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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 14 octobre 2025 9 min

Geoffroy Didier est l'invité politique de la matinale.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Geofre Didier. On connaît depuis lundi la composition du gouvernement. 34 ministres, pas mal de patrons, de haut fonctionnaires.

Mais malgré les consignes de Bruno Rotaillot, le gouvernement compte six ministres républicains. C'est quand même un camouflé pour votre patron qui a fait de la non participation au gouvernement l'alpha et l'oméga de cette nouvelle séquence. Ce n'est pas ce que nous souhaitions parce que les six ministres qui sont rentrés dans ce gouvernement sont montés dans un train fantôme.

On ne sait pas exactement ce que va dire aujourd'hui Sébastien Lecornu. On ne sait pas si oui ou non il va suspendre la réforme des retraites. Avouez quand même que pour des élus les Républicains, monter dans ce train mystérieux, c'est quand même risqué de renier ses convictions.

Mais Bruno Rota a pas réussi à les convaincre. Ça veut dire que c'est un patron qui n'a pas de poigne ? Non, c'est que il y a toujours des individualités qui sont prêtes à devenir ministre.

Ça c'est vieux comme la Grèce antique. Mais l'important par rapport à ceux qui nous regardent, par rapport à ceux qui nous ont fait confiance lorsque nous avons été élus dans nos mandats respectifs, c'est d'être cohérent avec nos convictions. Et si aujourd'hui Sébastien Lecornu devait suspendre la réforme des retraites, et bien ce serait une folie économique et à mon avis une erreur politique que nous ne pouvions cautionner.

On on va on va en reparler un tout petit peu plus tard, mais un mot encore sur ces ministres he ils ont été exclus des Républicains. Est-ce que ça veut dire concrètement qu'Raschi Adati, ministre de la culture, qui est aussi candidate des Républicains à la mairie de Paris, ne sera pas votre candidate au municipal de mars prochain ? Ce sont deux choses différentes.

Là, il y a eu des sanctions disciplinaires. Moi, je vous avoue que je suis contre les exclusions par principe parce que pour moi, une formation politique doit convaincre plutôt que contraindre et exclure. Donc, je ne suis pas favorable aux exclusions et d'ailleurs je ne l'ai jamais été.

C'est ma philosophie. Ils le sont exclus. Oui.

Rach, ils ont été ils se sont en fait en retrait. Et il est vrai que lorsqu'on est devenu un ministre LR alors que la consigne était de ne pas rentrer, c'est normal qu'on soit mise en retrait des instance dirigeant par exemple auquel on appartenait. Oui. mis en retrait mais exclu.

C'est-à-dire c'est quand même écrit noir sur blanc sur le communique. Je vous dis je ne suis pas favorable aux exclusions. Donc concernant le cadre de Rachi d'Adadati, est-ce qu'elle est toujours la candidate des républicains alors qu'elle exclue ce parti ?

Écoutez, je crois qu'il est urgent d'attendre un peu que tout cela se calme un peu, que nous fassions la différence aussi entre ce qui se passe actuellement qui risque d'ailleurs peut-être de ne plus exister dès ce soir et puis les élections municipales qui seront en mars prochain. Il y a les enjeux locaux, il y a les enjeux nationaux. Tout cela est très différent et je pense qu'il faut un peu temporiser et attendre que la prise vous voulez garder Rachid comme candidat.

Non, je dis juste qu'il faut être pragmatique et que il faut attendre de voir qui est le mieux placé à Paris pour porter nos couleurs et ça ce n'est pas la question du jour. Et est-ce que le reviendrai pour vous en parler si vous souhaitez ? Avec plaisir.

Est-ce que aujourd'hui le responsable de cette nouvelle crise, c'est pas Bruno Rotaillot qui a fait quand même toute une affaire de la présence de Bruno Lom gouvernement ? Est-ce qu'il a pas fait une faute politique ? Non, ne mélangeons pas les choses.

Je crois que le responsable de tout ce qui nous arrive, malheureusement, pas de ce qui arrive aux formations politiques, de ce qui arrive aux français, c'est Emmanuel Macron. Certes avec une dissolution ratée, ça je crois que chacun en convient, mais aussi avec une politique qui n'est pas bonne depuis maintenant trop d'années, avec une insécurité galopante, 1000 agressions par jour en France, avec une immigration qui n'est pas maîtrisée, qui donc exaspère les Français et avec 1000 milliards d'euros de dettes supplémentaires. Si nous avions pas eu cette politique qui malheureusement pose un réel problème à la majorité de nos concitoyens, nous en serions peut-être pas là.

Et il est vrai, il est vrai Alex Bouaguet qu'en plus de cela Emmanuel Macron a tenté de piéger les formations politiques traditionnelles, ce que je trouve un peu malsin. Mais Geofred Didier, avouez quand même que on a du mal à suivre le fil. Bruno Retaillot était vraiment un partisan d'une participation gouvernement.

Ça a redonné de l'air au républicain lui-même, ça lui a fait prendre la lumière. Il il grimpait dans les sondages. Et Patatra aujourd'hui, il dit complètement le contraire.

C'est incompréhensible pour les Français. Mais ce qui est incompréhensible surtout, c'est la façon dont Emmanuel Macron est en train de mener la politique actuelle. C'est-à-dire que oui, par esprit de responsabilité, par souci de stabilité, nous avons toujours fait preuve de bonne volonté en acceptant de faire partie avec le gouvernement de Michel Barnier, puis même avec le gouvernement de François Berou, j'avoue que ça ne faisait pas plaisir de d'accepter de jouer le jeu dans l'intérêt des Français.

Mais il y a un moment où lorsque euh vous ne savez même pas ce que le gouvernement va dire, lorsque le gouvernement s'apprête, parce que c'est le risque réel de ce soir, de renier les convictions de la droite républicaine, il y a un moment où quand vous tirez l'élastique, il finit par craquer. Donc moi, j'estime justement sain et logique que nous sortions du gouvernement à un moment où il s'apprête à faire n'importe quoi et ce malgré notre bonne volonté que nous avons maintenu pendant de nombreux mois. gouvernement qui s'apprête à faire n'importe quoi.

Ça va se passer cet après-midi, ce sera à 15h. Sébastien Lecnu va donc prononcer sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale. Euh pour les Républicains, euh c'est toujours un soutien sans participation, même s'il annonce la suspension de la réforme des retraites.

Ne capitulons pas face à la réforme des retraites dit pourtant Valérie PCress. J'ai l'impression que ce matin vous dites pareil avec elle. Elle a totalement raison.

Elle a totalement raison. Vous savez, c'est pas par plaisir que nous sommes contre la suspension, c'est tout simplement parce que nous n'avons pas le choix. Nous tous, nous n'avons pas le choix. 17 milliards d'euros d'ici 2030, ce que coûterait la suspension de la réforme des retraites.

Finalement millions cette année qui font Oui, oui. Il y a tous ceux qui ne savent pas compter ou qui font semblant de ne pas savoir compter. Mais il y a une réalité, il y a une réalité démographique, il y a une réalité économique et donc il y a il y a une nécessité politique.

Vous savez, la réforme des retraites, c'est un peu comme la ceinture de sécurité dans une voiture. Ça fait jamais plaisir de mettre une ceinture de sécurité, mais on se protège en la mettant et on protège les autres. Et bien c'est la même chose.

Ça ne nous fait pas plaisir de travailler peut-être un peu plus longtemps encore que moi j'estime que le travail est un facteur de libération et d'émancipation et qu'on est encore en train de payer les conséquences des 35 heures qui ont fait semblant de faire croire qu'en réalité le travail était une souffrance. Mais en plus parce que nous n'avons pas d'autres choix. Mais regardez les autres pays européens ils sont tous à 67 ans.

Bah attendez quand même quand mand à 67 ans 66 ans. Pourquoi est-ce que nous on pourrait être à 62 ans ? Est-ce qu'on est plus intelligent ?

Est-ce qu'on est si meilleur que les autres pays ? que vous dites 50 députés LR cet après-midi. J'ai pas l'impression qu'ils disent pareillent que vous.

J'ai l'impression qu'ils ne voteront pas la censure et qu'ils ne font pas leur affaire de cette réforme des suspensions et qu'ils avalent la couleœuvre. Non, j'utiliserai pas ces mots et au fond je ne peux pas leur en vouloir parce qu'ils sont en première ligne, parce qu'ils savent que s'il y a une dissolution, rien n'est évident pour personne. Donc je comprends parfaitement l'hésitation qu'un député LR sortant puisse avoir et je ne suis pas là pour leur donner des consignes et encore moins les juger moralement.

Je vous dis juste au nom des Républicains que nous ne pouvons pas renier nos convictions parce que moi je veux regarder mes électeurs en face et je veux pouvoir leur dire quand vous m'avez élu notamment sur la réforme des retraites en disant que nous devions parce que nous n'avions pas d'autres choix réformer la réforme des retraites. Comment voudriez-vous que j'aille devant eux demain en leur expliquant finalement ce que vous avez pensé, ce pourquoi vous nous avez fait confiance. On s'en fiche complètement.

Vous voyez, moi je m'engage dans mon pays, pour mon pays, pour mes convictions et je veux je ne cesserai jamais de tenter de susciter l'adhésion des Français autour de quelque chose de responsable pour eux, même si ce n'est pas toujours populaire, j'en conviens. Et et vous pensez néanmoins que cet après-midi euh les 50 députés républicains euh n'iront pas jusqu'à censurer Sébastien Lecornu. Ça reste des alliés euh du gouvernement.

Non, pas des alliés parce que je je encore une fois c'est compliqué pour les députés, c'est vrai. Et puis il y a un souci de stabilité, je le sais et que l'instabilité coûte très cher. Je dis juste, moi je vous donne mon avis personnel, je pense que nous n'avons pas d'autre choix que de censurer ou en tout cas de contester fortement un gouvernement qui irait à l'inverse de nos convictions.

Mais c'est ça ce que je vous dis. Honnêtement, c'est logique. C'est d'une logique implacable.

Comment enfin moi sinon j'arrête de de m'engager en politique si c'est pour faire l'inverse de ce que je crois. Un dernier mot sur Sébastien Lecornu. Euh vous trouvez qu'il s'y prend comment ?

Parce que visiblement les Français l'apprécient. Il a fait un bon dans les sondages depuis euh euh sa démission et sa renomination. Est-ce que ça peut être Est-ce qu'on peut dire ce matin euh star is born ?

Je crois que c'est pas le sujet. Le le l'affaire est suffisamment grave. Le sort des Français est suffisamment douloureux et inquiétant pour éviter de faire de tel ou tel une star.

Et puis vous savez, je crois que malheureusement en politique, il faut être d'une très grande humilité parce que les choses bougent beaucoup, parce que la roue tourne et parce qu'il faut surtout rester concentré sur ses convictions. C'est exactement ce que j'attendrais de Sébastien Legordu. Mais il s'y prend bien en lâchant par exemple 493, en lâchant sur éventuellement la taxe, une taxe sur les plus riches.

Non, mais c'est habile. Moi nous avons une pardon une ligne rouge. Je sais bien que c'est la mode de parler des lignes rouges, mais moi ce que je veux c'est qu'on arrête d'augmenter les impôts des Français, qu'on arrête avec cette obsession fiscale, qu'on arrête avec cet inventi fiscal qui est insupportable.

Nous avons le taux de prélèvement obligatoire, le record des pays de l'OCDE et vous estimeriez qu'une star is born parce qu'on augmenterait les impôts et moi j'estimerai justement l'inverse. Et bien merci Geoffre Didier, bonne journée à vous. M.