L'invité de Bourdin Direct : Jordan Bardella - 13/09
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez R.M.C. R.M.C. Bourdin Direct. Jean-Jacques Bourdin. Jordan Bardella, bonjour. Bonjour. Vous avez 26 ans aujourd'hui. C'est mon anniversaire. C'est votre anniversaire. Très bien. Et vous êtes président du Rassemblement National depuis hier. Tout à fait. Bien. Jordan Bardella. Dans le temps de la campagne présidentielle. Alors, quel week-end politique, dites-moi. Marine Le Pen qui entre vraiment en campagne. Vous prenez la tête du Rassemblement National. Anne Hidalgo qui est candidate à la présidentielle. Édouard Philippe qui va soutenir Emmanuel Macron. Pour Marine Le Pen, c'est peut-être la dernière élection. Nous verrons. Le duel avec Macron.
Le duel avec Macron est-il toujours certain ? Jordan Bardella.
En politique, rien n'est jamais certain. Oui. Mais c'est vrai que ce duel Macron-Le Pen, il correspond à ce nouveau clivage qui structure aujourd'hui, pas seulement la France, mais les sociétés d'une manière plus générale. Les sociétés européennes. Avec, en tout cas en France, d'un côté ceux qui croient en la France et ceux qui n'y croient plus. C'est-à-dire nous qui souhaitons défendre la nation avec ses protections naturelles et ses limites que sont les frontières, le patriotisme économique, une oxygénation de la démocratie avec le référendum d'initiative citoyenne, la proportionnelle aux élections, une forme de bon sens dans la gestion des politiques publiques.
Et puis ceux qui ne croient plus en la France, ceux qui sont de nulle part, ceux qui veulent la suppression des frontières nationales, ceux qui veulent continuer d'accueillir des centaines de milliers de personnes chaque année et ceux qui veulent remettre les clés du volant, les clés de la voiture et le pouvoir à des organisations internationales comme à l'Union Européenne encore davantage.
Bien. C'est le cas d'Emmanuel Macron. Duel avec Emmanuel Macron, très bien, dans les sondages, mais, je regarde les sondages, perte de 6 à 9 points, si la candidature d'Éric Zemmour est prise en compte, 6 à 9 points, ils peuvent vous faire perdre.
On est à 7 mois de l'élection présidentielle. Oui. Regardons un peu dans le rétroviseur. J'aime pas faire de la politique dans le rétroviseur, mais regardons un peu derrière nous. Aux élections européennes, souvenez-vous, au mois de janvier, j'étais tête de liste pour le Rassemblement National, on nous a expliqué de la même manière qu'il y aurait une liste gilet jaune qui était créditée à 13%, conduite par Francis Lalanne, qui pourrait nous faire perdre les élections européennes. Ça n'a pas été le cas, nous avons gagné les élections européennes. Et puis, depuis maintenant un an, on nous a dit, bon, il y a le général de Villiers qui pourrait vous faire perdre l'élection présidentielle.
Bon, après on nous dit, c'est fini. Après on nous dit, il y a Bigard qui peut vous faire perdre l'élection présidentielle. Bon, on voit que, si vous voulez, à chaque fois, émergent, depuis maintenant quelques mois, des candidatures qui viennent soit se soustraire, soit s'ajouter au nombre de candidats déjà existants. et donner au second tour, dans toutes les études d'opinion, dans tous les sondages sans discontinu depuis 5 ans. Et qu'il a mieux placé du camp national pour battre Emmanuel Macron. Vous voulez dire par là qu'Éric Zemmour est une baudruche qui va se dégonfler ? Je ne sais pas. Mais, pour l'instant, il n'est pas candidat déclaré. Il envoie des...
Il sollicite des formulaires de parrainage auprès des maires, mais pour l'instant, il n'est pas candidat déclaré. Mais, ce ne sont pas des adversaires. Pour moi, que ce soit Éric Zemmour, qu'on soit bien clair, ou Nicolas Dupont-Aignan, ce ne sont pas des adversaires. Moi, je n'ai pas d'adversaires du côté de ceux qui défendent la force.
Il sollicite des demandes de parrainage. Est-ce que son temps de parole doit être donc décompté par le CSA ?
Oui. De la même manière qu'il l'est aujourd'hui pour Marine Le Pen, pour Nicolas Dupont-Aignan, pour Valérie Pécresse, ou pour les autres candidats à l'élection présidentielle. À partir du moment où on sollicite des parrainages pour se présenter à l'élection présidentielle, alors on est dans une démarche politique. Mais je pense qu'Éric Zemmour clarifiera cela. Vous dites
que Marine Le Pen n'est pas guidée par une quelconque nostalgie. Ça veut dire quoi ? D'autres sont guidés, comme Zemmour, par une nostalgie ?
C'est-à-dire que Marine Le Pen essaie de rendre politiquement applicable, juridiquement applicable, le projet national. Éric Zemmour, il fait un constat qu'on peut partager. il porte une analyse sur la situation de notre pays que beaucoup peuvent partager. Mais comme il y a des constats communs... La France est en danger, la République est menacée,
nous pourrions vivre dans une République islamiste. Vous y croyez ? Franchement, soyons franchement.
La différence entre Éric Zemmour et nous, c'est qu'Éric Zemmour est un fataliste. Moi, je ne pense pas que la guerre civile soit l'issue des 10, 20 ou 30 prochaines années. Je pense que le rôle du politique est d'empêcher justement cette guerre civile et cette implosion. Maintenant, sur le fait que la République soit en danger, que la France soit en danger, qu'il y ait de plus en plus de territoires aujourd'hui qui ressemblent à des républiques islamiques, dont actes. Je veux dire, c'est la vérité.
Et je vous informe d'ailleurs, puisque j'ai reçu la lettre hier soir, en rentrant du meeting, de notre meeting à Fréjus, que je suis convoqué devant la justice pour être mis en examen pour avoir indiqué que la ville de Trappes ressemblait aujourd'hui de plus en plus à une république islamique. Vous voyez où est-ce qu'on en est aujourd'hui dans notre pays ? C'est-à-dire que ceux qui dénoncent le maire de Trappes, qui a porté plainte pour diffamation. Et la justice a décidé donc de me poursuivre et de me convoquer en vue d'une mise en examen.
Est-ce que vous vous rendez compte, en 2021, après tout ce qu'on a vécu dans notre pays, que ceux qui pointent le recul de nos libertés, le recul de la République dans un certain nombre de territoires, la prise de pouvoir des fondamentalistes islamistes sont poursuivis et traînés devant les tribunaux. Il y a le djihadisme par les armes, mais il y a aussi ce djihadisme judiciaire. Et quand je vois effectivement tous ceux qui sont menacés... Djihadisme judiciaire ? Oui, bien sûr. C'est le combat de l'islamisme par la loi. Les magistrats ? Les magistrats sont des djihadistes. Non, mais attendez. Non, qu'on soit très clair, je parle... Djihadisme judiciaire, moi j'aimerais...
Lorsque le maire de Trappes... Oui. Lorsque le maire de Trappes... Ah oui. Me poursuit le djihadisme. Non, je n'ai pas dit ça. Mais lorsqu'il me poursuit, parce que j'ai dénoncé le fait que sa ville soit totalement sous l'emprise des islamistes, qu'il n'y ait plus un seul, il y en a deux ou trois sur la dix ou quinzaine qu'il y a de coiffeurs mixtes à Trappes. Le fait qu'il n'y ait plus de boucheries qui ne soient pas halal. Le fait que des associations aujourd'hui islamistes aient pris le pouvoir dans un certain nombre de quartiers. Ce sont ceux qui dénoncent aujourd'hui cela qui sont poursuivis devant les tribunaux. C'est une honte et ce procès sera effectivement un procès politique.
Je suis un élu de la Seine-Saint-Denis. Je me suis battu pour défendre un certain nombre de valeurs dans mon territoire. J'ai été poursuivi par des maires, notamment par le maire Les Républicains d'Aulnay-Soubois qui accordent des salles à des associations islamistes. J'ai dénoncé cela et j'ai été poursuivi. J'ai gagné tous mes procès et je continuerai de le faire et nous continuerons d'être des lanceurs d'alerte face à une idéologie qui nous a déclaré la guerre.
Bien. Revenons sur le discours de Marine Le Pen. Hier, je n'ai rien entendu sur la réforme des retraites. Toujours à 60 ans ? Franchement. Toujours. Robert Ménard était avec moi il y a quelques jours. Vous en avez entendu parler. Oui, évidemment. Il a dit mais c'est une bêtise. Une immense bêtise. Vous savez qu'il y a
une majorité de Français. Je crois qu'un sondage qui était paru dans Marianne au moment du débat sur la réforme des retraites qui souhaite cette retraite à 60 ans que nous défendons. Je veux dire, on n'est pas des idéologues. On dit que nous souhaitons une retraite à 40 annuités. Je veux dire, c'est les annuités qui comptent. Voilà. Avec un départ à 60 ans. Et que nous sommes effectivement attachés à préserver un certain nombre de régimes spécifiques. Je l'ai déjà dit sur votre antenne, nous en avons déjà parlé ensemble. Mais est-ce qu'on imagine un marin pêcheur ou un militaire travailler jusqu'à 65 ans ? La réponse est non.
Et d'ailleurs, si Emmanuel Macron a indiqué que cette réforme n'était pas tenable en l'état, je parle de la réforme des retraites pour laquelle beaucoup de citoyens sont descendus dans les rues pour défendre leurs acquis sociaux et ce droit qui ne doit pas être retiré. C'est bien parce qu'elle n'était pas si formidable la réforme des retraites de M. Macron. Dites-moi,
on doit travailler moins ou pas dans ce pays ? Est-ce qu'on doit travailler moins ? Non, la question n'est pas est-ce qu'on doit travailler moins ? Je vous pose la question. Nous pourrions avoir... Est-ce que nous allons être obligés de travailler plus dans les années qui viennent ? Je vous repose la question différemment.
L'espérance de vie en bonne santé, en tout cas, elle stagne dans notre pays et elle stagne notamment pour les femmes. Donc, moi, ce que je viens de dire et ce que Marine Le Pen dira, elle présentera le chiffrage de son projet, mais ce qu'elle veut dire au peuple français, c'est qu'on ne peut pas demander aux Français de travailler plus. On ne peut pas demander toujours des efforts au même tant qu'on n'a pas fait même pour gagner plus. Tant qu'on n'a pas fait même pour gagner plus. Tant que nous étions favorables aux heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées.
Mais on ne peut pas demander des efforts toujours au même tant qu'on n'a pas fait les économies nécessaires dans le budget de l'État. Un magistrat, Charles Prats, a rédigé un livre qui s'appelle Le cartel des fraudes dans lequel il nous explique que la fraude sociale, c'est 45 milliards d'euros dans notre pays. Il y a une mesure à mettre en place pour limiter la fraude sociale. C'est de mettre en place sur le modèle des nouveaux passeports la carte vitale biométrique. Ce sont des économies sur l'immigration. Attention aux libertés individuelles.
Ce sont les cartes biométriques. Oui, le passeport biométrique. Parce que j'ai entendu Marine Le Pen nous parler de liberté. Oui, d'accord. Enfin, ça permet...
J'y reviendrai, d'ailleurs.
Oui, ça permet de limiter
le nombre démentiel de fausses cartes vitales. Je crois qu'ils sont près de 5 millions qui sont en circulation dans notre pays. Encore une fois, d'après Charles Prats. Donc, il y a des dizaines d'économies à faire dans le budget. Des économies sur l'immigration, M. Bourdin. Parce que vous voyez, pendant qu'un Français sur trois a de plus en plus de mal à se soigner et il renonce par manque de moyens, un clandestin qui arrive dans notre pays aujourd'hui bénéficie des soins gratuits. On ne peut plus continuer comme cela. C'est une injustice que nous supprimerons si nous arrivons à la tête de l'État en avril.
Bien, dans son discours hier, encore une fois, j'ai écouté, Marine Le Pen a précisé que la France, si elle était élue présidente, quitterait le commandement intégré de l'OTAN. Et elle précise plus aucun Français n'ira mourir dans des guerres qui ne sont pas les nôtres. Parce qu'aujourd'hui, des soldats français sont envoyés sur décision de l'OTAN ? Combattre sur des terrains qui ne sont pas les nôtres ? Nous avons commis par le passé... Je vous pose la question.
Nous avons commis par le passé des erreurs diplomatiques gravissimes.
Est-ce qu'aujourd'hui, j'écoute ce qu'a dit Marine Le Pen, est-ce qu'aujourd'hui des soldats français sont envoyés sont envoyés combattre par l'OTAN ? Je vous pose la question.
Non pas par l'OTAN, mais lorsque M. Sarkozy a fait bombarder la Libye, lorsque M. Hollande a souhaité faire bombarder la Syrie. Effectivement, ce sont des guerres qui ne sont pas les nôtres. Encore une fois, je ne mets pas sur le même plan l'opération au Mali. Parce que lorsque nous luttons contre le fondamentalisme islamiste...
Quel est le rapport avec l'OTAN ?
L'OTAN... Quel rapport ?
Parce que expliquez-moi, je ne comprends pas.
Je vais vous expliquer, M. Bondin. L'OTAN est une organisation dépassée. L'OTAN a été créée dans le cadre de la guerre froide. Il n'y a pas de menace aujourd'hui d'un bloc soviétique majeur à l'Est. Bon, ça, c'est le premier des points. Le deuxième des points, c'est que l'OTAN n'a plus aucun intérêt aujourd'hui dans sa forme actuelle. Donc, soit l'OTAN... Quittons l'OTAN ! Soit l'OTAN. Nous, nous souhaitons faire de l'OTAN une grande organisation internationale, la transformer en une grande organisation internationale pour lutter contre le fondamentalisme islamique et le terrorisme dans le monde. Mais l'OTAN, dans sa forme actuelle, n'a plus aucune efficacité.
Or, en temps de crise, tout ce qui n'est pas utile est inutile et inefficace. Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui,
aucun soldat français, vous le savez bien, Jordan Bardella, ne va se battre sur un terrain extérieur à la demande de l'OTAN. Aucun !
Nous sommes dans une forme de suivisme parce que l'OTAN est sous pavillon américain. Et lorsque M. Sarkozy envoie l'armée, en tout cas l'armée de l'air, combattre en Libye aux côtés des Américains pour déstabiliser un régime et installer au pouvoir les fondamentalistes islamistes, oui, cette guerre n'est pas la nôtre. Donc, si des guerres ne sont pas les nôtres, nous n'engagerons pas l'armée française. Mais c'est bête, c'est M. Sarkozy qui a décidé, c'est pas l'OTAN. Pour être extrêmement clair, je ne mets pas sur le même plan l'opération au Mali.
Nous sommes intervenus au Mali à la demande du gouvernement malien pour lutter contre le fondamentalisme islamiste, une guerre que nous menons sur notre sol, mais aussi à l'étranger. Bien, et je rappelle que la dissuasion nucléaire
est totalement indépendante. Bien, Jordan Bardella, recul des libertés, bon, c'est le slogan, liberté, c'est le slogan, au pluriel, oui, bien sûr, c'est le slogan de Marine Le Pen. Est-ce seulement un slogan ? Je ne sais pas, moi, tiens. Projet de loi permettant à la police de surveiller des trafiquants de drogue, de surveiller des manifestations en captant et en enregistrant des images. C'est une atteinte aux libertés ou pas ?
Non, mais c'est l'éternel dilemme entre la liberté et la sécurité. Lorsque Emmanuel Macron, depuis cinq ans dans notre pays, enlève des libertés, il ne rajoute pas de la sécurité. Lorsqu'on restreint la liberté des Français d'aller et venir...
Mais est-ce qu'en envoyant des drones, est-ce que c'est une atteinte aux libertés ou c'est une mesure intelligente de sécurité ?
Oui, moi, ça me choque. Lorsque j'ai vu pendant le confinement des drones, par exemple, à Nice, dans la ville de Nice, se balader en indiquant qu'il fallait respecter le couvre-feu, un peu comme si on était en Corée du Nord, oui, ça me choque. Et quand on envoie des drones pour surveiller un trafic de drogue, ça vous choque un peu moins ? Mais ce qui me choque... Ça vous choque un peu moins. Vous votez le texte ou pas ? Ce qui me choque... Je ne suis pas parlementaire à l'Assemblée nationale, nous verrons. Vous êtes président d'un parti ! Je peux vous répondre, M. Bondar ? Laissez-moi juste terminer. Vous m'avez interrogé sur le mot « liberté ». Oui.
Liberté, c'est la profession de foi de Marine Le Pen dans le cadre de l'élection présidentielle. Parce qu'aucun autre gouvernement que celui d'Emmanuel Macron n'aura à tenter aux libertés individuelles. En matière de sécurité, rien n'a été fait pour enrayer la montée de la délinquance et de la criminalité dans notre pays. Vous pouvez donner tous les moyens du monde. Vous pouvez donner tous les moyens policiers aux forces de l'ordre. Des moyens humains, matériels, sécuritaires, financiers. Si on ne change pas la politique pénale dans notre pays, on n'arrivera pas à enrayer la montée de la délinquance. Oui, lorsqu'on enlève une liberté, par exemple, sur le pass sanitaire.
Liberté d'aller et venir dans notre pays. On ne rajoute pas une sécurité. Lorsqu'on sait aujourd'hui, par exemple, que le vaccin qui protège des formes graves, et c'est tant mieux, n'empêche pas la réception ou la transmission du virus. À quoi sert le pass sanitaire ? Ça veut donc dire, et j'ai entendu des épidémiologistes le dire, ça veut donc dire que ce sont dans les lieux qui sont fermés, dans les lieux clos, qui sont pourtant encadrés par le pass sanitaire, ce sont les PCR négatifs qui contaminent les gens qui ne sont pas contaminés. Donc, à quoi nous sert ce pass sanitaire ? Donc, on voit bien que le gouvernement a attenté de manière gravissime aux libertés individuelles.
C'est vrai aussi, je vous le rappelle, avec la loi Avia, le loi qui visait à placer sous tutelle la liberté d'expression et les libertés numériques sous contrôle des GAFA, ont été censurées par le Conseil constitutionnel. Et c'est vrai avec la violence avec laquelle Emmanuel Macron... C'est une mobilisation de drones
censurée par le Conseil constitutionnel pour surveiller notamment des trafiquants et des trafics. Donc, est-ce que vos députés voteront ou pas ? Mais, encore une fois,
je vous pose la question... Non, mais il y a forcément des choses... Vous êtes président du parti, maintenant. Il y a des choses dans ce projet de loi qui vont dans le bon sens, d'accord ? Bon, on n'est pas obligé de voter l'intégralité du texte. Maintenant, ce que je souhaite vous dire, c'est que ce gouvernement a attenté de manière gravissime aux libertés individuelles et, effectivement, que si nous arrivons aux responsabilités, rétablir les libertés comme rétablir la sécurité seront les deux premiers engagements de Marine Le Pen.
Alors, à propos de la vaccination, vaccination obligatoire des personnels soignants, les hôpitaux, les EHPAD, oui ou non ? Non. Non. Le gouvernement préfère...
Même si 85 ou 90%... Je vais y venir. ...préfère la contrainte que de convaincre. Bon, on arrive quasiment à la totalité des soignants qui sont vaccinés. Idem, d'ailleurs, pour les enseignants. Pourquoi ? Parce qu'il y avait cette menace et parce qu'il y avait le pass sanitaire. Oui, mais c'est le gouvernement qui est responsable de la défiance. C'est le gouvernement qui a menti depuis le début de cette gestion épidémique. C'est Mme Buzyn, qui, lorsqu'elle était ministre de la Santé, est parti pour quelques semaines plus tard à vos confrères du monde déclarer « Je savais que le tsunami allait venir.
» Je savais que nous ne pourrions pas tenir le premier tour des élections municipales et que la communication que nous avions mise en œuvre était une mascarade. Donc, on ne peut pas reprocher aux Français d'être sceptiques sur les consignes, les recommandations qui sont formulées par le gouvernement quand le gouvernement lui-même a menti depuis le début de cette crise. Et je vous passe les mensonges sur les masques, les mensonges sur la maîtrise de nos frontières qui, au passage, lorsqu'on demande à des Français qui vont prendre un café en terrasse de faire vérifier leur pass sanitaire, on peut toujours arriver dans notre pays sans être contrôlé. Ça dure une seconde.
Ça vous gêne, ça, d'ailleurs ? Est-ce que ça vous gêne quand, sur une terrasse, on vient vous demander votre pass sanitaire ? Franchement, sincèrement, honnêtement.
La question n'est pas « Est-ce que ça me gêne ou pas ? » La question, c'est « Est-ce que… » D'ailleurs, à Fréjus, il y avait pass sanitaire ou pas ? Non, il n'y avait pas de pass sanitaire puisque le Conseil, en sa jurisprudence, a précisé que pour les événements politiques, évidemment que la session de formation n'est pas un meeting politique à proprement parler. Il n'y avait pas de pass sanitaire. Comme les activités culturelles sont, je dirais, exonérées de pass sanitaire. Il n'y avait pas de pass sanitaire pour les… Il n'y avait pas de pass sanitaire pour la partie session de formation mais pas pour le meeting qui était par ailleurs en extérieur.
J'ai une autre question. Agnès Buzyn est mise en examen mais quand, par exemple, le professeur Raoult parle de grippette à la même époque, au même moment, est-ce qu'il devrait être mis en examen ?
Est-ce qu'il devrait être mis en examen ? C'est un médecin parmi d'autres qui a eu au moins le mérite, vous pouvez lui admettre cela, d'avoir essayé de trouver un traitement. Est-ce que la chloroquine fonctionne ou pas ? Je ne suis pas médecin. Non, moi, je ne suis vacciné. Mais on a essayé, si vous voulez, de traiter le professeur Raoult. On l'a fait, d'ailleurs, on n'a pas essayé, le gouvernement l'a fait, un peu avec mépris. Enfin, le professeur Raoult, il a été membre du conseil scientifique. Il a été récipientaire du Grand Prix de l'Inserm. Il a reçu des dizaines de distinctions à la fois institutionnelles, scientifiques. Donc, ce n'est pas pareil.
Maintenant, tous les médecins ont un peu dit tout est leur contraire. Et c'est vrai, on participait un peu, il faut quand même l'admettre, d'un message qui a été assez flou, bien sûr.
Et à partir du 15 octobre, les tests ne seront plus remboursés par la Sécurité sociale, sauf, évidemment, ordonnance. Bonne idée ? Bonne mesure ou pas ? Logique ou pas ? Non. Non plus.
Rien n'est logique. Non, mais rien n'est logique. Rien n'est logique. Quand on voit, M. Bourdin, qu'il y a 15% des publics à risque qui ne sont pas encore vaccinés, ce qui n'est pas le cas dans des pays comme l'Espagne. On a une démarche extrêmement pédagogue à l'égard de ces publics. Ce sont l'un des pays les plus vaccinés d'Europe. Ça pose un problème. Mais pourquoi ? Très bien. Mais quand je vois que 15%, c'est un chiffre qui a été donné ce matin dans le Figaro, des plus de 75% ne sont pas vaccinés, oui, ça pose un problème. Donc, il faut aller les chercher, il faut aller les convaincre. Bon, aujourd'hui, on nous parle d'une troisième dose.
Peut-être que dans trois mois, on nous parlera d'une quatrième dose. Donc, on voit bien qu'on a cherché, si vous voulez, depuis le début de cette épidémie. En fait, on n'a cherché à rien. Voilà, on a navigué à vue depuis le début de cette épidémie, pendant qu'encore une fois, des mesures de bon sens ne sont pas prises. Alors, pourquoi ? Donc, aller chercher les personnes à risque, aller faire de la pédagogie,
multiplier les purificateurs d'air.
Mais parce que depuis le début de cette épidémie, on nous a expliqué qu'il fallait se faire tester. Voilà, c'était la fameuse théorie tester, isoler, tracer. Bon, donc oui, il faut pouvoir permettre le test de ceux qui le souhaitent. Maintenant, effectivement, que lorsque vous arrivez en France de l'étranger, là, effectivement, le test doit être payant, évidemment. Il doit être payant. Et pour les Français, payant ? Mais non, mais multiplions la possibilité de se faire tester. Voilà, multiplions le recours aux autotests. Mais encore une fois, il y a des mesures préventives, alors que nous avons 70% de vaccinés, qui ne sont pas faites.
Regardez la Grande-Bretagne qui a renoncé à instaurer le pass sanitaire. Le Danemark, qui considère qu'avec 70% de vaccinés, eh bien, le pass sanitaire n'a plus aucun intérêt. La population est pratiquement entièrement vaccinée. Mais un peu comme la France, on a le même niveau de vaccination. Pourquoi est-ce qu'on ne multiplie pas les purificateurs d'air dans les classes ? L'Allemagne a mis 200 millions d'euros sur la table. Pourquoi est-ce qu'on laisse les collectivités démunies ?
Donc, encore une fois, je ne comprends pas qu'il y ait des mesures de bon sens qui ne soient pas prises, et qu'encore une fois, un pass sanitaire, qui est effectivement un recul des libertés, et qui n'a pas d'efficacité à partir du moment où le vaccin n'empêche pas la transmission et ne protège que les formes de grâces, des restaurateurs en mois d'août. Une enquête du syndicat des indépendants nous indiquait que les restaurateurs avaient vu une baisse de leur fréquentation de 30%. Eh bien, moi, je pense à nos restaurateurs qui ont subi différents mois de fermeture, diverses mois de fermeture depuis un an et demi. Merci à vous, Jordan Bardella. Merci. Il est 8h54. Vous êtes sur RMC et BFM TV.
Jordan Bardella