Faut-il avoir peur pour les Bleus pour la première de Zidane ?
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Questions et réponses
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Est-ce qu'il a déjà gagné ?
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Est-ce que Zinedine Zidane a déjà réussi à imposer son management et son style ?
- 0:32OuverteRéponse directe
Est-ce que ce soir, avec l'arrivée de Zidane comme sélectionneur, vous avez un degré de curiosité, voire d'excitation un peu supérieur à l'habitude ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous allez regarder de près ce soir ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Quelles sont les difficultés au fond auxquelles Zidane est confronté aujourd'hui ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Est-ce que mener une équipe nationale, ce n'est pas différent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« il représente comme joueur, ensuite parce qu'on sort quand même d'une ère dédiée Deschamps qui a duré 14 ans »
- 1:35InvitéFait
« la première exigence est celle du résultat parce que l'idée Deschamps était quelqu'un qui ne perdait pas souvent et qui gagnait presque toujours »
- 2:55InvitéChiffre
« Didier Deschamps a atteint au moins les demi-finales de cinq des sept grandes compétitions auxquelles il a participé »
- 3:01InvitéChiffre
« Au revoir aux Coupes du Monde, il a été champion du monde en 2018, vice-champion du monde en 2022 »
- 3:14InvitéChiffre
« le style Zidane, même quand il a été le premier entraîneur à remporter trois fois de suite la Ligue des Champions entre 2016 et 2018 »
- 4:14InvitéFait
« La pression au Real était absolument énorme par rapport à l'environnement, aux médias »
- 4:46InvitéChiffre
« il a été entraîneur pendant 5 ans à peu près, pas plus »
- 5:23InvitéFait
« il a regardé l'équipe de France depuis longtemps en se disant « Et si c'était moi, comment je ferais ? » »
- 7:05InvitéFait
« le poste de sélectionneur est quand même difficile, parce que justement tout le monde attend quelque chose de particulier parce que c'est Zidane »
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Est
-ce qu'il a déjà gagné ? Oui, est-ce que Zinedine Zidane a déjà réussi à imposer son management et son style ? Pourra-t-on répondre à cette question après le premier match de l'équipe de France de football dans le cadre de la Ligue des Nations, rencontre qui débutera ce soir à 20h45 à Izmit en Turquie ? Pour un début de réponse, direction la Turquie justement pour rejoindre le journaliste de l'équipe, Vincent Duluc. Bonjour Vincent.
Bonjour.
Je
n'ose vous demander combien de matchs de l'équipe de France vous avez suivi, mais est-ce que ce soir, avec l'arrivée de Zidane comme sélectionneur, vous avez un degré de curiosité, voire d'excitation un peu supérieur à l'habitude
?
Effectivement, j'ai l'âge d'avoir déjà été là depuis longtemps quand il est apparu comme joueur, donc c'est vous dire.
Donc
j'ai bien dû voir à peu près 400 matchs de l'équipe de France, quelque chose comme ça. Mais l'arrivée de Zidane, effectivement, c'est un événement. D'abord parce qu'il y a tout ce qu
'il
représente comme joueur, ensuite parce qu'on sort quand même d'une ère dédiée Deschamps qui a duré 14 ans et pendant laquelle Zidane piafait d'impatience. Donc il y a des tas de raisons qui font que ce premier match en Turquie est un événement important dans l'histoire de
l
'équipe de France.
Mais alors vous qui êtes un fin observateur des matchs de foot, Vincent Duluc, qu'est-ce que vous allez regarder de près ce soir ? On a l'impression que ça va être un peu quand même le jeu des sept différences,
c
'est-à-dire qu'immanquablement la comparaison avec Deschamps va être au cœur de la réflexion. Mais vous, à titre personnel, qu'est-ce que vous allez regarder
? Mais
c'est vrai que fatalement, on va tout comparer.
On
va d'abord, la première exigence est celle du résultat parce que l'idée Deschamps était quelqu'un qui ne perdait pas souvent et qui gagnait presque toujours. Donc Zidane devra gagner à son tour. Et ensuite, effectivement, on va jouer au jeu des différences concernant le style de jeu, l'organisation générale, les petits changements. Alors c'est des changements qui seront plus ou moins visibles. Déjà dans la composition d'équipe de départ, il y aura un seul joueur qui n'aura pas disputé la Coupe du Monde, le jeu derrière gauche, il n
'y
a rien pu faire. Et après, on va regarder l'animation,
on
va regarder ses intentions offensives. De toute façon, Zidane lui-même n'est pas très bavard et il nous dit en conférence de presse que c'est le terrain qui répondra mieux aux questions qu'il ne peut le faire d'une manière générale. Donc effectivement, on va comparer, on ne
va
pas se gêner. Même s'il y
a
un seul match, on le fera au bout d'un seul match parce que c'est la vie. Mais c'est vrai que la séquence en général avec ses quatre rencontres
en
quinze jours va permettre quand même d'avoir une vision assez juste de ce que sera l'ère Zidane.
On sait que l'équipe de France, elle est très forte, Vincent Duluc. Didier Deschamps laisse vraiment d'abord de très bons résultats, un très beau palmarès. Quelles sont les difficultés au fond auxquelles Zidane est confronté aujourd'hui ?
La
première difficulté pour lui, justement, est de faire mieux. Faire mieux, ce n
'est
pas facile
parce
que Didier Deschamps a atteint au moins les demi-finales de cinq des sept grandes compétitions auxquelles il a participé. Au revoir aux Coupes du Monde, il a été champion du monde en 2018, vice-champion du monde en 2022 et c'est à cette hauteur-là
que
Zidane va devoir se hisser. La deuxième difficulté, effectivement, c'est d'arriver à imprimer quelque chose de personnel. C'est qu'il
y a
un style Zidane. Or, le style Zidane, même quand il a été le premier entraîneur à remporter trois fois de suite la Ligue des Champions entre 2016 et 2018, ce style-là n'était pas si facile à définir. C'était plus un management qu'un jeu qui aurait été défini.
Il
n
'y a
pas vraiment une école de jeu Zidane. Donc, il va devoir, comme ça, arriver à montrer une identité sur un cadre qui est quand même déjà un peu fixé parce que les joueurs sont quasiment les mêmes
et
parce que, voilà, dans la mesure où il lui sera difficile de faire mieux, il ne lui reste qu'à faire autrement, mais faire autrement, voilà, il n'a pas non plus beaucoup, beaucoup de possibilités pour se démarquer complètement vers des champs.
Vous le rappelez hier dans un article, Vincent Duluc, un excellent joueur ne fait pas toujours un excellent coach. Vous venez de nous le rappeler, il a prouvé ses capacités de meneur à la tête du Real de Madrid. Mais est-ce que mener une équipe nationale, ce n
'est
pas différent ? Est-ce que la pression, quand même, elle ne change pas ? Porter de nouveau le maillot de l'équipe de France, entendre la Marseillaise, tout ça, ça doit jouer quand même pour Zidane ?
Je
pense que la pression pour Zidane, elle n
'a
pas été tellement différente. La pression au Real était absolument énorme par rapport à l'environnement, aux médias, même s'il était sans doute un peu protégé par son président Fiorentino Perez vis-à-vis justement de l'environnement impopulaire et médiatique. Là, il va être plus en première ligne parce que le poste de sélectionneur est quand même difficile, parce que justement tout le monde attend quelque chose de particulier parce que c'est Zidane, tout le monde attend une espèce de magie par habitude, parce que dès qu
'il y a apparu, la magie est
venue, que ce soit comme joueur, comme justement lors de son premier passage comme entraîneur. Mais en fait, on ne sait quand même pas grand-chose de l'entraîneur Zidane. Depuis 20 ans qu'il a pris sa retraite, il a été entraîneur pendant 5 ans à peu près, pas plus. Donc pour lui aussi, c'est une nouvelle vie et il se met quand même en danger, il remet en jeu un peu son aura, j'allais dire son auréole. Oui,
c'est ce que vous racontiez dans votre article d'ailleurs. Est-ce que les 5 ans qu'il vient de passer sans diriger une équipe, qui puisait dans un football quand même qui se transforme à grande vitesse, ça peut être un handicap ou au contraire, peut-être que ça lui a permis de prendre de la distance, prendre du temps même pour mieux observer les joueurs qu'il a envie d'amener sur le terrain
? Ce
qui est certain, c'est qu'il anticipait ce moment. C'est-à-dire qu'il a regardé l'équipe de France depuis longtemps en se disant « Et si c'était moi, comment je ferais ? » Donc je pense effectivement qu'il a une idée assez claire de ce à quoi il veut arriver, il a eu une idée assez claire des moyens qu'il veut utiliser. Donc voilà, moi je pense que ça va vraiment être une période un peu passionnante, en plus qui nous permet quand même de renouveler un peu la narration autour des Bleus, après 14 années glorieuses, mais 14 années parfois un peu constantes, un peu répétitives.
Donc voilà, il y a quand même le sentiment d'une nouvelle ère, et puis le sentiment aussi que jusque-là, Zidane a à peu près tout réussi dans sa carrière, que ce soit comme joueur ou comme entraîneur de club, et qu'il
n'y a
pas de raison qu'il commence à rater quelque chose.
Oui, on l'espère, on l'espère. Les changements de sélectionneurs, ils se constatent à la fois sur le terrain, bien évidemment, mais aussi en dehors du terrain. Zidane, c'est un homme très discret. Est-ce qu'il essaye d'amener cette discrétion aussi au sein de l'équipe
? En
tout cas, c'est quelqu'un de discret, mais de très ferme aussi.
C
'est-à
-dire
qu'il a déjà dicté certaines règles qui existaient moins avant. Par exemple, quelque chose de très symbolique, qui paraît ridicule, d'interdire au coiffeur de rentrer dans Clairefontaine. Ça participe de la sacralisation du jeu, de la sacralisation de l'espace de l'équipe de France. Et je pense que c'est quelque chose qu'on va retrouver. Mais cette discrétion-là,
elle
lui ressemble, mais il n'empêche qu'il va quand même être complètement en Première Ligue, et qu'un jour ou l'autre, il va prendre des flèches, parce que tous les sélectionneurs de l'équipe de France de l'histoire ont pris des flèches, et qu
'il
va peut-être se tendre un peu.
Et
voilà, c'est le principe
même d
'être sélectionneur de l'équipe de France, qui est un poste à peu près aussi agité, et aussi sous pression que le poste de Premier ministre.
Vincent Duluc, j'ai une dernière question. Ce soir, le match est retransmis sur TF1 à 20h45. Au même moment, France 2 sera en direct d'un autre stade, le stade de France en l'occurrence, pour la veillée du pape, Léon XIV. Alors d'après vous, qui est le plus fort, Zidane ou le pape
?
Notamment en termes d'audience. Faites vos pronostics.
Je ne
sais
pas, mais il faut se souvenir quand même qu'au soir du triomphe de l'équipe de France en 1998, sur l'arc de triomphe, on pouvait lire en lettres lumineuses, Zidane Président.
Exactement. Merci beaucoup Vincent Duluc,
c
'était un plaisir de vous recevoir. Bon match, très bonne journée. On vous lit aujourd'hui, évidemment, demain dans l'équipe.