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interviewLCI· 30 octobre 2025 144 min

Brunet sans filtre du jeudi 30 octobre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, il est quasiment midi sur [musique] LCI, c'est l'heure de l'actu en fil de Brunil. Bonjour. Bonjour Magalie, soyez les bienvenus.

Donc nous sommes ensemble pendant 3h et [musique] durant ces 3h, nous allons vous donner les toutes dernières informations sur le casque du Louvre. L'enquête a fait un [musique] bon spectaculaire ce matin. Cinq nouv nouvelles personnes ont été interpellées. [musique] Ces suspects là vont-ils dire où se trouvent les bijoux ?

Il est encore temps de les restituer a dit la procureur de Paris ce matin. Et puis nous serons dans quelques instants avec Philippe Verrand. C'est un patron [musique] de grosse entreprise Biothèque dentale.

Il fait partie de ces patrons qui disent face à l'accumulation d'impôts de taxes d'idées nouvelles. Vous avez vu, c'est le concours l'Épine en matière [musique] de fiscalité, il fait partie de ceux qui pensent qu'il serait préférable de quitter la France pour certaines grosses entreprises. À la différence d'autres, [musique] lui il le dit et il sera avec nous dans une poignée de minute.

On le voit là d'ailleurs. Donc à tout à l'heure. Bonjour.

Enfin la déclaration fracassante de Donald Trump en une phrase "Le président [musique] américain a mis fin à 30 ans de désescalade nucléaire, il ordonne la reprise immédiate des essais aux États-Unis. C'est un changement [musique] de stratégie majeure qui pourra avoir de lourdes conséquences. On vous dit tout.

C'est parti ! Et c'est bien évidemment la grande actualité du jour. 10 jours après ce lundi matin, vous savez ce cambriolage de l'aile Apollon du musée du lour et bien cinq personnes ont été interpellé.

Qui sont ces nouveaux suspects ? Les traces ADN visiblement les reli au vol. Elisa Cléach et Julie Janus, vous êtes donc devant les locaux de la brigade de répression du manditisme.

Dites-nous ce que vous savez, ce qu'on en sait plus d'ailleurs sur le profil de ces nouveaux suspects. Oui, on a un petit peu le sentiment que tout s'accélère avec ces cinq nouvelles interpellations. Elles ont lieu hier soir dans le 16e arrondissement de Paris en scène Saint-Denis dans les alentours de 21h.

Alors pour le moment, on ignore encore leur degré de participation au cas du Louvre. Mais l'une des hypothèses principales, c'est que l'un d'entre eux pourrait bien avoir fait partie du commando puisqu'il était très recherché par les enquêteurs à la suite de prélèvement ADN effectué au cours de l'enquête selon la procureur de Paris. Cela porte donc pour le moment le nombre d'interpellations à 7 puisqu'on le rappelle hier soir les deux premiers interpellés ont avoué en partie leur participation au cas du Louvre et ont donc été mis en examen et en détention provisoire.

Merci beaucoup Elisa, la procure de la République de Paris. En tout cas, c'est de nouveau exprimé ce matin. Elle était l'invité de RTL et elle confirme que l'un des suspects effectivement est l'un des cambrioleurs présumés.

L'un d'entre eux était effectivement un des objectifs des enquêteurs puisque nous avions des traces ADN le concernant qui le lit de notre point de vue au vol qui a été commis. est un des suspects que l'on avait, je dirais dans le viseur, si vous me passez cette expression, au cours des investigations qui avaient été menées. Quant aux autres personnes qui sont placées en garde à vue, ce sont des personnes qui peuvent éventuellement nous renseigner sur le déroulement de ces faits.

Bon, Maurine Bajac, cinq personnes interpellées, il y en avait eu deux qui viennent d'être mises en examen. Est-ce qu'il y a un lien entre les deux qui viennent d'être mis en examen qui ont été entendus pendant presque 96 heures par les enquêteurs ? Et ces cinq là qui viennent interpeller, il se ils se connaissent, il y a des liens.

Alors, selon nos informations, en tout cas, ce qu'on sait que les cinq nouveaux mises en cause n'ont pas été, comme on dit vulgairement balancé par les deux précédents mais ils ont été confondus, selon nos sources par des actes d'enquête. Ça veut dire qu'ils ont été confondus par un fin travail de téléphonie de relevé de la police technique et scientifique des prélèvements qui ont été faits justement lors de la perquisition de l'appartement de l'homme qui a été interpellé à Auberviler. C'est ça le lien pour l'instant.

Dans le lot de ces cinq nouveaux interpellés, il y a en effet un homme qui va attirer vraiment tout particulièrement l'attention des enquêteurs puisque c'était clairement comme il l'appelle en objectif à interpeller. Pourquoi ? parce que son profil génétique, son ADN pourrait le relier directement au cambriolage du musée du Louvre quant aux quatre autres personnes en garde vue actuellement.

Ce sont des personnes qui peuvent renseigner les enquêteurs donc des proches de l'entourage de ces personnes-là. Merci Maurine. Et Jean-Pierre Colombia est également avec nous aujourd'hui.

Bonjour ancien policier de la porte police judiciaire. C'est un formidable coup d'accélérateur dans l'enquête là. Oui, il y a même for à Parier que c'est le que s'il y avait pas eu ce départ précipité de l'un des deux des deux premiers interpellés, il est très probable, connaissant un peu la mécanique de la PJ qu'en fait il était probalement envisagé un coup de filet global général pour interpeller au même moment les cinq et les deux qui ont été arrêtés dans un premier temps.

L'idée c'est c'est le fait qu'il ait souhaité partir en avion en Algérie, je crois qui a précipité les arrestations pour moi. Oui. et et de et ce qu'on voit c'est juste la continuité de de d'une procédure comme vous le disiez qui a était commencée il y a 10 jours.

En général, en PJ, on travaille de cette façon-là. On tire un fil, on identifie grâce à la police technique et scientifique un ou deux suspect, puis hop là, on reconstitue la toile d'araignée et à un moment donné, on décide de donner le top interpellation pour arrêter les les personnes les personnes au même moment, histoire de sidérer tout le monde et d'éviter qu' effit des ententes, des acquintances, des coups de fil et des des éléments qui nous échappent. C'est de mon point de vue, c'est ce qui s'est passé.

C'est ils étaient déjà dans le viseur comme ça a été dit. Donc déjà identifié tout la plupart. En tout cas, vous allez nous parler des bijou parce que c'est la question qu'on se pose aujourd'hui.

Est-ce que ces nouvelles interpellations vont pouvoir mener sur la piste des bijoux ? Le procureur de Paris appelle en tout cas à les rendre tout de suite. Ce que je souhaite très clairement, c'est c'est dire à ceux qui les détiendraient aujourd'hui, c'est que évidemment la justice saura tenir compte de l'absence de préjudice de ce de ce cambriolage.

N'empêche qu'au l'ouvre en cette belle journée ensoleillée à Paris car il fait très beau à Paris. Nous avons notre journaliste Mathieu Siaravino qui est sur place. Donc le Louvre est ouvert, les visiteurs étrangers sont ouverts.

Est-ce que est-ce qu'on parle de ce casse, y compris parmi les visiteurs étrangers, les milliers d'étrangers qui vont visiter le Louvre aujourd'hui ? Est-ce qu'il y en a qui qui gardent espoir de pouvoir les revoir un jour ? Mathieu Matthéo, pardon.

Oui, bien sûr ERC, on a discuté avec pas mal de visiteurs ici et chacun forcément il va de son paris concernant la localisation de ces bijoux. Certains sont optimistes, pour d'autres c'est plus compliqué. Je vous laisse les écouter.

Bon ben, j'espère ils vont réapparaître parce que ça fait partie du patrimoine français mais honnêtement je pense que c'est fichu et sont déjà sur le marché noir ou quelque chose comme ça quoi. Vendre un vendre des bijoux tel quel, c'est un vendable. C'est donc ils vont peut-être fondre, retailler les enfin fondre les métaux, retailler les pierres.

C'est hélas à quoi je pense. J'adorais que ces bijoux réapparaissent. Malheureusement, j'ai peur qu'il soit déjà sur le marché noir.

C'est peut-être une commande directement et vu la taille, ils ont pu partir très facilement à l'étranger en en quelques heures. Donc voilà, j'ai peu d'espoir. Et de son côté, la procureur de Paris, Lor Bocuo, se dit déterminé à retrouver ce butin de 88 millions d'euros.

Effectivement, merci beaucoup Matthéo. Et vous Jean-Pierre Colombia au vu de votre expérience. Est-ce que vous avez encore un espoir qu'on puisse les retrouver ces ?

Il faut faut vivre d'espoir he comme on dit d'amour et d'eau fraîche non il faut espérer que ce soit pas parti à l'étranger très vite ce qui est une des hypothèses bien évidemment les les plus pas les plus à craindre mais en tout cas une qui n'est pas improbable. Faut imaginer aussi que peut-être la personne qu'il a enelle qui l'avait en garde panique panique par rapport à l'ampleur que ça a pris. Je suis pas certain qu'ils aient vraiment eu conscience de ce que ça pouvait provoquer à l'international.

On voit parfois des voleurs condamnés h mais le butin non retrouvé et on peut imaginer que les voleurs condamnés après leur condamnation retrouvent le butin. Regardez dans l'affaire Kardashian, dans l'affaire Kim Kardashian, le butin n'a pas été retrouvé. Les bijoux volés n'ont pas été retrouvés.

Certains vont faire de ont été mis derrière les barreaux. Ils vont pas tarder à sortir, je crois. Peut-être retrouveront-ils le butin du planqué en sortant. savoir.

Oui, c'est alors c'est pas la même chose hein parce que euh Kim Kardachian lui a volé des bijoux entre guillemets récents. Là, on est sur des détails historiques très ancienne, très particulières qui sont extrêmement complexes à écouler. Faut donc imaginer que s'ils ont vraiment tout planifié.

Sincèement ce dont je doute parce que quand on voit à quel point ça a été euh rock and roll entre guillemets, il laisse tomber des bijoux, une couronne, enfin ça paraît assez sidérant de voir à la fois le culot de ces gars et l'amateurisme en laissant comme le petit poussé des traces ADN et des traces papillaires partout. C'est ça défie l'entendement. Pour Kardashian, c'est plus simple, j'ai envie de dire entre guillemets c'est qu' ils ont dû prévoir c'était des vieux des tard moi c'est pas ma sujet.

On va pas refaire le le casque Kardachian. Je dis qu'il arrive contte tenu des on quand il y a pas de mort hein, il les peines ne sont pas très longues, ils vont pas derrière les les barreaux pour 20 ans. Donc quand on ne retrouve pas le butin, on sait pas où il est.

Il est pas impossible que les casseurs après leur condamnation à quelques années de prison retrouvent le butin du planqué. Cher monsieur Brunet, tout dépend des casseurs. C'est-à-dire que quand vous avez affaire à des vieux roublards qui avaient prévu en en en amont et en aval une façon d'écouler les bijoux, c'est-à-dire avec des des joaliers, des tailleurs de diamants, enfin bref, des gens techniquement en capacité de les receller et de les écouler, c'est une chose.

Quand vous avez affaire à des voyoume, des voyou de de banlieu, on se rend compte que c'est pas des c'est pas la mafia, on est bien d'accord, qui vont se retrouver avec sur les bras des bijou compliqués à à écouler parce que en l'état, c'est avable. C'est beaucoup plus complexe, vous comprenez ? C'est pas du tout la même chose.

Et là où je veux en venir, c'est que ce qui je comprends pas dans l'histoire, je vais aller jusqu'au bout de ma démarche qui va peut-être vous paraître fantasque, mais cette affaire est devenue alors corps défendant peut-être le cas du siècle pour plus 1 et une raison d'abord parce que ça a sidéré le monde parce qu'il y a un retentissement international que ça peut déboucher sur vraiment y compris au niveau romanesque sur quelque chose d'assez incroyable mais moi je serai à leur place mais j'avouerai ouais j'avouerai et je rendrai des bijoux et j'irai en prison pour un temps relativement court parce qu'il y a pas eu de violence, il y a pas eu de mort. J'écrirai un scénario et je le vendrai à une série télé parce que vous évidemment bien ils ont rien à gagner à garder ça parce qu'on parle de 80 millions d'euros mais c'est pas ça du tout même si vous démantz les les les les pierres en tirer jamais ce prixlaberont quelques centaines de milliers d'euros mais restez avec nous parce que c'est un débat passionnant et on a d'autres éléments dans l'émission avec Magalie Lunel qu'on vous donnera dans quelques instants puisque nous en parlerons de façon plus plus abouti. On continue à faire un point sur l'actualité.

Vous savez qu'on va aller dans le département de la Drome où deux personnes sont toujours porté disparu. Oui, les gendarmes indiquent que leur véhicule a été piégé dans une rivière encruce. La voiture a été retrouvée mais pas le couple.

La vigilance orange est toujours en cours donc dans la drôme et le voclus donc resté extrêmement prudent. Et puis euh il l'avait annoncé ses faits désormais. Gérald d'Armanin le garde des SAA a bel et bien rendu visite à Nicolas Sarkozy.

C'était hier soir. Le ministre de la justice s'est rendu à la prison de la santé à Paris vers 19h. L'entrevue entre Messieur d'arrmanin et Sarkozi a duré 45 minutes.

Elle s'est déroulée en présence du directeur de la prison de la santé Gérald d'Armanin s'est ensuite entretenu avec les agents pénitentiaires chargés de la sécurité de l'ancien président de la République. Les députés dénoncent les accords de 68 avec l'Algérie. C'était une proposition du Rassemblement national.

Et bien, elle a été votée à une voie près à l'Assemblée nationale aujourd'hui. Oui, cet accord, on le rappelle, offre un statut particulier aux Algériens en matière de séjour en France, d'emploi et de protection sociale sur le territoire français. C'est une victoire du Rassemblement national selon Marine Le Pen.

Une fois près, mais en démocratie, ça suffit. Euh c'est évidemment une journée qu'on peut qualifier d'historique pour le Rassemblement national puisque il vient de faire voter pour la première fois dans une de ces niches un texte qui est extrêmement important pour nous parce que il nous a paraître important pour notre pays. Euh la cette résolution demandant la suppression de cette convention franco-lgérienne de 68.

Nous la défendons depuis très longtemps. Nous considérons qu'il n'y a plus rien aujourd'hui qui justifie le maintien de cette convention. Et avec cette journée consacrée à la niche parlementaire du Rassemblement national, les débats à l'Assemblée nationale sur le budget ont été mis sur pause.

Ils ne reprendront que demain. Oui, avec l'ordre du jour ce vendredi, la fameuse taxe Jucman demain à l'Assemblée nationale. Les députés ont déjà adopté, vous l'avez vu, hein, en regardant notre émission, plusieurs impôts supplémentaires cette semaine sur les multinationales.

Vous vous en souvenez, on en a beaucoup débattu sur les géants de la tech notamment et tout ça semble parfaitement normal d'ailleurs pour François Ruffin qui l'a redit ce matin sur TF1. Pour moi, c'est un amendement coup de pied au derrière. Qu'est-ce qui se passe ?

On a des multinationales qui font disparaître leurs bénéfices comme des magiciens de France et les font réapparaître en Irlande, au Luxembourg, en Suisse et du coup elles échappent à l'impôt sur le revenu et de manière massive. Ce que je vois c'est une passivité et donc une complicité en fait depuis des années de Berres de l'économie de l'Élysée qui se refuse à mener le combat pour que il y ait simplement un peu de justice que le les impôts sur les sociétés soient payés par le multinational à l'égal du Boulanger du coin. Et à la une également aujourd'hui, le changement stratégique spectaculaire des États-Unis, Donald Trump ordonne la reprise immédiate des essais nucléaires dans son pays.

Alors ça, mesdames messieurs, on va en parler dans une poignée de minute. On va commencer Brunet sans filtre après ce tour d'horizon de l'actualité par ça. C'est très important.

C'est du jamais vu depuis 1992. Ça s'appelle des propos escalatoires. On est au cœur de l'accélération de de l'escalade entre Moscou et Washington.

Réaction aux dernières provocations de Vladimir Poutine hein pour pour Donald Trump mais aussi à la Chine car la Chine ne cesse de gagner en puissance en matière nucléaire. Pour l'instant, les Chinois ont environ 500 têtes nucléaires, mais leur objectif, c'est en avoir quasiment autant que les Russes ou que les Américains, prête prête 5000. C'est une donnée essentielle aujourd'hui sur le plan international.

On vous donne tous les détails tout à l'heure à 12h20, restez avec nous car c'est très important. On rentre dans un monde nouveau. On m On rentre dans un monde qui se comment pourrais-je dire qui se renucléarise.

Mesdames, messieurs. Excusement. Alors qu'on on avait le la stratégie inverse ces dernières décennies.

En tout cas, Donald Trump a fait cette annonce fracassante juste mais juste avant de rencontrer Sijingping. Peut-être de quoi jeter un froid. Bah pas vraiment puisque visiblement la rencontre, cette première rencontre entre les deux chefs d'état depuis depuis 2019 se serait bien passé.

Nivine, racontez-nous les coulisses de ce face-àface. Exactement. Une rencontre géniale selon les mots du président américain.

Effectivement, plusieurs accords ont été scellés entre les États-Unis et la Chine sur le soja, sur les taxes dounières, mais aussi sur les produits agricoles. Le sujet majeur, c'était évidemment les terres rares. Et sur ce point, Donald Trump a obtenu un deal comme il le dit.

Vous le savez, la Chine, elle exerce un quasi monopole dans ce domaine. Et bien euh ces derniers mois, elle avait décidé de totalement restreindre ses exportations. Désormais, ça y est, la Chine va reprendre ses exportations, notamment à destination des États-Unis.

Lain qui va aussi acheter une quantité impressionnante, des volumes considérables dit Donald Trump de soja et de produits agricoles. Tout cela évidemment ne s'est pas fait sans contrepartie puisque Donald Trump a cédé. Il va diminuer les droits de douan pour les produits importés venant de Chine qui vont passer de 20 à 10 %.

Et puis les deux dirigeants ont également parlé de TikTok. Firz-vous qu'un accord serait sur le point d'être scellé entre Washington et Pékin. Il n'a pas été question en revanche de Taïwan.

Le dossier est évidemment très sensible mais mais les deux chefs d'État pourront peut-être en reparler très bientôt puisqu'ils ont prévu de se revoir. Ce sera au mois d'avril puisque Donald Trump a d'ors et déjà et bien annoncé qu'une visite d'État était prévue en Chine. Merci Nivine Potros.

Merci beaucoup. rester avec nous parce que cette renucléarisation du monde est inquiétante. Jusqu'à présent, la doxa c'était l'arme nucléaire.

Les puissance dotée de l'arme nucléaire ne frime pas. Pas de rodomontade, on n'en parle pas, on est discret. La dissuasion est là bien présente mais on ne plastronne pas.

Et bien avec Vladimir Poutine, tout a changé. Vous avez compris que dès qu'il est en difficulté, il montre son arsenal ou il fait des essais comme il l'a fait la semaine dernière. Et bien désormais Washington lui répond coup pour coup.

Et ça mesdames messieurs que vous le vouliez ou non c'est inquiétant. [musique] À tout de suite. [musique] Mesdames messieurs, très heureux de vous retrouver.

Aujourd'hui, nous allons parler dans un instant de la [musique] renucléarisation du monde. S'agit pas de vous inquiéter outre mesure, mais quand même, c'est un fait majeur dans l'actualité internationale et je vous oblige à rester devant LCI. pendant une vingtaine de minutes au moins car cette affaire est très sérieuse.

Nous sommes avec le général Patrick Dutard, ancien général de l'armée de l'air. Merci d'être [musique] avec nous. Nous sommes également avec Claire Cambier, reporter international à LCI.

Merci également. Merci à Sibet Ndi qui est avec nous, qui fait moins de politique que jadis [musique] et qui est désormais fondatrice. Et vous faites du conseil hein pour accompagner les [musique] entreprises.

Votre cabinet s'appelle Posidoni. Vous avez donc Emmanuel Macron, c'est terminé. Vous lui parlez de [musique] temps en temps Emmanuel Macron où c'est terminé ?

Oui, vous lui parlez, vous lui donnez des conseils de communication désormais. Non, non, pas du tout, c'est uniquement à titre amical. Renault Pila, également, éditorialiste politique.

Et Nivine Potros, notre journaliste. Magalie Lunel, [musique] rejour mesdames, messieurs. Je vous avoue que j'ai peur.

Je suis pas tellement rassuré de savoir que des présidents un peu, comment pourrais-je dire fantasques jouent en tout cas dans un premier temps verbalement avec l'arme nucléaire. N'oublions pas que l'arme nucléaire, la la l'arme nucléaire, c'est quelque chose qui est jusqu'à présent, c'était d'un code entre les nations dotées du nucléaire. Et bien, on était discret, on ne fanfaronnait pas, on ne plastronnait pas.

On disait moi, on disait pas moi ma bombe atomique est plus grosse que la tienne. C'était c'était la dissuasion nucléaire était fondée sur ce principe. Tout le monde savait mais ça n'était pas un argument de communication entre les dirigeants des grands du monde.

Et bien les choses ont changé, elles ont changé depuis un moment déjà à Moscou. Mais quand on voit que aujourd'hui Donald Trump h décide mesdames messieurs de parler de reprendre les essais nucléaire, c'est une façon de communiquer pour répondre à à Vladimir Poutine, tout ça est inquiétant. Voilà, donc je vous livre voilà de façon brute sur le bureau mon inquiétude et on va voir si vous avez de quoi me rassurer mesdames messieurs.

Ouais parce que c'est une déclaration en tout cas fracassante. Elle est historique he c'est Donald Trump cette nuit. Il l'a publié sur son réseau social et ça met un terme à à 30 ans de désescalade nucléaire.

Voilà ce qu'il a ordonné Donald Trump sur son réseau social en raison des programmes d'essais menés par d'autres pays. J'ai demandé au ministère de la guerre, alors c'est ce qu'on appelait avant le le ministère de la défense, de commencer à tester nos armes nucléaires sur pied sur un pied d'égalité. Ce processus commencera immédiatement.

Alors pourquoi ce revivement sur soudain ? Est-ce qu'on est tendré effectivement dans une escalade dangereuse ? C'est la question qu'on va poser à nos spécialistes.

D'abord, Nivin, racontez-nous comment est-ce qu'on en est arrivé là. Alors, si Donald Trump a décidé de prendre cette décision historique, c'est d'abord parce que Vladimir Poutine multiplie les provocations en faisant étalage de son nouvel arsenal nucléaire. Dernier exemple en dat et bien pas plus tard qu'hier puisque Vladimir Poutine a présenté son nouveau joujou.

Hier, nous avons procédé à un autre essai. une autre arme prometteuse. Il s'agit d'un sous-marin sans pilote et sans équipage.

Ce sous-marin Poséidon est équipé d'une petite centrale nucléaire. Pour la première fois, nous avons réussi non seulement à le lancer depuis son sous-marin porteur, mais aussi activer son unité d'alimentation nucléaire permettant à cette arme de fonctionner pendant un certain temps. C'est un énorme succès.

Vous avez vous avez entendu ce que disent les Russes. Il possède un nouveau drone sous-marin nucléaire capable de déclencher des vagues océaniques radioactives. Mais surtout ce drone sous-marin russe, il serait impossible à intercepter selon les dirs des Russes.

Dimanche, c'est déjà ce que disait Donald Trump à propos de son nouveau missile de crois hierère à propulsion. Vladimir Poutine, pardon Vladimir Poutine disait déjà cela à propos donc de son missile à propulsion nucléaire, le Bourvesnic. Le missile à porté illimité Bourchnik est une arme unique que personne d'autre ne dispose dans le monde.

Les essais décisifs sont terminés. Moi je on peut sans aucun doute affirmer et sans aucune exagération que nos armes nucléaires sont au-dessus de toutes les autres puissances nucléaire. Alors cette déclaration, vous en doutez bien, elle n'a pas échappé à Donald Trump qui n'a même pas attendu de poser un pied sur le sol américain pour commenter la déclaration de son homologue russe à bord de Air Force One.

Il lui a envoyé un message extrêmement clair. Je ne pense pas que ce soit approprié pour Poutine de dire cela. Poutine devra mettre fin à la guerre, une guerre qui aurait dû durer une semaine.

On est désormais à sa 4e année. C'est ce qu'il devrait faire au lieu de tester des missiles. Bref, vous l'aurez compris, deux nouvelles armes nucléaires en moins d'une semelle et bien il n'en fallait pas plus pour que Donald Trump tape du point sur la table.

Donc il y a cette escalade avec les Russes, mais il y a aussi la Chine. Et il l'a cité dans son message hier soir. Il le dit Donald Trump, les États-Unis possèdent plus d'armes nucléaires que tout autre pays.

Alors ça ça reste à vérifier parce qu'on a pas les mêmes chiffres nous. La Russie arrive en 2è position et la Chine loin derrière en 3e mais elle rattrapera son retard d'ici 5 ans. Et bien il a complètement raison Donald Trump.

La Chine accélère considérablement son industrie nucléaire depuis 2013. Les Américains ont construit, vous le voyez sur ces images satellites, deux réacteurs nucléaires. Regardez maintenant pour ce qui est de la Chine, 13 réacteurs ont été construits pendant ce même lapse de temps. 33 autres sont en construction.

C'est exactement la même chose pour le nucléaire militaire. Les chiffres explosent. La Chine dispose aujourd'hui de 600 oggives au train où vont les choses et bien les estimations affirment que ce pourrait être 1500 d'ici 2035, soit quasi l'équivalent des ogives déployables par les États-Unis mais également par la Russie.

Et puis un autre élément très intéressant qui inquiète les Américains. Pour la première fois depuis 1980, sans prévenir personne, la Chine a procédé à un essai de tir missile balistique intercontinental. C'était en février 2024.

Cet élément Donald Trump, il l'a évidemment en tête. En a-t-il parlé pendant sa rencontre avec Simping ? A priori non.

Mais tous ces éléments font que Donald Trump a donc décidé de motiver cette décision historique. Général Patrick Dutartre même, on le voit la la donne change au passage. À quoi ça sert d'avoir 5500 têtes nucléaires euh en Chine, pardon, aux États-Unis, en Russie alors que en France, on dit qu'avec les 290 dont nous disposons, nous avons déjà la capacité de de rayer la Russie. euh du du globe.

Mais bon euh c'est pas très rassurant. C'est vraiment pas très rassurant parce qu'on est reparti dans une course à l'armement nucléaire. Alors euh oui et non.

Je suis tout à fait d'accord avec vous Éric lorsque les les grandes semondes parlent de de d'armement nucléaire et de dissuasion ou de reprendre des tests, c'est préoccupant. Euh ce qui a étaé dit, c'est que en aucun cas euh le président euh Trump a parlé de reprendre les essais nucléaires. Hm.

Les essais nucléaires. Dernière fois, c'était 1992 et ensuite il y a eu le TICE en 1996. C'estàdire, c'est un traité euh de non euh de non test nucléaire en fait hein.

Et il n'a pas eu depuis en dehors de la Corée du Nord. Ce dont il parle, c'est de tester les armes nucléaires américaines. C'est-à-dire que quand il voit Poutine effectivement qui déploie ces deux nouveaux missiles, ces deux nouveaux missiles d'ailleurs avaient été annoncés depuis 2018 euh et effectivement il y a eu très essais infructueux s'agissant du missile de croisière bourré VNIC et s'agent du Poséidon, c'est effectivement plus préoccupant, c'est deux choses très différentes mais ça risque peut-être d'être le même type de réacteur.

Donc ça c'est la seule chose s poser la même question mais quand on lit la presse américaine ils vont tout de suite vers la piste des essais nucléaires. Oui mais c'est pas ce qu'a dit Trump. En tout cas il a parlé des tests des armes nucléaires et à mon avis c'est la meilleure chose à faire pour l'instant.

Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est faire des exercices tout simplement de faire peut-être des tirs de missile balistique sans charge de faire des tirs à partir des sous-marins, de faire des tirs à partir des avions pour tester leur m pour montrer qu'ils existent. Souons-nous quand le président Chirak euh je crois que c'était en 1994 ou 95, je sais plus, il fait le dernier euh et c'est 96 96 96 80 pardon c'est 96 96 et ça ça avait étonné le monde entier.

On s'est dit ah bah oui parce que c'est vrai que ça marque les esprits. Ah oui la France sait faire des armes nucléaires parce qu' elle le montre. Donc là, je pense qu'on est plus dans la rhthorique et de la manipulation, enfin pas la manipulation mais euh de l'information, la communication plutôt que de reprendre une course aux armements nucléaires.

J'ai j'ai compris clair Cambier dans un instant mais je voudrais vous montrer le ministre des affaires étrangères euh français parce que je trouve qu'il a il a entièrement raison sur ce sujet sur l'inflation verbale. maladie lancée par Vladimir Poutine hein de parler du nucléaire de montrer ses muscles et reprise. J'ai j'ai presque envie de dire on en va en parler dans un instant Clac Cambier mais Donald Trump n'a quasiment pas le choix il ne peut pas rester quoi muet face au rodau monontade de Poutine qui dit "Regardez voilà un petit vecteur un sous-marin à propulsion nucléaire qui qui peut voilà balader des armes atomiques sous l'océan.

Bien évidemment, Trump est obligé de réagir. Mais sur cette sur cette rhtorique nouvelle, écoutez le ministre d'affaires étrangères. Les États-Unis, le Royaume-Uni, la euh la Chine, la France et la Russie, ce sont cinq pays qui non seulement ont des responsabilités éminentes vis-à-vis de la sécurité et de la liberté du monde, mais ce sont aussi cinq nations qui sont les seules à avoir le droit d'être doté de l'arme nucléaire.

Mais avec le droit vient une responsabilité particulière, celle de ne jamais employer l'arme nucléaire dans une rhtorique d'escalade ou d'intimidation. Malheureusement, je dirais que la Russie de Vladimir Poutine ces dernières années a failli à tous ses devoirs parce qu'elle a en quelque sorte détourné cette responsabilité que lui ont confié euh les nations du monde il y a 80 ans au profit d'une aventure coloniale et impérialiste. H Clair Cambier, on a tendance à dire bah c'est c'est Donald Trump et et Vladimir Poutine un peu comme s'ils étaient au même niveau en fait.

Non, c'est c'est Poutine qui a commencé et c'est Trump là qui est un peu dans l'obligation sur le plan international de dire "Regardez, nous aussi on sait faire." Alors dans l'obligation pas forcément hein, quand on voit la Chine, ils le font très discrètement et le tir justement l'année dernière en en 2024, il n'avait pas du tout communiqué là-dessus et ce sont les autres états qui se sont inquiétés. Al ce qui est intéressant dans la citation que vous repreniez tout à l'heure, c'est qu'il dit bien qu' va tester des armes nucléaires sur un pied d'égalité avec les autres pays.

Et donc je suis euh complètement d'accord avec vous. Je pense que ça va être des tirs sans ogive nucléaires. Alors on parle là ces derniers temps euh du Poséidon, du bourré vetnic et cetera.

En fait, il y a des armes russes qui ont déjà été testées sur des terrains de conflit en Ukraine qui peuvent porter des ogives nucléaires. Je pense par exemple au Kinjal, je pense à l'orchnik et et effectivement on va vers une course salarement quand il y a eu un test en novembre 2024 d'orchnik sans ogiv nucléaire bien heureusement en Ukraine et la Russie avait prévenu les États-Unis en se disant attention il peut y avoir méprise et il ne faudrait pas qu'il croi qu'il y a une attaque réellement nucléaire quand quand les Russes utilisent cet énorme vecteur qui s'appelle ce missile qui s'appelle Corchnik. Ouais, ils appellent les Américains en disant "Wh, il y a pas de charge nucléaire, on essaie juste le truc entre guillemets, on l'essait sur des populations civiles ukrainienne mais euh voilà euh pour pour pas que les Américains se disent c'est un tir nucléaire parce que ce sont des missiles balistiques.

C'est des missiles balistiques." Et donc tous les missiles balistiques en fait, il y a un accord tacite entre touses les grandes nations disant quand on fait un essai, on prévient pas qu'il y ait une malentendu sur une riposte éventuelle en disant parce que les conséquences elles sert Oui, les conséquences seraient dramatiques. Michel Polaco est également avec nous.

Clair, vous vouliez ajouter quelque chose peut-être Non, je vous coupe la. Je vouis je voulais juste ajouter que effectivement il y a vraiment par contre un risque de de surarmement et de course alarmement et il y a eu on est passé plusieurs fois à à ça d'une d'une attaque nucléaire à cause d'erreurs. Le fait d'en parler sans cesse.

Voilà, il y a il y a ce risque. On prend attendez, on est passé quand on est passé à ça ? Ben je je pense par exemple c'était en 83 où il y avait un officier euh de garde russe qui voit sur les radars cinq missiles euh américain euh missile nucléaire et s'il passait le rapport sans réfléchir, il y avait une riposte russe euh à cette époque-là.

Au final, ce qu'elle se dit, bon si les Américains nous attaquent, ce sera avec bien plus que c missiles. Il doit y avoir une erreur. Il il décide de d'expliquer que dans son rapport que c'est une erreur.

Et la derrière était félicité, voilà, vu comme un héros dans le pays puisqu'il a évité une guerre nucléaire. Tout tout le monde était sur le qui vive à l'époque. Effectivement, Michel Cola bonjour.

Expert en aéronautique, question défense et de nucléaire. Justement, on vous montre une image. Le dernier essai nucléaire américain, c'était précisément le 23 septembre 1992.

Regardez, dans le désert du Nevada, un un essai souterrain. C'est vrai que c'était une autre époque et on le voit quand on regarde ces images et son comptebour regarder après ça, après ce 92, voilà zéro. Et là, ça tremble.

On a on a basculé dans une ère plus pacifique, une aire antinucléaire. Est-ce qu'aujourd'hui avec les déclarations de Vladimir Poutine, avec cette déclaration de Donald Trump, est-ce qu'on a rebasculé dans une époque d'affrontement ? Alors, d'abord, rien n'a changé.

On continue à faire des essais. simplement les Américains comme les Français euh et les Britanniques qui participent à notre petit club franco-britannique euh on fait des essais par simulation mais on continue à faire des essais pour maintenir le niveau de nos charges nucléaires, de nos têtes nucléaires parce que c'est ça l'essentiel et c'est ça qui porte le mot de nucléaire. En revanche, les vecteurs, bah oui, on narrête pas de les améliorer.

Les Français ont annoncé il y a quelques semaines qu'ils avaient mis au point le missile M51 TI-3, c'est-à-dire la 3è version du missile M51 qui équipe les sous-marins nucléaires lanceurs d'engin français. Et on le fait savoir, il y a des communiqués du ministère des armées à chaque fois parce que on veut faire savoir aux Russes, aux Américains, aux Chinois et à tous les autres que voilà, on continue à moderniser notre dissuasion. Les Américains font pareil, les Russes font pareil, tout le monde fait pareil.

Il y a rien de changer dans ce domaine. Simplement là, il y a une médiatisation parce que quand vous voyez passer un communiqué sur le M51 qu'on a testé, bah vous vous réagissez pas. Il s'est rien passé dans la presse française quand l'armée la la le ministère défense a publié cette information il y a quelques semaines.

Alors que maintenant voyez, on dit les Chinois ont tiré un missile et ils en ont parlé à personne. Et c'est voyez, rien n'a changé. La seule chose qui change, c'est que depuis le début de la guerre en Ukraine, on a relancé la course aux armements d'une manière générale et dans le paquet, on a relancé la course aux vecteurs vecteurs qui peuvent porter des armes nucléaires.

Alors, quand on parle de torpill nucléaires, c'est pareil. des torpilles nucléaires, il y en a depuis 1955 entre les mains des soviétiques à l'époque. Mais en revanche, oui, s'il y a un propulseur à énergie nucléaire, il y a quelque chose de nouveau.

Mais ça reste quand même une torpille avec une charge nucléaire. Mais alors, ça veut dire que quand vous vous voyez vous le poste de Donald Trump cette nuit, ça ne vous fait ni chaud ni froid ? Alors, ça me fait ni chaud ni froid.

D'abord, moi j'ai assisté à des essais nucléaires Murroa et dernier en 1995 96. Euh j'ai vu tout ça de près, j'ai vu comment c'est fait. Bon, ça n'a Michel Michel la question la question ce n'est pas est-ce que vous avez peur techniquement de d'un essai ?

C'est pas ça la question. La question de Magali, c'est quand vous voyez la relance verbale, l'inflation verbale aujourd'hui de dirigeants qui utilise le nucléaire euh qui utilise l'arrivée de nouveaux vecteurs, de nouveaux missiles pour faire des rodomontades, pour plastronner, pour montrer les muscles vis-à-vis de de la puissance d'en face, on est dans une l'escalade verbale très forte et on sait très bien ce que précèdent les escalades verbales. Voilà.

Et par ailleurs, puisqu'on parle d'escalade, les Chinois qui ont prévu de passer en quelques temps de 3 4 500 têtes nucléaires à plusieurs milliers, les Coréens du Nord, enfin vous dites que vous êtes pas inquiet. Et bien moi, je vous accuse Michel Polaco, avec bienveillance et respect de manquer de lucidité dans cette affaire. Moi, je suis inquiet et on est tous inquiets et heureusement qu'on est inquiet parce que vraiment Pier Brudé, Pierre Brunet, je prends cette accusation euh comme un j'accuse de Zola mais je ne suis pas d'accord parce que évidemment c'est vrai que les Chinois sont en train de développer leur arsenal, mais les Chinois par rapport à la dimension et à la valeur qu'ils représentent en population, en économie, c'est normal qu'ils aient un arsenal qui soit cohérent.

N'oubliez pas que l'arsenal français développé sous euh les guide de Mindes France, puis de Paul Renault, puis du général de Gaulle et cetera, a été dimensionné pour être une capacité de dissuasion du faible au fort capable de produire en URSS des dégâts équivalents à ce que représentait la France en population et en produits intérieurs bruts. contre les Chinois, bah voilà, ils ont décidé qu'ils allaient rentrer dans le club au diau qui est l'heure. La Corée du Nord, c'est autre chose.

C'est un état qui n'a pas ce droit qu'on les cinq grandes nations membres du conseil de sécurité. Donc c'est un état un peu pirate avec les armes nucléaires dont il faut se méfier terriblement parce que on sait pas si ces gens sont raisonnables, pas raisonnables, même si aujourd'hui ils ont pas la capacité de tirer jusqu'à New York. H mais pour ce qui est des Russes, des Américains, des Français, bah oui, on a utilisé cette grammaire nucléaire depuis quelques mois, faut pas l'oublier.

N'oubliez pas que le président Macron a fait partir un deuxè sous-marin nucléaire puis un 3è en patrouille au début des opérations en Ukraine et qu'il a dit lui-même qu'il allait éventuellement envoyer des avions avec des armes nucléaires françaises dans certains pays d'Europe si ils étaient d'accord pour leur faire les faire participer au parapluis nucléaires français. Bon, les Américains ont 160 armes nucléaires en Europe. Euh, tout ça, ça existe.

Il y a rien de nouveau. Et tout le monde continue à jouer sur ce registre. Non, mais ce ce qui est nouveau, je suis je suis désolé, ce qui est nouveau que désormais on en parle et en parler c'est déjà beaucoup hein que Poutine c'est c'est déjà beaucoup.

Je pas si bête NDI. Moi, je me méfie aussi des experts. Vous êtes les meilleurs et et Pola vraiment je le dis avec beaucoup d'admiration, vous êtes très bon, le général du Tartre aussi, mais les experts sont des experts.

Mais euh après euh on rentre dans l'inconnu, c'est un saut dans l'inconnu. Combien d'experts de de géopolitique avaient n'avaient pas prévu l'invasion de l'Ukraine au mois de février 2022 ? que on est à la fois des sachants mais on est face également à une espèce de de de trou béant qui est l'avenir immédiat.

Ça vous inquiète ou pas ? Ou je suis le seul être qui a ici ? Non, je crois que ça doit nous inquiéter collectivement parce que au fond, on voit que à travers le monde, on a désormais un certain nombre de dirigeants.

Je pense évidemment à Trump, à Poutine aussi à Xinpin, qui sont à la tête de démocratie pas tout à fait comme les nôtres pour employer un euphémisme. Et avec Trump, on est rentré dans l'aire d'un dirigeant politique qui fait de la scène politique intérieure comme internationale une sorte de gigantesque reality show et donc qui en permanence va animer ce Oui, elle a appris à mettre un masque finalement. H qu'est-ce que vous dites Michel Polaco ?

Si notre ami avait appris à mettre un masque de protection contre le Covid. Oui. Alors ça c'était une époque.

Non mais pas du tout. Moi, je suis tout à fait prête à vous répondre. Non, aucun problème, cher ami.

Je suis évidemment prête à vous répondre là-dessus. Au moment où j'ai eu cette parole, je faisais référence à l'époque à la manière dont on utilisait les masques en environnement, on va dire chirurgical. Et il est vrai que ni vous ni moi savons les utiliser de la bonne manière.

Et si on se rappelle à l'époque comment on mettait les masques, on avait souvent des masques en dessous du nez, des masques qui étaient touchés beaucoup avec les mains, ce qui hélas était pas exactement la bonne méthode. Revenons à l'escalade, l'escalade nucléaire Renault Piliens totalement CB ou c'estàdire c'estàdire vous êtes inquiet vous aussi. Non non mais pas du tout sur les masques.

Ah non non mais non parle pas des [rires] masques s'il vous plaît. Ouais terminé en plus. Non, je je il y a pas forcément de il y a pas forcément d'inquiétude de ma part sur cette escalade.

En revanche, effectivement, pour ceux qui qui ont suivi dans les années 80 90 Ouais. notamment 90 2000 la lente 80 la lente desescalade avec tous ces traités où ont changé de monde et on a l'impression que le le monde de 2030 2040 2050 serait un monde sans nucléaire. Hm.

C'était le temps de la piste, le temps des dividendes de la paix, le temps de et on était moi quand j'avais 15 20 ans, j'étais extrêmement optimiste me disait mais le progrès avance. Des traités des traités de new start de déclarisation du monde qui sont toujours en vigueur hein. Ils sont toujours en vigueur.

C'estàd que la Russe est signataire la Russie est signataire de ces traités. Pour autant ça dénucléarise pas. Absolument.

Et et je me souviens et à l'époque c'était vous savez l'époque où Francisque Fukuyama écrivait la fin de l'histoire, la démocratie dans le monde grâce au commerce et tout ça et puis en fait on s'est totalement planté. On s'est planté totalement parce qu'on a eu l'arrivée notamment de Vladimir Poutine qui en 2022 a commis l'irrapparable. Merci beaucoup.

On y reviendra bien évidemment au cours de l'émission. Il y a encore pas mal de choses à dire. On a encore pas mal de questions à nos experts.

Vous restez avec nous. On a aussi des informations à vous divulguer sur le casque du Louvre. Cinq nouvelles interpellations au cours de la nuit dernière. [musique] Il y a un lien avec les deux suspects qui ont été mises en examen hier.

On vous dit tout dans un instant. À tout de suite. Mesdames, messieurs, très heureux de vous retrouver.

Un ancien policier est avec nous, Jean-Pierre Colombies, une journaliste du service police justice, le meilleur de France, LCITF1, Maurine Bajac. Merci Maurine d'être là. CB Tendia, une ancienne de la politique mais désormais communiquante est avec nous.

Euh, il n'est ancien de rien car il a fait toute sa carrière à LCI. Il s'appelle Renault Pila et c'est un éternel jeune. Donc, vous ne seriez [musique] jz jamais un ancien.

Vous aussi ? E, vous aussi [rires] vous aussi. Oui, Nivin Potros est également avec nous.

Merci pour toutes vos pour tous vos éclairages. [musique] Mesdames, messieurs, on va aller devant la BRB, la brigade de répression du banditisme qui se trouve tout près du musée du Louvre. Retrouver Elisa Cléage.

Pourquoi ? Parce qu'il y a des éléments nouveaux. Vous savez que deux personnes sont sorties de garde à vue dans l'affaire du cambriolage du Louvre.

Elles ont été mises en examen. Mais cinq autres personnes ont été arrêtées. Qui sont-elles ?

Sont-elles en connexion avec les deux précédentes qui ont été mises en examen ? Est-ce que c'est les deux précédentes qui ont été mises en examen qui les ont donnés aux flics pour parler trivialement comme si on était dans un bon polar ? Débrouillez-vous avec tout ça. [rires] Elisa cléch par bien.

Oui. Ce que l'on sait pour le moment de ces cinq nouvelles interpellations, c'est qu'elles ont eu lieu hier soir vers 21h. Certaines dans le 16e arrondissement de Paris, d'autres en scène Saint-Denis.

Alors, on ignore pour le moment leur degré de participation au cas du Louvre, mais l'un des suspects attire particulièrement l'attention des enquêteurs puisqu'il a été arrêté grâce à son profil génétique. Plus simplement, cela veut dire que son ADN a été retrouvé sur certains objets, ce qui pourrait laisser penser qu'il faisait partie du commando du braquage. Il était d'ailleurs déjà connu des services de police.

Cela porte donc au total le nombre d'interpellations à 7. Et pour rappel, les deux premiers interpellés, ceux qui avaient été arrêtés samedi dernier, ont hier partiellement avoué leur participation au braquage du Louvre et ils ont donc été mis en examen et en détention provisoire. Merci Elisa.

Avec Camille Sou effectivement, il y a un profil qui retient particulièrement l'attention parmi ces cinq personnes interpellées hier. A priori, il pourrait s'agir d'un des suspects, d'un des cambrioleurs donc du Louvre. C'était donc il y a une dizaine de jours maintenant.

écouter la procureur de la République de Paris qui s'est de nouveau exprimé ce matin sur RTL. L'un d'entre eux était effectivement un des objectifs des enquêteurs puisque nous avions des traces ADN le concernant qui le lit de notre point de vue au vol qui a été commis. C'est un des suspects que l'on avait, je dirais dans le viseur, si vous me passez cette expression, au cours des investigations qui avaient été menées quant aux autres personnes qui sont placées en garde à vue, ce sont des personnes qui peuvent éventuellement nous renseigner sur le déroulement de ces faits.

Donc beaucoup d'accéléradérateurs dans dans l'enquête évidemment sur ce sur ce sur ce cas. Est-ce que vous savez Maurine comment les enquêteurs ont travaillé là ces derniers jours pour arriver à ce résultat ? Alors ce qu'on sait déjà pour vous répondre Éric, c'est que ce ne sont pas comme on dirait les deux premiers mises en cause qui ont qui ont balancé les cinq nouvelles interpellations.

Ce qu'il faut bien imaginer c'est que en coulisse il y a un travail qui est fait jour et nuit depuis 10 jours par une centaine d'enquêteurs. magistrat la police scientifique avec plus de 150 analyses des prélèvements qui ont été réalisés, les enquêteurs qui ont analysé les vidéos des caméra de la ville, du musée, des vidéos qui ont été tournées aussi par les touristes qui ont été témoins de la scène, des auditions de témoins qui elles continuent et puis chaque nouvelle interpellation, elle donne à des nouvelles pistes puisqu'il y a des perquisitions perquisitions qui peuvent donner des découvertes de téléphones notamment. Là aussi, les téléphones vont être exploités.

On sait que les enquêteurs peuvent compter sur des enquêteurs spécialisés en cybercriminalité qui eux savent parfaitement comment étudier la téléphonie, les messages récryptés et démêler tout ça. Et puis l'enquête, elle est loin d'être terminée parce qu'il y a toujours deux objectifs. Ça à savoir déjà connaître l'intégralité du commando puisqu'il y avait bien quatre personnes.

La procure le disait ce matin, elle n'exclut pas la possibilité d'un groupe beaucoup plus large que ces quatre malfaiteurs là puisqu'elle qualifie tout cela d'organisation criminelle de commando. Et puis un autre travail qui lui est mené en sous-marin là aussi par l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, l'OCBC qui eux ont une tâche, une mission et bien c'est évidemment d'essayer de retrouver les bijoux et là aussi c'est une tâche immense qui les attend mais leur spécialité fait que ils connaissent parfaitement ces réseaux. de Releur et là aussi il y a une coopération européenne internationale sur laquelle il s'appuie.

Alors la la procureur qui était ce matin chez nos confrères de RTL, elle est très claire. Si vous rendez les bijoux, que vous soyez à à Montaliv, à Pitivier ou bien au Québec, rendez les bijoux, les peines seront moins dures, on sera plus indulgent pour vous. Écoutez la procureure.

Ce que je souhaite très clairement, c'est c'est dire à ceux qui les détiendraient aujourd'hui, c'est que évidemment la justice saura tenir compte de l'absence de préjudice de ce de ce cambriolage. Jean-Pierre Colombias, elle a raison. La justice peut être clémente si jamais les suspects se dénoncent tout de suite.

Bien sûr qu'elle a raison, d'autant plus que il faut revenir au fait au premier fait. Alors si vous m'autorisez une nuance et un petit coup de gueule après, ce serait très bien. Enfin, je vous en remercie.

Allez-y. Elle elle a raison parce qu'il y a pas eu de blessé. Faut ramener les choses à l'essentiel.

C'est un cas spectaculaire qui fait qu'aujourd'hui ils ont commis le cas du siècle qui va révéler qui a révélé et qui révèle encore beaucoup de choses. Ce sera pour le petit coup de gueule. La nuance, c'est qu'il faut faire attention aux traces qui ont été retrouvées à l'intérieur du de de de la salle en question qui démontre réellement concrètement qu'il y a une participation active de celui à qui correspond les traces papillaires ou ADN et les traces extérieures.

Et c'est là où je veux envenir, c'est que très certainement moi, si j'étais avocat de un de ceux dont les traces ont été retrouvées à l'extérieur, que ce soit le bidon ou des objets qui ont servi à la manipulation de je ne sais trop quoi, pourra toujours dire qu'ils n'ont fait que les toucher en amont avant euh la avant que l'acte lui-même ne soit commis. Donc voyez, faut être très très prudent quant à la responsabilisation de chacun des protagonistes qui a été arrêté parce que la procédure devra déterminer quel est leur niveau de participation ou de connaissance des faits. C'est beaucoup plus subtile que ce qu'on croit. et c'est le travail des enquêteurs.

Mon coup de gueule, il est vraiment vraiment fort. Pourquoi ? Parce que ça commence à bien faire de systématiquement des de laisser d'évoluer aux forces de sécurité police ou gendarmerie les ont dont nous sommes victimes tous citoyens, attention pas que les forces de l'ordre mais d'une absence de prise en compte d'une politique sécuritaire digne de ce nom.

Ce qui s'est passé avec Amit déjà l'évasion de Mohamed pardon qui a occasionné la mort de deux agents pénitentiaires étaient déjà mais déjà le doigt sur un déficit à ce niveau-là. Et là ce qui vient de se passer, ce qui m'a frappé c'est ce qui a été dit hier pour lequel je n'ai pas eu le temps de réagir sur votre plateau par rapport à ce que disait le sénateur qui pilotait voilà monsieur patron de la commission. Je je le dis pour ceux qui n'étaient pas là hier, nous étions avec un sénateur qui est allé visiter avec d'autres sénateurs de la commission culturelle du Sénat.

Ils sont allés visiter le Louvre et il est il est il est était dans notre émission sénateur absolument effaré en disant les dispositifs de sécurité du Louvre, c'est ce qu'il y avait dans nos mairies il y a 20 ans. C'est nul. Voilà ce qu'a dit.

Je résume un peu rapidement mais c'est ce qu'a dit le sénateur qui a visité le Louvre avanthier. Et au-delà de ça, pour complément, il dit une chose qu' aurait dû vraiment nous faire tous sursauter. Enfin, moi qui m'a fait sursauter qu' il a dit une chose.

Nous avions pris en compte ces déficits il y a de nombreuses années. La directrice de du Louvredier exactement la même chose. En résumé, ça fait des années qu'on sait que ça ne va pas mais on a laissé courir.

C'est comme si demain vous étiez hospitalisé pour dire ouais finalement vous avez un cancer, on est conscient de la gravité de ce que vous avez. On soignera ça plus tard. Qu'est-ce qu'on a déjeuner ?

Au revoir monsieur. C'est ça qui se passe c'est qu'on a des diagnostics qui sont qui sont réalisés et notamment ça a été dit au moment du rapport qui vient de le nouveau rapport de l'observatoire de la sécurité qui dit voilà ça s'accélère et de plus en plus de vols. Mais quand je disais qu'on était déjà au courant, c'est pas pour dire que c'est toujours la même chose.

Je dis juste simplement que nous avons des gens qui sont spécialisés, qui sont très compétents dans les ministères qui ont fait des des diagnostics sur ce qui s'est passé, ce qui se passe et ce qui va se passer mais tout simplement ces rapports on les range. Jean-Pierre on les classe. Jean-Pierre, ça fait 11 jours qu'on le hurle en plateau ici.

On dit quoi ? Ou oui, mais il y a Non, je suis désolé. Excusez-moi, vous vous hurlez mais j'ai fait partie d'organisation Non mais mais je vous explique ce que nous nous avons dit en interne au niveau de parfois de certaines organisations syndicales ou de certains professionnels de sécurité.

Le le signal de l'alarme ça fait longtemps qu'on l'a tiré y compris pour voà c'est d'autres sujets. Je déborde sur d'autres des thématiques sur les thématiques de la relation. sur le Louvre sur le Louvre précisément vous vous avez tiré la son dearme.

Non, pas moi personnellement mais il semblerait je suis pas tout seul heureusement mais la patronne elle-même a tiré la elle est arrivée elle est arrivée [rires] non mais Laurence non mais c'est pas ça c'est plus grave que çacard la présidente du Louvre elle est arrivée à la tête de l'établissement en 2021 cit il y a 4 ans. Elle a dit qu'elle avait été effarée par les systèmes de sécurité. Il se trouve que depuis euh son arrivée, les budgets alloués à la sécurité sont beaucoup plus importants que les budgets entre euh 1998 et 2001.

Les budgets alloués à la sécurité encore une fois sont 80 millions beaucoup plus importants. En 4 ans, les choses rien n'a été fait. Ben voilà, c'est ça la fa on dit on dit les appels d'offre publique sont très longs.

Effectivement, ils sont très longs mais quand il y a une urgence, on va rester comme ça avec des appels d'offre qui sont extrêmement longs sans sans sans sans prévenir le chef de l'État. Deuxièmement, oui, vous comprenez, c'est un bâtiment classé monument historique effectivement. D'accord.

Donc on le laisse comme ça nickel, sans toucher à 1 g de pierre et puis on laisse partir les bijoux. Cette affaire est un scandale. C'est un scandale.

Et moi, depuis euh 11 jours, je ne décolère pas et je suis pas le seul. Tous les gens qui s'intéressent à cette affaire et combien de millions de français trouvent ça absolument. Pourquoi ?

Et je termine là-dessus, c'est parce que qu'a dit la présidente de Louvre jeudi dernier face au sénateur, oh ben oui, ça fait 40 ans que toutes les directions du Louvre s'intéressent pas à la sécurité. On s'intéresse aux œuvres. Alors c'est c'est fantastique et c'est très bien de faire ça.

On s'intéresse pas à la sécurité. Dernière chose, les les les dizaines de millions d'euros qui sont faits pour élargir le le musjet du projet de Macron Lour Renaissance. Mais la patronne du Louvre en 2021 2022 dit "Monsieur le président non on peut pas le faire.

Vous voulez faire ça ? Vous voulez laisser votre trace au Louvre, on ne peut pas, on a pas l'argent, on va d'abord mettre des caméras. Ça n'a pas été fait.

Hm. Euh si si Bet là où Renault Pila a peu raison que quand on fréquente un peu les milieux de la culture en France, bon c'est des gens qui phosphorent, qui pensent, qui imaginent, mais qui considèrent franchement il faut le dire avec des mots, que la culture que la protection du patrimoine, c'est un truc de droite. La protection du patrimoine, c'est un truc de plus.

Mais si je vous le dis Rena Pila, je peux peux parler 2 secondes dans mon émission, je vous ai laissé déployer pendant un quart d'heure. Est-ce que je peux parler 2 minutes ? Oui.

Donc moi, je vous le dis, j'en ai fréquenté beaucoup des acteurs, des acteurs de la culture, je me rends compte pas des acteurs de cinéma, des acteurs de la culture. Je me rends compte que la protection du patrimoine, c'est quelque chose d'un peu vulgaire, que c'est beaucoup mieux de phosphorer, d'imaginer d'ouvrir une nouvelle aile au musée du Louvre, par exemple. C'est beaucoup mieux de dire voilà l'opéra garnier, on va plutôt faire ça, on va ouvrir l'opéra.

Voilà, ça ça a de la gueule, ça c'est noble, c'est plein de noblesses mais en revanche protéger le patrimoine avec des dizaines de milliers d'éléments patrimoniaux à commencer par les petites églises romanes qui se cassent la gueule, qui sont à la charge de l'État mais qu'on entretient pas, ça c'est vulgaire. Moi, j'en suis alors attends franchement, j'en suis m convaincu. J'ai eu ce débat des dizaines de fois avec des acteurs du monde de la culture qui sont comme ça et qui considèrent que c'est plutôt un truc de droite, de sécuriser, de protéger.

Ben voilà. Voilà. Parce que en fait vous demandez à des gens de faire ce qui n'est pas leur métier.

Les acteurs de la culture à qui vous parlez, j'imagine que ce sont des gens euh qui font des politique muséale, que ce sont des gens qui font des politiques au fond qui sont créatives. Et donc aux créateurs, on demande de créer. On leur demande pas de s'occuper de l'administratif qui ça qui consiste à s'assurer que les bâtiments sont bien gardés.

Et moi ce que je trouve la présidente du musée du Lou, on lui demande pas de créer, on lui demande [rires] de protéger son musée. Mais bien sûr, je termine mon propos en tant que PDG du Lou puisque ce qu'elle est c'est ce qu'elle est hein. Euh son job, c'est effectivement euh de protéger euh le patrimoine dont elle est au fond la dépositaire.

Mais pour le faire, l'argent, elle l'invente pas. Elle va voir sa tutelle qui est le ministère de la culture et le ministère de la culture, il a à sa tête un ministre qui lui-même présente un budget, défend un budget à Berget ? Alors là c'est un peu particulier en ce moment hein, ça c'est sûr, mais lequel budget ? il est discuté par des parlementaires.

Donc en fait le vrai problème c'est les choix politiques qui sont faits parce que le ministère de la culture comme d'autres ministères ont connu des couples budgétaires et donc moi ça me pose aucun problème les coupes budgétaires. Mais la question c'est que la politique c'est une question de choix et donc vous devez faire des choix entre ce que vous estimez prioritaire et ce que vous n'estimez pas prioritaire. Elle a eu l'argent lourd, elle a eu l'argent.

On a fait un choix collectif consistant à dire que la protection des églises, que la protection d'un certain nombre d'éléments du patrimoine n'était pas prioritaire. On ne peut s'en prendre qu'à nous-même. Voilà.

Bon bah, ça c'est dit, c'est fait. Voilà pour le débat. On a une question aujourd'hui parce que la question tout le monde c'est est-ce que les bijoux vont être retrouvés ?

A priori la procureur de la République disait ils ne se retrouveront pas sur les marchés traditionnels. C'est trop facile évidemment. D'où son appel, rendez-les maintenant, on sera plus clément.

Mais on voit qu'il y a une grande émotion euh au sujet de ce vol. Effectivement, c'est spectaculaire, ça a ému la France entière. Vous le disiez même à l'étranger.

Euh notre équipe, une de nos équipes est partie au Louvre pour interroger les visiteurs. Est-ce qu'ils sont confiants sur la sur le fait qu'on va retrouver ou pas ses bijoux ? Bah, pas tellement écouter.

Bah, j'espère ils vont réapparaître parce que ça fait partie du patrimoine français mais honnêtement, je pense que c'est fichu et qu' sont déjà sur le marché noir ou quelque chose comme ça quoi. Vendre un vendre des bijoux tel quel, c'est un vendable. C'est donc ils vont peut-être fondre, retailler les enfin fondre les les métaux, retailler les pierres.

C'est hélas à quoi je pense. J'adorais que ces bijoux réapparaissent. Malheureusement, j'ai peur qu'il soit déjà sur le marché noir.

C'est peut-être une commande directement et vu la taille, ils ont pu partir très facilement à l'étranger en en quelques heures. Donc voilà, j'ai peu d'espoir. Mais Maine [rires] Maurine, il y a effectivement les suspects là qui sont fendus en ce moment par la brigade de répression de la de de la BR brigade de répression du banditisme.

Qué le monde banditisme. Banditisme. Comment se passe l'enquête sur les bijoux eux-mêmes ?

Il y a une course contre la montre là qui est lancée. Il y a plein d'outils qui sont à leur disposition. Évidemment, les traces numériques, ce qu'ils doivent retrouver, c'est à quel niveau ils étaient avancés sur le recel de ces bijoux.

Donc est-ce qu'il y a eu des échanges sur les messages récryptés ? Est-ce qu'il y a des traces ? toutes les traces numériques vont être analysées et puis cet office central de de lutte contre le trafic des biens culturels, ils connaissent parfaitement le chemin des roseleurs par exemple vers l'étranger.

Après la grande difficulté, la grande inquiétude c'est que ces bijoux étaient démontés, une partie du métal été fondue et qu'il soit déjà à l'étranger. C'est ça évidemment la grinque. Jean-Pierre, j'ai j'ai eu le sentiment il y a quelques jours que les enquêteurs étaient assez optimistes sur la petite déclaration qu'on lisait entre les lignes et j'ai le sentiment là qu'ils sont un peu plus paumés là.

Bah avec l'appel de la la procureur de la République de Paris ce matin, on a tous l'espoir de se dire si elle lance cet appel, c'est que elle-même elle a l'espoir que il n''est pas été démonté, qu' sont pas déjà partis. Maintenant, c'est nos hypothèses personnelles et je vais pas vous faire de la fiction comme ça en le but, c'est que les enquêteurs en disent le moins possible justement sur le traçage des bijoux. Bien sûr, il y a il y a déjà eu trop d'informations qui ont qui ont qu'on a laissé circuler.

On en parlait euh dans dans le casre d'un autre plateau et qui a provoqué probablement le départ anticipé de de l'un d'entre eux qui a fait que on n' pas pu, comme je le disais tout à l'heure, serrer entre guillemets l'ensemble de l'équipe et ça ça pénalise considérablement le le travail des enquêteurs. La B en fait, on parle beaucoup de l'office de de la répression des du trafic des objets culturels, mais la BRB aussi travaille sur ce genre de de trafic. qu'ils ont l'habitude de ça.

Après, tout dépend, j'ai envie de vous dire des voleurs, tout dépend de leur niveau de relais. Euh ce que je disais tout à l'heure, on faisait le parallèle avec les bijoux Kardachian, je pense qu'on n'est pas dans le même registre. Et moi ce que je crains à titre tout à fait personnel hein, c'est que la personne qui a ça panique vu l'ampleur qu'a pris le le l'événement au niveau national et international parce que on en parle partout dans le monde.

Alors, on est à la fois ridicule et sidéré quoi dans le monde de voir que le plus grand musée du monde n'est pas sécurisé comme il le faudrait. Et ce que je crains, ce que je je n'espère pas, c'est que la personne qui a eu ou qui a entre les mains ses bijoux, ben de peur les jette tout simplement. Vous savez, ça peut être un réflexe et du style je m'en débarrasse donc euh je serais pas tenu responsable de ça.

C'est un des risques. C'est un des risques. Je pense même pas au démantellement des bijoux des de de d'avoir desserti les diamants.

C'est OK. Bien mesdames, messieurs. Merci.

Merci beaucoup. On va continuer à vous tenir informé [musique] parce que on reparlera dans les prochaines minutes de cette affaire. Tout de suite, nous avons les images.

Gérald d'Armanin a rendu visite à Nicolas [musique] SarkoZi. Ils ont joué au Monopoly. Vous verrez les images dans quelques instants.

J'exagère peut-être un peu là, non ? On a assz [rires] on a assez peu d'images à vous montrer en réalité, mais on a des faits mesdames messieurs, et on vous racontera tout dans une poignée de seconde. [musique] À tout de suite.

Magalie Lunel et la CBT Ndi [musique] la l'expitique désormais communiquante est avec nous. CB [musique] Renault Pilin, éditorialiste politique LCI est là ainsi que Nivine Potros. Mesdames, messieurs, il l'avait dit, il l'avait dit, il l'a fait.

Gérald d'Armanin, le garde des sauts est allé rendre visite au prisonnier le plus célèbre de France, Nicolas Sarkozy, à la prison de la santé. C'était hier soir, c'est ça ? Ouais, c'était hier soir effectivement, on l'a appris donc au cours de la matinée, donc une quoi une vitaine de jours après l'incarcération de l'ancien chef de l'État, le garde des saut était auprès de Nicolas Sarkozy.

Et là, je me tente vers Renault parce que vous avez quelques détails sur cette entrevue. Comment ça s'est passé ? Oui, alors on a assez peu de détails, mais ce que l'on sait tout de même, c'est que l'entretien aurait duré 45 minutes entre Nicolas Sarkozi, l'ancien chef de l'État et l'actuelle garde des sauts.

On sait effectivement que Gérald Armanin et Nicolas Sarkozy sont des proches, des amis de longue date et s'il y en a bien un effectivement qui est resté fidèle à Nicolas Sarkozi, c'est Gérald D'Armanin contre V et Maré. Euh l'entretien a duré 45 minutes et le garde des saut, c'est également comme c'est son droit, je dirais même son devoir, euh a également inspecter euh la cellule de les le quartier d'isolement où est Nicolas Sarkozy et euh le reste de la prison et s'est entretenu avec euh des agents euh péniters. cette visite alors évidemment on ne connaît rien de l'entretien du contenu de l'entretien entre Nicolas Sarkozi et Gérald Derman cette visite vous savez elle avait été critiquée euh en tout cas le la décision de cette vie la semaine dernière par des syndicats pénitenciers on disait on disait mais pourquoi est-ce qu'on fait un cas particulier avec Nicolas Sarkozy pourquoi est-ce que le garde des SA va rendre visite à un particulier à un prisonnier en particulier mais oui parce que c'est pas la même chose d'aller visiter une prison pour savoir si les conditions de sécurité sont bien établies et ça c'est bien le moindre parce que lorsque vous vous êtes ministre de la justice.

Si jamais il arrivait quelque chose à Nicolas Sarkozy, et bien que dirait-on ? Ça serait mondialement un impact mondial si jamais effectivement sa sécurité était atteinte. D'ailleurs, l'enquête sur sa sécurité a tellement été fouillée, fournie que il a du coup été accompagné par deuxiés de police de sécurité qui euh protège Nicolas Sarkozy 24h/ 24 au sein de la prison pour surveiller sa sécurité.

Une chose c'est de visiter, une autre chose c'est de discuter trois qu avec lui. H h et là effectivement on peut se poser une question belle légitime. J'imagine que dans les jours les heures qui viennent des membres de l'opposition vont dire mais attendez un garde des saut très bien il va visiter la prison mais il a pas à parler trois qu4 d'heure avec un détenu.

Du coup c'est pas un détenu comme les autres. Il peut y avoir un début de polémique qui va monter. Et d'ailleurs le je plus son titre sera auprès de la cour de cassation la semaine dernière je me souviens plus de son nom.

Remat Remyates effectivement l'un des plus hauts magistrats avait dit attention attention indépendance de la magistrature ou il y en a un autre le président de l'Union syndicale des magistrat qui s'était ému donc il y a quelques jours dans le Figaro on ne sait plus s'il fait cette visite donc Gérald Armanin comme ami ou comme garde des saut dans tous les cas Géralde Darmanin n'est ni premier juge ni premier procureur de France et il semblerait qu'il n'a pas besoin d'y aller pour que toutes les mesures soient mises en œuvre pour assurer la sécurité de Nicolas Sarkozi voilà du côté de la magistrature et en en antique L'association aujourd'hui s'émeut de cette visite en disant en alertant sur cet important, je cite un soutien de l'exécutif à Nicolas Sarkozi condamné pour des atteintes graves à la probité. Si Betendia, vous qui euh êtes une communiante et qui avez fait de la communication politique, si vous aviez travaillé euh si vous avez été la spin doctor de Darmanin, vous lui auriez dit euh va pas ou en fait, je pense que il faut distinguer euh plus exactement de de ne pas le faire comme ça, il faut distinguer la personne privée de la fonction exercée. À titre personnel, Gérald Armanin a été collaborateur de Nicolas Sarkozi.

Il lui a il lui témoigne beaucoup d'affection et c'est parfaitement normal. Je veux dire, quand bien même vous avez été condamné et encore là, il est à nouveau présumé innocent, Nicolas Sarkozy, vous avez le droit d'avoir des amis et ces amis ont le droit de vous accompagner dans un moment dont il faut le dire et c'est vrai pour tous ceux qui le subissent, c'est difficile et donc ça ne m'aurait posé aucun problème que Gérald Armanin fasse un parloir comme on dit trivialement ou que évidemment compte tenu des circonstances particulières, il aille le voir de manière discrète en l'assumant parce que c'est un ami mais qu'il aille le voir. Ça ça ne m'aurait pas posé problème y compris en terme de communication mais aussi comme citoyenne.

Ce qui me pose problème là c'est qu'en fait dans la fonction qui l'incarne, on a une sorte d'amalgame entre la fonction et la personne privée qui fait qu'il va le voir en tant que garde des sauts. Et quand on connaît l'état des prisons françaises, quand on connaît les polémiques qui existent sur la manière dont on traite nos prisonniers, dont il est justifié qu'ils soient en prison, mais dont on n'est pas obligé de les traiter parfois comme des bêtes. Et moi aussi, j'ai fait des visites de prison.

Et donc moi aussi j'ai trébuché sur des rats dans des cours de promenade. Je suis pas certaine que ce soit d'un point de vue de la dignité humaine ce qu'on veut avoir dans nos prisons. Et donc le fait que le garde des saut quand même un peu un espèce de deux poids de mesure dans cette attitude qu'il a dans sa fonction exercée, moi ça me pose problème et j'aurais été sa communiquante, je ne lui aurais pas recommandé de le faire.

Est-ce qu'il y a des réactions politiques justement parce que Renault disait ça peut créer la polémique, on l'a su quoi ? milieu de matinée. On a appris cette visite en milieu de matinée effectivement aux alentours de 11h.

Alors, j'ai regardé rapidement sur Twitter notamment. Pour l'instant, il y a pas de ténor politique qui ont réagi ni à droite, ni au centre, ni à gauche. Mais à mon avis, les réactions, elles vont se multiplier parce que souvenez-vous hier, il y a une autre polémique à propos de Nicolas Sarkozy qui a émergé notamment sur les réseaux sociaux.

C'est celle de la visite de deux députés insoumis, Hugo Bernadilis et Daniel Obona qui ont tenté de rencontrer l'ancien président. Ils expliquent avoir voulu se rendre à la prison de la santé pour rencontrer l'administration pénitentiaire mais aussi Nicolas Sarkozi. L'entrée leur a été refusé et hier la justice a décidé et bien de ne pas leur laisser l'opportunité de rencontrer puisque le tribunal administratif de Paris a rejeté leur recours en urgence.

Ce qui dans ce contexte la visite de Gérald Darmalin pose question parce que les députés de la République n'ont pas droit de visiter le chef de l'ancien chef de l'État alors même que de par leur fonction parlementaire ils ont normalement accès aux prisons de France de la com et et le et le garde des sauts en même temps lui s'y rend il y passe 45 minutes donc il y a un de poids de mesure dont parle effectivement qui peut être l'objet d'une polémique. On imagine qu'en tout cas l'opposition va s'y s'y engouffrer. Là en l'occurrence, pardon mais les parlementaires, ils ont le droit de d'aller visiter n'importe quelle prison de France.

Ont pas le droit d'aller rendre visite et toquer aux cellules pour parler avec les prisonniers. Donc là, il y a une petite nuance. Moi, ça me paraît honnêtement c'était vraiment de la comm de bas étage de la part des députés LFI que d'aller regarder un peu comme aux EOS comment le président Sarkozy était traité et cetera qui visite la prison de la santé.

C'est normal. C'est une prison qui a été en plus rénovée de manière assez récente, qui malheureusement est déjà avec un taux de surpopulation de quasiment 200 %. On est à 188 % si je ne m'abuse.

Qu'ils aillent le constater, aucun problème. Qu'ils essaient d'aller voir Sarkozy dans un espèce de voyurisme pas très Est-ce que c'est une faute de la part de Gérald Armin ? Oui.

Non mais c'est une faute. C'est une faute. Et si bê n'a pas étéparole du gouvernement pour rien parce que sa parole était d'or.

Effectivement, moi j'ai rien à ajouter. Il aurait dû y aller au parloir. Je suis un citoyen comme les autres qui va voir un ami et donc on va se voir une demi-heure et il le dit après.

Il le fait fuiter. L'entourage de Nicolas Sarkozy fait savoir que Gérald Armanain en signe d'amitié est venu le voir au parloir. Et là les gens auraient dit "Ah bah c'est vraiment un ami." Euh donc il le fait une faute en y allant en tant que garde des sauts et en communiquant.

Puis deuxièmement c'est grossier. La deuxième faute c'est que c'est c'est un peu une faute c'est c'est du gros rouge qui tâche comme disait français copé. Pourquoi il le fait Géral Dermanin ?

C'est un but électoral. Géral Dermanin Géral Dermanin il veut il veutéritage il veut il veut être président en 2027 ou la prochaine fois ou en 2032. Donc effectivement il reste un Nicolas il reste un Nicolas chezba, il reste un Qu'est-ce que j'allais dire ?

Ah ben je ne sais pas il reste un noyau dur he un sarcolâtre. Oui, il reste un noyau dur de fans de Nicolas Sarkozy 5 % 10 % 15 % des Français on sait pas en tout cas les centaines de milliers de gens qui achètent son bouquin. Darmanin veut être l'héritier le fidèle.

Ouais, il veut veut capter l'héritage. Il affiche aussi, pardon, je je me permets, il affiche aussi une version de lui alternative à celle qu'on a pu voir chez Gabriel Atal et Édouard Philippe. Lui, il trahit pas, lui, il est fidèle.

Ouais, lui même dans la difficulté, il va avoir Nicolas. Donc il y a aussi un trait d'image qu' travaille. Vous qui depuis que vous avez quitté la politique parler toujours à à au président de la République.

Je veux pas vous demander des secrets de fabrique, mais je voudrais savoir quelle est son opinion justement sur Nicolas Sarkozy, sur cette décision de justice. Qu'est-ce qu'il vous dit ? Il est il en est triste, il la regrette, il lui dit c'est épouvantable, ça doit le renvoyer à son propre statut de chef d'état. forcément immanquablement et au risque judiciaire quand même.

On dit la protection la protection de la fonction est plus celle qu'elle était jadice. Alors d'abord je vais vous décevoir parce que j'ai pris pour habitude il y a très longtemps maintenant de ne jamais rien révéler de mes conversations brun sans filtre [rires] personnel avec le président et je toujours je je m'y suis toujours tenu. Ce que je ce que je peux vous dire d'un point de vue général, c'est que le président de la République actuelle a toujours eu beaucoup de respect pour ses prédécesseurs mais plus ou moins de proximité et d'amitié et c'est de notoriété publique que il s'entendait moins avec François Hollande sans doute parce que la relation était de nature différente y compris parce qu'il a été son collaborateur qu'avec Nicolas SarkoZi qu'il a aussi essayé de remettre à un moment donné dans le jeu en lui confiant parfois des missions.

Donc voilà ce que je peux vous en dire. C'est pas grand chose, c'est pas suffisant. J'ai j'ai été j'ai été mitigé.

J'ai je termine. J'ai été mitigé quand le quand l'Élysée a indiqué que ils avaient que que le président de la République Emmanuel Macron l'avait rencontré juste avant. Je trouvais que c'était pas tout à fait le rôle de celui qui dans l'incarnation et dans la fonction qu'il exerce incarne doit protéger l'indépendance des juges et j'étais gênée.

Bon, vous dire non, pardon, je vous parle trop dommage. Et c'était un scoop énorme heen rest avec nous, vous le dites après la pub. Allez, vous restez avec nous, on aura aussi un patron.

Ah oui, non, un peu effaré par les [musique] taxes qui sont votées en ce moment même à l'Assemblée nationale non. Ouais mais mais c'est fini, il faut qu'on fasse reste avec nous, vous saurez tout. Un patron qui a décidé [musique] quitter la France de quitter la France.

Mesdames, messieurs, à tout de suite. Très heureuse de vous retrouver ici pour ce point météo. On va commencer évidemment avec cette image, cette vigilance sur la drôme et le vaclus en cru vigilance orange puisqu'on a eu l'influence d'une perturbation bien pluvieuse la nuit dernière.

Elle s'est désormais décalée à laisser derrière et bien de belles éclaircis mais aussi pour cet après-midi et bien l'arrivée d'une nouvelle perturbation qu'on va découvrir ici sur la pointe du finistère avec quelques ondés un vent sensibl ainsi qui commence à s'ennuager ici à partir des pays de la Loire, la Normandie et aux portes du bassin parisien. Ailleurs, c'est clairement du beau temps avec quelques orages quand même à déclarer du côté de la Corse. Les températures de l'après-midi seront plutôt stationnaire avec des valeurs de saison parfois un petit peu fraîches même du côté de la capitale et du centre du pays.

Ensuite, on aura évidemment la douceur qui continue et qui perdure au sud-ouest mais aussi au sud-est. On aura donc une fourchette qui ira de 12 à près de 23°. La suite est bien un temps automnal avec l'influence d'une nouvelle perturbation cette fois-ci bien plus corsé plus active plus pluvieuse et un ciel bien chargé qui sera là dès le matin entre les pays de la Loire et certainement une partie du Nor Pascal va avancer assez rapidement et on a des entrées maritimes le matin ici vers le golfe du Lyon avec un flux de secteur sud sud-est qui amène justement cet apport humide l'après-midi.

La perturbation sans surprise continue d'avancer, elle se morcène un peu plutôt des averses qui se mettent en place plutôt que de la pluie et puis à l'arrière et bien un vent sensible. Les éclaircis quant àel résistent à l'est. Les températures, ça va nous intéresser de la nuit prochaine.

Hausse, c'est la douceur qui arrive après la perturbation et on a encore un temps un peu plus frais de 2 à 5°gr sur un carnorest plutôt vers l'Atlantique et bien tout de même 12 à 16°. Et la douceur et bien on la constate aussi durant l'après-midi avec une hausse des valeurs. On aura de 14° à l'angre avec toujours 23° certes à Biarit mais aussi à Perpignan et à Jacio.

Pour la suite et bien on se voit au prochain bulletin météo avec CC [musique] mission. Construisons pour que le monde bouge. Mesdames, messieurs, vous ne vous habituez c'est pas ça mais ce jingle met 8 secondes à arriver.

Donc je parle mais pendant que je parle pour m'embêter exprès, il y a un technicien qui au moment où je me mets à parler envoie le jingle tous les jours. Tous les jours il doit être payé par C News ou peut-être par BFM TV, allez savoir ou France Info TV. Je n'ai rien entendu.

Les amis, autour de la table, il y a Claire Fournier, journaliste économique. Il y a Yvo, un des inspirateurs du Made in France dans notre pays. Sibet NDI communiquante.

Renault Pila, éditorialiste politique et Nin Potros. Bon, sal temps disais-je à l'instant, sal temps pour les grosses entreprises. Vous voyez bien qu'en ce moment, c'est le concours l'Épine des des des idées pour les taxes, les multinationales, la taxe exceptionnelle qui a été pérénisée et aggravée, les holdings en ce moment, demain vendredi, ça va être la taxe Zucman.

Vous allez voir, c'est alors dans ces cas-là, quand il y a du gros temps, qu'est-ce qu'on fait ? Beaucoup de chefs d'entreprise sont absolument effarés, mais ils se tèrent, ils se tèrent et d'autres font le choix de parler. On est avec l'un d'entre eux, il s'appelle Philippe Verrand, il est PDG de Biothèque dentale.

Bonjour Philippe Verrand. Est-ce que vous êtes avec nous ? Oui, il est là.

Bonjour. Et vous, vous avez fait le choix de parler. Vous avez pas parlé pour dire puisque c'est ça, moi et ma société, on se tire.

Vous n'avez pas dit ça, mais en revanche, vous dites que vous pouvez comprendre et concevoir qu'il y ait aujourd'hui des patrons, des capitaines d'industrie qui en France se disent "J'ai envie de partir." Oui. Alors moi je je en fait je ne parle pas, je fais je réponds juste aux questions que vous me posez donc euh et merci de merci de nous les poser.

Et effectivement à cette question aujourd'hui d'actualité de venir taxer le patrimoine professionnel des chefs d'entreprise et en particulier des chefs d'entreprise qui ont beaucoup travaillé toute leur vie pour avoir réussi à faire ben ce que ce que par exemple j'ai pu faire aujourd'hui et venir nous expliquer que ben on va prendre 2 % de cette valeur qui sera complètement d'ailleurs conditionnelle hein donc je sais pas comment elle serait de toute façon calculée ou évaluée mais en fait en gros 2 % d'une valeur évaluée euh qui constituera une taxe qu'il s'agira de payer tous les ans. Euh ben voilà, un moi je pourrais pas la payer euh et de si quand bien même on devait payer cette taxe là, ben ce serait au détriment aujourd'hui de tout l'investissement, de toute la création de valeur qu'on peut faire tous les ans dans nos entreprises. Donc avec ben avec ce qu'on a gagné l'année d'avant tout simplement.

Est-ce est-ce que vous parlez à d'autres patrons qui tiennent le même propos que vous ou est-ce que vous avez des patrons qui disent au contraire euh Zucman, tout ça c'est assez juste, c'est on va payer, c'est normal. Quel est l'état d'esprit qu'il y a aujourd'hui dans l'industrie et dans l'économie du côté des grosses entreprises ? C'est une bonne question.

Forcément non, c'est pas d'abord quelque chose euh dont on a l'habitude de parler que les gens peuvent comprendre. Je peux comprendre que tous les gens qui pensent aujourd'hui quand on dit et moi ce qui est mon cas où un jour j'ai découvert mon patrimoine d'un challenge ou de façon complètement encore une fois indicative, on a dit que mon entreprise valait 600 millions d'euros. Euh ben voilà, je peux comprendre que les gens pensent que que je suis euh que j'ai 600 millions d'euros sur sur mon compte bancaire, mais c'est pas ça du tout.

Euh euh j'ai j'ai pas grand-chose sur mon compte bancaire et euh et ce que et ce que je gagne encore une fois tous les ans, je le réinvestis dans mes entreprises. L'usine dans laquelle je parle ici à Salon de Provence, c'est une usine que j'ai construite il y a 3 ans. Euh monsieur Geg connaît d'ailleurs.

Donc je suis aussi comme lui un grand défenseur du made in France et et voilà, c'est avec beaucoup de fierté que j'ai pu faire cette magnifique usine qui a coûté 15 millions. Mais alors pour qu'on soit bien clair, est-ce qu'on vous comprend vraiment ? C'est-à-dire que si jamais cette fameuse taxe Zucman, elle était adopté par les députés, vous en tirez quelle conclusion ?

Vous restez en France ? Non, mais moi de toute façon, je pourrais pas la payer. Donc euh moi si aujourd'hui je devais payer 12 millions d'euros de façon forfaitaire comme ça, je peux pas les payer.

Donc donc il vaut mieux il vaut mieux que je vende mon entreprise et que j'aille ailleurs et puis et puis qu'on m'aura expliqué qu'en France ben des gens comme moi euh ils ont aucun intérêt h à rester. Voilà. Donc puis moi je enfin sincèrement moi je vais parler de termes fort pour moi c'est c'est de la spolation. on vient me on vient me prendre quelque chose de façon complètement forfaitaire et encore une fois pas sur quelque chose que j'ai gagné.

C'est quelque chose aujourd'hui qui vaut ou qui vaudrait et puis qui vaudrait aujourd'hui mais qui peut-être vaudra plus demain. Donc ça aussi c'est comment vous allez gérer ça pour les entreprises qui sont liquides aujourd'hui côté en bourse ? Bon, éventuellement, c'est des choses qu'on peut imaginer.

On est aujourd'hui sur des entreprises, des ETI comme la mienne qui sont qui sont absolument pas liquides, donc pas côté. Comment voulez-vous ça ? Ça ça il va falloir que vous expliquez ça des députés de gauche parce qu'on a entendu Olivier Fortis ces derniers jours en un jour de bourse Bernard Arnaud la la la valeur de LVMH a été valorisée à 14 milliards de plus.

Par conséquent, ça s'est transformé en Bernard Arnaud gagne 14 milliards par jour. Et donc bien évidemment, vous dites ça au français, Bernard Arnaud garde 14 milliards par jour. Mais vite, allons le rançonner.

Sauf que c'est totalement virtuel. Le lendemain, le cours de bourse a dévissé. Enfin voilà.

Donc c'est ce que vous dites. Vous vous dites, vous dites la valorisation de ma société, de mon ETI, la valorisation de mon ETI, ça n'est pas de l'argent que j'ai dans les poches. Mais c'est sûr, bien sûr que non.

Et et pour Bernard Arnaud, on a oublié de dire qu'il avait perdu 60 milliards de valorisations depuis le début de l'année. Donc euh euh donc voilà. Donc on comprend bien que que ces discours-là sont purement politiques.

C'est vraiment du clientélisme. C'est une forme de populisme parce que je je j'ose espérer qu'Olivier Fort est quand même beaucoup plus intelligent et cultivé que ça pour dire des des hérésies pareilles hormis le fait de vouloir être élu ou de vouloir gagner des électeurs. Mais mais c'est mais c'est pas en disant en racontant des mensonges aux Français et en les montant les uns contre les autres qu'on va régler le problème de la France aujourd'hui.

Clairement Fournier. Vous restez avec nous bien évidemment. On a d'autres questions à vous poser.

Le débat aussi se passe sur le plateau. Clair. Oui.

Oui. Moi, j'avais une question pour Philippe Verrand parce que il y a quelque chose qui m'a frappé dans votre parcours, c'est que l'année dernière, vous avez choisi de relocaliser une usine que vous avez donc déplacé des États-Unis vers le sud de la France au motif qu'elle était plus productive. Donc quand on entend effectivement certains patrons qui sont en plein des Arrois dire "Moi, je vais partir", partir vers où ?

Hm. Alors, ça c'est deux choses complètement différentes. Euh vous avez le le le ce qui est bien pour l'entreprise et puis vous avez ce qui est bien pour le dirigeant ou l'actionnaire de l'entreprise.

Nous quand on a pris la décision effectivement de de de transférer la production de notre usine américaine en France, ben encore une fois, c'est qu'on avait construit cette magnifique usine à salon de Provence complètement robotisée avec la la possibilité d'avoir beaucoup de personnel formés, avoir je dirais voilà avoir un savoir-faire que nous n'avions pas aux États-Unis et donc on a pris cette décision en plus juste avant les taxes Trump. Donc là aussi c'était voilà donc encore une fois et on n'est pas revenu sur ce qu'on a décidé hein malgré les taxes. Donc on a trouvé des solutions pour continuer à être très productif.

Mais mais ça c'est c'est encore une fois c'est pas parce que demain si moi je décide de partir parce que demain ce sera plus possible. Encore une fois c'est une décision qui m'est personnelle. Après l'entreprise elle vivra sans moi et puis c'est tout.

Qu'est-ce que voulez que je vous dise ? Donc c'est c'est des choses très différentes. Philippe Vergo.

On a donc là un patron. Moi moi ça me fend le cœur, je dois vous le dire. Bon, on a un patron que vous connaissez apparemment puisqu'il vous connaît qui a relocalisé un site de production en France.

Donc c'est pas un patron voyou. On sent que quand on parle de la problématique des patrons citoyens, il est un peu là-dedans, il relocalise. On a un patron qui vous semblez le connaître puisque vous êtes un des instigateurs du made in France.

Apparemment, il est raccord avec cette problématique. Donc seconde raison pour laquelle on peut dire qu'il est soucieux de problématique citoyennes puisqu'il est soucieux encore une fois de de produire français. Donc euh et on a en même temps quelqu'un qui nous dit "Si continue, je me tire, ça n'est plus possible.

Je voudrais votre avis sur le sujet." Ouais, c'est c'est d'abord Philippe Verrand que je connais bien qui est un grand industriel français qui a créé une une entreprise qui est tout à fait performante, il dit "Je partirai moi et puis mon entreprise, je la vendrai, on verra bien ce qui se passera." C'est ça le drame.

C'est que on va perdre ceux qui sont parce qu'il y a une espèce de confusion entre le patron et le riche et on présuppose que tous les patrons sont riches sur ce sujet. Euh donc c'est c'est déjà une une première erreur, mais là on a un chef d'entreprise qui est qui dirige son entreprise, qui la développe, qui ramène de l'emploi de l'activité, qui enrichit les caisses de l'État parce que je rappelle quand même que quand on produit en France, c'est pas seulement de l'emploi. C'est la SQ qui retrouve des cotisations, c'est l'État qui retrouve des recettes. aussi ramener la réalité de ce qu'est la production en France et qui dit si on m'y oblige moi à titre personnel c'est-à-dire de payer des sommes que je peux pas payer sur mon compte propre bah je m'en irai parce que je veux pas je veux pas me trouver dans une situation mais obligé mais des patrons comme Philippe Verrand qui disent ça moi j'en rencontre 10 tous les jours qui vous disent mais on n'y arrivera pas et la vraie question derrière ça on y arrivera pas à côte à cause de à cause de la nouvelle fiscalité qui est si cette nouvelle fiscalité telle qu'on nous la présente se met en place on va se On va se barrer non pas parce qu'on aime pas notre pays mais parce que simplement on aura pas d'autres choix.

Qu'est-ce que vous Attendez attendez vous qui êtes le l'instigateur je le redis du M in France qu'est-ce que vous en pensez de cet argument qu'on entend souvent y compris ici sur ce plateau ? Ah vraiment j'ai un gros problème avec le patriotisme des patrons. Ah vraiment ces patrons français ne sont pas patriotes sous-entendu.

Ils pensent à l'air pognon mais pas à la France. Vous l'entendez cet argument ? Bien sûr je l'entends cet argument.

Il y a des patrons qui pensent à leur pognon et peut-être pas assez à la France. Est-ce que c'est pour une raison pour Est-ce que Mais non, bien sûr que non. Est-ce que c'est une raison pour de les tuer tous ?

Et moi je j'aurais je serais tenté de dire si euh nos amis qui portent ces idées de surtaxe des entreprises du patrimoine industriel euh nous écoutent dans quel pays ça marche ? Dans quel pays au monde une surtaxe du type taxukman light ou pas fonctionne nulle part dans aucun pays du monde. Donc on va pas se mettre à inventer des usines à gaz simplement parce qu'on n'est pas capable de faire assez d'économie ou parce qu'on n'est pas capable de consommer assez de produits français.

Je vous rappelle cher Éric que chaque jour on consomme pour 2 milliards de produits importés. h si on consit un peu plus de produits françis, on enrichirait les caisses de la sécurité sociale et de l'État et on serait peut-être pas obligé de parler de façon aussi dramatique de notre déficit. Donc dans quel pays ça marche ?

Nulle part. Et donc il faut comprendre qu'il y a des patrons qui disent puisqu'on est une exception mondiale et qu'on veut me pousser à faire ce que je ne peux pas faire et bien moi le patron pas mon usine je m'en irai. Mais si les patrons s'en vont, je termine si les patrons s'en vont, si ceux qui les ont créé s'en vont, je ne donne pas cher des usines. 13h43, vous êtes sur LCI.

Renault Pila, vous avez la parole dans un instant. Si vous nous rejoignez, sachez qu'on a quand même un un un moment assez fort, je pense, de cette émission puisque nous sommes avec Philippe Verrand, PDG de Biothèque dentale qui est un patron euh euh qui est avec nous et qui nous dit si cette si cet éventail de fiscalité arrive en France, si ces lois sur les multinationales, sur les grosses entreprises sont maintenues, et bien je ne pourrais pas payer l'argent qu'on me demande et je partirai. Philippe Verrand, qu'est-ce que vous dites à ceux qui disent les patrons qui disent cela ne sont pas des patrons patriotes ?

Qu'est-ce que vous répondez à cela ? Philippe Verrand ? Ben moi, si j'avais pu un jour penser dire ça, euh c'est tout ce qui c'est l'inverse de ce qui m'a animé toute ma vie.

Euh donc moi je suis parti de rien. Euh j'ai créé plus de 3000 emplois en France dans toutes les sociétés que j'ai pu euh créer dans ma vie. Euh j'aurais pu l'usine la dernière usine que j'ai construite, j'aurais pu la faire dans n'importe quel autre pays qui m'offrait des conditions exceptionnelles pour pouvoir venir créer de l'emploi et de la richesse.

J'ai refusé. Donc j'ai fait ça dans ma ville à Salon de Provence. J'ai une fierté extraordinaire tous les jours quand j'arrive dans mon usine de voir mon usine, voir mes gens, voir mes salariés.

Donc c'est c'est c'est plus que tout ça. Euh mais encore une fois, si on me taxe de quelque chose que je ne peux pas payer, ben il faudra bien que je trouve des solutions pour pouvoir la payer cette taxe, c'est tout. Et c'est tout ce que je dis.

Donc encore une fois, moi c'est pas moi qui a envie de partir de France he que les choses soient claires. Et donc, j'espère que c'est juste une espèce de lubi qui passera et que et que aucun député ne sera assez, je dirais fou pour pouvoir voter ce genre de choses et que que qu'ensuite une loi soit parce que ça ça punirait, je dirais tellement, ben déjà ça punirait des gens comme moi et puis après ça punirait aussi tous les gens qui penseraient un jour pouvoir créer quelque chose de magnifique et en se disant mais autant le faire ailleurs et au moins on aura pas cette problématique là. Donc donc ça tue ce qui y sont et ça tue ce qui pourrait y être.

Voilà, vous vous sentez poussé vers la sortie finalement Renault puis bête. Oui Philippe Verrand, c'est c'est extrêmement précieux de vous avoir en plateau parce que c'est rare que les grandes fortunes françaises comme on dit s'expriment publiquement et effectivement vous avez appris dans le magazine challenge que vous êtes la 251e fortune française. C'est pas rien.

Et vous dites vous êtes parti j'ai regardé votre votre parcours. Vous devez être notaire quand vous étiez tout petit. notaire et effectivement vous avez pas fait de grandes études expert comptable et puis tout d'un coup la passion la passion et vous êtes aujourd'hui un capitaine d'industrie.

La question que j'aimerais vous poser, elle est assez simple effectivement il y a le discours global où on pourrait être en en on pourrait être en temps pacifié sans crise politique et on dirait non pas d'impôt pas d'impôts. Effectivement tout le monde peut être d'accord. Là on est en crise politique et il faut éviter une dissolution à la fin de l'année parce que ça coûte 15 milliards une dissolution.

Si vous étiez à la place une seconde des députés socialistes euh de Sébastien Lecnude et que vous deviez absolument trouver un compromis d'ici Noël pour faire passer ce budget. Quelles seraient selon vous les mesures les plus intelligentes et les moins confiscatoires à prendre sur les hauts revenus, sur les haut patrimoines, sur les haut bénéfices qui seraient acceptable pour vous concrètement ? Qu'est-ce qui est acceptable pour vous ?

Carlos Tavarez disait avant-hier sur LCI. Franchement, s'ils font des économies, nous on y a on peut accepter quelques mesures de taxe. Qu'est-ce que vous proposez ?

Ouais, déjà moi, j'ai pas de de problème d'être plus taxé sur ce que je gagne. Euh donc aujourd'hui, si je me verse un salaire de 100, qu'on m'en prend déjà 48 et qu'on doit m'en prendre 52, ben voilà, au moins on me prendra quelque chose sur ce que j'ai eu et que je pourrais rendre ou donner. Mais c'est très différent de dire ce que tu as là, ça vaut au 1000 et je vais t'en prendre 2 % alors que j'ai pas les 2 % des 1000.

Euh donc voilà. Donc moi encore une fois contribuer à et je pense qu'on le fait déjà beaucoup mais le faire encore, j'ai aucun problème pour le faire encore. J'ai bien augmenter augmenter la tranche la plus haute, ça c'est concret.

Augmenter la tranche la plus haute par exemple, ça peut être une solution. Ben oui, que qu'est-ce que je vous dis ? C'est pareil, mais il y en a plein d'autres des solutions.

Moi par exemple, j'ai j'ai la chance d'être en bonne santé, de d'avoir toujours cotisé la sécurité sociale et d'avoir jamais pris un seul jour d'arrêt maladie, d'être allé voir un tout vive ou de de quoi qu'il en soit. Bon ben alors, peut-être qu'en vieillissant évidemment les choses changeront mais voilà donc la la distribution aujourd'hui ou le fait de me dire "Tu dois te payer ta santé et et tu dois plus avoir aucun remboursement de rien, tu dois payer tes médicaments ou tu pourquoi pas Et je veux dire euh moi je suis prêt à faire beaucoup de choses encore une fois pour aider. Je crois que enfin on n'est pas là pour raconter tout ce qu'on fait et comment on aide et et c'est c'est pas le c'est pas l'objet de l'émission mais voilà des solutions je pense où les les très très riches pourraient se payer leur propre santé mais si en contrepartie de quoi quand ils sont malades euh moi j'ai cherché un cardiologue pour pour passer un examen parce qu'il fallait que je fasse un examen pour une assurance et euh voilà et les cardiologues de ma ville ne prenaient pas de nouveau patient.

Donc heureusement que que j'ai pu voilà heureusement que j'ai pu avoir un rendez-vous quand même parce que je m'appelle Verrand mais tout sauf la boîte tout sauf que tout Philippe Verrand Philippe Verrand maintenant on va on va on va être concret on va être concret si ces mesures fiscales dont vous dites qu'elles sont spoliatrices malpensées dont vous dites qu'elles vont casser des usines des outils de production générer de la du trouble sur le plan social et économique si elles sont votées ou dans quel pays des entrepreneurs français comme vous réfléchiraient à partir à titre personnel ou certains d'ailleurs avec leur outil de production puisque vous dites que vous-même avec votre boîte à salon de Provence, vous avez souvent été dragué si je puis dire par des pays voisins. Donc quels sont aujourd'hui les économies les les les pays qui seraient accueillants avec des patrons français ? Mais je je n'y ai pas pensé un seul instant.

D'accord. Bon, voilà, c'est clair. Voilà.

Et et je n'y et et sincèrement, je je je n'ose même pas penser que ce que vous racontez va arriver. Voilà. Donc vous n'en avez pas du tout envie et ça on l'entend effectivement si bête.

Pas du tout envie mais je détester mais vous pouvez pas imaginer ce que ce que je fais pour mon pays et comment j'aime mon pays et et comment enfin je voyage partout dans le monde et comment j'essaie de porter la France partout. ma ville, mon territoire, ma région, mes salariés, le le le bien le bienfait français, le enfin je veux dire c'est ce qui dicte ma vie. Donc alors alors dites-moi voilà et aujourd'hui et aujourd'hui on vient me sacrifier sur ce que j'ai entre guillemets réussi mais c'est terrible. qui veut comme si en tuant les locomotives ont sauvait les wagons.

C'est ça l'idée ce que vous dites. Je dis c'est comme si en tuant la locomotive on sauvait les wagons. Le le train du pays, le train de l'économie, de la production, de ce qui va avec, des emplois, des cotisations, il fonctionnera pas s'il y a pas des locomotives.

Les locomotives, ça s'appelle Philippe Verrand. Il y en a beaucoup d'autres dans notre pays. Comme si en les tuant, on allait réussir à à sauver le modèle.

C'est tout le contraire qu'il faut faire. C'est exactement le contraire. Mais on est omnibulé par nos problèmes budgétaires, par notre incapacité depuis des années à réserber les déficits.

Ça c'est la classe politique. Je suis désolé hein. Il mais quand je dis on je me je vous parle pas de vous, je parle de moi, je vous la classe politique même si je ne fais Oui, en fait la classe politique elle est aussi choisie par le pays.

Enfin, pardon, mais mais mais elle les politi cher cher Renault, les politiques ont beaucoup de responsabilité. Comme j'ai fait de la politique, je prends ma part même si je n'en fais plus. Mais vous devrez admettre aussi que les politiques sont éénues par le pays qui en toute responsabilité choisit ceux qui quelquefois sont les plus démagogues et pas les plus courageux.

Je ferme cette parenthèse pour pour essayer de rappeler ce qu'est la démocratie dans notre pays. Mais le fond du sujet c'est que si on ne sauve pas l'économie de production, si on n'est pas attentif à nos usines et si on ne fait pas en sorte que ceux qui gèrent et développent des usines soient et envie de rester, c'est toute l'économie qui crèvera. Ouais, si je voudrais juste je voudrais juste vous passer la parole et vous faire réécouter [rires] ce qu'a dit notre ministre de l'économie hier, notre nouveau ministre de l'économie hier qui est totalement désabusé.

Il est sur la même ligne que Gego, il est sur la même lig que Philippe Verrand. Il est totalement désabusé par cette arrivée massive de de concours l'Épin de de sur la taxe sur les multin nationales. C'est sur les multinationales.

Voilà. Sur les m Vous avez raison sur les multinationales. Écoutez-le.

La France qui fait un bras d'honneur à 125 pays. Bravo ! La France qui tire une balle dans le pied des entreprises française qui rayonne à l'étranger.

Bravo ! La France qui attire des entreprises en France, bravo. On vivra pauvre, on vivra seul, mais au moins, on aura voté un bel amendement.

Bravo ! Cette NDI, il en a il y en a lourd sur le sur la Oui, évidemment. Et puis en plus faut rappeler que Roland l'escur là en l'occurrence qu'on a vu à l'instant à l'écran, c'est quelqu'un qui a une longue expérience outreatlantique puisque il est initialement député des Français de l'étranger sur la circonscription d'Amérique du Nord et il a été euh numéro 2 de l'équivalent de la Caisse des dépôts au Canada et donc en fait il vient plutôt de la gauche d'ailleurs hein.

Et tout à fait il est tout à fait stranagen. Exactement. Et donc bon voilà, c'est c'est quelqu'un qui a une vision assez internationale aussi et donc qui est très conscient de la manière dont les entreprises sont traitées ailleurs.

Et donc des fois, on a un peu un prisme franco-français. Moi, je voudrais faire sur ce plateau un petit éloge de la nuance. Allez-y.

Pourquoi ? Parce que au fond, je pense qu'on confond dans le débat qu'on a sur la taxation des plus riches, des choux et des carottes. Une chose est de s'interroger sur le fait que quand on est français, quand on est citoyen français, est-ce que quel que soit notre revenu, h est-ce que l'effort qu'on produit pour participer à la solidarité nationale est équilibré ?

Hm. Et ce qu'on sait et c'est documenté par n'importe quel économiste, plus vous êtes riche, moins à proportion de ce que vous gagnez, vous payez. Pourquoi ?

C'est pas parce que la loi est mal faite, c'est parce que vous avez des armades d'avocats fiscalistes, des armades de gestionnaires du patrimoine qui vont vous aider à échapper à l'impôt. Voilà, ça c'est la c'est la réalité. Et quand vous êtes tout en bas de l'échelle et que vous êtes dans les premières tranches de l'impôt, vous avez pas ça.

De toute façon, il y a pas de raison de l'avir. Alors, moi je vous dis que c'est faux. Regardez ce monsieur chef d'entreprise vient de nous dire qu'il avait il était imposé à hauteur de 45 % sur son Je pense qu'il parlait du salaire de sur son salaire.

Oui, je pense parire par salaire par [rires] vous êtes un ultra riche. Bernard Arnaud pour prendre ce pauvre monsieur finalement je finis presque par le prendre en pitié parce que c'est un peu son nom c'est devenu l'épouvantail général mais il se paye pas en salaire sa fortune il a pas tous les jours 100000 enfin tous les mois 100 millions de salaires qui lui sont versés par la DRH de LVMH. sa fortune, elle est dans son dividendeuitement dans le produit alors évidemment dans le produit de ses placements, mais si on on regarde la fortune qui vient de son industrie, de ce qu'il a bâti avec ses mains et avec d'autres évidemment c'est du dividende lesquels sont taxés et donc les dividend 5 % moins que l'impôt sur son revenu moins que l'impôt sur tax moins l'impôt que moins que l'impôt sur le revenu et donc le sujet il est là et c'est dans ce cas il y a pas besoin de toute cette masturbation fiscale dans ce cas c'est très simple he Donc on taxe les dividendes à hauteur des salaires et puis c'est réglé.

Alors c'est là où c'est pour ça que je fais les loges de la nuance. Je dis posons bien le débat. On sait qu'il y a un problème d'inéquité devant l'impôt parce qu'il y a des gens qui savent bien le contourner quand ils sont très riches y compris quand vous faites toutes les bonnes taxes qui vont bien sur les dividendes sur et cetera.

Et il y a un deuxième problème, c'est que au fond, on a beaucoup parlé à un moment donné des biens professionnels. H et ce terme de bien professionnel qu'on peut au fond quelque part dans une structure administrative qui va faire en sorte que vous payez encore moins d'impôts, la fameuse holding familiale. Le problème c'est que le le terme bien professionnel, vous mettez beaucoup de choses dedans.

Donc vous mettez parfois une maison, vous mettez un yach, vous mettez un tableau, vous mettez plein plein de choses à l'intérieur. Et c'est ça qui énerve les gens, les citoyens que vous interrogez dans la rue qui vous disent bah oui un amôé si bête c'est une fake news. Mais pas demandons demandons à Philippe Ver [rires] mais c'est l'anecdote qui veut justifier du du complètement pas parce qu'il y a quelques fautes sur les holdings familiales à la à la marche qu'il faut sans doute corriger sur ce sujet mais il y a pas un citoyen que vous entendez dans la rue arrêtez d'être porte-parole des gens qui vient vous dire parce que monsieur Arnaud un je ma ma vie est changé ce que les gens veulent c'est du boulot c'est des salair c'est des reven revenu, c'est des entreprises qui puissent les embaucher et aller demander au salariés de Bernard Arnaud s'ils ont envie qu'il s'en aille et qu'il aille produire ailleurs.

Mais enfin c'est quoi ce monde ? Pardon, c'est pas après vous. Mais c'est quoi cette vision du monde on se dit en tuant les patrons, on ira mieux.

Mais parce que en politique, si c'est un truc de folie. Vous avez vous avez besoin de symboles et si les gens les gens ne peuvent pas participer à un système faire crever le pays pour des symboles c'est pas une bonne politique. Les gens ne peuvent pas participer l'empreinte l'empreinte fiscale de LVMH c'est le budget de fonctionnement du ministère de la culture.

Mais mais il faudrait qu'il y a des centaines de LVMH mais c'est le budget de fonctionnement de du ministère de la culture, c'est l'impôt, c'est l'opéra, c'est tout ça. C'est ça que je vous disais que ça commence à m'insupporter que tout le monde raccourc sur ce pauvre monsieur le riche si bête par ailleurs le riche français le riche français c'est-à-dire le riche français il faut le qualifier le décile les 10 % le décile de français qui paient le plus d'impôt c'estàd les coles blancs les riches français sont les gens dans l'humanité toute entière qui paient le plus d'impôts et qui redistribuent le plus donc la l'obsession antiriche est insupportable. Il se trouve que nos riches à nous en France sont les plus grands redistributeurs du monde entier.

Voilà, c'est des statistiques de l'INC, c'est pas moi qui vous le dit. Donc et la question, elle est pas celle du dernier décil, elle est celle du 1 % du peut-être raison. Vous avez sans doute raison.

Philippe vi, vous nous écoutez avec attention, vous voulez vous aussi participer au débat. vous écoute. Mais moi je je rappelle quand même à Sibet que que j'ai connu au P Mirabo pour la déclaration de la présidence de la République d'Emmanuel Macron.

Donc dans le programme d'Emmanuel Macron, il y avait la suppression de l'ISF et il y avait le le vote de la flat taxe. Euh ça a été certainement une des meilleures idées du président dans son programme parce que ça a permis de relancer l'économie, de créer de l'emploi en France, d'attirer toutes les tous les autres pays à venir investir en France. Et donc là, elle est en train de dire l'inverse et donc ça ça me peine profondément. euh sur la problématique des holdings familiales.

Moi je vous [rires] expliquer une Moi j'ai une holding Ouais mais j'ai pas compris en tous les cas. Euh moi, j'ai une holding familiale euh donc qui est contrôlée euh ben en ce moment-là, d'ailleurs. Euh donc j'adore, en fait, je suis expert comptable de formation hein.

Donc vous l'avez dit, c'est pas de grandes études mais c'est des études quand même. Euh et j'aurais aimé savoir comment on peut placer un yacht euh euh sa maison principale dans une holding familiale sans être redressé par l'administration fiscale. Donc je crois que là aussi c'est encore des images d'épinales qui n'existent pas ou quand elles ont existé en tous les cas elles existent pas. chez les gens qui sont comme nous contrôlés tous les 3 ans par l'administration et où je vous garantis que le moindre impôt est cherché.

Ensuite, pour l'évasion fiscale, euh ben l'évasion fiscale qui consistait à dire que les dividendes qui étaient euh versées au holding familial, ben quand on les réinvestit, ce qui est notre cas par exemple et ce qui est le cas d'Arnaud aussi, hein. Donc je suis pas intimement convaincu qu'Arnaud soit très très liquide dans sa holding. quand on voit les niveaux d'investissement qu'il fait pour la plupart d'ailleurs en France euh mais je pense que des gens comme lui ou des gens comme nous, ben il en faudrait effectivement beaucoup plus parce que on crée de la richesse en permanence.

C'est que notre obsession c'est pas l'argent, notre obsession c'est de c'est de faire, de construire, de de créer. C'est ça l'obsession des entrepreneurs. C'est pas l'obsession d'être riche, d'avoir des tonnes de tunes sur un compte bancaire. c'est c'est de créer et d'être fier de ce qu'on crée.

Voilà, c'est pas plus que ça euh parce que si en ce qui me concerne par exemple, et je parlerai pas pour Arnaud, l' s'en faut, je le connais pas, mais en tous les cas pour moi, ça fait longtemps que j'aurais arrêté si ma problématique n'avait été que l'argent. Euh donc voilà, donc euh donc pour tout ça, je m'insurge contre contre tout ce qui peut opposer aujourd'hui ben des Français qui comprennent pas et je leur en veux pas. Moi, j'en veux pas à c'est trop loin de de tout le monde.

Quand vous parlez de somme comme ça, les gens peuvent pas comprendre et c'est normal qu'ils peuvent pas comprendre et je ne leur en veux pas. Par contre, j'en veux aux politiques responsables de pouvoir dire des choses pareilles parce que ben parce que on vient atter un feu qui n'a pas besoin d'être attisé. H si bête, vous voulez répondre ?

Bah oui, bien sûr. Euh c'est je c'est c'est là où c'est difficile en fait ce débat, c'est parce que en fait il il y a il y a jamais aucune nuance. H si vous avez le malheur de dire qu'il y a peut-être un sujet de justice fiscale qui se pose et que tout le monde ne contribue pas de manière équitable au système, vous vous faites tomber dessus à bras raccourci par tous ceux qui vous disent "Bah moi, je suis un patron engagé" et c'est vrai de de Philippe Verrand qui a construit sa boîte en France qui a d'ailleurs construit et reconstruit des choses en France et du coup relocalisé et relocalisé c'est pour ça que je disais reconstruit et en fait ce qui me rend dingue dans cette histoire et ce qui me rend dingue dans le débat politique en France de manière générale, c'est qu'en fait les camps sont chacun dressés sur leurs erg, on se jette des grands chiffres à la figure.

Il y a zéro nuance, zéro capacité à écouter l'autre parce que oui, c'est vrai et j'en suis désolé euh cher ami, oui, il y a en France le sentiment que à côté de vous, il y a des gens, vous êtes un citoyen et vous vous demandez toujours si votre voisin et votre voisin du voisin du voisin, il paye comme vous. Je su pas d'accord. On on ne peut pas bâtir des des politiques fiscales.

On ne peut pas bâtir des politiques fiscales sur des sentiments. La jalousie la jalousie. On parlait il y a quelques jours de l'affaire Grégory.

L'affaire Grégory est un drame de la jalousie. Jean-Marie Villemain avait acheté deux canapés en cuir. Tout est parti de là.

On le surnommait Giscard. C'était la fin des années Giscard destin. C'était c pardon de parler de ce fait d'hiver mais c'est une tragédie de la jalousie la ferville.

De la même façon quand j'entends des politiques de gauche faire de la démagogie assez simple he facile dire oui Bernard Arnaud a gagné 14 milliards par jour. Il gagne 14 C'est c'est des gens qui tronquent qui tronquent le débat public le débat fiscal en introduisant à l'intérieur du débat fiscal des notions qui relèvent de l'émotion et non pas du rationnel. Et par conséquent vous dites oui il y a le sentiment chez les Français d'une injustice.

Oui. Quand on dit Bernard Arnaud gagne 14 milliards par jour. Mais moi, je suis le premier à dire donnez-moi un peu.

Mais c'est c'est juste du bidon et c'est scandaleux sur le plan intellectuel. Aussi, je suis d'accord avec vous, mais il y a aussi une réalité, il y a une réalité qui fait qu'on ne contribue pas tous de manière équitable à la solidarité nationale. Et ça, on et ça c'est une ruse à un moment donné pasorter cette idée qu'on contribue pas tous.

C'est à cause c'est à cause de la faiblesse des salaires si bête. Vous êtes une femme de gauche. Vous vous vous connaissez très bien l'économie contrairement à l'ensemble de la classe politique française qui est nulle en économie.

Nul. Je vais vous dire vous vous le savez très bien et vous êtes sans de boire. Mais non mais c'est pas mais mais arrêtez avec ce truc.

On manque de nuances. Vous savez ce qu'on est ? On a la classe politique française la plus nulle en économie.

Ils sont nuls. Nul. D'ailleurs, les français sont nuls en économie.

C'est pas de leur faute. On fait pas d'économique en première seconde première terminale. On en fait pas.

Les Allemands sont bons en économie, les Britanniques sont bons en économie, les Espagnols deviennent meilleurs en économie. On confronte tout quand j'entends des députés qui ça qui savent même pas la différence entre un stock et un flux. Mais vous avez écouté les débats à l'assemblée, ils sont nuls en économie.

Et Philippe Verrand, est-ce que vous avez un mot pour décrire la droite et la gauche qui parle à l'assemblée ? Est-ce que vous les trouvez même la droite vous les trouvez bon en économie ? Non.

Allez, la réponse est non. clair fourni là aussi parce qu'on est on voit effectivement que bon à la fois l'Assemblée nationale et sur ce plateau, on narrive pas à trouver la nuance parce que c'est vrai que ce sont des débats qui suscitent beaucoup beaucoup de passion effectivement. Donc qu'est-ce qu'on cherche ?

On cherche une voie de sortie finalement, une voie de passage à l'Assemblée nationale. Donc ce qui risque d'arriver, c'est que il va y avoir une contribution supplémentaire qui va être appliquée sur les hauts patrimoines. Sans doute que ça ne n'impactera pas les biens professionnels.

Enfin, je vois pas comment ça pourrait passer. Donc, probablement que Philippe Verrand n'aura pas quitté la France qui d'ailleurs il n'a pas l'intention de faire puisque c'est ce qu'il nous le dit. Il y aura très certainement une contribution des plus riches mais en excluant les biens professionnels.

Donc est-ce que ça peut être ? Ça peut être une sorte de retour à à un ISF soft puisque ce qu'on avait jusqu'à présent c'était un if bête hein cette immobilière donc sur les positions immobili d'exclure les biens professionnels pour taxer essentiellement les biens immobiliers. Donc on va chercher une voie de passage là-dessus hein.

Je pense que effectivement les biens professionnels aujourd'hui peut-être que les gens sont n en économie mais ils ont bien compris que c'était quelque chose auquel on ne pouvait pas s'attaquer sous peine de voir effectivement des chefs d'entreprises mettre la clé sous la porte. Le le terrible, c'est que je vous rejoins sur la voie de passage possible et on peut l'espérer, ils nous faut un budget. Mais le terrible, c'est l'image que ça aura donner.

C'est le sentiment que ça aura donné. C'est le découragement. C'est le jeune entrepreneur qui a le choix entre se dire je vais entreprendre en France ou je vais ailleurs qui aujourd'hui se dit oh là là tout ça je m'en vais je vais ailleurs c'est euh le désamorçage de l'énergie créatrice de ce pays qui est qui est en route.

Et c'est pour ça que la la communication même si au fin du fin ça finit par quelque chose qu'on pourrait considérer comme acceptable. Le mal il est fait. Le mal il est fait pas seulement chez nous, il est fait à l'échelon de la planète.

Parce qu'aujourd'hui l'interconnexion de la communication fait que le monde entier considère la France comme un pays perdu pour le développement économique dans les journaux anglo-saxant on nous appelle maintenant taxe country c'est ça le fond du sujet alors j'ai pas forcément la solution pour faire autrement fois plus deux fois plus de français deux fois plus de français en Autriche 4 ans pour dire un mot à village sur la nullité des élus moi j'ai le souvenir j'ai le souvenir à l'époque où si bête était aux affaires qu' un certain président de la République disaient on va se débarrasser de la vieille classe politique pour faire venir la société civile forcé de constater que 8 ans après, on a changé tous les élus, ça n'a pas changé le problème. C'est peut-être que le problème, il est un peu plus grave que ça. Vous vous amorciez tout à l'heure la une réponse et on vous a tous coupé dans ce débat passionnant.

Euh vous étiez en train de dire que sur le sentiment de justice fiscale, vous disiez euh euh c'est qu'un sentiment parce que vous vous parliez des 60 % ou des 55 % des Français qui ne payent pas d'impôt sur le revenu. C'est que ça c'est intéressant parce que le gros argument aujourd'hui des partis politiques qui s'expriment en ce moment, c'est les Français ont le sentiment qu'il y a une certaine injustice fiscale dans ce pays et cetera. Si on dit au français qu'il y a des super riches qui gagnent 14 milliards sans rien faire, ils vont avoir tous ce sentiment.

Oui. Et comme je pense qu'on pas assez l'économie, je pense que ça peut être ça. Mais la réalité c'est qu'il la moitié des Français qui ne payent pas d'impôts sur le revenu et qui pay la TVA comme comme tout le monde sur ce saf quand ils achètent des des colis chines qui ne payent pas la TVA à moins de 150 € quand ils arrivent en France.

Mais c'est un autre débat et je dirais que la jalousie que vous évoquiez qui est tout à fait juste en disant on est jaloux du riche donc il faut qu'on qu'on le combatte. Il y a aussi la jalousie vis-à-vis du voisin en se disant est-ce que par les aides sociales, il aurait pas plus d'argent que moi qui travaille ? Nous sommes dans ce dans ce prite d'un pays qui ne se comprend plus, qui n'a plus rien, qui ne veut plus rien faire ensemble.

Il rappelle souvent comprend les salaires sont trop faibles les salaires pour les pauvres sont trop faibles mais les salaires dans le privé sont trop faibles. Si vous voulez tout ce sujet crée ce débat dont le politique si nul qui évoque nos pilas et sans doute l'exaspération mais en attendant dans un monde qui va à toute vitesse, on avance plus et c'est ça mon souci principal c'est que pendant qu'on regarde notre nombrile on n'est plus capable d'avancer. ça dans un contexte morose et vous êtes bien placé pour le savoir.

Les usines françaises les unes après les autres sont en train de fermer. On a des chiffres qui sont visiblement assez inquiétant. Je prends un seul exemple, c'était dans l'actualité, on vous en parlait je crois il y a une dizaine de jours.

C'est Tesser, les fameux sirops Tesser qui sont obligés de fermer leur usine en France. Christine Chapelle est allée sur place pour ce reportage. Regardez à Croll en Iser, c'est une page qui se tourne.

Après 54 ans de production, plus une goutte de sirop tesser ne sortira de cette usine. Les salariés se sentent abandonnés. Les dirigeants qu'on a depuis ces dernières années ont rien fait pour sauver sauver l'entreprise.

Moi, ça fait 20 ans hein que je suis là. J'ai toujours dep puis que je suis là entendu que l'usine était vieillissante, qu'il fallait faire des travaux. Il y a jamais rien qui a été fait en 20 ans.

La marque ne disparaît pas. La production se fera désormais dans une seule usine en Normandie. Pourquoi cette fermeture ?

Pour le maire de la ville, Tesser, racheté il y a 15 ans par un groupe britannique, n'a pas su s'adapter. Pour d'autres, quand vous avez une marque phare de ce type, vous pensez que vous êtes intouchable et et aujourd'hui dans un monde qui joue à l'international, vous n'êtes jamais intouchable. Et je pense qu'effectivement, on a raté en coche sur la modernisation de la chaîne de production.

La taxe sur les boissons sucrées a fait s'envoler les prix des sirops. Les consommateurs se sont donc reportés sur les premiers prix. Pour un sirop de menth, la marque distributeur est à 2,65 € le litre.

Desser est à plus de 4 € et le haut de gamme à 8 €. On prend le le moins cher, on garde pas vraiment la marque. C'est la moins chère et que comme j'en consomme beaucoup, ça me fait des économies quoi.

En voler des prix mais aussi concurrence des sodas. La consommation de sirop baisse régulièrement depuis 10 ans. Les produits haut de gamme s'en sortent mieux que les autres.

Français qui pay pas d'impérand est avec nous, ce chef d'entreprise de salon de Provence qui euh s'alarme de l'obsession de de fiscale en ce moment au Parlement. Philippe Verrand, euh vous qui êtes un un un chef d'entreprise citoyen, vous avez relocalisé un site de production chez vous dans le sud il y a quelques temps, vous êtes extrêmement soucieux du made in France que vous appliquez chez vous. Qu'est-ce que vous pensez de de ces sites de production qui ferment les uns après les autres ? une grande marque le siroter qui qui c'est notre madeleine de prous pour nous qui ferme.

Bah encore une fois chaque chaque cas est différent donc je connais pas le problème de Tesser mais mais forcé de constater que pour arriver à à continuer à produire en France ben c'est très compliqué. Donc déjà le coût du travail est très élevé. le coût fiscal parce qu'on parle que des des taxes et des ultra riches, mais on oublie aujourd'hui de savoir comment sont taxées les entreprises et et à tous les niveaux et en particulier les usines he donc qui sont grandes consommatrices de CAPEX, donc de de d'investissement important donc de terrain de de bâtiments.

Voilà, donc tout ça coûte très cher aussi à entretenir. Il y a un marché mondial donc je suppose que donc on en a parlé hein. nécessaire et sur un marché extraordinairement concurrentiel, donc sur un produit qui peut pas être vendu à des prix extraordinaires, donc avec des marges extraordinaire.

Donc donc voilà, ben là encore c'est peut-être un moindre mal puisque le tout tout sera concentré sur une autre usine en Normandie qui je suppose est plus est plus moderne. Donc forcément c'est un drame pour les habitants et de ce village et les gens qui travaillent dans cette usine. Mais euh mais je suis enfin encore une fois les dirigeants de cette entreprise ont certainement pris les décisions qu'il fallait et et encore une fois on leur ramé conscience et avec leurs moyens parce que c'est bien beau de dire il faut faire des des des travaux, il faut faire mais encore faut-il pouvoir le faire.

Donc voilà et c'est pas simple tous les jours. Mercier depuis un an, on a fermé 88 usines en France, on en a ouvert 44. C'est les chiffres de la direction générale des entreprises.

Je donne juste Non non, je vais je vais les détailler si vous le voulez pas. Alors oui, mais je vous donne juste ça. Ça a coûté 2 milliards de pertes de recettes pour l'État.

Ouais. 2 milliards qu'il va falloir trouver dans le budget. Ouais, quand on ferme des entreprises, c'est des recettes en moins.

Vous dites que ces recettes en moins c'est la sécurité sociale, plus d'impôts et cetera et cetera et cetera sur les usines fermées, c'est entre 1 demi et 2 milliards qui vont manquer dans les recettes dans dans les caisses de l'État qui va falloir combler. C'est ça le problème au premier trimestre. Alors, c'est presque ça.

Effectivement, au premier trimestre semestre pardon 2025, c'est 82 usines précisément qui ont mis la clé sous la porte. c'est 44 qui ont ouvert. Ce qui veut dire qu'il y a quasiment deux fois plus de fermeture d'usine que d'ouverture.

Alors qu'à la même période l'année dernière, le sol, il était quasiment positif. On avait quasiment un chiffre près le même nombre d'ouvertures que de fermeture. Ce qui veut dire que la situation, elle s'est fort détériorée en seulement 1 an.

Et c'est la même chose si on regarde de manière un peu plus large et si on prend en considération les extensions de sites ou à l'averse les réductions de chiffres. Là aussi bien les chiffres, ils sont vraiment moins bons que ceux de l'année dernière, même s'il faut le dire et c'est très important, il y a de très fortes disparité entre certains secteurs. L'industrie verte, par exemple, ça fonctionne très bien tout comme l'industrie de défense, on le sait, notamment l'aéronautique militaire.

En revanche, l'automobile et la chimie sont en très grande difficulté, tout comme l'agroalimentaire par exemple. Les raisons, elles sont multiples la hausse des prix de l'énergie, la hausse des matières premières, le poids des normes, le poids de la fiscalité. Divine Divine, je vous écoute mais et ce que vous dites est passionnant et je vous rends le micro tout de suite.

Regardez la petite phrase en bas pendant que vous parlez. Usine pourquoi elle quitte la France ? Il faut la changer parce que c'est plutôt pourquoi elle ferme.

C'est pas des usines qui vont qui vont faire la fête en Italie, en Espagne ou elle délocalise pas tout. Délocalise pas tout. Oui, on va le changer.

Voilà. Voilà. Voilà.

Ça ça correspondantage. Voilà. Merci à la à la régie.

Exactement ça parce que c'est des usines qui ferment. Certaines effectivement sont délocalisées mais dans leur immense majorité tout simplement le modèle économique ne fonctionne plus. Donc je le disais en fonction évidemment de des secteurs et des usines les raisons elles sont multiples.

Mais celles qui reviennent le plus c'est d'abord le poids évidemment des prix de l'énergie des matières premières le poids des normes, les poids de la fiscalité mais aussi ça c'est très intéressant les investissements étrangers qui reculent - 7 % l'année dernière. Ce qui veut dire que la France, elle continue toujours évidemment à attirer les investisseurs. C'est le premier pays européen en terme d'investissement étranger, mais plus comme avant.

Et ça c'est malheureusement et bien délétaire pour notre industrie. Puis pardon, mais vous on oublie une cause hein la fermeture, c'est la concurrence des produits importés. Dans le secteur automobile, les voitures chinoises qui rentrent sur le marché européen avec une très faible taxation sont en train de tuer l'économie de l'automobile européenne.

Euh Chine et et tous ses amis TMU et autres sur le textile sont en train de tuer les ateliers textiles et les usines de textile. Tant qu'on aura pas conscience que quand on consomme des produits importés, on participe à fermer des usines, à ruiner la sécurité sociale et à mettre en déficit l'État, on ne comprendra pas quel est le modèle qui est en train de nous tuer. Parce qu'on se dit des usines qui ferment, des usines qui ouvrent, ça a toujours été le cas.

Sauf que le nouveau ministre de l'industrie s'exprime dans les colonnes des échos. Il le dit, il faut regarder la réalité en face. Les choses sont plus difficiles aujourd'hui qu'elles ne l'ont été par le passé.

Le ralentissement observé en 2024 se confirme. Il y a un un échec effectivement de la volonté de réindustrialisation euh de la France puisque euh vous dites on l'a toujours vu des fermetures, des ouvertures d'usine et cetera, mais là le fait qu'il y ait plus de fermetures que d'ouverture c'est une première depuis 2016 donc c'est très inquiétant. les investissements euh étrangers, on est toujours dans le trio de tête, mais ça commence à à flancher un peu hein.

Et effectivement, il y a tous ces problèmes structurels dont on a parlé, la concurrence asiatique, euh des prix de l'énergie qui sont euh élevés, un problème de coût de la main d'œuvre, mais il y a aussi euh des problèmes conjoncturels hein, l'instabilité politique en France, ça ça a fait très très peur aux investisseurs étrangers. ça a coûté beaucoup fiscale évidemment mais l'instabilité aussi au Parlement parce que quand voilà vous avez euh un budget qui à chaque fois manque de ne pas être voté et cetera, forcément euh ça d'une part bloque les investissements étrangers et ça fait aussi que à l'intérieur les entreprises hésitent avant d'embaucher, avant de d'investir et cetera. Donc on a une multit une multipliceur là qui pèse contre notre industrie.

On n'est pas les seuls. Vous avez vu ce qui se passe en Allemagne. En Allemagne vous avez des géants comme Tison Croup, Volkswagen et cetera qui sont en grande difficulté.

Royaume-Uni, on n'est pas les seuls. On va pas faire quand on se compare, on se console parce qu'il y a un problème français. Mais effectivement là l'industrie française est dans une très mauvais espace.

On est à les Allemands sont à 23 % de l'industrie dans leur PIB et on est en dessous de 10 % donc si on décroche on décroche encore plus que les autres. Et effectivement, comment avoir une stratégie de réindustrialisation quand vous avez quatre ministres de l'industrie en 5 ans, dans les cinq dernières années, il y a eu quatre titulaires. Comment voulez-vous mettre en place une politique crédible et de visibilité et de vision à partir du moment où il y a ces auquêtements politiques qui font qu'il y a il y a aucune stratégie pérenne ?

C'est ça aussi le fond de moi. Effectivement alors est-ce qu'il y a pas des usines qui trouvent la parade ? Oui, on a tous du RALEx en tête.

Alors justement, il y a le PDG du RAX qui est là. François Marciano, merci d'être avec nous. C'est l'exception qui confirme la R.

La jolie exception qui confirme. Racontez-moi du renouveau ben justement François Martiano, vous êtes en direct avec nous. Racontez-nous vous.

On avait tous en tête les fameux verts duralex avec lesquels on a tous grandi et quand on regardait son âge, il est là. Regarde, regarde, il est là. Ah, j'adore.

Ah, il est là. Je l'adore le dur Alex. Vous savez que moi j'en ai racheté alors pardon hein moi j'ai racheté une batterie de verre comme ça je sais plus 12 mais le pur dans la pure tradition et c'est une jubilation d'avoir mon dur Alex comme ça parce que d'abord il est magnifique il est vintage et il est éblouissant et on devrait tous avoir ce ce verre de base dans sa collection de verrs dans ses placards sans rire j'ai fait la même chose il y a 10 jours.

Vous aussi ? [rires] Oui, c'est tout pareil pareil ça. Vous aussi cette publicité gratuite, vous nous la rémunérez hein.

C'est c'est un s'il vous plaît. J'ai pas de sous. Je n'ai pas de sous.

Je Bon, alors racontez-nous effectivement de ces difficultés, de cette renaissance. Ils ont failli mourir. Vous avez failli mourir.

Vous avez failli mourir depila. On a on a effectivement failli mourir. Alors, on va pas refaire le débat.

Je viens de vous écouter. Je suis assez d'accord avec vous tous. Hélas.

Euh, il faut se battre. Je rappelle à tout le monde dans les années 80, il y avait 25 % d'industrie en France, on a plus que 9 %. Euh tout le monde dit ça va plus dans le pays.

Je rappelle que l'industrie c'est la politique. Quand vous avez une industrie, vous avez des gens qui travaillent, vous avez des familles qui vivent et tout va bien. Donc reprenons le problème à la base.

C'est bien l'industrie le problème, hein. Donc et vous alors quelle est la parade que racontez-nous quand même la parade que vous avez mise en place pour sauver votre entreprise ? Ah oui là, prenez des notes les amis hein, prenez des notes.

Alors non mais c'est pas c'est pas prenez des notes, c'est on se retrouve avec une entreprise euh où il y a un problème d'analyse hein. Donc si on prend les chiffres des standards classiques d'une entreprise, Durale Alexalex est à fermé, c'est mort, les chiffres sont pas bons, il faut fermer. On est entièrement d'accord.

Ça c'est la vue administrative pure et dure française. Maintenant, quand vous êtes dans l'usine, vous vous regardez ce qui se passe, vous apercevez que cette usine n'a pas eu d'investissement depuis 1997, qu'il y a pas d'équipe marketing digne de ce nom, qu'il y a pas d'équipe commerciale digne de ce nom et que si vous mettez ces éléments-là et que vous regardez le marché international, vous pouvez reprendre des parts de marché. Et donc bah vous allez voir tout le monde en disant "Donnez-moi des sous, on va reprendre l'entreprise.

Euh personne vous suit. En plus comme vous êtes en liquidation, vous êtes au tribunal, vous n'avez pas le choix. Vous avez un projet industriel qui tient la route.

Le seul moyen, c'était de dire on reprend avec les avec les salariés et l'entreprise, on trouvera des sous comme on pourra. Vous vous savez qu'en ce moment, on est en train d'essayer de lever une levée de fond. Il y a déjà 15000 personnes qui ont répondu OK.

Euh on on on se bagarre, on se bagarre. On va pas on va pas lâcher. Moi c'est ce que je dis toujours, quand on veut, on peut hein et si les Français veulent, demain on gagnera.

Il y aura autant d'industrie en France que dans le reste du monde. Ouais. Quand on veut, on peut d'autres.

Alors tout le monde alors c'est une scope, hein, il faut le rappeler. Ça veut dire que les personnels sont partie intégrantes du redressement de l'entreprise. Tout le monde ne peut pas faire de la scope, hein.

C'est effectivement des PME, c'est pas toujours facile de le faire. Mais est-ce que c'est ça la clé de votre réussite aujourd'hui ? C'est que tous les salariés sont mobilisés pour que l'entreprise, elle fonctionne ?

C'est ça ça change. Ça fait ça c'est c'est effectivement hein, je suis d'accord avec vous. La stop est un des modèles.

Tuen est un modèle hein. Il faut et chaque entreprise doit doit prendre le véhicule qu'il a besoin. Nous Alex ne pouvait plus rémunérer des actionnaires.

Ça c'était clair. Euh l'argent doit être investi. On a décidé de prendre la Scope.

La SCOP l'avantage c'est que les salariés bah c'est leur boîtein. Ils étent les lumières, ils font attention à la qualité, ils font attention à tout. H donc c'est un grand grand avantage.

C'est c'est surtout aussi euh une marque et et qui qui a un affect chez les Français. Vous vous l'avez montré sur le plateau tout à l'heure et je pense que malheureusement toutes les industries n'ont pas cet affect, n'ont pas cette capacité à remobiliser les consommateurs autour d'eux. Ça a été très bien fait.

Moi je pense que il faut qu'on se mobilise et s'il y a bien une des marques emblématiques qu'il faut sauver. On parlait de symbole tout à l'heure, c'est un très beau symbole de l'industrie, mais malheureusement le modèle du RALEx ne peut pas s'appliquer à toutes les entreprises françaises parce qu'il y a pas derrière des marques avec autant d'affect et parce que euh le le le circonstances de de Duralec sont assez particulières. Si on regarde les chiffres et si on regarde les tableaux et si les fonds d'investissement regardent et c'est même pas la peine d'y aller, ils disent ça marchera pas.

Et ça marche parce qu'il y a il y a autre chose qui s'est déclenché qu'il y a une mobilisation citoyenne comme on dirait dans ce pays que les Français y croient et que euh c'est un renouveau. On craint malheureusement que ce ne soit pas duplicable à l'infini. Ce qui est passionnant, ce qui est passionnant c'est l'imagination euh des dirigeants de de Durale Alexalex.

À partir de lundi prochain, il y a une souscription aux Français à nous tous qui peuvent selon une plateforme spécialisé sur des entreprises écologiques et sociales euh 100 franc 100 € je crois 100 € placés pendant 8 minimum minimum 100 € minimum placé pendant 8 ans c'est ça pas alors c'est 100 € minimum pendant 7 ans qui sont rémunérés à 8 % et vous avez 18 % de défiscalisation la première année. Bon, je rappelle hein, je le dis toujours, c'est quand même un investissement à risque hein. Bon, il est très limité le risque mais enfin bon pour pour garder nos vertale Alex, pour garder nos vertes Nurale Alex et Mine France, dépenser 150 € ou 200 € plutôt que de les dépenser dans des grandes marques américaines dégueulasses, ça me semble une bonne ça me semble une bonne idée.

Et regardez l'imagination. Vous avez des entreprises PME incroyables qui veulent lever de l'argent auprès des Français. Vous avez le directeur du château de Chambor, il y a plus d'argent public, il y a plus rien, qui dit au français "Donnez donnez-moi 10 à 15 € pour que je rénove l'aile droit du château de Chambor parce que sinon elle restera fermée 20 ans." Il y a, et ça c'est pour ça que moi ça me rend optimiste, il y a à la base il y a une partie de la classe politique, il pas faire de l'anti du poujadismi, hein, ils font ce qu'ils peuvent mais désormais à la base, il y a des énormément de Français qui disent il y a plus d'argent en haut et ben en bas on se démerde pour essayer de sauver qui un château qui une entreprise et moi je trouve ça formidable.

Vous avez entendu Sibet tout à l'heure notre invité qui disait "L'industrie c'est de la politique. Est-ce qu'on paye ici les choix précédents ? Toute une politique qui qui aboutit à ça ?

Bah, de toute évidence, dans les années fin des années 70, début des années 80, on a eu un espèce de mythe qui s'est imposé d'ailleurs, qui a été assez largement euh partagé dans la classe politique, qui était celui d'une France des services. Et donc, on pensait que euh la grande révolution économique, c'était de faire de la Chine l'atelier du monde et que nous en Europe et en France, on garderait un peu ce qui était le plus intellectuellement français. Exactement.

Et donc pas que des resto et des usines mais aussi des services hein de service. Voilà pour aller vite. Exactement l'innovation voilà les les métiers vraiment intellectuel.

Et en fait, on a été percuté par deux choses, c'est que la Chine ne s'est pas contentée de faire des usines, qu'elle a fait des usines et puis qu'elle a appris à inventer les choses qu'on faisait dans les usines. Et on a aujourd'hui, on l'a évoqué tout à l'heure entre dans la rencontre de Siing Ping et de Donald Trump, le sujet de l'A qui est l'éléphant au milieu de la pièce puisque la Chine entend devenir le pays numéro 1 en terme d'intelligence artificielle. Et donc là, il y a eu un choix politique qui a été fait et on a laissé mourir des usines.

Ce qu'a souhaité à un moment donné Emmanuel Macron et c'était l'objet d'une politique économique qu'on dit politique de l'offre, c'était de soutenir les outils industriels et dans une certaine mesure ça a fonctionné. La France qui était dans les bas du classement pour euh les investissements étrangers en France a repris du poil de la bête par rapport à l'Allemagne, par rapport au au Royaume-Uni. Donc, mais ce sont des politiques qui se ce qu'on délite dans le temps, on le reconstruit dans le temps aussi.

Et ce qui est difficile aujourd'hui et moi je le vois y compris avec des clients avec qui je peux discuter, c'est que quand vous vous dites que toutes les 2 minutes il y a des dingues à l'Assemblée nationale qui peuvent d'une balle dans la tête vous mettre une taxe ou en tout cas vous mettre une forme d'instabilité, de brouillage, vous vous dites comme on dit en très mauvais français, je vais postponner, c'est-à-dire repousser mon investissement à plus tard et vous allez faire un tennis. Et si vous ajoutez à ça une Union européenne qui est incapable d'avoir une stratégie industrielle, je rappelle que le rapport excellent de monsieur Dragy est sur le bureau de l'Union européenne depuis le mois de septembre de l'année dernière et que ça n'a pas bougé, vous avez toutes les explications. Voilà.

Et comme disait mon grand-père, il faut une seconde pour tuer un arbre. C'est ce que vous disiez sur les une simple mesure fiscale comme celle qu'on agite depuis 3 jours. Vous voyez des des entrepreneurs qui se disent "Je me barre".

François Marciano, merci de beaucoup d'avoir été en direct avec vous. Merci à vous hein. Merci encore.

N'hésitez pas à investir dès le trin. N'hésitez pas et de boire dans les verx. On a compris.

Alors il y a des bleus. Il y a des bleus. C'est quoi les couleurs là ?

Blanc rouge. Quelle couleur ? Couleur bleu blanc rouge.

Il y a toutes les couleurs. Rose pour si bê par exemple. Merci beaucoup.

C'est un débat [rires] qu'on remènera forcément sur LCI dans notre émission. Vous restez avec nous. Vous parliez de Donald Trump.

C'est intéressant. La la déclaration fracanc de la nuit. En le doit au président américain, [musique] ça inquiète passablement Éric Brunet.

On va essayer de faire le point. Est-ce que les États-Unis, ça y est, relancent leurs essais [musique] nucléaires ? C'est historique, hein, parce que ce serait dû jamais vu depuis 1992. 30 ans qu'on parle de désescalad nucléaires. [musique] Est-ce que c'est la fin d'une époque à toutes Magalie Bartès éditorialiste international est là.

J'en conclus qu'on va parler de la situation internationale. Vous conc le général François Chauvani est là. J'en conclus qu'on va parler d'affaires militaire.

Oui, nous sommes avec Sibet qui est avec nous, ancienne de la politique, proche de du président Macron mais désormais communiquante et Renault Pila qui n'est pas avec nous, qui est à la machine à café comme à chaque fois qu'il y a une pause depuis des années, mesdames, messieurs, on peut s'interroger sur sa santé bien évidemment parce qu'après 14 cafés dans la matinée, les perspectives sont pas réjouissantes sur le plan cardio-vasculaire. Et c'est un autre [rires] sujet. C'est un autre sujet.

Malie, tout se passe bien ? nuil depues derèr on a besoin justement de l'autre magali qu'on a vu à l'écran pour décrypter le langage Donald Trump il nous a semblé que c'était une déclaration fracassante du président américain qui ordonne la reprise des tests nucléaires. Alors, est-ce que ce sont les essais nucléaires comme on les a tous en tête ?

Où est-ce qu' là c'est ce qu'il a déclaré ou est-ce qu'il s'agit finalement de retester certaines armes nucléair ? C'est là où tout est toute la question. Est-ce qu'il est en train de changer de doctrine ?

Est-ce qu'il est en train de révolutionner ce qu'on connaît depuis 30 ans ? Vous allez répondre à notre question. D'abord, on va faire un point avec Benoît Cristal.

Est-ce une provocation diplomatique ? Juste avant cette poignée de main avec le président chinois, Donald Trump fait monter la pression avec ce message sur son réseau social. En raison des programmes d'essais menés par d'autres pays, j'ai demandé au ministère de la guerre de commencer à tester nos armes nucléaires sur un pied d'égalité.

Et alors qu'il rentre aux États-Unis, il fait cette deuxième déclaration depuis son avion. On ne fait plus d'essai. On les a arrêté il y a des années.

Je pense qu'il faudrait qu'on en fasse de nouveau. De quels essais parle Donald Trump ? Comme tous les pays nucléaires, les États-Unis effectuent des tests en laboratoire ainsi que des tests de missiles balistiques non armé.

La dernière explosion réelle d'une charge nucléaire américaine date de 1992. Mais depuis 20 ans, seul la Corée du Nord continue ce genre d'exercice considéré comme des provocations. Potentiellement, Donald Trump vient ici d'ouvrir, s'il n'y a pas de clarification ensuite de sa déclaration, la boîte de pandore pour que en fait la Chine et la Russie refassent des essais nucléaires.

Il faut cependant avoir en tête que ce sont des projets extrêmement coûteux. Aujourd'hui, la Russie et les États-Unis restent les deux premières puissances nucléaires mondiales avec plus de 5000 têtes chacun. viennent ensuite la Chine 500 et la France 290.

Les États-Unis se sentent menacés par la Chine qui prévoit de tripler son arsenal en 10 ans, mais aussi par la Russie qui affirme avoir testé il y a quelques jours un missile balistique et un drone sous-marin à propulsion nucléaire soi-disant capable d'atteindre Washington. Ce matin, le Kremelin relativise en rappelant qu'il ne s'agissait pas de test nucléaire grandeur nature. Alors voilà, la question c'est est-ce que Donald Trump vient d'ouvrir la boîte de Pandore ?

Ce qui est dangereux, c'est cette façon de parler du nucléaire en permanence désormais et de répondre aux provocations de Vladimir Poutine par une nouvelle déclaration Tony Truante de Donald Trump. Parce que en fait ce il manie l'ambiguïté, on ne comprend pas de quoi il parle, je vais vous dire, on ne comprend pas. Est-ce qu'il s'agit de reprendre les essais nucléaires qui donc ont été stoppés, on vient de le voir, depuis plusieurs depuis depuis 1992.

Si c'est ça, alors oui, c'est une remise en cause totale. Même la la Russie a arrêté, la Chine a arrêté, nous on a arrêté en 95 96. Tout se fait par simulation.

On a plus besoin de tester comme ça réellement le le nucléaire et d'irradier tout des sous-sols comme ça se fait ça se faisait dans le désert du Nevada. Est-ce qu'il s'agit de tester les vecteurs en fait qui peuvent porter l'arme nucléaire ? Ça c'est ce qu'a fait Vladimir Poutine.

En tous les cas c'est ce qu'il dit avec le missile brevchnique ou avec le Poséidon. Mais si c'est ça tout le monde le fait. Nous on a testé Poutine n'a pas testé.

Euh voilà, il a annoncé de nouveaux vecteurs spectaculaires, donc c'est plus que tester. Il dit "Attention maintenant pour porter mes bombes atomiques, j'ai des truc, vous allez voir ce que vous allez voir. Vous pourrez jamais les arrêter et cetera.

C'est plus que tester." Il est en train de dire "On reprend un temps d'avance en matière nucléaire, on est les meilleurs, vous êtes des nus." C'est ce qui c'est ce qu'il explique.

C'est c'est en effet c'est le message de force, de fermeté qu'il veut et d'intimidation qu'il veut faire passer. Et en fait, c'est à ça que répond Donald Trump. Moi je pense que c'est un message finalement très politique qu'il envoie en disant nous aussi nous pouvons faire des tests, nous développons de nouvelles armes.

Donc il y a une surench il y a une escalade. Il est certain qu'il y a une escalade en ce moment mais encore une fois pour le moment il n'est pas question de reprendre les essais nucléaires et de refaire des tests. La dernière fois c'était en effet la Corée du Nord en 2017.

Exactement. Il y en a pas eu depuis. Alors, c'est à ça qu'il veut répondre effectivement aux provocations multiple à ces derniers jours de Vladimir Poutine, on l'a revu avec Benoît Cristal, mais pas seulement en Ivine.

Parce que quand on lit bien le message envoyé par Donald Trump cette nuit, il parle de la Chine et il dit "Les États-Unis possèdent plus d'armes nucléaires que tout autre pays, ce qui est faux, hein, puisque la Russie arrive première et les États-Unis 2e, lui, il dit l'inverse. La Russie arrive en 2è position et la Chine loin derrière en 3e, mais elle rattrapera son retard d'ici 5 ans." Donc il veut rivaliser rivaliser aussi avec la Chine.

Exactement. Et sur ce dernier point, le président américain, il a totalement raison parce que ces dernières années, la Chine a effectivement accéléré considérablement son industrie nucléaire, que ce soit le civil ou le militaire pour les réacteurs nucléaires utilisés dans le civil. Regardez, aux États-Unis, on en a construit depuis 2013 seulement deux.

En Chine, combien en a-t-on construit depuis 2013 ? 13 réacteurs plus 7 + 33 réacteurs qui sont en cours de construction. Ça c'est pour le civil.

Il y a une accélération sur l'industrie nucléaire au globale concernant le militaire cette fois. Et bien là aussi les chiffres s'envolent. Actuellement, la Chine possède 600 ogives au train où vont les choses parce que l'accélération est telle qu'on estime que d'ici 2035, Pékin posséderait 1500 ogIVES.

Si on compare avec le nombre d'ogives opérationnelles des Américains et des Russes, et ben on est quasiment au même niveau. Ce qui veut dire que d'ici 10 ans et bien les trois pays posséderont euh plus ou moins le même nombre de têtes nucléaires. Et puis un autre élément qui est très intéressant concernant la Chine, c'est que pour la première fois depuis 1980 et sans prévenir personne, la Chine en septembre 2024 et bien elle a procédé à un essai de tir de missile balistique intercontinental.

Donc sans invertir ses alliés, là il y avait un leur mais potentiellement ce missile pouvait être équipé bah là aussi d'une tête nucléaire. C'est des éléments qui accumulaient et bien font que Donald Trump effectivement il a de quoi s'inquiéter concernant et bien peut-être les intentions des Chinois. On le voit très considérablement avec ces chiffres que ce soit encore une fois dans le civil comme dans le militaire.

Bon, en général, je voudrais vous faire écouter ce qu'a dit le ministre d'affaires étrangères français Jean Noël Barreau. Il dit souvent des banalités mais là Non mais c'est vrai. Oh, vous êtes méchant là.

Alors, attendez, Jean-Noël Barreot ne dit pas de Très bien. Jean-Noël Barre dit toujours des choses passionnantes, pardonnez-moi. En tout cas, là, ça l'était.

Écoutez-le. les États-Unis, le Royaume-Uni, la Chine, la France et la Russie. Ce sont cinq pays qui non seulement ont des responsabilités éminentes vis-à-vis de la sécurité et de la liberté du monde, mais ce sont aussi cinq nations qui sont les seules à avoir le droit d'être doté de l'arme nucléaire.

Mais avec le droit vient une responsabilité particulière, celle de ne jamais employer l'arme nucléaire dans une rhtorique d'escalade ou d'intimidation. Malheureusement euh je dirais que la Russie de Vladimir Poutine ces dernières années a failli à tous ses devoirs parce qu'elle a en quelque sorte détourné cette responsabilité que lui ont confié euh les nations du monde il y a 80 ans au profit d'une aventure coloniale et impérialiste parce que jusqu'à présent le nucléaire on en avait mais on se taisait. pas vu Nixon, Kennedy, euh Krutchov ou bien plus tard Brejnef dire "On a les meilleurs gives nucléaires du monde et pas toi, on en a 5500 et toi tu en as que 5600." Jamais jamais personne n'a rien évoqué de cette nature et là on est dans un discours saisissant.

C'est vraiment ça hein. C'est on est dans le tralal àaler. On est dans le concours, on a Poutine qui dit "Tu as vu mes vecteurs ?

On n'est pas sûr qu'il y ait du nouveau du côté des des vecteurs des missiles de Poutine, mais quand même c'est "Tu as vu mes vecteurs ? J'ai mis mon grand uniforme kaki" qui n'avait pas revêtu Poutine depuis combien ? 2 ans 3 ans quand il a mis non il l' fait à plusieurs reprises cette année 3è fois cette année j'ai mis mon et non mais c'est et et donc bien évidemment Donald Trump qui embrille et les Chinois qui embrayent et même les Français qui se sentent de temps en temps un peu obligés de dire ou là là on a rénové nos vecteurs nucléaires, on le fait discrètement mais on vous le dit quand même enfin franchement si c'est pas escalatoire ça en général bah avec ces brillante présentation je ne sais plus quoi dire c'est un peu ça mon problème là non maintenant c'est un peu plus sérieusement Je suis d'accord exceptionnellement avec le ministre des affaires étrangères sur le fait que c'est Russie, la Russie qui a lancé ce débat sur le nucléaire militaire.

On en parlait pas vraiment avant, vous l'avez dit d'ailleurs, on en parlait pas mais toutes les semaines ou tous les mois, nous avons un fait nucléaire du côté russe et on a aujourd'hui Donald Trump qui embray et vous avez parlé d'escalade. Moi, je pense qu'il y a une escalade. Alors, est-ce qu'elle est crédible ou pas ?

C'est une autre question. On sait pertinemment que les tests réels ne pourront pas avoir lieu avant 3 ans parce que tout est démantelé. Donc déjà euh on est dans le futur.

Euh maintenant on on est aussi peut-être la manière dont ça a été déclaré. Ça a été déclaré juste avant de partir en Chine par le Donald Trump. Donc déjà c'est peut-être un moyen de pression euh sur ce qu'il a ce qu'il allait discuter avec le président chinois.

Mais enfin dans l'absolu, moi je crois qu'aujourd'hui euh l'arme nucléaire est revenue d'actualité. Euh elle impose à tous les États dotés d'y faire attention et de se préparer à toute éventualité. effectivement pour être responsable de ne pas avoir à l'utiliser.

Néanmoins, à force de dire tous les jours ou presque que c'est une arme qui pourrait être utilisée, on est à l'abri de rien et pour éviter que celle arrive, il faut qu'on suive finalement cette course aux armements. Pour moi, c'est une nouvelle course aux armements et les Américains l'ont bien senti. Et n'oublions pas qu'il n'y a pas que le fait d'avoir des armes nucléaires, c'est aussi toute la recherche qui va derrière qui va être financée par le budget militaire américain.

C'est quand même aujourd'hui plus de 1000 milliards de dollars. Ça fait partie aussi. Nous quand on a des armes nucléaires, elles ne sont pas que dotation ne sont pas que pour le nucléaire, elles ont aussi pour les forces traditionnelles car il y a des moyens qui qui sont duut.

Donc on est dans cette situation où ce qu'on fait comme recherche, ce qu'on fait comme amélioration technique dans le nucléaire peut servir aux armées conventionnelles. Mais je me répète en disant bien qu'aujourd'hui nous sommes dans une escalade au moins verbale avec des menaces qui peuvent se concrétiser dans l'avenir et que je dirais qu'à la limite Trump en a rajouté une couche parce qu'en fait s'il n'avait rien dit tout se serait bien passé, on en parlerait pas. Mais c'est peut-être aussi une réaction russe parce que quand même on a encore eu deux démonstrations de matériel dont on parle déjà depuis longtemps hein.

Ce n'est pas nouveau les les matériels qui soient sous-marins avec drones euh ou bien euh missile balistique euh et puis même un autre missile hypersonique, nous ça existe déjà. Mais aujourd'hui, nous sommes dans le réarmement nucléaire. Et d'ailleurs, je conclirai là-dessus, tous les traités sur le désarmement nucléaire sont caduc aujourd'hui.

Et le prochain, c'est le mois de février 2026 sur le traité New Start qui ne concerne que les têtes stratégiques, c'est-à-dire têtes pour euh à longue portée, je dirais pas pour la pour le champ de bataille, qui ont été limités dans leur emploi et dans leur fabrication et dans leur nombre, y compris sur les vecteurs. Et ben ce traité sera caduc au 26 février 2026. C'estàd qu'en fait le dernier traité qui maintenait une certaine chape de plomb sur le nucléaire aujourd'hui même s'il était plus appliqué bah ça va sauter donc il va recommencer et je crois que d'ailleurs le ministre des affaires étrangères a dit hier j'ai écouté ce qu'il a raconté quand même c'est quand même il fallait repenser la nouvelle architecture de sécurité et la nouvelle architecture de sécurité ne pourra pas ignorer la question du nucléaire militaire alors ça fait bouillonner en tout cas ça bouillonne dans les rédactions américaines après la déclaration de de Donald Trump Washington Post par exemple on a vu qu'il prenait les déclarations du président américain extrêmement exement sérieux, ils ont été demandés des avis d'experts en armement et l'un d'eux répondez mais il comprend pas.

Il dit "Mais pourquoi ?" Parce que les États-Unis n'ont aucune raison technique, militaire ou politique de reprendre les essais d'explosif nucléaires. Peut-être que vous allez pas être d'accord.

Il y a peut-être une raison politique quand même. Et si jamais c'était le cas, parce que Donald Trump, il a dit de le faire immédiatement. Il dit "Ça peut pas se faire immédiatement.

Il faudrait au moins 36 mois pour reprendre les essais nucléaires confinés souterrain sur l'ancien site d'essais au Nevada." Puis vous avez en plus l'agence fédérale qui était chargée de superviser ces essais nucléaires qui a en plus où les licenciements se sont accumulé. Il y a le shutdown en ce moment aux États-Unis donc il y a plus de financement de ces agences.

C'est pour ça que ce message là de de Trump il est très politique. Demain, il y aura pas à nouveau ce genre d'image dans le désert du Nevada. Mais en effet, il y avait une volonté du côté du président américain de répondre de répondre aux provocations de de Vladimir Poutin qui quand même depuis plusieurs jours accumule euh les les déclarations Tony Truante en remettant en effet son uniforme de chef de guerre et en expliquant à quel point la Russie a pris de l'avance à des armes qui sont invincibles, inarrêtables.

Vous avez en face un un Donald Trump qui il y a encore quelques semaines parlait de de négocier, de se retrouver avec Vladimir Poutine autour d'une table et qui aujourd'hui est obligé aussi de de monter en gamme. Mais c'est vrai qu'on sent bien en effet dans du côté de tous les experts américains se demandent mais que voulait dire véritablement Donald Trump ? C'est pour ça que je pense qu'il y a une vraie déclaration très politique, une façon une façon de dire "Nous aussi on a des moyens de répondre et on peut jouer à cet escalade." On est en train de basculer, on a tous grandi dans un monde plus pacifiste antinucléaire où on était en train de chercher des solutions justement avec les traités de non prolifération nucléaire.

Là, c'est bon. Là, on a on a changé. Mais bien sûr.

Non, non, mais ça fait ça fait bien sûr, ça fait au moins ça fait 3 ans d'ailleurs depuis 2022 que on a changé de monde. Le droit international existe plus. il n'existe plus.

Terminé, le nu n'existe plus. Euh peut-être qu'un jour on vendra le bâtiment pour en faire un musée. Et on se retrouve là avec effectivement un monde qui vit avec des empires Chine, Russie, Indiens, euh américains.

Malheureusement, il y a des empires. Et puis il y a les confétis, hein, c'est nous les Européens, on est tas de petits confettis. Puis on est là nous en France, nous on débat sur savoir s'il faut fiscaliser les pourboir.

Donc c'est passionnant hein. Et et vous et vous Non, mais c'est vrai. Et vous est cruel mais tellement raison mais je suis pas cruel.

Tu regardes les faits, on est en train de savoir si 30 secondes. Dernière chose, les États-Unis, ils vent se méfier Trump et il le sait. C'est c'est pas la Russie le problème, c'est la Chine.

La Chine, pas de problème politique. Dictature, elle avance. Les États-Unis, shutdown.

Vous avez eu raison d'en parler. Qu'est-ce que fait actuellement l'Allemagne ? Elle est obligée de payer les boys américains sur le soldat sur le sol allemand parce qu'ils sont pas payés à cause du shotdown.

Vous imaginez ? Les États-Unis en shutdown ne peuvent pas verser les salaires aux boys. Donc ils ont dit à merde, tu peux payer nos soldats parce que nous on est en shutdown.

Donc attention à l'instabilité politique, ça peut être cruel pour les États-Unis. Bon si bête, on vous demandera votre avis sur la question un peu plus tard ou un autre jour si vous avez la si on a la chance de vous accueillir. La chance de revenir.

Non, [rires] si elle a envie de revenir de revenir dans cette émission, si elle a envie de revenir, vous pouvez venir quand vous voulez, ça va être payant maintenant à vous. [rires] Je me suis repris. si vous si on a la chance de vous accueillir de nouveau.

Merci beaucoup en tout cas, vous restez avec nous. Les programmes sur LCI continuent avec Amie Carw pour LCI direct. [musique] Excellent après-midi à demain.