Tous contre la malbouffe : Olivia Grégoire se mobilise
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
dans tous ces états. Le fait du jour, il faut savoir [musique] ce que l'on aime et rentrer dans son HLM, manger du poulet aux hormones. [musique] Pourtant que la montagne est belle [musique] déjà le grand Jeanfer dans sa dans sa chanson la montagne a abordé cette thématique le poulet aux hormones qui a été le symbole de la malbouffe. enfin pouvoir en République française quand on sait ce que cela représente pour nous l'acte alimentaire, notre patrimoine culinaire, gastronomie, pas seulement la façon de savoir manger.
Va-t-on enfin pouvoir tordre le coup à la malbouffe dont on sait aujourd'hui qu'elle est pas seulement une mauvaise habitude, c'est un fléo économique et social sanitaire qui coûte des milliards et puis surtout qui nous fait reculer dans notre dans notre monde culturel, dans notre notre dans notre univers environnemental. social, voilà et patrimonial. Alors sur en studio, j'ai j'ai le bonheur et l'honneur de recevoir Olivia Grégoire.
Attention, c'est pas n'importe qui. Cette femme-là passe sa langue dans sa poche. Député de Paris pour ensemble pour la République, hein, Renaissance, nul n'est parfait, madame madame la députée et surtout ancienne ministre de l'entreprise de tourisme, la consommation et de l'économie sociale et solidaire.
Olivia Grégo connaît bien les thèmes dont nous allons débattre et elle a essayé courageusement. Je vous félicite madame la ministre d'avoir essayer alors que vous appartenez à une majorité dont j'estime qu'elle a pas fait tout ce qui tout ce qu'elle pouvait. Rappelons qu'il y a eu les États généraux de l'alimentation en 2017.
Un discours exceptionnel du président de la République le 11 octobre 2017. On va en parler. Il y a eu une loi légalime 1.
Elle était tellement pas bien qu'il a fallu en faire une deuxè une trè. Bon, maintenant c'est vous qui prenez le la vache la vache normande ou le ou le taureau de Camarnes. Vous avez réuni généraux de l'éducation alimentaire à l'hôtel de Lacé, la présidence de l'Assemblée nationale avec, j'allais dire un arrêtopage de compétences de tous lesqu qui se sont réunis ce jour-là.
J'étais là pour savoir comment on pouvait mieux s'en sortir et et vous êtes là engagé dans ce combat contre la malbouffe. Je résume comme ça, c'est plus subtile que ça. Voilà.
Qu'est-ce qui vous a pris femme politique que vous êtes de vous consacrer à ce sujet-là en particulier ? Bonjour à tous et merci de m'inviter. Qu'est-ce qui m'a pris ?
Bon, d'abord, ça vous étonnera pas, je suis pas totalement de votre avis, c'est le charme du débat. J'espère bien. Euh moi, je crois qu'on a un président de la République, Emmanuel Macron, qui depuis des années, euh chacun a ses forces et ses faiblesses, mais qui en tout cas n'a pas failli sur l'enjeu gastronomie et et culinaire et n'a pas failli non plus sur l'enjeu de la juste rémunération de nos producteurs agricoles.
J'en j'en ferai pas 10 minutes mais je veux quand même rappeler que sans la loi égalime, il n'y avait pas il y avait la possibilité surtout pour les les producteurs de se faire acheter leurs produits à perte. Il a fallu la refaire cher vous êtes un homme elle est compliquée cette loi. N'empêche que le seuil de revente à perte, sauf erreur de ma part, ça n'existait pas avant.
C'est peut-être pas parfait mais il faut l'améliorer. Mais en réalité faire en sorte que les industriels et les distributeurs n'achètent pas en dessin du prix de production à nos agriculteurs. C'était quand même la base.
Princip les agricul, ils ont pas tous bénéficié à l'heure qu'il est du phénomène. Voilà. Qu'est-ce qu' m'a pris pour vous répondre ?
Il m'a appris que d'abord j'aime la bonne bouffe. On a le droit d'être député de Paris et d'avoir en partie des racines bretonnes, d'avoir vécu au pays basque et d'aimer notre pays et ses ses fromages et sa gastronomie. Je l'aime viscéralement euh et je l'aime depuis toujours.
Et en réalité, lorsque j'ai servi au sein du gouvernement pendant quelques années, notamment les entreprises et la consommation, vous vous souvenez 2022-2023, la guerre en Ukraine éclate et nous avons une énorme augmentation de l'inflation alimentaire et nous avons une réalité dans les grandes et moyennes surfaces de ce pays que j'appelle à ce moment-là la double peine. Je me rends compte qu'énormément de personnes les plus modestes achètent des aliments ultra transformés. Euh d'ailleurs, croissance de l'achat des nuggets, il faut être précis, de plus de 12 % depuis à peu près 2022.
Croissance de l'achat de chips et autres denré de grignotage + 5 %. Et je me rends compte que c'est la double peine, c'est-à-dire que ces personnes achètent de l'ultra transformer qui comme il est très transformé a demandé beaucoup d'énergie et se fait donc frapper d'une inflation alimentaire plus forte que les produits bruts. Et je me dis c'est quand même terrible de voir dans ce moment de difficulté où le prix de nos courses augmente les plus fragiles d'entre nous manger des trucs mauvais pour le dire simplement et poliment et manger des trucs qui en plus coûtent beaucoup plus cher qu'auparavant.
Mais donc je me suis dit et à l'époque ça avait fait une polémique mais la polémique est parfois salutaire la preuve j'avais fait une polémique, j'avais des j'ai eu un échange avec des lecteurs dans une presse quotidienne régionale et je dis à ce moment-là dans les échanges peut-être que il faudrait aussi réapprendre la base pardon du bon sens populaire ou paysan tout à fait réapprendre à cuisiner une salade un sandwich un bourguignon un parmentier avec les restes de la semaine pour aussi essayer de faire diminuer la facture de l'alimentation manger bon et pas plus cher Et là, je prends une polémique cher Pericot pleine balle avec un média qui dit "Olivier Grégoire a décidé de mettre en place des cours de cuisine à l'école pour faire baisser l'inflation alimentaire." Non, parce que moi je suis une nana positive non Olivier Grégoire, on est dans le débat, on n pas on n'est pas dans le dénigrement mais c persévéré diabolicou et j'espère qu'ils ne persévéreront pas. Et à ce moment-là, j'appelle la rédaction et je leur dis mais j'ai jamais dit ça.
Je dis juste un truc qui me paraît simple. Est-ce que il serait pas bien de réapprendre à nos gamins comme nous on a pu l'apprendre nous nos parents ce que sont euh des courgettes, des fenouilles ? Quand est-ce qu'elles poussent ?
Quand est-ce qu'on peut les manger ? Et soyons fous, comment on fait pour les manger ? Oui oui et c'est né comme ça.
Et donc bah d'abord, je me suis rendu compte, heureusement et ça c'est la deuxième bonne nouvelle que j'étais pas du tout la première à y penser. Et donc je me suis dit en cette rentrée un peu morose pour pas dire compliqué et si je faisais quelque chose de positif péricas et si je rassemblais au sein de l'Assemblée nationale toutes ces associations, tous ces élus, tous ces enragés de la bonne bouffe dont vous êtes, tous ces journalistes, tous ces bénévoles, plus de 300 personnes sont venues pour dire "Nous, on est engagé partout en France, en Oscitanie, en Bretagne, dans le Nord, dans le Grand Est, dans les écoles pour faire apprendre à nos gamins la base de l'alimentation. question.
Donc je me suis dit en fait il y a énormément d'initiatives dans ce pays. Rassemblons les gens qui font plutôt que ceux qui causent. Oui.
Et mon job, poser un cadre autour de ces initiatives, poser une proposition de loi que je suis en train de finaliser qui sera déposée à la fin du mois d'octobre pour rendre l'éducation à l'alimentation obligatoire à l'école. L'oignon l'oignon fait la force comme disait comme disait le cardinal Mazarin avec son accent italien. Oui Olivier Grégoire, je suis d'accord.
Vous posez le problème et vous le faites courageusement. Je le redis, l'instruction civique qui a un peu disparu de nos de notre enseignement scolaire apprend à se comporter en citoyen. Qu'est-ce que sont les institutions ?
Comment voter ? Voilà, l'instruction civique doit aujourd'hui être complétée par une instruction, j'allais dire à la consommation, une instruction alimentaire dont les projets, il y a des projets qui existent depuis longtemps, l'Institut français du goût, les classes du goût depuis 74. Il faut aujourd'hui plus que jamais mais carrément là vous parlez du stade de la transformation des produits un peu de cuisine un peu de culture un peu de culture culinaire gast mais en de ça de cela, c'est au niveau du solfège réapprendre aux jeunes enfants à partir du primaire ce que c'est que l'acte alimentaire la distinction entre les différentes saveurs les produits, les origines de façon à ce que notre patrimoine alimentaire agricole les agriculteurs souffrent ils sont à la ils sont à la ruine pour certains.
Ils ne vendront pas leurs produits s'il y a pas une demande et il n'y aura pas de demande efficace s'il y a pas une connaissance, un savoir du consommateur pour faire la distinction entre ce qui lui fait du bien à lui, à sa santé, au pays, aux paysans, j'allais dire même à l'Europe et sinon satisfaire les intérêts financiers de l'agroindustrie et l'agrandistribution dont on a besoin. Mais est-ce qu'on peut introduire un peu d'éthique dans cette façon de se nourrir aujourd'hui en France de Dieu former et vous l'avez dit bien sûr les futurs mangeurs parce que c'est bien joli d'avoir des très grands chefs d'avoir cette culture culinaire d'avoir qui viendra ça c'est la charrue c'est mais il y a la charrue il y a vous l'avez très bien il nous faut les bœ et il nous faut aussi former les futurs consommateurs. Je vous écoutais juste avant, c'était passionnant Garbur et Castel Nodari et autres cassoulé.
Quand j'étais ministre de la consommation, moi je me suis battu. On a augmenté les amendes pour francisation sur des produits qui nous prenaient pour des idiots pour rester poli en mettant le drapeau mais avec du bleu blanc rouge pour faire joli et qui n'était absolument pas produit dans notre pays et dont la MPA la matière première agricole n'était parfois même pas européenne pour former des bons mangeurs, former des bons consommateurs. Je vais dire une chose une assise une assise.
Est-ce que la DGCCRF, la fameuse répression des fraudes qui est là pour surveiller pour est-ce qu'elle dispose vraiment des moyens dont elle a besoin pour empêcher que des voyou ? Elle dispose des moyens c'est pas que c'est pas ce que disent hein. C'est pas ce que disent à la DGC.
Alors pardonnez-moi pour avoir été leur ministre et je me réfère par exemple au budget de l'année dernière, il y a une très grande réorganisation parce que il vous a pas échappé que il y a une mutation de la consommation. La DGCCRF c'est François Fillon qui l'avait démantelé au départ en disant qu'il y avait trop fallait arrêter d'emmerder les entrepreneurs. Ouais.
Et ben, heureusement que c'est pas François Fillon qui a été élu parce que heureusement qu'on a la DGCCRF. Pardonnez-moi, je je les salue. La critique est aisée, l'arr est difficile.
Ceux qui vont traquer dans les restos, ceux qui vous donnent à manger n'importe quoi, c'est eux. Ceux qui vont tracker sur les sites web, les Arnec, c'est eux. Ceux qui traquent l'Ultra Fast Fashion et cetera, c'est eux.
Moi, la dernière fois que je les ai vu l'an passé ministre, il n'y avait pas de demande d'augmentation de budget. Il y avait une demande peut-être de réorganisation puisqu'ils ont affaire à des nouvelles formes de de voyou sur la consommation. Mais en tout cas, c'est une administration qui bosse et qui bosse bien ce qu'on voit aujourd'hui.
Je vais aller un peu loin, mais moi je crois que c'est même pas une épidémie, c'est une pandémie que nous avons devant nous. péricoas un adulte sur de est en surpro est obèse. X 2 l'obésité chez les adultes en 3 en 30 ans x 4 chez nos jeunes.
Et imaginez chez nos enfants les parents qui nous écoutent les moins de 18 ans, leur rapport quotidien en sucre 10 % de leur nutrition versus 7 à 8 % pour les légumes et les fruits. C'est une pandémie que nous avons devant nous. Il faut qu'on réagisse et qu'on apprenne les bases à nos enfants.
Et ben justement, on a Paul qui nous appelle de Damazan dans la Gascogne. Il dit "Je suis producteur de fraises et de poivron. On est le pays de la gastronomie mais les gens ne savent plus manger, n'est-ce pas Paul ?" Oui.
Bonjour Péo, bonjour Olivia. Bonjour monsieur. Bonjour Emmanuel.
Donc moi je suis agriculteur, on fait des fraises, on fait des poivrons, on fait du gavage de canard, on a aussi des céréales. Donc on est dans la gastronomie. Euh la loi égalime.
La loi égalim, le problème de la loi égalim c'est queelle favorise les produits importés qui ne sont pas soumis. Aujourd'hui, on est confronté à des importations massives de produits de bas de gamme qui viennent de partout et qui sont pas chers parce que eux sont pas soumis à la loégale. Donc les les ils peuvent acheter 20 centimes le kilo, revendre 2 € ils font 1,80 € de marge la grande distribution et nous au prix où c'est affichent pas.
Oui, bien sûr. Olivier Grégoire le premier problème alors qu'il y ait des problèmes sur la loi égalime, c'est certain que c'est d'ailleurs pour ça qu'on a dû s'y reprendre à plusieurs fois. Je redis avant la la loi égalime, il y avait même pas de notion de seuil de revente à perdre.
Donc c'est aujourd'hui à mon sens un des dossiers prioritaires que devrait prendre la ministre en charge de l'agriculture. Je pense qu'on y est pas encore et notamment sur le sujet que vous avez pointé mais aussi sur les produits d'hygiène. Souvenez-vous l'année dernière, il y avait eu un [raclement de gorge] texte de loi pour empêcher les promotions sur les produits d'hygiène.
Mais pour le coup, est-ce qu'on a bon espoir que le ministère de l'éducation et de l'agriculture pu mettre bon espoir ? Moi je vais j'ai envie de vous dire une chose. J'ai envie de vous dire une chose pour avoir beaucoup traité de ces sujets d'alimentation au parlement qui trop embrasse mal train.
C'est une règle dans la vie. C'est une règle en politique. Quand on fait un texte qui porte sur l'alimentation au Parlement très souvent il y a beaucoup de députés qui veulent charger le texte de loi de 1000 et une chose.
Total et bénéfices. On se met pas d'accord. Total et bénéfices.
La loi ne passe pas. Moi, j'ai un objectif simple. déposer un une proposition de loi qui pose une chose, rendre obligatoire l'éducation, à l'alimentation, à l'école et permettre d'accompagner les établissements qui ont pas les moyens soit pour former leur les enseignants à cette éducation alimentaire, soit pour rénover leur cantine.
C'est prévu quand ? Elle est déposée fin octobre. Elle sera, je l'espère, discutée avant la fin de l'année.
Mais ce que je veux dire à notre auditeur, c'est que moi je suis pas une lâche. Je ne ni pas qu'il y ait des problèmes. Je dis que ça n'est pas dans une petite proposition de loi que je vais porter qu'on va pouvoir résoudre tous ces problèmes.
Et je dis de grâce, ne mélangeons pas tout. Voyez, j'ai parlé avec des assauts, il y a le sujet aussi de la publicité pour l'alimentation très gras, très sucré à destination des enfants. C'est aussi un sujet.
Si on met 14 objectifs dans une un même texte de loi aujourd'hui, vu la configuration du parlement, ça ne passe pas. Moi, j'ai un objectif, je veux que ça passe. Vous viendrez en parler parce que le sujet n'est pas clos.
Il ne fait que démarrer et c'est un sujet simple, plein de bon sens. Mais pour que monsieur on puisse continuer à manger des fraises françaises et vosau poivron, encore faut-il d'ailleurs j'appelle nos amis distributeurs à suivre l'exemple de celui qui l'a fait. Arrêter de vendre des fruits rouges lorsque ça n'est pas la saison.
Le message est le message est reçu. Certains distributeurs le font pourquoi pas les autres. Merci d'être et promouvons nos produits fruits rouges quand c'est la saison dans le hyper marché.
Merci merci merci pour cette prise de position. On vous on vous revoit bientôt. Restez avec nous.
Nous allons parler euh du Louvre et nous allons parler du sexe sur les cartes d'identité. Yeah.
Olivia Grégoire