FX Bellamy est l'invité politique de France Info (06.04.19)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Est-ce que vous n'êtes pas trop gentil dans cette campagne d'abord ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Sur le fond, vous dites qu'il y a une place pour une troisième voix dans cette campagne, mais c'est quoi au fond ?
- 5:30OuverteRéponse partielle
Est-ce que certaines ONG sont complices des passeurs selon vous ?
- 8:30FerméeRéponse directe
Vous proposez un système de double frontière, c'est pas très clair ?
- 11:30OuverteRéponse directe
La barrière écologique, est-ce une forme de protectionnisme ?
- 14:30OuverteRéponse directe
Sur la réforme des retraites, on peut sortir du grand débat en disant aux Français qu'on va travailler plus longtemps ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00François-Xavier BellamyFait
« au fond nous avons besoin d'un débat sur l'Europe et d'un débat approfondi »
- 7:00François-Xavier BellamyFait
« nous croyons que l'Europe est nécessaire nous croyons que nous serons plus forts par une alliance de nos démocraties »
- 9:00François-Xavier BellamyFait
« ce que je crois intéressant dans cette expérience c'est de voir comment l'enchaînement des meilleures intentions conduit effectivement au pire catastrophe »
- 10:00François-Xavier BellamyFait
« avec les meilleures intentions du monde on provoque des naufrages parce qu'on fait croire aux gens qu'on viendra les secourir en mer »
- 15:00François-Xavier BellamyFait
« nous avons le devoir d'assurer l'équilibre de notre régime de retraite »
- 16:00François-Xavier BellamyFait
« nous avons le devoir de faire des économies sur le régime des retraites pour pouvoir garantir à nos aînés demain une retraite qui soit digne »
- 18:00François-Xavier BellamyFait
« la baisse du niveau de notre école était la plus grande menace qui pèse sur notre avenir »
- 19:00François-Xavier BellamyFait
« notre système scolaire a profondément régressé »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonjour à tous bienvenue dans l'invité de 8h30 comme chaque samedi sur France Info avec myiam ancawaa bonjour bonjour journaliste politique à la Chaîne Parlementaire c'est vous myiam qui posez la première question à notre invité François Xavier Belami tête de liste les républicains aux élections européennes bonjour François Xavier bami bonjour jeudi soir c'était votre premier grand débat avec les autres têtes de liste he sur les services publics et à lire les commentaires et bien vous êtes resté un peu en retrait pas toujours pugnace et souvent sage est-ce que vous n'êtes pas trop gentil dans cette campagne d'abord je crois que au fond nous avons besoin d'un débat sur l'Europe et d'un débat approfondi et je n'ai jamais pensé que c'était à coûte de slogan ou de punchline qu'on pouvait faire éclair qu'on pouvait éclairer le le discernement des Français au moment où ils vont devoir faire un choix très important pour l'avenir de l'Europe j'espère que ce débat a pu contribuer à à les intéresser à l'Europe mais au fond nous en sortons tous je crois avec un sentiment de frustration parce que plus que la confrontation que j'ai trouvé finalement assez respectueuse c'est d'abord la briveté des interventions qui empêcherit de développer ces vrai un propos qui puisse prendre en compte la complexité des problèmes sur le fait que vous soyez un petit peu novice à ce niveau-là de de campagne de de de de candidature et et sur un format comme cette émission Raphaël gluxman a dit c'est confi après il a dit c'est pas trop mon truc est-ce et des gens lui sont tombés dessus en disant bah si c'est pas son truc il faut pas qu'il soit tête de liste est-ce que vous vous seriez compatissant envers ce qu'il a avoué moi j'ai trouvé très très touchante la sincérité de Raphael gluxman j'ai pas du tout eu le sentiment qu'elle était le signe d'un manque d'efficacité politique au contraire je pense qu'on a intérêt à remettre un peu de langage naturel dans ces arènes politiques à se remettre à parler comme le font les vrais gens à ne pas dissimuler à ne pas s'entourer d'artifice al ce qui est vrai c'est que nous avons choisi d'être là et donc aucun d'entre nous ne peut faire semblant qu'il est là contre son gré il faut assumer bien sûr la confrontation d'idées j'espère le faire c vous ne cognerez pas dans cette campagne à quoi est-ce que ça sert je crois que les Français sont épuisé et lasser des des des confrontations inutiles ce qui compte c'est d'assumer nos désaccords de les assumer franchement je regrette que certaines lignes politiques manquent parfois de clarté com madame l'oiseau ne nous dit pas par exemple dans quel groupe elle va siéger c'est un vrai problème de fond parce que il faut que les Français puissent savoir à qui ils confient leur vote à qui ils confient leur voix mais c'est pas en en cognant ou c'est pas en en s'attaquant qu'on pourra servir cette clarté alors vous dites sur le fond qu'il y a une place pour une troisième voix dans cette campagne entre la République en marche pro-européenne et le rassemblement national anti-européen mais sur le fond on a encore du mal à savoir laquelle Emmanuel Macron c'est le progressisme c'est le mot qu'il s'est choisi Marine Le Pen le populisme elle ne récuse pas le mot et vous c'est quoi au fond c'est très simple dans cette question européenne je crois que notre famille politique incarne non pas une troisème voix mais la vois dont les Français ont besoin je le vois tous les jours sur le terrain d'un côté vous avez des gens qui disent l'Europe ne marche pas pas mais persévérons dans le dénis continuons d'aller comme le dit le président de la République toujours plus vite toujours plus loin sans qu'on nous dise exactement vers où nous nous avançons ce qui compte c'est de faire plus de cette Europe qui ne marche plus de l'autre côté vous avez des gens qui diront parce que l'Europe ne marche pas et on les a beaucoup entendu lors de ce débat il faut défaire l'Europe et nous serons plus forts tout seuls nous nous ne croyons ni l'un ni l'autre comme je crois une immense majorité de français nous croyons que l'Europe est nécessaire nous croyons que nous serons plus forts par une alliance de nos démocraties qui nous permettra de relever ensemble les grands défis de notre avenir mais nous croyons que pour que l'Europe puisse refaire la preuve de son efficacité il faut changer en profondeur la manière dont elle se construit madame Loiseau vient avec son bilan elle est courageuse de venir avec son bilan et c'est très bien qu'elle le défende elle nous dit que ça y est la France est de retour en Europe et que les choses vont bien que les choses sont sont déjà améliorés que chacun constate si cette direction que l'Europe a prise lui convient nous nous croyons qu'il faut réorienter en profondeur la manière dont se déploie le projet européen sur les thèmes de campagne il y a une forme de paradoxe qui d'ailleurs c'est mett réalisé lors de ce débat de jeudi c'est que notre collègue yel Goz notre confrère avant au début de l'émission il dit que l'immigration n'est pas vraiment un thème qui remonte souvent quand on interroge les Français or ça a quand même occupé un une bonne partie du début de l'émission et il s'est passé des choses depuis sur cette thématique écoutez ce qu'a dit hier le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à propos du travail des ONG qui portent secours aux migrants en Méditerrané les ONG jouent un rôle essentiel pour apporter une aide aux migrants cela ne fait aucun doute toutefois en Méditerranée centrale on a observé de façon tout à fait documentée je vous le dis une réelle collusion à certains moment entre les trafiquants de migrants et certaines ONG on a observé que certains navires d'ONG étaient ainsi en contact téléphonique direct avec des passeurs qui facilitent le départ des migrants depuis les côtes libyennes dans des conditions effroyables souvent au péril de leur vie les ONG dans ce cas-là ont pu se faire complice des passeurs Christophe Castaner vous êtes d'accord avec ces ces propos c'est pas maladroit de comme ça accuser les ONG d'être complice des passeurs d'abord c'est un fait qu'il y a des contacts entre les ONG et les passeurs c'est un fait qui a été avéré par Frontex qui est l'agence européenne de lutte contre contre l'immigration il généralise un peu quand même c'est un c'est un fait mais encore une fois ce que je crois intéressant dans cette expérience c'est de voir comment l'enchaînement des meilleures intentions conduit effectivement au pire catastrophe on l'a vu d'ailleurs sur le plateau du grand débat on nous a fait encore la morale lorsque nous avons dit lorsque j'ai eu l'occasion de dire que nous avions la responsabil é de maîtriser nos frontières parce que au fond on voudrait opposer d'un côté le camp de l'ouverture de l'accueil et de la solidarité à ceux qui provoquent les morts en mer Méditerranée mais c'est exactement l'inverse qui se produit et moi je ne jette la Pier à personne mais je constate simplement que nos meilleures intentions produisent les pires catastrophe et qu'à force effectivement de vouloir accueillir et ouvrir à force de faire cette promesse au continent africain que quand on arrive en Europe on peut s'établir en Europe même de manière illégale et bien on entretient ce rêve ce faux rêve qui fait des morts en mer Méditerranée franis est-ce que c'est certaines ONG est-ce que c'est toutes les ONG qui se qui sont complices pour reprendre le terme des passeurs selon vous en revanche je ne suis pas le mieux placé je suis pas policier je suis pas juge je ne peux pas vous dire ce qui se joue clairement mais ce qui est vrai c'est qu'avec les meilleures intentions du monde on provoque des naufrages parce qu'on fait croire aux gens qu'on viendra les secourir en mer et ils partent avec cet espoir et il y a donc des morts en mer Méditerranée parce que ces personnes croient qu'elles vont pouvoir par le fait qu'elles s'embarquent sur des bateaux de fortune arriver jusqu'en Europe si cette croyance pouvait être enfin déconstruite si on pouvait avoir la certitude qu'on ne rentrera en Europe que si on y a été légalement autorisé parce qu'on a droit à l'asile ou parce qu'on a un titre de séjour alors il n'y aurait plus de morts en Méditerranée et c'est la proposition que nous faisons avec les républicains dans cette campagne européenne nous voulons que les demandes d'asil se passassent en dehors du territoire européen et vous proposez une un système de double frontière alors sur la crise migratoire vous proposez donc un un système de double frontière c'est pas très clair vous vous voulez revenir aux frontières nationales tout en gardant les frontières extérieur de l'Europe donc vous voulez sortir de Schengen non on voudrait pouvoir maintenir on veut maintenir une dérogation qui existe actuellement au code frontière qui régit l'espace Schengen et qui permet aux états de faire de manière aléatoire ou de manière ciblée des contrôles à leurs frontières ou permanente cette dérogation cette dérogation elle est temporaire actuellement et elle vaut pour la crise terroriste nous voulons la maintenir de manière durable en vue de permettre une vraie résolution de la question ça ve dire que vous mettez des gardes frontières des postes frontière par exemple entre la France et l'Allemagne entre tous ses voisins frontaliers non ça veut dire que comme c'est le cas aujourd'hui par exemple à la frontière franco-italienne aujourd'hui vous avez plusieurs dizaines de milliers de personnes qui ont été refoulées et qui n'ont pas pu rentrer en France à cause de cette dérogation que j'évoquais à l'instant il faut que cette dérogation soit maintenue elle ne paralyse pas du tout l'espace Schengen elle n'empêche pas la libre circulation aucun frontalier n'a été empêché d'aller travailler d'un côté ou de l'autre de la frontière à cause de cette dérogation mais il faut qu'elle soit maintenue parce qu'encore une fois nous voyons bien qu'aujourd'hui nous ne sommes pas encore capables de défendre ensemble de manière assez efficace les frontières extérieures de l'Europe et notre principale proposition c'est de faire ce travail- là parce que contrairement au rassemblement national ou à monsieur duuponteignnon nous ne croyons pas que nous serons plus forts seul face au défi migratoire le défi migratoire il est devant nous et ce n'est pas en votant contre comme l'ont fait les eurodéputés du rassemblement national tout au long de ces dernières années ce n'est pas en votant contre tout ce qui renforce une politique européenne de lutte contre les migration illégale que nous parviendrons à être plus fort face à ce défi fondamental et pour les réfugiés pour les demandeurs d'asile est-ce que vous êtes d'accord avec un système de répartition ce sont les règles européennes quand Victor Orban par exemple et bien refuse le moindre demandeur d'asile en Hongrie est-ce que vous dites il a raison de s'assoir sur les règles européennes ou pas Victor Orban il a refusé cette politique des quotas de migrants qui était demandé par les Italiens à cause de la crise de 2015 la crise de 2015 a été le moment de la grande impuissance européenne nous derrière nous aujourd'hui nous ne voulons pas revivre cette impuissance et si nous fais vous condamnez Orban ou pas là-dessus je crois que ce que dit Victor Orban et sur ce point il a raison c'est qu'on ne peut jamais imposer à un état une politique migratoire qu'il n'a pas lui-même choisi pour deux raisons d'abord parce que les États savent quelles sont leurs capacités d'intégration et deuxièmement parce que c'est devant leur peuple respectif que les chefs d'État et de gouvernement sont responsables démocratiquement et donc on ne peut pas faire en sorte que la politique européenne soit seulement une répartition de migrants d'ailleurs ça ne fonctionne pas cette politique de quota elle est aussi inhumaine parce que les individus ne sont pas des pions qu'on déplacerait sur l'espace européen comme si on pouvait disposer de leur circulation librement autre thématique de campagne l'écologie qui est très à la mode en ce moment tout le monde s'y met les républicains sans doute également en parler de frontièr vous vous souhaitez la création je cite d'une barrière écologique qui imposerait des quotas carbon sur les importations est-ce cela une forme de protectionnisme d'abord il faut absolument que nous puissions redonner un équilibre à la mondialisation et c'est c'est vrai sur la question hondenir et vraut sont Venard qu même sont peut-être venus trop tard mais ça n'empêche pas le fait qu'il faut s'y mettre maintenant et prendre cette question à bras le corp la barrière écologique c'est pour nous et ça ça fait l'unanimité pardon chez les républicains oui bien sûrurence environ le projet que nous défendons c'est un projet qui a été validé à l'unanimité par le conseil national qui est le Parlement du parti cette barrière écologique en est un axe fort elle consiste à dire que les produits qui entrent sur le sol européen doivent payer pour la contribution carbone qu'il représent lorsque on produit un objet on émet du carbone aujourd'hui les producteurs européens les industries européennes payent une contribution carbone c'est très bien ça les incite à être vertueuses dans leur production mais ils font face à des produits importés qui eux ne payent pas cette contribution et donc nous avons une Europe de la double peine qui entretient une concurrence déloyale qui pénalise nos emplois et qui simultanément favorise une production écologiquement moins moins vertueuse et et donc il faut mettre fin évidemment à cette Europe de la double peine c'est le principe de cette contribution carbone c'est le principe d'une barrière écologique qui viendra filtrer aussi en imposant nos standards écologiques qui viendra filtrer les produits qui entrent sur le sol européen pour éviter là encore ces distorsions de concurrence qu'on impose trop souvent par exemple à nos agriculteurs allez on passe à l'actualité nationale l'actualité en France on est samedi des milliers de gilets jaunes devraient se retrouver dans la rue aujourd'hui depuis maintenant presque 5 mois d'ailleurs avanttiier le Conseil constitutionnel a censuré l'article le plus controversé de la loi dite anticasseur celle permettant au préfet d'interdire administrativement à des personnes de manifester on va écouter la réaction de Vincent chamoyot secrétaire général du Syndicat de la magistrature c'était jeudi sur France Info c'est quelque chose qui aurait été extrêmement dangereux donc il est d'ailleurs pas non plus l'quis que ça aurait apporté quoi que ce soit positif sur sur les sur les violences dans dans les manifestations donc cet article il crée un vrai risque créer un vrai risque pour les libertés publiques et heureusement la rtion c'est le soulagement de de voir risque là au moins être être écarté vous la regrettez cette décision contrairement à ce monsieur de la la du Syndicat de la magistrature ce que je regrette c'est l'impuissance de l'État qui qui est paradoxalement organisé Emmanuel Macron fait voter cette loi anticasseur que la droite avait proposé ensuite il la soumet au conseil constitutionnel comme s'il voulait ne pas l'avoir appliqué d'une certaine manière ce que je ne comprends pas c'est comment il se fait qu'on puisse interdire des Oligan d'entrer dans des stades alors que des casseurs multirécidivistes peuvent continuer à aller dans des manifestations et je crois que c'est à cette impuissance là qu'il faut mettre fin parzuiss de l'état mais c'est l'état de droit aussi en France c'est le Conseil constitutionnel qui en est le le garant bien sûr est-ce que l'État de droit est respecté quand la liberté de manifester est directement entravée par ces casseurs qui viennent paralyser toute manifestation moi je crois que les gens qui venaient pacifiquement manifester au sein des gilets jaunes pour dire leur révolte devant une fiscalité qui venait les étouffer je crois que ces gilets jaunes sont les premières victimes du désordre qui règne aujourd'hui ce que nous voyons dans cette période c'est qu'effectivement il n'y a pas de liberté sans ét de droit mais que l'État de droit suppose la force publique et qu' aujourd'hui la force publique elle est absolument impuissante à mettre fin à ces désordres et donc c'est la liberté de manifesté qui est aussi en cause comme est en cause la liberté d'avoir une activité normale de pouvoir continuer son activitage Conseil constitutionnel le message il est peut-être pas forcément peut-être qu'il faut pas comment dire amalgamer les casseurs et le fait que par exemple en région on aurait pu interdire à des gens comme ça de manifester pendant un mois c'était le risque en fait qu'on utilise cette loi de manière administrative et qu'il y ait forcément des dérapages ou qu'on met tout le monde dans le même panier très bien maintenant le Conseil constitutionnel s'est prononcé c'est entendu maintenant ce que nous attendons du gouvernement et je rejoins sur ce point Guillaume larrivé qui est un très fin juriste qui est une des figures de notre mouvement Guillaume larrivé a demandé que soit réécrite au plusôt la nouvelle version de cet article 3 de manière à permettre encore une fois de de mettre fin à cette impuissance de l'État il ne faut pas que des casseurs multirécidiviste puissent venir parasiter les manifestations et si nous ne le faisons pas permettez-moi de vous le dire c'est la liberté de manifester qui qui sera durablement en cause dans notre pays parce que cette nouvelle forme de de de mobilisation cynique niiliste qui veut seulement détruire et dévasté elle mettra fin à l'état de droit dans notre pays et le Conseil constitutionnel ne suffira pas à remédi à ce probl il y a une autre idée qui vient de votre famille politique c'est de suspendre le RSA pour les casseurs qu'il perçoivent là encore il peut y avoir un problème de constitutionnalité vous auriez été député vous auriez signé cette proposition de loi les républicains ce qui est certain c'est qu'encore une fois il faut mettre fin à l'impunité des casseurs et je crois que la première manière d'y mettre fin c'est d'y mettre fin par une réponse pénale qui soit vraiment à la hauteur aujourd'huier les aides sociales au casseur c'est une bonne idée c'est pas enfin c'est c'est c'est une idée qui peut être explorée mais le principal le principal c'est de faire en sorte que ceux qui viennent casser pour casser soit effectivement sanctionné je crois qu'effectivement il y a quelque chose de scandaleux pour ceux qui dans notre pays voient des gens dont le métier semble être de casser et qui tous les samedis dévaste l'économie de notre pays de dans le fait de voir que ces gens-là vivent au crochet de de du RSA c'est vrai que c'est un problème majeur mais le premier problème c'est qu'il faudrait que ceux qui effectivement se livre à ses dévastations soit effectivement condamné et effectivement incarcéré ce n'est que trop peu le cas aujourd'hui Jean-Paul dolvoie vous connaissez qui est au commissaire en charge de la réforme des retraites aurait menacé de démissionner cette semaine si certains ministres continuent à estimer que l'âge de départ légal à 62 ans pouvait évoluer c'est un scénario sur la table en tout cas il a été évoqué par gerérald daran sur RTL cette semaine on l'écoute la question se pose aux Français si vous souhaitez qu'on réindexe les retraites si vous souhaitez que l'on finance la dépendance si vous souhaitez peut-être demain encore plus de baisse d'impôts il n'y a pas beaucoup de solutions soit on creuse le déficit et la dette ça nous y refusons en tout cas ce sera pas avec ce gouvernement actuel parce que la dette d'aujourd'hui c'est les impôts de demain ou alors on travaille plus longtemps le ministre de l'action et des comptes publics chez nos confrères de de RTL François Xavier bami est-ce que on peut sortir du grand débat en disant au français voilà on vous a écouté ce qu'on va faire c'est qu'on va travailler plus longtemps mais d'abord on est en train de vivre une séquence totalement surréaliste pardonnez-moi de le dire mais sur ce sujetl on a on a Monsieur Darmanin qui vient à la radio en disant qu'est-ce que les Français veulent est-ce qu'ils veulent partir plus tard est-ce qu'ils veulent rester à l'âge actuel au fond on attend un gouvernement d'abord qu'il nous dise quel est son cap et je crois que on vient de vivre 3 semaines complètement improbabl dans lequel tous les jours on a une annonce divergente je comprends monsieur delevie honnêtement être dans une situation nerveuse compliquée mais je crois que les Français sont aujourd'hui à bout de nerf on n' pas le droit de jouer avec les Français sur un sujet aussi fondamental que le gouvernement nous dise quel est son cap et comment il entend s'y prendre et qu'on a enfin des décisions claires c'est ce qu'on attend de lui parce que si vous si vous si vous me permettez une une seconde d'attention sur ce point quand on crée l'incertitude sur un sujet aussi important que les retraites qui est le travail que les gens ont fait toute leur vie et la manière dont ils vont pouvoir vivre les années qui leur restent devant eux on produit une épargne de réserve on incite les Français à ne pas consommer à mettre de l'argent de côté c'est très mauvais pour l'économie et c'est aussi une forme d'indignité qui est faite lorsque on joue avec cette question si fondamentale on a' pas le droit à vivre dans C dans cet attendant sur le fond beaucoup de ténors dans votre famille politique sont pour le recul de l'âge légal hein on a déjà des chiffres enfin des des des des âges hein certains c'est 62 63 et même certains c'est 65 vous êtes d'accord il faut le reculer et bien jusqu'à quand une chose est certaine moi je suis pas je suis candidat à l'élection européenne et la question des retraites n'est pas n'est pas n'est pas le sujet fondamental de cette élection mais cela étant dit mettons-nous d'accord mettonsnous d'accord au moins sur un point nous avons le devoir d'assurer l'équilibre de notre régime de retraite et nous avons le devoir et Monsieur Darmanin qui nous parle de baisser encore les impôts doit faire sourire beaucoup de Français parce que ça n'a pas encore vraiment commencé nous avons le devoir de rééquilibrer les comptes de l'État et ça ne se fera pas sans que nous puissions faire des choix courageux sur la question des retraites ce qui est absolument incroyable c'est qu'aujourd'hui on nous propose une réforme compliquée une réforme de grande ampleur dans le postulat de base et qu'elle ne fera qu'elle ne fera pas un seul EUR d'économie nous avons le devoir de faire des économies sur le régime des retraites pour pouvoir garantir à nos aînés demain une retraite qui soit digne ce que nous proposons ce que nous proposons au moins ça devrait faire consensus c'est d'abord de faire l'unité des régimes de retraite entre le public et le privé et de supprimer les régimes spéciaux de retraite et déjà ce serait 5 milliards d'euros conomie on devrait déjà tous se mettre au moins autour de ce postulat d'accord et ça me paraît être une une évidence et puis après que le gouvernement encore une fois qui est en responsabilité nous dis ce qu'il compte faire mais c'est vraiment un enjeu fondamental et je crois qu'on a pas le droit aujourd'hui de faire une réformme passé oui l'école tiens il y a une info qu'on a développé ce matin sur France Info les élèves de primaire sont depuis enfin sur les les 10 années entre 2007 et 2017 le niveau je vais reprendre ça dans l'ordre le niveau en math des élèves de primaire à baissé en en France comme c'est quelque chose qui a été amorcé il y a 30 ans c'est pas imputable à Emmanuel Macron du coup ce n'est pas imputable à Emmanuel Macron bien sûr moi j'ai mon premier engagement je suis professeur de de philosophie mon premier engagement a été comme enseignant pour dire que la baisse du niveau de notre école était la plus grande menace qui pèse sur notre avenir je le pense donc vous le nuancez pas à ce constat il vous inquiète ah benah il y a rien à nuancer c'est d'ailleurs une enquête teams qui avait été publiée il y a 2 ans déjà sur le niveau des élèves élèves en mathématique qui monttrit que nous étions les derniers de cette enquête sur la question de l'enseignement des mathématiques sur tous les savoirs fondamentaux notre système scolaire a profondément régressé et nous avons besoin de prendre au sérieux ce défi parce que si nous ne savons pas transmettre aux générations qui nous suivent notre culture les éléments fondamentaux du savoir qui leur permettront de construire notre avenir alors notre société est durablement menacée dans sa capacité de construire évidemment son dynamisme économique mais aussi sa vie démocratique et son unité tout simplement et donc oui il faut prendre au sérieux cette sur les savoirs fondamentaux c'est l'expression he qu'utilise très souvent Jean-Michel Blanquer le le ministre de l'éducation nationale il y a cette réforme du bac qui inquiète avec ce Tron commun mais il y a des il y a des filières avec notamment des des des mathématiques ça va dans le bon sens ou au contraire vous vous comprenez les craintes du corps enseignant moi je comprends les craintes du corps enseignant j'ai beaucoup d'estime pour Jean-Michel Blanquer il a fait des choses qui sont très positives il a contribué justement on parlait du primaire à rééquilibrer l'investissement de l'État vers le primaire et je crois que c'était nécessaire mais je je le dis comme je le pense je ne comprends pas cette réforme du lycée je ne la comprends pas elle me paraît être le décalque de la réforme du collège contre laquelle je me suis engagé au cours des dernières années avec exactement les mêmes principes moins d'heures de cours une spécialisation plus précoce qui ne correspond pas à ce dont les élèves ont besoin ni non plus à ce dont a besoin notre système économique de demain le monde économique qui se dessine c'est un monde profondément nouveau et qui appellera des élèves bien formés de manière généraliste avec une vraie culture générale et aujourd'hui on propose d'aller vers une plus grande spécialisation malheureusement je crois qu'il y a là des économies à courte vue pour le coup qui sont faites trop rapidement cette réforme qui n'a pas été concertée qui n'a pas été bien préparée qui suscite beaucoup d'inquiétudes de la part des parents je crois qu'il serait sage de pouvoir temporiser ou en toutous les cas engager un vrai dialogue sur cette question fondamentale alors même si les Français sont moins bon en mat qu'avant on a plus le temps ça c'est bon on a fait les comptes c'est il est 8h58 donc on va devoir s'arrêter là merci d'être passé à France Info merci miriamkawa vous on se retrouve samedi prochain
François-Xavier Bellamy