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interviewJordan Bardella· 15 mai 2025 6 min

Jordan Bardella sur France 2 : « On a vu un président en fin de règne »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Comme promis, nous revenons maintenant aux déclarations d'Emmanuel Macron hier avec la première réaction de l'un de ses opposants principaux, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Bonsoir à vous. Bonsoir monsieur Arnaud.

Alors d'abord, il y a une autre actualité politique qu'on a vu ce soir en ouverture de ce journal, c'est l'audition de François Baou sur Betaram. Euh un mot là-dessus, la défense du premier ministre, vous êtes-il convaincu ou pas ? La commission d'enquête n'est pas n'est pas terminée.

Donc je me garderai bien de toute forme de conclusion active. L'enquête doit doit se dérouler. Je n'aime pas que on jette des accusations sur un innocent et en même temps de l'autre côté si euh la personne est reconnue coupable des faits qui lui sont reprochés notamment peut-être d'avoir menti devant la représentation nationale alors il doit y avoir sanctions judiciaires et sanctions politiques.

Maintenant la commission est en cours et donc j'attendrai le résultat de cette commission avant de me prononcer. Donc pour l'instant vous laissez la commission enquêter et ensuite un commentaire plus définitif. Le président alors maintenant Emmanuel Macron, c'était hier, il a pris longuement la parole pendant plus de 3 heures.

Mais on n pas entendu d'annonces concrète. Est-ce que ça vous a déçu ou pas ? Je tiens la la fonction présidentielle en en très haut estime et je pense que quand on est président de la République, on ne doit pas parler lorsqu'on a rien à dire.

Et ce que les Fran ce que les Français ont vu hier, c'est un président de la République en fin de règne dans le déniat qu'il a lui-même mis en faillite par 8 années de politique que j'ai combattu et que je continuerai de combattre jusqu'à la dernière minute. et dans l'impuissance face aux urgences quotidiennes des Français. Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui soit n'ont pas regardé parce qu'ils n'attendent plus grand-chose du président de la République, soit qu'ils ne comprennent pas que les gens qui sont à la tête de notre pays continuent d'ignorer leurs souffrances et parmi elles, il y a le pouvoir d'achat, la sécurité ou le contrôle de l'immigration qui sont, vous le savez, le cœur de notre projet pour le pays, parmi d'autres.

Moi, je crois qu'il est temps de tourner la page et de préparer ce qui sera l'après Emmanuel Macron. Parce que au fond, je vais vous dire, ma conviction, c'est que la France qui est peut-être le plus beau pays du monde mérite bien mieux que cela. Après, avant l'après, il y a le maintenant.

On attendait de possible le référendum, il a dit peut-être, mais sans dire sur quoi en tout cas, ça ne sera pas sur l'immigration. Alors qu'évidemment, c'est ce que vous demandez vous, un référendum sur l'immigration. Il dit "Je ne vois pas bien le sujet qui pourrait rentrer dans l'article 11 et qui serait efficace.

Vous lui suggérez quelle question précise ?" Bon, d'abord, moi je souhaite queil y ait un référendum sur l'immigration parce que ce sujet n'est ni un tabou ni un totem. Ça fait 30 ans que les Français subissent une immigration qui est une immigration de fait accomplie qui bouscule les grands équilibres de notre société et qui fait que beaucoup de nos compatriotes ont le sentiment parfois de devenir étranger dans leur propre pays.

Je crois que la France doit reprendre le contrôle. Mais ça ne rentre pas dans référendum. Ça ne rentre pas dans l'article 11.

Article 11. Le président de la République peut consulter les Français par référendum sur un sujet qui trait à l'organisation économique et sociale de la nation. L'immigration trait évidemment à l'organisation économique et sociale de la nation.

On a beaucoup parlé de budget. Ça n'a rien évident. Le Conseil constitutionnel laissera jamais passer ça.

Vous savez bien. Oui. Enfin, si on vous écoute ce soir et si on écoute nos dirigeants politiques, on ne peut rien faire.

Tous les pays autour de nous sont en train de prouver par des politiques volontaristes qu'on peut reprendre le contrôle, réduire les flux migratoires et contrôler nos frontière. Ce qui est possible ailleurs doit être possible en France. Si demain nous arrivons à la tête du pays, notre première mesure sera de déclencher un référendum sur l'immigration.

Je pense que les Français doivent pouvoir être consultés. nous soumettrons euh aux Français toutes les mesures qui sont nécessaires pour reprendre le contrôle, notamment puisqu'on a beaucoup parlé des questions budgétaire, la possibilité de réserver les aides sociales à nos compatriotes. Moi je ne comprends pas dans un pays où nous avons une dette publique toujours plus importante, que nous continuons d'accueillir toujours plus de personnes et que notre système social prenne en charge la terre entière avec une gratuité des soins et avec des aides sociales non contributives à des étrangers qui sont présents dans notre pays et croyez-moi tout cela nous coûte une fortune sur le système social justement et les et les gros sous on l'a vu tout à l'heure la TVA sociale revient sur la table même si le président ne l'a pas dit comme ça précisément il dit ça permettrait et d'autres le disent au salariés de toucher Plus vous répondez quoi ?

Alors, je vais vous dire, monsieur Arnaud, la France doit sortir d'une vieille habitude qui consiste à chaque problème à répondre par une taxe. Les Français sont plongés depuis 5 ans dans une inflation énergétique et dans une inflation alimentaire qui les prend à la gorge. Il y a, je vous le rappelle, d'après un sondage de l'OP, un français sur de qui est à 10 € près quand il fait ses courses.

Et on a là un président de la République sala. Si on augmente les salaires, attendez, on a là un président de la République qui vient de dire au français parle de baisse de charge. C'est bien les baisses de charges, il faut baisser les charges parce que le coût du travail est trop important dans notre pays.

Mais d'aller expliquer que en contrepartie, on va augmenter les taxes sur la consommation et donc on va alourdir le les factures de nos compatriotes qui déjà n'arrivent plus à se soigner, n'arrivent plus à se chauffer, n'arrivent plus, ils sont contraints de se priver d'un certain nombre de biens qui traitent à leur loisirs ou à ceux de leurs enfants. Ça me paraît être complètement déconnecté encore une fois de la réalité de nos compatriotes. On a le record européen de fiscalité sur la consommation, le travail, la production.

Enfin, on a vu tout à l'heure que le taux de TVR en France était pas du tout le plus élevé comparativement à d'autres pays eur. totalise l'impôt sur la consommation en France. On est globalement à un point audessus de la zone euro.

Mais moi, je veux juste dire à nos compatriotes que la France est un enfer fiscal et qu'elle n'a pas vocation à le rester. Donc il faut évidemment faire des économies dans la mauvaise dépense publique et moi j'en ai un petit peu assez qu'on demande des efforts toujours au mêmes, qu'on demande des efforts aux classes moyennes et il y a beaucoup de gens dont certains sans doute nous regardent ce soir qui ont le sentiment de porter sur leurs épaules par leur travail l'effort de toute la société. Or, c'est vers cette France-là que doit aller les politiques publiques et moi, je ne conçois pas qu'on ne fasse pas des économies dans la mauvaise dépense publique.

L'immigration, le coût de la fraude, la bureaucratie d'État, l'aide publique au développement qui est donnée à des pays à l'étranger avant de demander des efforts à nos compatriotes. Donc moi, je tiens à une idée claire, c'est la paix fiscale. Merci beaucoup Jordan Bardella.

Le sujet de la désindustrialisation.