Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC· 26 août 2025 8 min

Barbara Lefebvre : "Macron organise notre mise sous tutelle de l'Europe et la BCE"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ça fait 20 ans que monsieur Berou vote des budgets en déficit. Ça fait 20 ans que monsieur Berou copine avec tout le monde pour continuer à endetter la France. Ils nous ont tous dit quoi à l'époque ?

Mais c'est pas grave, les taux sont bas. Oui, mais sauf que maintenant les taux montent et que même la France, elle commence à être à plus du tout une valeur refuge sur les marchés. La dette française n'est plus une valeur refuge.

Les gens préfèrent acheter de la dette grecque, et oui. De la dette portugaise et oui. De la dette italienne.

Et pourtant, ils sont plus endettés sur leur PIB mais sauf que ils sont sur une trajectoire beaucoup plus positive. La Grèce, le Chypre, la Grèce et Chypre qui étaient au fond du trou il y a 15 ans, ils s'en sortent mieux. Même s'ils restent endetté, les marchés ont plus confiance en eux.

Alors maintenant que monsieur Beou nous explique sa petite stratégie, moi je vais vous lire ce que nous disait le 8 juin. Non non mais voilà, je vais juste vous expliquer parce que faut pas croire qu'hier il nous a fait un coup qui n'est pas euh une orchestration. Le 8 juin 2025 Amélie de Montchalin qui est la ministre des comptes publics JDD, elle dit "Nous sommes au bout du système.

Si nous ne faisons pas des choix importants, on sait pas lesquels, ce seront nos créanciers ou le FMI qui nous les imposeront. Donc moi je vous le dis, monsieur Macron organise tout ça pour que la France soit mise sous tutelle, sous tutelle de la commission de Bruxelles et sous tutelle de la BCE de madame la garde. C'est ça qu'il veut parce qu'il veut qu'on se on soit dissous dans l'Europe et ensuite de pouvoir dire "Ah vous voyez, heureusement que l'Union européenne est là pour nous sauver." Non, c'est l'Union européenne en partie qui nous met dans cette situation parce que si on était aujourd'hui souverain économiquement, on pourrait faire comme les Américains.

On jouerait sur la monnaie. Là, on peut rien faire. Donc voilà voilà la tactique, je partage je partage un certain nombre de choses que que tu as dit mais tu peux pas dire il propose rien.

On est sur une discussion d'un budget sur 44 milliards. Donc il y a il y a des propos d'économie d'économie et simplement pour pouvoir essayer de tenter de rembourser les intérêts de la dette. C'est même pas pour arriver à un budget qui nous permet de produire investir.

Donc il y a une amorce de plan qui est écrite. Moi ce que je reproche c'est qu'ils ne veulent pas discuter pas plus que les autres. C'est-à-dire, on cherche à tout faire passer en bloc, mais ça peut pas réussir.

Quand on est comme ça dans un marasme qui touche toutes les classes sociales, queles que soient les activités, ben le le le moment t'oblige à la discussion, t'oblige à transiger, ils veulent pas. Vous l'avez pas trouvé un peu contradictoire hier François Bairou Emmanuel ? parce que tu l'as écouté, tu l'as regardé, regarde quand il dit notamment, tu sais, sur les propositions, il le dit calmement, tu sais, avec ce ton pédagogique et et il dit "Les propositions que je faites, je l'ai dit, elles sont toutes négociables et amendables." Mais sauf qu'on n'y va pas.

Sauf qu'on y va pas. C'est là où tu dis "Mais attendez, si c'est négociable et amendable, laissez faire le parlement." Tu vois, on y va.

Je je propose la synthèse suivante. Ce qu'a dit tout à l'heure Jérôme dans l'entrée de notre débat, c'est la France normale du travail assiste à cette dégringolade avec. Ça c'est le premier point.

Le second point, au-delà du fait que Baou est en politique depuis 42 ans très exactement, bon ça c'est un fait, mais aujourd'hui les premiers ministres considérons que il faut prendre la situation d'aujourd'hui. Ce qu'on peut lui reprocher et ce que sourdement euh tous les gens qui nous écoutent lui reprochent majoritairement, c'est le manque de combativité parce que il il a fait en sorte d'être premier ministre, c'est pas pour s'affesser sa fallait que affaler les voiles comme ça. Il fallait il fallait qu'il combatte jusqu'au bout.

Euh mais bon euh c'était écrit, il a commencé son poste de premier ministre par pour aller à un enterrement et il aurait mieux fait de faire une prière pour son pote d'aller travailler tout de suite au bureau. Je voudrais juste rappeler une chose, attention les intérêts de la dette. À chaque fois en plus Bercy se fout de nous.

En 2022, ils avaient dit "Oh, ce sera que 38 milliards les intérêts de la dette. Au final, ça a été 50 millions. Cette année, oh, ce sera que 55.

Comme par hasard, c'est 67." Et et les les Français doivent bien comprendre les intérêts de la dette. C'est de l'argent qui ne paye rien.

Ça ne rien ça. Imaginez ce qu'on pourrait faire avec 67 milliards. Vous faites des routes, vous faites des établissements scolaires, vous faites des épades, vous faites des hôpitaux, vous faites des commissariats de police, vous faites des choses qui sont pour les Français.

Donc et mais vous savez quoi ? Qu'est-ce qu'ils se disent peut-être dans les petits couloirs de Bercy ? Oh les gars, 6000 milliards d'épargnes, les petits livret, les petits LDD, les petits P.

Un jour ou l'autre, si le FMI ou la BCE nous dit "Allez les gars, on y va, on ponctionne sur les comptes bancaires des Français, il y a 6000 milliards sous la main." Moi je le dis, si jamais c'est ça, nous Jérôme, Emmanuel, toi, on n'a pas travaillé pour mettre de l'argent de côté pour nos enfants, pour leur faire un patrimoine ou pour nous payer notre retraite pour que ces guignolos qui nous ont ruinés viennent tout nous prendre parce que et ils nous diront quoi ? Ah, on est désolé, c'est pas nous, mais c'est la BCE, c'est le FMI qui nous oblige et on finira comme les Grecs.

Et les Grecs aujourd'hui, même encore maintenant, s'il remontent un peu, c'est difficile la vie aujourd'hui pour les Grecs. Donc, on a vraiment intérêt à se réveiller, à secouer le cocotier. Et donc, il n'y a qu'une seule solution.

Ce n'est pas la dissolution. La solution, c'est la démission des Nicolas. Bonjour.

Allô. Bonjour. Bonjour.

Nicolas, chef d'entreprise dans les bouches du rôe. Alors, est-ce que vous avez compris la manœuvre de de Bairou ? Voyez ce qu'il veut faire ou pas ?

Bonjour. Bonjour à tous. Euh je m'appelle Nicolas et c'est pas une pour le grand des pieds de tout ce qu' dit aujourd'hui.

C'est Nicolas qui paye. Exactement. Ouais.

Et je paye bien. Euh non. Alors écoutez euh bon pour la petite parenthèse ça fait 10 12 ans que que je vous écoute à peu près.

Je suis encore assez jeune et Bao a fait plus de temps en politique que ma durée de vie actuelle ce que je trouve quand même assez assez fidérant. Euh mais moi je m'ai encore en pensant à lui, j'imagine. Euh je suis très heureux aujourd'hui parce que le fait je trouve que le fait que Bairou demande le vo de conscience, je vois pas en quoi ça peut passer de manière positive pour lui.

Ça me paraît assez invraisemblable et euh et je suis presque heureux de ce dégagisme qu'il va y avoir le concernant. Alors certes, on va rentrer dans dans une période un peu compliquée derrière encore comme on a eu il y a il y a à peu près un an. Euh mais je suis presque content que quelqu'un qui soit si peu combatif comme le disait Emmanuel de Villier si mou alors qu'on a besoin de quelqu'un qui a de l'énergie, qui secoue le pays, qui emmène tout le monde.

On n pas aujourd'hui d'esprit de conquête où il y a on est tous derrière une personne parce qu'on a pas cette personne et j'en suis très triste et à 33 ans, je suis très dégoûté et j'ai pas que j'ai aucun en fait ce que vous dites ce que vous dites Nicolas c'est que vous le chef d'entreprise qui est au quotidien aller à la bagarre Ouais. Ben vous dites là, on a on a un type qui fait peut-être le bon constat qu'on a tous fait hein, il suffit de de lire tous les rapports depuis des années mais qui en fait n n'est pas taillé pour aller au carton quoi en fait. C'est ça Nicolas.

C'était pas la l'homme de la situation, c'était pas la personne qui nous fallait. Moi en 17, j'avais cru à Macron pour quelqu'un de jeune qui avait de l'énergie et cetera. Au final, on s'est rend tous banané, on va dire, mais on n pas cette volonté d'avoir un seul homme derrière lequel on pourrait se mettre et je trouve ça dommage puisque c'est ce qu'il faudrait en fait.

Aujourd'hui, tout le monde est déchiré, que ça soit au niveau politique ou en terme d'idée et on n pas de d'union, on va dire et je trouve qu'on manque de d'un point central de ralliment et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui économiquement, moi je le constate depuis quelques temps déjà, c'est une c'est une cata Nicolas, le le petit problème, je me permets de de vous de proposer cet argument, c'est que non seulement il va y avoir la crise politique, alors vous dites "Bon, on va rentrer dans une période, on l'a déjà connu, mais le problème c'est que ça s'accule. Mais il y a surtout des forces de de bordellisation, on peut le dire par différents mots, euh qui qui amènent un risque de de quasi commencement de révolution. C'est vraiment très très grave.

Alors Nicolas, on va continuer la discussion si vous le permettez dans un instant avec Yannick. Yannique, il est commercial. Des bouches du rô, on va aller dans le Finistère.

Donc on va partir du côté de la de la Bretagne. Et Yannick, il a un mot à la bouche, c'est inconséquence. Inconséquence de la part de nos responsables politiques.

Alors Pairou, est-ce qu'il y arrivera ? Est-ce qu'il y arrivera pas ? Est-ce que vous avez compris son paris ?

Est-ce qu'il se tire par la petite porte ? Est-ce qu'il se tire par la petite porte François Baou parce qu'il veut pas aller au combat parce il sait qu'il va le perdre. 321 pour en parler avec les GG avec les grandes gueules.

Il est 9h20. Vous êtes avec nous sur RMC et RMC story. [Musique]

Barbara Lefebvre : "Macron organise notre mise sous tutelle de l'Europe et la BCE" — François Bayrou · Pourquijevote