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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 2 septembre 2017 8 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & électionsEurope & international

Fabienne Keller

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que les jupéistes comme vous auraient pu signer, rédiger cette réforme dans les mêmes termes ?

  • 0:40RelanceRéponse partielle

    Mais en quoi est-ce que ce texte va remplir les carnets de commande des entreprises ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas pour l'instant la principale victoire d'Emmanuel Macron que de n'avoir pas fomenté une fronde syndicale contre ce texte ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Que reste-t-il de commun entre des jupéistes comme vous et Laurent Wauquiez qui illustre ce qu'il appelle une droite de droite ?

  • 3:29OuverteRéponse directe

    À quoi voyez-vous concrètement une porosité avec le Front National dans les propos ou dans les actes de Laurent Wauquiez ?

  • 4:16OuverteRéponse directe

    Quand Laurent Wauquiez dit, rappelle qu'il prône une droite de droite, concrètement, c'est quoi une droite de droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « Elle va clairement dans le bon sens. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « Notre idée, c'était plutôt de, par exemple, relever les seuils, c'est-à-dire les contraintes qui existent aujourd'hui pour les entreprises. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « Oui, c'est clairement un vrai succès, en termes de négociations de la part d'Édouard Philippe, de Muriel Pénicaud, de son gouvernement. »
  • 2:29Invité politiqueFait
    « Laurent Wauquiez, j'ai envie de vous dire, il est presque déjà élu. »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « Il a dépassé une ligne rouge dans l'entre-deux-tours des présidentielles. »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « C'était le pacte fondateur de l'UMP devenu Les Républicains. C'est une muraille de Chine avec le Front National. »
  • 3:00Invité politiqueFait
    « Et en donnant une position du bureau politique qui reconnaissait le vote blanc. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Cette porosité, je le disais à l'instant. Elle s'est affirmée au moment du vote pour le second tour de la présidentielle. »
  • 3:50Invité politiqueFait
    « Quand on accepte le vote blanc, c'est-à-dire qu'on ne choisit pas clairement, en aucun cas, d'accepter le Front National. »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « Et plus globalement, les prises de position de Laurent Wauquiez très fermes que vous avez rappelées, très dures, très très à droite. »
  • 4:32Invité politiqueFait
    « On a eu des débats au moment de la primaire qui ont été tranchés par le résultat de la primaire. »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « Le seul sujet, c'était Edouard Philippe, Franck Riester... »
  • 6:09Invité politiqueFait
    « Il y a exactement un an. »
  • 6:40Invité politiqueFait
    « C'est notre position des jupéistes et des constructifs d'être en quelque sorte en soutien, mais aussi en vigilance sur, par exemple, le rôle des élus locaux. »

Temps de parole

  • Fabienne Keller77 %
  • Présentateur23 %

6,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Fabienne Keller

Le 6-9 du week-end, Éric Delvaux, sur France Inter.

0:06
Présentateur

Et l'invité, eux, donc, de cette matinale, est sénatrice Les Républicains du Barin, jupéiste et Macron-compatible. Bonjour Fabienne Keller. Bonjour. On va parler du cas Wauquiez dans un instant. D'abord, l'actualité sur le Code du Travail par ordonnance. Est-ce que les jupéistes comme vous auraient pu signer, rédiger cette réforme dans les mêmes termes ?

0:25
Fabienne Keller

Elle va clairement dans le bon sens. Elle est très attendue. C'est un débat, d'ailleurs, qu'on avait déjà il y a deux ans maintenant, au moment de la loi Macron. Il s'agit d'avoir un droit du travail plus moderne, facilitant les négociations dans les entreprises, simplifiant les contraintes.

0:40
Présentateur

Mais en quoi est-ce que ce texte va remplir les carnets de commande des entreprises ?

0:44
Fabienne Keller

Alors, en fait, c'est une brique, mais il en faudra d'autres. Notre idée, c'était plutôt de, par exemple, relever les seuils, c'est-à-dire les contraintes qui existent aujourd'hui pour les entreprises. L'ensemble des contraintes à 10, 20 et 50 salariés, relever ces seuils, voire les faire disparaître. D'autres éléments sont fiscaux, ils ne relèvent pas du droit du travail. D'autres sont réglementaires. Donc, c'est une belle étape menée avec plutôt doigté, en termes de négociations et de communication, et qui aboutit à un résultat qui semble recueillir un certain assentiment de la part des syndicats. Donc, voilà, une négociation qui s'est déroulée de manière aussi positive que possible.

C'est toujours très difficile de réformer.

1:24
Présentateur

Oui, d'ailleurs, le 12 septembre, Force Ouvrière ne défilera pas aux côtés de la CGT. Est-ce que ce n'est pas pour l'instant la principale victoire d'Emmanuel Macron que de n'avoir pas fomenté une fronde syndicale contre ce texte ?

1:37
Fabienne Keller

Oui, c'est clairement un vrai succès, en termes de négociations de la part d'Édouard Philippe, de Muriel Pénicaud, de son gouvernement. Pour ma part, je dirais qu'il y en a un autre, c'est l'Europe et l'international, sur laquelle, en tout cas, ce qui s'est passé avant la coupure estivale, allait dans le bon sens, c'est-à-dire la France est revenue dans le jeu en Europe et dans la négociation. Après, il y a une deuxième étape qui est au lendemain des élections allemandes. Il faudra qu'on reprenne le lead et qu'on fasse des propositions. Mais là aussi, c'est un domaine d'action.

2:08
Présentateur

Avec Angela Merkel qui a repris du poil de la bête, si je puis dire, pour ces élections allemandes à venir. Un mot donc sur la droite qui se recompose. Laurent Wauquiez, favori pour devenir le prochain président du parti Les Républicains. Que reste-t-il de commun entre des jupéistes comme vous et Laurent Wauquiez qui illustre ce qu'il appelle une droite de droite ?

2:29
Fabienne Keller

Alors, Laurent Wauquiez, j'ai envie de vous dire, il est presque déjà élu. Puisqu'il tient le parti depuis plutôt un an ou deux, depuis qu'il est l'adjoint de Nicolas Sarkozy. Mais plus encore depuis le lendemain des présidentielles, puisqu'il est le seul opérationnel. Il a dépassé une ligne rouge dans l'entre-deux-tours des présidentielles. C'était le pacte fondateur de l'UMP devenu Les Républicains. C'est une muraille de Chine avec le Front National. Et en donnant une position du bureau politique qui reconnaissait le vote blanc. Et qui n'affirmait pas très clairement qu'il fallait voter Emmanuel Macron. On a transgressé cette ligne rouge. Ça, c'est quelque chose d'important.

Comme d'ailleurs, le deuxième sujet clivant, c'est les questions de société et la relation avec ce mouvement très influent qui est sens commun.

3:24
Présentateur

Valérie Pécresse également s'en inquiète ce matin dans Le Parisien. Elle craint une porosité avec le Front National. À quoi voyez-vous concrètement une porosité avec le Front National dans les propos ou dans les actes de Laurent Wauquiez ?

3:36
Fabienne Keller

Cette porosité, je le disais à l'instant. Elle s'est affirmée au moment du vote pour le second tour de la présidentielle. Quand on accepte le vote blanc, c'est-à-dire qu'on ne choisit pas clairement, en aucun cas, d'accepter le Front National. C'est aussi toute l'ambiguïté autour de la personnalité de Dupont-Aignan qui a, pour le coup, pactisé avec Mme Le Pen. Est-ce qu'il est dedans ? Est-ce qu'il est dehors ? Et plus globalement, les prises de position de Laurent Wauquiez très fermes que vous avez rappelées, très dures, très très à droite. On est loin de la droite humaniste, respectant chacun, souhaitant porter le dialogue que nous portons avec Alain Juppé.

4:16
Présentateur

Quand Laurent Wauquiez dit, rappelle qu'il prône une droite de droite, concrètement, c'est quoi une droite de droite ?

4:24
Fabienne Keller

Alors, d'abord, c'est à lui de le définir.

4:26
Présentateur

Et comment vous l'entendez ?

4:27
Fabienne Keller

Je suis inquiète parce qu'on a peu de réflexion sur le fond. On a eu des débats au moment de la primaire qui ont été tranchés par le résultat de la primaire. Aujourd'hui, ce mouvement qui est censé fédérer, vous le rappeliez tout à l'heure, des sensibilités différentes, est-il encore en capacité de respecter d'autres opinions que celles très à droite ? Et au dernier bureau politique, franchement, au lieu de débattre de ça, de se poser la question pourquoi on a perdu cette élection il y a un an imperdable ? Qu'est-ce qui nous rassemble ? Qu'est-ce qui nous différencie ? On est passé à l'exclusion. Le seul sujet, c'était Edouard Philippe, Franck Riester...

5:04
Présentateur

Edouard Philippe s'en est venu, il dit, je dois donc quitter le parti, il l'a dit récemment.

5:08
Fabienne Keller

Oui, on rappellera qu'Edouard Philippe était le premier directeur général de l'UMP avec comme président Alain Juppé. Certes, une partie des centristes sont partis à l'UDI, mais ils sont attachés à cette structure qui fédère. C'est toujours compliqué de rassembler, mais ça vaut la peine de débattre. Alors, est-ce qu'on a cette capacité ? Les dernières réunions du bureau politique n'en témoignent pas, puisque c'était plutôt coupeur de tête que vraiment dans le dialogue, dans la volonté.

5:38
Présentateur

Les bureaux politiques, les Républicains, en ce moment, coupent les têtes ?

5:41
Fabienne Keller

A vrai dire, le seul sujet, c'est l'exclusion.

5:44
Présentateur

On ne parle que de ça en ce moment ?

5:45
Fabienne Keller

Il n'y a pas eu de travaux de fond, il n'y a pas eu de réflexion sur comment continuer ensemble. Et c'est la difficulté de cette élection du président des Républicains. C'est qu'on choisit un chef, mais on ne s'est pas refondé. Vous savez, le ciel nous est tombé sur la tête quand même. On devait être en responsabilité de redresser la France.

6:05
Présentateur

Il y a un an, François Fillon était le favori.

6:07
Fabienne Keller

Alors, le gagnant de la primaire. De la primaire, bien sûr. Il y a exactement un an. Ce fut François Fillon en novembre. Mais c'était l'élection. Le seul sujet, c'était qui est notre champion dans ce débat pour la primaire. Mais il semblait qu'après un mandat Hollande, où peu de choses ont été faites, où la France n'existait plus sur la scène européenne et internationale, où l'emploi était en berne. Voilà, c'était notre responsabilité, nos valeurs qui devaient être portées. Elles le sont en partie dans le programme porté par Édouard Philippe et Emmanuel Macron, mais pas totalement.

C'est notre position des jupéistes et des constructifs d'être en quelque sorte en soutien, mais aussi en vigilance sur, par exemple, le rôle des élus locaux, sur les questions fiscales, disparition de la taxe d'habitation, donc des recettes des communes, augmentation de la CSG. Voilà, une posture souhaitant que la France réussisse, parce que sinon, peut-être qu'en 2022, ce sera les extrêmes gauche et droite qui seront seuls au second tour.

7:09
Présentateur

Fabienne Keller, jupéiste et macro-compatible. Vous aimez qu'on rappelle ça, macro-compatible ? À chaque fois qu'on vous présente.

7:17
Fabienne Keller

Écoutez, moi j'aime bien être sur le terrain des idées, et quand je regarde le programme d'Alain Juppé et celui d'Emmanuel Macron, je vois des grands domaines de convergence, mais je vois aussi des différences. C'est-à-dire, nous tous les jupéistes, on est très girondins, ça ne vous surprendra pas, c'est-à-dire qu'on croit dans les forces du terrain.

7:31
Présentateur

Et vos questions, les questions des auditeurs, n'hésitez pas, dans un instant, après la revue de presse, les questions sur le 01, 55, 01, 54, redites-moi à Patricia Martin le numéro, j'ai oublié aussi. Moi aussi. 54, 24, 7000, mais je vais vous le dire dans un instant.

7:44
Fabienne Keller

Non, non plus, on a un trou, je crois que c'est ça. Dans un instant, l'arrivée de presse. C'est pas bien qu'il est à vous, écoutez, François, vous pouvez vous donner le numéro de téléphone à 24, 24, 7000.

7:53
Présentateur

Dans un instant, l'arrivée de presse.