Pacte avec le RN, budget 2026... Yaël Braun-Pivet est l'invitée du 20h
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir, il y a Elbron Pivet, merci d'être avec nous ce soir. Trois questions à vous poser ce soir. D'abord, élargir la prime Macron, les heures supplémentaires défiscalisé, annoncer des baisses d'impôts qui trouont 5 millions de foyers.
C'est ça la grande rupture promise par Sébastien Lecnu. Ce qui est sûr, c'est qu'on a un premier ministre qui est à l'écoute, à l'écoute de ce qui se passe dans le pays, à l'écoute des revendications des Français, des manifestants, puisque aujourd'hui nous avions une deuxième journée de mobilisation. Il faut que le travail paye mieux.
Il faut soutenir les personnes méritantes qui se lèvent tôt le matin et qui vont bosser. Et donc là, on a des annonces qui effectivement sont destiné à ces euh catégorie là et je pense que c'est un bon signal qu'il envoie. Oui.
Oui. Mais c'est pas ce qu'attendait le Parti socialiste et on sait que le Parti socialiste a une partie des clés de l'avenir de Sébastien Lecornu dans ses mains. Le PS dit que le compte n'y est pas.
Il ne cesse de répéter justice fiscale. Justice fiscale. Donc l'attaque Zucman c'est non.
Le retour de l'ISF c'est non. Vous seriez à la place de Sébastien Lecornul là. Vous lâcheriez quoi au PS pour ne pas être censuré tout simplement ?
Alors justice fiscale, ils ont raison. On a besoin de savoir et nos compatriotes ont besoin de savoir que l'effort est justement réparti, qu'il est partagé, que c'est équitable et que ça sert à quelque chose. Ça doit être vraiment ce qui doit nous guider dans ce budget.
Maintenant, on est au début des discussions et moi ce que j'apprécie aussi dans les paroles du Premier ministre, c'est de dire qu'il va laisser le débat parlementaire se faire. Je suis présidente de l'Assemblée nationale. Le budget, c'est quasiment 3 mois de discussion à l'Assemblée nationale et au Sénat.
Et il faut que ces discussions elles servent à quelque chose. Donc on a des points de départ, on a des ambitions, un cap et maintenant il faut aussi laisser la discussion parlementaire se faire. Vousz pas la majorité pas la majorité.
Vous avez un parti socialiste qui dit "Moi, nous on veut des garanties euh sinon on on s'ensue." Je pense qu' on doit être tous à l'écoute du parlement et justement comme nous n'avons pas de majorité, le débat parlementaire reprend tout son sens. Il n'y a pas un bloc qui peut imposer une solution à un autre bloc.
Donc il va falloir qu'on aille nous parlementaires au compromis au sein de l'Assemblée nationale. C'est tout l'intérêt de la séquence. Et on ne peut pas se dire qu'on va censurer avant le débat parlementaire.
Ça veut dire autrement qu'on ne croit pas en la démocratie, qu'on ne croit pas dans le débat et qu'on se on est dans une logique tout le temps. C'est à prendre ou à laisser. Et ça se discute à Matignon, pas à l'Assemblée nationale.
Ce serait dommage pour l'Assemblée nationale et l'idée qu'on s'en fait. Vous vous seriez à Matignon aujourd'hui, vous feriez quoi ? la taxe dumane.
Moi, j'ai déjà dit que la flat taxe par exemple, la taxe du mon truc parce que on voit bien que elle ne rapporterait pas forcément ce qu'on attend d'elle et elle pourrait avoir des effets de bord qui sont pas très intéressants. Donc, il faut faire attention mais il faut discuter ensemble pour effectivement avoir une taxation des haut patrimoines, une taxation des haut revenus. Je vous parlais d'un effort partagé, c'est essentiel parce qu'autrement ça ne marchera pas.
Mais le bon dispositif, il faut qu'on le trouve ensemble. C'est pas ça ou rien. Trouvons-le ensemble.
Soyons imaginatifs, soyons créatifs, mais essayons d'avoir un budget qui soit intéressant pour l'ensemble des Français et qui nous permettent aussi d'assurer cette stabilité auxquelles les Français aspirent tant. Pour l'instant, pas de budget, pour l'instant, pas de gouvernement non plus. Il y a juste un premier ministre, Sébastien Lecornu, 3 semaines sans gouvernement.
C'est c'est un record. Et ce soir, Bruno Rotaillot met la pression en disant que à ce stade, la participation de la droite LR au gouvernement n'est pas du tout acquise. Vous lui dites quoi ?
Moi, j'ai toujours dit qu'il fallait avant de dire qui, il fallait dire quoi ? Pourquoi faire un gouvernement ? Pourquoi faire un budget ?
Quel était le cap qu'on voulait avoir ? Donc c'est l'objet de ces trois semaines qui ont permis de discuter avec les forces politiques et les forces syndicales et c'est important et les forces présentées au Parlement. Et moi, j'ai vu le premier ministre récemment avec le président du Sénat.
Donc ce dialogue-là, il est fondamental. Maintenant moi et ben à lui, alors moi, vous savez à l'Assemblée nationale, j'ai réuni l'ensemble des président du socle commun et nous avons réussi à renouveler ensemble les instances de l'Assemblée nationale. Donc le socle commun, moi je le vois, il marche bien et donc les Républicains aujourd'hui font partie de ce sole et donc moi j'espère qu'ils feront partie de comme ils font partie de ce sole à l'Assemblée nationale, j'espère qu'il y aura de la cohérence et qu'ils en feront partie au sein du gouvernement.
Vous avez parlé, ce sera la dernière des trois questions que je vous pose ce soir, c'est l'élection des bureaux et des présidents de commission de l'Assemblée nationale qui avait lieu aujourd'hui et hier, marqué par le retour du RN qui décroche deux vice-présidences, ce qui sert la gauche, qui vous accuse d'avoir d'avoir passé un deal, un pact avec le Rassemblement national qui vous dit "Il y a 1 an, vous ne vouliez pas de ça parce que c'était le Front républicain et aujourd'hui vous faites un deal avec le RN." En fait, le Front républicain, c'est quand ça vous arrange ? Alors, c'est un contresens absolu.
En fait, nous au bureau et à l'Assemblée nationale, on veut le respect des règles et la juste représentation des partis qui sont à l'Assemblée nationale et qui ont été élus par les Français. Donc, on est dans un fonctionnement institutionnel où chacun doit trouver sa place. On n'est pas dans la question du Front républicain.
Moi, je combats les extrêmes. Il y a un an, vous l'étiez aujourd'hui, j'ai toujours été sur la position de "Je veux que tout le monde soit représenté. Je ne fais pas le tri à l'Assemblée nationale entre les députés.
Je n'ai jamais varié mais ça n'a rien à voir avec le Front républicain. Il ne faut pas confondre les deux. L'Assemblée nationale, c'est le cœur battant de notre démocratie et nous devons y respecter les règles du pluralisme.
C'est ce que nous avons fait et je crois que c'est bon dans l'intérêt des Français et maintenant je suis à la tête d'une assemblée nationale. En ordre de marche, nous sommes prêts, nous attendons un gouvernement. Nous attendons la déclaration de politique générale et j'attend j'attends la déclaration de politique générale du premier ministre et nous attendons la copie budgétaire pour pouvoir enfin en délibérer à l'assemblée.
Yeah.
Yaël Braun-Pivet