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interviewSud Radio (sur YouTube)· 27 avril 2025 22 min

Quand les robots s’invitent dans nos vies, sommes nous prêts ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez. Bonjour et bienvenue dans le numérique pour tous, l'émission dédiée au numérique, à l'innovation et à la tech responsable. Et aujourd'hui, on va parler de robots, qu'ils soient robots humanoïdes ou électroménagés, ils prennent désormais une place bien réelle dans notre quotidien, que ce soit pour nous assister, pour dialoguer, pour enseigner.

Et aujourd'hui, avec nos invités, nous allons tenter de comprendre jusqu'où sont-ils entrés dans nos vies, quelles nouvelles dimensions du vivre ensemble vont-ils induire et jusqu'où leurs comportements sont-ils éthiques ? Le numérique pour tous, spécial robot, c'est tout de suite et c'est sur Sud Radio. Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez.

Et pour commencer cette émission, nous avons l'immense plaisir d'accueillir Fanny Paris. Fanny, bonjour. Vous êtes anthropologue, directrice de recherche et experte en consommation et IA.

Alors Fan, on parle de plus en plus de la présence de robots dans notre quotidien, que ce soit à la maison, au travail, dans le transport. Qui sont ces robots ? En fait, ces robots sont très différents.

On va avoir ce qu'on appelle une robotique sociale qui va accompagner des enfants, des personnes âgées, de manière plus générale des individus dans des espaces publics ou domestiques. Ensuite, on va avoir tout ce qui est robotique humanoïde. Au-delà de mener un certain nombre de tâches, on va avoir une apparence relativement humaine qui va brouiller une frontière entre le vivant et le non vivant, entre l'humain et le non humain.

Et ensuite, on va avoir tout ce qui est lié à l'intelligence artificielle qui est de la robotique dans le sens où même si on n pas forcément de matérialité ou de physicalité, la manière que l'on va avoir d'interagir via le langage naturel et les émotions avec ces outils va également amener à percevoir ces entités comme une forme de robot dans notre quotidien. Donc en fait, il y a pas que ces humanoïdes que l'on voit dans les grands salons avec des bipèdes, on va dire, qui ressemblent un petit peu à ces films d'anticipation. Ça peut prendre toute autre sortte de forme, que ce soit une peluche ou que ce soit un jouet pour un enfant.

Exactement. La robotique humanoïde, c'est un petit peu le faire de lance d'un nouveau rapport que l'on va avoir avec des objets technologiques. Mais il peuple déjà notre quotidien.

On va avoir la robotique euh on va dire ludique. On va avoir des petits animaux, des peluches qui vont amener une interaction émotionnelle mais non impliquante et qui vont nous habituer à vivre avec euh des objets qui bougent mais qui ne sont pas vivants par ailleurs. Et puis ensuite, on va avoir une robotique un petit peu sympathique qui va ressembler à des jouets pour enfants mais qui va être à destination des adultes.

C'est celle dont on parle le plus notamment sur les réseaux sociaux et dans les médias, c'est cette robotique humanoïde qui va nous amener une sorte de sentiment d'étrangeté où ça va nous renvoyer une certaine forme d'humanité mais souvent dans un malaise relativement dérangeant parce queon ne sait pas si ces si ces entités vont pouvoir vivre parmi nous ou même presque prendre notre place. Mais alors on a le sentiment quand même que autant il y a quelques années ça nous faisait peur on avait l'impression d'être dans un film d'anticipation. Aujourd'hui, avec l'accélération de l'IA, euh on de l'intelligence artificielle, on a tendance un petit peu à oublier la forme et on s'accorde plus à la fonction du robot.

Je me trompe ? Alors, plusieurs éléments de réponse. Avec l'avènement de chat GPT, on a pris une habitude grandissante de converser avec des objets non humains comme si c'était un petit peu nos nouveaux alliés du quotidien.

On leur transmet des émotions, on se confie à eux et cetera et cetera. Et du coup, cette absence de physicalité nous permet paradoxalement de mieux accepter ces nouveaux robots qui euh nous renvoient, comme je vous le disais, ce sentiment d'humanité. Mais par contre, prenons un petit peu de distance et au final ces robots, ces entités intelligentes sont présentes depuis très longtemps dans notre quotidien.

Par exemple, prenons une machine à laver ou un lave-vaisselle, on aurait pu prendre il y a des dizaines d'années le choix de les représenter avec une figure humanoïde. Et on ne l'a pas fait, on s'était uniquement focalisé sur la fonction. Là, on est un petit peu sur un nouveau mélange des gens où la fonction va nous permettre de se projeter dans un usage et un mode de vie beaucoup plus complet grâce à cette forme qui nous ressemble étrangement.

Alors, vous le disiez justement hein, en Converse, on dialogue avec avec ces robots. Euh est-ce qu'on commence à leur reconnaître une forme de statut social ? Alors, euh c'est évminemment compliqué.

En 2017, on a Sopia, un robot euh qui a été reconnu comme citoyen d'un pays du monde et ça c'était la première fois. En Chine euh la même année, on a euh une personne qui s'est mariée officiellement avec le robot qu'il a lui-même construit. Et de manière beaucoup plus anodine mais très persistante dans notre quotidien, le fait euh d'attribuer une fonction, une utilité de coach, de psi ou de confident à une générative comme chat GPT, et ben c'est déjà lui associé un statut qui n'est pas encore défini mais qui participe à changer nos représentations du réel.

Euh Fan, on voit qu'aux États-Unis, on a même développé des robots sexuels, hein, qui vont jusqu'à simuler le viol euh et paradoxalement, ils ne sont pas punis, sachant que le viol est un est un crime. Vous avez pas le sentiment qu'il y a quand même un un un paradoxe à à normaliser un crime de robot aujourd'hui ? Alors, au-delà du paradoxe, on a des vrais enjeux éthiques et c'est tout l'enjeu euh des sujets de recherche que je mène au sein de ma chair parce que si on normalise euh le viol entre humain et non humain et entre humain et robot, on va avoir des répercussions qui sont euh démentielles potentiellement dans une sorte de normalisation de comportement déviant entre humains.

Mais là, on est dans une sorte de flou où ces entités non humaines qui nous ressemblent et ben échappent aux lois éthiques, aux règles, on va dire, des droits de l'homme et c'est normal dans un certain sens mais par contre par extension ça vient questionner notre limite et le rapport que on a une certaine forme de morale. Et oui, c'est éminemment problématique et on a plein d'autres enjeux de ce type où normalement on voit des suicides de jeunes adolescents qui suite à une déception amoureuse avec une générative mettent fin à leur jour. Donc là, on a vraiment une immersion, une insertion de ces robots ou de ces entités dans notre humanité sans cadre éthique clair.

Fanny, j'imagine que un robot comme il est programmé n'est pas totalement neutre. les bognitifs. Alors, on a beaucoup parlé des billets cognitifs, des robots programmés par des hommes dans ces dernières années.

On essaie de de d'avoir une forme d'équilibre de plus en plus dans dans l'ingénierie des robots, mais ça veut dire qu'avec ces robots programmés par des hommes, on va reproduire quelque part une forme d'ascendant euh et ce que l'on nomme ou on a tendance de à nommer le patriarcat. Alors, quand on parle de robotique, en fait, on est dans une approche qui est technolutionniste et qui nous promet par la technologie d'atteindre du mieux-être, que ce soit pour les personnes âgées ou les publics fragiles ou même pour pouvoir faire cette transition. Mais changer la société sans changer de société, en fait ça ne mène pas très loin et effectivement on est en train de reproduire tous les biais associé à nos modes de vie à une vision très genrée et même en terme de classe sociale de notre société parce que au-delà du rapport homme-femme et de se dire qu'on va avoir une sorte de capitalisme patriarcal de la robotique, l'idée c'est de se dire derrière est-ce qu'on va pas avoir une nouvelle fracture sociale avec une nouvelle forme d'humanité ou de personnes à notre service qui seront c'est non humain mais qui seront étrangement similaires à nous.

Ce que vous dites c'est que le vivre ensemble, on a déjà du mal aujourd'hui avec les robots qui vont intervenir, ça va être encore plus compliqué. Bah si on met un pensement, on ne résout pas forcément les problèmes. Donc effectivement mettre un robot humanoï ou programmer une certaine situation sociale pour amener du mieux-être, ça peut être une bonne idée si on questionne les valeurs et le fonctionnement de la société.

Là, comme je le disais précédemment, changer la société sans changer de société, bah c'est une belle illusion, une fois de plus euh technolutionniste qui nous amène peut-être un peu plus vite dans le mur. Euh on on a tendance à à dire que les robots vont permettre de de d'accompagner le personnel soignant, d'accompagner et on le verra dans dans la deuxième partie de cette émission. Euh est-ce que ces émotions simulées par les robots compensent et sont pas quand même une une grande hypocrisie, on va dire, par rapport à aux personnes âgées que l'on veut accompagner ?

Alors dans un sens, ça va, de manière, on va dire très rapide et à très court thème répondre à un certain nombre de problématiques social il est vrai. Mais par contre, face à l'augmentation des personnes du 3e âge, on est en droit de se demander si le système en tant que tel est possible et plausible avec toujours plus de robots. J'aurais tendance à dire que c'est peut-être la fausse bonne idée comme souvent lorsqu'on essaie d'avoir une approche technoorientée mais surtout ça va questionner notre rapport aux émotions, aux vivants, au non humain et aussi notre capacité à faire société.

Si à chaque fois qu'on a une problématique et ben on va mettre un robot comme solution à tous les problèmes de manière quasi magique. Vous aimez bien parler de servitude bienveillante avec ces nouveaux robots. Expliquez-nous ce concept.

Alors, le mythe de la servitude bienveillante, d'un point de vue anthropologique euh s'associe dans le contexte de la robotique contemporaine à avoir des entités corvé, serviable à volonté qui nous ne demandent rien et qui vont être tout le temps disponibles et qui vont nous proposer des expériences sans couture comme le capitalisme nous l'a appris. Mais si on fait des petits pas de côté et qu'on questionne cette servitude bienveillante, et ben généralement ça a un prix. cette gratuité ou cette euh corvéabilité à souhait euh nous ramène d'autres problématiques, soit euh de manipulation, soit autour de logique algorithmique où on devient presque euh le produit euh de cette interaction sociale que l'on semble maîtriser.

Et ben concrètement, en fait, il y a forcément un prix à payer. Et si on a l'impression que c'est facile et que ça n'amène que du positif, et ben c'est soit on va marchandiser nos données, soit on va encore plus s'enfermer dans des bulles algorithmique, perdre notre esprit critique et notre liberté dans une période où la robotique, c'est des enjeux politiques pour notre liberté et notre démocratie. Fan, plus de robots, c'est davantage d'empreinte carbone.

Euh, on n'est pas en train de recréer euh une crise écologique. Alors, la crise écologique est malheureusement très présente. Toutes les problématiques liées à la RSE, au développement durable qui commençaient à avoir le vent en poupe et à se démocratiser depuis quelques années ont été mis sous le tapis euh au profit d'un nouveau culte de la performance portée par la robotique et lié à générative.

Donc bien évidemment que c'est une course en avant, bien évidemment qu'on aggrave la crise écologique et se raconter une belle histoire comme quoi la robotique vu son empreinte carbone est une réponse et ben c'est d'aller droit dans le mur avec un grand sourire et en toute bienveillance. Merci beaucoup Fanny Paris. Je rappelle que vous êtes anthropologue, directrice de recherche, experte en consommation et en intelligence artificielle.

Restez avec nous dans quelques instants. Nous vous ferons découvrir comment les robots adoptent des comportements de plus en plus humains. Le numérique pour tout spécial robot, ça continue dans quelques instants et c'est sur Sud Radio.

Sud Radio, le numérique pour tous, Vanessa Perez. Et pour continuer cette émission spéciale robot, j'ai le plaisir d'accueillir Sandrine Mes. Sandrine, bonjour.

Vous êtes directrice marketing stratégique chezent Tools. Alors, vous produisez des robots qui sont quelque part des personnages imaginaires. Décrivez-nous ces robots parce que on a envie d'en savoir davantage.

Alors, je vais vous décrire Miroki et Miroka. C'est les noms de vos robots. Alors, ce sont les noms des deux robots.

L'un est orange au niveau de son apparence, l'autre est jaune et ils ont l'apparence d'un personnage d'animation avec de grands yeux, une petite bouche, un visage qui est animé comme une projection en fait de dessins animés sur un écran. Mais ils ont tout le corps en fait du personnage. C'est-à-dire l'un a une corolle sur la tête, l'autre a une crête, de grandes oreilles.

Euh certains vont y voir des oreilles d'un lapin, d'autres d'un renard, mais en fait il ne ressemblent à aucune chose existante. Ils ont un corps assez fin, ils font la taille d'un enfant de 8 ans. Euh ils ont des bras avec quatre doigts seulement puisqu'ils ne sont pas humains. et il repose au lieu d'être sur deux jambes bipè, il se déplace sur une boule qui leur permet de se déplacer de manière assez fluide à 360° dans un espace au milieu de personnes.

Et alors concrètement ce robot sont déjà parmi nous, où est-ce qu'on peut les trouver et à quoi servent-il ? Alors euh ils sont euh utilisés aujourd'hui dans plusieurs établissements, dans des ÉPADES, dans des lieux de service. Alors, on a par exemple aux États-Unis un cabinet d'orthodique qui les d'orthodistes qui les a euh adopté et qui les utilise pour accueillir, informer, renseigner les patients, rassurer, faire attendre et prochainement, ce sera aussi pour porter du matériel, déplacer du matériel à la place du personnel. et il parlent, ils s'expriment, enfin, ils ont un geste humain avec la main.

Comment ça se passe ? Alors, ils émettent des petits bruits qui nous paraissent familiers, donc c'est extrêmement accessible. On connaît instinctivement, on réagit à ces bruitsl et surtout, bah, ils parlent puisque maintenant avec l'intelligence artificielle générative, ils ont la capacité de nous comprendre, de vous comprendre et d'interagir avec vous.

Donc, je lui pose une question ou alors une assistante sociale va lui poser une question, donne-moi tel produit. Et donc ils vont tendre une main et euh ils vont euh alors ils vont déjà aujourd'hui par exemple répondre. Vous leur demandez une assistance, vous pouvez lui dire tiens, j'ai perdu quelque chose.

Ils vont pouvoir se déplacer dans une pièce, dire OK, je l'ai vu à tel endroit ou euh dire euh voilà aujourd'hui je cherche, je viens d'arriver, j'ai un rendez-vous, je cherche telle salle, ils vont pouvoir vous orienter vers la salle et vous y amener et ça ça va se faire progressivement. Donc vous vous avez pris le parti chez Unchanty Tools d'avoir des robots qui ont euh euh ce côté euh visuel imaginaire et non pas qui est qui est ce côté humanoïde. C'est c'est vraiment un parti prix.

C'est un parti prix parce qu'on pourrait se dire que euh un robot effectivement à partir du moment où il a une fonction, il peut tout à fait euh c'est suffisant. Alors ça ça marche et on y est tous habitués parce qu'on a imaginé des robots dans des usines. D'ailleurs, il y a plein de robots bipèdes qui sont assez euh important, assez imposant qui se retrouvent dans des usines.

Mais quand on est dans un lieu de vie ou dans un lieu où il y a des plusieurs publics d'âge différents avec des une connaissance de la technologie qui est qui est différent d'une personne à l'autre, là c'est beaucoup plus compliqué, c'est beaucoup plus fin. Et euh si vous moi, on se retrouve devant une machine euh qui est qui nous fait peur euh qui qu'on ne comprend pas, la première chose c'est on a des freins qui viennent parce que en fait on n' pas une réaction qui est purement rationnelle. On va ressentir, on va on va on va se projeter et au mieux, j'allais dire au mieux, on passe notre chemin parce que ça nous laisse indifférent ou alors on a des freins disant "Je sais pas quoi faire, ça me fait peur" et sinon c'est euh on envisage un monde dystopique, on se dit "Oh là là, c'est la machine qui remplace l'humain et c'est fini." Mais justement, c'est pas un peu inquiétant de se dire par exemple dans un ÉPAD où on va mettre des robots pour s'occuper des personnes âgées et interagir ?

Enfin, est-ce qu'on est prêt psychologiquement à déléguer cette dernière part d'humanité en nous à des à des machines ? C'est justement là où euh notre parti prix est pas du tout et d'ailleurs un robot qui fait la taille d'un enfant de 8 ans ne peut pas remplacer l'humain. Donc l'objectif c'est d'assister, de travailler avec, de se fondre le plus naturellement possible dans cet espace pour être une nouvelle forme de relation à la machine qui est beaucoup plus joyeuse, d'apporter une présence qui est joyeuse.

Si je vous parle d'un ÉPAD, d'un ÉPAD, on va se retrouver avec des personnes, enfin moi j'ai travaillé pendant un certain temps, des personnes qui se trouvent seules. C'est étonnant comme quand on est quand on a des enfants, quand on est nous-même adultes, la technologie on va la chercher dans notre quotidien, elle fait partie de notre quotidien. Quand une personne se retrouve dans un établissement, elle va souvent se retrouver face à sa solitude ou dans quelque chose qui est très médicalisé et où il y a plus cette joie.

Or, la technologie aujourd'hui et la convergence de plein de technologies, ça permet d'avoir quelque chose de joyeux, d'accessible et donc d'être là pour aider et le personnel ou d'avoir une présence qui est amusante, qui va déclencher de la curiosité, qui va déclencher un sourire et de l'intérêt et ça va remettre en mouvement les personnes. Vous vous avez un retour un peu inattendu ou une anecdote que vous pourriez nous partager justement sur cette interaction entre des robots et des personnes âgées ? Ouais, on en a plusieurs.

On on fait des des expérimentations de enfin expérimentations depuis 2 ans parce qu'on travaille avec des professionnels de dans ces établissement mais on le fait aussi dans d'autres dans d'autres lieux pas seulement dans la santé mais nous sommes allés dans un dans un épad avec qui s'appelle Annie Girardo où là le robot a rencontré les résidents et donc on a plusieurs résidents qui au départ le regardaiit de manière un petit peu étrange et puis le robot leur a parlé et puis a commencé à chanter et en fait l'interaction s'est faite naturellement et on a une petite dame qui lui a dit "Écoute, tu as de beaux yeux, tu sais, je t'aime bien et puis je t'attends parce que quand je me sens toute seule, j'aimerais bien que tu viennes dans ma chambre pour me raconter des histoires." Donc ça avait compensé effectivement cette solitude. Euh c'est à la fois joyeux, mais c'est à la fois peut-être un peu triste, non ? de se dire que euh on va se substituer.

Euh je crois pas qu'on substitue parce que le personnel est là, parce que le les équipes sont là et les retours que l'on a des équipes qui travaillent avec ces personnes, c'est que euh au lieu enfin ça ne retire pas l'interaction humaine, au contraire et de toute façon, le lien humain est central, il est essentiel. Ça permet de relever la tête, ça permet de de d'engager un un sourire, une réaction et du coup une réaction même à trois, c'est-à-dire que le robot est là, euh Miroki est là, il est plus du tout perçu comme une machine, il est perçu comme un personnage mais il ne ment pas. ne dit pas je suis un être humain ou je suis ce que quelque chose que je ne suis pas en réalité que je ne serai jamais un être humain mais par contre j'apporte une forme de joie une forme de mouvement et ça se fait avec l'infirmière si elle est là avec le soignant s'il est là et c'est la même chose on a vu dans d'autres environnements donc ça donne du temps de qualité aux soignants pour encore davantage s'occuper de l'essentiel dans sa relation avec le le patient merci beaucoup Sandrine je rappelle que vous êtes directrice marketing stratégique chez Enchanted Tools.

Et pour terminer cette émission, j'ai le plaisir d'accueillir Nicolas Carli. Nicolas, bonjour, vous êtes président et fondateur de l'entreprise Yadis. Alors, on a beaucoup parlé de robot qui simplifiaent le quotidien et vous, ben vous allez quelque part soigner la planète avec vos robots.

Expliquez-nous concrètement le le rôle des robots Yadis. Bonjour Vanessa. Chez Yadis, on conçoit et fabrique des drones marins qui s'appellent des Jelly Fish bot.

Ce sont des robots méduses en fait qui permettent de collecter des déchets flottants et des hydrocarbures à la surface de l'eau. Alors à quoi il ressemblent ? Ce sont des petits camarans autonome qui vont intervenir de façon complètement automatisée au départ dans les ports et maintenant sur différents types de bassins comme des bassins industriels pour éviter des pollution que les pollutions ne soient rejetées dans dans les zones aquatiques ou alors tout ce qui va être plein d'eau d'intérieur, les lacs étends et cetera.

Nos robots servent aussi à faire des mesures environnementales, mesurer des microplastiques, des mesures sur la qualité de l'eau ou encore sur la profondeur. Et notre objectifadis, ce n'est pas forcément ce n'est pas seulement d'apporter une technologie innovante, mais c'est de la mettre au service de la planète. On veut montrer qu'un robot peut être utile et qui fait une vraie différence au quotidien, y compris là, on l'attend pas vraiment, notamment dans l'eau.

Et vous avez remarqué un peu une prise de conscience chez chez les habitants parce que se dire que il y a un robot qui va faire le le le travail en fait et et compenser en fait celui qui n'est pas fait par les humains, quel regard pour porte les les les citoyens, on va dire, sur votre robot ? Oui, on sent une vraie évolution. les gens acceptent déjà de moins en moins de voir des pors ou des plants d'eau pollués et la simple présence de notre robot montre qu'il est désormais possible d'avoir des solutions concrète pour agir.

Et à partir du moment où on sait qu'il existe des solutions, ben on se dit ben pourquoi on agit pas ? Et on reçoit d'ailleurs souvent des messages sur les réseaux sociaux d'habitants, de touristes qui nous alertent sur des zones polluées et cela montre que la pollution la population pardon est de plus en plus sensible finalement et mobilisée et c'est aussi notre rôle chez Yadlist. Nous participons à des événements de sensibilisation.

Alors ça peut être au côté des gestionnaires de port encore d'association euh pour on dire montrer au grand public ses solutions robotisées, à quoi elles servent et montrer finalement que ben ces robots vont permettre de capter des des des pollutions qu'on ne pourrait pas forcément capter euh ben de façon avec avec des moyens traditionnels qui sont plus humains. Mais ça veut dire que le robot va permettre à l'humain de s'autoriser en fait des des déviances. Non, pas du tout.

C'est pas du tout l'idée. C'est au contraire de révéler qu'il y a des pollutions. C'est vrai que quand on montre au public, des fois il y a des pollutions qui sont très visibles.

On voit des bouteilles, on voit plein de choses, des canettes. Mais par contre dans l'eau, les méos de cigarettes, les micro plastiques qu'on va retrouver dans les pis emballages, ça c'est pas forcément visible à la surface de l'eau. Et quand on montre ce qu'il y a dans les filets de nos robots parce que nos robots se forment de catamarans, ils vont tracter un filet à l'arrière.

Et quand on va montrer ça, ben souvent on a souvent des regards interloqués disant que ils imaginaient pas qu'on trouvait ça dans l'eau. Et là on explique ben d'où proviennent ces déchets. C'est-à-dire que si quelqu'un va jeter un déchet des dizaines de kilomètres voir des centaines de kilomètres à terre, ben ce déchet va finir inévitablement dans l'eau.

Entraîné par les pluies, par les vents, va entraîner dans un cours d'eau et puis finalement ça va atterrir en mer. Et ça permet d'expliquer tout cela en fait. Et aujourd'hui vous récupérez à peu près combien de de kilos ou de tonnes, on va dire, de déchets ?

Sur quelle surface ? Alors ça dépend, on a des robots qui travaillent de façon quasiment continue qui vont récupérer de 2,5 tonnes à 3 tonnes de déchets euh par an environ. Très bien.

Et on vos robots, on peut les trouver à quel endroit euh précisément aujourd'hui ? Ils sont sur quelle surface de la planète ? Alors, on peut les trouver un peu partout.

On est je crois dans une trentaine de pays. On a commencé beaucoup sur littoral méditerranéen. Déjà chez proche de chez nous, la société basée à Cassi.

C'est là où nous fabriquons les robots. Alors que la Bédoule exactement donc on a retrouvé à Marseille, à Cassi, à Saint- Tropé, beaucoup sur la Corse, sur les torades atlantique. Et ensuite ensuite on a beaucoup été sollicité par des ports et par notamment asiatique et plus récemment beaucoup plus aux États-Unis.

Alors, on va pouvoir les retrouver non seulement dans les ports des marinas, mais aussi dans des sites industriels. Il y a des sites industriels qui produisent ben forcément ben des pollutions, que ça soit plastique, que ça soit des hydrocarbures ou des pollutions chimiques. Et là, on va utiliser les robots en continu pour venir nettoyer ces espaces là de façon à éviter que ces que ces substances soient rejetées ensuite dans l'environnement.

Donc cet été, on aura grâce à vous deux belles plages et on pourra nager avec les robots. C'est une innovation. Merci beaucoup Nicolas.

Je rappelle que vous êtes président et fondateur de l'entreprise Yadis. Le numérique pour tous, c'est fini pour aujourd'hui. Je rappelle que vous pouvez retrouver toutes nos émissions en podcast sur l'application Sud Radio et sur vos réseaux sociaux préférés.

Il est temps pour moi de vous souhaiter une excellente fin de weekend et de vous dire à la semaine prochaine.