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InterviewC à vous (sur YouTube)· 21 février 2022 8 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesRetraitesEnvironnement & énergieImmigration & asile

Le Medef et les candidats à la présidentielle, avec Geoffroy Roux de Bézieux - C à Vous - 21/02/2022

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:37OuverteRéponse directe

    Les patrons sont-ils des adversaires ou des alliés politiques pour vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    C'est rare de voir un écologiste applaudi par le MEDEF ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:07InvitéFait
    « Mais ça c'est réglementaire, le SMIC, vous êtes obligés d'augmenter le SMIC. »
  • 0:14InvitéChiffre
    « Anne Hidalgo propose 10%, Anne Hidalgo 15% d'augmentation du SMIC. »
  • 0:22InvitéFait
    « on a un déficit commercial abissimal. »
  • 2:08InvitéChiffre
    « À court terme, on a encore, excusez-moi d'appeler ça comme ça, un réservoir, puisqu'on est à 7% de chômage, et que les économistes disent que le chômage structurel, c'est 4%. »
  • 2:37InvitéChiffre
    « Ils sont passés de 24 à 19 millions d'habitants. »
  • 4:14InvitéFait
    « C'est ceux qui travaillent qui payent pour ceux qui sont retraités. »
  • 4:23InvitéChiffre
    « on est à 1,6 et on va vers 1,3, 1,4. »
  • 4:36InvitéFait
    « À terme, il faudra travailler plus longtemps. »
  • 4:52InvitéPromesse
    « nous, on prône une retraite progressive jusqu'à 65 ans. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « Je l'ai dit, toutes mes politiques publiques, au fond, c'est un système bonus-malus. »
  • 6:47InvitéChiffre
    « produire vert ou produire décarboné, c'est produire plus cher, dans 99% des cas. »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Invité 210 %
  • Invité politique8 %
  • Invité 37 %
  • Invité 44 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

On allège les charges quand on est plutôt à droite et on propose une hausse du SMIC quand on est plutôt à gauche. Mais ça c'est réglementaire, le SMIC, vous êtes obligés d'augmenter le SMIC. Mais d'ailleurs c'est une des raisons, parce que le SMIC a augmenté de 3%, il va probablement réaugmenter cette année. Donc ça a un effet mécanique sur le reste. Anne Hidalgo propose 10%, Anne Hidalgo 15% d'augmentation du SMIC. Je crois que ce n'est pas la bonne solution. Pourquoi ? Parce que ça a probablement un effet court terme de relance keynésienne sur la consommation. Sauf que, comme vous le savez, on a un déficit commercial abissimal.

et que ceux qui vont en profiter, pour grande partie, pas entièrement, c'est les industriels allemands, les industriels italiens et les industriels espagnols. Alors c'est marrant parce que Fabien Roussel, qui a bien travaillé son jeu, lui a dit « Oui, mais en même temps, je vais lancer des grands efforts de production. Comme ça, on produira français et cet argent supplément de salariés, il ira des industriels français. » Je ne sais pas comment il fait pour restaurer 30 ans de désindustrialisation de la France en 3 mois. Je pense que c'est un peu invocieux. D'ailleurs, je finis juste. Un des points communs de tous les candidats, de Mme Le Pen à M.

Roussel, c'est qu'il faut réindustrialiser la France. Donc il y a au moins des consensus qui se sont dégagés. Et cette idée qu'on ne peut pas vivre avec un pays, entre guillemets, sans usine, est assez consensuelle parmi les candidats. La France a besoin de main d'œuvre. Ça, vous l'assumez. Et donc, quand Éric Zemmour fait de l'immigration son cheval de bataille, vous dites que ce débat-là, il n'existe pas au sein de l'entreprise ? Alors, ça, c'est un sujet très compliqué. Moi, je dis simplement que le choix de l'immigration, ce n'est pas un choix des entreprises. C'est un choix citoyen qui doit être fait à l'occasion de l'action présidentielle.

Et on a entendu Éric Zemmour, Immigration Zéro. Bon, chacun peut en avoir envie en tant que citoyen, mais en tant qu'entreprise, ce n'est pas à nous de le décider. Mais une fois qu'on a décidé de politique migratoire, il y a une chose que je peux vous garantir, c'est qu'il n'y a pas de meilleur endroit pour intégrer des immigrés que l'entreprise. Parce que quand vous travaillez, d'abord, vous êtes un citoyen, vous payez des impôts ou des cotisations si vous ne payez pas d'impôts, vous apprenez la langue, vous vous intégrez. Et tous les débats qu'on a sur l'intégration, sur les sujets d'islamisme, etc., ils n'ont quasiment pas lieu dans l'entreprise.

Et est-ce que la France peut fonctionner sans immigration ? Alors là, vous me posez une question démographique. À court terme, on a encore, excusez-moi d'appeler ça comme ça, un réservoir, puisqu'on est à 7% de chômage, et que les économistes disent que le chômage structurel, c'est 4%. Et donc là, on a un problème de compétence. Comment on fait pour que les 3%, qui sont des hommes et des femmes, qui n'arrivent pas à rentrer sur le marché du travail, aient les compétences pour rentrer sur le marché du travail ? À moyen terme, c'est une question pour l'Europe. L'Europe vieillit. Vous savez que toute l'Europe de l'Est perd de la population. Moi, j'étais en Roumanie, là, il y a 15 jours.

Ils sont passés de 24 à 19 millions d'habitants. Donc on a un problème global en Europe. Et il faut décider collectivement si on accepte de faire venir des populations immigrées pour continuer à travailler, parce qu'il y a un équilibre démographique qui n'est pas respecté. Mais ça, c'est un choix qui n'appartient pas aux entreprises. Je ne sais pas de me défausser. Moi, je peux avoir un avis de citoyen. Mais vous voyez, c'est un sujet qui est plus large que celui de la besoin de main-d'œuvre. On ne peut pas juste raisonner en économie. Il faut raisonner en citoyen. Est-ce que les Français travaillent assez ou est-ce qu'ils ne travaillent pas assez ?

Est-ce qu'ils travaillent assez longtemps ou pas assez longtemps ? Valérie Pécresse, elle n'est pas la seule, propose d'allonger l'âge de départ à la retraite jusqu'à 65 ans. Marine Le Pen, elle prévoit plutôt d'abaisser l'âge de départ, même si elle a un peu complexifié la mesure qui était la sienne et qu'elle portait depuis des années. La proposition que je fais pour la retraite est une proposition de justice sociale. Plus on travaille jeune, plus on travaille dur, plus on part tôt. Tous les gens qui sont entrés sur le marché du travail entre 17 et 20 ans partiront dès 2022 à 60 ans s'ils ont 40 annuités.

40, plus on sera rentré jeune sur le marché du travail, 42, plus on sera rentré tard sur le marché du travail. Et pourquoi ? Tout simplement parce que plus on rentre tôt en réalité, plus les travaux sont difficiles. Alors, sur la question du temps de travail... Cette question, vous connaissez la position du MEDEF, mais elle renvoie un peu à la question précédente. On a fait le choix en 45, en France, et d'ailleurs dans beaucoup de pays d'Europe, de faire un régime par répartition. C'est ceux qui travaillent qui payent pour ceux qui sont retraités. Et donc la pyramide des âges, elle est ainsi faite qu'il y avait 4 actifs pour 1 retraité en 45, on est à 1,6 et on va vers 1,3, 1,4.

Alors déjà, si on fait baisser le chômage, on résout à court terme une partie du problème. Puisque plus il y a de gens qui travaillent, plus il y a de gens qui payent des cotisations, plus il y a d'argent pour payer les retraités. À terme, il faudra travailler plus longtemps. Ce n'est pas agréable à entendre. Il y a peu de gens qui ont envie de travailler. Il y en a, mais il y a peu de gens. Tout va dépendre de la démographie, du taux de chômage. Mais nous, on prône une retraite progressive jusqu'à 65 ans. En prenant en compte, c'est un point d'accord avec ce qu'a dit Marine Le Pen et avec la CFDT, le début de l'entrée.

Parce que c'est vrai que quand on a commencé à travailler tôt, c'est généralement dans un métier plus difficile. Et que le maçon ou le couvreur à 60 ans, ça n'est pas un cadre, ou même un fonctionnaire, ça dépend des postes de fonctionnaire, à 60 ans. Il y a une usure au travail dont il faut tenir compte. Yannick Jadot était le premier candidat à passer le grand oral ce matin. Il a appelé un pacte de patronitisme économique et mis en avant sa proposition d'un ISF climatique. Louis Amard et Anaïs Recouli, pour cet avou, lui ont demandé s'ils considéraient les patrons comme des alliés ou comme des adversaires.

5:37
Présentateur

Les patrons sont-ils des adversaires ou des alliés politiques pour vous ?

5:40
Invité politique

Ils doivent être des alliés économiques. Il n'y aura pas de transition écologique si les entreprises ne s'y mettent pas. Je l'ai dit, toutes mes politiques publiques, au fond, c'est un système bonus-malus. Donc on accompagne les entreprises qui vont dans le bon sens, et il y en a beaucoup aujourd'hui, et puis on contraint davantage celles qui refusent la transition écologique.

6:00
Présentateur

C'est rare de voir un écologiste applaudi par le MEDEF ?

6:02
Invité politique

Écoutez, je sais que dans beaucoup d'entreprises, dans beaucoup de fédérations, y compris parce que les chefs d'entreprise sont des citoyennes et des citoyens, vous savez, donc ils savent l'urgence climatique, ils savent qu'il faut agir. Vous partagez toute partie de cette philosophie ?

6:20
Invité

Je n'aurais pas dit mieux. Rien à ajouter. Ah bon, c'est tout ? Non, mais il a dit, vous ne l'avez pas repris, on ne peut pas faire la transition contre les entreprises, il faut le faire avec les entreprises. Et effectivement, si on veut décarboner l'économie, en général, il faut le faire avec les entreprises. Et aussi, il ne l'a pas dit, avec les citoyens. Et à mon avis, c'est presque plus difficile avec les citoyens, parce que la réalité, c'est que produire vert ou produire décarboné, c'est produire plus cher, dans 99% des cas.

C'est d'abord investir massivement, à une échelle dont on n'a pas tout à fait pris la mesure, je pense, ça consiste à transformer le modèle de production, et ensuite, ça coûte plus cher. J'en ai un exemple très simple, je l'ai pris pour Mélenchon, le ciment décarboné, ça existe. Mais il faut investir massivement, et après, le ciment coûte plus cher. Il va falloir expliquer aux maçons que son ciment va lui coûter plus cher. Et lui, il va devoir expliquer à ses clients finaux, qui sont vous et moi à la fin, qu'il faut acheter plus cher.

Et c'est cette espèce de consensus collectif qui est très dur à obtenir, parce que dès qu'on a une mesure qui fait payer plus cher, il y a une levée de bouclier des utilisateurs, c'est la révolte des gilets jaunes. C'est, comment dire, sur le papier, sur PowerPoint, ça fonctionne. Et dans la vraie vie, quand vous êtes confronté individuellement à des choix, c'est comme toutes ces enquêtes d'opinion qui expliquent que les gens sont prêts à acheter français, ou prêts à acheter plus vert, et puis, rien au supermarché, et confronté au choix, c'est pas toujours comme ça. Et c'est ça qui est la difficulté de l'équation politique, de l'écologie.

Le Medef et les candidats à la présidentielle, avec Geoffroy Roux de Bézieux - C à Vous - 21/02/2022 · Pourquijevote