🔴 Audition de représentants de France TV Slash par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
des participants souhaités n'ayant pas été convoqués à l'époque, nous avons préféré remettre cette audition à aujourd'hui. Je vous remercie d'être là à la suite de ce report et à cause également des changements de date et d'horaires intervenus pas plus tard que vendredi dernier. Pour ceux qui ne connaîtraient pas France TV/, je rappellerai qu'il s'agit d'une plateforme numérique destinée aux jeunes adultes entièrement digital qui a été lancée en 2018.
La marque France TV/ash concerne notamment entre 8 et 10 séries par an financé chacune en moyenne à hauteur de 1,5 million d'euros. Elle s'adresse principalement aux 18 30 ans et sont sociétales, c'est-à-dire qu'elle parle du rapport à la vie des jeunes, de leurs angoisses, de leurs relations, de leurs identités. Comme Christophe Tardieu a pu nous l'indiquer lors de l'audition de madame Hernot par notre commission, le coût de slash a été évalué à environ 17 millions d'euros par an.
Je vais tout de suite vous présenter afin que nous puissions échanger. Monsieur Alexandre Dureux, vous avez commencé votre carrière chez Médiamétrie avant de devenir responsable marketing antenne pour la chaîne TMC de 2009 à 2010. Vous avez rejoint le groupe France Télévision en 2016 où vous avez été notamment responsable de l'harmonisation des programmations de chaînes en 2016 puis directeur adjoint auprès du directeur général délégué.
Depuis 2024, vous êtes directeur délégué des programmes en charge des contenus jeunes publics. Madame Tifen de Ragenel, j' rapidement vous concernant puisque vous êtes devant notre commission, vous êtes déjà venu devant notre commission, je rappellerai simplement que vous êtes directrice des publics et de la stratégie éditoriale. Monsieur Paul Joel, vous êtes l'actuel responsable de France TV/ash.
Après avoir occupé plusieurs posts dans le domaine des médias numériques, donc Social Medéia Manager junior pour le groupe Canal Plus, vous avez été content manager et vous êtes maintenant le responsable, je l'ai dit, de France TV/ash. Nous accueillons aussi madame Alexandra da Sylvain, vous êtes social media manager. Vous nous donnerez peut-être précisément le périmètre de votre mission.
Nous accueillons également madame Amandine Rousell. Vous êtes depuis 2023 la directrice de la plateforme digital et streaming/ash. Enfin madame Diane de Saint-Rier, nous vous accueillons en tant qu'ancienne chargée d'émission sur France TV/ vous n'êtes plus, je le précise, depuis plus de 4 ans et c'était une demande du rapporteur de vous auditionner mais je précise et il le précisera sans doute que vous n'êtes plus sur la plateforme depuis 4 ans.
Vous êtes la créatrice du site sexy souci, vous répondez aux questions des internautes sur la sexualité, des identités et la santé sexuelle. Je vous laisserai la parole. J'indique que comme la niche socialiste est en cours et que nous avons aussi une responsabilité dans ces commissions d'enquête, nous articuler avec les niches et les journées d'initiative parlementaires de nos écologistes que j'ai dit.
Excusez-moi, excusez-moi, monsieur Jacobi, que je devrais suspendre cette audition à 18h45 et que si un vice-président peut me remplacer, qu'il n'est pas en séance, il pourra bien sûr prolonger les échanges afin que le rapporteur puisse vous poser toutes les questions. Je vous laisse 10 minutes de propos liminair et avant cela, je vais vous demander, comme nous le faisons à chaque fois, de déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1953 58 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité.
Je vais donc vous inviter chacun à tour de rôle chacune et chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure je jure. Merci merci merci merci à vous. Merci merci. et je cède la parole.
Euh je vais faire le propos de liminaire. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, nous vous remercions pour l'occasion qui nous est donnée à travers cette audition d'éclairer le rôle, le sens et la légitimité d'une offre spécifique de France Télévision à l'adresse des jeunes adultes/médiia social destiné aux 1830 ans. C'est la génération la plus impactée par la révolution numérique et surtout la génération qui va façonner l'avenir de nos modèles, qu'ils soient sociaux, économiques ou culturels.
Il est important de rappeler que Slash n'est pas une déclinaison numérique de nos antennes linéaires. C'est un média social à part entière qui s'adresse à un public jeune obéi à ses codes, des usages, une tonalité qui lui sont propres. Le lancement de Slash s'inscrit pleinement dans la stratégie de France Télévision pour renforcer son lien avec les jeunes publics.
Les 18 30 ans représentent près de 9,5 millions de citoyens français. Leur causombation individuelle est majoritairement non linéaire, individualisée, mobile, dominé par les plateformes vidéo international et les réseaux sociaux. Il consomme en moyenne 3h37 de vidéos par jour.
Plus de 2 heures par jour sont consacrées aux vidéos sur internet, principalement sur YouTube, qui est devenu le premier concurrent des médias traditionnels. Ces vidéos sont principalement consommées sur des téléphones portables. Les formats très courts, verticaux et conversationnels conçus pour un usage sur le téléphone progressent fortement et transforment le rapport au contenu au temps, à l'information et à la narration.
Dans ce contexte de transformation profonde des usages et d'un environnement concurrentiel aussi intense qu'inédit, créer et maintenir le lien avec cette génération est un enjeu primordial, je dirais même existentiel pour France Télévision. Les jeunes adultes désertent en effet massivement la télévision linéaire. Chez les 1830 ans, celle-ci ne représente plus que 18 % de leur consommation vidéo contre 65 % pour l'ensemble de la population, tandis que plus de 2 heures par jour sont désormais consacrées aux vidéos sur internet, principalement sur les plateformes internationales et les réseaux sociaux.
C'est le sens de la stratégie engagée depuis une dizaine d'années par notre groupe. Renforcer l'offre numérique à destination des jeunes, renouveler les écritures, investir les plateformes où ces publics consolvent massivement les contenus tout en maintenant des ponts avec les antennes linéaires. Cette stratégie a été payante.
En 2025, France Télévision touche chaque semaine 71 % des 1524 ans, soit 5 soit 5,3 millions d'entre eux. Cette couverture a progressé de 50 % depuis 2019. En lien avec sa mission d'universalité, France Télévision propose des programmes fédérateurs capables de rassembler largement, y compris les jeunes publics.
C'est une mission essentielle du service public dans une société fragmentée, créer des références communes, valoriser la création française et les liens entre les générations avec des programmes qui se regardent en famille ou ou entre amis. Notre capacité à fédérer le jeune public se mesure concrètement à travers nos résultats d'audience. En 2024 et 2025, plusieurs grands rendez-vous diffusés sur les antennes de France Télévision figurent parmi les programmes les plus regardés par les 1524 ans.
C'est notamment le cas des grands événements sportifs et des Jeux Olympiques en ce moment. C'était c'est aussi le cas des rendez-vous culturels populaires qui jouent un rôle comparable de l'Eurovision de la chanson à 100 % logique et enfin des grands moments de la vie démocratique qui figurent également dans les programmes les plus regardés par les moins de 25 ans. En 2025, France Télévision a également ouvert ses antennes au créateur de contenu.
Le succès du GP Explorer, l'événement initié par Squeezie, le premier créateur français de contenu sur YouTube, a rencontré un énorme succès sur nos antennes. 6,7 millions de spectateurs touchés, 39,5 % de part d'audience sur les 15 34 ans et 23 millions de vidé sur les réseaux sociaux. Et parce que cette génération a aussi ses propres attentes, nous avons la conviction qu'il fallait aller plus loin en concevant pour eux une offre dédiée, une offre volontairement conversationnelle et sociale inscrite dans leur quotidien destinée à engager le dialogue, à créer un lien fort et durable avec France Télévision.
C'est pour toutes ces raisons que nous avons lancé Slash en 2018. Comme vous l'avez rappelé, monsieur le président. Ce choix s'inscrit dans une évolution partagée par l'ensemble des grands services publics audiovisuels européens.
En Allemagne, les groupes ARD et ZDF ont lancé dès 2016 l'offre numérique Funk destinée aux 14-29 ans. Au Royaume-Uni, la BBC a fait un choix similaire avec BBC Su. En Belgique francophone, la RTBF a développé Tarmac, une offre hybride numérique et radio destinée aux jeunes adultes.
Slash répond pour nous à un objectif clair et à notre sens indispensable. Proposer aux 1830 ans des contenus gratuits accessibles sur les plateformes qu'ils utilisent en écho à leur passion et à leur quotidien sans renoncer aux exigences du service public. Notre stratégie éditoriale s'appuie sur des dispositifs d'études réguliers et spécifiques auprès de ces publics avec pour préoccupation constante de rester toujours connectés à leurs besoins, à leurs attentes, à leur centre d'intérêt.
Nous avons mis en place un observatoire des jeunes publics au sein de la direction de la stratégie éditoriale. Slash n'est pas une chaîne de télévision traditionnelle, c'est un média social et aussi un label éditorial qui recommande des programmes de France Télévision dans tous les genres. Slash est aussi une porte d'entrée vers France Télévision pour des nouveaux talents et des nouvelles voix.
Des créateurs du numérique, Zérator, Rivenzi, chef Nabil, de jeunes réalisateurs qui grandissent avec France Télévision, David Oreg, Sliman Baptiste Berun, de nouveaux producteurs empreinte digitale, Silex Film, Puzzle Media, ZQSD. Slash adopte une posture qui lui permet de toucher son public et de converser avec lui. Il s'agit de construire plutôt que de contrôler, de s'intégrer plutôt que d'interrompre.
Les contenus de Slash sont diffusés sur YouTube, Instagram, TikTok, Twitch, Snapchat et bien sûr aussi sur la plateforme France Télévision. La logique est conversationnelle. dialoguer avec une communauté, écouter, répondre, expliquer.
Cette la ligne éditoriale de Slash s'inscrit rigoureusement dans le cadre des obligations du service public. Le cahier des charges de France Télévision prévoit à l'article 37 et je le cite que nos antennes se doivent de représenter la société française dans toute sa diversité, de contribuer à la lutte contre les discriminations, au service d'une culture et d'un civisme partagé. L'article 13 relatif au programme pour la jeunesse exige de France Télévision qu'elle accompagne les jeunes français dans leur développement et rappelle à nouveau la nécessité de visibiliser les luttes contre les discriminations auprès des plus jeunes.
Ainsi, conformément au cahier des charges de France Télévision, les programmes de Slash contribuent à la lutte contre les discriminations et à la promotion de valeurs d'intégration et de civisme. Enfin, il est important de répondre clairement à un point central de vos travaux, la neutralité et le pluralisme. Slash est soumis exactement aux mêmes règles que l'ensemble des antennes de France Télévision, une responsabilité éditoriale pleine et entière, un processus collégial de choix des programmes et de validation des publications, une vigilance sur les incarnations et les formats, une obligation d'impartialité et de pluralisme.
Prêter des sujets de société, donner la parole à des jeunes, refléter des réalités contemporaines est une nécessité. C'est remplir la mission du service public, celle qui consiste à traiter tous les sujets, y compris les sujets sensibles avec rigueur, diversité des points de vue et honnêteté intellectuelle. 7 ans après son lancement, Slash a trouvé sa place auprès des jeunes adultes. 4,9 millions d'abonnements sur les réseaux sociaux et YouTube, un nombre qui a plus que doublé depuis 2019. 46 millions de vidéo vues chaque mois, une audience également en forte progression, une notoriété de près de 40 % auprès des 1530 ans, un niveau d'appréciation comparable à celui des autres médias numériques de référence.
L'utilité de Slash se mesure également à travers des programmes identifiés. En matière de fiction, plusieurs créations originales ont rencontré un succès massif auprès des moins de 30 ans. Scam avec une audience estimé à 480 millions de vidéoves sur les 12 saisons de la série.
Stoke dont nous en lançons ce mois-ci la saison 3 a réuni 9,2 millions de vidéos vues dès sa première saison. La petite mort série d'animation dépasse les 38 millions de vidéos vues. Les documentaires proposés par Slash illustrent également la capacité du service public à traiter des sujets sociaux et économiques contemporains dans des formats accessibles aux jeunes publics.
Mon boulot chez McDo a réuni 2 millions de vidéoves sur YouTube. Mascu a atteint 2 millions de vidées sur YouTube et 7,3 millions de vues sur les réseaux sociaux. Première danse, Antoine Dupont. des copains et un ballon a réalisé 600000 vues sur les environnements numériques.
Enfin, Slash a investi des territoires culturel émergents dans le domaine de la musique et de l'ort notamment. Ces résultats illustrent la capacité de Slash à remplir une mission claire. faire exister le service public dans les usages quotidiens des jeunes adultes sur des formats et des plateformes où les médias traditionnels sont structurellement moins présents.
En conclusion, Slash est une réponse assumée, encadrée et pleinement cohérente de France Télévision aux transformations profondes des usages audiovisuels et aux attentes spécifiques des jeunes adultes. Elle traduit une conviction simple. Le service public ne peut remplir sa mission d'universalité qu'à la condition d'être présent là où se forment aujourd'hui les pratiques, les imaginaire et les débats des nouvelles générations.
En investissant les plateformes numériques avec des contenus exigeants, gratuits et responsables, France Télévision remplit sa mission. garantir à toutes les générations un accès à une offre audiovisuelle de qualité, un safe space ou plutôt un environnement sécurisé quels que soi les usages et les écrans. Et les milliers de témoignages reçus depuis son lancement par des utilisateurs font notre fierté parce qu'ils montrent l'utilité de notre travail.
Je finirai donc en vous lisant un de ces témoignages. Ce que Scam France a changé pour moi, tout. La série a littéralement changé ma vie et ma façon de voir et de comprendre certaines choses.
Cette série, c'est avant tout des messages qu'on veut transmettre sur divers sujets, tout aussi importants les uns que les autres et trop peu abordés dans notre société d'aujourd'hui. Ça permet une ouverture d'esprit, de la réflexion mais aussi énormément d'aide. Merci à vous même de inquiet. vous voulez à ce stade où pour 5 minutes si euh monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie de me donner la possibilité de parler de mon métier et du programme Sexy Souci que j'ai eu le plaisir et l'honneur d'écrire et de présenter entre 2018 et 2022.
Euh je travaille dans le champ de la prévention, de l'éducation et de la promotion de la santé notamment sexuelle depuis 16 ans maintenant. J'ai commencé au sein de l'équipe prévention de solidarité sida. Puis je suis passée par le centre régional d'information et de prévention contre le sida et pour la santé des jeunes CRIPS Île-de-Fance par l'association ADS ou encore par la Croix-Rouge.
J'y ai rencontré plusieurs dizaines de milliers de jeunes que cela soit en milieu scolaire, festif, en foyer de jeunes travailleurs ou encore en milieu carcéral. L'expertise que j'ai pu développer dans ce cadre combinée à ma formation initiale de journalistes m'ont poussé en 2014 à lancer Sexy Soucis, un site où je proposais de répondre de manière fiable, anonyme et gratuite aux questions des internautes sur les sexualités, la santé et les identités. En quelques années, j'y ai publié plus de 600 réponses.
En 2017, j'ai été approchée par les équipes de France TV/ash pour adapter les réponses de mon site sous la forme de courte vidéo d'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. destiné à être diffusé sur les réseaux sociaux de la chaîne. Pendant 5 saisons, nous avons proposé une vidéo par semaine avec des thèmes aussi varié que la contraception, le consentement, l'hygiène intime ou le dépissage des infections sexuellement transmissibles.
J'ai pu constater l'impact positif de ces vidéos qui touchaient régulièrement plusieurs millions de jeunes à travers leur retours et témoignages spontanés, mais aussi à travers la reconnaissance des professionnels de l'éducation qui continuent aujourd'hui encore de les utiliser comme support pédagogique auprès de leur public. J'ajoute que depuis plusieurs années maintenant, j'interviens au sein de l'éducation nationale, de mission locales, de structures accueillant des mineurs isolés ou sous-mains de justice. Je forme également des professionnels de l'éducation et du médico-social sur les enjeux actuels de la lutte contre le VIH, les IST et les hépatites virales, sur la prévention et la prise en charge des violences sexistes et sexuelles ou encore sur la conception de contenu pédagogique adapté à leur public.
Merci beaucoup. Pardon, excusez-moi. Merci de de ces propos liminaires.
J'ai peut-être une question. avant de céder la parole au rapporteur, c'est le principe d'une d'une commission d'enquête et une commission d'enquête, elle cherche qui a dysfonctionner, les manquements et et et c'est son rôle. Et donc c'est pour ça que dans les différentes auditions, on s'attache souvent à à des choses qui nous apparaissent poser questions à minima ou ou avoir dysfonctionné.
Et donc je vais je vais commencer par cette question euh qui revient sur une polémique qui peut nous interroger sur le cadre déontologique, l'éthique et les règles de fonctionnement de France TV/ et ça ne vous surprendra pas. Au mois de décembre dernier, vous avez retiré de l'antenne de France desvision/ une vidéo dans laquelle une certaine madame Vanessa faisait la publicité pour la mise en ligne de contenu plus ou moins érotique comblant le cas échéant. certains fantasmes exprimés par certains de ses spectateurs précisant que son public peut aller du gars de 18 ans au père de famille de 55 ans.
Ma question est assez simple. Com se fait-il que que vous ayez diffusé cet épisode cet épisode sans que personne dans l'équipe ne s'en émeve de voir sur une chaîne ou une plateforme du service public une jeune femme faire sa publicité pour un site érotique et pour lequel elle gagne selon les informations que nous avons obtenu environ 20000 € par mois. et je me permettrai de poser la question à vous puis aux personnes qui sont aussi responsables des réseaux sociaux.
Merci beaucoup. Je vous remercie monsieur le président. Ça me permet effectivement de de clarifier la situation sur ce point qui qui est extrêmement important et qui tient un format qui a été publié en effet le 18 décembre 2025 concernant le témoignage d'une créatrice de contenu pour adultes.
C'est en lien également avec les sujets liés à la sexualité. On pourra y revenir aussi plus tard si vous le souhaitez. Cette vidéo s'inscrivait dans le cadre d'un format d'un format qui s'appelle On parle français.
Ce format est né d'un constat simple. Certains sujets sont omniprésents dans les discussions, omniprésents sur les réseaux sociaux, omniprésents dans les usage des jeunes adultes, mais reste rarement abordé frontalement. L'idée du format est donc volontairement très simple et directe.
Créer un espace où l'on pose sans détour des questions que beaucoup se posent mais que très peu osent formuler. Le nom du format colle à la manière actuelle de parler. Parler français est utilisé aujourd'hui pour signifier le fait de parler honnêtement sans langue de bois.
Nous avions fait un premier épisode sur ce format sur le monde du manikquina où un jeune mannequin nous faisait part de son quotidien dans cet univers parfois violent. Proposition de rapport sexuel, proposition de stupéfiant, comportement inapproprié, gestion des revenus aléatoires. C'est dans ce contexte que l'on voulait s'intéresser à la question des travailleuses du sexe et notamment à l'univers d'Onfan.
Une plateforme qui est mondialement connue mais qui interpelle. Notre intention initiale était d'aller voir concrètement ce que recouvre ce monde sans fantasme ni jugement en donnant la parole à une créatrice pour raconter son quotidien. Les demandes qu'elle reçoit, les accusations de prostitution déguisée, ses revenus et le regard social porté sur son activité.
Notre intention était de décrypter un fait de société, de mettre en lumière les dérives potentielles et les risques qu'elles peuvent représenter pour les jeunes adultes et en particulier pour les femmes. Cependant, en laissant une place peut-être trop importante au récit personnel, sans y adjoindre suffisamment de mise en perspective, de contextualisation, voire même de de contradictoire, nous sommes restés à la surface de ce que nous souhaitions aborder, de ce que nous nous souhaitions traiter et mettre en lumière. Nous avons pris conscience après publication que le traitement de ce sujet n'était ne correspondait pas à nos attentes.
Pas suffisamment et pas suffisamment explicit et nous en avons pris conscience notamment par les retours de la communauté via les messages directement reçus sur cette vidéo. En responsabilité, nous avons pris la décision de retirer très rapidement cette vidéo et je pourrais laisser la parole à mes collègues de l'antenne qui vous expliqueront quelle a été la démarche. Et ce geste démontre notre vigilance et notre engagement à corriger toute ambiguité dès qu'elle est identifiée.
Nous assumons pleinement cette responsabilité éditoriale car notre objectif est de traiter les sujets de société avec rigueur et esprit critique. Pardon. Merci pour cette cette réponse qui a permis de reposer le contexte mais j'avoue ne pas avoir compris la réponse.
Alors, je vais essayer de la reformuler. Euh ma question c'était de savoir est-ce que vous considérez que le contenu n'avait pas sa place sur votre plateforme ou et que donc il y a eu un manquement dans la publication dans la chaîne de vérification des contenus éditoriaux où c'est un contenu que vous assumez mais au regard de la polémique vous voilà j'essaie d'être précis pour pas déformer vos propos. Il y a deux options, c'est-à-dire soit vous dites "On l'a pas vu passer, il aurait jamais dû être sur d'autres plateformes et et il y a eu un dans le mécanisme euh des chaînes de responsabilité et on sait comment ça fonctionne à un un louper où vous dites on assume tout à fait ce contenu.
Euh enfin, il y a eu une décision de le publier. Il y a bien quelqu'un qui a décidé de le publier mais après la polémique on on regrette en fait de l'avoir fait. Monsieur le président, je vous je vous remercie pour les précisions si ma réponse ne vous a pas permis de comprendre tout à fait la situation et je vais essayer d'être très clair.
Le contenu a été validé. Il a été validé par les équipes éditoriales euh qui valident systématiquement toutes les publications qui sont issues d'une production exécutive qui fabrique les contenus natifs, c'est-à-dire ceux destinés aux réseaux sociaux de Slash. Il a été validé par une personne de bonne équipe en collaboration avec une personne de la direction des magazines.
Nous avons un regard croisé entre différentes équipes avec différentes niveaux d'expertise. Lors de la validation, effectivement, il y a eu un doute. Il y a eu un doute parmi les équipes sur ce contenu.
Nous sommes assez souvent sur une gestion d'équilibre, d'équilibre entre traiter des sujets qui sont extrêmement importants et qui concernent les jeunes adultes. Et parfois effectivement cet équilibre nous rendons compte après publication via les retours de des utilisateur qu'il y a une mauvaise interprétation de notre intention. Je vous coupe je coupe, je vous coupe juste là-dessus parce qu'après je vais essayer d' parler le rapporteur.
Ça sera moi, je vais aller moi au bout de ce sujet puis après le rapporteur en aura beaucoup d'autres parce que vous nous dites c'est donc on assume, on valide. Pardon hein, je je je on a regardé donc avec les services de l'assemblée, le rapporteur quand on tape madame Vanessa, on tombe sur un compte Twitter. Je crois que c'est c'est bien le même.
Vous l'avez peut-être vu ce compte Twitter de cette non ? Donc vous vérifiez comment elle arrive comme comme partenaire. Enfin, cette c'est ça qui qui m'interroge.
C'estàd que vous vérifiez euh alors monsieur le président euh effectivement cette c'était un témoignage un témoignage d'une créatrice de contenu pour adultes. Contenu pour adultes qui effectivement pose un certain nombre de questions. Il n'était nullement l'intention de France Télévision et de Slash de faire la promotion d'une créatrice de contenu quelle qu'elle soit.
L'objectif était encore une fois de revenir sur des usages qui sont massifs avec une plateforme Only Fans dont on parle énormément, qui fait beaucoup de bruit et qui interpelle, qui interroge. nous souhaitions revenir effectivement sur ce sujet avec la parole d'une créatrice de contenu qui intervient effectivement sur ce type de plateforme pour éclairer le public qui regarde slash dans une démarche également de décryptage d'un fait de société mais également de de prévention, c'est-à-dire attention quand on est créateur ou créatrice de contenu pour adultes, on peut être amené à avoir des demandes qui peuvent être particulières. il y a certains risques.
Il y avait cette démarche de volonté d'éclairer les jeunes adultes sur les usages et éventuellement les risques liés à ces plateformes. D'accord. c'est plus précis et je pense que le le rapporteur il viendra mais admettez qu'effectivement que sur des plateformes où les contenus sont mis en avant de manière très revenir mais c'est ça peut s'apparenter à de la promotion quand on voit la tonalité et la manière le cadre dans lequel c'est c'est c'est bien mais vous y reviendra sur la porte ou je peux je peux laisser mes collègues de de l'antenne vous expliquer exactement quelle a été la démarche lors de la dépublication qui est intervenue extrêmement rapidement je me permets monsieur allez-y Monsieur le président, bonjour de de de rappeler que sur une année pleine, l'activité de Slash représente près de 5000 publications, toute plateforme confondue.
Euh les publications que nous recevons sont ce qu'on appelle PAD, donc prêt à diffuser. Et donc, comme vous le disait Alexandre, elles sont validées en amont donc par les par les unités de programme. Sur ce poste en particulier, nous avions validé le principe d'un témoignage face caméra d'une créatrice de contenu pour le site Omnifans.
Ce poste ayant été donc validé par lesditaux, nous l'avons publié. Mais donc effectivement après publication et vérification, nous avons décidé de le dépublier dès que dès qu'on a vu les retours. Il est resté exactement 42 minutes en ligne et a été dépublié avant 9h du matin.
Et donc je rappelle aussi que Slash agit dans le strict respect du cahier des charges du service public audiovisuel et que sur l'année 2025 seule cette publication nous a été remontée. Je l'ai précisé dans mon introduction, c'est le principe d'une commission d'enquête. on revient sur les contenus polémiques.
J'espère je doute pas que sur Slash, il y a des il y a des contenus qui qui ne prennent pas polémique. Bon voilà, mais c'est vrai que bon celles et ceux qui nous regardent pour pour regarder, ils seront ils se feront un avis. Je pense qu'il y a ça effectivement il y a il y a il y a eu un enjeu à mon avis de de de validation ou en tout cas de chaîne de de responsabilité de dire dire ici que que moi ce qui me dérange et je vais au fond de ma question enfin ma réflexion et je passe la parole au rapporteur, c'est que il est c'est pu être c'est ça a pu être validé.
C'estàd que quand on regarde la vidéo, on n'est pas dans un contexte d'un reportage avec du contradictoire. Il y a aucune alerte sur le fait que sexualités vendent. Enfin, il y a rien quoi.
Il y a pas de mise en garde Il y a pas de mise en garde sur des violences faites aux femmes. Il y a pas de de de mise en garde, c'est pas un reportage quoi. C'est c'est on on laisse parler une femme pendant 2 minutes 30 qui gagne 20000 à 30000 € par mois en sexualisant son corps.
Encore une fois, je fais pas de commentaire, je fais pas de jugement, mais c'est pas un reportage. Il y a pas de contradictoire, il y a pas de Il y a pas de mise en perspective. C'est 2 minutes 30 d'une vidéo où on a une une personne, je l'ai vu cette vidéo, qui explique qu'elle monille voilà son corps d'une certaine manière.
Voilà, c'est c'est c'est un phénomène de société très bien, mais c'est pas un reportage c'est une tribune donnée à une personne. Il y a pas de c'est pas un reportage comme pour l'avoir télévisé où on explique ce phénomène de société avec une une personne qui en parle et puis derrière des des c'est pas d'ailleurs du contradictoire le bon mot, mais derrière une mise en perspective, des éléments de contexte. Il y a pas d'explication de ce phénomène de société.
C'est une femme qui parle 2 minutes 30 de son voilà. Je tiens à préciser effectivement qu'il s'agit d'un témoignage et non d'un reportage. Slash est un un mia généraliste, pas une offre d'information euh mais pour compléter par rapport à ce point qui qui effectivement vous interpelle et a pu émouvoir une certaine partie de la population et de nos utilisateurs.
Effectivement après la dépublication de ce contenu qui comme l'a vous l'a rappelé Alexandra est est un un contenu entre guillemets imparfait problématique sur l'intégralité d'une année sur 5000 publications. Nous avons pris certaines mesures, certaines mesures pour renforcer nos processus à la fois de validation des productions, de vérification, de publication avec une nouvelle un nouveau processus entre la direction des programmes et la direction des antennes ici présentes pour effectivement ne plus se retrouver dans la situation où un contenu imparfait de cette nature puisse se retrouver diffusé. Mais je tiens à préciser qu'il y a quand même certains éléments de contexte qui sont ajoutés, notamment en cher texte.
Une vidéo est toujours accompagnée d'un cher texte qui donne des éléments d'explication et de contex contextualisation et en toute fin de vidéo, il y avait effectivement plus d'éléments pour mettre en perspective. Mais je suis bien d'accord avec vous, ce n'était pas suff. Voà.
Ce qui ce que je trouve grave, c'est que la vidéo commence et elle dit "J'ai eu un client ou je crois qu'elle parle comme ça, un client qui m'a demandé de faire mes besoins sur sa cravate et ce qui me choque et je le dis profondément, c'est que vous me expliquez aujourd'hui que ça a été validé quoi. C'est ça que je trouve quand même pardon là, je je voilà, je le dis que moi personnellement, je trouve que vous m'auriez ça c'est comme ça, c'est et vous ne répondez avec transparence et je vous en remercie parce queau moi vous cachez pas derrière votre petit doigt. Mais ça m'aurait rassuré que vous m'expliquiez queil y avait eu un manquement dans la chaîne de responsabilité. vous m'expliquez qu'il a été validé ce contenu.
Je je je voilà, je me permets de dire que ça me choque au plus haut point qu'un contenu a été validé par des responsables éditoriaux. Un contenu pardon que vous vouliez ou non qui commence par j'ai eu un client qui m'a demandé de faire mes besoins sur sa cravate on va avancer parce que je pense que ça a été mais juste pour pour compléter pour vous dire qu'un tel contenu aujourd'hui ne passerait plus. Merci beaucoup et c'est précieux que vous nous l'expliquiez, que vous nous le disiez face à la représentation nationale.
Merci beaucoup et merci de votre franchise parce que au moins vous avez répondu avec transparence et franchise. Merci monsieur le président. Merci à vous pour vos réponses et le temps que vous nous accordez.
Je vous avoue que j'ai été un spectateur assidu des contenus de Slash qui pour beaucoup d'entre eux, je vous le dis, m'ont choqué. Euh et c'est l'une des raisons pour lesquelles je pense c'est pas anodin parce que c'était une plateforme qui a été mise à disposition pour les mineurs. C'est l'une des raisons pour lesquelles on a voulu vous alors vous faites nom de la tête hein, je vais vous retrouver un communiqué de presse de France Lévision qui explique que Slash avait vocation à s'adresser au 15 35 ans.
Ça indique bien j'ai le communiqué de presse. Ce sera l'une de de mes questions. La première question que je voudrais vous poser, j'avais été assez interpellé par un bandeau sur votre média qui le 18 juillet 2019 exhorté à cesser de dire bonjour madame pour éviter de mégrer les personnes par inadvertance.
Donc première question que que je vous pose. Est-ce que au préalable de chacune de mes questions, je dois vous appeler monsieur, madame ? Est-ce que certains veulent que je les appelle autrement ? et plus largement, qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur cet appel à ne pas dire bonjour madame pour ne pas mégrer les personnes ?
Je vous remercie monsieur le rapporteur pour pour cette question. Je vais essayer de vous répondre de manière précise et je tiens à rappeler que madame Tifen de Ragnell vous l'a vous l'a cité dans son propos liminaire. La lutte contre les discriminations est une des missions de service public comme l'indique l'article 37 du cahier des charges ainsi que la lutte contre toutes les exclusions de toutes sortes.
Nous abordons les sujets liés aux discriminations avec la plus grande vigilance afin de les traiter de la manière la plus juste et la plus respectueuse. que ce soit sur le fondement de l'origine, du sexe, de l'apparence physique, de l'état de santé, des mœurs, d'orientation sexuelle, d'âge ou d'identité de genre, nous remplissons notre mission en suivant la loi de 2008. Oui, aucune situation ne doit mener une personne à être traitée de manière moins favorable qu'une autre ne l'a été ou ne leur a été dans une situation comparable.
Excusez-moi, pardon, je précise juste que il y a une journée d'initiative parlementaire, en même temps, le groupe écologiste a retiré son texte. Si se trouve que je suis responsable d'un texte qui va être examiné en ce moment en séance, que monsieur Philippe Ballard, vice-président de la commission d'enquête aussi, on va voilà, on va on va on va encore le rapporter à quelques questions. Vous êtes venu, il y en a beaucoup.
Peut-être qu'on sera amené à suspendre mais on va continuer le plus possible. Je suis confus mais voilà, il y a un texte sur la concentration des médias en même temps et il se trouve que beaucoup de membres de cette commission participent à ce texte important sur les médias du groupe écologiste et que et que on est percuté par par l'agenda dans dans la séance. Pardon pour ce petit moment de de flottement.
Je vous laisse reprendre. Monsieur le président simplement comme c'est une audition qui est importante et je sais hein que à la fois vous et le le vice-président monsieur Ballard est amené à à vous exprimer sur le même texte ce qui est assez inédit. Sachant que j'ai beaucoup de questions et j'ai peur qu'on puisse pas arriver au bout, est-ce queil ne vaudrait pas mieux euh et bien suspendre l'audition pour pouvoir pour que l'ensemble des députés puisse poser leur question ?
Je vois monsieur Ballard qui qui approuve. Je pense c'est la meilleure solution à faire. J'en suis désolé hein, mais je c'est assez inédit.
Je pense que c'est le moi je je je le dis devant tout le monde comme ça je prends un témoin. Je dis que vu le programme de nos auditions, je ne sais pas s'ils nous serons capables de vous reconvoquer parce qu'on a déjà les 15 prochains jours complets complets complets en terme d'audition. Donc je c'est au rapporteur de choisir mais je prends celles et ceux qui nous écoutent à témoin.
Soit on continue 45 minutes ce qui permet non mais je je vo je je précise pour être très clair parce que c'est une audition importante. Vous voyez qu'on a beaucoup de questions. Je ne peux pas garantir qu'on puisse vous reconvoquer étant entendu qu'on vous a déjà convoqué deux fois.
Donc soit c'est le rapporteur qui prendition soit on se suspend mais je peux pas donner au rapporteur la garantie qu'on pourra à nouveau vous reconvoquer en raison de notre calendrier et de notre agenda. Soit le rapporteur souhaite quand même ne pas prendre le risque qu'on ne puisse pas vous réentendre et qu'on on prend encore 45 minutes. C'est ça.
C'est voilà, je lui laisse le choix. Est-ce qu'il n'y aurait pas une solution ? Sachant que on peut arbitrer hein, vous vous le savez dans le cadre du bureau de de la commission d'enquête sur les les prochaines auditions.
Toutes ne sont pas encore définies. Est-ce qu'on ne pourrait pas se dire qu'on qu'on convoquerait qu'on auditionnerait sur un moment où on aurait plus de temps ? Monsieur le président, je pense que toutes les prochaines auditions n'ont pas encore été fixées.
Donc je m'en remets à vous. Mais cette audition est importante. J'aimerais qu'on ait plus que 45 minutes seulement pour poser toutes les questions.
Surtout que les députés nous nous font signe qu'ils doivent rejoindre l'hémicycle. Donc voilà, c'est une demande que que je me permets de de vous poser, monsieur le président. J'aimerais vraiment qu'on qu'on puisse avoir une audition pleine et entière.
Et là, visiblement, ce qui se passe en hémicycle et le texte sur lequel vous êtes orateur et sur lequel monsieur le vice-président est aussi orateur ne permettra pas d'avoir une audition suffisamment longue. Merci. Alors, je vais suspendre une minute, une minute pour pour faire un point avec les services de l'assemblée pour savoir exactement où on en est.
Je reprendrai dans une minute de toute manière pour pour expliquer à celles et ceux qui nous écoutent la décision que j'ai prise et qu'on a prise conjointement avec le rapporteur. Je sais surtout qu'au départ plus vous étiez pas convo mais au départ en plus c'était c'était vos équipes donc on vous a mobilisé deux fois. Euh voilà, je Alors, je reprends.
Je vous propose donc de continuer 45 minutes et on fera une audition et je prends l'engagement devant le rapporteur et et si vous en êtes d'accord euh et que vous l'acceptez, on refera une audition complémentaire d' 1h30 ou d'un heure, enfin, on verra rapportant les questions, on fera une audition complémentaire. Euh voilà, si si certains ou certains d'entre vous ne peuvent pas revenir, on en prendra acte. On va prendre 45 minutes pour pas vous avoir fait venir pour rien et puis euh on essaiera de de d'organiser une audition complémentaire.
Vous n'aurez pas peut-être à revenir à 6, mais peut-être simplement quelques-uns d'entre nous si vous l'acceptez. et je m'excuse auprès de vous euh de ce changement pour bien expliquer à c de ceux qui nous écoutent, c'est pas euh c'est pas pour faire des mauvaises manières, mais il y a un texte sur les médias qui est en train d'être examiné à l'Assemblée nationale et il se trouve que l'ensemble des députés membres de cette commission suivent la question des médias et donc notre rôle c'est aussi d'être quand une loi importante qui engage l'avenir des médias est examinée à l'Assemblée nationale d' donc 45 minutes. Je vous présente très sincèrement mes excuses parce qu'en plus on a déjà annulé reporté cette audition et on refera une audition complémentaire et je le redis, on ne vous fera pas venir à 6.
Voilà, on essaiera d'être d'être plus précautionneux en cela. Monsieur rapporteur, je vous remercie monsieur le président. Donc simplement pardon hein, vous avez été interrompu dans votre question sur ce sujet et ce ce cette publication qui encourage à ne pas dire "Bonjour madame.
Est-ce que ou bonjour monsieur pour éviter de m'égrer. Est-ce que ça a été validé ? Et euh qu'est-ce que vous en pensez ?" et puis moi aussi comment je je dois vous appeler si j'en suis les recommandations de de France LV/ Je vous remercie monsieur le le rapporteur comme j'indiquais nous traitons un un grand nombre de sujets liés aux discriminations et c'est extrêmement important de le rappeler euh cela correspond à nos missions de de service public et comme vous l'a déjà cité madame Tiffan de Ragnel et comme je venais juste de vous le rappeler euh cela correspond à l'article 37 du cahier descharges de France Télévision ainsi que la lutte contre les exclusions de toutes sortes.
Euh comme j'allais vous le dire, nous nous traitons donc régulièrement ces éléments sur Slash. Nous avons pour habitude notamment de de mettre en avant des éléments chiffrés qui reprennent des études sérieuses, qui reprennent des rapports officiels et qui permettent de sensibiliser les jeunes publics, les jeunes adultes sur des sujets qui concernent directement leurs préoccupations. Euh je vais vous donner deux exemples si vous me le permettez.
Euh un premier exemple euh qui euh date du mois de décembre si je me souviens bien euh qui reprenait euh les projections de l'ONU selon lesquelles il faudrait attendre 300 ans pour atteindre l'égalité juridique complète entre les femmes et les hommes à travers le monde. Un autre exemple, en décembre dernier, nous revenions sur l'étude de l'Observatoire International du travail qui montre que les 18 24 ans ont deux fois plus de risque de subir des discriminations que les 45 64 ans lors d'une recherche d'emploi. Les publications sur les réseaux de slash concernant la lutte contre les discriminations sont un moyen pour nous de remplir notamment notre mission liée à l'article 37 du cahier des charges.
Cela s'inscrit bien évidemment dans une offre beaucoup plus large qui est proposée par Slash avec 5000 publications par an qui s'inscrit également dans une offre beaucoup plus large sur l'ensemble des antennes de France Télévision et avec tous les genres de programmes. Pour revenir sur la vidéo dont vous me parlez aujourd'hui, c'était encore une vidéo de témoignage. Je ne me souviens plus de la date, mais c'est un témoignage assez ancien d'une personne qui nous partageait en fait son quotidien, son quotidien d'être appelé par moment madame, par moment monsieur.
Situation qui la mettait en grande pénébilité, si je peux parler comme ça, qui lui faisait beaucoup de peine et qui avait un impact sur sa santé mentale. Voilà, c'était un témoignage comme on peut en proposer de nombreux sur Slash, un témoignage sincère, honnête, sans invitation de la part de Slash à changer les comportements de nos concitoyens. Merci pour votre réponse.
Vous vous le voyez le le temps est quand même extrêmement court. Donc je vais vraiment vous demander comme l'a fait d'ailleurs monsieur Walex juste avant vous qui faisait des réponses très courtes et assez efficaces. Si vous pouvez, je je vais aussi vous demander de faire des des réponses courtes.
Si on vous auditionne aussi aujourd'hui, c'est parce que en 2022, vous l'ignorez pas, une association de la société civile nommée Touche pas à ma redevance a pris le temps d'analyser les 3000 publications de de slash. Sur ces 3000 qui existaient à l'époque sur les réseaux sociaux, cette association en a signalé 500 qui posaient problèmes. Je vais vous citer quelques exemples.
Donc on y retrouve notamment la promotion d'un livre de Rokaya Dialo. On retrouve des appels au don pour le comité justice pour Adama. On l'a rappelé en introduction des injurons à ne pas dire bonjour madame pour ne pas mégrer les personnes un certain nombre de sujets sur les transition de de genre euh un top 3 des érections qui existent ou encore la la promotion des vertus thérapeutiques des champignons hallucinogènes.
Il y a même je crois aussi une vidéo incitant les mineurs à consommer des contenus pornographiques transsexuels. Est-ce que vous pouvez m'expliquer en quoi ces contenus ont une vocation à s'adresser au mineurs ? Vous faisiez nom de la tête quand j'expliquais que Slash était destiné au mineur, j'ai retrouvé un communiqué de presse qui indique que Slash a une vocation à s'adresser au public à partir de 15 ans.
En quoi les contenus que je vous ai cités sont compatibles et souhaitables surtout pour le service public vis-à-vis des publics mineurs. Monsieur le rapporteur, je vais prendre votre question. Alors, il me il me semble qu'il y a deux questions précisément.
Donc une première, vous revenez sur le collectif, pas avec ma redevance donc effectivement qui est qui date de 2022 et une autre qui nous interroge sur la cible de slash. Donc dans un premier temps, je rappelle alors au risque de paraphraser madame de Ragnelle slash, je le rappelle et bien à destination des 18 30 ans. Euh donc n'a pas vocation aujourd'hui à s'adresser aux mineurs mais bien à la cible des jeunes adultes.
Ensuite, monsieur le rapporteur, pour revenir sur cette pétition. Donc, en effet, en 2022, le collectif pas avec ma redevance dénoncer non pas 500 mais 100 postes qui avaient été postés, publié entre 2018 et 2021 et ce collectif considérait euh ses 100 postes comme militant et orienté. Euh donc comme votre question porte sur une série de de publications d'attente d'il y a plus de 5 ans, cela me donne l'occasion de revenir sur l'histoire et le fonctionnement, je vais être très brève euh du média slash et de remettre en perspective certains éléments qui peuvent aujourd'hui faire l'objet d'interprétation.
Le média social Slash a été créé en 2018 dans le cadre d'une stratégie de France Télévision qui était de développer une offre de service public pour les jeunes adultes faite par les jeunes adultes. C'est et ce détail est important et disponible exclusivement sur les réseaux sociaux. Euh Slash euh à cette époque, donc en 2022 euh est un jeune média euh qui est opéré dès son origine par une équipe dédiée avec une forte volonté d'expérimentation éditoriale et de renouvellement des écritures.
Donc je me replace en 2020 puisque c'est ça dont dont on parle. Nous sommes 2 ans après le lancement de Slash et tombe la pandémie de Covid qui a imposé à nos équipes le confinement et le télétravail à 100 %. Pour cette équipe qui est encore à l'époque en construction et opérant sur des temporalités très rapides qui sont propres aux réseaux sociaux.
Donc ça c'est juste pour le contexte et j'en viens au 100 poste. Donc on va essayer de faire des questions courtes et des réponses courtes parce qu'on a pas beaucoup de temps et je vous en prie allez-y. C'est important sur les 100 postes.
Allez on interpelle. Mais le contexte est important parce que c'est c'est une période très particulière. Vous l'avez donc euh je revenais sur le contexte puisque donc euh nous sommes en 2022 et ces 100 postes euh donc sont circonscrits à cette période de post Covid et je rappelle aussi qu'à cette période/ash publie 3000 postes par an.
Donc on parle donc de 100 sur ces 3000 x 4 ans, donc 12000 postes. Notre service déontologique a étudié ses 100 postes et identifié elle 11 postes qui pouvaient réellement poser questions. Ces 11 postes ont depuis été modifiés ou dépubliés en 2022, en effet par l'équipe. en fonction.
Les responsables éditoriaux. Reconnaissez d'ailleurs à l'époque, vous l'avez sûrement lu, une erreur qu'une erreur avait été commise mais reconnu et corrigé. Donc je rappelle donc que l'on parle de 11 postes, non pas 500 sur 12000 publiés sur la période en question et ce qui représenterait selon mes calculs 0,09 % d'erreur et comme je l'ai entendu par d'autres de salariés de France Télévision ici même sur un tel volume d'activité je rappelle que l'erreur zéro n'existe pas même si nous essayons le plus possible de nous en rapprocher.
Merci beaucoup monsieur rapporteur. Merci monsieur le président et vraiment s'il vous plaît vous voyez que là il nous reste peu de temps si vous pouvez vraiment faire des des réponses rapides. Surtout qu'on a pu lire dans un article du Parisien il y a quelques jours que la consigne était donnée au salariés de France Vision qui venaient devant devant la commission d'enquête de faire des réponses longues, techniques, chiantes et lénifiantes.
C'est les termes de l'article du Parisien. J'ai comme l'impression que vous êtes peut-être passé par euh cette cellule, mais en tout cas non, je vous demanderai, c'est un trait d'esprit, mais si en tout cas vous pouvez vraiment parce queon a très très peu de temps, faire des réponses comme celles de monsieur Walex juste avant, je pense que on pourra vous poser un un maximum de questions. Je voudrais simplement vous faire réagir sur un point où vous expliquer que France TV/ n'est pas une plateforme adressée au mineurs.
Vous l'avez rappelé, je vous ai vu faire nom de la tête et vous l'avez dit d'ailleurs en réponse. Moi, je je suis sur le site de France TV. Je pourrais d'ailleurs vous vous envoyer le le lien de la page exact.
Elle existe toujours et je vois donc sur la page de de Slash comment s'adresse-t-il au 15 35 ans ? France.tv/ se veut jeune sur la forme et adulte sur le fond.
Il s'adresse aux jeunes publics volatiles, aux identités multiples, habitué à la multiplié des des choix et des parcours. Donc, il y a bien marqué sur votre site que Slash s'adresse au 15 35 ans. Est-ce que vous confirmez que euh ce que je lis sur le site de France TV est bien réel ?
C'est-à-dire que c'est une plateforme qui s'adresse aussi au public mineur ? Et ma question est assez simple, hein, vous en conviendrez. Monsieur le rapporteur, comme vous l'a dit madame Tifender Ragnel et Amandine vient de vous le rappeler, l'offre France TV/ s'adresse aujourd'hui au 1830 ans.
J'ai personnellement mes fonctions début 2024. Dès ce moment-là, l'offre s'adressait d'ors et déjà au 18 300 ans. S'il y a une erreur sur le site de France Télévision ou s'il y a eu des communications plus anciennes sur une cible plus basse, aujourd'hui, nous vous le disons et depuis un moment certain, l'offre s'adresse aux 18 30 ans, aux jeunes adultes.
Merci pour votre réponse et le caractère synthétique de de celle-ci, je vous en remercie. sur la question de la neutralité notamment du service public. C'est l'une des dimensions importantes de notre commission d'enquête.
Le 9 juin 2020, SlashAsh a relayé et et ça a été d'ailleurs repris par un article de de Telama du 17 février 2022, une vente de photos dont les bénéfices ont été reversés au comité justice pour Adama. Adama Traoré, associé à la militante Assa Traoré. Cette publication encourageait les jeunes à contribuer financièrement à une cagnotte alors même que les policiers impliqués dans l'affaire à Damat Traoré ont été blanchis. cette semaine par la justice avec un non lieu qui a été confirmé hier par la cour de cassation lorsque nous avons auditionné devant cette commission d'enquête le secrétaire général de France Lévision, je lui ai posé exactement la même question, il a d'abord nié alors qu'il était sous serment que vous ayez avec Slash repartagé un appel et bien à contribuer à la cagnotte justice pour Adama.
Je lui ai montré la preuve en fin d'audition il a convenu effectivement que vous l'aviez fait. Est-ce que vous avez vraiment l'impression que ceci contribue au respect de la neutralité de l'audiovisuel public et au contenu qu'il faut montrer notamment aux jeunes publics ? Monsieur le rapporteur, je vais prendre votre question et je vais essayer d'être plus synthétique cette fois.
Euh donc vous vous faites sûrement allusion. Alors je rappelle que je suis en fonction pour ma part depuis l'été 2023. Donc je vais vous parler de postes bon pour lesquels je n'étais pas en exercice mais tout de même on a fait un travail d'exploration donc sur les deux postes qui concernaient l'affaire Adamat Traoré.
Donc nous étions en juin 2020, il y avait un poste euh qui faisait référence qui était une présentation artistique d'une série de sept portraits de jeunes français qui étaient réalisés par un photographe et dans un projet intitulé Changer le regard sur la jeunesse française grâce à la photo. Et ce poste se faisait vraiment le l'écho du d'une d'une exposition dont toutes les ventes effectivement revenaient toutes les recettes des ventes revenaient à une association et en l'occurrence cette association était euh justice pour Adama Traoré. En aucun cas dans ce poste, il n'y avait d'appel au don. ce poste après exploration et études par nos services faisait l'écho de cette exposition qui effectivement euh était au profit de cette association.
Mais voilà, en tout cas, pas de pas d'appel au don de la part de Slash. Et sur l'autre euh sur l'autre poste, il s'agissait de d'une rétrospective de la de l'affaire en cours euh d'Adama Traoré. Et en l'occurrence euh il s'agit aussi de revenir sur le contexte puisque tout à l'époque tous les médias dont le vinteur de France 2 et celui de TF1 faisit se faisait aussi l'écho de cette affaire.
Voilà, c'était devenu un sujet très présent partout dans les médias et dont Slash aussi s'est emparé. Toutefois, en 2022 a ce poste a été finalement supprimé puisque il parlait d'une affaire en cours et par respect de cette affaire en cours, le poste a été supprimé. Le poste du RD ?
Oui, merci. beaucoup pour votre réponse. Un un autre sujet, c'est j'ai trouvé un l'un de vos postes le 1er juin 2020 sur la légalisation du cannabis.
Vous avez présenté cette législation comme pertinente notamment pour je cite la relance de de l'économie. Plus récemment, vous avez fait la promotion sur votre compte des vertus, je cite encore he des vertus thérapeutiques des champignons hallucinogènes interdits en France. Comment est-ce que vous expliquez que votre réseau France TV/ qui a vocation, je le dis encore une fois parce que c'est sur le site de France Tvision et je pourrais si vous voulez vous envoyer le la page exacte qui a vocation être une plateforme qui s'adresse aussi au mineurs.
Comment est-ce que vous justifiez et bien une forme de contenu qui appelle à la légalisation de drogues aujourd'hui interdite ? Est-ce que selon vous c'est un bon exemple que le service public doit montrer et doit donner aux jeunes publics à l'heure où nombre de jeunes sont victime de drogue, n'arrive pas à s'en sortir et que cela aussi peut créer provoquer des préjudices irréparables sur les les cerveaux des jeunes et leur santé. Je vous remercie monsieur le rapporteur.
Euh nous avons comme vous l'a dit Amandine, essayé de de travailler sur un certain nombre d'anciens postes qui datent notamment de la période sur laquelle vous nous interrogez. Celui-ci, malheureusement, je dois avouer que les uns et les autres, nous n'avons pas d'élément d'explication. Donc, nous ne sommes pas forcément en capacité de vous répondre et nous vous répondrons par écrit.
En revanche, je peux vous dire que Slash est très fortement engagé sur des dimensions de de prévention. Euh ça s'inscrit également dans une offre plus large de France Télévision qui traite notamment les sujets de santé sur les différentes antennes de France Télévision et notamment sur France 5. Je peux vous parler également d'une grande série documentaire qui a été proposée il y a 1 an, un an et demi sur le cannabis. série documentaire qui a fait l'objet de plusieurs numéros sur Slash et d'un primetime sur France 5 qui traitait le sujet sur quasiment tous les aspects.
Donc on vous répondra malheureusement par écrit car nous n'avons pas aujourd'hui d'explication sur sur ce poste. Merci beaucoup monsieur rapporteur. Merci monsieur le président.
Simplement pour revenir et rebondir sur sur votre réponse sur le comité justice pour Adama. vous vous expliquez que vous n'avez jamais relayé de de cagnotte ou d'appel au don euh pour financer ce comité justice pour Adamar. Bon, à nouveau hein, je je le montre là, je l'avais montré aussi au secrétaire général et et je pourrais vous vous envoyer si vous voulez la la capture d'écran euh sur ce poste là.
On voit bien que euh vous mettez un France TV/ lance une vente en ligne de ses photos tirage argentique avec tous les bénéfices des ventes intégralement reversé au comité justice pour Adamar. Bon si c'est pas simple est-ce que oui ou non vous avez voulu promouvoir cette association et quel a été le circuit de validation qui a permis que cette publication se se retrouve sur Slash Je vais vous répondre si vous le permettrez. Merci.
Allez-y monsieur, je vous en prie. Donc monsieur le président, bonjour. Monsieur le rapporteur, bonjour.
Monsieur le député, bonjour. Je voulais juste préciser la nature du du contenu que vous mentionnez. Il s'agit en fait d'une série de sep portraits de de jeunes français réalisés donc par un photographe.
Le projet était intitulé euh regarder changer pardon le regard sur la jeunesse française grâce à la photo. Euh à l'époque donc des faits euh il y a il y a 6 ans, l'artiste nous a expressément demandé que la publication mentionne la recette de la vente de ses œuvres serait que qu'elle serait reversé pardon euh à l'attention d'une association. Donc cette cette mention euh relève de la présentation du projet artistique et non d'une initiative éditoriale de Slash et c'est donc de fait ni un appel au don ni une prise de pollution politique.
Excusez-moi. Lorsque on a compris que cette publication pouvait apparaître et pouvait prêter à à confusion, nous avons corrigé la publication et retiré la mention concernée. D'ailleurs, vous pouvez le voir sur le poste toujours en ligne, il y a une indication comme quoi ça a été modifié.
C'est une une indication de la plateforme et je précise que la la version corrigée est toujours en ligne, ce qui témoigne de notre volonté de corriger, d'être transparent et de de ne de ne rien effacer. Par ailleurs, euh je voudrais aussi préciser que notre le taux de d'erreur é extrêmement faible existe et qu'en tant que que service public, nous avons un un droit à l'erreur et un un devoir de corriger. Et sur la partie artistique, je vous je vous signale si vous me permettez aussi que c'est que c'est une un des articles donc de la promotion artistique qui est présent dans le cahier des charges que France Télévision se doit respecter.
C'est l'article 4 si je ne me trompe pas. Merci pour votre réponse madame Saint-Rier. Je j'en viens à vous.
J'ai quelques questions à vous poser. Vous avez un peu été le visage j'ai été exposé, j'ai suivi nombre de vos publications par le l'intermédiaire de de slash. il y a quelques années.
Vous avez été le visage, je crois, il y a un enfin pendant un peu plus de 4 ans de slash notamment sur l'éducation sexuelle. Euh je voudrais revenir sur quelques posts que vous avez pu faire sur votre réseau social alors que vous étiez donc encore l'un des visages de de France TV/ Vous écrivez donc sur votre compte Twitter le 12 juin 2020 vouloir je vous cite créer une catapulte à catapulte à Turf pour les propulser sur les flics en manifs 2020. Vous publiez les hommes morts ne violent pas.
Il est temps que la peur change de camp. Puis le même jour, je vous cite encore, chaque jour envie de buter des mecs. Fin de la citation.
Comment est-ce que de tels propos qui appellent explicitement à la violence sont compatibles avec des responsabilités et les et les exigences d'exemplarité qu'il s'impose à une représentation, à une figure quasiment journalistique du service public ? Merci pour votre question monsieur le rapporteur. Euh donc effectivement là vous m'interrogez sur des publications qui apparaissent sur mon compte Twitter et qui mon compte Twitter personnel, je le soulligne, qui relève de ma liberté d'opinion, de ma liberté d'expression et qui n'ont pas de lien avec l'émission que j'ai réalisé entre 2018 et 2022 pour France TV/ qui m'a sollicité, je vous le rappelle, en tant qu'experte en santé sexuelle doté d'un bagage à la fois théorique et de terrain.
Le but était de porter un programme d'intérêt public et à mon sens l'objectif a été atteint puisque c'est 6 ou 6 ça a été 5 saisons près de 200 réponses apporté aux questions d'internautes, des millions de jeunes informés, rassurés et orientés vers les structures de santé publique et enfin un outil pédagogique reconnu par de nombreux professionnels de l'éducation et du médico-social. Merci madame. Les publications que je vais citer sont des publication que vous avez faite alors que vous étiez l'une des incarnations de France TV/ exposé d'ailleurs sur ces réseaux.
J'ai pu voir beaucoup de vos publications qui ont été financées par le contribuable entre 2018 et et 2022 et il y avait des associations évidentes qui était faite entre votre compte Twitter très suivi, c'est le petit souci et aussi les publications que vous faisiez par l'intermédiaire de Français/ash. C'est la raison pour laquelle je me permets de de vous poser euh ces questions. Je prends un autre exemple. le 19 septembre 2019 alors que vous revendiquez dans votre bio Twitter, c'est vraiment votre descriptif et je pense que les dirigeants de France TV/ et de France Tévision l'avaient vu.
Vous aviez en bio Twitter Akab qui, je le rappelle en français se traduit par tous les flics sont des bâtards. Et bien quelques mois après, le 15 juin 2020, vous appeliez à, je vous cite, abolir la police et au-delà le système police justice prison. Le 4 juin 2020, vous décriviez la police comme je vous cite, un ramassie de fasciste, racistes, antisémite, misogyne.
Comment est-ce que ces prises de position alors que vous étiez totalement assimilé au service public, à France Lv/ à des contenus payés par le service public à destination des mineurs ? Comment est-ce que vous pensez que ces prises de position extrêmement violentes soient compatibles avec une obligation de neutralité d'une figure du service public ? Comment est-ce que vous avez pu concilier ça ?
Et est-ce que aussi, c'est le deuxième exemple que je vous cite, la direction de France Télévision est venue vers vous en vous disant vous dépassez un certain nombre de limites, il va falloir arrêter ces prises de position. Merci pour votre question monsieur le rapporteur. Alors, plusieurs précisions par rapport à cela.
La première, c'est qu'il s'agissait bien d'un compte personnel qui n'était pas mon compte et dicté sexy souci. Donc ce compte avec une grosse visibilité effectivement mais qui était ma visibilité hein qui s'est formé déjà à l'époque quand j'avais un blog de journalisme enfin bref un autre sujet complètement. Donc c'était pas un compte étiqueté sexy souci, c'était pas un compte étiqueté France TV/ et à ce titre jamais personne de France Télévision pour qui d'ailleurs j'étais pas salarien he je tiens quand même à rappeler que moi j'étais prestataire pour la filiale France TV Studio pour laquelle j'ai été autrice et présentatrice.
à aucun moment j'ai été salarié de France Télévision et effectivement jamais on m'a dit tu as le droit de publier ceci sur ton compte Twitter ou tu n'as pas le droit de publier cela sur ton compte Twitter puisque'encore une fois c'était sans lien avec mes missions réalisées pour France TV/ash qui était des missions d'expertise en santé sexuelle que j'ai rempli à ce titre-là mais vous ne voyez aucun problème à publier ce type d'appel à la violence et en même temps assumer une mission de service publique qui est celle d'éducation, vous le vous l'expliquez hein, de rassurer, d'orienter, d'informer les jeunes sur le service public. Vous ne voyez aucun contre aucune contradiction entre vos contenus à caractère violent sur votre compte personnel et en même temps votre mission de service public. Merci pour votre question, monsieur le rapporteur.
Je suis désolée si je suis je me répète un petit peu. Ces contenus, il y relève de ma liberté d'opinion, de ma liberté d'expression à laquelle j'ai le droit comme n'importe quel citoyen ou citoyenne française et sont sans rapport avec mes missions exercées pour France Télévision. Un un autre point que j'ai pu relever sur vos réseaux sociaux, c'était le 26 avril 2020, je le rappelle he c'était en plein d'ailleurs pendant votre mission sur France TV/iez, je vous cite, pourquoi y a-t-il que des blanches ?
Donc c.he. En écriture inclusive.
Le 4 juin 2020, vous déclariez encore ramener ton opinion de petit mec blanc. Trois petits points, c'est indécent. Le 15 avril 2016, vous évoquez les préjugés des médecins blancs che.fsf en écriture inclusive.
Vous affirmez aussi que le je vous cite encore le racisme antiblanc n'existe pas et décriviez quelqu'un comme bien blanc bien qu'un cas génère. Noticing CSP+ fin de la citation. Si un journaliste du service public écrivait publiquement pour pourquoi n'y a-t-il que des noirs ?
Est-ce que vous estimez qu'il pourrait rester à l'antenne du service public et incarner l'un des visages qui s'adresse au mineurs étant payé par l'impôt du contribuable ? Merci pour votre question monsieur le rapporteur. Bien que une fois de plus, elle concerne mon compte Twitter personnel, je me souviens pas de toutes ces citations.
Je tiens quand même à repréciser que je n'étais pas journaliste du service public. J'ai été autrice et présentatrice d'un programme diffusé sur France TV/ et donc ces euh propos qui sont personnels encore une fois relèvent de ma liberté d'expression, de ma liberté d'opinion et sont sans rapport avec mes missions au sein de France TV/ash. Juste pour qu'on puisse avancer, je pense que c'est important effectivement qu'on puisse aussi s'interroger sur effectivement on peut poser une question légitime pourquoi France TV/ash a souhaité travailler avec vous ?
Est-ce qu'ils avaient pris en compte vos contenus ? Voilà, mais je pense qu'il faut qu'on avance parce que votre compte X c'était pas le compte slash. La vraie question c'est enfin c'est pas la vraie question les questions du rapporteur sont des vraies questions mais une question importante puisquon a les représentants slash monsieur le le rapporteur c'est peut-être de comprendre pourquoi comment s'est noué ce ce partenariat et parce que votre compte Twitter c'est pas le compte de Slash. nous qui nous intéresse, c'est Slash qui appartient à Français des visions, qui a travaillé avec vous et au regard et au regard des des contenus que vous avez eu par ailleurs par exemple sur X, ça nous pose question et ça nous interroge.
Je crois que c'est ça le Allez-y monsieur rapporteur encore. Allez, merci monsieur le président. Si je vous pose ces questions, madame, c'est parce que vous expliqué, certes, vous êtes euh un prestataire du service public, vous portiez pendant de nombreuses années une mission du service public qui vous a été euh déléguée.
Et quand vous expliquez sur votre réseau social, en même temps que vous portez cette mission de service public, je vous cite, pourquoi y a-t-il que des blancs ? Est-ce que vous pensez vraiment que si quelqu'un qui portait aussi une mission de service public avait écrit sur son compte Twitter pourquoi y a-t-il que des noirs ? Est-ce que vous ne pensez pas que la direction de France Télévision vous aurait demandé du jour au lendemain un de présenter vos excuses ?
Ça aurait été parfaitement normal et deux de démissionner de votre poste. J'aimerais vous entendre là-dessus parce que ces contenus je pense sont d'une grande gravité et particulièrement choquant. Merci pour cette précision, monsieur le rapporteur.
De mon côté, je pense pas que ce soit ma capacité de répondre sur les décisions qu'aurait pris France Télévision dans le cas où j'aurais eu d'autres propos. Donc peut-être que je vais passer la parole à madame Tifen de Ragnelle parce que là c'est la limite de mes compétences je pense. Ou peut-être pour comprendre interroger sur pourquoi est-ce que c'est Jenriquier avait été choisi pour présenter sexy soucis et pour que tout le monde comprenne parce que j'ai pas connaissance Ouais.
Est-ce que j'ai pas connaissance pardon les rapporteurs a pas apprécié ? Est-ce que les les contenus que vous citez sur la porte, c'était pendant d'accord ? Donc est-ce que vous avez connaissances par exemple de de ces contenus là ?
Et est-ce que vous à France Tévision, ils vous ont interpeller ces contenus qui n'étaient pas sur Slash qui étaient sur un compte personnel ? Est-ce que vous les avez regardé ? Est-ce que certains vous les avaient alerté ?
Est-ce que c'estes c'est ces contenus fait sur un compte Twitter vous avez ému, ça vous a amené à réinterroger votre partenariat ? Bon voilà, c'est pour essayer de comprendre. En tout cas, vous nous avez demandé pourquoi on avait choisi de travailler avec Dianne Sarquier qui était, je le rappelle, salarié de France Télévision Studio qui était le producteur de ce programme.
Nous avions choisi de travailler avec elle puisque comme elle l'a rappelé dans son propre liiminaire, c'est une experte sur les questions d'éducation et de sensibilisation aux questions de sexualité qui sont extrêmement importantes pour le public auquel on s'adresse des 18 30 ans. Elle figure d'ailleurs dans l'annuaire des expertes qui est utilisé par l'ensemble des médias audiovisuels. Elle a été interviewée à de nombreuses reprises en tant que compte tenu de son expertise notamment par le Conseil national du numérique était rattaché au gouvernement 2024.
Donc elle n'a pas été écartée par la sphère publique à aucun moment. Par ailleurs, dans le règlement intérieur de France Télévision, le contrôle des des comptes Twitter et la politique d'encadrement de ce qui est dit sur le compte Twitter s'applique bien au salariés de France Télévision, ce qui n'a jamais été le cas de Dianne Saint-Rier. Donc pour nous, tant que ces propos n'étaient pas repris sur dans le cadre de l'émission Sexy Souci ou dans le cadre de France TV/, il n'y avait pas de problème et il n'était pas attribué à France Télévision.
Donc c'està dire que si quelqu'un je pardon je vais pas pardon pour la comparaison excuse-moi monsieur le rapporteur je compare pas du vous parce que vous dites c'est grave mais de manière triste donc je pas de vous préciser ça pourrait laisser entendre que si demain il y avait un de vos partenaires qui qui était comment dire responsable qui commettait un délit c'est pas ce que vous avez fait madame c'est pas ce que je dis mais je je comme vous venez d'expliquer que c'est parce qu'elle était pas salariée de France que madame Sar n'était pas salarié de France Télévision que finalement ça vous regardait pas ce qui pouvait être écrit sur Twitter peut-être qu'il faut peut-être ça c'est vraiment ce que vous affirmez ça veut Le contrôle éditorial que nous exerçons sur les auteurs ou les producteurs, il s'applique au contenu que nous publions sur nos antennes et pas à au contenus qui sont d'accord. Donc ça veut dire que l'un de vos l'un de vos partenaires ou person ça veut dire que si l'un de vos si l'un de vos partenaires éditoriaux par ailleurs pourrait je sais pas moi pouroublier des contenus antisémites sur ou des contenus diffamatoires ou j'essaie d'être très large dans mes dans mes qualificatifs sur les réseaux sociaux ça ne vous engage pas et vous ne vérifiez pas du tout euh bah c'est ce qui nous engage ce que je vous réponds c'est que ce qui nous engage, c'est ce que nous publions sur nos comptes et pas des prises de position personnelles. Après, on peut pour compléter, je vais peut-être passer la parole à Alexandre Dureux, vous expliquer aujourd'hui comment fonctionne puisque ces sujets ont pris aussi de plus en plus d'importance et sans doute plus qu'il n'en avait au moment où on travaillait avec Dian Cquier euh un fonctionnement un peu différent.
Je me permets simplement de de rebondir parce que je pense qu'il y a un point qui est majeur. Vous expliquer que c'est contenu publié par une prestataire à qui on délègue d'une mission de service public qui incarne l'image d'une plateforme du service public qui indique sur son propre compte Twitter au même moment qu'elle exerce ses fonctions. Pourquoi y a-t-il que des blancs ? par exemple, vous vous considérez que quel que soit le contenu, à partir du moment où ce n'est pas tenu à l'antenne ou que ce n'est pas tenu sur une plateforme directement de Slash ou de France Télévision, il y a aucune forme de consigne qui est donnée, il y a aucune forme de sanction qui est faite.
Donc je reprends la question du président, mais elle me semble très importante. J'ai pas l'impression d'avoir eu de réponse mais en fait on peut tenir n'importe quel propos sur ses pop sur ses propres réseaux sociaux personnels, même si on est lié par un contrat avec France Télévision et qu'on incarne aussi France Télévision vis-à-vis de de public. Pour vous, il y a une liberté totale de la parole queles que soient les lois d'ailleurs que l'on que l'on entrave.
Monsieur le rapporteur, je vous remercie. Cette question, elle est centrale. Aujourd'hui, les réseaux sociaux ont pris une place effectivement considérable.
Euh à chaque fois que nous nous travaillons avec un un visage, avec une incarnation qui représente France Télévision dans un contenu, nous validons évidemment éditorialement ces contenus qui sont fabriqués par des des producteurs, mais aujourd'hui, nous avons mis en place avec un service de France Télévision une vérification de la irréputation. C'est-à-dire que nous nous faisons appel à une société. Je peux pas vous donner explique exactement comment ça fonctionne.
En tout cas, nous nous interromons le service de réputation de de France Télévision qui nous donne un un retour euh sur la irréputation des personnes avec lesquelles nous souhaitons ou nous interrogeons sur le fait de travailler. Euh en général, nous suivons effectivement les recommandations qui nous sont données par cette équipe sur la vérification de la irréputation. À ma connaissance, madame Saint-quier n'a jamais été inquiétée pour quoi que ce soit.
Effectivement, nous n'avons pas la capacité matérielle de checker l'intégralité de tous les comptes réseaux sociaux des personnes avec lesquelles nous nous travaillons. Encore une fois, notre responsabilité éditoriale est de valider les contenus contenus que nous diffusons. Je vous remercie pour votre réponse.
Donc je vois que vous êtes quand même vigilant sur la réputation, que vous pouvez pas regarder tous les contenus qui sont publiés. J'en ai déjà cité un certain nombre qui je pense sont éminemment choquants. Je vous en citer encore un autre.
Madame Saint-Rier, le 9 octobre 2020, donc vous étiez à l'époque un un visage de France TV/ash payé par nos impôts, vous écriviez, je vous cite, la France est un pays de fachaot, pays de merde. Le 5 décembre 2021, vous déclariez ouvrez les frontières, virez les fachots en majuscule en visant nommément des responsables politiques comme Eric Zemour ou Marine Le Pen avec des slogans comme, je vous cite encore, les prisons en feu Zemmour au milieu. Est-ce que un c'est pénal, c'est des faits pénal, je pense qu'on peut le dire.
Est-ce que c'est la responsabilité du service public de l'audiovisuel aujourd'hui de couvrir ce type de propos ? Vous expliquz que vous pouvez pas regarder l'ensemble des tweets publiés par une personne qui incarne l'audiovisuel public. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Je vous ai cité déjà un certain nombre d'exemples extrêmement graves. Pourquoi est-ce que vous avez pas été alerté plus tôt ? Pourquoi est-ce que vous avez pas décidé de mettre fin au contrat de madame Saint-Rier suite à ces propos éminemment condamnables ?
Euh je je crois vous avoir répondu que ce qui aurait pu nous amener à mettre fin au contrat de Dianne Sarriquet, c'est un contrôle éditorial sur les contenus qu'elle réalisait pour Slash. Euh et par ailleurs, vous vous nous interrogez sur des propos qui auraient été antisémit contraire à la loi. Si ça avait été le cas, je pense que ces propos ne seraient pas passés.
À ma connaissance, il n'y a pas sur le compte de Dienne Sarquier de propos qui sont contraires à la loi. Il y a des expressions d'opinions euh qui euh qui sont personnels mais il n'y a pas de propos qui sont contraires à la loi. Donc un propos comme je le cite les prisons en feu zéour au milieu, c'est pas un propos qui est contraire à la loi.
C'est pas une incitation au meurtre selon vous. C'est pas condamnable et ça justifie parce que j'ai l'impression que vous êtes en train de couvrir ce que je trouve grave hein, ce que je trouve vraiment grave. J'ai l'impression depuis le début de cette audition, je vous cite un certain nombre de déclarations quand même très sensibles, pour pas dire plus, je suis assez pudique d'un visage qui a incarné l'audiovisuel public et des contenus à destination des mineurs pendant des années.
Aujourd'hui, vous m'expliquez, on n' pas eu le temps de tout regarder. Et là maintenant que je vous les donne, vous expliquez que c'est pas des contenus qui tombent sous le coup de la loi. Un appel au meurtre, c'est pas un contenu qui tombe sous le coup de la loi.
Pour vous, ça continue à être justifié. Vous voulez pas vous désolidariser de ces contenus quand même à caractère très violent ? Je peux juste vous rappeler que euh aujourd'hui nous ne travaillons plus avec Diane Squet comme elle vous l'a rappelé en introduction.
Ça fait 4 ans [rires] qu'elle ne travaille plus pour nous, mais sur toute la période où elle a travaillé pour nous, les contenus que nous avons publié sur France TV/ rentrai dans le cadre très précis de notre cahier des charges. Merci madame. Alors, je je vois vous expliquer que madame Saint n'a plus de lien avec France Télévision.
Je suis à nouveau sur le site de France Télévision. Je pourrais vous envoyer le le lien, le l'article France Lev, tout ce que tu as toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander. Et je vois que la parole est donnée à Sexy souci, c'est vous madame Saintrquier et cette publication, cet article date du 21 mai 2025.
Pourquoi nous dire que vous avez cessé la collaboration avec madame Saint-Requier alors que elle continue visiblement à avoir tribune sur le service public sur le site de France Télévision ? Je pouris vous envoyer d'ailleurs la capture d'écran. Ah mais à ma connaissance euh il ne s'agit pas d'une publication récente, ça doit être plutôt une republication d'un article qui a été réalisé quand Dianne Saint-Rier travaillait avec nous et s'occupait de ces six soucis.
Je vous dis ça à ma connaissance que je n'ai pas sous les yeux l'article que vous mentionnez mais on pourra vous apporter toutes les précisions nécessaires si besoin. Allez-y même de 5, je vous en prie. Oui, juste pour vous dire que pour le coup, moi je suis sûre et certaine qu'en mai 2025, j'ai pas travaillé pour France TVSH.
Non, c'est c'était pas mon point. C'était il y a un article sur France Télévision dans France Télévision et vous qui vous donne la parole. Donc quand on me dit que il y a eu une rupture de collaboration entre France Télévision et vous madame Saint-Rier, il suffit d'aller et de faire quelques recherche sur quelques clics sur le site de France Télévision.
On voit qu'il y a quelques mois à peine France Télévision avec nos impôts. Continuez à vous donner la parole et je vous donnerai je vous enverrai cette capture d'écran. Vous parlez beaucoup de l'expertise de madame Saint-Rier.
Je vous en prie. Je vous en prie. Vous voulez répondre ?
Et employer quelqu'un. Je pense que c'est un peu une confusion. Euh euh je vous cette interview euh est sans doute une republication euh d'un entretien qui a été fait au moment où Dian était salarié de France Télévision.
Merci. Une dernière question et après on va devoir suspendre pour retourner en hémicycle et on si besoin on réorganisera une audition. Je vous laisse poser une dernière question.
Oui, merci monsieur le président parce queil y a il y a nombre de de questions, vous le voyez hein, c'est c'est des contenus qui sont sensibles, qui en plus sont adressés aux mineurs qui sont payé par nos impôts. Donc merci en tout cas de revenir pour une autre audition parce que celle-ci étant quand même très écourtée. Vous avez insisté sur l'expertise de madame Saint-Rier sur sa formation d'expertes.
J'aurais une ou vraiment deux questions en rebond. Quelle est cette expertise ? Est-ce que vous pouvez nous nous détailler peut-être la la formation que vous avez qui justifie que Français Vision vous présente comme une experte ?
Voilà, c'est première question et j'en aurai une toute dernière juste après si vous me le permettez. Merci pour votre question monsieur le rapporteur. Donc comme je le soulignais euh dans mon propos liminaire, ça fait 16 ans que je travaille dans le champ de la prévention, de l'éducation et de la promotion de la santé notamment sexuelle.
Et à ce titre, j'ai été formée notamment au sein de l'association Solidarité Sidar. au sein de l'association centre régional d'information de prévention contre le sida et pour la santé des jeunes, donc le CRIPS île-de-Fance également par l'association ADS ou encore par la Croix Rouge. Autant d'associations et de structures dans lesquelles à la fois j'ai travaillé, à la fois j'ai été formée au niveau théorique et à la fois où j'ai pu accumuler un bagage d'expérience conséquent puisque j'ai rencontré plusieurs dizaines de milliers de jeunes dans plein de contextes différents.
Je vous épargne la liste pour faire une réponse courte. Donc voilà d'où vient mon expertise, monsieur le rapporteur. Merci beaucoup.
Une dernière question et puis on va suspendre. Merci monsieur le président. Euh au-delà de vos prises de position sur votre compte Twitter, j'ai aussi regardé vos publications dans l'émission donc que vous animez comme sex soucil sur France TV/ash et j'ai pu voir lors l'une de ces lors de l'un de ces contenus.
Je vous cite, "N'hésite pas à aller chercher et à payer des films réalisés ou scénarisés par des personnes trans qui donnent à voir des pratiques plus diverse et réaliste. Tu peux aussi t'abonner à des plateformes payantes où les personnes trans vendent leur contenu en direct. Donc, il s'agit de films à caractère pornographique.
Vous conviendrez ? Je je vous ai montré le le communiqué de presse de France Télévision qui indique que Slash s'adresse à des publics à partir de de 15 ans. Je pourrais fournir he le vous fournir le communiqué de presse exact.
Vous voyez que c'est une injonction à consommer de la pornographie ou en acheter sur une plateforme à destination des mineurs payé en plus par le contribuable. Le code pénal interdit de faire la promotion de la pornographie si le message peut être accessible à des mineurs. Comment est-ce que vous considérez, comment est-ce que vous expliquez qu'une entreprise de service public comme France Tévision se mette autant en rupture de la loi pour un fait aussi préoccupant que de rendre accessible des contenus pornographiques ou inciter à en consommer à un public mineur ?
Merci pour votre question monsieur le rapporteur. Donc effectivement malgré le fait que l'accès à la pornographie soit théoriquement interdit au mineur, on sait pertinemment et toutes les études le montrent, ils sont très nombreux et nombreux à y accéder notamment parce que les sites diffuseurs ne mettent pas en place les mesures adéquates qui pourtant sont exigées de leur part. Partant donc du constat qu'une grande partie, si ce n'est la majorité des jeunes, ont accès à la pornographie, il était logique que je reçoive de nombreuses questions à ce sujet sur mon site et donc que nous abordions la question dans l'émission et sous différents angles.
Dans l'épisode où je parle de pornographie alternative, l'objectif est d'informer sur l'existence de production pornographique plus éthique, à la fois dans leur traitement des travailleurs et travailleuses, mais aussi dans les représentations proposées. Là où les contenus appelés mainstream, en tout cas ce qu'on va pouvoir accéder le plus facilement sur les sites gratuits, mettre souvent en scène des rapports de domination violent et des rôles de genre stéréotypé. Les productions féministes et ou cuir ont souvent à cœur de montrer une diversité de corps, de pratique, mais aussi un souci du consentement et de la prévention.
Je crois que madame de Ragnelle voudrait euh prendre la suite. Euh concernant euh France Télévision et les contenu de SL, je tiens quand même à rappeler qu'ils n'ont jamais fait l'objet d'aucun avis digne d'aucune mise en garde de l'ARCOM. Donc si nous avions relayé des contenus à à caractère pornographique, nous serions tout à fait en contradiction avec notre cahier des charges qui est parfaitement clair sur ce point puisque l'article 36 atteint a interdit toute atteinte à la dignité humaine, toute complaisance dans la sexualisation et prohbe strictement toute forme de de pornographie sur l'ensemble des sites de France Télévision.
Euh donc parler d'un sujet comme la pornographie ou les sites pornographiques n'est pas en faire la promotion. Euh et en revanche, le cahier des charges nous oblige à traiter ces sujets avec retenu et responsabilité. Euh nous avons choisi d'en de parler de ces sujets de manière informative et c'est et si nous avons choisi de le faire, c'est bien parce que c'est un sujet qui concerne les jeunes publics.
Je fais référence à une étude réalisée par l'ARCOM en 2023 sur l'exposition des jeunes adultes au contenu pornographiques qui montrait une forte progression de la consommation de ces contenus sur internet. Chaque mois, 55 % des garçons de plus de 18 ans se rendent sur un site pornographique. C'est 20 % des filles et ils y passent environ 1 heure par mois.
Euh ces résultats ne nous font peut-être pas plaisir, mais ils sont réels et tangibles. Ils sont basés sur des études et des données d'audience internet de médiamétrie. Et dans ce contexte, il nous a semblé vraiment indispensable de traiter ce sujet dans une offre à destination des jeunes adultes majeurs de 18 à 30 ans et d'apporter des réponses à leurs questions pour informer, créer des dialogues sur des sujets qui sont souvent tabou, difficiles à aborder dans un cadre amical ou familial.
C'était vraiment le rôle de Sexy Souc et du programme présenté par Dian Sarquier, une experte reconnue sur ce sujet. Vous parlez de la pornographie mais ce programme a abordé énormément de questions sur la sexualité, sur la santé, sur la prévention des violences sexuelles et sexistes avec un ton direct et cache euh mais qui permettait d'engager la conversation avec notre public. Il a également permis de à France Télévision de participer à de nombreuses campagnes de prévention d'intérêt public, notamment le S d'action.
L'épisode auquel vous faites référence a été supprimé dans la mesure où nous avons convenu notamment après une discussion avec la déorthologie que les informations diffusées étaient insuffisamment contextualisées mais c'était notre décision éditoriale et ça n'a fait l'objet d'aucune mise en garde d'aucun avis de l'ARCOM. Donc nous n'y étions pas contrairement à ce que vous dites sur une promotion de la Merci beaucoup de cette précision monsieur por un dernier rebond et puis on va suspendre. Oui, merci monsieur le le président.
Vous vous expliquez, ma question sera vraiment très courte, que vous ne faites pas de promotion de contenu à caractère pornographique sur France TV/ Je vous relie la phrase dans cette publication sur France TV/ N'hésite pas en parlant de films pornographiques, n'hésite pas à aller chercher et à payer des films réalisés ou scénarisés par des personnes trans qui donnent à avoir des pratiques plus diverses et réalistes. Tu peux aussi t'abonner à des plateformes payantes et cetera et cetera. Euh et vous avez aussi réalisé hein euh et bien euh vous avez fait réaliser des invitations d'acteurs porno qui venaient raconter un peu leur leur quotidien.
Bon, vous conviendrez que ces deux éléments ces deux éléments sont d'une certaine façon une incitation à consommer du contenu pornographique destiné au mineur. Donc c'est c'est pas qu'un sujet d'interprétation. Ça m'a choqué.
Vous avez expliqué que cette publication, je crois depuis a été retirée. Mais je pense que vous pouvez convenir que vous avez vous avez peut-être outrepassé la loi sur ce point-là. même à l'avis du régulateur en ce qui concerne le fait que nous ayons outrepassé le cahier des charges puisque nous n'avons eu fait l'objet d'aucune sanction, d'aucune mise en garde de l'ARCOM sur aucune de ces publications.
Enfin, ouais, je sais pas si l'ARCOM intervient sur ce périmètre là. C'est Slash est un service de média à la demande, un SMAD. Donc il est tout à fait euh dans le cadre de ce que vérifier avec on soumettra ses contenus à l'ARCOM et on leur demandera leur avis si on les auditionne à nouveau.
Vous vouliez apporter une précision rapide ? Euh je voulais juste repréciser et réaffirmer ce que vient de dire madame Dagnel. le ces sites pornographiques, enfin nous trompons pas forcément de de débat puisque les sites à caractère pornographique sont largement consommés aujourd'hui par les mineurs.
C'est un c'est un fléo. Il y a 1,4 millions de 12 ans qui consomment ainsi dont je terrai le nom. Mais en tout cas voilà, nous nous trompons pas forcément des débats puisque madame Deagnelle l'a rappelé. nous n'avons pas fait l'objet euh par le régulateur d'aucune sanction.
Et par ailleurs, je voulais euh nous allons conclure cette première audition, mais je euh je voulais euh vous exprimer aussi une certaine frustration puisque nous sommes l'équipe aujourd'hui actuelle de Slash et nous avons beaucoup parlé aujourd'hui de postes qui euh datent de il y a plusieurs années, des postes euh que nous n'avions pas euh sous notre responsabilité et une certaine frustration de pas pouvoir avoir exposé tout le travail qui est fait par nos équipes. euh depuis 2 ans aujourd'hui. Merci.
Mais c'est malheureusement le principe des ou heureusement, je sais pas, mais le principe des commissions d'enquête, les commissions d'enquête, elles sont là pour plutôt essayer de comprendre les dysfonctionnements et les et les mesures correctrices et correctives qui ont été mises en œuvre. C'est voilà, c'est il y a d'autres instances dans cette dans cette assemblée où on peut effectivement analyser le travail de de France Télévision dans un cadre différent. C'est le cas de la commission infaire culturelle dont je suis vite président.
Mais trouve que dans une commission d'enquête et ça c'est le principe de toutes les commissions d'enquête, on essaie de comprendre les manquements, les dysfonctionnements et c'est vrai qu'on met l'accent sur effectivement en l'occurrence pour slash des contenus. Ça remet pas en cause le fait qu'il y a d'autres contenus qui ne posent pas question et qui s sont tout à fait pertinents et adaptés. C'est important aussi de de pouvoir vous questionner sur des contenus quand ça quand on voit des des acteurs pornographiques expliquer leur métier sur une plateforme du service public.
Ça interroge et et c'est important aussi de vous entendre. Merci encore. Désolé d'avoir un peu percuté cette cette audition au regard de l'actualité dans l'hémicycle et de cette loi qui a un peu perturbé notre audition et merci d'avoir accepté à la fois le report de cette audition, de vous être rendu disponible cet après-midi et d'en avoir accepté d'en avoir accepté les les changements.
Merci à tous les six où je sais encore compter et on se retrouve avec monsieur le rapporteur la semaine prochaine.
Fabien Roussel