmière est toujours en garde à vue

1:37:43
Invité

dans ce journal un témoignage RMC celui du père

1:37:46
Présentateur

du jeune Tchétchène

1:37:47
Invité

dont l'agression est à l'origine des violences ces derniers jours à Dijon l'homme appelle au calme

1:37:52
Présentateur

et puis une lueur d'espoir dans le traitement contre le Covid l'OMS parle de percée scientifique un médicament réduirait la mortalité des patients gravement atteints bienvenue à tous sur RMC c'est l'image qui a enflammé les réseaux sociaux hier soir une scène

1:38:09
Invité

qui a marqué les esprits et qu'il faut resituer dans son contexte celle d'une femme en blouse blanche violemment interpellée tirée par les cheveux en marge de la manifestation des soignants à Paris il s'agit d'une infirmière de 50 ans arrêtée notamment pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre

1:38:25
Présentateur

hier soir une trentaine de personnes se sont spontanément réunies devant le commissariat où elle a été placée en garde à vue près de la place des Invalides où cette soignante a donc été interpellée Thomas Chupin il est 5h moins le quart hier soir fin de manifestation cela fait de nombreuses minutes que des casseurs font face à la police et au milieu une blouse blanche une femme qui jette des projectiles maladroitement sur les forces de l'ordre qui les insultent et finalement les policiers interviennent interpellation musclée l'infirmière ne se laisse pas faire elle est tirée par les cheveux et mise à terre images qui ont choqué Lucien proche de la famille

1:38:57
Invité

ce qui m'a vraiment surpris moi c'est la violence de l'interpellation elle est à genoux je vois pas ce qu'elle pouvait faire pour se défendre et ce qui les mettait en danger il faisait partie d'une trentaine de personnes qui se sont rassemblées hier soir devant le commissariat

1:39:08
Présentateur

où l'infirmière a été emmenée

1:39:10
Invité

elle a travaillé pendant 3 mois pour aider les gens qui subissaient le Covid elle l'a elle-même subi aujourd'hui elle est interpellée pendant une manifestation où elle demande de sauver l'hôpital public moi ça me crève le coeur je vais pas vous mentir

1:39:23
Présentateur

l'infirmière à Villejuive dans le Val-de-Marne elle a reçu le soutien de la CGT local Benjamin Amar en est le porte-parole

1:39:27
Invité

elle reconnaît avoir jeté des choses des projectiles sur la police elle en est navrée donc nous on est là pour dire un petit peu d'indulgence une infirmière de 50 ans si à un moment elle a la colère qui l'envahit comme ça il faut qu'on se pose les bonnes questions

1:39:39
Présentateur

un des policiers atteints par les projectiles lancés par l'infirmière devrait déposer plainte aujourd'hui 32 personnes ont été interpellées à Paris des affrontements également à Lille, Toulouse et Nantes des violences qui rappellent des scènes d'avant la crise du Covid-19 pour le sociologue Jean-François Amadieu ces violences étaient à craindre après plusieurs mois sans manifestation on s'attendait depuis longtemps à une reprise

1:40:01
Invité

de manifestations agitées avec un retour de militants black blocs comme on dit de l'ultra-gauche ou de gilets jaunes radicalisés le fait que

1:40:11
Présentateur

pendant plusieurs mois il n'y ait plus de manifestations fait que là l'occasion se présente il semble bien qu'il se crée une sorte de convergence qui pourrait d'ailleurs prendre beaucoup plus d'ampleur diriger contre les forces de l'ordre peut-être là un élément nouveau par rapport à ce qu'on a connu à proprement parler depuis deux ans au total 250 manifestations

1:40:33
Invité

la plupart se sont déroulées dans le calme il faut le souligner Edouard Philippe a dit entendre parfaitement les revendications hier soir il a de nouveau promis une réponse massive et très significative c'est aujourd'hui que l'Assemblée nationale examine un projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet avec une période transitoire

1:40:52
Présentateur

jusqu'à l'automne l'inquiétude ce matin en provenance de la Chine Pékin quasiment coupé du monde résurgence des cas de Covid une centaine en cinq jours résultat les deux aéroports de la ville annulent plus d'un millier de vol Pékin demande à ses habitants d'éviter les voyages non essentiels en dehors de la ville et toutes les écoles sont à nouveau fermées l'inquiétude en Chine mais l'espoir en provenance du Royaume-Uni des chercheurs ont peut-être trouvé

1:41:17
Invité

un remède miracle un corticoïde qui réduirait considérablement la mortalité chez les patients les plus graves Florian Chevalet

1:41:25
Présentateur

Son nom le dexamétasone un médicament de la famille des stéroïdes il réduirait d'un tiers la mortalité chez les malades du Covid placés en réanimation lors de son audition par l'Assemblée nationale hier le directeur de la santé Jérôme Salomon n'a pas caché son enthousiasme la dexamétasone qui est pour la première fois une molécule qui semble donner vraiment des résultats tout à fait significatifs sur la mortalité et en particulier la mortalité des patients les plus graves Autre bonne nouvelle la molécule est ancienne peu coûteuse et accessible elle a déjà été utilisée durant la crise sanitaire c'est le cas du professeur Jean-Michel Constantin le chef du service de réanimation de la pitié salpétrière à Paris décrit des résultats spectaculaires sur beaucoup de ses patients Pour nous c'est une vraie bonne nouvelle parce que ça nous pousse un peu plus dans ce qu'on avait testé dans le sentiment qu'on avait on a une preuve Aujourd'hui ce corticoïde devrait donc être prescrit plus souvent et plus tôt dans le traitement du Covid-19

1:42:12
Invité

Tout de suite ça va être très utile au Brésil en Amérique latine là où ça flambe ce sera utile en France si jamais il y a une deuxième vague qu'elle soit dans quelques semaines

1:42:20
Présentateur

ou à l'automne ou plus tard Pour connaître les résultats précis de l'étude il faudra encore attendre sa publication complète RMC 8h07 la soirée a été calme à Dijon le gouvernement a répondu aux violences de ces derniers jours 150 gendarmes déployés en plus Un témoignage RMC à présent celui du papa du jeune Chen Chen de 16 ans blessé il y a une semaine c'est son agression qui a tout déclenché son papa appelle ce matin à la fin des affrontements Maxime Brandstatter et Nicolas Trenot l'ont rencontré pour RMC Le visage émacié Zélim Ran est encore traumatisé par le passage à tabac de son fils de 19 ans dans son propre quartier Il était menacé au mort mais on a reçu un coup de crosse depuis qu'il s'allait sur la tête je ne veux pas parler de ça Mon fils il est quelqu'un de sportif rien à voir avec le droit

1:43:08
Invité

Suite à l'agression près de 200 Tchétchènes sont venus de toute la France et d'Europe pour venger son fils aîné Zélim Ran a perdu le contrôle des événements

1:43:16
Présentateur

Les gens sont venus spontanément C'est la solidarité C'est toujours comme ça chez nous C'est plus dur à dire d'arrêter de venir et après ce qui est passé ce n'est pas bonne image pour notre ville Le réfugié politique Tchétchène lance un appel au calme avec plusieurs membres de sa communauté et Yunus un jeune Turc

1:43:39
Invité

venu apporter son soutien Des vidéos pour chauffer l'atmosphère sur les réseaux sociaux il faut l'arrêter que ce soit Turc Tchétchène Arabe parce qu'on est tous des frères on vit tous ensemble

1:43:48
Présentateur

il ne faut pas inciter à la haine c'est tout Ils ont tous les deux partagé un moment de réconciliation hier soir avec d'autres musulmans de la région dans une mosquée de la ville pour sceller un semblant de paix dans le quartier

1:43:57
Invité

L'agresseur de Marin va-t-il être libéré

1:44:00
Présentateur

aujourd'hui en novembre 2016 à Lyon Marin, 20 ans était tabassé à coups de béquilles pour avoir défendu un couple qui s'embrassait dans la rue Marin a aujourd'hui de très lourdes séquelles neurologiques son agresseur

1:44:11
Invité

avait été condamné à 7 ans et demi de prison en 2018 il y a deux mois il a fait une demande de libération conditionnelle la cour d'appel de Lyon doit donc statuer aujourd'hui Cyprien Pézril De l'inquiétude pour Audrey Sauvageon la mère de Marin elle craint que l'agresseur de son fils sorte de prison en ayant réalisé moins de la moitié de sa peine à mon avis il n'a pas encore compris la gravité des choses et c'est pas pour tout de suite et c'est pas en essayant de sortir tout le temps au plus tôt qu'on comprend et qu'on prend conscience des choses une décision de justice a été prise il y a maintenant deux ans on aimerait juste qu'elle s'applique en fait et pouvoir passer notre énergie à autre chose sauf que l'avocate de l'agresseur l'assure son client a changé des lettres d'excuses écrites à Marin un diplôme d'électricien obtenu pendant son incarcération bref de quoi se réinsérer dans la société mais pas suffisant pour Audrey Sauvageon elle appréhende la décision de la cour d'appel on a l'impression d'être impuissant quelque chose ne nous appartient plus clairement c'est plus entre nos mains j'ai pas voulu me pencher sur les recours c'est peut-être une espèce de superstition je préfère penser et me dire que la décision sera la bonne que ce sera une décision cohérente avec tout ce qui s'est passé jusqu'à maintenant depuis sa sortie du coma Marin suit de longues séances de rééducation tente de retrouver une vie à peu près normale mais craint désormais une chose de retomber sur son agresseur dans la rue

1:45:21
Présentateur

football

1:45:23
Invité

la Bundesliga et la Liga ont repris la première ligue redémarre aujourd'hui à Caen le grand retour de la Ligue des Champions le PSG et Lyon seuls clubs français encore en lice sont impatients de connaître leur futur calendrier européen Loïc Braillet c'est aujourd'hui que l'UEFA va enfin lever le voile sur la fin de saison européenne

1:45:39
Présentateur

lorsque la crise du Covid-19

1:45:41
Invité

frappe le foot européen à la mi-mars il reste 4 huitièmes de finale retour à jouer dont le fameux Juventus Turin Lyon ces 4 matchs doivent être reprogrammés les 7 et 8 août

1:45:50
Présentateur

place ensuite pour les 8 équipes restantes au tour à élimination direct sur un seul match et non plus en match aller-retour tout se tiendrait en 10 jours les quarts de finale du 12 au 15 août les demi-finales les 18 et 19 août et la finale le dimanche 23 août pour faciliter et limiter les déplacements à partir des quarts de finale tous les matchs se joueront dans une seule ville Lisbonne au Portugal qui dispose de 2 grands stades et où l'épidémie a été plutôt bien maîtrisée l'UEFA espère pouvoir en plus accueillir du public et a prévu le même modèle pour la Ligue Europa dont la formule finale elle devrait se tenir à Francfort en Allemagne

1:46:23
Invité

Notez qu'il ressort le Bayern Munich a remporté un 30ème titre

1:46:26
Présentateur

en championnat sans spectateurs sans public non plus l'US Open qui aura bien lieu du 31 août au 13 septembre ce sera à huis clos Quelle tristesse ces spectacles sportifs sont les spectateurs mais alors quelle tristesse bien il est 8 ans oui j'espère que le public va pouvoir revenir à la fin du mois de juillet d'ailleurs finale Coupe de la Ligue Coupe de France on espère avec des spectateurs nous verrons bien il est 8h11 Dr François Salakas est avec nous neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris membre du collectif Interhôpito bonjour Dr Salakas merci d'être avec nous on se souvient de votre interpellation d'Emmanuel Macron ça a fait le tour de toutes les images télévision et les réseaux sociaux mais parlons de ce qui s'est passé hier partout en France je dis bien partout en France il y a eu des rassemblements de personnels soignants qui se sont dans l'ensemble fort bien passés avec des images formidables de fraternité entre le personnel soignant et les forces de l'ordre et le grand public François Salakas c'est d'abord cela que vous retenez de cette journée d'hier ah oui je pense

1:47:34
Invité

que c'est vraiment une réussite 18 000 personnes à Paris et sur l'ensemble de la France des rassemblements qui ont été à la fois avec très nombreux mais aussi avec une ambiance très claire que le soutien de la population de la société civile je ne sais pas de notre état républicain pour les soignants il est total il est total et je pense que les citoyens ont du mal à accepter un échec des négociations

1:48:01
Présentateur

actuelles sur les salaires alors justement le Ségur de la santé point d'étape demain moment très important lundi matin j'étais avec Gérald Darmanin le ministre des comptes publics c'est lui qui tient la bourse et je lui ai j'ai insisté sur les 300 euros il ne m'a pas dit non il ne m'a pas vraiment dit oui mais j'ai senti j'ai senti que l'état était sur le point de céder sur ces fameux 300 euros François Salakas que savez-vous ? je suis désolé pour votre émission je n'ai pas de délit d'initié je ne peux pas vous annoncer

1:48:31
Invité

c'est dans la poche ce qui est très clair c'est que je pense que le timing c'est-à-dire le fait qu'on aboutira à quelque chose dans une quinzaine de jours ça c'est à peu près certain ce qui est moins certain c'est le niveau et le périmètre d'application de ces augmentations de salaire et je pense qu'il va falloir bien calibrer comme disent les technocrates parce que si on est en dessous et je ne donnerai pas de chiffres ici mais si on est en dessous là la colère

1:48:56
Présentateur

va être terrible parce que la colère elle est accumulée il faut que le gouvernement l'entendent les 300 euros c'est c'est indispensable pour calmer la juste colère du personnel soignant qui est moins bien payé à l'hôpital public en France que dans les autres hôpitaux des pays d'Europe François Salacasse

1:49:17
Invité

oui c'est ça qui se passe alors je ne voudrais pas qu'on oublie quand même les autres piliers du Ségur parce que le pilier le pilier rémunération est extrêmement important

1:49:24
Présentateur

et c'est là-dessus mais c'est le premier pilier c'est le premier pilier il est peut-être le plus avancé après il y a 300 euros rémunération je vais revenir mais 300 euros pour qui ? pour les infirmiers infirmières évidemment mais pour tout le personnel soignant de l'hôpital c'est ça l'idée c'est-à-dire que l'idée c'est qu'un hôpital

1:49:41
Invité

ça ne tourne pas que avec des infirmières et des aides-soignants donc le périmètre d'application il doit être plus large ce que je veux juste faire comprendre à l'ensemble de la population c'est qu'à l'heure où je parle l'hôpital public n'a pas redémarré il est sur deux cylindres deux sur quatre cylindres c'est-à-dire que la capacité qu'on a à hospitaliser les patients n'a pas repris pour une raison simple c'est que les carences de personnel qui existaient avant la crise du Covid n'ont pas été modifiées donc ça veut dire que là si on n'a pas une politique extrêmement volontariste pour embaucher rapidement à l'hôpital public on ne redémarrera pas et on ne fera pas face ni à une deuxième vague c'était un fusil à un coup le Covid il faut être très clair là-dessus donc ni à une deuxième vague ni même à la prise en charge standard des patients qui ont besoin de l'hôpital public et pour embaucher vite il faut augmenter les salaires et deuxième chose il faut permettre aux personnels de travailler dans des conditions d'effectifs qui ne soient pas indignes et qui ne soient pas en conflit avec leurs valeurs les personnels qui travaillent à l'hôpital public ils ont des valeurs

1:50:41
Présentateur

mais ils ont des valeurs vous venez de prononcer un mot que j'aime ils ont des valeurs professionnelles une éthique professionnelle pendant cette crise sanitaire ils ont retrouvé ces valeurs ils ont retrouvé ce goût ce goût du travail ce goût de ce travail qu'ils aiment ils se sont battus et tout à coup on retournerait en arrière après ce qui s'est passé ça sera encore pire la colère sera encore pire

1:51:10
Invité

absolument c'est un ascenseur émotionnel et je pense qu'ils ne le supporteront pas et il y aura des grands brûlés de la crise du Covid si jamais il faut finalement reprendre le business as usual à l'hôpital public ça c'est pas admissible donc je pense vraiment que le gouvernement n'a pas le droit à l'erreur et je pense qu'il a intérêt à très bien calibrer ces augmentations de salaire

1:51:30
Présentateur

et qu'on puisse réembaucher une réorganisation de l'hôpital public oui alors là quand on parle de réorganisation c'est toujours très compliqué

1:51:37
Invité

il y a une chose très simple c'est la gouvernance c'est à dire finalement qui dirige l'hôpital pour l'instant et depuis 10 ans c'est les directeurs administratifs qui ont l'oeil rivé sur le budget et tout le reste est une variable d'ajustement quand je dis tout le reste c'est à dire la mission principale de l'hôpital c'est à dire le soin ça c'est fini il n'est plus admissible qu'on gouverne l'hôpital en fonction d'objectifs budgétaires simplement avec une tarification à l'activité qui fait que finalement ce qui est important pour un directeur d'hôpital c'est pas la qualité des soins je suis désolé de le dire mais nous n'avons pas actuellement la communauté des soignants n'a pas les mêmes objectifs que les directeurs d'hôpitaux il faut le dire c'est pas politiquement correct donc je le dis ici nous n'avons pas les mêmes objectifs et il faut que la gouvernance change et pour ça il faut bien sûr que les médecins réaccèdent au poste de décision de l'hôpital mais pas que les médecins les médecins sont pas tout seuls il y a des personnels paramédicaux ce qu'on appelle des infirmières des cadres des cadres qui sont là pour organiser l'équipe de soins et si on les fait pas remonter au plus haut niveau de la gouvernance mais c'est même pas la peine de penser que dans un hôpital moderne on va pouvoir redémarrer il faut redémarrer avec des moyens avec un changement de gouvernance et la belle énergie qu'a décrit le président de la république en disant c'est formidable cette belle énergie du Covid il ne faut pas la laisser retomber mais tout est dans ses mains tout est dans ses mains tout a été dit par notre collectif je redis au passage il n'y a aucune honte à être syndiqué mais le collectif interhôpitaux ce n'est pas un syndicat c'est un collectif et qui s'est constitué sur des valeurs et sur une énergie que je qualifierais l'énergie du désespoir

1:53:14
Présentateur

c'est-à-dire que si on ne sauve pas l'hôpital public maintenant c'est fini oui mais docteur François Salacasse justement je vais terminer avec ça je n'ai pas voulu commencer avec ça mais quand vous voyez des heurts qui se sont produites hier à Paris ça vous met en rage j'imagine qu'on vienne abîmer parce qu'il y avait beaucoup d'infirmières beaucoup de personnels soignants je crois dans la rue

1:53:35
Invité

si on regarde un peu la sociologie de cette manifestation c'est très important de dire que les premières étaient peut-être très médicales celle-là a été très paramédicale avec beaucoup d'aides soignantes beaucoup d'infirmières pour une raison simple c'est que je pense que le personnel hospitalier croit au fait qu'on va pouvoir effectivement obtenir quelque chose de significatif et de digne première chose deuxième chose il y avait beaucoup d'usagers et partout en France et y compris dans Paris nous sommes allés au contact des usagers vous savez les applaudissements oui bien sûr là on est venu les provoquer finalement parce qu'on a besoin des usagers si on n'est pas soutenu par l'ensemble de la population ça ne fonctionnera pas donc je alors pour ce qui est des Black Bloc franchement moi je pense que c'est un non-événement dans une manifestation les Black Bloc sauf à dire qu'il faut que les

1:54:18
Présentateur

chaque fois qu'il y a une manifestation ils sont là maintenant voilà

1:54:21
Invité

donc la question de savoir c'est à qui on en service en en parlant

1:54:25
Présentateur

oui merci merci docteur François Salacasse vous êtes neurologue je le rappelle l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris membre du collectif Interhôpitaux merci et nous attendons avec impatience les résultats déjà le point d'étape demain sur le Ségur et puis les décisions qui seront prises par le gouvernement les 300 euros c'est indispensable il est 8h20 vous êtes sur RMC dans deux minutes qu'allons-nous faire ? on va parler d'un autre secteur à qui le gouvernement a promis des milliards d'euros le marché automobile mais oui ça repart en particulier l'occasion beaucoup plus que le neuf Guillaume Paul est avec nous dans une minute sur RMC

1:55:01
Invité

RMC 6h 9h bon indirect

1:55:04
Présentateur

Guillaume Paul est avec nous ça va Guillaume ? ça va bien Jean-Jacques si nous parlions de l'automobile poussons la porte des concessions automobiles est-ce que la reprise est là ? il y a beaucoup de monde dans les concessions automobiles beaucoup de monde qui viennent mais pour acheter quoi ?

des véhicules d'occasion ah bah oui on n'achète pas de neuf voilà c'est la petite lueur d'espoir alors les chiffres sur 5 mois le comité des constructeurs nous dit sur 5 mois le marché du neuf il fait moins 50% le marché de l'occasion il ne fait plus que moins 25% ça repart il ne fait plus que moins 25% ça monte ça monte on achète beaucoup et ça s'accélère au mois de juin alors qu'est-ce qui fait qu'on va vers le marché de l'occasion ?

évidemment la prime à la conversion vous savez qu'elle a été annoncée parce que pour la première fois elle a été étendue au marché de l'occasion 3000 euros pour l'achat d'un véhicule thermique diesel et essence vous avez des sites spécialisés Aramis Soto qui vous dit je fais 20% de mon activité avec la prime en ce moment ça fait des véhicules évidemment qui seront encore plus abordables que d'habitude et qui sont disponibles plus vite vous n'avez pas besoin de les attendre des semaines en concession là ils sont là tout de suite ces véhicules oui Aramis Soto donc vous le dites c'est 20% de mon activité avec cette prime en ce moment avec cette prime elle marche fort comme quoi la prime à la conversion joue et puis il y a aussi le fait qu'il y avait de gros stocks d'invendus même avant la crise c'est ça aussi qui pousse les concessionnaires à faire des rabaises c'est que leur parking déborde parce que je vous rappelle ce qui s'est passé en début d'année 1er janvier Bruxelles impose des normes environnementales beaucoup plus contraignantes aux constructeurs donc qu'est-ce qu'ils ont fait parce qu'on avait vu venir le coup jusqu'à la fin décembre ils ont immatriculé pas vendu mais immatriculé des tonnes de véhicules en se disant c'est pas grave on va les mettre en concession et puis en 2020 on les vendra moins cher mais c'est pas grave ça a toujours ça de prix et puis on les a vendus un petit peu janvier-février et puis mars le confinement est arrivé on est en juin et ils se retrouvent avec des centaines de milliers de véhicules qui ont zéro donc il y a des affaires à faire

1:56:46
Invité

oui

1:56:47
Présentateur

zéro kilomètre

1:56:49
Invité

mais déjà considéré comme de l'occasion et qu'il faut écouler parce qu'on considère qu'un véhicule qui reste un mois sur le parking d'un concessionnaire il perd 2% en moyenne non de sa reprise mais oui c'est ça ça se déprécie avec le temps ça se déprécie avec le temps donc ces véhicules d'occasion de quelques mois ils partent comme des petits pains et alors les sites vous disent on vend aussi à l'inverse des véhicules qui ont plus de 15 ans on recommence à les vendre parce que aussi ceux-là ne sont pas chers et ça répond à une préoccupation du moment

1:57:15
Présentateur

donc ce marché de l'occasion c'est la petite lueur d'espoir qui va sans doute aider le marché auto à redémarrer plus vite mais ça c'était prévu de toute façon évidemment merci beaucoup Guillaume merci d'être avec nous le matin merci à toute l'équipe Mathieu Rouault depuis 4h30 avec Anaïs Castagna quant à Vinay évidemment aussi qui est là tous les matins et puis nos équipes du standard les équipes techniques tout le monde Charles Magnin bien sûr vous êtes avec nous le matin vous avez l'habitude 3216 vous appelez c'est notre lien nous serons là demain évidemment sur MC Découverte vous êtes avec nous nous sommes avec vous dans un instant je suis avec Aurore Berger c'est très intéressant Aurore Berger est députée La République En Marche des Yvelines porte-parole du groupe La République En Marche de l'Assemblée Nationale et surtout proche du Premier Ministre Édouard Philippe nous allons parler de toute l'actualité avec elle il est 8h28 merci RMC BFM TV dans quelques minutes

1:58:12
Invité

RMC

1:58:14
Présentateur

Bourdin Direct

1:58:15
Invité

RMC Bourdin Direct

1:58:17
Présentateur

Jean-Jacques Bourdin votre invitée Aurore Berger bonjour vous êtes députée de La République En Marche des Yvelines porte-parole du groupe La République En Marche à l'Assemblée Nationale Aurore Berger avant de revenir sur les revendications des soignants du personnel soignant quelques mots sur le Covid-19 en Chine on commence à s'inquiéter à nouveau à Pékin pas dans toute la Chine mais à Pékin j'ai eu beaucoup de messages d'auditeurs qui s'inquiètent en France qui nous disent ce matin sur RMC qui nous disent mais attention est-ce qu'on va revivre un reconfinement est-ce qu'un reconfinement est possible en France ?

alors je ne peux pas vous répondre en vérité et vous savez beaucoup de ceux qui sont souvent exprimés ont été ensuite déboutis sur beaucoup de sujets sur le Covid-19 ce qui est certain c'est qu'aujourd'hui on a une très faible circulation du virus et c'est parce qu'on a une très faible circulation du virus qu'on peut passer l'île de France en zone verte et qu'on peut reprendre une vie qui est de plus en plus normale, habituelle à question de la réouverture notamment des écoles des lieux culturels par contre on le dit faible circulation ne veut pas dire que ça ne circule plus du tout et donc le maintien des fameux gestes barrières qu'on s'est tous appropriés est absolument nécessaire il faut qu'on garde absolument cette vie on ne pourrait pas revivre un reconfinement je ne vois pas comment notre société pourrait revivre un reconfinement ce qui est certain c'est que notre société elle a tenu grâce au confinement ça c'est ce que vous disent aussi les médecins c'est à dire qu'à un moment les moments de tension qui auraient pu exister sur le nombre de lits de réanimation notamment et bien grâce au confinement on a pu réduire le pic épidémique et on n'a pas eu des situations de tension comme on l'a pu le connaître malheureusement dans d'autres pays donc en vérité je dois être honnête ce matin je ne peux pas vous répondre à cette question et personne ne peut le faire parce que personne ne peut prédire une deuxième vague épidémique souvent ceux qui prédisent une deuxième n'avaient pas vu la première donc je pense qu'il faut juste sauf qu'aujourd'hui on est mieux armé qu'avant pour faire face à une nouvelle vague épidémique on est mieux armé en termes de logistique et on a vu à quel point aussi nos soignants et je pense qu'on va j'imagine qu'on va en reparler ont été particulièrement en capacité d'être réactifs d'être agiles pendant la crise alors encore un mot tout de même on attend les précisions du ministère de l'éducation nationale il faut absolument que les enfants retournent à l'école vous êtes sur ce terrain là vous Aurore Berger je suis sur ce terrain là et j'invite les parents est-ce qu'il faut encore assouplir les règles sanitaires ?

elles vont l'être le nouveau protocole sanitaire va apparaître ce matin de manière à assouplir les règles parce que dans les petites communes les écoles rurales notamment je suis élue dans le territoire rural donc je vois bien les difficultés que ça peut engendrer avoir 4 mètres carrés par enfant vous ne pouvez pas accueillir tout le monde donc là évidemment les règles vont être assouplies il y aura des distances encore à respecter des gestes barrières à respecter mais je le dis surtout aux parents qui peuvent nous écouter ce matin nous avons besoin que les enfants reviennent à l'école c'est un enjeu pédagogique c'est un enjeu de sociabilisation qui est majeur on ne peut pas avoir des enfants qui pour certains d'entre eux n'auront plus eu aucun contact pour plein de raisons économiques culturelles d'équipement avec le monde éducatif pendant plusieurs mois là on a l'opportunité qu'ils reviennent on va avoir aussi la mise en place de dispositifs spécifiques pendant les vacances pour permettre à ceux qui ont peut-être été plus fragilisés pendant la crise et bien de pouvoir continuer à avoir accès à l'éducation pendant les mois de juillet et d'août les communes sont très engagées sur le sujet le ministre Jean-Michel Blanquer il faut vraiment que les parents comprennent que c'est l'intérêt des enfants je peux très bien comprendre les inquiétudes au départ qui ont fait que les parents n'ont pas osé remettre leurs enfants immédiatement à l'école mais là c'est un impératif les enfants doivent revenir Aurore Berger les soignants manifestant rassemblement de soignants en province et à Paris nous avons vu des images bien différentes des images de fraternisation entre des soignants des policiers de très belles images en province notamment et puis nous avons vu aussi à Paris notamment ces images d'affrontements avec la police que retenez-vous de cette journée ?

Déjà ceux qui ont cassé et notamment dans les images violentes qu'on a pu voir à Paris ce n'est pas les soignants il peut toujours y avoir une ou deux personnes isolées il peut toujours y avoir un ou deux débordements Que pensez-vous de cette infirmière qui a jeté des pierres sur la police et qui a été interpellée d'une manière assez violente et qui s'est retrouvée qui est toujours en garde à vue d'ailleurs ?

J'en pense que je vois une femme qui est en train de lancer des projectiles sur la police que le policier a été blessé qu'il a d'ailleurs porté plainte puisqu'il a été vraisemblablement violemment percuté je crois que ce n'est pas anodin de jeter des projectiles contre nos forces de l'ordre quand je vois le débat qu'on a depuis des semaines où on mélange tous les sujets où on mélange la question de la lutte contre le racisme sur laquelle on doit être implacable avec la question des méthodes de maintien de l'ordre dans notre pays ce qui n'a rien à voir donner le sentiment que notre police serait une police raciste serait une police violente on ne peut pas accepter de laisser dire ce genre de choses c'est faux nous avons des forces de l'ordre dans notre pays qui se lèvent chaque matin avec un seul objectif qui est de nous protéger il y a quelques jours dans les Yvelines vous savez on a rendu hommage à deux policiers c'est la fameuse tuerie de Magnanville Magnanville c'est quoi ?

c'est un jeune couple de policiers qui vient être brutalisé massacré à leur domicile devant les yeux de leur enfant de trois ans et demi c'est ça aussi la peur que vivent nos forces de l'ordre dans notre pays c'est ce qu'ils me disent par exemple quand on visite un commissariat on dit vous savez nous nos voitures on les gare pas juste à proximité du commissariat parce qu'on n'a pas envie qu'elles soient repérées et parce qu'on n'a pas envie qu'on vienne nous chercher dans nos domiciles donc quand il y a et s'il y a à un moment des gestes malheureux s'il y a parfois de la violence elle doit être sanctionnée mais je ne supporte plus qu'il y ait une forme je ne sais pas d'espèce de bien-pensance qui ne s'empare où tout d'un coup ça fait bien de dire que notre police on déteste la police on l'entend dans les manifestations on l'entend maintenant on le lit sur des murs il y a des millions à marcher après les attentats à dire justement notre reconnaissance et notre admiration de nos forces de l'ordre on chantait avec Renaud j'ai embrassé un flic et je n'étais pas dit que Renaud chante ça à un moment il l'avait reconnu d'ailleurs dans sa vie donc à un moment qu'est-ce qui s'est passé pour qu'on considère qu'il est de bon ton aujourd'hui de dire qu'on déteste la police moi je suis fière de notre police républicaine je suis fière de nos gendarmes et je pense qu'on devrait tous le dire parce qu'encore une fois on n'est pas nombreux à mon avis à accepter de faire ce qu'ils font si on veut continuer à recruter aussi des policiers et des gendarmes dans notre pays il faut à la fois évidemment de l'exemplarité dans la police mais il faut aussi que nous citoyens et que nous qui avons accès à la parole et bien on les soutienne et je crois que ça c'est notre responsabilité Est-ce que le gouvernement doit donner plus de moyens aux forces de l'ordre pour réprimer la violence ?

Je crois qu'il y a déjà eu des moyens qui ont été augmentés il y a eu à la fois un des recrutements on va atteindre à la fin du quinquennat le niveau de recrutement et de nombre de policiers qu'on avait au début du quinquennat Nicolas Sarkozy donc c'est dire la décroissance très importante qui a existé du nombre de forces de l'ordre on aura recruté dans le mandat 10 000 policiers et gendarmes à la fois pour renforcer les équipes et puis pour avoir cette fameuse police de sécurité du quotidien qui permet de lutter systématiquement dans nos communes dans nos villages contre les incivilités et l'insécurité donc déjà la première chose de donner des moyens c'est les moyens de recruter et ça c'est le cas des questions aussi immobilières il faut voir dans quel état était et sont parfois encore un certain nombre de nos commissariats nos gendarmes qui sont logés dans les casernes où on voit la difficulté parfois immobilière qui existe donc là aussi il y a eu des programmes immobiliers massifs et majeurs pour renforcer les conditions de vie et d'accueil de nos policiers et de nos gendarmes mais oui mais il y a aussi une incompréhension une incompréhension de la part des policiers et gendarmes eux-mêmes Aurore Berger lundi dernier mardi matin même ici même le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner annonce la fin de l'utilisation de la technique d'interpellation clé d'étranglement et puis pression des syndicats de policiers il revient sur sa décision bon il nous dit que c'est encore permis tant qu'il n'y aura pas une autre technique vous voyez ces attermoiements ces hésitations ces changements de décision ça ne facilite pas les choses et ça met les policiers en colère Aurore Berger la colère je crois que la colère est aussi due à un discours ambiant que je dénonçais il y a quelques minutes qui est qu'à un moment il y a cette facilité à dire en permanence que l'on désigne à la vindicte populaire des policiers et qu'on fait des amalgames qui n'ont pas lieu d'être encore une fois tout ce discours a quand même commencé en train de subir est-ce qu'on n'est pas en train de réagir en fonction de ces discours justement influencés par ces discours mais il y a plusieurs choses vous-même le gouvernement je ne pense pas à l'étenir et je ne crois pas que le gouvernement les tienne Laurent Nunez était encore hier à Dijon pourquoi il est allé à Dijon déjà pour soutenir les forces de l'ordre parce qu'il y a eu là aussi un discours qui est faux qui était de dire que les forces de l'ordre n'étaient pas présentes dès le vendredi 12 juin les forces de l'ordre elles étaient là elles ont appréhendé elles ont interpellé mais elles ont interpellé qui ?

elles ont appréhendé qui ? elles ont interpellé et appréhendé un certain nombre de personnes par un seul Tchétchène n'a été appréhendé au renverger oui mais vous savez très bien que beaucoup de vidéos circulent combien de maghrébins des quartiers maghrébins ou pas d'ailleurs ont été interpellés ?

vous savez Jean-Jacques Bourdin sur ce sujet vous savez déjà un que la justice a été saisie et donc il y a des enquêtes judiciaires qui sont ouvertes qu'il y a puisqu'il se sont il y a eu énormément de vidéos malheureusement qui ont circulé alors les vidéos elles sont impressionnantes elles sont spectaculaires elles sont surtout intolérables la voiture notamment qu'on a vue etc etc mais il y a aussi du coup un certain nombre de personnes qui sont identifiables et donc c'est là dessus que la justice travaille avec la police de manière à pouvoir les identifier d'autre part le président de la république a pris un engagement très fort qui était de dire que si des personnes étaient appréhendées et étaient en train d'essayer de demander un statut de réfugié politique et bien il ne l'obtiendrait pas parce qu'à un moment statut de réfugié politique c'est un statut qui est essentiel pour des personnes qui sont elles-mêmes en danger et on ne veut pas que ce statut soit dévoyé par des gens qui ne le méritent pas c'est des gens qui font une expédition punitive et qui demanderaient en même temps le statut de réfugié politique ça n'est pas possible sans jamais affronter la police les tchétchènes jamais ils n'ont jamais affronté la police expédition punitive on est d'accord Robert J mais pourquoi est-ce que pas de policiers il y avait très peu de policiers ils ne sont pas intervenus vendredi soir ils ne sont pas intervenus ils sont intervenus vendredi il y a eu des policiers évidemment dès vendredi et il y a eu ensuite des renforts ils ont laissé les tchétchènes agir samedi soir les policiers parce qu'ils n'avaient pas les moyens d'empêcher les tchétchènes les policiers ont agi autant qu'ils l'ont pu face vous l'avez vu à des images qui sont spectaculaires et d'une rare violence on a maintenant 150 forces mobiles qui ont été mobilisées et le ministre Laurent Munez l'a redit hier de manière très claire ce dispositif restera le temps qu'il faudra de manière à ce que le calme revienne à Dijon et ce type de dispositif sera déployé partout où ce sera nécessaire sur le territoire et est-il possible de désarmer en partie la police comme le demande Jean-Luc Mélenchon mais est-ce qu'il a envie justement qu'on continue à avoir des événements comme ceux qui se sont passés à Dijon vous m'interrogez tout à l'heure sur les images de la manifestation où en effet il y a eu aussi ces moments de fraternité entre ceux qui incarnent le service public dans notre pays c'est-à-dire à la fois les hospitaliers qui manifestaient et les forces de l'ordre qui étaient là pour encadrer j'ai vu aussi par exemple des ambulanciers remercier les forces de l'ordre publiquement en disant vous nous avez protégés vous nous avez protégés de ceux qui ont voulu s'infiltrer de ceux qui ont voulu aussi nous-mêmes essayer d'attenter à nos vies et de nous blesser c'est ça aussi qui s'est passé hier alors on peut toujours isoler une ou deux vidéos on ne sait pas d'ailleurs toujours ce qui se passe juste avant juste après on peut malheureusement commenter les violences qui ont existé parce qu'il y a eu des violences hier notamment aux Invalides mais il y a eu aussi ces moments de fraternité qui rappellent aussi le rôle essentiel de notre police républicaine qui était de permettre ces mobilisations ces manifestations et de les protéger Orberger les soignants demandent ont manifesté et dans les rassemblements à Paris ou en province beaucoup d'infirmières d'infirmiers d'aides soignantes moins de médecins mais beaucoup ce personnel qui s'est battu contre le Covid-19 ce personnel qui attend maintenant des conclusions du Ségur et qui attend ce point d'étape demain est-ce que ces personnels notamment infirmières aides soignantes personnels de l'hôpital seront augmentés de 300 euros par mois ?

Alors je ne peux pas vous dire le montant parce que ça c'est le ministre de la Santé qui l'annoncera ce que je peux vous dire c'est qu'ils seront augmentés il y aura une revalorisation des salaires et pour ceux qui travaillent à l'hôpital et pour ceux qui travaillent en EHPAD Est-ce que vous avez conscience que s'ils ne sont pas augmentés de 300 euros la situation va s'aggraver ?

Écoutez encore une fois je ne suis pas ministre de la Santé Non mais je vous pose vous vous êtes députée Aurore Berger C'est qu'il va falloir qu'on soit à la hauteur de l'engagement exceptionnel de nos soignants et donc être à la hauteur de l'engagement de nos soignants c'est revaloriser leur salaire Oui revaloriser Là tout le monde est d'accord et je crois que les français seront d'accord aussi sur le sujet mais vous savez on a beaucoup augmenté le budget de l'hôpital depuis 2017 mais je pense que ça c'est important de le rappeler Même si on a baissé le budget de la santé Non attendez Il y a quelque chose de technique dans notre pays depuis 96 qui dit qu'on fixe en fait une règle de dépense c'est à dire que chaque année on dit on ne peut pas dépenser plus que cette somme là pour à la fois toute la partie hospitalisation et puis tous les soins que vous faites en ville Nous on l'a augmenté de 2 milliards d'euros par an 2 milliards d'euros par an ça c'est l'engagement supplémentaire On a dit aussi une chose très importante sur la dette de nos hôpitaux Les hôpitaux dans notre pays étaient pour certains très endettés Quand vous êtes endetté ça vous empêche d'investir tout simplement On va supprimer un tiers de la dette de nos hôpitaux c'est à dire 13 milliards d'euros qui vont être rendus à nos hôpitaux pour leur permettre d'investir et je pourrais continuer sur les investissements qui ont été faits Donc il y a à la fois l'urgence et la nécessité à la fois des investissements il y a l'urgence de la revalorisation des salaires et puis il y a quelque chose aussi que nous ont dit les soignants qui étaient très significatifs pendant la crise c'est finalement pendant la crise on a été plus agile on a eu moins de carcans administratifs bureaucratiques et certaines choses qui ne pouvaient pas exister on a réussi à les conduire donc on a aussi ça ce sur quoi on doit s'interroger sur l'organisation bureaucratique aussi qui existe et qui parfois sclérose nos hôpitaux publics et les empêche de travailler et ça a été l'inverse pendant la crise ils sont sentis plus libres et ils ont mieux pu travailler Enfin vous avez confiance que les 300 euros c'est un point clé J'en ai tout à fait conscience Pour le personnel soignant Le ministre en a tout à fait conscience il a travaillé toute sa vie à l'hôpital Je sais Et encore quand il était député il tenait à faire ses gardes à l'hôpital donc il connait par coeur le personnel hospitalier il est l'un des leurs et je crois que c'est aussi important dans la perception qu'il en a Je voulais vous poser une question sur le débat autour d'une forme de révisionnisme Pourquoi dites-vous halte au révisionnisme ?

On voit des statues qui pourraient être déboulonnées Est-ce que d'abord déboulonner une statue ça fait avancer le débat sur le passé colonial de la France ? Mais je crois que le passé il faut l'affronter Est-ce que vous vous arrêtez où ?

2:13:46
Invité

On va déboulonner des statues on va dénommer des rues Prenons un exemple qui n'est pas dans notre pays Prenons l'exemple Là on a commémoré

2:13:54
Présentateur

les 75 ans de la libération des camps d'Auschwitz-Birkenau Est-ce qu'il faudrait détruire ces camps ?

Qui sont aussi des lieux essentiels pour affronter le passé pour affronter la mémoire Avoir des statues c'est pas uniquement pour honorer c'est aussi pour dire ça a existé Et on va être en capacité nous de permettre l'éducation de nos enfants parce qu'on va leur transmettre cette mémoire On va pouvoir affronter ensemble ce passé Et si on croit que c'est parce qu'on va déboulonner une statue qu'on effacera un passé qu'on estimerait aujourd'hui peu glorieux parce que c'est plus simple aussi de juger aujourd'hui ce passé à la lumière de ce que l'on connaît Je crois qu'on se trompe profondément Et ce révisionnisme moi il m'inquiète parce que je ne sais pas jusqu'où il pourrait aller Quand on voit qu'en Martinique il y a quelques semaines on a fracassé des statues de Victor Schulcher Schulcher c'est celui qui a permis qui a signé le décret d'abolition de l'esclavage Et on détruit ces statues en disant oui mais il n'a pas été le seul à permettre cela Oui il n'a pas été le seul Mais est-ce que ça veut dire qu'il faudrait oublier son rôle à lui fondamental ?

Et je crois que tout ça c'est extrêmement pernicieux comme débat et surtout ça n'a pas de fin parce qu'on aura tous autant que nous sommes des voix différentes des avis différents sur ce qui mérite d'être retenu ou non de notre passé et moi je pense

2:15:13
Invité

que notre passé c'est un bloc qu'il faut l'assumer qu'il faut l'affronter qu'il faut s'y confronter si besoin parce que sinon on ne saura pas d'où on vient et on ne sera pas en capacité d'aller mieux dans ce pays

2:15:22
Présentateur

Aurore Berger vous venez d'un mouvement politique héritier du général de Gaulle du gaullisme Marine Le Pen sera sur l'île de Saint pour commémorer l'appel du 18 juin du général de Gaulle elle se dit gaullienne et non gaulliste comment réagissez-vous ?

Je crois qu'il faudrait revenir aux fondamentaux de ce qu'est l'extrême droite et de ce qu'est l'héritage du Front National au Rassemblement National qui n'ont jamais été des gaullistes qui ont même combattu de manière très claire le général de Gaulle donc je veux bien qu'elle essaye de s'approprier les différentes mémoires de notre pays moi je suis ravie qu'on veuille s'approprier le général de Gaulle il n'appartient pas à un parti politique le général de Gaulle il n'appartient à tous les Français n'a-t-elle pas le droit aussi de changer d'avis d'opinion et de faire référence à Charles de Gaulle qu'elle dénonce dans ces cas-là celles et ceux qui ont fondé le parti auquel elle appartient et dont elle a hérité jusqu'au patronyme qu'elle dénonce son père et qu'elle dénonce la manière avec laquelle il a été d'une virulence inouïe à l'encontre justement du gaullisme et à l'encontre du général de Gaulle on ne peut pas en permanence essayer de s'approprier des mémoires sans être au clair avec qui on est et d'où on vient et l'extrême droite ne s'est jamais fondée dans le respect du gaullisme bien au contraire donc je crois qu'une clarification à minima dans ces cas-là s'imposerait plutôt qu'une tentative de récupération c'est pas plus glorieux que la récupération qu'elle a tenté de faire hier à Dijon en allant souffler sur les braises vous avez d'un côté comme ça nos forces de l'ordre n'auront plus les moyens d'agir de nous protéger et d'être protégés eux-mêmes et vous avez de l'autre côté Marine Le Pen qui elle n'a qu'une envie et qu'une hâte c'est d'aller souffler sur les braises parce qu'elle attend et elle espère le chaos dans le pays c'est ça c'est cet étau-là dans lequel certains aimeraient nous prendre et je crois qu'on doit avoir au milieu et être nombreux à affirmer une voix républicaine et une voix de raison face en ce moment à une forme de déraison qui peut s'emparer du pays alors j'ai deux dernières questions les retraites est-ce que ce sujet va revenir sur le tapis avant la fin de l'année ?

Avant la fin de l'année pour des raisons d'agenda parlementaire je ne peux pas vous répondre ce que je sais c'est que cette réforme on l'a portée pendant ces trois dernières années et je ne pense pas que la crise vienne remettre en question les fondamentaux de cette réforme est-ce que oui ou non on veut avoir enfin de la visibilité et la justice je ne peux pas vous dire si elle le sera mais moi je pense que ce serait utile qu'elle le soit bien et puis dernière question concernant Edouard Philippe je sais que vous êtes proche d'Edouard Philippe est-il plus risqué pour Emmanuel Macron de continuer avec Edouard Philippe ou de nommer un nouveau Premier Ministre ? Qu'en pensez-vous ?

Oui il serait risqué de continuer avec un Premier Ministre qui a démontré une totale loyauté et solidité le choix du Premier Ministre il n'appartient pas au revoir berger il appartient à une seule personne dans notre pays qui est le Président de la République le Président de la République vous souhaitez qu'Emmanuel Macron garde est-ce que vous souhaitez qu'Emmanuel Macron garde Edouard Philippe ?

Ce que je sais c'est que nous avons un Premier Ministre qui est apprécié des Français qui est solide qui est loyal qui est apprécié par sa majorité parlementaire mais quel que soit le choix du Président il lui appartient et à lui seul et le Premier Ministre lui-même l'a rappelé hier Mais est-ce que vous souhaitez qu'il reste Premier Ministre tout simplement ?

Je crois qu'il est clair dans mes propos que vous voyez bien à la fois l'admiration que j'ai pour le Premier Ministre que nous avons aujourd'hui dans notre pays et je crois que dans des périodes qui sont des périodes de crise qui sont des périodes de tension il a démontré sa totale solidité vis-à-vis des Français humilité mais aussi loyauté mais ça c'est vous qui en dédigez Non je vous pose la question Vous souhaitez qu'il reste ?

On va avoir un petit bandeau en disant la porte-parole dit que donc moi c'est pas mon sujet La porte-parole dit et qu'elle souhaite que le Premier Ministre reste à son poste La porte-parole vous dit que le Premier Ministre est loyal solide et qu'il l'a totalement démontré dans les différentes crises qu'on a vécues et que le choix appartient au Président de la République et à lui seul En tous les cas responsables c'est qu'il ne sera pas candidat à la présidence de la République si j'ai bien compris Je crois que c'est très clair en effet il a démontré sa loyauté encore une fois Bien, merci beaucoup d'être venu nous voir ce matin Il est 8h54 vous êtes sur RMC et BFM TV

Bourdin Direct - Mercredi 17 juin 2020 · Pourquijevote