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InterviewRadio France (sur Site radio)· 24 juin 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergie

Canicule : "une baisse de 20 à 25% d’œufs" pour cette éleveuse de poules à Alvimare

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:49OuverteRéponse directe

    Comment vos 10 000 poules se portent avec la chaleur ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Vous arrivez à l'estimer, cette baisse du nombre d'œufs ou pas encore ?

  • 2:46OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous en pensez ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un souci pour certains producteurs de lin, par exemple ?

  • 4:43OuverteRéponse directe

    Ça va pénaliser le rendement, selon vous ?

  • 5:34OuverteRéponse directe

    Quelles aides sont mises en place par la Chambre d'agriculture pour aider les agriculteurs à investir et moderniser les exploitations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:18InvitéChiffre
    « On est entre 20 et 25%. »
  • 2:21InvitéChiffre
    « Et puis on est entre 20 et 25% de baisse de calibre aussi. »

Temps de parole

  • Invité71 %
  • Présentateur24 %
  • Présentateur 25 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Ici Normandie, premier sur l'actu locale en Normandie, ici matin. 8h moins le quart, vigilance rouge canicule sur toute la Normandie depuis hier midi. Et l'une des conséquences, c'est dans l'heure et la Seine-Maritime, l'interdiction des travaux agricoles dans les champs et des moissons entre 13h et 18h. Décision des préfets. La présidente de la Chambre d'agriculture de la Seine-Maritime répond à vos questions, Marianne Maquet. Bonjour Laurence Sellos. Bonjour. Vous avez aussi 50 hectares de culture de blé, de lin, de colza, des betteraves et 1000 poules pondeuses à Villemar. C'est entre 10 000. 10 000, pardon. 10 000. À Villemar, entre Hifteau. Avec 1000, c'est difficile de vivre.

Entre Hifteau et Bolbeck dans le pays de Côte, pardonnez-moi, j'ai loupé un zéro. Déjà une petite question, comment vos 10 000 poules se portent avec la chaleur ?

0:55
Invité

Elles sont courageuses parce que c'est vrai que c'est vraiment une chape de plomb qui nous est tombée, qui est tombée sur les bâtiments. Donc on fait en sorte qu'elle puisse avoir de l'eau fraîche en permanence. qu'on a installée sur le toit du bâtiment. Et c'est la première année que je fais des arroseurs d'eau type ceux qu'on a dans les jardins, vous savez, pour rafraîchir le toit pour que la température baisse à l'intérieur du bâtiment. Parce que moi, c'est la première fois en 15 ans de poules pondeuses que je suis confrontée à ce que ça dure aussi longtemps aussi. Parce qu'on a eu parfois des pics de chaleur aussi importants, mais qui ne duraient qu'une journée.

Et là, sur plusieurs jours, évidemment, la température, elle... En plus, elle a du mal à baisser la nuit, ce qui rafraîchissait aussi les poules. Donc on a pris des mesures supplémentaires.

1:47
Présentateur

Et elles mangent moins, ce qui veut dire moins de production ?

1:51
Invité

Oui, elles mangent moins. Tout à fait, ça fait une baisse de calibre. Le calibre des oeufs, il est aussi en fonction de leur âge. Mais évidemment, comme elles mangent moins, elles fournissent moins de nourriture à leur corps pour transformer et pondre des oeufs. Donc il y a une baisse de calibre. Et puis une baisse, évidemment, du nombre d'oeufs. Donc il va falloir patienter jusqu'au retour normal des températures.

2:13
Présentateur

Vous arrivez à l'estimer, cette baisse du nombre d'oeufs ou pas encore ?

2:18
Invité

Oui, oui, oui, bien sûr, on est entre 20 et 25%. Et puis on est entre 20 et 25% de baisse de calibre aussi. Donc les clients habituels qui viennent chercher de très gros oeufs, ben là, ils se rabattent sur des plus petits oeufs, on va dire.

2:34
Présentateur

Laurence Sélos, les travaux sont interdits dans les champs de 13h à 18h en Seine-Maritime et dans l'heure pour protéger les salariés agricoles et aussi limiter les départs de feu dans les champs. C'est historique comme mesure, c'est une première. Qu'est-ce que vous en pensez ?

2:48
Invité

Alors, voilà, c'est la première fois, me semble-t-il, d'un point de vue agricole, qu'on est en vigilance rouge, canicule. Donc ça me semblait raisonnable de prendre cette décision pour contraindre les agriculteurs à ne pas faire de bêtises, on va dire, parce que la végétation est très sèche. Et puis on n'est surtout pas encore dans une période de pleine moisson. Donc finalement, en Seine-Maritime, et je dis bien en Seine-Maritime, la moisson ne fait que de démarrer. Elle a démarré en Valais de Seine, mais avec un premier feu de récolte lundi. Donc vous voyez, ça dure de 13h à 18h. Donc si certains veulent faire des travaux des champs à partir des 18h, ça n'est pas encore très pénalisant.

Et puis on est vraiment en tout début de moisson. On aurait été en plein milieu avec des perspectives d'humidité derrière, de la pluie, etc. Là, ça aurait été très embêtant. Mais ça n'est pas du tout le cas actuellement. On n'est que fin juin. Est-ce que c'est un souci pour certains producteurs de lin, par exemple ? Alors, effectivement, on a démarré... Il y a eu une campagne des capsulages. Les capsulages, en fait, c'est le fait de battre le blé pour récupérer la semence... De battre, pardon, le la pour récupérer la semence. Et donc, on appelle ça les capsulages. Et pour les lindis verts qui ont été arrachés il y a déjà 15 jours, 3 semaines, c'était démarré. Voilà.

Donc, entre 13h et 18h, ça n'aura pas lieu. Mais en même temps, on a de belles perspectives derrière de sec. On va descendre en température, mais on ne va pas avoir non plus de pluie abondante. Donc, on va pouvoir continuer normalement les travaux. Pour l'orge, c'est moins grave.

4:38
Présentateur

Mais pour le blé, on l'a entendu, assez à 13h31, il souffre également de la chaleur. Ça va pénaliser le rendement, selon vous ?

4:46
Invité

Écoutez, on a déjà eu une période de chaleur à un moment clé, fin mai, qui a déjà... Voilà, c'était juste avant la période de floraison du blé. Donc, on n'a pas subi trop les effets. Là, effectivement, les chaleurs qu'on subit font faire ce qu'on appelle blanchir le blé. C'est-à-dire qu'il va prendre un coup de chaud vraiment très important. Et ça ne va pas du tout aider au fait de finir de mûrir la graine. Donc, on s'attend effectivement à des effets qu'on ne sait absolument pas mesurer à l'instant T. Il faudra attendre que ce soit dans les remorques et analyser pour voir quelles sont les conséquences sur la récolte de blé. Et c'est nos marines.

5:29
Présentateur

Ce genre d'épisode est amené à se répéter, finalement, d'année en année. Quelles aides sont mises en place par la Chambre d'agriculture pour aider les agriculteurs à investir et moderniser les exploitations, comme vous l'avez fait, là, en mettant des aspergeurs ? Si je ne me trompe pas sur les toits. Asperseurs ! Asperseurs sur les toits.

5:47
Invité

Alors, en fait, ce n'est pas la Chambre d'agriculture qui délivre des aides. Nous, on aide les agriculteurs à les déposer. C'est la région Normandie et puis le Conseil départemental Seine-Maritime qui ont des dispositifs ad hoc. Donc, la région Normandie, elle, dispose des dispositifs qui émanent de l'Europe et qu'elles cofinancent. Et donc, sur des dispositifs liés au changement climatique, il faut se renseigner sur le site de la région Normandie qui aide à hauteur de 15% dans des limites de 85 000 euros pour des investissements liés à ce changement climatique.

Et puis, le Conseil départemental 67 aide les éleveurs à faire des petits investissements, on appelle ça, qui peuvent améliorer le bien-être de leurs animaux. Donc, il y a des dispositifs, il ne faut pas hésiter à les saisir.

6:44
Présentateur

Merci beaucoup, Laurence Sellos, présidente de la Chambre d'agriculture à la Seine-Maritime. 50 hectares de culture blé, lin, colza, betterave et 10 000 poules pondeuses à Alvimard. Merci d'avoir accepté notre invitation et on entend vos poules derrière. Bonne journée. Bonne journée. Bonne journée. Oui.