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interviewRMC — Face à Face· 9 février 2023 20 min

Face à Face : Éric Zemmour - 09/02

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, face à face, à Pauline de Malherbe. Il est 8h33, bonjour Eric Zemmour. Merci d'être mon invité ce matin dans ce studio. Vous êtes l'ancien candidat à la présidence de la République. Vous êtes aujourd'hui à la tête de votre parti Reconquête. On va parler des retraites, mais on va aussi parler évidemment et suivre en direct ce qui se passe dans les rues et à l'arrivée de Villacoubré, puisque vous voyez ces images en direct. Du président ukrainien Volodymyr Zelensky, accompagné d'Emmanuel Macron, puisqu'ils vont ensemble quitter l'aéroport de Villacoubré en direction de Bruxelles pour rejoindre le sommet européen. Vous voyez ces images du cortège en direction de l'aéroport.

Au fond, Eric Zemmour, d'ailleurs, je me suis dit en préparant cette interview et en voyant l'arrivée de Volodymyr Zelensky hier, cette arrivée surprise à Paris, c'était presque une métaphore pour vous de vous retrouver à devoir commenter Volodymyr Zelensky ce matin. La date n'avait pas été choisie en fonction de ça, évidemment, puisque tout ça a été improvisé de la part de Volodymyr Zelensky, parce que c'est exactement ce que vous estimez avoir été l'une des raisons de votre échec.

1:14
Éric Zemmour

D'abord, bonjour. En plus, j'ai appris que c'était votre fête aujourd'hui. Tout à fait, c'est la Sainte-Apolline. Voilà, bonne fête, chère Apolline. Et pour Zelensky, je ne vais pas recommander ma présidentielle. Je vais le faire d'ailleurs dans un livre qui sort bientôt. Donc, vous voyez, vous n'avez qu'un petit mois à attendre. Je sors le 16 mars. Et donc, vous verrez que j'analyse tout cela. Je pense effectivement que la guerre en Ukraine a percuté la campagne et qu'elle a détourné la campagne présidentielle de ce qui était pour moi le sens essentiel de cet enjeu, qui était le grand remplacement de la France. Donc voilà. Mais maintenant, je vous dis, on en reparlera plus tard.

2:01
Présentateur

Sur ce qui se passe en ce moment même et sur la relation entre Volodymyr Zelensky, la France, et ce qu'il demande à la France. D'abord, un mot de ce qui s'est passé hier soir. Vous l'avez peut-être vu, ces images. Emmanuel Macron qui a élevé Volodymyr Zelensky et la dignité de grand croix de la Légion d'honneur. C'est la plus haute distinction que puisse accorder le président français. Est-ce que vous estimez que c'était justifié ? Est-ce que vous l'auriez fait, vous ?

2:24
Éric Zemmour

Je me crois me souvenir d'ailleurs. Mais il faudrait vérifier que Jacques Chirac avait fait la même chose avec Vladimir Poutine. Donc, vous voyez, le temps passe. Et est-ce que je l'aurais fait ? Je ne sais pas. Ce que je peux dire, je n'y ai pas réfléchi. Ce que je peux vous dire, c'est que j'ai l'impression aujourd'hui que la France et l'Allemagne d'ailleurs n'ont plus leur politique étrangère autonome. C'est-à-dire que j'ai le sens...

2:49
Présentateur

Ils sont ensemble là. D'ailleurs, le chancelier allemand était présent hier soir.

2:52
Éric Zemmour

C'est pour ça que je les mets ensemble. Parce que les deux, la France et l'Allemagne, aujourd'hui, j'ai vraiment le sentiment que leur politique étrangère, en tout cas par rapport à ce conflit, à la Russie, est dirigée par l'Ukraine, par la Pologne et par les États-Unis. On voit bien depuis des mois qu'Emmanuel Macron, et d'ailleurs, c'est pour ça que je vous l'ai dit, et le chancelier Scholz, sont réticents, et à mon avis, à raison, sont réticents à mettre de plus en plus leurs mains dans l'engrenage de cette guerre.

3:29
Présentateur

Vous voulez dire qu'Emmanuel Macron a raison pour l'instant de temporiser sur les chars lourds ?

3:33
Éric Zemmour

Je pense qu'il a raison de temporiser sur les chars lourds, mais qu'il va finir par les livrer parce qu'il n'est plus autonome. On le voit. À chaque fois, il dit quelque chose. Moi, par exemple, je suis d'accord quand il dit qu'il ne faut pas livrer cela, qu'il ne faut pas livrer les avions. Il a tout à fait raison. Nous devenons de plus en plus co-belligérants, et c'est grave. Mais en même temps, finalement, il le fait. Donc, il y a un Emmanuel Macron qui analyse bien la situation, en tout cas, à mon sens, et qui ensuite se laisse orienter, influencer et finalement diriger par, je vous dis, l'Ukraine, la Pologne.

J'ai l'impression que c'est la Pologne aujourd'hui qui dirige l'Union Européenne.

4:15
Présentateur

C'est la Pologne qui dirige... C'est-à-dire, quand vous dites qu'ils ne sont plus autonomes, ça veut dire qu'ils seraient dépendants de qui ?

4:22
Éric Zemmour

De plusieurs pays. Par exemple, d'abord des États-Unis. Cette guerre, c'est le grand paradoxe de Vladimir Poutine qui voulait, qui rêvait et qui contestait la puissance de l'OTAN que d'avoir ressuscité l'OTAN. Vous avez bien vu qu'aujourd'hui, c'est l'OTAN qui est de nouveau à la manœuvre et c'est l'OTAN, donc les États-Unis, parce que l'OTAN, ce sont les États-Unis, qui dirigent tout dans ce conflit. Et puis, on voit bien que c'est la position polonaise, c'est-à-dire de conflit jusque-boutiste avec la Russie, qui est de plus en plus la ligne de tous les pays européens et occidentaux. Même les États-Unis sont rétifs. Vous avez vu ?

Bon, d'ailleurs, on pourrait rentrer dans la technique, mais on n'aura pas le temps. Il y aura aussi ensuite la question des chars,

5:12
Présentateur

la question des avions, les Anglais hier qui ont dit pourquoi pas à la demande d'avions de chasse qu'a formulé Volodymyr Zaninsky.

5:21
Éric Zemmour

Jusqu'où va-t-on aller ? Jusqu'où va-t-on aller ? Je veux dire, il faut quand même voir que ça devient déraisonnable.

5:29
Présentateur

Pour vous, c'est déraisonnable ? À votre même place, un ancien président de la République, François Hollande, était mon invité lundi, et lui, il dit il faut le faire, il faut les soutenir. Il dit même qu'il faudrait envisager peut-être, pour reconstruire l'armée française, un prélèvement, voire même un impôt de guerre.

5:49
Éric Zemmour

D'abord, effectivement, François Hollande n'a absolument pas réarmé pendant son quinquennat, et c'est à cause de lui, mais pas seulement, ça remonte à 20 ans, que l'armée française est aussi échantillonnaire. On a un peu de tout. Et donc, quand on dit qu'on va donner des chars, qu'on va donner des avions, qu'on a donné, vous avez vu, les canons César, on prend sur notre stock qui est déjà très réduit. Donc, on met en danger l'armée française. Et deuxièmement, je vous le répète, nous ne sommes pas en guerre avec la Russie. Je suis désolé, on soutient l'Ukraine parce que sa souveraineté a été violée, mais on n'est pas en guerre avec la Russie.

Et donc, là, on devient de plus en plus co-belligérant. Et François Hollande, ça ne m'étonne pas, parce que François Hollande, en vérité, fut le seul président, depuis même le général de Gaulle, à même François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy. Ce fut le seul président à avoir une politique différente de celle des autres qui n'était pas dans la ligne gaullienne.

7:02
Présentateur

Pendant que vous vous exprimez, Éric Zéhou, on voit ces images avec le président Volodymyr Zelensky qui vient d'arriver à Villa Coubret, d'où il devrait partir en direction de Bruxelles. Éric Zéhou, je dirais qu'on parle aussi des retraites. D'ailleurs, vous avez 64 ans ?

7:21
Éric Zemmour

Et oui.

7:22
Présentateur

Et la retraite, vous étiez pour 65 ans, vous ?

7:24
Éric Zemmour

Non, dans la campagne, j'ai dit 64 ans, justement. Et tout le monde, Mme Pécresse et M. Macron, après avoir dit un système abracadabrantesque sur le système Macron. a été venu à 65 ans. Finalement, ils sont tous venus à ce que j'avais dit, c'est-à-dire 64 ans, ce qui me paraissait à l'époque le plus raisonnable. Moi, j'ai 64 ans, mais vous savez, moi, j'ai eu un métier, j'ai commencé très tard à 24 ans, parce que j'ai fait des études longues et ensuite, j'avais un métier de bureau très confortable. Donc, il n'est pas anormal que je parte, je crois que c'est 67 ans à mon âge normal, où j'aurai tous mes droits. Mais ça ne me choque pas.

J'ai toujours dit, pendant la campagne aussi, qu'il y avait une différence entre nos emplois qui ne sont pas fatigants, on peut travailler bien plus longtemps, et ceux qui ont commencé plus jeunes d'abord et qui ont des métiers beaucoup plus durs, beaucoup plus rudes, les couvreurs, voire des infirmières. Vous voyez, ce n'est pas les mêmes métiers. Physiquement, ce n'est pas les mêmes métiers, on n'arrive pas dans le même état au même âge.

8:22
Présentateur

Mais est-ce qu'aujourd'hui, cette réforme, telle qu'elle est présentée par le gouvernement, vous la voteriez ?

8:28
Éric Zemmour

Si vous voulez, deux choses. Je la voterai parce que, d'abord, c'est ma réforme. C'est-à-dire que moi, j'avais dit 64 ans et j'avais dit un index pour les seniors, vous savez, pour qu'on ne puisse plus virer les gens entre 55 et 64 ans. Parce que si c'est pour retarder l'âge de la retraite pour qu'en fait, ils soient au chômage, je ne vois pas trop l'intérêt.

8:51
Présentateur

Mais l'index, ce n'est pas qu'on ne puisse plus virer les gens. C'est juste qu'on montre du doigt ceux qui les virent.

8:56
Éric Zemmour

Est-ce que c'est suffisant ? Non, non, tout à fait. Vous avez raison de préciser parce que moi, j'étais plus contraignant et je donnais des amendes aux entreprises qui ne respectaient pas cet index. Mais vous avez remarqué, le gouvernement y vient au fur et à mesure de la négociation. Maintenant, j'insérais cette mesure. Vous comprenez, c'est une mesure d'urgence. C'est parce que, d'abord, nous croulons sous les dettes, nous croulons sous les déficits. Donc, mon équipe avait évalué la recette, si j'ose dire, de ce retard de deux ans à entre 18 et 20 milliards. Le gouvernement disait 18 milliards. Bon, très bien.

Mais aussi, parce que le système de répartition ne peut plus tenir puisque nous faisons beaucoup moins d'enfants qu'avant. Et vous savez que le système de répartition, aujourd'hui, il est à 1,7 actif pour un retraité, alors que dans les années 60, il était à 4 actifs pour un retraité. Vous voyez bien que ce n'est pas possible. Donc, cette mesure-là, elle est indispensable. D'ailleurs, tous nos voisins y viennent. Nos voisins qui sont entre 65 et 67 ans. Et j'entends, parfois même à votre micro, qu'on peut dire, nous, on ne fait pas comme eux. Ben non. Parce qu'on commerce avec eux. On échange avec eux. On est concurrents sur les mêmes marchés.

Donc, déjà que la France est le pays développé qui travaille collectivement, je dis bien collectivement, parce qu'il y a des gens qui travaillent beaucoup, collectivement le moins, nous devons absolument travailler plus longtemps. Maintenant,

10:26
Présentateur

Donc, vous êtes sur la même ligne que le gouvernement. Vous auriez voté. Non, non, tout à fait.

10:29
Éric Zemmour

Je vous dis, mais, mais, il y a un mais. Moi, je l'aurais mise, cette réforme, parce que je vous dis, c'est conjoncturel, dans une réforme beaucoup plus structurelle qui a plusieurs tenants. Je le fais vite, ne vous inquiétez pas. Non, non, allez-y, allez-y. Premièrement, je pense qu'on ne peut rien faire sans une politique de la natalité dynamique, parce que, ce que je viens de vous dire...

10:48
Présentateur

Ça veut dire quoi, la natalité dynamique ? Ça veut dire inciter... Vous donnez quoi ? Des sous en fonction

10:52
Éric Zemmour

du nombre d'enfants ? D'abord, vous avez parlé de François Hollande tout à l'heure. Il a saccagé la politique familiale, il en a fait une politique de redistribution. Il faut revenir...

11:02
Présentateur

Il est passé d'allocations universelles, c'est-à-dire, pour tout enfant, quel que soit le niveau de revenu de la famille, il y avait des allocations, c'était l'esprit de la politique familiale avant, à une politique familiale en fonction des revenus.

11:13
Éric Zemmour

Vous avez tout compris. Et là, moi, je remettrais la politique nataliste universelle. Et deuxièmement, j'avais proposé pendant la campagne, et je le maintiens, une politique spécifique pour les zones rurales. Vous avez dit qu'il y a beaucoup moins d'enfants dans les zones rurales que dans les banlieues, où il y a une démographie exubérante. Exubérante ? Il faudrait savoir. Vous dites qu'il faudrait avoir des enfants,

11:30
Présentateur

et puis quand on en a, vous dites que c'est exubérant, ce qui est quand même à ses limites.

11:34
Éric Zemmour

Et pourquoi exubérant ? Ça veut dire beaucoup d'enfants ? Il y a une politique, il y a une... Ils sont à trois... Il y a les femmes...

11:38
Présentateur

Il y a les bons enfants puis les mauvaises enfants.

11:39
Éric Zemmour

Non, il n'y a pas les... Un petit peu quand même. Mais non, mais non. Il y a des zones où il y a beaucoup d'enfants, et il y a des zones où il y a peu d'enfants. Moi, je favorise les zones où il y a peu d'enfants. En l'occurrence, les zones rurales. Et donc, je donne 10 000 euros, je donne. C'était dans mon programme, en tout cas. 10 000 euros à toute enfant naissance française dans les zones rurales. Deuxièmement, à part cette politique de natalité qui est une politique au long cours, ça ne résout rien demain. Il faut 20 ans, vous avez bien compris. Il faut aussi une politique de réindustrialisation. Si vous voulez, de relocalisation, de réindustrialisation.

Là aussi, le gouvernement a enfin compris au bout de 5 ans de mandat d'Emmanuel Macron qu'il était temps de réindustrialiser. Le Covid l'a un peu réveillé. Tant mieux. Mais il faut aller beaucoup plus loin. Il faut aller beaucoup plus vite, beaucoup plus fort. Il faut une politique de baisse d'impôts massive car nous sommes le pays qui impose le plus. Nous sommes les champions du monde des taxes et des impôts et aussi une politique qui, si vous voulez, contrôle un peu plus les investissements étrangers. Ce que ne fait pas Emmanuel Macron et je le regrette.

J'ai découvert ce matin, je crois, que l'usine Latécoère, vous savez, les vieilles usines, les célèbres usines dans l'aviation, allaient se délocaliser au Mexique et en Tchéquie. Vous voyez, encore aujourd'hui, ça continue alors qu'on ne parle que de relocalisation. Donc, politique de réadministration pour refaire des emplois et des bons emplois avec des bons salaires.

13:04
Présentateur

Donc, refaire des emplois

13:05
Éric Zemmour

Exactement. Et trois, lutter contre la fraude, lutter contre la fraude sociale. La Cour des comptes évalue quand même la fraude des retraites qu'on paye à l'étranger à 8 milliards. J'ai vu que l'ASPA, vous savez, on donne aux retraités étrangers qui n'ont jamais cotisé et de 963 euros. Alors que j'étais la semaine dernière en Haute-Loire, les agriculteurs que j'ai rencontrés gagnent moins que ça. Alors qu'ils ont travaillé toute leur vie et pas aux 35 heures. Donc, vous voyez, il y a une politique d'ensemble et je rajouterai un quatrième élément si vous me permettez. Il faut absolument, puisqu'on voit que les limites de la politique de répartition partent à cause de la natalité.

Il faut absolument instaurer une part de capitalisation pour permettre... Donc, vous rajouteriez

13:53
Présentateur

de la capitalisation dans les retraites par répartition.

13:56
Éric Zemmour

Vous savez, ça existe pour les fonctionnaires déjà. Depuis, je crois, une loi Raffarin en 2003, si je ne dis pas de bêtises.

14:02
Présentateur

Tout à fait. Sur cette question, justement du travail, il faut travailler plus. Vous disiez d'ailleurs que les Français globalement travaillaient plutôt le moins. Et en même temps, quand on regarde, il y a un certain nombre de métiers qui sont en tension. C'est aussi l'une des raisons qui poussent le gouvernement à dire sur ces questions-là, les entreprises ne trouvent pas de candidats à l'embauche. On pense notamment au transport, on pense notamment à la santé, au bâtiment. Et donc, cela nécessite de créer un titre de séjour exceptionnel pour les étrangers. Au fond, vous êtes sur le même constat que le gouvernement, mais j'imagine que vous n'êtes pas tout à fait d'accord avec la solution.

Mais on voit bien que ça ne marche pas.

14:42
Éric Zemmour

J'étais sur le même constat pour les retraites. Je ne suis pas sur le même constat pour les métiers. Attention, si vous me permettez, si j'ai deux minutes pour expliquer. Ça fait 30 ans, 40 ans, que j'entends cette petite musique à « Les étrangers font les métiers que les Français ne veulent pas faire ». Et donc, du coup, régulièrement, on fait venir des immigrés. Pour cela, le patronat, et une partie du patronat se réjouit parce qu'il peut les payer moins cher. Et en plus, on régularise les clandestins. Et puis, ça ne cesse d'arriver sans fin et on arrive aujourd'hui à une situation catastrophique.

Les métiers en tension, il faut bien comprendre que ce n'est pas seulement parce que les Français ne veulent pas les faire. Certains métiers, par exemple, effectivement, sont très durs dans l'agriculture ou dans le bâtiment. Je pense que pour ces métiers-là, plutôt que de faire venir toujours plus d'étrangers, nous devrions repenser ces métiers. Par exemple, je vous disais que j'étais allé dans des régions agricoles. Vous faites le tour de France en ce moment. Absolument. La robotique agricole. Nous sommes très forts en plus, les Français, industriellement, dans la robotique agricole. C'est-à-dire des robots qui font certains travaux.

En plus, ça réglerait une partie des problèmes, des éléments phytosanitaires. Vous savez qu'on rajoute... Donc, ça, c'est une première chose. Il faut reconsidérer ces métiers. Il faut d'abord mieux payer les gens.

16:06
Présentateur

Des robots plutôt que des étrangers.

16:07
Éric Zemmour

Oui, absolument. Des robots mieux que des étrangers. Et deuxièmement, prenez l'exemple des restaurants. Vous savez, c'est surtout le problème des métropoles. Là, vous avez raison, à Paris, dans les grandes villes, dans les cuisines, il n'y a que des étrangers. Mais dans les petites villes, il n'y a pas des étrangers. Il y a des Français. Donc, ça prouve que ce n'est pas le métier qui est en cause. En revanche, c'est le fait que pour travailler dans des restaurants, il faut arriver tard, partir tard surtout, et qu'il faut habiter pas trop loin. Or, les Français n'habitent plus à Paris. Je dis à Paris, je pourrais dire à Bandoge. Oui, il y a un problème de logement et de prix de l'immobilier.

Exactement. Et ils ne peuvent pas vivre en banlieue proche parce que les banlieues proches sont islamisées et qu'ils ne se sentent plus chez eux. Et donc, le résultat, c'est qu'ils doivent seulement très loin. Et donc, ils restent... Non, non, non. Je vous assure que... Vous dites que les banlieues proches

16:53
Présentateur

sont islamisées.

16:54
Éric Zemmour

Oui, je dis que les banlieues proches sont islamisées pour la plupart. Il y a des îlots de non-islamisation. Mais quand je dis islamisées, ça veut dire qu'on y vit de moins en moins à la française et de plus en plus selon les canons de la civilisation islamique avec de plus en plus de femmes voilées, avec de plus en plus de boutiques halales, avec de plus en plus de kebabs, etc. Vous voyez, c'est ça ce que j'appelle l'islamisation. C'est un mode de vie à plus en plus de mosquées. Voilà. Donc, les gens, les Français de souche...

17:22
Présentateur

Le fait que le kebab soit... Je vous demande, pardon, on passe vraiment du coq à l'âne, mais on voit ces images en direct d'Emmanuel Macron et de Volodymyr Zelensky qui sont en ce moment même sur le tarmac à Villacouvret. Un dernier mot quand même là-dessus. À Villacouvret, vous le disiez à l'instant, pour vous, le kebab, c'est un plat musulman ? C'est un plat ?

17:46
Éric Zemmour

C'est un plat du monde arabo-musulman.

17:49
Présentateur

Et c'est une des raisons pour lesquelles les Français s'éloignent ?

17:52
Éric Zemmour

Non, non, vous savez, demandez aux Français... Parce qu'ils adorent les kebabs, hein, les Français ? Demandez... Les jeunes Français, oui. Demandez aux Français... Moi, je n'entends que ça. Quand il y a un kebab qui s'installe en face de chez eux, et vous allez voir ce qu'ils vont dire.

18:06
Présentateur

Ils vous disent quoi ?

18:07
Éric Zemmour

Ils vous disent que c'est une catastrophe.

18:08
Présentateur

Que c'est une catastrophe ?

18:09
Éric Zemmour

Que la vie change. Que ce n'est plus... Tout de suite, que tout de suite, la vie dans les rues adjacentes a changé.

18:15
Présentateur

Et on voit ces images de Volodymyr Zelensky, Éric Zemmour, évidemment, qui viennent au moment de vos propos qui n'ont strictement... Ah non, là ! C'est pour l'appel passé du coq à l'âne. Qui n'ont strictement rien à voir. Et ils s'apprêtent en effet à décoller et à prendre l'avion ensemble. Les voilà qui vont donc prendre l'avion ensemble direction Bruxelles. Tous les deux, Éric Zemmour, ils sont en train donc de monter dans l'avion. Très bien. Un symbole quand même assez fort.

18:49
Éric Zemmour

Ah ben, c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure. Mais non, on revient à la loi peut-être ? Non,

18:55
Présentateur

on ne va pas revenir à la loi parce qu'il est 51 et qu'on va bientôt rendre l'antenne. Je voudrais juste signaler une chose. Vous avez commencé cette interview en me souhaitant ma fête. J'imagine que c'était à la fois très aimable et très courtois. Mais vous m'avez dit c'est la Sainte Apolline. Et les prénoms chez vous, c'est jamais très loin de la politique. Est-ce que vous seriez réjoui d'autres prénoms ? Ou est-ce que vous êtes particulièrement attentif ?

19:16
Éric Zemmour

Il n'y a pas... Vous savez, il n'y a pas que pour moi que les prénoms ne sont pas loin de la politique. Dans toute l'histoire de l'humanité, les prénoms ne sont pas loin de la politique. Dans les pays musulmans, du Maghreb, il est interdit de ne pas donner des prénoms coraniques, islamiques. Vous voyez, il n'y a pas que moi.

19:33
Présentateur

Ce n'était donc pas anodin. Ah non,

19:35
Éric Zemmour

vous savez, je ne peux pas souhaiter la fête à quelqu'un qui n'a pas un prénom chrétien puisque les saints, c'est dans la religion chrétienne.

19:44
Présentateur

C'est le calendrier et vous y êtes particulièrement attentif, on le voit. Il est 8h52.

Face à Face : Éric Zemmour - 09/02 — Éric Zemmour · Pourquijevote