L'avenir de l'école
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 14 %Défensif 19 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30François-Xavier BellamyChiffre
« plus de 50 % des élèves ont du mal à lire »
- 2:00François-Xavier BellamyChiffre
« plus de 50 % des élèves ont des difficultés majeures en mathématiques »
- 10:00Gérald BronnerChiffre
« le taux de fausse information sur TikTok est de l'ordre de 20 % »
- 0:00François-Xavier BellamyFait
« en cours de philosophie au lieu d'arriver en dis voilà ce que descart a dit sur le bonheur ou sur le sens de la vie et bien il faut arriver en disant qu'est-ce que vous pensez du bonheur qu'est-ce que vous pensez du travail »
- 0:15François-Xavier BellamyFait
« vous venez à l'école pour découvrir quelque chose que vous ne connaissez pas encore »
- 0:30François-Xavier BellamyFait
« le Paris de l'école c'est de dire à un élève tu es capable de faire cela mais tu ne le sais pas encore et on va y arriver ensemble »
- 1:00François-Xavier BellamyFait
« conduire les élèves jusqu'à leur propre auteur conduire les élèves à se découvrir capable de ces talents qu'il ne se soupçonnait pas »
- 2:00François-Xavier BellamyFait
« nous sommes capables d'y parvenir nous l'avons fait nous devrons le refaire à nouveau pour que la France retrouve son unité »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous Nous allons aborder maintenant un sujet d'avenir pour de vrai l'éducation et on espère d'une façon très optimiste un minimum et pour pouvoir parler d'éducation nous avons une ancienne ministre du Travail un député européen et un professeur qui connaît pas mal les sciences cognitives les fake news et donc les problèmes pour lutter les méthodes pour lutter contre ce qui touche beaucoup à l'éducation et donc nous allons commencer tout suite en essayant d'avoir d'abord par François Xavier bami un diagnostic de l'état de l'éducation aujourd'hui ensuite madame penico pourra nous dire quel est selon selon elle quels sont les grands enjeux comment on peut améliorer le système comment on peut réaligner ça avec quelque chose qu'on oublie souvent nous dans le monde de l'éducation c'est la relation avec le monde du travail et avec le développement et puis Gérald nous donnera lui aussi des solutions du point de vue de l'enseignement et à partir de ses compétences sur les sciences cognitives et ça compr coméhension des mécanismes de croyance merci beaucoup pour pour cet échange je suis désolé parce que je vais vous décevoir je suis pas du tout du tout optimiste il y a un événement qui est passé presque inaperçu cette semaine je ne sais pas si vous l'aurez vu c'est lapparution des évaluations de 4e on s'est décidé à se concentrer sur la situation en France hein donc on va parler de l'éducation en France même si il y a beaucoup de choses qui peuvent être élargies évidemment d'une façon plus générale à l'Europe et au monde occidental mais parlons de la France moi je parle comme ancien professeur aussi j'ai exercé la l'enseignement de la philosophie pendant pendant pendant plus de 10 ans et j'ai découvert la réalité de la crise de l'école en devenant professeur et au fond ce qui me frappe c'est que cette cette crise n'est pas un sujet qu'on en parle pas ou très peu alors même qu'elle devrait être notre seule et unique priorité nationale ça devrait être la question fondamentale qui nous obsède tous cette semaine les évaluations en 4e et c'est pas c'est pas c'est pas un obscur institut caché quelque part c'est pas des chiffres contestables c'est le ministre de l'éducation nationale lui-même qui annonce ce chiffre les évaluations nationales ont montré que à l'entrée en 4e plus d'un jeune élève sur de ne sait pas lire correctement plus de 50 % des élèves ont du mal à lire plus de 50 % des élèves ont des difficultés majeures en mathématiques il y a 3 ans on a découvert que notre pays les élèves de notre pays sont les derniers d'Europe en mathématiques c'est l'enquête teams ça on n pas fait un pli quand on en arrive à ce niveau de résultat ça devrait être un scandale majeur surtout quand vous mettez les éléments du contexte la France est un grand pays de mathématiqu dans son histoire et dans son actualité la France par ailleurs c'est le pays d'Europe qui consacre le premier budget de l'État à l'éducation nationale 1,1 million de fonctionnaires et la France c'est le pays au monde qui a les prélèvements obligatoires les plus élevés de l'OCDE si vous mettez tout ça bout à bout même du point de vue du contribuable un tel niveau de désastre en terme d'échec voyez le dernier d'Europe en mathématiqu quand on fait de la politique parfois il faut apprendre des chiffres compliqués des statistiques bizaroïdes mais là c'est pas très difficile il y a pas un pays qui fait moins bien que nous en Europe à à 18 ans à la l'occasion de la Journée de défense et citoyenneté on fait un test de lecture qui montre que chaque année entre globalement entre 18 et 22 % des jeunes Français soit un jeune Français sur 5 à 18 ans ne sait pas lire correctement le français c'est-à-dire déchiffrer un programme de cinéma c'est l'exercice qu'on leur fait faire à 18 ans et ça ça peut pas ne pas avoir des conséquences sur l'avenir de ces jeunes qui ne sont pas les responsables de la crise de l'école mais qui en sont les victimes cette crise de l'école c'est notre responsabilité ça ne peut pas ne pas avoir de conséquences sur l'avenir de notre économie parce qu'on aura pas une économie prospère rayonnante compétitive demain si on n pas d'abord des jeunes qui sont correctement formés dans les connaissances les plus fondamentales comme la lecture l'écriture le calcul ça ne peut pas ne pas avoir de conséquences et je sais que c'est une préup upation qu'on partage avec Gérald Bronner sur l'avenir de notre démocratie parce que quand vous êtes dans une telle situation de fragilité de la raison commune quand vous avez du mal à transmettre une langue commune par exemple comment voulez-vous que le dialogue démocratique soit possible quand les éléments même de la conversation civique n'ont pas été transmises vous savez la démocratie c'est un système politique très fragile qui a des conditions de possibilité complexes et la première de ces conditions de possibilité c'est le fait que nous puissions compter sur une culture commune sur une éducation fondamentale qui fait que les citoyens peuvent approprier leur propre liberté et donc je je crois que ça devrait être encore une fois le sujet même ce qui s'est passé cette semaine cette annonce du ministre de l'éducation nationale aurait dû être un électrochoc majeur un élève sur de en 4e a du mal à lire ça devrait tous nous révolter et pourquoi est-ce que rien ne bouge je termine par une dernière statistique au risque de nous déprimer tous j'espère qu'on aura l'occasion de parler des solutions dans la suite de la conversation mais vous m'avez demandé un diagnostic pourquoi est-ce qu'on on ne réagit pas plus parce que nous avons le système scolaire le plus inégalitaire de tous les pays de l'OCDE c'est c'estàd le pays dans lequel le parcours scolaire d' élève est le plus directement corrélé à son milieu social d'origine ce qui fait que je suis à peu près certain que ce ne sont pas vos enfants nos enfants ici qui payent le prix fort de cette crise de l'école la corrélation évidemment le corollaire c'est que jamais nous n'avons eu des élites ou jamais la préparation de nos élites de demain ne s'est faite avec une telle homogénéité sociale moi j'ai découvert la situation comme professeur parce que moi-même j'ai eu la chance de grandir dans un milieu qui était culturellement plutôt favorisé ma propre mère était prof de français j'ai grandi dans un dans un endroit où il y avait des livres et et d'une certaine façon je j'ai j'ai vu à quel point quand je suis devenu professeur la chance que j'avais eu n'était pas partagée par tous les enfants de ce pays j'ai découvert ce que c'était que d'avoir en face de moi des classes de terminale dans laquelle la moitié des élèves ont du mal à lire lisent avec leurs doigts comme comme des élèves de CE2 dans dans l'expérience que j'avais vécu et cette inégalité là elle fait qu'effectivement et ben le le monde des décideurs aujourd'hui ne mesure pas la réalité de la crise on a tous les chiffres sous les yeux mais on ne veut pas voir et donc être optimiste puisque vous me demandiez d'être optimiste être optimiste aujourd'hui sur le plan de l'éducation en France être optimiste c'est une inconséquence c'est un dénis de réalité je dis pas qu'on est perdu je dis pas qu'on peut pas s'en sortir je dis pas qu'on peut pas faire mieux on peut évidemment faire beaucoup mieux ne serait-ce qu'on grâce à l'incroyable dévouement de ces centaines de milliers de professeurs qui aujourd'hui encore se battent sur le terrain malgré toutes les difficultés on peut bien sûr reconstruire mais il faut commencer pour reconstruire par regarder la réalité en face et si on veut guérir d'une maladie il faut commencer par faire un diagnostic qui soit correct si l'optimisme consiste à nier la réalité du problème alors il est certain qu'on risque tous d'y mourir parce que c'est ça qui est en jeu c'est l'avenir du pays qui se décide c'est la seule question qui compte pour notre avenir à tous alors Muriel penico je sais que vous partagez en partie quand même ce diagnostique notamment sur les inégalités mais selon vous c'est la question de l'efficience du système qui qui qui importe oui je partage d'abord les faits toujours important de dire que les faits ont une valeur on a besoin de le rappeler par les temps qui court je partage lesffit j'ai donc le pessimisme de la lucidité mais comme disait gramchi l'optimiste de l'action je pense qu'il y a pas de fatalité et pourquoi ça la première chose je voudrais aborder trois points très rapidement le premier c'est l'efficience et aussi l'investissement on a tendance on ne parle d'investissement dans l'éducation que sous forme de coût en France comme disait lincol si vous trouver que l'éducation coûte cher essayer l'ignorance voilà le prix Nobel de l'économie James Hackman il a prouvé que qu'on investit 1 € dans l'éducation on économise tout au long de la vie de quelqu'un 8 € dans le social la santé la justice et l'éducation continue donc il y a un moment donné il faut prendre conscience que en France on sous-investit on est effectivement le premier pays sur les prélèvement public mais 13 % du PIB c'est les retraites 6 % c'est l'éducation je met excuse il faut choisir la jeunesse ok je vais pas raviver le sujet des retraites c'était pas le sens de mon propos mais je veux dire que on est on a on est le 13e PS de l'OCDE pour l'investissement en éducation on est le 25e pays de l'OCDE sur les compétences en math Scien lecture et sur la le niveau des compétences générales de l'ensemble de la population donc on a un vrai sujet c'est que on ne se projette pas assez on nen débat pas assez on n'en fait pas une priorité et je pense que c'est c'est le premier sujet le deuxème sujet c'est qu'on va vers une société des compétences et là je vais venir moi du monde du travail pour regarder l'éducation aujourd'hui les compétences évolu à une vitesse folle et ce que j'appelle le tsunami du travail c'est-à-dire le bouleversement du monde du travail sous le quadruple effet de l'intelligence artificielle de la transition écologique des changements démographiques il y aura moins de jeunes plus d'âgés dans les pays du Nord et du rapport au travail qui a complètement changé et au rapport à apprendre qui a complètement changé va avoir des conséquences aussi sur l'éducation dès aujourd'hui l'OCDE toujours nous avons les mêmes bonnes sources euh dit que en 1987 une compétence technique un savoir-faire professionnel avait en moyenne une validité de 30 ans aujourd'hui l'OCDE mesure en moyenne bien sûr ça dépend des métiers que cette validité technique elle est de 2 ans et dans la tech 8 mois donc ce qui veut dire que le apprendre à apprendre c'est pas un truc pour faire joli pour les pédagogies c'est juste vital donc et donc c'est mon 3è point pardon dans le deè point il y a le sujet aussi des inégalités vous l'avez dit on est le pays le plus inégalitaire dans la reproduction sociale par l'éducation au CDE mais on est aussi celui ces inégalités s'accroissent alors oui il y a eu des choses bien faites je salue JeanMichel blan les dédoublement de classe plus c'est nécessaire c'était bien mais la taille du problème est plus vaste que ça et puis le mais là où il y a je dis qu'il y a pas de fatalité faut avoir un peu d'humileté il y a des pays qui font mieux et tout à l'heure j'espère vous parlez de certains pays comme la Finlande l'Estonie ils s'y prennent autrement ils s'appuisent plus sur les sces connectives une approche radicalement différente de nous et c'est bizarre ils ont depuis des années des résultats bien meilleurs à PISA et cetera donc on a des parents des enseignants qui ne veulent qu'une chose c'est la réussite des enfants et je pense qu'il faut s'y prendre autrement et j'espère qu'on aura l'occasion de S de le développer tout à l'heure ça dépend que de vous mais merci pour la transition puisque ça permet à Gérald qui voulait parler lui aussi de l'importance de la mixité mais aussi des de d'autres fondamentaux ou d'une nouvelle approche pour les fondamentaux dans l'éducation de directement vous expliquer son point de vue merci j'ai d'abord été très éclairé par les deux interventions précédentes avec lesquelles je me sens en accord euh ben oui le le il y a peut-être pas de sujet dans dans c'est pas pour dire qu'on est dans la meilleure table ronde mais il y a pas de sujet qui plus porteur d'avenir que des interrogations qu'on peut avoir sur l'éducation évidemment comme disait Lenz le présent est gros de l'avenir donc ce qui est en train de se passer aujourd'hui à l'école préfigure la société française et les autres sociétés de dans 10 ans dans 20 ans c'est évidemment absolument fondamental et comme c'est fondamental comme c'est un sujet qui en mant qui pardon qui en même temps éminamment politique il est aussi traversé de toutes sortes de visions idéologiques et je pense que la première mission que l'on doit avoir peut-être avant toute chose c'est d'essayer d'exfiltrer ce sujet de ces déterminant idéologique ça sera pas forcément facile mais la première étape et je crois que on peut rendre hommage à au ministre Jean-Michel Blanquer sur ce point c'est d'avoir constitué un conseil scientifique de l'éducation nationale bon ce conseil je je le connais bien parce que j'en suis membre mais il est surtout dirigé par quelqu'un que que que j'admire et qu'on peut peut admirer qui s'appelle Stanislas de Hann qui est un professeur au Collège de France un de nos meilleurs spécialistes du cerveau par que s'il a été dit que je m'intéressais un peu aux sciences cognitive c'est vrai mais je ne suis pas cogniticien moi-même je suis sociologue hein ce qui est peut-être plus modeste mais je crois en effet que les sciences sociale la sociologie doivent regarder avec beaucoup d'intérêt ce qui se passe dans les disciplines connexes pour elles-même ne pas verser éventuellement dans les interprétations idéologiques ce qui peut être fréquent euh donc en l'occurrence établir des faits et pour réfl et là les faits sont pas toujours aussi faciles qu'on le croit c'est vrai que avant toute chose il faut se rappeler qu'on est maintenant dans un monde où avant les débats portés sur l'interprétation des faits ce qui est tout à fait sain mais il porte maintenant même sur la constitution des faits dans certains cas et là même c'est pas du tout pour apporter la contradiction parce que je suis pas spécialiste de ces questions mais j'ai lu moi-même les les pages de de l'OCDE mais je sais qu'elles sont aussi contredites par exemple notamment par les NC ici en France qui considère que le diagnostic qui fait de la France le pays le plus reproducteur des inégalités de l'OCDE peut être discuté à la marge avec des arguments statistiques très complexes et qu'on va pas verser ici donc c'est pas du tout pour apporter la contradiction c'est juste pour dire qu'en toute bonne foi même quand on n'est pas porteur d'idéologie et cetera il est pas toujours aussi facile que ça d'établir des faits comme est-ce que le niveau monte ou est-ce qu'il que le niveau baisse après avoir lu un certain nombre de choses je pense plutôt qu'il baisse en l'occurrence que les choses soient claires mais vous savez bien chers collègues que cela a été discuté ça a été discuté on connaî texte de Baudel qui qui qui date un peu aujourd'hui mais qui apportait qui nous faisait crouler sous des statistiques et cetera ça veut pas dire du tout dans mon esprit qu'il faut pas utiliser des statistique au contraire je les ai enseigné à l'université il faut en effet établir les faits mais avec la plus grande rigueur qu'elle soit parce que c'est une question encore une fois essentiel alors finalement le le le la question de de l'école est un objet social total tout tient en fait dans cet objet et elle a un passé elle a un présent elle a un avenir j'espère bien sûr mais je crois que pour penser son avenir il faut penser les trois niveaux temporels de l'école son passé c'est-à-dire l'acquis savoir écrire savoir lire savoir compter c'est absolument essentiel au moment où en effet des indices nous inquiètent sur ces savoirs fondamentaux donc il faut nous interroger sur la possibilité pour nos enfants de maintenir ces compétences fondamentales pour leur vie professionnelle et pour leur vie de citoyen et donc pour notre vie de citoyen aussi c'est d'autant plus intéressant et important que les jeunes sont confrontés à des sollicitations auxquelles nous n'étions pas confrontés à leur âge pour recueillir de l'information pour traiter cette information comme vous le savez les jeunes mais nous tous nous montrons année après année que nous consacrons plus de plus en plus de notre disponibilité mentale au fait de nous informer sur les écrans et chez les jeunes c'est encore beaucoup plus important mais où s'informme-t-il sur les écrans il y a des choses formidables il y a par exemple des des cours de professeurs au Collège de France que vous pouvez regarder je vous y invite qui sont librement téléchargebles et beaucoup de conférences de gens qui sont ici d'ailleurs ici ça sera retranscrit aussi en en vidéo donc voyez il y a vraiment le le le meilleur mais malheureusement ce que les enquêtes nous montrent c'est que les jeunes s'informment donc de plus en plus sur les réseaux sociaux et beaucoup plus que les autres classes d'âge mais leur source d'information principale ce sont des plateformes vidéo donc ils veulent s'informer par la vidéo et parmi lesquels évidemment vous trouverez TikTok et Instagram avec je le rappelle une enquête de newsg assez récente qui montre que le taux de fausse information sur TikTok est de l'ordre de 20 %. et quand je vous dis maintenir les éléments fondamentaux de la connaissance sachez aussi que plusieurs études montrent je pense à celle de mon ami Olivier Galand et puis anne Muxel qui sont peut-être déjà passés d'ailleurs ici sinon faudrait les inviter ils sont ils ont vraiment des choses patientes à dire notamment sur la jeunesse et dans leur enquête et que j'avais publié au Press universitaire de France la tentation radicale il montrait déjà qu'il y avait des taux de contestation par exemple de la théorie de l'évolution dans certaines zones françaises qui sont effrayantes avec une majorité d'une partie de la population des jeunes qui ne croi pas la théorie de l'évolution alors on aboutit et c'est ça le risque et puis je vais m'arrêter là pour pas faire un tunnel l'enjeu principal évidemment pour l'école c'est de maintenir l'enjeu pour toute société c'est le ciment de ce qui va nous permettre de vivre ensemble en fait or le présent nous indique une crainte que j'ai que peut-être vous partagez c'est que nous vivions tous dans la même société mais de moins en moins dans le même monde alors j'ai envie de vous poser la question à tous les tro dans ce cas-là qu'est-ce qu'on fait parce qu'on va pas abandonner est-ce qu'on met plus d'argent est-ce qu'on réforme l'école est-ce qu'on change les programmes est-ce qu'on change les cours est-ce que c'est la perception globale de l'enseignement qui doit changer qu'est-ce qu'on fait vous avez 2 heures mer beauoup alors il faut il faut faire beaucoup de choses mais il y a plusieurs la première chose c'est un reconnaître les fait c'est très important mais aussi avoir gérer le courage de l'imagination collective je crois pas que c'est juste quelques rustines qu'il faut là l'ampleur du désastre et encore on n pas parlé de tous les sujets on a parlé de la reproduction sociale on a parlé du niveau qui baisse on n' pas parlé de évidemment les inégalités sociales mais les inégalités de genre les filles dans la tch les sciences alors que c'est l'avenir qui sont encore un niveau très faible je rappelle que aujourd'hui arrivé sur le marché du travail on a en gros 20 % de filles qui vont dans les écoles d'ingénieur 25 % dans le numérique 10 % dans les start-upeuses voilà donc il y a beaucoup d'angles qu'il faut prendre j'en rajoute un juste pour dire qu'il y a beaucoup de choses à faire mais je pense que la première chose c'est nos têtes c'est notre représentation mentale de ce qui est possible quand j'ai eu l'honneur le plaisir de faire la réforme de l'apprentissage tout le monde disait en France c'est pas possible en France la première chose que j'ai faite je suis allé j'ai emmené les leaders patronaux et syndicaux et les vice-présidents de région en Suisse où il y a le système le plus abouti du monde on parlait beaucoup de l'Allemagne mais la Suisse encore plus c'est de l'horlogerie 65 % des personnes passent par l'apprentissage y compris les futurs médecins d'ailleurs l'internat c'est un un apprentissage euh le et donc c'est vrai que ça a amené à dire ah bon autre chose est possible alors donc moi la première chose que je ferai c'est d'inviter mais par milliers des acteurs de des enseignants des universitaires euh des des parents des parties prenantes des collectivités locales aller dans la Finlande ou l'Estonie je je vais dire un mot juste sont des pays qui n'investissent pas plus en argent en proportion de leur PIB plutôt c'est pas le sujet mais qui ont une approche radicalement différente sur l'évolution des potentiels ils ont compris ils ont intégré le fait que l'école n'est pas là que pour développer l'intelligence analytique qui est une des trois formes d'intelligence et je simplifie beaucoup alors sur CEC vont me dire que je je simplifie mais c'est quand même ce qui ce qu' disent l'intelligence analytique accessoirement c'est celle qui va le mieux copier ou améliorer l'intelligence artificielle or nous on ne développe que l'intelligence analytique l'intelligence émotionnelle et relationnelle et l'intelligence intuitive créative on la développe extrêmement peu à l'école qu'est-ce qu'on fait en Finlande et bien de l'âge de 3 à 7 ans il y a pas d'apprentissage que nous on vous dirait scolaire alors qu'on a tendance même en maternel à vouloir faire du précolaire par contre on a une ouverture sur la musique les arts on joue le jeu c'est la formation du cerveau dans beaucoup de dimensions on apprend à coopérer on apprend à jardiner à cuisiner à toucher à la matière on éveille l'essence on éveille le potentiel et vers 7 ans de 7 à 16 ans il y a un Tron commun avec des des choses plus structurées mais où la l'autonomie la coopération le désir d'apprendre sont essentiels si on n pas le désir d'apprendre si on n pas la curiosité si on ne sait pas poser de questions mais on sera perdu dans le monde de demain déjà un peu aujourd'hui mais alors de demain dans avec ces compétences qui vont changer tout le temps ce monde qui va changer tout le temps encore beaucoup plus vite et plus fort qu'aujourd'hui alors que déjà c'est très fort et très rapide aujourd'hui euh et bien ces qualité de de curiosité de capacité à coopérer et d'envie d'apprendre vont être essentiels et bien c'est ce qu'il font et ce qu'il font avec des résultats remarquables donc il faut d'abord saïer les ménages voir que c'est autre chose avoir l'humilité de dire qu'on est pas les meilleurs du monde et après vous allez voir il y a beaucoup beaucoup beaucoup de connaissance il y a beaucoup d'engagement en France je suis sûr qu'on peut trouver c'est pas une recette miracle je dis juste qu'il faut commencer par changer nos cerveaux avant de savoir où est-ce qu'on bouge tel curseur parce que là on a on a boulevard si on s'y met tous et par contre ça doit devenir un gros sujet de société car c'est pas simplement l'avenir de nos enfants on l'a dit je crois qu'on on le partage tous c'est l'avenir aussi de notre démocratie qui est en jeu françois xevier b mis pour faire ça est-ce que ça veut dire qu'il faut redonner de l'autonomie aux écoles est-ce qu'il faut changer le modèle structurellement de l'éducation euh vous posiez la question que que faire je voudrais juste revenir sur ce que disait Gérald sur le le la la contestation qui existe encore aujourd'hui de la réalité de la situation vous savez Peggy disait il faut avoir le courage de dire ce que l'on voit mais plus encore il faut avoir le courage de voir ce que l'on voit et aujourd'hui encore c'est vrai on a toute une partie de de de gens qui considère que c'est déjà d'une certaine manière coupable que de pointer la réalité de la crise de l'école c'est encore le cas aujourd'hui mais c'est pas seulement le CDE qui nous parle de la situation de l'école c'est PISA c'est teams des enquêtes internationales qui sont je crois contesté par personne de très sérieux sur le fond c'est les enquêtes cèdre qui sont réalisées par le ministère lui-même c'est les évaluations nationales que dévoilait le ministère cette semaine donc les faits ils sont documentés et deuxièmement si vraiment quelqu'un ne veut pas croire les chiffres de fait c'est vrai que c'est utile de les incarner ces chiffres donc j'invite si quelqu'un ici n'est pas convaincu de la réalité de la crise de l'école simplement à venir faire un tour dans dans des établissements scolaires prenons rendez-vous je je vous emmène il y a aucun problème c'est vrai que que de fait ça m'arrive souvent de rencontrer des des des parlementaires des des membres du gouvernement des des patrons d'entreprises ou bien des journalistes qui me disent ah quand même vous exagérez moi je vois mon fils ma fille quand même il a Polytechnique c'est pas si facile que ça le niveau c'est quand même très bon oui mais bien sûr encore une fois on a encore des élèves qui réussissent très bien et on a encore une capacité d'excellence mais le fait est que d'abord même ceux qui réussissent bien réussissent un peu moins bien qu'avant et surtout les carrés gigantesques avec des élèves qui ont engrandi à quelques kilomè de là je sais pas si euh l'INC peut contester légitimement l'inégalité du système scolaire français mais moi j'ai vécu un grand câ dans mon existence il y a quelques mois je suis devenu propriétaire j'ai acheté un appartement euh et j'ai découvert à cette occasion que les agents immobiliers vous explique que selon le côté ou l'autre de la rue où vous achetez en fonction de la sectorisation de l'appartement que vous allez dans lequel vous allez investir le prix peut être très largement supérieur parce que vous allez pouvoir inscrire vos enfants dans le collège considéré comme préférable à celui qui est considéré comme au contraire devant être évité ça c'est la réalité aujourd'hui la réalité c'est que tous les Français qui savent la la réalité de la situation même ceux qui font semblant de l' nier sont prêts à consentir des efforts importants pour faire que leurs enfants échappent au naufrage de l'éducation nationale ça c'est la la réalité de la gravité de l'injustice qui est au cœur de la situation du pays aujourd'hui alors comment faire pour s'en sortir ce serait impossible de répondre en quelques minutes mais je dirais simplement quelques pistes très rapides un tout concentré sur l'enseignement des fondamentaux l'école a une seule et unique mission c'est d'instruire d'enseigner les savoirs les plus fondamentaux demain vous l'avez dit les connaissances qui seront demandées aux salariés elles évoluent à toute vitesse notre but n'est pas ça a été la grande illusion des années passées on a dit regarder il faut apprendre aux élèves c'est fini la littérature c'est fini la philosophie c'est fini toutes ces connaissances très anciennes il faut leur apprendre le code informatique il faut leur apprendre à faire les choses du du du monde de demain et puis là on se rend compte que chat GPT arrive et fait du code informatique à notre place bon ben c'était vraiment complètement absurde de faire du code informatique à l'école on n pas besoin que nos élèves apprennent à faire du code informatique on a besoin qu'il soit capable en effet d'apprendre capable de construire un raisonnement déductif capable de s'approprier les savoirs les plus fondamentaux qui les rendront aptes au monde qui se dessine on a besoin qu'il sacheent lire parce que un élève qui sait pas lire effectivement c'est un élève qui va être en très grande difficulté dans le monde quel qu'il soit qui se dessine sous ses yeux donc tout concentré sur l'enseignement et notamment sur l'Enseign des savoirs les plus fondamentaux à l'école primaire on devrait consacrer c'est ce que font les meilleurs systèmes scolaires du monde on devrait consacrer 2 tiers de tout le temps scolaire à la lecture à l'écriture au calcul sous quelque forme que ce soit à l'apprentissage des mathématiques c'est c'est vraiment l'essentiel deuxième chose tout concentrer concentrer notre effort sur le primaire c'est vraiment là aussi un enjeu majeur c'est là que tout commence troisième chose tout concentré sur la formation des professeurs l'élément clé c'est d'avoir des professeurs bien formés bien rémunérés et on a aujourd'hui de ce point de vue-là un énorme retard à rattraper il faut accompagner nos professeurs vers leur métier faut rendre tout simplement rendre au professeurs leur métier aujourd'hui dans l'éducation nationale vous avez je le disais 150000 fonctionnaires de mémoire dont 250000 ne sont pas devant des élèves il faut concentrer les forces sur les professeurs il faut remettre c'est un peu comme à l'hôpital c'est un peu comme dans beaucoup d'administrations aujourd'hui il faut remettre les forces sur ceux qui sont sur le terrain et c'est eux qu'il faut accompagner soutenir et rémunérer correctement pour attirer les meilleurs l'année dernière 5000 postes non pourvus dans les concours de recrutement de l'éducation nationale la crise des voocation elle est déjà un symptôme de la crise de l'école et l'éducation nationale l'année dernière c'est 40000 démissions l'éducation nationale c'est une des l'année dernière c'est une démission toutes les 3 minutes même en incluant le jour et la nuit c'est ça la réalité de notre de notre système aujourd'hui et d'ailleurs le parallèle avec l'hôpital est pas est pas négligeable parce qu'il y a beaucoup de d'éléments qui sont communs et et voilà quelques pistes très rapides et puis dernier point je vois l'excellent Xavier Gor tout à l'heure faisait un dessin sur est-ce que tous ces toutes ces lettres ça fait vraiment un mot vous pouviez pas toucher de plus près il faut se plonger dans le détail de l'évaluation nationale qui a été publié il y a quelques jours un des enjeux les plus compliqué pour les élèves de 4e c'est le déchiffrage des mots on est vraiment là au cœur de de cette de cette réalité le fait est que c'est ça le le le sujet essentiel et je crois que pour développer chez nos élèves la capacité d'atention pour leur rendre ce qui leur manque le plus aujourd'hui la capacité de concentration le fait de pouvoir se concentrer sur un sujet le fait de pouvoir se concentrer sur une connaissance à apprendre sur un texte à étudier sur un élément qui peut susciter de la curiosité et même de l'émerveillement pour rendre à nos élèves leur capacité d'attention il faut enfin qu'on traite lucidement ce qui est aujourd'hui un immense problème de santé publique qui est l'addiction aux écrans l'école de l'avenir j'ai pas peur de le dire de manière un peu provocatrice l'école de l'avenir c'est une école dans laquelle il n'y a pas d'écran c'est une école dans laquelle on apprend à lire dans des livre dans laquelle on retrouve le papier et et je ne dis pas que nos élèves vivront dans un monde sans écran mais pour les préparer à un monde d'écran pour les préparer à un monde du digital pour les préparer au monde du numérique il faut leur rendre ce qui est aujourd'hui ce qui sera demain la plus grande frontière entre ceux qui seront capables de dominer ceux qui seront capables de décider de leur destin et ceux qui le subiront au contraire il faut leur rendre leur capacité d'attention c'est je crois un des enjeux majeurs on a cru bien faire en distribuant des tablettes en mettant des tableaux numériques en donnant des ordinateurs à nos élèves mais nos élèves savent mieux que nous se servir des iPads que nous leur mettons dans les mains ils savent mieux que nous se servir d'un iPhone le propre du numérique c'est que c'est justement une révolution technologique et qu'est-ce que c'est qu'une révolution technologique heidger disait c'est quand le schéma de la transmission s'inverse vous qui êtes parents et grands-parents vous avez tous déjà vécu cette expérience un peu douloureuse qu'il a fallu un jour demander à vos enfants ou à vos petits-enfants à vous aider à à vous servir d'un outil numérique que vous aviez dans les mains et bien c'est c'est pas pour ça qu'ils ont besoin de nous ils ont pas besoin de nous pour apprendre à se servir d'un iPad ils ont besoin de nous pour apprendre à ouvrir un livre j'ai des collègues qui enseignent aujourd'hui à l'université il faut aller à l'université parce que c'est l'université qui éponge aujourd'hui le gigantesque mensonge d'État qui est devenu le baccalauréat qui éponge aujourd'hui toute la crise de l'éducation nationale et bien j'ai des collègues qui sont à l'université qui enseignent des disciplines littéraires et qui sont devant des étudiants qui n'ont jamais terminé un livre de leur vie qui n'arrive pas à finir un livre et bien ça c'est je crois aujourd'hui en effet et je sais que Géral d'en parler à l'instant mais pour rendre aux élèves leur capacité d'esprit critique c'est-à-dire leur distance à l'égard de l'image qui règne aujourd'hui en maître pour leur rendre leur distance à l'égard de ces vidéos dont ils sont saturés toute la journée il faut leur rendre un espace dans lequel il n'y ait pas cette sollicitation permanente de l'écran qui fait écran entre eux et la réalité il faut traiter maintenant à nouveau les producteurs d'écran comme on a traité les cigartiers autrefois et ça veut dire commencer par ne pas distribuer des paquets de cigarettes partout dans nos classes et donc par ne pas mettre des tablettes entre les mains de tous nos élèves donnerz-leur des livres c'est la condition pour qu'il soit libre dans le monde des tablettes de demain merci [Applaudissements] beaucoup Gérald ton avis sur ce qui sur ce qu'il faut faire et sur quoi se fonde pour améliorer l'éducation oui ben d'abord comme comme il a été dit euh là aussi je je je je je me base simplement sur un certain nombre d'études on essaie d'être sur le la la terre ferme et les plus jeunes générations semblent avoir plus que Cell qui qui les les ont précédé un problème avec l'attention avec la fixation de l'attention avec la patience tout simplement et même avec l'ennui c'est terrible une société où on ne s'ennuie plus moi je me souviens je veux pas faire le point anecdote mais je pense qu'on a tous vécu ça je remercie l'ennui parce que c'est dans cet ennui c'est dans les longues heures que j'ai passé à à titiller mes soldats et ne pas savoir quoi faire que je pense avoir généré une part de créativité de rêverie VO et on est en train c'est vrai de priver avec leur assentiment il faut bien le dire les jeunes générations de la possibilité de s'ennuyer il y a des études qui montrent que ils sont beaucoup plus impatients que nous par exemple pour pour acheter quelque chose alors comment on fait ça parce qu'on peut dans des expérimentations en économie par exemple leur proposer d'acheter quelque chose et de payer un supplément pour le recevoir plus vite demain ou après-demain ou dans une semaine et les classes qui sont d'âge qui sont le plus prêtes à payer le plus pour recevoir vite ce sont les plus jeunes vous voyez c'est unon appelle un proxy de de expérimental de l'impatience donc effectivement je ne sais pas s'il peut pas tout de même y avoir un bon usage de l'écran dans le cas re pédagogique je laisse ça éventuellement au au débat mais ce qui est sûr c'est que le livre incarne quelque chose comme ça c'est-à-dire le ralentissement du temps la sensualité de l'objet un rapport direct quoi et non virtuel au au monde et de ce point de vue évidemment j'applaudis des des des deux mains si je veux faire du bruit c'est mieux d'ailleurs euh et on a dit les fondamentaux puisqu'on parle de l'avenir bien sûr lire écrire compter mais on a peut-être oublié quelque chose je voudrais l'ajouter c'est et ça ça sera assez révolutionnaire parce que dans le fond ça s'est pas fait tant que ça raisonn alors évidemment François Xavier qui qui est professeur de philosophie si je ne m'abuse va pourra être choqué c'est bien ça qu'on fait en philosophie on apprend quand même à raisonner mais d'abord on le fait très tard ceci dit c'est formidable en France ça doit être un des seuls pays où on enseigne la philosophie comme ça de façon obligatoire mais c'est en terminal et puis en philosophie ben on apprend toutes sortes de choses moi je vais pas me priver des dessins Xavier g c'est pas parce que voilà par exemple l'instabilité effectivement de l'offre pédagogique est illustrée par l'excellent Xavier euh donc raisonner apprendre à raisonner et ça c'est la c'est une bonne nouvelle parce que quand même faut annoncer quand même quelques bonnes nouvelles la science aujourd'hui fait des propositions tout à fait solides et documentées sur la façon d'insérer en quelque sorte euh des cours euh pour stimuler le système immunitaire intellectuel des jeunes et ils en ont besoin quand ils sont de plus en plus confrontés aux écrans parce que même si vous chassez les écrans des écoles ils les retrouveront immédiatement après ils en ont besoin d'ailleurs on va pas à moins de vouloir être un amich revenir je ne sais dans quelle dans quelle période la stimulation de la pensée analytique c'est pas juste pour faire beau là aussi c'est très documenté il y a une il y a une science vraiment mondiale maintenant de la diffusion des fausses informations on appelle les sciences sociales computationnelles et il y a des très très saillants il y a des choses dont on est sûr maintenant et une chose dont on est sûr c'est que la variable qui prédit le plus le fait de croire en des fausses informations et de les diffuser il y a plein de variables il y a des variables politiques si vous êtes à l'extrême droite vous avez plus de chance de partager des fausses informations à l'extrême gauche depuis de semaines aussi non de TR semaines alors c'est une bonne remarque depuis au moins un siècle en réalité je sens comme une connotation politique dans le dans dans l'assemblée bon mais en bon sociologue je ne tirerai pas de de conclusion de de cela faud que je fasse un sondage raisonné non mais là aussi pardon la science apporte beaucoup de données sur cette question et c'est ce qui ce qu'on appelle des coursb J si vous voulez vraiment je voulais pas préciser mais puisque vous m obligez les courbes en J donc vous avez l'extrême gauche là l'extrême droite là donc le partage des fausses informations et notamment des théories du complot ça fait comme ça c'est qu'il y en a quand même plus à l'extrême droite qu'à l'extrême gauche mais il y en a plus à l'extrême droite et l'ex gauche que dans tous les autres camps politiques voilà c'est dit c'est fait c'est c'est c'est de la science mais et pardon pardon sil y a des sensibilités que ça froisse euh alors je peux vous dire ça a froissé notamment au rassemblement national parce que quand j'ai été auditionné par à l'Assemblée nationale la seule personne qui m'a agressé verbalement c'était une députée du rassemblement national et j'étais obligé de lui rappeler quand même s ses chiffres en lui disant qu'il avait une bonne tête de gagnante potentiellement quoi et euh et donc ce que cela veut dire c'est que il y a des variables politiques qui sont impliqué mais la variable la plus importante c'est ce qu'on appelle la lazy thinking c'estd la pensée paresseuse c'est que la tendance que nous avons tous à aller vers des conclusions intuitive parce que le le vrai semblable est moins coûteux que le vrai c'est coûteux ça veut dire intellectuellement en terme de consommation de glucose notre cerveau on est tous un peu des faignants intellectuels et il y a une façon de de stimuler la pensée analytique alors je n'ai rien contre le théâtre la musique et cetera mais j'espère qu'on va quand même pas abandonner cette cette ambition dans les prochaines années de stimuler la pensée analytique parce que c'est cette pensée analytique et sa stimulation qui va le mieux nous protéger contre les fractures enfin contre certaines des fractures qui menacent la la démocratie l'autre point important j'en aurais bien d'autres mais parce que je veux pas abuser de mon mon temps de parole qui et qui a été aussi bien évoqué par par par Muriel que que François Xavier qui me semble très important c'est les représentations les valeurs parce que oui il se passe sans doute des choses très observables et très admirables en Europe du Nord mais n'oubliez pas une chose en matière d'éducation il y a plein de variables qui sont appliquées c'est pas seulement le process éducatif c'est aussi l'environnement familial qui compte beaucoup d'ailleurs une enquête très récente de linerm à propos des écrans montre que les écrans peuvent avoir des effets inquiétants mais mixés avec l'attitude de la famille donc je ne suis pas certain qu'on va pouvoir reproduire les conditions familiales d'Europe du Nord ici en Europe donc donc attention aussi on peut le enfin il faut regarder avec intérêt les systèmes éducatifs mais ne pas oublier que ces expériences là sont soupoutré de plein de variables et qui sont pas forcément celles qu'on croit donc il faut faire attention et par contre ce dont je suis certain c'est que les valeurs qui sont portées par les familles sont tout à fait essentielles aujourd'hui et mon cœur en souffre par exemple la valeur du mérite est très attaqué en particulier par la gauche ça veut dire faut me t c'est tu as le droit tu as le droit de continuer et donc je vais aller très vite là-dessus parce que on a des données puis sans doute mes collègues voudront réagir on a des données très intéressantes notamment sur la reproduction des inégalités partout dans le monde partout il y a une communauté d'immigrés qui connaî pas la langue du pays où elle va qui vient dans des conditions économiques difficiles et qui réussit mieux que toutes les autres y compris les autochtones sont les Asiatiques du Sud-Est or donc ça il faut l'opposer fermement à la fatalité de la reproduction de la reproduction des des conditions économiques et sociale c'est très intéressant pourquoi parce que il y a des études qui ont été faites notamment par des collègues dans une revue de sociologu hein dans la revue Science je le dis parce que la revue Science publ par beaucoup de sociologie c'est une des grandes revues de diffusion de la connaissance et qui montre tout simplement sans surprise que ce qui fait la différence Monieux heureusement c'est pas des différences génétiques par exemple non c'est tout simplement les valeurs qui sont portées par les familles qui sont des valeurs de mérite et je vais vous donner une toute petite dernière expérimentation parce qu'elle était faite en France ici par des économistes trois économistes qui sont à la business school économique sont pas en France mais peu importe mais ils sont français sinon il pourrait pas faire de grosses études aur pas d'argent ouais ouais il y a aussi un problème de financement de la recherche mais ça sera pour une autre table ronde et on demande en fait à des à des à des jeunes vous savez qu' font leur choix comment s'appelle de j'oublier le parcours sup ils font leur choix sur parcours sup donc là c'est une donnée en condition écologique on n'est pas dans les conditions inv vivo de laboratoire c'estement les gens tel qu'ils font et on s'aperçoit de quoi ce qu'on sait déjà depuis longtemps c'est que les jeunes de catégorie populaire ont généralement moins d'ambition que les jeunes de catégorie plus disons plus aisé ça c'est pas une surprise du tout mais attendez la suite à ces jeunes on leur demande où est-ce que vous êtes classé à votre avis parce qu'ils ne le savent pas et bien les jeunes de catégorie populaire sous-estime leur niveau pas surprenant non plus mais ils ont cette idée de génie de leur dire ben en fait voilà ta vraie position et maintenant tu connais ta vraie position quelles sont tes ambitions et bien dans le premier DESC 10 % les plus hauts des jeunes venant de quartiers populair ils attienent immédiatement les mêmes ambitions que les autres catégories sociales ce qui veut dire que tout cela tient aussi beaucoup sur des récits donc attention à ne pas diffuser des récits autoréalisateurs trop pessimistes parce que le futur ressemble aussi à ce qu'on croit qu'il va devenir alors ça nousne finalement ailleurs on je je vais redonner la parole à des à des acteurs du politique parce que ça veut dire que finalement au-delà du système c'est une question de récit c'est une question d'ambition de la part de ceux qui vont à l'école et puis c'est une question de l'image qu'on a du professeur alors comment comment on change ça euh moi je voudrais dire plusieurs choses bon la première c'est que dans les pays dont on parle qui ont les meilleurs résultats depuis des années et cetera Finlande Estonie et cetera comme par hasard les sont très formés pendant longtemps on prend les meilleures l'université et on les paye très bien ça fait et ils sont respectés c'est bizarre mais il doit y avoir un un relation entre les deux donc je dire ça fait partie des conditions mais je voudrais revenir parce que je suis à la fois d'accord et pas complètement sur la mission de l'école c'est lire écrire compté oui bien sûr c'est vital c'est le passeport pour la vie et on a 11 % de la population adulte en France qui ne maîtrise pas aujourd'hui la lecture qui sont il est très au passage ils sont aussi ils sont aussi dans ce qu'on appelle l'électronist c'estàd qu'ils sont incapables d'aller sur internet incapable de faire une démarche s'il y a plus de caissière ils peuvent plus voilà ils peuvent plus agir àôemploi on a mis des agences spécialisés pour les aider parce que tout est numérique donc c'est un vrai handicap dans la vie pour eux donc l'ilettrice c'est aussi l'ilettrice des écrans c'est après je suis totalement d'accord que lire écrire compter c'est fondamental et je suis tout à fait d'accord que le rapport au livre n'est pas le même que le rapport à l'écran d'abord il est sensoriel beaucoup plus ce qui compte beaucoup dans le développement de l'intelligence et puis on peut revenir en arrière facilement on peut reculer on peut avancer on on est pas contraint comme dans une liseuse et j'ajouterai qu'en plus dans l'éducation dans beaucoup de classes on ne dit jamais on demande pas aux élèves de lire des livres ne ont que des extraits quel est le sens qu'on peut donner à une multitude d'extraits de multitude d'auteurs ça fait partie de j'ai le nez sur mon écran mais j'ai pas le le recul pour réfléchir imaginer avoir cet espace là mais je pense que lire écrire contter ça ne suffit pas et jamais je pense qu'on ne peut opposer par exemple les arts les sciences et les apprentissages fondamentaux je vais donner un exemple les mathématiques sont très proche de la musique d'ailleurs il y a énormément de musiciens qui sont B mathématiciens énormément de mathématiciens qui sont musiciens donc quand on fait de la musique c'est pas c'est pas juste un truc pour faire joli et pour être content dans la vie c'est aussi une autre manière d' border les les savoirs et les compréhensions mais peut-être qu'il y a des enfants qui vont plus entrer par cette B là ça les amènera au mathématiques et réciproquement pareil quand on fait des choses comme les formidable mouvement du main à la pâte qui en CM1 CM2 6e permet à des enfants de faire des expérimentations en biologie en cuisine ou en mécanique parce que le cerveau se développe aussi à partir du geste et ça même piag le disait dans les années 50 donc je veux dire il faut pas opposer ces aspects là et puis y a un des aspects où le système français est le plus malade pour moi c'est qu'on apprend pas à coopérer à respecter on a un système purement centré sur l'individu on note très jeune par rapport à d'autres pays on donne des notes beaucoup plutôt que dans les pays qui réussissent et c'est toujours ce qu'on valorise c'est l'acte individuel je dis pas que c'est pas important mais ce qui compte dans la vie c'est aussi apprendre à coopérer à créer ensemble et là là-dessus je pense que aujourd'hui on est très déficient mais que ça a des conséquences quand on voit le taux et ça c'est ça fond le cœur et ça révolte de 10 % officiellement reconnu comme harcelé à l'école chifre de l'éducation nationale avec tous les autres enfants qui ne l'usent pas le dire et dans cela il y en a très peu où ça va au bout parce que les parents parfois les enseignants l'entourage ne sait pas quoi faire de cette information ils se sont pas écouté et qu'aujourd'hui il y a en gros 5 millions d'adultes aujourd'hui qui don ce qu'ils ont eu été victimes ou d'incest ou d'harcellement dans leur jeunesse alors c'est beaucoup les incestes c'est un autre sujet qui est aussi d'actualité mais les le harcèlement à l'école je peux vous dire que ça détruit psychologiquement les gosses c'est nos gosses nos enfants nos petits-enfants mais aussi ça les handicape dans l'enseignement parce que quand vous arrivez la boule au ventre au collège je m'excuse vous allez pas apprendre vous allez pas réussir donc et ça c'est parce que on a la coopération le l'entraine tout ça ça n'existe pas dans notre système éducatif il y a d'autres pays ça existe comment on prépare les futurs citoyens si on napend pas à vivre ensemble et bien on vivra dans des communautés séparées dans des îlos individuels donc pour moi lire écrire compter raisonner créer et coopérer c'est ça les fondamentaux dont on a besoin il nous reste très peu de temps mais j'aimerais j'aimerais vous me poser une question à tous les trois j'ai moi du point de vue économique je m'aperçois en tout cas avec mon biais complètement amoral euh que finalement quand l'éducation nationale va pas bien ça veut pas dire que les gens sont moins éduqués on a des des des plateformes des grandes entreprises qui créent leurs propres école qui nous disent ben on va venir Pier cette défaillance de l'État on a Amazon on a Google qui nous dit que ils vont commencer à le faire aussi ce projet d'avoir des maternelles Amazon quel danger ou quelle quelle vertu vous voyez là-dedans je pensais François Xav que c'est à ton tour alors mais je veux bien commencer non je je pas me défausser bah personnellement je je je ne suis pas du tout quelqu'un qui pense contre le marché ou qui a une aversion pour le marché voilà je pense que le marché c'est un finalement c'est c'est une sorte d'ingénierie de redistribution et de fluidification entre une offre et une demande potentielle de toute chose c'est intéressant mais comme tu le sais mieux que moi en tant qu'économiste le marché a cette à ce défaut d'avoir des ex externalité négative c'estd de créer des effets pervers inattendus que ne veulent pas forcément les acteurs qui sont en présence mais qui produisent par l'agrégation de leurs intention des effets indésirables vous êtes entend dire qu'est-ce qui qu'est-ce qu' raconte bah un embouteillage par exemple voyez un embouteillage c'est la somme d'individus qui veulent rentrer chez eux et qui par leur volonté produisent quelque chose qui contredit la réalisation de leur intention initiale c'est pourquoi je pense qu'il y a des objets euh comme la santé par exemple comme le déplacement euh qui peuvent être en partie privatisé marginalement mais qui doivent être gardés au cœur de la possibilité de l'intervention politique pour justement contredire d'éventuelles externalités négatives qui sent qui sent malveillant sont produites parfois avec des intentions idéologiques aussi prenez tout simplement le marché de l'information numérique qui est possédé en grande partie par des acteurs privés regardez ce qui s'est passé sur Twitter ou sur X en l'occurrence depuis qu'elon musk est devenu propriétaire de cette plateforme avec des in inention idéologique claire avec le retour de tous les conspirationnistes et cetera et cetera et bien tout simplement on sait que 75 % de la fausse information qui a été partagée sur X lors du conflit récent entre Israël et Hamas qui est toujours présent d'ailleurs et bien viennent des comptes certifiés- pas c'est-à-dire qu'ils ont payé pour avoir une certification ce qui devrait leur donner une crédibilité plus importante et pourtant c'est eux qui produisent le plus de fausse information donc encore une fois c'est pas du tout une aversion contre le la logique de marché mais je pense qu'un bon marché est toujours régulé par une option rationnelle et et qui est forcément politique François Xavier sur l'école quels serait quelles seront les externalités négatives potentiel mais la la la première d'entre elles c'est quand même que enfin moi je je je crois à l'enseignement publicque je pense qu'une société se construit par l'éducation et je pense qu'il y a une vraie valeur ajoutée estce que l'éducation soit un bien commun et soit considéré comme tel par l'État qui a la charge de servir ce bien commun je crois pas du tout que dans la situation actuelle vous parliez tout à l'heure de de la question de la structure de de l'autonomie et cetera mais je je crois pas du tout que la situation actuelle do doivent nous faire renoncer à un modèle qui a fait la force de la France je suis d'accord que dans la situation qu'on traverse il faut et ça me paraît essentiel avoir l'humilité d'aller regarder dans d'autres pays ce qui fonctionne bien mais regardons aussi ce qui a fonctionné dans notre pays l'école de la 3e république c'est pas c'est pas une mythologie de le dire elle a réussi à créer elle a littéralement été le creuser de la nation française et aujourd'hui où le grand défi c'est de reconstruire cette unité je crois qu'on a le devoir de tout faire pour sauver le principe même d'un enseignement public aujourd'hui on voit effectivement que des acteurs économiques trouvent un business extraordinaire déjà aujourd'hui dans le fait par exemple de proposer des cours de soutien le nombre de de de d'acteurs qui se sont engagés sur ce sujet est déjà un indicateur de la réalité de la crise de l'école le fait que des parents soient prêts à payer souvent très cher pour pouvoir faire en sorte que des cours complémentaires viennent pas lier les difficultés de l'école que leurs enfants vivent le fait que certains mettent leurs enfants fassent tout pour mettre leurs enfants dans le privé voir dans le privé hors contrat le développement d'une offre de privé hors contrat qui est essentiellement tourné vers le fait que ben il faut encore une fois créer des solutions alternatives une analyse conomique de la situation est quand même intéressante quand vous avez déjà payé un service public à travers vos impôts que vous soyez prêt à le repayer une deuxème fois souvent très cher pour pouvoir faire en sorte que vos enfants n'aillent pas à l'école publique dont vous avez pourtant déjà acquité les frais d'une certaine façon à quel degré de non compétitivité faut-il en arriver pour quelqu'un soit payé prêt à payer une deuxième fois le service qu'il a déjà financé donc voilà évidemment la situation est grave mais moi je crois pas qu'on soit contraint pour autant à abandonner l'idé de l'enseignement de l'enseignement public et je pense que on en a les moyens encore une fois je je voudrais juste revenir sur une chose que que Gérald disait tout à l'heure parce que ça me paraît être le cœur de l'aventure éducative le problème de l'école en France n'est pas qu'on a mis l'élève au centre du système scolaire ça a été parfois l'occasion de contestation mais évidemment l'élève est le centre du système scolaire évidemment que l'élève est le centre de l'école l'école existe pour l'élève bien sûr et pour personne d'autre et même le savoir même la culture même la connaissance ne sont que des moyens pour que l'élève puisse accomplir ses propres talents pour qu'il puisse accomplir sa propre créativité de ce point de vue-là je suis parfaitement d'accord avec vous évidemment tout le but de l'école n'est pas juste de lire etcrire compter je parlais de l'enseignement primaire c'est vrai que le fait est que moi je suis professeur de philosophie pour la plupart des collègues qui enseignent au collège au lycée transmettre leur discipline la philosophie mais aussi l'anglais mais aussi la biologie et cetera ces disciplinesl ont une tâche d'autant plus difficile que les élèves manquent de ces connaissances fondamentales comment est-ce que vous voulez expliquer à vos élèves Platon Aristote liibnit et Kant quand ils ont du mal à lire un texte donc concentrer tout à l'école primaire sur la lecture l'écriture et les connaissances fondamentales de la science c'est aussi je crois le meilleur moyen de servir le reste Gérald parlait de la connaissance rationnelle de la capacité de raisonnement mais la capacité de raisonnement ça ne se transmet pas inabstracto ça se transmet justement quand vous apprenez à résoudre un problème de mathématique vous apprenez vous êtes en train de former d'éprouver de tester votre capacité de raisonnement quand vous apprenez l'histoire et bien vous apprenez à raisonner sur lesffet historique et sur le lien de cause à conséquence tout ça ne ne vient pas de nulle part tout ça pour dire que le Paris de l'école n'est pas d'avoir mis l'élève le problème n'est pas qu'on a mis l'élève au centre du système scolaire mais qu'on ait oublié le Paris de l'école qui est de toujours regarder les élève au-delà du point où il en est arrivé aujourd'hui on a construit une école dont la maxime était rien ne sera trop compliqué pour vous rien ne sera trop difficile pour vous et d'une certaine façon moi quand j'étais en formation comme professeur de philosophie on nous disait surtout il faut pas transmettre des connaissance parce que ça place les élèves dans une posture de récepteur ignorant et donc ça les humilie et ça les met dans une condition d'être méprisés il faut leur donner l'occasion de produire leur propre savoir et donc il faut que en cours de philosophie au lieu d'arriver en dis voilà ce que descart a dit sur le bonheur ou sur le sens de la vie et bien il faut arriver en disant qu'est-ce que vous pensez du bonheur qu'est-ce que vous pensez du travail mais en fait pourquoi aller à l'école si c'est pour qu'on vous demande votre avis sur le bonheur vous l'avez déjà enfin vous seriez probablement plus heureux en étant rester sous la couette que d'être venu dire quelque chose que vous connaissez déjà vous venez à l'école pour découvrir quelque chose que vous ne connaissez pas encore et pour être conduit jusqu'à votre propre hauteur le Paris de l'école c'est de dire à un élève tu es capable de faire cela mais tu ne le sais pas encore et on va y arriver ensemble et tu vas tu vas te découvrir capable de ce que tu ne te sais pas encore à mesure de de de de de créer à mesure de comprendre à mesure de de de de d'admirer parce qu'il y a aussi ça dans l'école cette capacité de curiosité qui en effet est une capacité de contemplation et d'émerveillement et conduire les élèves jusqu'à leur propre auteur conduire les élèves à se découvrir capable de ces talents qu'il ne se soupçonnait pas c'est je crois le Paris de l'école et et de fait il y a aucune raison d'y renoncer et il y a aucun unee raison de considérer que on va laisser d'autres acteurs que nous faire ce travail là nous sommes capables d'y parvenir nous l'avons fait nous devrons le refaire à nouveau pour que la France retrouve son unité et qu'elle construise les conditions de son avenir mais c'est je crois encore une fois le défi essentiel sur lequel il faudait que toute la nation soit mobilisée dès aujourd'hui comme une priorité absolue bien le temps a passé tellement vite que on est déjà en retard donc je suis vraiment désolé pour les les question question du public mais vous pouvez les arrêter immédiatement après la conférence n'hésitez pas à leur poser les questions directement on peut pas les prendre là malheureusement sinon on va mettre tout le reste de de l'organisation en retard et Nicolas va me tuer donc je peux pas faire ça je vous remercie beaucoup à tout à [Applaudissements] l'heure
François-Xavier Bellamy