"Le cataclysme c'est le budget qu'on nous présente": Éric Coquerel pose ses lignes rouges pour 2027
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Le prix de l'essence va-t-il encore bondir avec la guerre Iran/USA ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Est-ce que les Français doivent se préparer à une remontée durable des prix ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Total plafonne à 1,99€ dans 1200 stations : est-ce une opération de marketing ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Le gouvernement a consenti 1,4 milliard d'aides : faut-il plus ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Vos lignes rouges sur le budget 2027 ?
- 8:30OuverteRéponse directe
Quels budgets pour la sécurité civile face aux incendies ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sous-titrage Société Radio Coquerel, bonjour. Président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale, député de la France insoumise à mes côtés. Pour vous interroger, Jules Pecknard de La Tribune dimanche et Anne Seurat-Dubois de BFM TV, une actualité française aussi mais une actualité internationale dont on va voir qu'elle a des répercussions directes sur la vie de chacun d'entre nous ici avec la résurgence de ce conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, les Etats-Unis qui ont lancé ce matin même une nouvelle série de bombardements contre l'Iran pour, disent-ils, punir la mort de deux de leurs militaires lors de frappes iraniennes qui ont eu lieu il y a quelques heures en Jordanie et effectivement ils recroqueraient elle.
On a vu dès la semaine dernière au moment où cela s retendu et bien que ça s'est retendu aussi sur la question économique et sur la question du prix du baril de pétrole qui est déjà remonté les dernières heures on était à 98 dollars avant le week-end il était retombé à 70 dollars début juillet très concrètement et bien ça se retrouve vite à la pompe en une semaine plus quasiment 9 centimes pour le prix du le prix du diesel est -ce que ça veut dire qu'il faut s'attendre à une remontée durable de prix du prix de l'essence à vos yeux. Est-ce que les Français doivent se préparer à cela ? Déjà, on peut se demander si ce n'est pas l'objectif de Donald Trump.
C'est-à-dire ? Cette histoire de relancer la guerre, de bombarder l'Iran, alors même qu'il sait et que nous savons qu'il n'y aura pas de victoire militaire sur l'Iran, ça c'est relativement mal terminé la dernière fois, elle a peut-être une explication. C'est que quand vous bombardez, le prix du Brent augmente.
La spéculation augmente sur les prix du pétrole. Les compagnies pétrolières font plus de bénéfices. Je vous rappelle que Total, au premier trimestre 2026, ça fait plus de 51%.
Et nul n'ignore que M. M. Trump ou son fils ont des rapports financiers sur de telles affaires.
Donc moi, je pose la question parce que c'est d'un point de vue géostratégique, si vous voulez, vis-à-vis des États-Unis, le fait de relancer c'est assez incompréhensible, sauf s'il y a un intérêt ou autre. Et moi, je pense qu'il faut interroger les intérêts particuliers de Donald Trump. Mais pour ceux qui nous regardent, est-ce que vous leur dites ce matin « il faut vous préparer », oui, le prix de l'essence va encore bondir, ça va être compliqué pour faire le plein et donc ceux qui ont la chance de partir en vacances, ça va être encore plus compliqué.
C'est déjà compliqué puisque le prix est remonté à 2 euros. C'est ça. À nouveau, c C'est un problème pour les Français.
Je vous rappelle qu'il y avait eu 30 % de baisse de l'utilisation du carburant, et là ça se passe au moment du départ en vacances. Et puis en plus de ça, quand vous mettez de l argent pour faire le plein, vous ne le mettez pas ailleurs. Donc on peut supposer que le reste de l'économie en termes de croissance, de consommation va en pâtir.
Nous c'est pour ça que ça fait longtemps que nous avons dit, le gouvernement l'a refusé mais on aurait dû l'anticiper, qu'au lieu de laisser filer cette augmentation, il aurait fallu bloquer les prix. Je précise bien bloquer les prix au niveau des raffineurs, c'est-à-dire pour être clair en France c'est total, de façon à ce que j j'allais dire, ça ne soit pas uniquement les français, ça ne soit pas uniquement la collectivité qui pâtisse de cette affaire mais aussi ceux qui font des bénéfices sur cette guerre. Malheureusement ce n'est pas ce qui a été fait.
Alors vous parliez de total tout à l'heure justement il continue le plafonnement à 1 ,99€ sur l'essence et le diesel dans ses 1200 stations rurales et le week-end de grand départ sur les autoroutes en juillet et en août. On dit quand même merci total ? Oui alors j'ai auditionné il n'y a pas longtemps le président des groupes Leclerc des groupements Leclerc parce que M.
Pouyannet juste avant en commission des finances M. Pouyannet a dit je suis content que Total reprenne un peu cette image d'entreprise favorisant le pouvoir d'achat et le président du groupe Leclerc a dit que c'est une belle opération de marketing de Total. Pourquoi c'est une belle opération ?
Parce que ce qui se passe, c'est que comme ce sont les sols qui peuvent plafonner les prix, puisque ce sont les seuls qui peuvent jouer sur les marches vis-à-vis des raffineurs. C'est eux le raffineur. Les autres ne peuvent pas suivre.
Donc vous avez un déplacement de la consommation des hôtes, de leurs concurrents, de la grande surface, vis-à-vis de Total. Donc c – C'est un jeu de dupe pour vous ? Comment ? – C'est un jeu de dupe, du coup ? – En tout cas, c'est un coup de marketing qui ne va pas suffire à alléger la note des Français au niveau du plein. – Mais ils pourraient ne pas le faire, ils pourraient ne pas plafonner et du coup les autres ne s'aligneront. – Ils pourraient ne pas faire une opération de marketing et de commercial, vous avez raison de le dire.
Moi je préférerais quelque part qu'on impose et qu'on regarde quand Total fait des bénéfices absolument pharaonique du fait de la guerre, du fait de la spéculation de la guerre. Parce que ce qu'il faut bien comprendre, c'est que toute cette affaire, ce n'est jamais des problèmes d'approvisionnement. Continuez à avoir de l'approvisionnement de pétrole.
C'est des problématiques de spéculation totale, en fait d'ailleurs, ça s'appelle du trading via notamment Genève. Il y a des opérations de trading et comme dirait M. Pouyannet, c'est une façon de capturer pour Total la hausse des prix.
Donc ils sont gagnants à tout niveau. Je dis qu'au lieu de laisser Total faire des opérations de marketing sur le prix de l'essence, je préférais que l'État bloque les prix en jouant sur ses marges de raffineur producteur. Ça serait plus intéressant pour les Français.
Vous dites que c'est une opération de marketing, certes, mais est-ce Est-ce que les deux ne sont pas compatibles ? Peut-être une opération de marketing, mais qui profite aux Français. Ça a profité aux Français.
Le problème, vous comprenez bien que sur quelques semaines, le prix du pétrole qui au lieu de passer à 2 ,10 passe à 2 euros par – Un 99, il le faisait. – Oui, un 99 passe à 2 10. Vous voyez bien que ce n'est pas la même chose que si on avait bloqué les prix en prenant la base du début des conflits, c'est-à-dire 1 ,70 Mais est-ce que Total n'a pas fait ce que l'État...
Est-ce que Total n'a pas fait justement ce que l'État n'a pas fait ? Non, Total joue sur la mensuétude de l'État qui laisse faire des bénéfices absolument incroyables en profitant de cette situation et je vous répète, je vous répète la solution. Si vraiment on veut jouer à la fois pour le pouvoir d'achat et pour permettre aux Français notamment de continuer la partie en vacances, ça serait de bloquer les prises.
On l'a fait en 1990 et figurez vous ? Quand on l'a fait en 1990, Total a même continué à faire des bénéfices. Voyons, même, ils peuvent faire les deux.
Est-ce que vous dites quand même merci Total ? Non, non. Vous êtes M.
Pouyanné, vous ? Pas du tout. Bon alors, on peut dire merci.
Mais est-ce que vous étiez les Vous avez une voiture ? Non, non. Oui.
On va dire...
Attendez, laissez-moi vous répondre. Est-ce que vous avez une voiture ? Total paye sa juste part de l'effort national quand ce sont les entreprises pétrolières qui profitent de la situation actuelles, alors que les Français en pâtissent.
Donc je ne vais pas dire merci Total, je veux dire merci aux Français de continuer à aller acheter du pétrole et enrichir Total. Est-ce que vous avez une voiture ? Oui, j'ai une voiture.
Thermique ? Hybride. Est-ce que vous êtes allé faire un plan chez Total Il y a des moments où vous êtes carrément obligé, parce que quand vous prenez l'autoroute, je ne sais pas si vous le savez, mais vous avez peu de chances de tomber sur une autre station.
Donc vous avez profité comme d'autres Français de ce plafonnement ? Arrêtez, écoutez, on va arrêter de faire la promotion de Je vous répète une chose, c'est que c'est une opération marketing qui leur permet de prendre des parts de marché sur leur concurrence et donc pas quelque chose, j'allais dire, qui dans l'économie générale de la distribution en France est vraiment extraordinaire et d'un autre côté, ce n'est rien par rapport au prix que payent les Français. Ils payent 30 centimes de plus le litre avant le conflit et c'est pas normal et c'est une chose qui rejaillit sur la consommation intérieure donc la Vous demandez au gouvernement de bloquer, d'opérer un blocage des prix.
Le gouvernement a quand même consenti à certaines aides. 1 ,4 milliard. Oui, voilà.
Est-ce que vous préconisez que le gouvernement, malgré l'endettement, la situation de nos finances publiques qui est quand même très fragile ? Est-ce que vous, comment dire, vous appelez le gouvernement à consentir à d'autres aides et si oui, lesquelles ? Si vous avez bien compris, je préférerais que l'effort soit fait par Total, je le répète.
Parce que ces aides-là sont faites parce que le prix du carburant augmente. Et en plus de ça, je vous fais remarquer une chose, c'est que les aides que met le gouvernement, ils s'en vendent d'ailleurs. Il y a eu un deuxième comité d'alerte il y a peu de temps.
Et le gouvernement s'est vanté de deux choses. Un, des pays européens où il y a le moins d'aides, en dessous de 0 ,1 % du PIB. Et deuxièmement, des trains pays d'européens qui jouent sur des aides compensées par une baisse des dépenses publiques et non pas une fiscalité.
Autrement dit, les aides qui sont faites aux Français d'un côté, on leur prend de l'autre parce qu'il y a du tout des budgets qui baissent. À quoi c'est ça ? À quoi est-ce que vous appelez le...
Qu'est-ce que vous appelez le...
Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement de...
Je ne sais pas, je ne suis pas clair depuis tout à l'heure. Blocage des prix. Blocage des prix.
Blocage des prix, je précise bien en jouant sur les marges des raffineurs et non pas la distribution, parce que la distribution, ce n'est pas là en réalité où...
Alors, la question du portefeuille des Français, on le voit sur la question du prix de l'essence, le budget 2017 est déjà en cours de préparation. Ce matin, la porte-parole du gouvernement met la pression sur vous mais sur l'ensemble des forces politiques dans une interview au journal du dimanche. Elle juge que la responsabilité des forces politiques est immense.
S'il n'y a pas d'accord, dit-elle, sur ce budget, c'est 7 à 8 mois de loi spéciale. Ça veut dire, dit-elle, gel des moyens des services publics, des soutiens aux entreprises, des dizaines de milliers d'emplois menacés Est-ce que vous êtes prêts à assumer ce cataclysme ? Mais le cataclyse, c'est le budget qu'on nous présente.
Parce qu'on oublie juste la dette. On a l'impression qu'on nous présente un budget extraordinaire et que, en fait, les parlementaires, y compris de l'opposition, serait obligé de l'accepter, sinon c'est la misère du pays. Mais les budgets successifs qui nous sont proposés nous en mettent dans le mur.
Et ce budget-là ne réglera rien. Pourquoi il ne réglera rien Parce que, et d'un côté, en réalité, il fait l'impasse désormais sur l'échelonnement du baisse de déficit promis par le gouvernement qui espérait atteindre 3 % en 2029. La telle qu'est le budget, je peux vous assurer que tout ça, c'est de la science-fiction.
Mais d'un autre côté... – Vous pensez que ce sera combien, le déficit ? – L'année prochaine, le gouvernement a annoncé, il vise 4 ,9%, c 'est-à-dire ce qui pourrait être théoriquement une baisse de 1 % de déficit, mais sauf que le coût de la guerre, justement, va très certainement augmenter à 5 .3, 5 .4 le déficit de cette année, donc c'est un demi-point et encore fera-t-il...
Le coût de la dette aussi, hein ? Le coût de la dette aussi, mais je vais y venir, si vous voulez bien. Je continue Donc, ça veut dire que le gouvernement, en réalité, cette espèce de mirage qu'on nous donne sur les 3 % de déficit dans le 1929, c 'est un échec.
C'est-à-dire qu'ils échouent même sur ce qui fait le fond de leur politique. Mais en contrepartie, c'est des baisses de coûts budgétaires. Il y a 1 milliard de baisses de coûts budgétaires sur le budget de l'État et 6 milliards si on compte, si on met de côté le budget militaire qui lui augmente.
Quelles sont vos lignes rouges à la France Insoumise précisément sur ce budget Et d'arrêter de faire ces politiques-là Donc vos lignes rouges c'est quoi ? Vous dites qu'il n'y a pas de coupe sur le salaire des fonctionnaires Il n'y a pas de désindexation Mais vous savez que l'indice des salaires des fonctionnaires est gelé depuis des années Oui, donc vous Vos lignes rouges, c'est quoi ? Bien sûr, d'arrêter de mettre l'État, les services publics à l'os.
Parce que ça a des conséquences très concrètes sur la vie des – De baisse budgétaire des services publics. – Voilà, je vous le dis de l'État, des services publics… – Un maintien du budget des services publics en l'État, ça passe. – Le problème c'est que quand on parle de chiffres comme ça, les gens se disent « bon, après tout, un milliard en moins, qu'est-ce que ça peut faire ? 6 milliards en moins Je vous dis très concrètement ce que ça donne.
Par exemple, prenons la question des incendies. Les incendies, on a une surface 7 fois plus grande de surface brûlée de 2017, 12 fois plus d'incendies. Le budget de la sécurité civile n'a augmenté que de 40 % dans le même temps.
Cette année, le budget de la sécurité civile ne va pas augmenter. Il y a 60 millions d'euros qui vont être consacrés d'augmentation au ministère de l'Intérieur global. Je ne vois pas comment on va, par exemple, ne serait-ce que le Canadair qui est premier, ils en promettent deux.
Je ne vois même pas comment ils vont en payer un. Donc concrètement...
Vous demandez quel budget pour la sécurité civile dans le prochain budget ? En fait, tout simplement pour les budgets qui seraient nécessaires pour au moins tenir les progrès. Ça veut dire quoi ?
Il faut le doubler, selon vous ? À mon avis, il faut plus que le doubler. Au niveau des incendies, si vous entendez bien qu'il y a sept fois plus de surfaces brûlées et que, dans le même temps, depuis deux ans, on ne l'augmente pas, bien évidemment, il faudrait l'augmenter.
Les budgets du SDIS sont stables depuis 2017, en réalité. Il n'y a pas d augmentation alors même qu'il y a plus d'incendies. C'est juste pour vous donner un exemple de ce que ça produit, et je pourrais comme ça le multiplier sur la question des canicules, sur la question de l'isolation thermique.
C'est un budget qui ne règle rien de ce point de vue Éric Coquerel, question assez simple. On entend vos lignes rouges. Est-ce que vous seriez prêt, parce que la temporalité de ce budget est quand même très particulière, est-ce que vous seriez prêt, le groupe La France Insoumise, à voter une chute de ce gouvernement sur ce budget en pleine campagne présidentielle – S'il fait 40.
Si ce budget tel qu'il est aujourd'hui, ils essaient de le passer par 43, je pense que c'est ce qu'ils recherchent en cherchant un accord, notamment avec les socialistes, on verra bien, bien évidemment, votre ascension. On ne peut pas demander à l'opposition parce qu on a un gouvernement qui impose des budgets, je vous rappelle, minoritaires. Ils sont minoritaires depuis juillet 2024, de dire « Ah bah écoutez, vous êtes minoritaire, mais pour qu'il n'y ait pas de censure, on va vous laisser passer ». – Mais vous y compris en plein campagne présidentielle ? – Il comprend en pleine campagne présidentielle, il ne faut pas un mauvais budget pour la France.
Ce budget est mauvais pour la France. Vous pourriez vous dire que les Français ont vu 4 ou 5 gouvernements tomber. On tranchera ça dans 3 mois pour la présidentielle.
Et en attendant on aura un budget qui ne réglera rien. Mais les Français...
Excusez-moi, mais quand...
Ça coûte cher aussi, hein, les chutes de gouvernement. Bien sûr, mais concrètement, ce qui coûte cher, par exemple, c'est de ne rien faire et d'avoir rien anticipé depuis deux ans sur la question des bufférations écologiques. Donc ce que vous nous dites, c'est que la campagne présidentielle, M.
Coquerel, c'est pas parce qu'on se rend en campagne présidentielle... — Qu'on laisse passer un mauvais budget ?
Vous croyez que les gens sont d'accord pour laisser un budget qui, par exemple, uniquement sur la question des effets de la canicule ? Je parle même pas de la prévention. — Une campagne présidentielle n'exclut pas une motion de censure, on est bien d'accord. — Eh bien l'année prochaine, je pense que si ce budget passe par 49 ,3 et que rien n'a été mis sur la table pour permettre qu'on vive dans des conditions ne serait-ce que supportables dans des EHPAD, dans les écoles, dans les hôpitaux, dans les bouilloirs thermiques...
Je pense que si les gens, à ce moment-là, voient qu'il y a un budget qui a été passé alors qu'ils ne règlent rien, je pense qu'ils auront raison de se retourner contre ceux qui l'ont accepté. Alors justement, question financière, parce qu'il y a ça aussi, petite question très concrète, on a appris qu'Edith Cresson, ancienne première ministre, avait pu finalement conserver son véhicule de fonction contrairement aux promesses de Sébastien Lecornu. Matignon le justifie notamment pour raisons sanitaires et assure que ça prendra fin le 1er août.
Qu'est-ce que vous en pensez ? – Écoutez, il y avait une règle, je ne comprends pas qu'elle ne soit pas respectée, voilà ce que j'en pense. – Alors sur l'Assemblée nationale, on a vu qu'il y a eu un débat très agité aussi cette semaine sur une des dispositions phares du projet de loi sur la protection de l'enfance.
Il y a des ajouts qui avaient été faits à ce projet de loi, notamment après la terrible affaire Liana. Un certain nombre de députés de gauche, dont les députés et les filles, ont décidé de voter contre l'instauration de la perpétuité pour les violeurs en série sur des mineurs de moins de 15 ans. Comment est-ce que c'est possible, Éric Coquerel ?
Quand on viole plusieurs fois des jeunes filles de 12, 13, 14 ans, on ne mérite pas la perpétuité ? Parce que la question n'est pas de savoir si vous méritez la perpétuité. La question, c c'est qu'est-ce que ce projet de loi ?
Ce projet de loi, théoriquement, c'est pour protéger l'enfance. Donc il y a longtemps que nous savons qu'en réalité, la surenchère pénale est par exemple de dire vous allez mettre une peine tellement forte qu'elle va être dissuasive, ça ne marche pas. Je vous rappelle, je n'ai pas besoin de vous rappeler...
On est au-delà de ça. Comment ? On est au-delà de l'effet dissuasif.
Quand vous avez des personnes qui violent 10, 15 gamins, au bout d'un moment...
Vous pensez que quand quelqu'un même ne viole qu'un gamin, vous pensez que à un moment donné, le le fait que la peine soit plus longue, – Ah non, non, c'est juste que c'est encore pire quand ce sont des multi-récidistes. – Vous savez, ça me fait penser à M. Badinter lorsqu'il a fait voter la loi contre la peine de mort, qui rappelait que quand Bontemps a été condamné à Vous avez M.
Henri qui criait à bord, celui-là même qui l'a défendu. Cité Badinter s'est très mal passé à l'Assemblée. Je reviens, je reviens.
Vous savez que ça a déclenché un taux de...
L'aspect dissuasif, on sait que ce n'est pas ça qui protège. Deuxième chose, après, on va pouvoir à un moment donné considérer que par rapport à des crimes horribles ou de ce type, la seule solution c'est la perpétuité. Mais si, c'est la perpétuité.
D'ailleurs ça a été proposé, même le gouvernement a quand même voté contre. Il faut que ça soit incompressible si on pense que ces gens-là ne doivent plus sortir. Donc la question elle n'est pas là.
La question elle est, si on veut protéger les enfants, comment on fait pour prévenir ? Comment on fait pour empêcher la récidive ? Et figurez-vous de ce point de vue là ?
Les associations...
Attends, laissez-moi finir. On ne peut pas d'un côté laisser penser qu'avec une surenchère pénale, où on met toujours la surenchère pénale, on va faire semblant par rapport aux Français de régler la question. La question, elle se règle par des moyens.
Vous comprenez le symbole « vous votez non » à la perpétuité pour les violeurs d'enfants multiriscites ? Mais parce que c'est une surenchère. Vous comprenez pourquoi ce vote de non ça choque ?
La question n'est pas...
Vous savez, le fond d'une société par rapport à des peines, c'est de penser si une personne peut ou pas, à un moment donné, une fois qu'il a accompli sa peine, se racheter, etc. C'est un point – La peine de mort, ça sert à ça la prison, c'est de dire que ces personnes représentent un danger pour la société, on les sent. – La question qui est posée là, les gens ne peuvent pas remettre la peine de mort parce que notamment au niveau des traités européens, ce n'est pas Vous voyez bien que de manière sous-jacente, c'est la question.
C'est-à-dire l'idée qu'on va régler tous les problèmes de la société avec une surenchère pénale. Je dis que c'est démagogique, je dis que c'est hypocrite. Parce que si après ça, j'ai vu la ministre qui était pourtant plus raisonnable mais qui après a exploité cette histoire sur les médias, si après ça vous dites ah mais en réalité ils n'ont pas voulu ça, ils n'ont pas voulu certains ont même dit que nous voulions laisser en liberté, c'était du côté du – Vous proposez quoi pour eux ? – M.
Odoul, ce que nous proposons, c'est qu'on mette les moyens nécessaires en protection de l'enfance au niveau de la ZEU, au niveau de la récidive. Aujourd'hui, il faudrait au moins 3 milliards d euros. Et bien, figurez-vous, le budget de la justice ne propose que 130 millions d'euros en plus.
Et en plus, c'est indiqué que ça ira surtout sur les questions de personnel de prison et le narcotrafic. Autrement dit, c'est de l hypocrisie de dire qu'on va régler cette question. Pour vous, Éric Coquerel, les pédocriminels ne sont pas incurables comme l'a dit Gérald Darmanin ?
Je pense que comme tu es quelqu'un qui viole un bébé, qui viole plusieurs bébés, on va peut comprendre qu'à un moment donné, je pense que la problématique est telle que s'il le fait, ce n'est pas le fait qu'il risquera la perpétuité qui va l'empêcher de le faire. C'est ça la question. Mais est-ce qu'ils sont incurables ?
Non, je ne pense pas qu'ils soient forcément incurables. Par contre, il faudrait se donner les garanties quand ils sortent de prison qu'il n'y ait pas de récidive. Et ça, c'est un problème de moyens.
C'est un problème de suivi de la justice, c'est un problème de suivi de psy, etc. Et là-dessus, il nous manque des moyens de manière cruelle. Et tant qu'on n'aborde pas cette question, eh bien on en revient simplement, de manière démagogique et hypocrite, à laisser dire qu'on va régler le problème en en augmentant sans arrêt les peines de prison avec une espèce de surenchère qui ne règle rien.
Parce que je vais vous dire une chose, les Allemands, par exemple, ils ont beaucoup moins de cas de ce type. Et pourtant, ils n'ont pas une surenchère pénale. Par contre, ils mettent les moyens en termes contre la récidive, ils mettent les moyens contre l'accompagnement.
Donc c'est un problème de fond que nous mettons sur la table et arrêtons de laisser penser aux Français que si vous augmentez les peines de prison, pourquoi pas incompressible ? Ça, ça a été proposé. En réalité, vous réglerez le mal.
Eric Coquerel, on voit que cette question de la sécurité et de la justice, ça va être au cœur de l'élection présidentielle qui a débuté. Jean-Luc Mélenchon est en forte dynamique, on l'a vu dans les sondages à gauche, pourrait même se qualifier pour le second tour. Ce matin, je demande la part-parole du gouvernement, le cible.
Maude Bréjean dit « Jean-Luc Mélenchon est communautariste et porte un projet de démantèlement de l'autorité républicaine ». Elle ajoute « derrière l'expression marketing de nouvelle France, c'est bien de l'effacement de la France dont il s'agit ». C'est ça votre projet ?
Le démantèlement de l'autorité républicaine et l'effacement de la France ? – À votre avis. – À vous de répondre. – Écoutez, je ne vais pas répondre à toutes les phrases provocatrices qui sont lancées comme ça, sans aucun argument.
Que ces gens-là viennent débattre de projets, qui viennent débattre de ce que nous mettons sur la table. Par exemple, on parlait d'écologie, excusez-moi. On a mis sur la table la question d'éco-région, c'est-à-dire le fait que la planification écologique se décline par les régions organisées par versants.
Personne ne relève, personne ne discute. On nous met des anathèmes, alors que ce soit cette personne ou que ce soit M. Gluckspann.
Démantèlement de l'autorité républicaine. L'effacement de la France pour un pays qui demande à ne plus être aligné derrière les États-Unis d'Amérique et qui demande la souveraineté industrielle, numérique et à mettre le paquet pour qu'on puisse continuer à respirer sur cette planète notre pays. Ce n'est pas vraiment l'effacement contre la France, c'est le moins qu'on puisse dire.
Bernard Cazeneuve a annoncé cette semaine, il a dit qu'il proposait sa candidature à l'élection présidentielle. Il a utilisé un mot devenu célèbre de Jean-Luc Mélenchon. Il parle, à votre sujet et au sujet du RN, d'un double dégagisme, dit-il, parce qu'ils se nourrissent l'un l'autre.
Vous avez quelque chose à lui répondre ? Oui, je vais dire quelque chose. Au-delà de l'humanisme de M.
Cazeneuve, dont je vous rappelle que c'est lui qui a mis sur place en 2017, la loi où on tire pour refus d'obtempérer. Ce qui fait qu'il y a 35 personnes, passagers de voitures, qui ont été tuées depuis. En termes d'humanisme plus la mort de Rémi Fraisse, le moins que vous pouvez dire, c'est que ce n'est pas extraordinaire.
Mais surtout, toute personne qui se dit de gauche et qui explique d'une certaine manière, qui renverra dos à dos le Rassemble national, l'extrême droite et une formation de gauche, ces gens-là ne sont pas de gauche. En réalité, ces gens-là sont de droite. Voilà la réponse que je fais à M.
Cazeneuve. C'est uniquement pour essayer d'aller capter un électorat. – Pour vous, Bernard Kéden est de droite ?
Il est de droite. – En disant ça, bien sûr. Donc au deuxième tour, entre la gauche entre un candidat de gauche et un candidat d'URN, ils vont renvoyer dos à dos et laisser le pays à l'extrême droite.
Enfin tout ça n'est pas résolu. Surtout que ces gens-là prennent des responsabilités puisqu'ils parlent soi-disant à un électorat de gauche. Or si l'électorat de gauche évidemment s'abstient au deuxième Là, il y a des chances que l'extrême droite l'encore.
Donc je trouve que tous ceux qui se permettent d'avoir ce genre de discours, M. Cazeneuve, M. Glucksmann et un d'un d'autres, en réalité, c'est un discours qui favorise la droite et même l'extrême Pour la présidentielle, vous espérez rallier ce qu'on appelle la totalité du peuple de gauche ?
Plus largement, parce qu'on sait très bien que...
Les socialistes aussi, ceux qui ont des sensibilités socialistes, les sympathisants. Par exemple, tous l'électorat qui a voté pour le programme de rupture du nouveau Front Populaire, qui nous a mis en tête en 2024, je pense qu'il est susceptible de revoter pour un candidat qui propose quasiment le même programme, un programme de rupture. Et les et les centralistes.
Il y a des socialistes. Il y a des gens qui ont voté socialiste. – Éric Lecane, il y en a mort.
Mais au-delà de ça, on s'adresse à tout l'électorat en France qui ne supporte plus ce qui vient de se passer depuis 2017, c'est-à-dire la captation des richesses par une noblesse d et le fait qu'il manque terriblement d'argent justement pour les services publics pour l'état et que ce gouvernement monsieur macon continue de proposer la même chose ça c'est majoritaire il y a quelqu'un qui s'invite dans cette campagne oui un autre personnage mais qui n'est pas français qui s'invite je suis curieux d'avoir votre avis là-dessus c'est monsieur Elon Musk qui est le propriétaire de X anciennement Twitter qui sur X a expliqué que Marine Le Pen était le dernier espoir de la Alors, ce n'est pas totalement une surprise parce qu'il avait soutenu l'AFD par exemple en Allemagne, donc parti de l'extrême droite allemand. Est-ce que ça vous a étonné d'abord et est-ce que vous auriez préféré qu'il soutienne un autre candidat défavorable qui veut faire turbuler le système, donc Jean-Luc Mélenchon. – Bien sûr, j'aurais préféré que M.
Musk soutienne un candidat de gauche qui prouve exactement l'inverse de ce qu'il dit. Écoutez, M. Musk, il a une logique.
Il a soutenu un candidat suprémaciste et raciste qu'est M. Trump. Et maintenant, il soutient en Europe les candidats suprémacistes et racistes.
Ça a du poids d'après vous ? Vu le poids des réseaux sociaux. Sur X peut-être, ça peut favoriser.
Parce que je ne vais pas marquer, on parlait tout à l'heure de de cette loi sur la question de la perpétuité. Au moment même où on débattait sérieusement de ces questions, il y avait des gens du RN qui tweetaient sur nos députés en disant que nous étions complices des violeurs d'enfants, etc. Tout ça, c'est sur X.
Donc vous voyez bien que quelque part, oui, ça peut à un moment donné être une ingérence, et d'ailleurs je pense qu'il faut faire très attention, par rapport aux prochaines élections, et favorisant l'extrême Vous craignez pendant la campagne présidentielle d'une manipulation du réseau social X ? C'est tout à fait possible. Alors là, c'est tout à fait possible.
Je crains des ingérences étrangères et dans les ingérences étrangères, tout le monde le sait parce qu'il l'a même annoncé, on que la plupart viennent des États-Unis, en réalité. Notamment par rapport aux GAFAM. Oui, une surveillance absolument accrue, qu'on ne recommence pas ce qui s'est passé par rapport aux municipales où je vous rappelle plusieurs de nos candidats ont subi des ingérences étrangères, probablement venant d'Israël.
Bon, ça a été dit après, mais ça n'a pas été protégé pendant. Donc je souhaite qu'on soit protégés de ça. Merci beaucoup Éric Coquerel d'avoir été notre invité avec ces annonces sur le budget, les lignes rouges de la France insoumise, mais également effectivement cette demande renouvelée au gouvernement, le blocage des prix de l'essence parce qu'on le voit effectivement, la guerre semble vraiment reprendre au Proche-Orient entre l'Iran et les Etats-Unis.
Éric Coquerel