Marine Le Pen, présidente du groupe "Rassemblement national" à l'Assemblée nationale - 10/07
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Marine Le Pen est l'invité de BFM Politique ce midi. Madame Le Pen, nous allons traverser une nouvelle vague de chaleur extrême la semaine prochaine. On va peut-être battre d'ailleurs malheureusement les records tristement établis il y a déjà deux semaines après des orages désastreux, destructeurs dans une partie du pays, après des départs d'incendies nombreux un peu partout. Est-ce que l'Assemblée nationale si disparate, si différente sur des sujets aussi urgents, aussi importants peut trouver des voies de consensus pour aller dans le même sens et faire de ces sujets une priorité ?
Je le pense, encore faut-il que l'on fasse de quoi on parle, s'il s'agit encore une fois de partir exclusivement vers l'écologie punitive dont on voit qu'elle est en train de créer des grands désordres dans le monde, car les médias français en parlent très peu, mais l'affaire du Sri Lanka avec cette révolution qui est en train d'avoir lieu et qui est la conséquence de la volonté qui avait été exprimée par le Sri Lanka de faire du 100% biologique sur le plan de l'agriculture a été un désastre absolument total entraînant un peuple entier dans la misère.
Aux Pays-Bas, ce sont les mesures de lutte contre la production d'azote qui mettent l'ensemble des agriculteurs sur les routes et qui créent des manifestations massives. C'est vrai en partie également en Italie, en Espagne. Donc est-ce qu'on continue dans cette voie-là qui est à mon avis une voie qui est mauvaise ? Ou est-ce qu'on part sur une voie qui est celle de l'investissement technologique dans précisément des productions, notamment d'électricité, qui respecteront le climat ? C'est ça le véritable choix.
Et c'est quoi l'écologie punitive selon vous en France ?
L'écologie punitive, c'est par exemple ce qui a généré la crise des gilets jaunes. C'est-à-dire l'augmentation du prix du carburant. On va augmenter le prix du carburant pour que vous en utilisiez de moins en moins, faisant fi de la réalité, de la vie des gens. On a besoin d'aller voir sa grand-mère qui est malade, d'aller travailler avec son véhicule, d'aller faire des courses pour se nourrir. Et notamment dans l'immense majorité des cas, c'est-à-dire dans la ruralité française, la voiture n'est pas un produit de luxe, c'est une obligation.
Donc ce qui veut dire que, quelle est selon vous, Madame Le Pen, la priorité face à ces enjeux ? L'urgence n'est pas demain, c'est là déjà.
La première des priorités, c'est d'abord de réinvestir massivement dans le nucléaire. Car la situation du nucléaire aujourd'hui est véritablement catastrophique. Et c'est en grande partie du fait d'Emmanuel Macron, dont je rappelle qu'il est à la manœuvre depuis dix ans. Car on oublie qu'avant d'avoir été président de la République, il a été notamment ministre de l'économie. Or, le désinvestissement dans le nucléaire a entraîné des conséquences très lourdes. Donc il faut réinvestir dans le nucléaire parce que c'est une énergie qui est une énergie propre. Ça, c'est la première des choses à faire. Et puis, il faut investir dans des technologies d'avenir et notamment dans l'hydrogène.
Parce que c'est par, si vous voulez, le progrès technologique que nous arriverons à répondre aux défis qui sont ceux de la planète et aux défis du climat. Et puis, pardon, mais il y a autre chose aussi. Il faut arrêter ce modèle économique du mondialisme. Parce que c'est lui qui, en réalité, génère les dérèglements que nous connaissons. Et appauvrit la planète. Tant qu'on continuera à aller fabriquer à 10 000 kilomètres des productions que l'on pourrait produire à 10 kilomètres et que l'on fait passer des milliers, voire des dizaines de milliers de supercontainers ultra-polluants sur les mers du monde, on ne réglera pas le problème.
Donc il faut changer cette vision. Quitte à ce que ça coûte plus cher pour les consommateurs.
Oui, mais je ne crois pas que ça coûtera plus cher. Puisque par définition, on augmente les coûts précisément pour contrebalancer cette création de pollution. Donc non, je crois que le localisme...
Donc ça veut dire qu'on exporte moins aussi, alors, Mme Le Pen ?
Non, pour l'instant, ça veut dire qu'on importe moins.
Non, mais en conséquence, ça veut dire que sans doute, certains de nos partenaires commerciaux vont dire qu'on achète moins.
Et ce serait plutôt bien, je vais vous dire pourquoi. Parce qu'en réalité, nous avons une balance commerciale qui a atteint un record absolu de déficit. Je crois qu'on est à plus de 110 milliards sur l'année.
Ce qui est lié notamment à l'augmentation du prix du pétrole. C'est ça qui accentue ce déficit.
Mais pas seulement, pardon, pas seulement. La réalité, c'est qu'on ne fabrique plus. Nous n'avons plus d'industrie. Et donc, nous importons massivement. Notre commerce extérieur ressemble à plusieurs égards à celui d'un pays en voie de développement. C'est-à-dire qu'on exporte de la matière première et on importe des produits finis. Est-ce que vous savez que la moitié des fruits et légumes qui sont consommés en France sont importés ? Alors même que la France était une grande nation agricole, est-ce que c'est normal ?
Ils sont produits en Espagne, par exemple. C'est aussi à la recherche du prix bas que les Français achètent des fruits, des tomates, par exemple, qui viennent du Portugal ou d'Espagne.
Eh bien, cher monsieur, je crois que ça, c'est précisément le cercle vicieux du mondialisme. C'est-à-dire qu'on maintient des salaires bas. Comme on a des salaires bas, eh bien, on a un pouvoir d'achat que l'on doit adapter. On l'adapte en achetant des produits qui sont importés. Et au passage, on crée du chômage qui coûte à la collectivité, également extrêmement cher sur les finances publiques. Donc, il y a un cercle vicieux qui est le cercle de la mondialisation à outrance, de la mondialisation dérégulée qu'il faut couper et revenir à un cercle vertueux.
Madame Le Pen, au sujet du pouvoir d'achat, vous avez sans doute lu ce matin l'interview de Gabriel Attal, qui est ministre en charge des Comptes publics, dans un contexte où le texte « pouvoir d'achat » va arriver demain en commission, et puis le 18 à l'Assemblée nationale. Il a eu une formule qui est reprise un peu partout depuis ce matin. Nous sommes passés, dit-il, du « quoi qu'il en coûte » au « combien ça coûte ? » En raison, notamment, il explique, de l'inflation, ou encore du contexte qui est lié à cette inflation qui a changé. Vous partagez son analyse, le contexte a changé, du coup, il faut changer la manière de gérer les comptes publics ?
Non, mais ça, c'est… Pardon, mais M. Attal, il est ancien porte-parole du gouvernement, il est là pour habituer les esprits à ce que les mesures d'aide au pouvoir d'achat, qui ont été celles du gouvernement, s'arrêtent. Parce que c'est ça ce qui va se passer. La réalité, c'est que notamment, pour prendre l'exemple des 18 centimes de Ristourne, d'ores et déjà, Bruno Le Maire nous a expliqué que ces 18 centimes deviendraient 12 centimes en octobre, et puis en réalité, disparaîtraient au mois de janvier.
Remplacés par une indemnité.
Disparaîtraient au mois de janvier, au moment où les Français vont être confrontés, là pour le coup, au mur de l'inflation, qui déjà frappe les produits alimentaires, les produits d'hygiène, etc. Mais surtout, au moment où ils vont avoir besoin de faire des dépenses de gaz, des dépenses de fuel, des dépenses d'électricité supplémentaires, parce que l'hiver, c'est incroyable, mais c'est vrai, il fait froid. Et donc, ça va être une véritable catastrophe. Donc, je crois que la méthode utilisée par le gouvernement est la mauvaise.
Madame Le Pen, la France, aujourd'hui, 6,5% d'inflation, deuxième meilleur pays européen. Il n'y a que Malte qui fait mieux en Europe. Chez tous nos voisins, elle est bien au-dessus de ce chiffre.
Oui, d'accord, mais sauf que nous, nous avons, si vous voulez, nous faisons payer l'inflation, en fait, aux contribuables, ou alors aux générations futures. Donc, tout ça étant en clair-obscur, vous voyez ce que je veux dire ? Tout ce que nous payons, tout ce que le gouvernement paye aujourd'hui en mesure de pouvoir d'achat, évidemment, ça a un coût qui est important, mais ça va être évidemment payé, soit par les impôts de demain, soit par la dette. Or, la dette va devenir de plus en plus chère.
Justement, pour rebondir exactement sur ce point-là, c'est aussi ce que dit Gabriel Attal en fixant deux lignes rouges qu'avait aussi fixées le président de la République. Ni impôts supplémentaires, ni dettes. Et il évoque notamment la nécessité de revenir progressivement d'ici 2027 au 3% de déficit. Est-ce que cet objectif doit être évacué compte tenu de la situation internationale, compte tenu de l'urgence de l'inflation, ou est-ce qu'il faut, effectivement, comme vous venez de le dire, faire en sorte qu'on n'aggrave pas notre situation budgétaire et qu'on ne finance pas aujourd'hui des aides avec la dette que paieront nos enfants et nos petits-enfants ?
Mais la vraie question, c'est d'abord, est-ce que ce gouvernement est crédible, et ce président de la République est crédible pour nous parler d'assainissement des finances publiques quand il a fait 600 milliards d'euros de dettes supplémentaires en 5 ans ? C'était beaucoup dû au Covid. Non, pas beaucoup dû au Covid. Moins de la moitié était dû au Covid. Non mais d'accord, il faut dire les choses clairement. Moins de la moitié était dû au Covid. La réalité, c'est qu'Emmanuel Macron, il a acheté son élection par le quoi qu'il en coûte dans les derniers mois. Et aujourd'hui, il dit, maintenant que je suis élu, les enfants, on va recouper les robinets.
Vous avez été bien gentils et vous vous êtes fait avoir. Ce qu'il faut, c'est des mesures structurelles pour soutenir le pouvoir d'achat. Et les mesures structurelles, c'est, je l'avais annoncé, enfin, je l'avais en tout cas proposé, je continuerai à le faire à l'Assemblée d'ailleurs, la TVA d'abord à 0% sur un panier de 100 produits de première nécessité d'alimentation et d'hygiène que l'on finance par une taxe à 33% sur les rachats d'actions qui sont en réalité une manœuvre spéculative. Ça, c'est urgent parce que ça, ça va permettre de rendre aux Français entre 15 et 30 euros par mois de pouvoir d'achat.
Sur les éléments essentiels, ça touche d'autant plus les classes moyennes que vous le savez, la part de dépenses essentielles dans les classes modestes et les classes moyennes est plus importante qu'évidemment pour les classes privilégiées. Deuxièmement, et c'est une manière en fait de restaurer quand même l'ordre économique et fiscal, je crois qu'il faut trouver des sources de financement sur les super profits des entreprises qui font plus de 100 millions de chiffres d'affaires. C'est un peu le modèle hongrois, la Hongrie a fait cela pour pouvoir financer justement le soutien du pouvoir d'achat. Il faut que nous le fassions aussi.
Nous avons déposé d'ailleurs un amendement en commission des finances sur ce sujet.
Vous avez vu que Gabriel Attal, en fait, il vous parle indirectement ce matin dans Le Parisien. Il est questionné au sujet des propositions visant à baisser la TVA sur les carburants. Vous vous dites, moi je veux passer de 20 à 5,5. Gabriel Attal dit ce qui dit ça. Donc, vous, mentes, l'État ne s'engraisse pas sur le carburant avec cette TVA à 20 points ?
Évidemment que oui. Enfin, je veux dire, la TVA, c'est un impôt proportionnel. Donc, si vous voulez, plus ce que vous vendez est cher, plus la TVA vous rapporte.
Oui, mais ça va rapporter moins que ce qu'ils ont dépensé, notamment pour cette paix de 10 centimes.
Non, mais d'accord. Donc, ils se gavent et puis ils rendent une partie de ce qu'ils... Ils rendent davantage que ce qu'ils ont perçu. Non, non, ça n'est pas vrai. D'ailleurs, en l'occurrence, ça n'est pas vrai sur les 18 centimes. Donc, puisque c'est ça, ils me donnent raison. Alors, ne faisons pas n'importe quoi et baissons clairement la TVA de 20 à 5,5. C'est beaucoup plus simple. Et puis, je vais vous dire, il y a une différence quand même avec ce que fait le gouvernement. C'est que moi, la baisse de la TVA de 20 à 5,5, ce n'est pas uniquement sur les carburants. C'est sur l'électricité, c'est sur le gaz et c'est sur le fuel. Parce que personne, il n'y a pas une ligne sur le fuel.
Mais cet hiver, l'ensemble de nos compatriotes qui sont dans la ruralité et qui se chauffent au fuel, ils ne pourront plus payer leur fuel et remplir leur cuve. Nous allons donc avoir des Français qui ne pourront pas se chauffer. C'est une véritable catastrophe. Je vous rappelle que la baisse de la TVA que je propose sur une cuve de fuel de 2 000 litres, c'est 350 euros d'économie. Oui, il est absolument utile de mettre en œuvre des mesures qui sont des mesures pérennes. Pas seulement conjoncturelles. On vous fait un petit chèque parce qu'on voit que c'est difficile. Non, structurellement...
Tout ça, vous le financez avec la taxation des super profits.
Mais ça coûte 14 milliards. Non, ça coûte 14 milliards. 14 milliards. C'est-à-dire que c'est moins que ce qu'a dépensé, encore une fois, le gouvernement en envoyant des chèques, souvent d'ailleurs en oubliant, dans les chèques qui sont adressés, les classes moyennes. Parce que les classes moyennes, elles n'arrivent plus à faire face. Personne n'en parle. Personne n'y pense. Et pourtant, c'est évidemment une partie importante de la population.
Au-delà des mesures structurelles dans le projet de loi pouvoir d'achat tel qu'il est imaginé par le gouvernement aujourd'hui, Gabriel Attal donne des exemples ce matin. Il dit aller plus loin, notamment sur la défiscalisation des heures supplémentaires et le nombre de bénéficiaires potentiels de lait de carburant. Est-ce que ça va dans le bon sens, quand même, selon vous ? Même si, peut-être...
La défiscalisation des heures supplémentaires, oui, 100 fois, oui. Vous le voterez ? Je pense que c'est une vraie mesure de pouvoir d'achat pour les travailleurs. Oui, aucune difficulté. Mais regardez la manière dont ils présentent les choses. Enfin, il faut essayer de regarder de manière objective. Ils évoquent la revalorisation des pensions de retraite, enfin, l'indexation des pensions de retraite sur l'inflation. Je crois qu'ils évoquent 3,5%, me semble-t-il. Ou même 4%. C'est bien. Sauf que pendant 5 ans, les retraités, ils ont perdu 6%. Parce que précisément, les réindexations étaient soit inexistantes, soit insuffisantes. Lorsqu'ils évoquent...
Du coup, c'est-à-dire que vous allez proposer quoi sur ce point-là, vous ?
Je vais proposer qu'on revienne, on rende aux retraités ce qu'on leur a pris de manière indue. Parce que vous comprenez bien que les retraités, ce sont des gens qui, dans l'immense majorité, ne peuvent pas avoir de revenus d'à côté. Ils peuvent difficilement, pour beaucoup d'entre eux, se remettre à travailler, trouver un emploi. Donc, ils sont contraints dans la pension qui est la leur. Donc, leur situation est plus compliquée que celle des autres.
Avoir écarté le plafonnement des loyers, c'était une bonne mesure ?
Selon vous, c'était une bonne idée ? Je pense que le plafonnement des loyers, en réalité, a un effet pervers. On le voit bien. C'est que l'effet, c'est que les petits propriétaires, on parle des propriétaires, on a l'impression de parler de gens qui sont extrêmement riches. Bien souvent, vous savez, les propriétaires sont des petits propriétaires. Notamment des retraités qui ont ainsi un complément de revenus à côté de leur retraite avec un bien qu'ils ont acquis tout au long de leur vie de travail. Sauf que les propriétaires, aujourd'hui, ils voient tomber sur eux l'explosion de la taxe foncière, l'explosion de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, notamment.
Et donc, le risque, c'est de gripper totalement le marché de l'immobilier. Donc, c'était bien de l'écarter ?
C'était bien d'écarter cette possibilité ?
Je pense qu'en l'État, ce n'est pas la bonne solution. Mais est-ce qu'on peut revenir un tout petit peu en amont si je puis me permettre ? Parce que c'est bien d'envisager des mesures pour lutter contre l'inflation. Un, il faut qu'elles soient efficaces et deuxièmement, il ne faut pas être à l'origine de l'aggravation de l'inflation. Or, les mesures géopolitiques qui ont été prises par le gouvernement, le fait d'annoncer la suppression du recours au gaz ou au pétrole russe, qui fait que du coup, maintenant, nous achetons en fait le pétrole à l'Inde qui, elle-même, a acheté le pétrole aux Russes.
Donc, il fallait continuer de l'acheter aux Russes ?
Oui, je pense que dans ce domaine, les sanctions étaient complètement inefficaces. Mais là, ce n'est pas une mesure économique ? En fait, les sanctions ont enrichi la Russie, mais surtout, elles sanctionnent plus les Français qu'elles ne sanctionnent la Russie. Donc, je pense que c'est une erreur majeure. Et donc, ils sont responsables en partie, des pénuries qui existent aujourd'hui, de la montée spectaculaire des prix qui touchent les particuliers. Dans le cas du pétrole
et du gaz russe, la source était moins économique que diplomatique.
Oui, très bien, sauf que diplomatiquement, on a sanctionné les Français. On sanctionne les Français. Donc, quand une sanction qui est prise contre un pays, non seulement ne sanctionne pas véritablement ce pays, mais sanctionne votre propre population, c'est qu'a priori, elle n'est pas une bonne sanction. Donc, je pense que c'est une erreur majeure, lourde, et lourde de conséquences pour l'avenir que d'avoir pris cette décision.
Juste, avec Philippe, un mot sur l'esprit général de ces propositions.
Pour rebondir sur ce que vous disiez, vous rappeliez tout à l'heure que l'inflation touche davantage, évidemment, les plus modestes. Donc, il y a un débat intéressant qui va se jouer à l'Assemblée dans les prochains jours. Est-ce qu'il faut aider plus ceux qui payent le plus l'inflation, donc les plus modestes, ou est-ce qu'il faut aider davantage de personnes quitte à les aider un peu moins ? Est-ce qu'il faut saupoudrer ou est-ce qu'il faut cibler les aides aux plus modestes ?
Notamment, je pense à ceux qui doivent faire plusieurs dizaines de kilomètres par jour dans les zones rurales, par exemple, ou ceux qui payent beaucoup plus cher parce qu'ils ont peu de revenus leur course plus qu'avant.
Typiquement, vous voyez là le fonctionnement d'un gouvernement d'incapables. C'est-à-dire qu'on crée des usines à gaz. Alors, l'usine à gaz extraordinaire, c'est celle qu'a exprimé M. Le Maire, là où alors les trois premiers décis vont toucher 200 euros, mais s'ils touchent moins de 1850 euros par mois, etc. Ça va être davantage les plus modestes. Mais regardez, baisser la TVA de 20 à 5,5, par définition, ça a avantage les plus modestes. Pourquoi ?
Parce que, encore une fois, la baisse, parce que le poids que représentent ces dépenses contraintes dans leur budget est beaucoup plus important que le poids que cela représente pour des classes qui sont privilégiées ou des classes moyennes supérieures. Vous voyez, ce n'est pas la peine de faire des usines à gaz qui vont noyer notre administration. Typiquement, alors la mesure, je l'ai dit d'ailleurs à la Première Ministre, la mesure des gros rouleurs. Expliquez-moi comment est-ce qu'on va mettre en fonctionnement cela. C'est-à-dire que ceux qui font plus de 12 000 km par an pour le travail, ils vont avoir droit à une aide. Donc, il faut déterminer qui, vérifier.
Vérifier que c'est bien pour le travail. Vérifier que c'est bien 12 000 km par an. Ça existe déjà
dans la justification des frais pour les entreprises.
Est-ce que vous vous rendez compte de l'usine à gaz qu'on est en train, alors que la baisse de la TVA de 20 à 5,5, eh bien, ça bénéficie à tout le monde, aux gros rouleurs, aux classes moyennes, à l'ensemble des Français qui ont besoin.
Y compris ceux qui ont un gros 4x4 de luxe et qui partent en vacances et qui, au fond, payent moins, ou en tout cas sentent moins l'effet de l'inflation sur les prix du carburant dans leur budget.
Mais l'important, c'est que ceux qui sentent le plus l'inflation voient justement cette TVA baisser. Et c'est exactement... Donc plutôt tout le monde que les plus modestes. Parce que c'est beaucoup plus simple, c'est beaucoup plus juste et encore une fois, il y a quelque chose dont on ne parle pas. Parce qu'on parle beaucoup des particuliers. Évidemment, bien entendu, c'est notre principale préoccupation. Mais nous avons, nous, une autre préoccupation, ce sont les entreprises. Or, les entreprises, aujourd'hui, subissent la hausse des prix de l'électricité, du gaz et du pétrole et pour une très grande partie d'entre elles, n'ont pas de bouclier. Et beaucoup sont en train de fermer les portes.
C'est donc une véritable catastrophe. Madame Le Pen, au sujet des entreprises, justement, au sujet de l'énergie, pardonnez-moi,
Madame Borne, Madame Borne, annonce donc au cours de son discours... Vous voyez, au cours de son discours de politique générale, annonce donc la nationalisation d'EDF. Je précise pour nos téléspectateurs que l'État détenait déjà plus de 80% de l'entreprise française. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
Non, mais c'est une idée totalement inutile. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que EDF appartient déjà à 84% à l'État. Je pense même qu'avec les agences d'État, ça doit être 93%. D'ailleurs, c'est si vrai que c'est l'État qui nomme le PDG de EDF. Quel est l'objectif ? Quel est l'objectif, selon vous ? Ça veut donc bien dire que l'État déjà détermine les politiques qui sont celles mises en oeuvre par EDF. Donc, à quoi sert-il d'avoir 100% ? La souveraineté. C'est un enjeu de souveraineté. Pas du tout. Pas du tout puisqu'on dirige l'entreprise. Pas du tout. Ce n'est pas un enjeu de souveraineté.
Non, mais c'est-à-dire que quand on va devoir faire des investissements, des choix structurants pour les prochaines décennies... Mais on les fait.
À 83%, vous faites ce que vous voulez dans une entreprise. C'est vous qui décidez. Il n'y a zéro discussion là-dessus. Non. La réalité, c'est que derrière cette volonté de nationalisation de l'entreprise, qui d'ailleurs a été faite dans des conditions, pardon M. Courbet, mais vous le savez bien, vous êtes un peu un expert totalement stupide parce qu'on dit on va racheter, on va faire des rachats de titres. Ce n'est pas une nationalisation, en fait. Ce sont des rachats de titres et on l'annonce. Donc, évidemment, les titres, ils augmentent. Donc, ça va nous coûter une fortune pour aucun bénéfice en matière de direction de l'entreprise.
Ils avaient beaucoup chuté à telle enseigne que l'État prévoit même une indemnisation pour les petits porteurs.
C'est sûr. Alors, autant les faire augmenter quand c'est nous qui allons les payer. Bien sûr, c'est cohérent. Bon, ce n'est pas cohérent. Mais la réalité, c'est qu'ils veulent 100% pourquoi ? Parce qu'ils veulent démanteler EDF. Il y a, vous le savez, un projet qui s'appelle le projet Hercule. Qui a officiellement été abandonné. Oui, officiellement abandonné. Je mets ma main à couper que tout ça va revenir d'ici quelques mois. L'objectif, c'est de découper EDF on conserverait, on laisserait à l'État comme d'habitude d'ailleurs le nucléaire, c'est-à-dire les investissements extrêmement lourds qu'il y a à faire.
Le réseau, en fait.
Voilà. Et puis, on privatiserait les énergies renouvelables qui, quelle que soit la situation, sont évidemment une manne pour les futurs intérêts privés qui les rachèteraient. Est-ce que vous condamnez pardonnez-moi, Madame Le Pen ? Et nous nous opposerons bien entendu à cela. Parce que ça, c'est une vraie perte de souveraineté.
Vous condamnez les objectifs a priori donc et non pas la méthode, c'est-à-dire nationaliser
complètement, pourquoi pas ? Non, non, tout !
Donc, vous, vous laisseriez une partie de l'entreprise au secteur privé ?
Mais il n'y a aucune difficulté à ça. Il n'y a aucun problème à ça. Ça ne nous pose aucun problème de souveraineté. En revanche, moi, ce que j'aimerais bien, c'est qu'on demande, on va le faire d'ailleurs, peut-être pas une commission d'enquête, quoique, mais au moins une mission d'information sur EDF. Parce qu'on a quand même perdu un quart de notre production en 20 ans. Donc, qu'est-ce qui se passe ?
Le parc nucléaire est ancien. C'est aussi pour ça qu'il faut être renouvelé.
Ça n'est pas vrai. Il y a eu, vous avez raison, des défauts d'investissement de l'État. Oui, absolument. De l'État, qui, notamment de M. Macron, qui avait dit on abandonne le nucléaire. Non, pour finir, change d'avis, on se relance dans le nucléaire. Madame Borne, d'ailleurs, a été obligée de faire en bonne technocrate qu'elle ait le grand écart, sans trop de difficultés. Elle défend l'un avec autant d'énergie qu'elle défend l'inverse. Mais je crois que les députés, étant de par la Constitution, là pour contrôler l'action gouvernementale, on veut la vérité sur ce qui est en train de se passer à EDF. Qui ? Parce que EDF est en train d'être pillé. Or, il y a eu un précédent, c'est Areva.
Tout le monde a fait mine de regarder ailleurs. Il ne faut pas regarder ailleurs. Il faut savoir ce qui se passe à EDF. D'autant plus que, M. Corbet, on a oublié de dire aux Français, en pleine campagne présidentielle, qu'on a déjà remis 3 milliards dans EDF. Ah oui ! Tout ça est passé complètement sous les radars. On va marquer une pause là, Mme Le Pen. Avant de redonner des milliards à EDF, peut-être faut-il savoir qu'est-ce qui se passe dans cette entreprise qui nous appartient tous.
La suite de BFM Politique en direct sur BFM TV. Marine Le Pen est notre invitée. A tout de suite. Marine Le Pen est l'invité de BFM Politique ce midi sur BFM TV. Mme Le Pen, dans la première partie de l'émission, nous avons évoqué différents sujets du pouvoir d'achat avec des mesures qui seront proposées par le gouvernement que vous allez amender, des propositions que vous allez faire. Bref, vous avez 89 députés aujourd'hui à l'Assemblée nationale et on sent dans la majorité présidentielle une forme d'embarras sur la façon dont ils doivent se comporter avec vous. Des propos rapportés aujourd'hui à une consoeur dans le journal du dimanche d'un proche d'Emmanuel Macron et je le cite.
Nous avons besoin des députés Rassemblement National pour faire passer nos textes et en même temps, on n'en veut pas car on ne veut pas se salir les mains. Tout à l'heure, vous nous avez dit moi telle proposition, je la voterai parce que je pense qu'elle va dans le bon sens. Telle autre proposition, je vais la combattre. Comment est-ce que vous analysez leur embarras décrit par ce proche d'Emmanuel Macron ?
Ils ne savent pas comment se comporter. Moi, je leur suggère une chose, c'est la lecture de la Constitution française. Vous voyez ? Parce que ça, c'est une sorte de règle du jeu qui s'impose à nous tous et qui est plutôt extrêmement bien rédigée à la différence des textes qu'ils nous soumettent. La Constitution française parce que dans la Constitution française, il y a le principe de la démocratie. Les députés du Rassemblement National ne sont pas des députés qui tombent du ciel. Ils ont été élus par des millions de Français et ils doivent, ce gouvernement, à ces Français, le même respect qu'à tous les autres.
Et par conséquent, les Français ayant décidé d'envoyer près de 90 députés et Rassemblement National à l'Assemblée Nationale, le gouvernement se doit de les traiter avec respect, de les écouter, de les entendre, parce que, encore une fois, c'est la volonté des Français. Et moi, je suis très frappé des mots qui sont utilisés par certains. Alors, j'ai bien vu que dans le gouvernement, tout le monde n'est pas d'accord.
Ennemi, par exemple, qui a prononcé Gérald Darmanin sur BFM TV cette semaine ?
Mais ce terme n'a aucun sens. De qui sommes-nous les ennemis de Gérald Darmanin ?
Il parle du RN et de LFI. D'accord.
Donc, c'est un petit peu comme M. Véran qui parlait de LFI et de RN qui serait hors de l'arc républicain. Bon. S'ils continuent sur cette ligne-là, ils vont effectivement avoir de gros pépins sur le suivi de...
Ça pose un problème démocratique, vous entendez, pour bien comprendre, ça pose un problème démocratique qu'un ministre de l'Intérieur chargé par ailleurs des élections puisse dire de partis politiques représentés par 89 députés pour vous et près de 80 pour LFI qu'ils sont des ennemis ?
Oui, c'est très grave, je trouve. C'est très grave et je pense que, pour le coup, ça fait sortir M. Darmanin des règles communément admises de la République. Voilà. Parce que la République, elle est fondée sur le respect de la démocratie. À partir du moment où un ministre de l'Intérieur, ministre des élections, ne respecte pas ce principe démocratique qui fait que chacun doit être traité avec respect lorsqu'il est représentant. D'ailleurs, tout le monde doit être traité avec respect, ce serait bien que le gouvernement l'apprenne, tous les Français, et accessoirement leurs représentants à l'Assemblée nationale.
Plus généralement, pour dézoomer un peu, parce qu'on a beaucoup parlé, notamment pendant la campagne présidentielle, de dédiabolisation, de normalisation aussi de votre parti qui peut faire peur aussi à une partie du champ politique. Est-ce que c'est l'échec d'une partie de cette normalisation ? Est-ce qu'elle a eu lieu, cette normalisation ?
M. Darmanin n'a absolument pas peur du Rassemblement national. Il faut arrêter de se raconter des histoires. Tout ça, c'est du cinéma complètement. Il n'en a pas peur ? Alors, pourquoi dit-il cela, selon vous ? Il dit cela parce qu'il pense qu'en disant cela, il va pouvoir peut-être obtenir les faveurs de LR, contre lesquelles, d'ailleurs, Emmanuel Macron n'avait pas présenté de candidats. Une grande partie des LR, je crois que c'était presque 19 chefs de file des LR, n'avaient pas vu de candidats en marche face à eux. On voit d'ailleurs que LR est en perdition sur le plan de la ligne politique. Sur la partie vraiment normalisation, est-ce qu'elle a eu lieu cette normalisation,
selon vous, en cours d'élections présidentielles ?
Je ne sais pas, je crois que les Français vous ont apporté une réponse lors du second tour des élections législatives. Voilà. Il me semble que les Français ont apporté une réponse en disant, écoutez, votre diabolisation maintenant, nous n'en avons cure. Nous souhaitons une politique qui est celle que défend le Rassemblement National et que nous défendrons à l'Assemblée Nationale n'en déplaise à M. Darwana. Mais vous-même, vous avez agi pour ça, pour convaincre les Français parce que peut-être... Ça fait 20 ans que j'agis pour cela. Ça fait 20 ans que je travaille, que j'oeuvre.
Ça fait 10 ans qu'à la tête du Rassemblement National, je travaille à ce qu'on dépasse la caricature qui était faite de nous, bien sûr.
Et Zabed Born, qui vous a reçu comme tous les autres responsables de groupe ces dernières semaines, dit qu'elle a été surprise par le décalage entre votre conversation qui avait été tout à fait cordiale et sur le fond et votre discours en réponse à son discours de politique générale l'autre jour à l'Assemblée où, selon elle, elle a retrouvé le visage plus dur du RN que vous aviez essayé de masquer ces derniers mois. En tout cas, c'est l'analyse qu'elle en fait.
Moi, je masque rien. D'abord, je ne sais pas faire. Déjà, au moins, les choses sont claires. Je ne sais pas masquer quoi que ce soit. Mais il est absolument normal que dans une conversation avec le Premier ministre où nous avons évoqué des sujets fondamentaux, notamment d'ailleurs le sujet dont on n'a pas parlé, mais de la situation des collectivités locales à qui le gouvernement veut faire prendre en charge évidemment l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires. Ça va être un poids financier considérable sur les collectivités. Ce sont encore les Français qui perront... Ça fait longtemps
que des fonctionnaires attendaient une augmentation du point d'indice.
Très bien. L'État doit compenser.
Quand c'est des fonctionnaires territoriaux ?
Et alors ? L'État doit compenser. Parce que c'est l'État qui décide et c'est les collectivités qui payent pour le coup. Et ce sont les Français qui vont être victimes de ça. Parce que ce sont les Français qui vont voir dans leur ville moins d'offres de sportive, moins d'offres associatives, moins d'offres culturelles, etc. Ça va être ça la conséquence. Donc moi, je souhaite, et nous déposons un amendement en ce sens à l'Assemblée, que l'État s'engage à compenser l'augmentation... Et que vous a dit Mme Borne quand vous l'avez alerté
sur ce sujet ? Est-ce qu'elle a été réceptive ?
La preuve, je veux pouvoir vous dire que oui, puisque dans le même temps, le gouvernement vient d'annoncer qu'il renonçait à demander un effort supplémentaire qui était de 10 milliards aux collectivités. Donc il y avait en même temps, elles devaient prendre en charge le dégel du point de l'indice et en même temps, elles avaient 10 milliards de restrictions financières. Donc j'espère que c'est la conséquence de cette discussion. À ce propos, est-ce que vous avez des...
Je veux le croire. Est-ce que vous pensez que vous allez pouvoir établir des rapports de confiance, de discussion, de confiance en tout cas, avec la Première Ministre ou, comme vous l'avez dit, son maintien à Matignon est une provocation ?
Non, mais le fait que ce soit une provocation ne change rien. Je veux dire, moi, à partir du moment où elle est première ligne, moi, je travaille à l'amélioration de la vie quotidienne des Français et à l'amélioration de la situation de notre pays en matière de souveraineté et de richesse. C'est cela que je souhaite faire. Donc, je le ferai avec la Première Ministre. Mais je lui ai dit très clairement aussi et je l'ai dit dans mon discours, nous serons constructifs. Si des choses vont dans le bon sens, nous les voterons. Nous tenterons de les améliorer au maximum si les processus qui sont soumis au vote nous paraissent défaillants.
En revanche, si ça va à l'encontre de l'intérêt des Français, ce sera non. Et nous ne nous priverons de rien, d'aucune possibilité qui est donnée aux députés pour pouvoir empêcher le gouvernement de faire du mal aux Français et notamment, je lui ai annoncé qu'évidemment, la retraite à 65 ans, c'était inenvisageable.
D'un mot, nous allons dans un instant vous interroger également sur un autre texte qui va arriver à l'Assemblée. Mais je voudrais revenir sur un moment sans doute très important. Philippe Corbet, vous le mentionniez d'ailleurs à l'antenne au moment du discours de politique générale. la présidente de l'Assemblée nationale qui introduit la première ministre auxquelles répondent les principales présidentes de groupe à l'Assemblée nationale. Cinq femmes étaient là pour cette journée importante pour notre pays. Est-ce que ça avait un sens particulier pour vous ?
Oui, c'est bien. C'est évidemment une très bonne chose. Ça veut dire que les femmes en politique ont réussi à arriver à égaliter en quelque sorte de chance parce que c'est l'égalité des chances d'accéder à un poste de responsabilité. Donc, c'est pour moi plutôt une bonne nouvelle. Est-ce que vous estimez avoir vécu du sexisme en politique, vous, en tant que femme politique ? Jamais ? Non. Non, mais je vous le dis, je ne me suis aussi jamais retrouvée, soyons clairs, je ne me suis jamais retrouvée non plus en situation de soumission hiérarchique à quelqu'un. C'est souvent là que s'expriment honnêtement que démarrent les difficultés pour beaucoup de femmes.
C'est quand elles sont en situation hiérarchiquement inférieure avec des gens au-dessus qui profitent de leur situation pour les maltraiter ou pour ne pas leur donner la place auxquelles elles ont légitimement droit. Ça ne m'est pas arrivé, mais ce n'est pas pour ça que je ne suis pas sensible à ce sujet.
Vous disiez il y a quelques instants que vous aviez une approche constructive. Un des exemples qu'on va pouvoir tester à la rentrée, c'est une loi sécurité que prépare Gérard Lamenin. C'est d'une certaine manière pour transposer dans la loi les conclusions du Beauvau de la sécurité, des moyens supplémentaires pour la police auxquels il va rajouter des éléments sur l'immigration pour notamment faciliter l'expulsion de délinquants étrangers. Est-ce que vous pourriez voter ou vous abstenir pour cette loi pour lui permettre de passer à l'Assemblée nationale puisque le gouvernement n'a pas de majorité absolue ?
Alors je le dis très clairement à M. Darmanin, s'il veut expulser les étrangers coupables de crimes et de délits dans notre pays, c'est oui, 100 fois oui. On signera dès demain. On va améliorer son texte à mon avis pour lui permettre d'être plus efficace, d'être plus performant. Aucune difficulté, c'est dans notre projet depuis des années.
Non pas seulement vous abstenir mais même le voter. Ah mais si, si véritablement
ça ne se limite pas parce que de ce que j'ai lu, si vous voulez, ça se limite à pouvoir expulser les gens qui ont commis des cas graves, donc je suppose que ce sont uniquement des gens qui ont commis des crimes, uniquement en faisant sauter la condition de leur présence sur le territoire. Mais de toute façon, c'est mieux que rien. Mais il faut plus, il faut beaucoup plus. Et même si ça n'est pas autant que vous le souhaiteriez, vous pourriez le voter. Ah mais de toute façon, à chaque fois qu'on peut cranter vers quelque chose qui est positif, on crantera vers quelque chose qui est positif. C'est vraiment la différence qu'il y a, si vous voulez, entre nous et la NUPES.
Vraiment une différence fondamentale. La NUPES, en réalité, ne défend pas l'intérêt des Français. En fait, pour eux, c'est secondaire. Ce qu'ils veulent, c'est faire sauter la République, les institutions. D'où, d'ailleurs, cette motion de censure qu'ils déposent, ce qui est une première dans la Ve République, avant même le discours de politique générale. Bon, ça n'est jamais arrivé, évidemment, car la motion de censure, elle est là pour sanctionner la politique d'un gouvernement. En même temps, la NUPES ne s'en cache pas.
Ils veulent la fin de la Ve et une nouvelle République.
Oui, d'accord. Alors, très bien. Ils ne s'en cachent pas et je suis heureuse que vous le rappeliez, c'est que ce à quoi nous avons assisté n'est pas seulement, si vous voulez, l'expression d'une sorte de bouffonnerie systématique. Il y a derrière un agenda idéologique. Ce sont les héritiers de gens qui sont des opposants, en réalité, à la forme de nos institutions. Donc, ces élus-là
sont des bouffons,
ce que vous dites à l'instant. Non, je dis les bouffonneries, vous savez, l'organisation de faux mariages entre Marine Le Pen, Emmanuel Macron, le jour de la déclaration de politique générale du Premier ministre, c'est une bouffonnerie. Voilà, je le dis clairement. Vous dites qu'ils veulent faire sauter la République. Je me mets à la place de leurs électeurs et moi, je ne me sentirai pas dignement représenté par des députés qui se livrent à de telles bouffonneries. Mais derrière, il y a un agenda idéologique qui est de faire, de détruire nos institutions et évidemment, de fait, d'ajouter du chaos et de la confusion à l'expression actuelle.
Si je suis votre raisonnement, s'ils veulent faire sauter la République pour reprendre votre expression, quel est l'objectif après ça ?
L'objectif, c'est toujours le même, c'est réussir à faire en sorte que le pouvoir arrive entre les mains de M. Mélenchon car il ne pense qu'à ça matin, midi et soir. Il l'a expliqué pendant les présidentielles, pendant les législatives. Dieu merci, ça n'arrivera pas. Et quand on voit la manière dont ils gèrent en interne d'ailleurs leur mouvement, heureusement qu'ils n'ont pas la capacité de vrais de vrais de manière toxique pour l'ensemble. C'est-à-dire que ce n'est pas un démocrate ?
La façon dont ils gèrent leur mouvement, c'est-à-dire ?
C'est-à-dire que moi, quand j'ai vu la manière dont ils ont géré l'affaire Tahabouaf, je m'inquiète énormément parce qu'ils se sont comportés comme de véritables manipulateurs en réalité. Des manipulateurs qui ont une vision de la justice qui est extrêmement contestable puisqu'ils sont pour la justice privée. Ils considèrent qu'ils règlent leurs problèmes en interne et que la justice n'a pas à intervenir sans respecter la présence.
Ils ont créé une commission pour recueillir la parole des femmes pour faciliter la parole des femmes.
Mais pas la parole des gens qui mettent en accusation. Sauf qu'il y a un malheur, c'est qu'ils ont menti. Et Mme Clémentine Hautin, en l'occurrence, a menti de maintenir très grave. Parce que non seulement elle a menti aux Français en disant que Tahabouaf s'était retiré de la candidature, non pas parce qu'il était accusé de violences sexuelles à l'égard de femmes, mais parce qu'il était victime de racisme. Donc c'était faux. Et elle a donc menti aux Français. C'était vrai par ailleurs. Elle a lui-même dit qu'en dehors de cette accusation, il était aussi victime d'attaques racistes. Et en plus, elle a menti en accusant ses adversaires politiques.
Ce qui, vous l'admettrez quand même, est en même temps, je crois, illégal et immoral. Concrètement,
si un militant ou une militante chez vous disait tel député du RN m'a agressé sexuellement, est-ce que vous lui conseilleriez d'aller déposer plainte ou est-ce que vous voudriez aussi en interne prendre des conséquences, tirer les conséquences de ce type de témoignages ? C'est aussi ce qu'essaye de faire la France Insoumise, ne pas prendre le temps de la justice, attendre que la justice mène un procès, ce qui peut être très long, mais aussi de prendre des actions rapidement. Comment feriez-vous ?
Mais pardon, M. Corbet, que la France Insoumise dise à un candidat il existe des accusations qui sont contre toi, nous ne souhaitons pas que ces accusations restent sans conséquence et nous considérons qu'il s'agit pour nous d'un préjudice d'image que d'investir un candidat sur lequel pèle ce type d'accusation. Donc nous te retirons l'investiture et nous te laissons le soin de te défendre des saisines judiciaires qui vont être menées contre toi. Aucune difficulté. Mais là, en réalité, ils mentent. Ils disent non, ça n'est pas parce qu'il y avait ces accusations qu'il s'est retiré de sa candidature, c'est parce qu'il était victime de racisme. Tout ça était faux.
Ce sont des manipulateurs, des menteurs et moi je suis pour que les gens aillent devant la justice. Je le dis et je le redis lorsque des femmes et je leur dis à elles d'ailleurs, lorsque vous êtes victime d'agression sexuelle, de harcèlement sexuel, allez voir la justice, allez déposer. Madame Le Pen,
c'est ça qui est compliqué en fait. Et pour le coup, c'est ce que disent les membres de LFI, c'est qu'il est très compliqué pour une femme, ce qui explique parfois que les démarches prennent beaucoup de temps et que la parole se libère des années après. Il n'est pas si simple de se rendre dans un commissariat.
Il n'est pas si simple. Donc il faut mentir, dit LFI ? Non, pardonnez-moi,
ça n'a aucun lien. La question, c'est de savoir comment faciliter cette libération de la parole.
Justement, avec des responsables politiques comme je suis qui leur disent allez saisir la justice. Voilà. Parce que vous avez le droit d'être défendu et vous avez le droit d'être reconnu dans le délit dont vous avez été victime.
Pour revenir sur ce que vous avez dit il y a quelques secondes, ça veut dire que si un jour au sein du Rassemblement National, quelqu'un vient vous voir en vous disant que l'un des députés ou l'une des personnes investies pour des élections à venir que pèsent sur cette personne des suspicions de violences sexistes et sexuelles, vous pourriez-vous retirer l'investiture et dire à cette personne tu poses un préjudice d'image pour le Rassemblement National donc ? Mais bien sûr,
mais évidemment, si le comportement que tu as, si le comportement qui t'est reproché se révèle exact, nous ne souhaitons pas que tu représentes le mouvement et par conséquent, nous allons te laisser te défendre devant la justice et pour l'instant
de retirer ton investissement. Vous dites ce révèle exact mais à ce stade dans les procédures dont on vient de parler, il n'y a pas de vérification encore. On lui retire son investissement.
Avant même les vérifications, vous pourriez le faire ? Bien sûr, évidemment que oui. Mais je n'irais pas dire que c'est parce que le pauvre est accusé de racisme et que c'est pour ça qu'il s'en va. Parce que ça, c'est un mensonge et c'est honteux.
Madame Le Pen, dans le sillage, la décision de la Cour suprême américaine d'abroger le droit fédéral à l'avortement, qui demande la constitutionnalisation de ce droit en France. Est-ce que vous le soutenez ?
La question c'est pourquoi ? La question de fond, je vais répondre à votre question. Nous ne sommes pas le 51ème Etat américain. Donc en quoi la décision de la Cour suprême, on sait que les Etats-Unis fonctionnent sur un mode très différent de la France, pourquoi une décision de la Cour suprême accordant à chaque Etat américain le soin de revenir sur le droit à l'IVG a une influence sur la France ? Parce que pourquoi cette émotion ? La réalité, c'est qu'il n'y a aucun mouvement en France qui remet en cause ce droit. Aucun. Aucun. Même pas un mouvement non représentatif. Aucun. Donc ce n'est pas nécessaire selon vous.
Donc il n'y a absolument aucune nécessité, objectivement, de constitutionnaliser l'IVG. D'autant que la constitution, c'est vraiment, pardon, mais c'est vraiment notre règle suprême. Il faut la toucher avec des doigts tremblants. Si vous voulez. En l'occurrence, le droit à recourir à l'IVG est dans la loi française. Personne ne le conteste. Et donc je crois qu'il n'est pas utile de le constitutionnaliser. Et si on le constitutionnalise, d'ailleurs, ça va poser d'autres soucis juridiques. Car comment ça va être rédigé ? Est-ce qu'il y aura un délai qui sera inscrit ? Parce que s'il n'y a pas de délai qui est inscrit, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que ce serait jusqu'à la fin possiblement de la grossesse, ce qui évidemment pour nous est absolument inenvisageable. Donc, vous voyez, je veux dire, j'ai l'impression qu'on instrumentalise un petit peu ce type de sujet, cette émotion, on l'instrumentalise et il ne faut pas instrumentaliser ça. Ce n'est pas bien, d'autant qu'il y a des vraies urgences là aujourd'hui, des choses auxquelles il faut qu'on apporte des réponses.
Et une des raisons pour lesquelles nous, ce n'est pas la seule, mais une des raisons pour lesquelles nous sommes éloignés de cette motion de censure présentée par la France Insoumise, c'est que le texte sur le pouvoir d'achat, si la motion de censure était votée, eh bien, n'aurait pas pu être votée avant au moins la France Insoumise. Je reviens là-dessus
un instant, parce que je recevais l'autre jour celle qui à l'époque était la plus jeune signataire du manifeste des 343 qui avant la publication, l'adoption de la loi Veil se sont battues, ont admis publiquement ce qui était un crime à l'époque, avoir eu recours à l'avortement et au sujet de cette volonté de certaines et de certains de constitutionnaliser ce droit, elle disait que c'était un rêve parce qu'aujourd'hui, un rêve qui était en train de se réaliser, aujourd'hui, vous avez raison, ce droit n'est pas menacé, il a ajouté, mais demain, on sera-t-il.
Demain, on pourrait changer aussi la constitution. Vous voyez ce que je veux dire ? Donc en fait, en réalité, ça ne change rien. C'est beaucoup plus difficile que d'abord. C'est plus difficile, oui et non, parce que si, comme je le souhaite d'ailleurs, la constitution ne peut être changée, moi je souhaite que la constitution ne puisse être changée que par un référendum. Voilà. Je pense que ça évite les manœuvres justement. Il y a deux façons de le faire,
il y a le référendum ou il y a le parlement réunion au congrès.
Voilà, exactement. Moi je souhaite que seul le peuple puisse changer la loi suprême qui est la sienne, qui s'applique à lui et qui l'a choisie. Donc, si la loi est changée de la même manière, la constitution peut être changée. Mais comme personne ne le souhaite. Vous voyez, à un moment donné, quand il n'y a pas de danger, on a déjà assez de danger qui pèse sur nous, ne nous en créons pas, franchement. Il y a des murs entiers d'inflation, de pénurie, il y a une insécurité qui explose, il y a des frontières qui sont poreuses, il y a une situation géopolitique dans le monde qui est très précaire.
C'est le moins qu'on puisse dire, ne nous créons pas des inquiétudes là où il n'y a pas de raison d'en avoir.
Vous dites, personne ne le souhaite, mais les insoumis ou les gens de la majorité qui voudraient mettre l'IVG dans la constitution point notamment le fait que certains députés RN ont eu, dans le passé, des positions contre l'IVG. Et si, par exemple, la députée Laure Lavalette qui était l'une de votre porte-parole lors de la présidentielle qui en 2014 a signé un texte qui demandait de soutenir les candidats s'engageant, je cite, à abroger à terme le droit à l'avortement. Est-ce que tous les députés sont sur la même position que vous ? Donc elle a évolué ?
Mais bien sûr que oui, sinon elle ne serait pas. Elle a évolué. Maintenant, vous savez, le problème de l'IVG, je veux dire, c'est pour ça que ce sont des sujets de société qui, à mon avis, d'ailleurs, doivent être tranchés par la société. L'IVG, c'est un problème qui touche parfois à la religion des gens, vous voyez, aux sentiments religieux, aux croyances. Et donc, ce sont des sujets qui sont complexes à aborder. Il y a des gens qui, pour des raisons religieuses, sont opposés à l'IVG. Mais ce n'est pas parce qu'ils sont opposés à l'IVG qu'ils réclament leur abrogation.
Par exemple, d'ailleurs, moi je suis frappé parce que la NUPES ne cesse d'accuser le Rassemblement nationale qui, honnêtement, depuis 40 ans, n'a jamais réclamé quoi que ce soit dans ce domaine. En revanche, les islamistes que soutiennent la NUPES, vous savez, les islamo-gauchistes, les islamistes, eux, ils sont fondamentalement opposés à l'avortement. Mais ça, personne n'en parle jamais. Alors vous voyez, s'il y a un seul danger de remettre en cause l'avortement, l'accès à l'IVG dans notre pays, eh bien ça passera par les fondamentalistes islamistes, ça ne passera pas, croyez-le bien, par le Rassemblement national. Pour préciser,
votre père, dans les années 80 et les années 90, avait des propos plus ambiguës que ceux que vous avez aujourd'hui et depuis longtemps sur l'avortement. Mais dites-moi,
les LR aussi !
Enfin, écoutez,
franchement... Ne remettez pas en cause le principe de la loi veille. des gens qui étaient opposés à l'IVG. Et puis les choses ont évolué. Aujourd'hui, il n'y a plus personne. Est-ce qu'il faut qu'on s'en plaigne ? Non ! On ne peut que s'en réjouir et se dire qu'il n'y a pas de danger aujourd'hui, sauf que certains islamistes cherchent à nous imposer la charia.
Madame Le Pen, un mot sur la pandémie Covid ?
Oui, la pandémie repart. Est-ce qu'il faut imposer des nouvelles mesures sanitaires selon vous ? Et lesquelles ? Stop ! La situation dans les urgences est déjà très compliquée. La situation dans les urgences
C'est compliqué, ce n'est pas le fait du Covid. C'est le fait de l'effondrement des services d'urgence qui est la conséquence de mauvaises décisions politiques. Sur le Covid ? Est-ce qu'il faut des nouvelles mesures ? Non ! Non ! Arrêtons avec cela. On a imposé des passes sanitaires aux Français. Ça a été une atteinte lourde à leur liberté et à leur organisation, à l'organisation de leur vie privée. Arrêtons avec ces mesures. Elles sont inefficaces. Donc on laisse courir le virus ? Mais elles sont inefficaces. Ils courent déjà. Enfin, pardon, ils ne vous demandent pas l'autorisation. Non, non, mais avez-vous d'autres propositions ?
Le pass sanitaire et notamment le pass vaccinal a permis à des gens vaccinés qui avaient le Covid d'aller contaminer d'autres personnes qui ne l'avaient pas. Voilà, ça ne fonctionne pas. Est-ce qu'on laisse courir ? On ne fait rien ? On ne laisse pas courir. On s'attache, comme nous le demandons depuis des mois, aux personnes fragiles. C'est-à-dire des gens qui ont des pathologies, des gens qui sont âgés, des gens dont le système immunitaire est affaibli. Eh bien, on s'attache particulièrement à leur offrir une surveillance, un contrôle, une vaccination plus que les autres. Ça doit rester pour les autres du domaine de la liberté.
Moi, encore une fois, je suis vacciné, donc je n'ai aucun problème avec ça. Mais arrêtons avec les passes, les couvre-feux et autres limitations des libertés individuelles des Français.
Madame Le Pen, les Russes gagnent du terrain dans le Donbass, à l'est de l'Ukraine. Les civils sont évacués vers l'ouest. Il y a eu une nouvelle frappe russe sur un bâtiment civil aujourd'hui avec 15 morts, au moins 5 blessés. Le président du Sénat, M. Larcher, était à Kiev. Il est en train de rentrer. Il a rencontré Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien lui a dit que seule la parité militaire permettrait à l'Ukraine de reprendre ce que la Russie a pris sur son territoire. Faut-il aider l'Ukraine à atteindre cette parité militaire ?
Pardon, mais le président ukrainien dit cela. Il a dit exactement l'inverse il n'y a pas plus d'un mois. Exactement l'inverse. Il a dit il n'y a pas plus d'un mois la seule solution est diplomatique. Si aujourd'hui l'Ukraine pense que la solution est militaire...
Pour reprendre ce que la Russie a pris sur son territoire.
Je crois qu'il se trompe. Car je pense que pas un seul géo... Vous pensez que par la diplomatie
Vladimir Poutine laissera le Donbass ?
Non mais pas un seul spécialiste militaire viendra vous dire que l'Ukraine peut gagner la guerre contre la Russie.
S'il négocie là maintenant s'il va à la table de négociation maintenant alors qu'il a perdu du territoire il arrive en position de faiblesse et d'extrême faiblesse.
Oui mais encore une fois on en parle comme ça de ces combats militaires il y a des civils qui meurent derrière tout ça. Donc si c'est pour arriver en réalité à une solution diplomatique auquel on aurait pu arriver aujourd'hui ou il y a deux mois ou il y a trois mois je ne suis pas sûr
Il faut acter que le Donbass est contrôlé par la Russie ?
Non, il faut acter que la solution est diplomatique. Voilà. Emmanuel Macron fait des efforts diplomatiques je pense qu'il les a ruinés d'ailleurs avec des facéties assez puériles et qui ont des conséquences et qui ont des conséquences lourdes qui consistent à aller diffuser les échanges téléphoniques qu'il a avec
Dans le cas d'un documentaire ?
Bien sûr avec M. Poutine on ne fait pas ça parce que si vous faites ça plus personne ne vous parle voilà au moins c'est clair plus personne n'accepte que vous soyez une relation diplomatique si on pense que dans deux mois ça va être diffusé comme type de télé-réalité mais il a fait des efforts c'est dommage qu'il les ait ruinés encore une fois avec cette facétie mais d'autres en font je veux dire les Allemands les Turcs les Israéliens beaucoup de gouvernements sont aujourd'hui en train de tenter de trouver une solution diplomatique et c'est évidemment elle qui mettra fin à mon avis
Deux questions rapides pour terminer Est-ce que vous regrettez le départ de Boris Johnson du pouvoir au Royaume-Uni l'homme du Brexit ?
Non pas du tout parce qu'il sera remplacé par un homme ou une femme du Brexit
Ce n'était pas un modèle pour vous ? L'homme qui avait...
Non, non, non le modèle c'est... Mais vous savez revenons-en au Brexit Moi ce que je souhaitais c'est que la volonté du peuple britannique soit respectée Ce que je n'ai pas supporté c'est que le mépris que l'on exprime souvent à l'égard du peuple français et bien c'est le même qu'on a exprimé à l'égard du peuple britannique quand il a voté A partir du moment où le peuple vote on se tait et on respecte Voilà c'est tout Il n'y a pas d'autre discussion Et il s'avère que le Brexit honnêtement a bien amélioré la situation économique du pays Vous le savez bien Et donc aujourd'hui plus personne ne réclame d'ailleurs quasiment en Grande-Bretagne de revenir à l'Union Européenne Donc M.
Johnson sera remplacé par une autre personne qui est défenseur du Brexit
Le peuple du Rassemblement National va se prononcer bientôt Votre succession va se jouer Jordan Bardella Louis Alliot son candidat Votre connaissance ?
Oui A ma connaissance Jordan Bardella c'est sûr Louis Alliot je crois devra annoncer sa décision lors du Conseil National du Rassemblement National qui se déroulera le 23 juillet qui sera le lancement des opérations d'organisation Vous allez soutenir quelqu'un madame ou pas ? Je ne soutiendrai un candidat que s'il s'affrontent deux lignes politiques qui sont différentes si les deux lignes politiques correspondent à celles que j'ai défendues et bâties et défendues à la tête du Rassemblement National pendant 10 ans non je laisserai les adhérents du Rassemblement National
Est-ce que vous souhaitez accélérer le processus pour passer la main plus rapidement ?
Je crois que ça se déroulera à l'automne de toute façon le processus le processus c'est vrai que plus il est rapide mieux c'est
Merci beaucoup merci Madame Le Pen d'avoir été invité aujourd'hui à Dombes FM Politique Merci Anne, Philippe Merci Anne, Philippe
Marine Le Pen