Le Président hors-jeu ? Barnier inquiète jusque chez les macronistes
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Et pour cause, la dite nomination divise. Pas tellement surprenant quand tu nommes un premier ministre issu d'un parti dont le score aux législatives ne dépasse pas le prix d'un kebab d'il y a 15 ans. Il faudra manifestement attendre la semaine prochaine pour avoir un début de gouvernement. Peut-être préfère-t-il attendre que la fête de l'UMA soit passée. En tout cas, tout ceci sonne comme un aveu. Ça coince. Alors que beaucoup s'attendaient à la nomination d'un premier ministre de compromis à même de trouver une coalition allant de l'aile droite du PS à l'aile gauche des Républicains, le président de la République choisit finalement de mettre le cap à droite toute.
Michel Barnier, vieux briscard, ou vieux ringard, c'est selon, de la politique qui voulait voir les homosexuels en prison il y a encore 40 ans, donne la couleur. Et elle est bien bleue, la couleur. Presque bleu marine. L'ancien commissaire européen envisagerait carrément la mise en place d'un ministère de l'immigration. Une idée qui inquiète jusque dans les rangs des macronistes. Outre les soldats serviles de la clique Mathieu Lefebvre, l'aile droite de Renaissance en gros, l'idée a du mal à passer. Un ministre démissionnaire va même jusqu'à exprimer les choses. Ainsi, je cite, « En aucun cas, je ne voterai un texte qui serait négocié par le RN.
» Stéphane Travers, député de l'aile gauche macroniste, explique quant à lui, je cite encore, « Ce qui importe, ce sont les textes. Je ne mêle pas ma position à celle du RN. Et si demain, LR veut revenir sur l'AME, l'aide médicale d'État, ce sera sans moi. » Comme quoi, il n'y a pas qu'à gauche qu'on craint une extrême droitisation d'Emmanuel Macron et du futur gouvernement Barnier. D'ailleurs, selon le Parisien, 23 députés du groupe Ensemble pour la République se sont réunis sur Telegram, créant une boucle intitulée « Les progressistes ». Même dans les rangs de Gabriel Attal, on se permet quelques réserves.
L'idée de voir des personnages comme le sénateur LR Bruno Retailleau entrer au gouvernement ne plaît pas non plus à cette aile gauche.
Moi, je n'insulte pas les 11 millions d'électeurs qui ont voté pour le Rassemblement national, mais j'ai un problème avec la ligne proposée par Marine Le Pen. Elle est d'extrême droite. Et quand on combat une ligne d'extrême droite, on ne cherche pas à savoir si cette ligne d'extrême droite va nous censurer ou pas. Mais est-ce que vous avez un problème avec la ligne de Michel Barnier ? Je ne la connais pas. Donc pour l'instant, je ne peux pas savoir. Je ne sais pas si j'ai un représentant des LR ou si j'ai ce qu'il a été même exceptionnellement bon quand il était négociateur du Brexit. Si on a un négociateur du Brexit, on a quelqu'un capable de parler à la gauche et à la droite.
Si on a un représentant des LR, il va parler à sa famille politique. Moi, ce qui me dérange, c'est que vous aviez failli dire qu'on est un représentant du RN. Non, jamais. Je ne sais pas en parlant de Michel Barnier. Peut-être en parlant d'autres personnes qui sont plutôt proches de ses sensibilités dans les idées, je parle. Comme qui ? Ce n'est pas comme qui, mais il y a des noms qui sortent qui, moi, à titre personnel, et certains de mes collègues, c'est la même chose. À l'intérieur, avoir le nom de M. Retailleau qui ressort. Je peux vous assurer que quand on a été, comme moi, rapporteur de la loi immigration, on se dit qu'on n'a pas envie d'avoir les idées de M. Retailleau à l'intérieur.
Il est vrai que le nom de Bruno Retailleau se fait de plus en plus entendre. Avec sa ligne très droitière, il irait parfaitement bien, par exemple, dans le ministère de l'Immigration, voulu par Michel Barnier, et donnerait un gage de plus au RN pour éviter que ceux-ci ne votent une éventuelle motion de censure. Pour Annie Gennevard, députée LR, c'est dans la logique des choses que de participer à ce gouvernement, dit-elle à Sud Radio. Mais à droite, on trépine quand même un petit peu. Ils veulent en être, mais se tâtent en même temps. Ils prétendent vouloir attendre d'être certains que Michel Barnier sera le vrai capitaine de bord.
Un proche du Premier ministre assure auprès de nos confrères de public Sénat que le président de la République n'est plus dans le jeu, que, je cite, Ce gouvernement doit très vite montrer des signes de son indépendance vis-à-vis de Macron, ce que Barnier a fait. Il a supprimé les conseillers communs, les liens dans les réunions hebdomadaires. Le chef de gouvernement aurait-il mis Macron à l'écart ? Rien n'est moins sûr. On rappelle que le président voulait pouvoir nommer lui-même les portefeuilles régaliens. Pas sûr qu'il lâche le bout de gras.
Du côté du PS, deux camps, comme toujours, les pro-forts et les antifores qui contestent le rapprochement avec la France insoumise, Carole Delga en tête. Mais l'aile droite du PS, si prompte à la trahison et aux compromissions avec le centre et la droite, ne veut pas y aller.
J'ai rencontré le président de la République il y a de ça dix jours et je lui ai donné ma position. Donc Emmanuel Macron comme Michel Barnier savent très bien que je souhaitais que ce soit un premier ministre ou une première ministre de gauche, conformément au vote des Français et que donc je ne participerais pas à un gouvernement qui ne respecte pas le vote des Français et qui ne va pas répondre à la question de l'urgence sociale et aussi à la nécessité d'accélérer la transformation écologique. On trahit, mais doucement.
On va dire que c'est déjà ça. À côté de ça, subsistent toujours les sempiternelles reproches contre la ligne fort et la France insoumise. Pour la bande à Carole Delga et Nicolas Mayer au signal, c'est la faute à Olivier Faure et à Jean-Luc Mélenchon si Bernard Cazeneuve n'est pas à Matignon aujourd'hui. Comme si Bernard Cazeneuve, celui-là même qui avait fait voter la loi pour assouplir les conditions d'usage des armes à feu pour les policiers, n'aurait pas été la serpillière d'Emmanuel Macron. Et pour quel résultat ? Un énième sentiment de trahison de la part des électeurs puis une marée noire et reine en 2027 ? Bernard Cazeneuve semble très bien où il est, c'est-à-dire nulle part.
Du côté des chefs de file du NFP, le trio Bompard-Tondelier-Fort, on joue la carte du rapport de force à fond. La ligne ne bouge pas pour l'instant. La motion de destitution insoumise a obtenu assez de signatures, 81, pour être déposée. Les députés NFP et insoumis en premier lieu n'attendent qu'une session extraordinaire pour mettre ces menaces à exécution parmi lesquelles figurent également la motion de censure contre Michel Barnier. Rien n'est moins simple. Pour la motion de destitution, il faut les deux tiers du Parlement, donc de l'Assemblée plus du Sénat pour qu'elle soit votée. Pour ce qui est de la session extraordinaire, elle doit être convoquée par le président de la République.
Autant dire que ce dernier va là encore tenter de gagner du temps même si Yaël Brompe-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, appelle elle aussi à l'ouverture de cette session. Le NFP, lui, joue peut-être déjà sa carte pour 2027, sachant bien que le rapport de force n'est à l'heure actuelle pas assez à son avantage. Mais montrer sa poigne pourrait rapporter des points pour 2027. Et montrer dans le même temps que le NFP s'est resté uni malgré les désaccords, malgré les tentatives de déstabilisation, peut en rapporter aussi.
Certaines voix au sein du NFP commencent à s'élever pour donner le la sur la stratégie électorale à appréhender et suggérer dans le même temps une candidature unique des gauches pour la prochaine présidentielle. Pendant ce temps, le RN, lui, n'a rien à faire. Rien à faire si ce n'est attendre les coups de fil du duo Macron-Barnier pour lui demander son assentiment. En bon colonel de l'extrême droite qu'ils sont. Toujours plus d'ignominie dans le procès Pellico, ce mari accusé d'avoir drogué et fait violer sa femme par plus d'une cinquantaine d'hommes dénichés sur internet et ce pendant 10 ans. Il y a viol et viol et sans intention de la commettre, il n'y a pas viol.
Voici l'un des arguments de la défense durant l'audience d'hier. Stéphane Gall, l'un des directeurs d'enquête de la police judiciaire d'Avignon ayant chapeauté les investigations sur Dominique Pellico et l'ensemble des co-accusés a rappelé « Pour préparer ce procès, j'ai revisionné les vidéos à froid. C'est toujours le même ressenti. Il n'y a pas de consentement. Les faits sont perpétrés sur une personne inconsciente. » L'avocat a maintenu sa position devant les journalistes.
Alors le manque de consentement, on n'est pas en droit américain. C'est-à-dire qu'en France, il ne faut pas avoir recueilli le consentement de la victime pour faire en sorte nécessairement qu'il n'y ait pas de viol. Il faut, pour qu'il y ait de viol, que la démonstration soit faite de l'intention coupable de l'auteur. Si l'auteur s'est trompé, s'est mépris, la Cour de cassation dit toujours qu'il n'y a pas de viol.
Il le dit et l'assume. Pas besoin de retenir la notion de consentement. Aujourd'hui, avant la reprise de l'audience, certains avocats de la défense se sont désolidarisés de cette position. C'est aussi l'occasion de rappeler que la France n'applique pas la Convention d'Istanbul. Seydiba, avocat au barreau de Paris. Ne pas inclure le consentement dans la loi n'est pas seulement un choix politique mais un non-respect par la France de ses engagements internationaux. Débat tendu hier dans la salle d'audience. La défense s'est servie des clichés intimes et consentie de Gisèle Pellicot. Sous-entendant qu'en se laissant prendre en photo par son mari, elle aurait donné un accord tacite.
Les avocats des partis civils, Stéphane Babono et Antoine Camus, tentent de prendre la parole mais le président refuse qu'il s'exprime. Caroline Darian, la fille de Dominique et Gisèle Pellicot, sort précipitamment visiblement très énervée. C'est une honte, lance-t-elle, raconte France Info. Toujours durant la défense, les accusés, par la voix de leurs avocats, plaident qu'ils étaient persuadés que Gisèle Pellicot faisait semblant de dormir car elle participait à un scénario libertin voulu par le couple. Monsieur Pellicot a assuré aux enquêteurs que l'ensemble des hommes filmés savaient parfaitement que son épouse était sédatée.
Antoine Camus, avocat de la victime, dénonce la violence des débats.
Ce qu'elle donne à voir aussi, vous le savez, c'est la cruauté aussi de la manière dont on défend un viol. Que la justice, que l'autorité judiciaire soit intrinsèquement porteuse de violence. C'est acquis, on le sait, c'est les droits de la défense sur lesquels il n'y a pas à transiger. Les droits de la défense doivent être exercés jusqu'au bout. La présomption d'innocence aussi. Vous l'avez entendu dans cette salle, il y a parfois une forme de gratuité dans la violence infligée.
On a également appris pendant ce procès que Dominique Pellicot, après examen, n'a pas d'antécédent psychiatrique ou de pathologie mentale. De quoi en finir avec le cliché du détraqué. Les hommes violent et sont parfaitement insérés dans la société. Des témoins décrivent une famille idéale d'apparence. Sur des dizaines voire centaines d'hommes contactés par Pellicot, le nombre de réponses positives est effrayant. Le mari donnait même des conseils à d'autres hommes pour sédater leur propre femme. Sur les centaines d'échanges, personne ne l'a dénoncé. Même ceux qui ont décliné. De quoi faire la lumière aussi et enfin sur la soumission chimique et le viol conjugal.
La soumission chimique est le fait de faire consommer une substance psychoactive à une personne à son insu pour lui faire faire des choses qu'elle refuserait en pleine conscience. Dans la majorité des cas, le but est l'agression sexuelle mais on peut aussi soumettre chimiquement quelqu'un pour le voler, pour avoir la paix, pour lui faire prendre des décisions contre son consentement. Rappel Libération. A noter, 91% des agresseurs font partie de l'entourage de la victime. D'ailleurs, des expertes rappellent le climat incestuel qui régnait dans cette famille. Le père a notamment pris des photos sexualisées de sa fille et de ses belles-filles.
Il a aussi demandé à son petit-fils de jouer au docteur ou eu des rapports sexuels devant son fils lorsqu'il était jeune, rapporte-t-il. Un climat parard en France. Un Français sur dix déclare avoir été victime de violences sexuelles durant l'enfance et dans la grande majorité des cas, par un proche. Des féministes appellent à des rassemblements ce samedi 14 septembre partout en France. Un procès couvert notamment par Marion Dubreuil, journaliste à RMC et Juliette Campion, journaliste à France Info. C'est une décision qui met en colère les ONG. Le 10 septembre, le tribunal d'Épinal a statué sur une des plus grandes fraudes environnementales en France impliquant le géant Nestlé Waters.
Pour échapper à un procès public, la multinationale a accepté de payer une amende de 2 millions d'euros et de financer des mesures pour remédier aux dommages écologiques à hauteur de 1,1 million d'euros et verse 296 800 euros d'indemnisation aux cinq assauts de défense de l'environnement. Ces dernières qui ont mené la bataille pour exposer cette situation se disent déçus par cette sanction jugée insuffisante. Surtout comparé aux bénéfices réalisés par Nestlé avec cette fraude organisée, bénéfice estimé à 3 milliards d'euros. Pour rappel, Nestlé Waters a exploité illégalement des ressources en eau et utilisé des traitements interdits sur ces eaux minérales pendant plus de 20 ans.
Le géant de l'agroalimentaire a reconnu sa responsabilité dans l'exploitation illégale de neuf forages prélevant au moins 19 milliards de litres d'eau sans autorisation pendant 27 ans. Cette surexploitation a perturbé les nappes phréatiques vitales, causant des ruptures d'approvisionnement dans certains villages condamnés à importer de l'eau potable. Malgré cela, la justice a opté pour une convention de justice d'intérêt public, une procédure négociée qui permet à Nestlé d'éviter un procès public en contrepartie de cette faible amende.
La gravité des faits a été minimisée par le procureur notamment en affirmant que ces pratiques n'auraient pas eu d'impact sur la santé des consommateurs sans réelle base de recherche. L'ONG Foodwatch dénonce une impunité pour une fraude massive. De son côté, le vice-président de Vosges Nature Environnement Jean-François Fleck dénonce un simulacre de justice mais s'est dit soulagé d'avoir obtenu dans l'urgence ce qu'il demandait depuis plus de 6 ans. Cette affaire met en lumière les failles dans la gestion de l'eau, ressources vitales et dont la surexploitation par des entreprises privées met en péril le renouvellement naturel.
La particularité de cette décision de justice négociée est qu'elle stoppe les poursuites judiciaires à l'encontre de Nestlé Waters et ne laisse au plaignant aucune voie de recours. Pour clore ce flash, nous apprenons cette nuit qu'un convoi des Nations Unies comprenant des véhicules de l'Unroir a été bloqué à un poste de contrôle israélien malgré des autorisations préalables. Les soldats israéliens ont retenu le convoi pendant près de 7 heures et ont interrogé deux membres palestiniens de l'équipe. Des tirs de ce monstre ont été effectués par les forces israéliennes et la situation a dégénéré alors que le convoi se dirigeait vers Gaza pour une campagne de vaccination urgente contre la polio.
L'ONU critique le manque de coordination avec les forces israéliennes et dénonce des menaces répétées à la sécurité de ces opérations humanitaires. Merci à vous d'avoir suivi ce flash info de l'été qui se poursuit en attendant la rentrée du média. Sur tnt.lemédiatv.fr vous êtes déjà plus de 50 000 à avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT. Merci infiniment. N'hésitez pas à la partager autour de vous. Il n'y a que votre soutien qui peut permettre l'existence et la pérennité d'une chaîne d'informations libre et indépendante comme la nôtre. Chaque don, chaque abonnement compte.
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Emmanuel Macron