Grève dans la santé et l'énergie / Tout Schuss se mobilise pour Chalmazel / L'Udaf accompagne les parents solos
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Chapitres
Questions et réponses
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- 5:43OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que c'est être un parent solo ?
- 6:12FerméeRéponse directe
À combien estimez-vous le nombre de parents solo dans la Loire ?
- 6:23OuverteRéponse directe
Quels sont les besoins de ces parents ? Pourquoi ces actions aujourd'hui ?
- 7:20OuverteRéponse directe
Pourquoi ce thème des émotions liées à la séparation ?
- 8:23OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui attend les familles sur place le 10 octobre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32InvitéFait
« que les financements ne sont pas à la hauteur, c'est toujours faire plus avec moins. »
- 1:46InvitéFait
« Actuellement, on a des plannings qui sont à limite illégaux parfois, avec des agents qui font 48 heures par semaine sur tout un mois »
- 3:25InvitéFait
« Le constat, une station fermée depuis plus d'un an. »
- 4:05InvitéChiffre
« Pas gagner, pas perdre d'argent, voire perdre 100, 150 000 euros par an. »
- 4:14InvitéChiffre
« c'est 1,5 million de chiffre d'affaires. »
- 6:16InvitéChiffre
« Les derniers chiffres, c'est 17% de l'ensemble des familles. Sur 206 000 familles, ça représente 30 000 familles, quand même, sur ce département. »
- 12:05PrésentateurChiffre
« 152 000 euros ont été investis, dont une partie par la Direction régionale des Affaires culturelles, pour restaurer cet orgue »
Temps de parole
- Présentateur44 %
- Invité27 %
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- Invité 54 %
- Invité 63 %
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Une journée marquée par des mouvements de contestation dans le domaine de la santé, tout d'abord au niveau local, mais aussi dans celui de l'énergie au niveau national. On fera le point sur ces rassemblements dans un instant.
Un
collectif propose ses solutions pour sauver la station de Chalmazel. Ils ont donné rendez-vous aux Chalmazellois avec un message d'espoir, mais sans vraie annonce. Voici ce qu'ils proposent au département pour une réouverture cet hiver. Être parent seul, ce n'est pas toujours simple. Et dans la Loire, l'UDAF se mobilise pour accompagner les familles monoparentales avec plusieurs rendez-vous dès ce mois de septembre. On en parle avec le directeur de l'UDAF 42 en deuxième partie de votre journal. Bienvenue dans cette édition. Je suis ravi de vous retrouver pour faire le point quotidien sur l'actualité de la Loire.
Des
professionnels de santé qui subissent eux-mêmes une dégradation de leur santé. Vous vous dites que c'est peut-être un comble, mais c'est pourtant bien le cas. Ce mardi, une manifestation a été organisée devant l'École nationale supérieure de sécurité sociale pour dénoncer les conditions de travail actuelles. Et ce qui est surtout pointé du doigt, c'est le manque de financement dans les établissements. On écoute Hervé Peuret, secrétaire départemental de la CGT Santé Action Sociale de la Loire, au micro de Brigitte Maestrassi.
Vu
que les financements ne sont pas à
la
hauteur, c'est toujours faire plus avec moins. Et donc, ça se traduit par une intensification du travail qui est d'ailleurs la source principale de la souffrance que vivent les personnels. Le principal vecteur, c'est les rappels sur repos. Actuellement, on a des plannings qui sont à limite illégaux parfois, avec des agents qui font 48 heures par semaine sur tout un mois, parce que justement, il y a de
l
'absentéisme. Donc, vous êtes en repos, votre employeur vous rappelle. Est-ce que tu ne pourrais pas venir dépanner avec toute la conscience professionnelle qu'on met sur la table ? On se
dit,
oui, si tu ne viens pas, comment je vais faire ? Et donc,
voilà,
la traduction principale, c'est ça, en fait. Et des agents, au final, qui sont épuisés et qui n'arrivent pas à se reposer.
Et
je vous le disais dans les titres, le secteur de l'énergie a été aussi mobilisé ce mardi dans le cadre d'un mouvement national. À Saint-Etienne, place Jean Jaurès, un regroupement de 300 personnes, selon les syndicats, a accompagné une réunion chez le préfet pour défendre le maintien du tarif préférentiel des agents. 80% de grévistes, mais aucune perturbation sur le réseau. Ils attendent désormais une réponse du gouvernement. Direction Chalmazel, Jean Sagnère, le collectif citoyen Touchousse, engagé pour la réouverture et la survie de la station de Chalmazel, organisé le vendredi 11 septembre, une réunion à la salle des fêtes pour informer les habitants de sa démarche.
Après un an de fermeture, deux choix semblent se dessiner. Une réouverture dès cette saison ou une fermeture définitive. Aurélien Sellette s'est rendu sur place.
Ça
va être très difficile de la faire ouvrir ensuite. Et je pense que le département risque à ce moment-là peut-être de revendre à nouveau. Muriel, Pierre, Romand, Adèle, Thierry, Johan et Romain, sept membres du collectif Touchousse, se réunissaient vendredi dernier dans la salle des fêtes de Chalmazel pour proposer le nouveau business plan de l'association sur l'avenir de notre station de ski. Le constat, une station fermée depuis plus d'un an. Et cette association qui travaille avec des données publiques de la Cour des comptes pour proposer une alternative à la fermeture définitive. On peut tourner avec un compte d'exploitation standard et qui permet
de couvrir
les frais. Parcours dans les arbres, randonnées, tourisme vert, airsoft, astronomie et bien-être. Des activités qui font partie du business plan rêvé pour développer une station 4 saisons du futur en haut forêt. L'idée, nous, de notre projet, c'est que s'il
y a
de la neige, on sait faire avec la neige. S'il n'y
en
a pas, ce n
'est
pas grave, on fait autrement. On veut absolument que la station soit sur 4 saisons. Mais en gros, la station est en capacité d'être à zéro, à l'équilibre. Pas gagner, pas perdre d'argent, voire perdre 100, 150 000 euros par an. Par contre, le ruissellement économique autour de la station, et ça, c'est la Cour des comptes, ce n
'est
pas nous qui le disons, c'est 1,5
million
de chiffre d'affaires. C'est-à-dire les hôteliers, les logements, les commerçants et toutes ces choses-là. Donc on voit bien qu'à hauteur d'un département, faire 1,5
million
de chiffre d'affaires et faire vivre des gens autour de ça et perdre 100 000 euros sur une exploitation, ce n
'est
pas dramatique, c'est même positif. Réouvrir la station cette année, c'est une priorité pour éviter le gouffre financier et la vente des infrastructures. Super boulot du collectif. Maintenant, j'espérais déjà, dès ce soir, une bonne nouvelle. C'est-à
-dire
l'ouverture de la station, la confirmation. Une annonce en suspens avec une réponse attendue du département d'ici quelques semaines.
Et
justement, en charge de ce dossier au département, c'est le vice-président au sport et il change de tête. C'est Jordan Da Silva, maire de Villars, qui prend la place de Jean-Yves Bonnefoy, l'ancienne élue départementale, a laissé son poste pour assurer le remplacement du député Jean-Pierre Tête, lui qui est de retour à la mairie de Feur depuis juin dernier.
Et
puis, dans la Loire, les familles monoparentales ne sont pas seules. C'est en tout cas l'objectif de l'UDAF. L'organisme propose en cette rentrée des temps d'échange pour les accompagner au quotidien. Une visioconférence est organisée le mardi 22 septembre sur les émotions liées à la séparation. Et le samedi 10 octobre, une journée entière est prévue à Mornan, en forêt, entre droit, bien-être et moments partagés en famille. Pour en parler, j'accueille justement Bertrand Vialat, directeur de l'UDAF 42. Ces actions nommées alors « parents solo », déjà tout d'abord, tout simplement, qu'est-ce que c'est être un parent solo
?
Un parent solo, c'est assez simple. C'est-à-dire, souvent, ce sont des parents qui élèvent des enfants.
De
un à trois ou quatre, généralement, on est parent solo suite à une séparation, un beuvage ou autre, etc. Et on se retrouve souvent dans une situation où on doit gérer le quotidien, son quotidien, son travail et en plus les enfants à charge.
Et
alors, à combien estimez-vous, dans la loi, le nombre de parents solo ?
Alors, les derniers chiffres, c'est 17% de l'ensemble des familles. Sur 206 000 familles, ça représente 30 000 familles, quand même, sur ce département.
Et alors, concrètement, c'est quoi les besoins qu'ont ces parents
?
Pourquoi vous décidez aujourd'hui d'avoir ces actions
?
Alors déjà, nous avons, ça fait deux ans que nous travaillons sur le sujet. Là, ça va être la deuxième édition sur cette journée. Mais, si vous voulez, on est souvent interpellés sur des problèmes d'accès au droit, souvent,
on
se retrouve sur des familles aussi, socialement, qui se sont un peu isolées, qui recherchent aussi des informations sur l'ensemble de la vie quotidienne, sur la scolarité, sur la mobilité, sur l'emploi, sur l'accès au logement. Donc, toutes ces questions-là, ça faisait plusieurs années qu'on était interpellés, et nous cherchions une association, comme nous sommes une union départementale et les associations familiales. Nous cherchions une association départementale pour pouvoir porter ces sujets-là et les accompagner. Il s'avère qu'il n'en existe pas sur le département de la Loire.
Donc, notre but aussi, c'est de pouvoir créer ce mouvement-là et de pouvoir initier et être représenté au même titre que l'ensemble des familles.
Donc, il
y a
une première visioconférence, donc le 22 septembre. Le thème, c'est les émotions liées à la séparation. Pourquoi, tout simplement, ce thème-là
?
Parce qu'on est souvent confronté, si vous voulez, généralement, quand une séparation arrive et que des enfants sont au milieu de tout ça. Donc, déjà, il faut digérer cette séparation. Et souvent, il y a beaucoup d'émotions qui passent, la colère, etc. Ce qui nous empêche, si vous voulez, d'avoir, je dirais, une vision assez sereine du quotidien. Et avec toutes les difficultés financières qui arrivent, les difficultés de relogement, etc. et tout ça. Donc, c'est de pouvoir démystifier un petit peu et que les émotions que vous ressentez à ce moment-là sont tout à fait normales. Elles ont un cycle. Et c'est de pouvoir expliquer que c'est normal. Il faut savoir l'accepter.
La notion du temps est aussi importante. Et de pouvoir aussi essayer d'équilibrer, je dirais, cet esprit d'émotion avec la gestion auprès des enfants Watt qu'il faut protéger.
Deuxième rendez-vous, c'est en octobre, le 10 octobre, à la maison familiale rurale de Mornan-en-Fauré. Qu'est-ce qui attend les familles sur place ?
Alors,
ça va être vraiment un moment très convivial. Le but,
c
'est pas de... Alors, les familles, d'une part, c'est de pouvoir les accueillir dans un espace un peu vert, de pouvoir aussi s'occuper des enfants.
C
'est-à-dire, de l'autre côté, il va y avoir des animations pour les enfants. Et de pouvoir créer un petit peu ce collectif et ce lien social de familles monoparentales. Mais en même temps qu'elles puissent chercher, je dirais, des réponses. C'est-à
-dire,
cette deuxième édition, on a réussi à mettre autour de la table 11 partenaires susceptibles de pouvoir intervenir sur l'accès aux droits, que ce soit du logement, que ce soit aux droits communs, etc. De l'autre côté, sur la partie santé, parce que là aussi, souvent, ces familles délaissent cette partie-là. Et la notion préventive aussi auprès des enfants. La partie aussi bien-être, ça aussi, c'est-à-dire de pouvoir aussi se reconsidérer aussi en tant qu'homme ou femme, à ce moment-là. Et puis, d'un autre côté, d'avoir cet espace aussi de convivialité et ce bol d'air sur une journée.
Bon, et c'est important de rappeler aussi que le transport est gratuit. En tout cas, il est prévu et gratuitement, oui, entre de Rouen jusqu'à Mordant-en-Foret et de Saint-Chamond,
c
'est ça, jusqu'à Mordant-en-Foret ?
Tout à fait, donc avec des haltes qui vont se faire sur le chemin et grâce, je dirais, au partenariat avec la CAF,
qui
nous permet aussi de financer ce transport-là. Donc, la mobilité
est déjà résolue. Très bien, parfait. Merci en tout cas, Bertrand Vialade, de nous avoir parlé de ces différentes actions de l'UDAF 42 en cette rentrée pour les familles monoparentales.
Merci.
Et terminons en musique. Ce samedi 19 septembre, Verrière-en-Foret va pouvoir entendre à nouveau le soufflement de son orgue. Rappelez-vous, en mars 2025, on vous avait emmené voir ce monument historique de la plaine du forêt en mauvais état depuis de nombreuses années. Après un an et demi de restauration, il est de retour dans l'église Edmont. On a suivi pour vous les derniers réglages dans ce reportage.
L
'orgue de l'église de Verrière-en-Foret est bientôt comme neuf. Les 604 tuyaux ont été remis d'aplomb. Les touches et le bois vernis placent aux derniers ajustements.
Là, j'ai repris ceux-là, par exemple, qui
attaquent mieux.
Et ici, on a un tuyau qui... Il va falloir que je sorte quelques parties du tuyau, que je
fasse quelques petits ajustements. Cette orgue datant de 1885 et classée monument historique a dû suivre un protocole d'époque. Chaque pièce a été restaurée pendant un an à Nantes par les facteurs d'orgue, avec une difficulté majeure, la canicule. On
essaye de faire les travaux à des moments intermédiaires,
c
'est-à-dire quand il ne
fait
ni trop chaud, ni trop froid, ni trop humide, ni trop sec. Le contrat arrivant à échéance, il a fallu faire le montage pendant l'été. Et donc, on a été confrontés à des problèmes de retrait du bois, à certaines déformations dues à la sécheresse.
Grâce à l'engagement de l'association, les amis des orgues et de l'ancienne équipe municipale, ils ont pu, avec beaucoup d'émotion, entendre à nouveau, résonner ce son d'entendre.
Clairement, par rapport au son qu'ils produisaient, il y a sept ans, ça n'a rien à voir.
Et
pour inaugurer le retour de cet instrument historique, un concert un peu spécial est organisé le 19 septembre.
Parce qu'avant que, normalement, d'autres concerts soient donnés maintenant dans l'église, il fallait faire le réveil de l'orgue. Dix chants improvisés, joués à l'orgue, mais par improvisation. Et c'est Karol Masowski, qui est polonais, qui est organiste à Paris, qui nous fait la grande joie de venir inaugurer, faire ce réveil de l'orgue.
152 000 euros ont été investis, dont une partie par la Direction régionale des Affaires culturelles, pour restaurer cet orgue, mais aussi le clocher Porsche qui l'abrite. Et voilà, c'est tout pour cette édition. Votre journal revient ce mercredi 16 septembre. Mais en attendant, retrouvez toute l'actualité de la Loire en continu sur nos réseaux sociaux et sur telset.fr. Merci de nous avoir suivis.