Laurent Jacobelli : "La justice doit protéger les Français, pas les criminels !" (France Info)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Vendredi soir, le volet recette du projet de loi de finances a été rejeté.
- 0:06OuverteRéponse directe
Amélie de Montchalin redoute le début d'une crise financière et économique.
- 0:19OuverteÉludée
Je vous dis, ce matin, à qui la faute ?
- 1:03OuverteRéponse partielle
Gabriel Attal ne vous fait pas de cadeau, il dresse le tableau.
- 1:40RelanceRéponse directe
Concrètement, sur les 35 milliards d'euros, des taxes sur les entreprises, c'est factuellement vrai.
- 2:26OuverteRéponse directe
Donc là, vous parlez des 26 milliards sur les taxes médias.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueChiffre
« Les macronistes qui ont amené la France à 3 400 milliards de dettes, on a même du mal à le dire »
- 0:32Invité politiqueChiffre
« plus 250 milliards depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron »
- 0:52Invité politiqueChiffre
« c'était 19 milliards d'impôts supplémentaires pour les Français »
- 0:55Invité politiqueChiffre
« Et 28 milliards supplémentaires de dépenses publiques »
- 2:09Invité politiquePromesse
« Nous, ce qu'on veut, c'est que les entreprises payent moins d'impôts globalement »
- 2:18Invité politiqueFait
« Il y a aujourd'hui des multinationales étrangères qui font des bénéfices en France, qui transfèrent ces bénéfices à l'étranger et ne payent pas d'impôts »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« Et comme nous avons proposé une baisse des impôts de production de 5 milliards »
- 4:38Invité politiquePromesse
« Ça veut dire des peines planchées pour les narcotrafiquants »
- 4:40Invité politiquePromesse
« Ça veut dire le retour au pays pour les trafiquants étrangers »
- 4:44Invité politiquePromesse
« Et ça veut dire une réforme aussi de la justice des mineurs »
- 4:48Invité politiqueChiffre
« Vous savez, c'est 4 à 5 milliards d'économies souterraines, le marché de la drogue »
- 5:20Invité politiqueFait
« On a là quelqu'un qui est au cœur d'un narcotrafique, dans une prison faite exprès pour détenir les narcotrafiquants »
- 6:31Invité politiqueFait
« si le Rassemblement national n'arrive pas au pouvoir, dans 10 ans, notre pays sera soit une république islamique, soit un narco-État »
- 7:19Invité politiqueFait
« Marseille est devenue aujourd'hui pratiquement une narcosité qu'il faut libérer »
- 9:31Invité politiqueFait
« il est innocent »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli69 %
- Présentateur31 %
≈ 5,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Vendredi soir, le volet recette du projet de loi de finances a été rejeté. Amélie de Montchalin redoute le début d'une crise financière et économique. C'est la ministre des Comptes Publics. Elle pointe également le cynisme des arnaqueurs en pointant la France Insoumise et le Rassemblement National. Je vous dis, ce matin, à qui la faute ?
Écoutez, c'est presque drôle d'être traité d'arnaqueur par une macroniste. Les macronistes qui ont amené la France à 3 400 milliards de dettes, on a même du mal à le dire, qui ont augmenté la pression fiscale sur les Français, plus 250 milliards depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, donné des leçons d'économie aux autres. Les Mozart de la finance se sont avérés comme les spécialistes du couac dans leur orchestre mal géré. Non, je pense que maintenant tout cela doit cesser. L'impôt, vous voyez l'absusse, le budget que nous proposait Madame de Montchalin, c'était 19 milliards d'impôts supplémentaires pour les Français. Et 28 milliards supplémentaires de dépenses publiques.
Non, il faut maintenant aller chasser dans la mauvaise dépense et ne plus prendre un seul centime dans la poche des Français.
Et pourtant, dans le JDD, Gabriel Attal, il ne vous fait pas non plus de cadeau, il dresse le tableau. Il dit, le RN vote 35 milliards d'euros de taxes sur les entreprises, tout en disant, et c'est ce que disait Jordan Bardella, qu'il est l'ami des patrons. Il dit aussi, le RN, défendre ceux qui travaillent, mais refuse les réformes de l'assurance chômage et le RSA sous condition. Gabriel Attal résume ça en disant que le RN a un programme économique plus étatiste que la gauche.
Gabriel Attal, rappelez-moi, c'est celui qui a été Premier ministre d'Emmanuel Macron et qui est devenu maintenant son meilleur ennemi. Je crois que tout cela, c'est de la comédie. Ce qu'il faut voir aujourd'hui, c'est que...
Concrètement, sur les 35 milliards d'euros, des taxes sur les entreprises, c'est factuellement vrai.
Non, mais je vais vous répondre. Ceux qui gouvernent aujourd'hui, ce n'est pas les macronistes, ce sont les socialistes. Chasser François Hollande par la porte, il revient par la fenêtre. Ce sont les socialistes aujourd'hui qui ont un revolver sur la tempe du gouvernement, parce que sinon, ils censurent et sinon, il y a élection. Or, ni les socialistes ni les LR veulent y aller. C'est une espèce de soupe tiède où tout le monde se tient par la barbichette, quitte à ponctionner les Français de manière fiscale. Je vais vous répondre sur les milliards. Nous, ce qu'on veut, c'est que les entreprises payent moins d'impôts globalement. Mais pour ça, il faut que tout le monde paye l'impôt.
Il y a aujourd'hui des multinationales étrangères qui font des bénéfices en France, qui transfèrent ces bénéfices à l'étranger et ne payent pas d'impôts. C'est comme si le boulanger au coin de votre rue payait plus d'impôts qu'Amazon.
Donc là, vous parlez des 26 milliards sur les taxes médias.
Personne ne peut imaginer que c'est normal.
Sauf que c'est peut-être anticonstitutionnel.
Ça, écoutez, c'est la réponse du gouvernement dès qu'il n'est pas d'accord. C'est anticonstitutionnel. Alors à ce moment-là, ne faisons rien. Continuons à laisser nos entreprises dans la détresse. Continuons à matraquer fiscalement nos compatriotes. Non, il faut que ça cesse. Et comme nous avons proposé une baisse des impôts de production de 5 milliards, c'est le gouvernement qui s'y est opposé.
Donc vous voyez bien qu'il y a la logique du gouvernement, celle du matraquage fiscal, la fainéantise intellectuelle, ne jamais se remettre en compte, mais surtout ne jamais toucher aux dépenses d'immigration, aux dépenses de l'Union européenne, et aux dépenses de l'engraissement d'un État devenu obèse.
Tout ça pourrait finir en loi spéciale. Est-ce que finalement une loi spéciale, c'est mieux qu'un mauvais budget ?
Non, mais écoutez, tout est terrible. On n'a le choix qu'entre des mauvaises solutions. Je vais vous dire, la vraie solution serait été la dissolution pour qu'on ait une vraie majorité Rassemblement National à l'Assemblée, avec un gouvernement Jordan Bardella, et une politique claire, stratégiquement définie, avec le budget qui va avec. Aujourd'hui, on a un budget écrit par les socialistes, défendu par des macronistes, et encore, ils votent parfois contre leur propre budget, et soumis aux LR qui, eux, ont peur bleue des électeurs. Tout cela n'a pas de sens. On arrive vers une espèce de radicalité fiscale, un socialisme version 2.0.
C'est exactement ce qui a tué l'économie française et qu'il faut éviter.
– Samedi, 6200 personnes, selon la préfecture de police, se sont réunies à Marseille en hommage à Mehdi-Quesassi. Est-ce qu'on ne pouvait pas espérer un rassemblement plus massif face à ce qui arrivait à ce jeune de 20 ans ?
– D'abord, une pensée pour la famille de ce jeune Mehdi, pour son frère qui mène à un combat contre les narcotrafiquants. Il y aurait pu y avoir plus de monde, il y avait quand même beaucoup de monde. Franck Alizio et ses équipes étaient en hommage aussi. Franck Alizio, candidat au Rassemblement national.
– Il y avait également d'autres personnalités politiques.
– Mais vous savez, évidemment, il y a la douleur, la marche blanche, la compassion envers la famille. Il faut le faire, il faut aller plus loin maintenant. Il faut vraiment mener la guerre au narcotrafic. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire voir avec les pays producteurs et durcir nos conditions vis-à-vis d'eux. Ça veut dire des peines planchées pour les narcotrafiquants. Ça veut dire le retour au pays pour les trafiquants étrangers. Et ça veut dire une réforme aussi de la justice des mineurs parce qu'on sait qu'aujourd'hui, beaucoup de mineurs participent au trafic. Vous savez, c'est 4 à 5 milliards d'économies souterraines, le marché de la drogue.
Quand je vois que la justice relâche pour une journée…
– J'allais vous en parler. – Ah, vous en prie. Effectivement, ce narcotrafiquant qui est incarcéré au quartier de lutte contre la criminalité organisée à Vendin-Leviel, qui a obtenu une permission de sortie, donc ça s'est passé il y a une demi-heure, afin de passer un entretien d'embauche à Lyon, le personnel pénitentiaire se dit sidéré.
– Il n'y a pas de mots, en fait. On a là quelqu'un qui est au cœur d'un narcotrafique, dans une prison faite exprès pour détenir les narcotrafiquants. Après des déclarations de Gérald Darmanin très dures, au moment où un jeune s'est fait tuer, tout simplement pour intimider sa famille qui lutte contre le narcotrafique, qu'est-ce que fait la justice ? Elle libère pour une journée un narcotrafiquant pour aller passer un entretien d'embauche. Quel cynisme, quel mépris Gérald Darmanin ferait mieux de tenir ses troupes et de parler clairement. Et la justice ferait mieux parfois de protéger les Français plutôt que de protéger les criminels.
– Alors on ne connaît pas précisément le dossier de ce narcotrafiquant. Peut-être que la justice, à l'évidence, a trouvé des circonstances atténuantes, ou en tout cas elle lui permet d'une certaine manière de se réinsérer. – Mais Alix Bouillagas, c'est là qu'il faut arrêter maintenant.
Peigne plancher, aucune tendresse, aucune sympathie, aucune excuse pour ces narcotrafiquants qui tuent, qui tuent des jeunes parce qu'ils les envoient au casse-pipe lorsqu'ils font le chouf, comme on dit, c'est-à-dire qu'ils surveillent les trafics, qui tuent des gens qui consomment de la drogue, qui tuent leurs ennemis dans la rue à coup de Kalachnikov. Il faut maintenant être sans pitié. Tant qu'il y aura des attermoiements, tant qu'il y aura des négociations, alors la France sera foutue.
Je vais vous dire, si on n'y fait rien, si le Rassemblement national n'arrive pas au pouvoir, dans 10 ans, notre pays sera soit une république islamique, soit un narco-État, et il faut absolument lutter contre cela.
– Vous dites sans pitié, sans pitié aussi pour les consommateurs, Emmanuel Macron a étrillé les bourgeois du centre-ville qui financent parfois le narcotrafique. Est-ce qu'il faut durcir les sanctions vis-à-vis des consommateurs ? On entend la petite musique en ce moment à gauche dire qu'il faut légaliser le cannabis.
– Évidemment, la gauche c'est toujours plus de crimes, toujours plus d'incivilité, toujours moins d'autorité. À ce moment-là, qu'est-ce qui va se passer ? Vous croyez-vous qu'un narcotrafiquant va déclarer la TVA à la fin du mois parce que son commerce est légal ? Ces gens sont fous, il faut lutter contre la drogue et contre les narcotrafiquants. Ça va du producteur, c'est-à-dire les pays producteurs qu'il faut sanctionner, jusqu'aux consommateurs. Mais le cœur du problème, c'est évidemment les narcotrafiquants, évidemment cette mafia organisée. Marseille est devenue aujourd'hui pratiquement une narcosité qu'il faut libérer.
C'est vrai pour maintenant des villes de province, des villes à taille moyenne, des petites villes aussi. Il y a une économie parallèle qui est en train d'émerger avec un système social parallèle et des narcotrafiquants qui aident socialement les populations de certaines cités. Si on y prend garde, cette gangrène va se généraliser. Il faut donc couper les membres infectés et il faut protéger notre pays. Aucune pitié. L'autorité et l'ordre républicain partout et tout le temps. Plus de moyens, mais surtout plus de fermeté.
Deux dernières questions. Selon la tribune dimanche, Emmanuel Macron proposera jeudi un service militaire volontaire aux filles et aux garçons âgés de 18 ans, payé entre 900 et 1000 euros par mois pour une durée de 10 mois. Ça sera à compter de 2026. Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée ?
On verra le texte, mais ça veut dire quoi ? Un service militaire volontaire, c'est-à-dire un engagement volontaire. Un jeune qui veut s'engager dans l'armée peut déjà le faire. Le problème que l'on a aujourd'hui, c'est la fidélisation. C'est-à-dire ceux qui arrivent à l'armée, est-ce qu'ils y restent ou pas ? Souvent, à cause de la solde et des moyens d'hébergement, ils n'y restent pas. Et là-dessus, il faut lutter. Et comment on noue toute une génération autour des principes républicains ? Ça veut dire qu'il faut que toute une génération aille faire une forme de service. Donc ça mérite beaucoup de réflexion.
Donc vous voulez faire tour du service militaire pour tout le monde ?
À terme, ce serait formidable. Je crois qu'on est nombreux à le souhaiter. Maintenant, il faut être réaliste aujourd'hui. Il y a les moyens d'hébergement, les moyens financiers qui ne sont aujourd'hui pas là. Mais on peut imaginer effectivement un moyen de mobiliser tous les jeunes, d'une manière ou d'une autre, dans une forme de service national. Mais ça demande beaucoup de concertation, beaucoup de travail. Pas un effet d'annonce comme ça sur un coin de table fait par le président de la République.
Le journal d'un prisonnier, c'est le titre du livre écrit par Nicolas Sarkozy en prison. Ça raconte justement son incarcération. Il va sortir le 10 décembre chez Fayard. Est-ce que vous allez l'acheter ?
Oui, probablement, parce que ça m'intéresse de savoir ce que le président Sarkozy a vécu en prison, son analyse des choses. Mais j'aimerais revenir quand même sur ce qui s'est passé. Un président de la République, un ancien président, Nicolas Sarkozy, qui n'est pas de ma famille politique et que j'ai souvent critiqué, s'est retrouvé en prison alors qu'il était innocent. Je rappelle qu'il a fait appel des condamnations qu'il a subies.
Il a été condamné en première instance.
Oui, d'accord, peut-être, mais il est innocent. Et je trouve que la justice dans notre pays s'arroge parfois des droits politiques, notamment contre ceux qui ne sont pas à gauche.
Laurent Jacobelli