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interview28 minutes - ARTE· 6 février 2026 46 min

Enseignante poignardée, procès du RN, Trump boude le Super Bowl… : Le Club | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir et bienvenue. Je suis ravi de vous accueillir dans votre club de 28 minutes. Un club très sélect et fort bien fréquenté.

La preuve ce soir encore puisque'une ribbe d'économistes, journalistes, essayistes et dessinateurs vont nous éclairer de leurs lumières incandescentes. Au menu ce soir, le niveau de vie moyen des Français qui décroche par rapport à celui de leurs voisins. Il y a pas de chute brutale en 3 4 ans.

Il y a un land déclassement qui se confirme quinquena après quinquena parce que au fond il y a des choix collectifs qui me semble-t-il correspondent à des tendances profondes françaises depuis une cinquantaine d'années qui aboutissent à ça. Et pour la 3e année consécutive, le PIB par habitant en France est inférieur à la moyenne européenne. Alors pourquoi ce déclassement ?

Sommes-nous moins compétitifs que nos voisins ? On en débattra puis avec notre invité de la semaine, nous nous interrogerons sur la façon de sauver ce qui disparaît, une histoire, une famille, une espèce. Dans son dernier livre, la romancière Adelle Rosenfeld raconte l'extinction des vaches de mer ces mythiques animaux marins disparus au 18e siècle.

Et en fin d'émission, nous retrouverons le toujours surprenant David Cassel Lopez. Salut David. Salut Renault.

Vous nous parlez de quoi ce soir ? Euh des jouets et des nazis. Les jouets et les nazis.

Surprenant en effet. À tout à l'heure David. Et voilà donc le programme du club de 21 minutes.

C'est parti. [musique] Bonsoir Natacha Triou. Bonsoir.

Ravi de vous retrouver. Bienvenue Natacha et Frédéric S bien sûr. Bonsoir Ren.

Quelle doublette, quel couple. Bienvenue à vous Frédéric. Bienvenue à tous les deux.

Et voici nos clubistes de ce soir. Thomas Porcher, ravi de vous accueillir. Thomas, bienvenue.

Économiste, membre des économistes atterrés, professeur à la Paris School of Business et vous venez de faire paraître aux éditions Plomb avec votre acolyte, votre acolyte de France Inter, Dominique, les débats de l'écho, c'est ce débat qui vous oppose chaque vendredi euh à Dominique, ça vous confirmez cette information ? Je confirme, tout est juste. Bon, bienvenue à vous Thomas, vos côté Blanche Leiddon.

Bonsoir Blanche, directrice des études de France de l'Institut Montigne et vous venez de publier un rapport intitulé démocratie, les nouveaux chemins du civisme qui est disponible sur le site de l'Institut Montaigne. Exact. Ah, le civisme Jean Cremer, ça vous dit quelque chose ?

Bienvenue Jean. Bien ravi de vous accueillir comme toujours. Vous êtes toujours journaliste.

Toujours journaliste et spécialiste des questions européennes. Incroyable. Euh c'est pas une équipe qui gagne.

Oui, c'est cela. Et c'est notre ami Eric Truant pupitre. Salut Ric, bienvenue dessinateur de presse bien sûr membre de Cartooning for Press et vous contribuez quotidiennement au médias en ligne sans doute.

Frédéric, la première actualité de la semaine c'est une enseignante qui a été poignardée par un élève de 14 ans dans un collège du Var cette semaine. Émotion unanime évidemment après cette violente agression dans un collège de Sanarie sur la professeur était toujours dans un état critique cet après-midi. Le collégien de 14 ans qui apportait les coups de couteau, lui a été placé en détention provisoire.

Il aurait agi par vengeance après plusieurs réprimandes de cette enseignante. En septembre dernier dans le barin, une autre enseignante avait déjà été blessé à coup de couteau et puis en juin dernier, une surveillante avait été tuée en haute marne. Alors si l'émotion est unanime, les solutions à apporter à ce type de fait le sont moins.

Faut-il par exemple équiper les établissements de porti détecteur de métaux ? Les syndicats d'enseignants ne sont pas vraiment convaincus. On nous sort toujours une réponse qui relève plus de la communication politique ou de l'effet d'annonce qu'autre chose.

Les portiques, quand on est personnel dans un collège ou dans un lycée, on sait très bien que ça ne correspond pas à la réalité de notre établissement. Comment est-ce qu'on fait pour que les élèves ne viennent pas avec un couteau à l'école ? Il est là l'enjeu et l'enjeu, il est donc de prévention, d'éducation.

C'est pas en transformant les établissements scolaires en véritable bunker qu'on résoudra cette questionl. Alors cette question là Blanche Leidon, quelles sont selon vous les les priorités à explorer d'abord face à cette violence ? B je suis assez d'accord avec ce qui vient d'être dit, à savoir que oui, la réponse sécuritaire, elle est essentielle mais en réalité, elle est déjà laaveu d'un échec, c'est-à-dire la veœu de l'impuissance à prévenir ces violences là.

Et avant même ça, il faut se dire ben comment est-ce qu'on fait en sorte que ces élèves-là ne viennent pas armés, que ce soit avec des couteaux ou avec d'autres outils dans leur sac. Il y a évidemment une question de prévention, une question de santé mentale qui se pose nous à l'Institut Montigne avec l'Institut Teram et la mutualité française. On avait fait une très grosse enquête l'année dernière qui montrait que vous avez presque un/4 des jeunes aujourd'hui qui souffrent de troubles de la tension de troubles psychiques qui sont même qui ont des des troubles de signes de dépression.

Et donc là, il faut, on voit aujourd'hui euh qu'on a euh dans les établissements scolaires des lacunes énormes en terme d'accompagnement euh de professionnels qui sont là pour les accompagner. Donc la réponse sécuritaire, oui, mais avant, il faut s'en prendre à la racine du mal parce que la sécurité finalement c'est un pensement euh et il faut euh s'attaquer aux causes dans un monde qui est de plus en plus violent où notre jeunesse est exposée à cette violence là notamment via les réseaux sociaux. Pour moi, c'est bien ça la priorité, hein.

Avec d'ailleurs précisément des pénuries, les médecins scolaires ne sont que 900 Thomas Porchet pour 12 millions d'élèves dans le primaire et dans le secondaire. On tient là aussi une partie de la réponse. Et ben tout à fait, je suis d'accord avec vous.

Je pense qu'un portique, vous savez quand on des des des déterminés à faire du mal avec un stylo à plume, on peut faire du mal, un compa, une fourchette donc c'est pas les portiques, c'est pas même si au cours de l'année passée, excusez-moi, il y a quand même plus de 600 couteaux qui ont été saisis dans les établissements scolaires. Il y a eu plein de contrôles qui ont abouti justement à saisir des Il y a un problème de société avec ce qu'a dit Blanche. Elle a entièrement raison.

Après, je dirais qu'il y a une perte d'autorité du professeur dû à un dénigrement qui a eu lieu aussi dans la société sur les professeurs. Le fait qu'on les paye moins, le fait que on dise faut dégraisser le mammou à un moment, le fait queon les caporalise, c'est-à-dire qu'on fait des réformes sans sans tenir compte de ce que eux pensent et et et du terrain. Ce qui fait que aujourd'hui ben vous avez l'impression que derrière un professeur, il y a plus une institution qui va être forte et donc que vous pouvez commencer par bah des insultes et puis après aller plus loin.

Et on a vu les les derniers drames Samuel Patier, le drame de de cette d'enseignante qui a été qui a été poignardée. Donc il y a aussi Samuel Pat, il y avait une dimension idéologique qui était était pas lié au respect de l'autorité. Il y avait c'était un attentatiste.

Oui, mais bon, ça reste un professeur. Euh donc et il y avait des problèmes aussi avec la hiérarchie peut-être qu' avait pas remonté suffisamment. Enfin bon, euh il y a il y a aussi il y a aussi ce problème là et il y a aussi effectivement le problème de moyens.

Vous avez parfois dans des dans dans certaines filières, par exemple les filières professionnelles, dans des quartiers pauvres où il y a un cumul de pauvreté, de chômage, il peut y avoir un besoin de moyens supplémentaires et souvent les dernières années ce qu'on a fait c'est qu'on a retiré des moyens dans ces endroits-là. Jeanquer si on doit chercher un responsable, c'est c'est qui ? C'est quoi ? les réseaux sociaux par exemple puis qu'il y a aussi ce projet d'interdiction des réseaux sociaux au moins de 16 ans.

Bah chaque gén d'abord un chaque génération on tente de trouver des responsables. Vous savez c'est le niveau baisse. Moi depuis ma naissance j'ai entendu ça.

Le niveau baisse le niveau baisse. Mais il y a il y a peut-être une responsabilité sur laquelle on veut pas s'interroger qui est ce qui s'est passé au moment du confinement. Là, toutes les études qui ont été faites horizontalement par l'UNICEF, par euh euh l'OMS sur la santé mentale des jeunes, ça a été terrifiant.

Le résultat sont terrifiants, c'est-à-dire troupe de des troupes de de l'anxiété, des troupes liées à l'angoisse. Et d'ailleurs, le gamin de 14 ans qui a poardé, c'était cit cette cette professeur dit qu'il a qu'il souffrait de de d'anxiété, d'angoisse et cetera. Et donc, il y a une désocialisation des enfants à cette époque-là. confiné effectivement chez nos voisins aussi.

Oui, absolument c'est pareil parce que c'est des études qui ont été faites par l'OMS donc ils sont pas intéressés à la France, ils sont intéressés partout et on voit bien tous ceux qui ont des enfants qui ont vécu le confinement au moment de leur adolescence, on voit bien qu'ils ont tous développé des problèmes que nous n'avons pas rencontré. Et là, il y a un moment aussi où le gouvernement devra se poser la question de sa responsabilité dans ce qui s'est passé parce queon jamais tiré les leçons de ce qui s'est passé. C'està dire est-ce que c'était la bonne réponse ?

Est-ce qu'on s'est pas planté ? Est-ce qu'on a pas sacrifié notre jeunesse pour sauver les vieux ? en parle bien parce que je suis vieux moi-même et la santé mentale qui avait été érigée en grande cause nationale, on peine quand même à en avoir des résultats très concrets et là je trouve que c'est symboliquement c'est très fort.

La semaine dernière, on a appris que le délégué interministériel à la santé mentale Frank Bélivier démissionnait de son poste et a priori on sait même pas qui le remplacera. Donc là aussi, on est dans le symbole et et pardon dernier élément très lié aussi à l'instabilité politique, on a eu je crois se ministres de l'éducation nationale euh ces six dernières années. Évidemment ça n'aide pas à euh affirmer implant des politiques de puis il y a cette question des addictions.

Vous évoquiez les les réseaux sociaux notamment qui sont l'une des addictions potentiellement pointées du doigt. La guerre collective. Emmanuel Macron avait dit une guerre connective à il y a une autre d'addiction sur laquelle Éric Truan voudrait nous alerter.

Oui. Euh et bien malheureusement toutes les addictions ne sont pas seulement mauvaises pour la santé mais euh mauvaise pour l'entourage. Ouais.

Merci Éric. Frédéric, on va passer à votre duel de la semaine. Ce duel, il oppose une magistrate et une prévenue condamnée en premier instance.

C'est qui risque gros en appel. Absolument. Renault à ma gauche, une magistrate Marie-Suzanne Lequo 66 ans, procureur général près la cour d'appel de Paris.

À ma droite, une politique Marine Le Pen, 57 ans, député Rassemblement national du Pas de Calé, triple candidate à la présidentielle et elle espère bien sûr faire une 4e tentative l'an prochain en 2027. On sera-t-elle empêché par une condamnation judiciaire ? Marine Le Pen et 10 autres prévenus, vous le savez, affrontent en ce moment leur procès en appel pour détournement de fonds du Parlement européen.

Cette semaine, les réquisitions des avocats généraux ont de nouveau pointé la responsabilité de Marine Le Pen dans ce dossier. 4 ans de prison ont été requis, dont trois fermes contre elle et surtout une peine d'inéligibilité de 5 ans sans exécution immédiate. Cette fois-ci, on y reviendra.

Alors, on n'est pas au bout du chemin judiciaire. Ce ne sont que des réquisitions. Les juges pourront les suivre ou pas.

Décision allaité. Mais d'ors et déjà, les proches de Marine Le Pen font monter la pression et dénoncent une forme de tyrannie des juges. Moi, ce qui me gêne, c'est que en fait, on aurait l'impression que des juges peuvent décider du casting de l'élection présidentielle et ça c'est troublant.

Ce serait la première fois d'ailleurs. Et je pense que qu'effectivement ça doit nous interroger, ça doit interroger notre système démocratique. Voilà.

Autrement dit, les juges bafouraient le libre choix des électeurs en empêchant éventuellement celle qui est donnée en tête des sondages pour l'instant Marine Le Pen de pouvoir concourir. Alors le symbole de la justice, vous le savez, c'est la déesse qui porte une balance et un bandeau qui lui masque les yeux. Elle pourrait aussi d'ailleurs porter un billon tant la justice a des des réticences à s'exprimer dans les médias.

On ne l'entend jamais. Or cette fois-ci, et c'est exceptionnel, la procureur générale près la cour d'appel de Paris a pris la parole. Marie-Suzanne Lequéo et la supérieure hiérarchique des avocats généraux qui ont fait les réquisitions lors du procès de de Marine Le Pen.

Elle a tenu à contrer le discours victimaire de Marine Le Pen et des autres prévenus. Ce n'est pas nous qui avons placé les prévenus dans cette situation, c'est eux qui a justifié effectivement qu'on en arrive à à un procès qui d'ailleurs qui d'ailleurs aurait peut-être pu avoir lieu il y a déjà plusieurs mois, plusieurs voire plusieurs années s'il n'y avait pas eu pendant l'instruction 45 recours d'engager. Voilà, 45 courours qui ont évidemment allongé le temps de la de la justice.

Marine Le Pen connaîtra son sort d'ici cet été. Si elle est à nouveau condamnée, elle peut former un nouveau recours et saisir la Cour de cassation. Mais elle a déjà annoncé qu'en cas de condamnation, cette fois-ci, elle passerait la main à Jordan Bardella pour la pour la présidentielle.

Thomas Porchet, on entend depuis des années des politiques qui dénoncent le gouvernement des juges. Je mets évidemment des guillemets. Ce qui est plus nouveau, c'est que la justice réponde, se justifie dans les médias.

C'est une bonne chose selon vous ou ça risque de galvoder la parole judiciaire ? Moi je ben je je dirais que oui, c'est un peu compliqué, non ? Mais moi je je dirais en fait que on n' pas besoin pour ça qu'on vous l'a pas posé.

C'est à vous Thomas. On n' pas besoin de se justifier dans les médias. Je pense qu'il enfin euh il y a il y a des règles, il y a il y a il y a du droit.

Euh c'est pas parce qu'on est euh en première place dans les sondages euh ou qu'on veut se présenter à la présidentielle que on n'a pas euh de règles à respecter. Euh donc voilà, il faut les appliquer. Après euh il y a le bruit médiatique d'un côté et puis il y a les règles de l'autre.

Je pense qu'il y a pas il y a pas besoin d'organiser parce que moi ce qui me fait peur c'est qu'après là pour faire le parallèle avec le le Covid puisque il a ouvert, tu as ouvert le débat là-dessus, c'est qu'après on est plein de débat là-dessus avec des magistrats, des avocats, ça se retrouve un peu avec les médecins qui parlaient de tout et de rien dans les débats. Sauf que s'il parle aussi les magistrats parfois maintenant Thomas c'est qu'ils sont menacés aussi parfois on l'a vu après la décision en première instance les magistrats une magistrate a été mise à par les médias moins menacé bien au contraire puis là il y avait quand même eu un infléchissement là vous on a entendu Sébastien Chenu mais quand même depuis le début du procès en appel tout le personnel du RN avait quand même largement modifié sa rhtorique en la matière il y avait un procès qui était beaucoup moins politique il faisait profil bas c'était pas du tout la même rhtorique et d'ailleurs la rhtorique de Marine Le Pen elle était presque ésotérique au tout début de son appel puisqu'elle disait maintenant je crois au miracle. Elle a eu cette phrase là, elle dit ce je suis croyante ce n'est désormais qu'un miracle qui peut me sauver cette situation là.

Donc, on était beaucoup moins dans cette attaque systématique des juges parce qu'elle avait bien compris que l'inéligibilité et notamment l'exécution provisoire était largement d à cette position qui d'ailleurs a été dénoncée dans les réquisitoires puisqu'on a accusé euh euh tout euh euh le le l'accusation euh d'avoir été euh dans une stratégie de délégitimation totale des contrepouvoirs et notamment de la justice. Et l'avenir politique de Marine Le Pen, Jean-Chromer, est-ce qu'elle a encore un avenir politique ? Non, je pense qu'elle a plus d'envir condamné.

Mais moi, ce qui me troupe quand même et là de ce point de vue-là, la question effectivement euh de la de le je dirais de l'engagement politique des juges s'oppose. Pourquoi est-ce que Jean-Luc Mélenchon et les filles qui ont la même affaire au Fess depuis 2018 pour 500000 € de détournement avec des assistants parlementaires européens parlement européen au Parlement européen n'ont toujours pas été jugés et l'instruction est dans du formol. Alors déjà c'est pas du tout les mêmes sommes hein.

Euh le le rassembl national c'est beaucoup plus Oui c'est 500000 €. Pourquoi ça n'a pas alors que le modèle a été jugé le RN n'a été jugé ? Pas et les fill c'est ça qui me trouble.

Un dessin d'Éric Ruand. Oui. Alors j'ai fait mon petit micro trottoir et on a trouvé un français qui nous dit une délinquante financière inéligible qui a détourné 3 millions de fonds publics.

On a jamais essayé. Merci Éric. C'est l'heure maintenant de la une internationale en couverture cette semaine du Spigle.

L'bdomadaire allemand. Le club Epstein, comment une élite mondiale s'est rassemblée autour du délinquant sexuel. 3 millions et demi de documents déclassifiés, des vidéos, des mails, des photos.

Le tout mis à disposition du monde entier. L'affaire Epstein du nom donc de cet homme d'affaires américain, mor détention dans l'attente de son procès pour trafic de mineur prend une nouvelle dimension avec des répercussions internationales massives. Ce grand déballage de documents interroge aussi parce que comment faire l'terie entre ce qui relève de la vraie complicité criminelle et puis du simple contact ponctuel Blanche le ridon.

Comment concilier en fait le droit à l'information mais aussi le devoir de prudence par rapport à ces documents ? Absolument. Là ce qu'on ce qu'on observe c'est qu'il y a une espèce d'immense confusion avec ces documents plétoriques qui ont été révélés et on va un peu vite où parfois on a l'impression que mention voudrait complicité ou culpabilité.

Or c'est pas le cas. Donc faut le prendre avec énormément de prudence et on a un peu l'impression que celui qui en bénéficie, c'est un Donald Trump dont la présence est totalement diluée, voire noyé dans un océan d'autres noms dont on sait difficilement euh euh faire le lien direct avec Epstein. Donc je crois que tout ça doit être manié.

Là, on est vraiment dans une transparence un peu forcée. C'est c'est le Congrès hein qui a voté une loi pour déclassifier tous ces documents-l. Mais là, je crois que ça crée énormément de confusion, plus que ça ne vient clarifié alors même que c'était l'objectif initial. des contacts des relations de différentes natures, ça peut créer de la confusion certes, mais ça révèle quand même un agenda de Jeffre Epstein particulièrement fourni et effectivement des contact réguliers avec beaucoup de grands de ce monde.

Ouais, mais en fait ça révèle une chose, c'est que les les très très puissants de ce monde sont un petit club en fait et tout le monde se connaît finalement. C'est vrai la grande bourgeoisie en fait, elle est elle est elle est très elle est très serrée et ça et ça se voit et après effectivement moi je pense que derrière sélectionner tu un peu plus leur relation. En l'occurrence, on parle de quelqu'un qui était un pédo criminel et dans la tente de Alors, pour le coup, il faut faut démêler chaque chose.

Mais je sais pas moi, si on vous invite à une soirée qu'on vous dit Bill Clinton vient et que vous venez de recevoir, je sais pas moi, la Palme d'or ou je ne sais quoi, peut-être que vous pouvez y aller et que vous n'êtes pas forcément coupable. Euh là, il y a on parle vraiment de de de tout. Mais après, effectivement, il y avait quand même des articles du New York Times qui montraient les liens entre Epstein et Trump.

Euh et c'est vrai que là, ce déballement euh dilue un petit peu euh les liens que pouvaient avoir euh Effstein avec Trump et je pense que ça sert quand même Trump. Oui, on on peut on peut voir ça aussi euh Jean Quatreemer sous les dictatures, on a accès à aucun document par définition et là on est presque noyé sous la profusion de documents, ce qui n'est pas forcément d'ailleurs plus clair pour le grand public. C'est une évidence.

Je veux dire moi comme journaliste j'ai mené des enquêtes et c était si j'avais déballé tous les documents que j'avais personne ne se retrouver parce qu'il y a des documents qui sont pertinents, d'autres qui sont pas pertinents et donc il faut recouper hiérarchiser et cetera encore pas 3 millions. Voilà, j'avais pas 3 millions mais déjà mais ne serait-ce que une trentaine de documents, c'est pas simple pour raconter une histoire parce que il faut voir ce qu'il y a derrière. Beaucoup de gens mentent, racontent n'importe quoi.

Il y a des des messages, vous lisez un message qui a priori est neutre, mais vous le lisez au regard de ce que vous avez appris par ailleurs. Et d'un seul coup, le message change de sens. Vous écrivez Istein, vous saviez pas forcément les activités qu'il avait par ailleurs dans le dans le privé.

Vous lui envoyez un message pour une autre chose et on dira "Ah, il a eu un contact, il avait été condamné en 2008." Voilà. Mais par exemple, je sais pas, il y a des il y a des je parle avant 2008, je parle avant 2008.

Mais cela vous êtes condamné, vous accomplissez votre peine, vous pouvez quand même aller voir Epstein. Je veux dire le la prison normalement une fois que vous avez fait votre peine, ben ça purge le le péché. C'est sinon c'est dans ce cas-là, la personne qui a été punie par la loi devient totalement infréquentable.

Ça ça me gêne aussi. Il y a un côté, tout ça devient un côté très moralisateur qui gène il y a un effet très aussi quand quelqu'un y va, vous dites "Ah bah si lui il va pourquoi moi j'irai pas En tout cas, ce dossier de l'écho jusqu'en France et touche y compris des personnalités éminentes dont un ancien ministre ou absolument un ancien ministre Jack Lang qui se défend. L'argent n'a-t-il pas d'odeur ?

Jack Lang je n'ai plus d'odeur depuis 2010. [rires] Merci Éric. Frédéric, on va passer à une autre actualité de la semaine, c'est le niveau de vie moyen des Français qui décroche par rapport à celui de de nos voisins.

Oui. Et vous connaissez peut-être l'adage quand on se regarde, on se désole, quand on se compare, on se console. Et bien cet adage ne fonctionne plus pour l'économie française.

Le niveau de vie moyen des Français est passé en dessous de la moyenne des pays européens. Les chercheurs ont pris en compte le PIB par habitant. On le voit ici, il nous est largement supérieur en Irlande, en Allemagne, dans les pays nordiques et l'écart est en train encore d'augmenter.

Les pays qui avaient le même niveau de vie que nous euh nous ont dépassé ou nous ont distancé. Typiquement l'Allemagne, un français et un allemand. Allemagne de l'Ouest en 1975 avait le même niveau de vie. aujourd'hui à 12 % d'écart et puis les pays qui étaient derrière nous ont rattrapé ou sont en train de nous rattraper sont en train de nous rattraper dont l'Italie, l'Espagne ou la Slovénie.

Thomas Porchet, ça vous inquiète ou bien est-ce qu'il faut relativiser cette notion de PIB par habitant qui ne serait pas forcément un bon un bon indicateur ? Il faut relativiser le PIB par habitant. Le PIB par habitant, c'est quoi ?

Vous avez le PIB en haut, la création de richesse, en dénominateur, vous avez la population totale. Et quand on regarde les séries longues, il y a des pays où la population a diminué. Par exemple, l'Italie en 15 ans a perdu 1 million d'habitants.

C'est-à-dire que son PIB par habitant a augmenté mais pour des mauvaises raisons. La Pologne qui a été citée alors est dans un processus de rattrapage he parce qu'elle est entrée dans l'Union européenne mais en plus elle a perdu 2 millions d'habitants. Donc son PIB par habitant a augmenté pour des mauvaises raisons.

Or nous ces 15 dernières années, nous avons pris 4 millions d'habitants parce que nous avions une démographie qui était qui était importante. Donc il faut faire très attention avec ces comparaisons. En réalité pour voir si on se déclase, il faut se comparer à nous-même.

Quel était le PIB par habitant en 2010 ou en 2000 ? est quel est-il aujourd'hui ? Et ben il a augmenté.

La courbe montre que ça a augmenté. Donc c'est pas aussi grave que ça. Et puis attention, vous avez cité l'Irlande.

Faites attention quand même, l'Irlande a un PIB qui est complètement détraqué par l'optimisation fiscale. Il y a eu des années bah vous avez en fait, ils exportent des bilans comptables, ils importent des bilans comptables. Les Irlandais n'en voient pas trop la couleur et vous avez des années des où le taux de croissance irlandais est à 25 % ce qui est complètement mais complètement hallucinant, vous voyez.

Et donc qui ne représente en réalité rien. Donc faisons attention comparaison internationale quand même le ridon. On vous la rassurer la France va bien et [rires] parfaitement compétitif.

D'autres indicateurs qui peuvent aussi nous inquiéter. Je pense au 7 117 pardon de notre dette sur notre PIB, au fait qu'on ait pas voté de budget à l'équilibre depuis 1974, au fait on a quand même des marges de manœuvre extrêmement contraintes et et limitées. Mais je veux pas céder au discours du déclin non plus.

Je pense que tout ça n'est ni irréversible ni inéluctable. Il y a encore des atouts, mais c'est vrai que la campagne de 2027, elle devra aussi se faire sur de l'effort et qu'il faudra pas simplement promettre des lendemains qui chantent, mais qui aura aussi un effort et notamment budgétaire à faire. Pourquoi est-ce qu'un certain nombre économies du tableau que vous venez de montrer ont réussi à rattraper la France ? parce qu'il ont eu des réformes notamment après la crise économique de 2008, je pense à l'Espagne, au Portugal, à l'Italie aussi hein qui ont été engagés qui leur ont permis de remonter la pente réformous la je le retraite d'ailleurs pas exactement et et ces réformes là nous on ne les a pas faites à ce moment précis est-ce qu'on réussira à les faire en 2027 tout dépendra bien sûr de la campagne et l'élection l'Italie a une dette plus élevée que nous ouf disons-le voilà l'enquêre maire avec un budget en France qui prévoit 5 % de déficit est-ce qu'on a des chances de remonter dans ce classement non mais il y a des choix collectifs qui ont été faits en France.

Le choix collectif c'est toujours plus de dépenses publiques, toujours plus de prélèvement. Donc évidemment ça favorise pas la prise de risque. On refuse de faire des choix.

Par exemple, il faut réarmer. C'est aussi simple que ça. Nous devons réarmer massivement.

Mais en même temps, les Français en ont vaguement conscience mais ils veulent maintenir la retraite à 62 ans ou 63 ans alors que partout ailleurs, c'est en train de monter vers les 70 ans. C'est juste pas possible parce que le plus gros poste de nos dépenses aujourd'hui, c'est les retraités. C'est aussi simple que ça.

C'estàd que c'est les vieux qui pèsent sur la croissance et les vieux qui pèsent sur la jeunesse. Il y a un mam il va falloir se poser des vrais questions mais on peut pas se les poser. Alors quand on voit j'insiste sur la défense parce que c'est très intéressant lorsque vous euh lorsqu'on dit on se déclase regardez la créativité ne serait-ce que dans le domaine de la défense parce que d'un seul coup on regarde ce qui se passe avec des petites entreprises qui créent des choses extraordinaires.

Nous en France évidemment nous ne sommes pas déclassés. Nous avons un savoir-faire, une technologie de l'intelligence et cetera et des des gens formés bien plus qu'aux États-Unis. Les États-Unis, ilsent des cerveaux, nous, on en exporte.

Donc moi, je pense il faut arrêter avec ce discours là. Il faut faire des choix sociaux. Ça c'est vrai et il faut falloir un jour taper dans les retraites mais et augmenter l'âge de la retraite, pas diminuer les retraites mais augmenter l'âge de la retraite vers les 70 ans.

Et pour le reste et bien en tous les cas il y a pas de de désespoir à avoir pour Vous en êtes la preuve qu'on exporte des cerveaux jusqu'à Bruxelles [rires] Frédéric Thomasch d'un mot il y a la question de la productivité qui a longtemps été un atout français on était plus productif par heure travaillé que bien des pays. Ça a tendance à se tasser en France plus qu'ailleurs. Est-ce que ça ça doit nous inquiéter ?

Oui, ça ça doit nous inquiéter. Mais pourquoi ça se tasse ? Il faut comprendre pourquoi ça se tasse pour des raisons valables.

C'està-dire que la population vieillit donc elle est moins productive et là on peut on peut rien faire hein. Et ça se tasse aussi pour des choix politiques. Par exemple, ça se tasse parce qu'on a créé beaucoup d'emplois précaires et qui n'a pas créé autant de production.

C'est l'ubérisation de l'économie. Ça se tasse aussi parce que nous n'arrivons pas à innover autant qu'avant mais il y a eu aussi des des baisses de dotation sur la recherche. C'est des choix économiques et ça se tasse aussi par parce qu'il y a eu un manque d'investissement dans les infrastructures.

Donc c'est multifactoriel et il faut regarder facteur par facteur. Mais il y a eu des choix politiques dont monsieur Fouchet a fait partie puisqu'il était directeur de cabinet de Pic madame Pico qui ont affaibli la productivité française. À propos de compétition, c'est ce soir la cérémonie d'ouverture officielle donc des Jeux Olympiques d'hiver de euh Milan Cortina, n'est-ce pas Éric ?

Absolument. Et donc j'ai fait une petite analogie économique sportivo euh économique hm hm avec [rires] les principaux pays européens en chacun c'est plus compliqué en effet. [rires] Merci.

Je reconnais Natacha, c'est maintenant l'heure de votre pointcom de la semaine et ce soir vous nous présenter l'événement sportif du weekend à venir outre l'ouverture des Jeux Olympiques. Événement sportif qui est celui-là aux États-Unis au cœur d'une polémique politique. Oui, c'est le super ball, la finale de Ligue de football américain.

L'événement sportif le plus regardé à la télévision aux États-Unis qui va se dérouler ce dimanche en Californie à Santa Clara. Alors, la polémique porte sur le choix de l'artiste principal qui va se produire bah en concert dans le stade à la mi-temps. C'est Bad Bunny, le chanteur pororicain et comme le titre The New Yorker, le musicien pop le plus important de notre époque.

Mais alors ce qui fait réagir, c'est son opposition frontale à Trump. Lors de la dernière cérémonie des des Gryards, dimanche dernier, c'est un peu nos victoires de la musique, l'artiste a remporté trois trophées et il a lancer le ce slogan out dehors, la police de l'immigration. Alors l'an dernier déjà Bad Benny avait publié un titre Noé Vaol dans lequel une voix qui imite celle du président demander pardon aux immigrants.

Alors on a aussi avec ce super ball une ambiance particulièrement politique qui va être très chargée parce qu'il y a aussi donc Grinday ce groupe qui est aussi très ouvertement anti Trump qui va s'occuper du concert d'ouverture. Alors côté Maga, côté Trump ça grince. Certains proposent une programmation alternative.

Par exemple, levez la main si vous pensez que Nicky Minage devrait assurer le spectacle de la mi-temps du match de la NFL et non pas de Benny, Nicky Minage qui depuis peu est la première fan de Donald Trump. Et quant à lui, il a déclaré dans la presse "Je suis contre eux, je pense que c'est un choix terrible. Tout ce que cela fait, c'est se meter la haine." J'en conclus donc que le président Trump ne va pas assister au spectacle.

Et ben non. Trump a déclaré que le grand match était trop loin. En privé, ses conseillers l'ont averti que sil allait risquer d'être hué comme le soulligne ce journal.

Alors Don va donc bouder le super ball mais il va se rendre ce même dimanche à la soirée alternative et conservatrice le All American Off time Show he programmé au même moment que le concert de Bad Money et organisé par Turning Point USA l'organisation fondée par Charlie Kirk avec en tête d'affiche un certain Kidrock. Alors Kidrock, c'est une star de la Coutrie mais alors c'est très loin du statut de la star porticaine comme le soulligne ce poste parce que en effet Bad Bunny c'est six gremy Awards contre bah zéro pour pour Kigrock. Alors la soirée va réunir d'autres personnalités de la sphère maga.

Donc à grand renford les internautes se sont amusés à imaginer l'entrée en scène d'Erica Kirk la veuve de Charlie Kirk. L'événement [musique] [musique] va célébrer, je cite, la foi, la famille et la liberté américaine. Sauf que problème, les internautes ont ressorti des tiroirs cette chanson de Kidrock de 2011 avec des paroles sur l'amour des mineurs.

Je le cite jeune filles, jeune femmes, je les aime bien, mineurs. Voyez, certains disent que c'est illégal. Moi, je dis que c'est obligatoire.

Voilà, de quoi faire un bad buzz. Bref, Blanche le ridon, tout ça, ça illustre une nouvelle fois que la polarisation politique américaine, ça se joue non seulement bah sur le terrain du divertissement, le terrain du sport, c'est encore une illustration de cette polaritél. Bien sûr, la polarisation, elle est pas uniquement politique, elle est aussi culturelle et là, c'est flagrant.

Mais quand même, moi je vois un un une évolution ces derniers mois, c'est-à-dire qu'on a beaucoup reproché au tout début du second mandat de Donald Trump aux artistes d'être un peu trop timoré. Ils étaient quand même peu nombreux à prendre la parole contre Donald Trump. Et là et en particulier depuis ce qui s'est passé à Minneapolis avec ICE, on voit que les langues se délient et qu'il y a un petit peu plus de courage au sein de cette classe culturelle américaine qui va lui être reproché.

Mais au moins, on peut entre guillemets se réjouir de cette évolution là. En tout cas, on le sait depuis l'année dernière, depuis un fameux concert de Codplay, quand on se rend au spectacle et c'est valable pour le super ball, il faut être prudent, n'est-ce pas Eric Tran ? Absolument.

Qui voit-on dans la kiss cam du All American Halft Time Show ? [rires] Il y a un Epstein et Donald Trump. Aïe aïe aïe.

Merci Éric. Mes amis, vous avez choisi chacun une photo qui illustre à vos yeux un autre sujet d'actualité de la semaine. On va commencer avec votre photo Jean 4.

Il s'agit de bombardement russe qui continue en Ukraine à Kief. qui plongé dans le noir d'ailleurs par ses bombardements alors que la guerre approche de son 4e anniversaire. Oui, c'est c'est un peu la guerre éternelle dont tout le monde se fiche, on va dire les choses comme ça.

Il y a jamais eu autant de bombardement d'infrastructures civiles visant uniquement des civils, he c'est ce que je veux dire, depuis un an. C'est-à-dire que tous les efforts de Trump montrent qu'en réalité, il tente de favoriser la Russie. Et moi ce qui me sidère c'est l'apathie de cette gauche droite de l'omiste qui est là depuis pendant 2 ans à manifester euh pour Gaza et qui est étrangement silencieuse sur l'Iran mais aussi sur l'Ukraine.

L'Ukraine, ce sont nos voisins. Si jamais l'Ukraine tombe, la guerre risque d'arriver chez nous. Ça devrait concerner tout un chacun et en l'occurrence tout le monde s'en fiche et donc c'est le vraiment c'est vraiment le silence des pantoufles.

Merci Jean-Câreemire. On va enchaîner avec votre photo Blanche Leiddon. Il s'agit du rapport de la fondation pour le logement des défavorisés qui est l'ancienne fondation abépire.

Euh rapport qui a donc été publié cette semaine. Oui, rapport sur le malogement qui montre que la situation est de plus en plus euh problématique. Vous avez de plus en plus de femmes et d'enfants à la rue et puis il y a un nouveau phénomène qui est mis en lumière par le rapport, c'est euh ces 600000 personnes qui sont hébergées chez des tiers euh de manière contrainte, c'est-à-dire qui n'ont plus les capacités d'être autonomes.

Pourquoi est-ce que j'avais j'ai choisi cette photo ? pour deux choses déjà parce que on a les élections municipales qui approchent et je pense que ça doit être un sujet absolument clé dans les campagnes. On parle énormément pour le moment d'insécurité de sécurité où finalement les prérogatives municipales sont assez limitées.

Pourquoi est-ce que les candidats ne vont pas davantage sur ce terrainlà ? Et même pour la perspective de 2027, moi une leçon qui m'a frappé. Euh je me souviens qu'au moment des dernières législatives, enfin des avant-dernières législatives aux Pays-Bas, on avait mis en avant le rôle central de la crise du logement dans la montée de l'extrême droite et dans la victoire de Geertvilders.

Parce que le logement, c'est votre dignité et quand vous avez le sentiment qu'on peut même plus avoir un toit sur la tête et ben on se réfugie parfois dans des solutions politiques simplistes comme celle du populisme. Donc c'est pour moi un des sujets impératifs dont il faut s'emparer déjà pour les municipales et ensuite pour 2027. Merci Blanch et on va finir avec votre photo Thomas Thomas Porchet.

Euh une photo qui illustre donc le plan de licenciement massif qui a été annoncé au Washington Post, le grand quotidien américain, qui est désormais la propriété de Jeff Bezos. Tout à fait. Je pense que on aurait dû se réveiller plus tôt parce que on a cru à un moment que Internet pouvait remplacer une partie des journalistes et aujourd'hui on est dans la poste vérité complète et on voit bien sur les réseaux sociaux, vous avez monsieur Musk qui vous dit que l'information se joue dessus.

On voit qu'on est quand même dans un monde complètement parallèle. Alors, on peut avoir des débats hein dans dans avec en étant crédible, mais faut pas sortir d'un cadre qui est complètement complètement fou. C'est 300 licenciement.

Oui. Oui. 300 licenciements.

Mais et on a la même musique aujourd'hui avec l'IA en nous disant qu'on pourra se passer des journalistes mais aussi des professeurs. On peut apprendre sur YouTube, on peut apprendre avec Lia et on se rend compte qu'en réalité avoir une information fiable important et que un journal c'est pas une entreprise comme une autre. Et on continuera de vous inviter rassurez-vous.

On n'invitera pas d' club de raison. On continuera de garder des des vrais des vrais économistes journalistes et essayéistes. Un dessin euh de Éric Truan.

Oui. Alors, j'ai repris le slogan du Washington Post. La démocratie meurt dans l'obscurité et je l'ai illustré avec Jeff Bezos à droite et vous reconnaîtrez Mélania euh à gauche, pardon.

Et Mélania à droite. Merci Éric Tru. C'est maintenant l'heure d'accueillir notre invité de la semaine, la romancière Adelle Rosenfeld.

Nous l'avions reçu dans 28 minutes pour son premier roman Les méduses n'ont pas d'oreilles. L'histoire d'une jeune femme proche de la surdité dans l'attente d'une opération qui la rattachera au monde des sons. Un récit qui s'inspirait de votre propre histoire personnelle de malentendante.

Et dans votre nouveau livre Adelle Rosenfeld, vous vous interrogez sur la la destruction et la mémoire aussi des espèces disparues. Vous ressuscitez un animal marin, mythique, oublié, totalement oublié. Les vaches de mer, l'extinction des vaches de mer, c'est chez Grasset.

Alors, c'est quoi ces vaches de mer ? Comment les les décrire ? À quoi ça ressemblait les vaches de mer ?

Les vaches de mer, c'est un animal absolument merveilleux qui est gigantesque, qui fait 9 m de long, à peu près 10 tonnes et qui a la particularité d'être très lent, très placide. En fait, c'est un animal qui broute au fond des eaux et donc qui est végétarien. Et votre livre, votre roman commence par la découverte de ces vages de mer.

Comment ? Par qui, à quelle époque ont-elles été découvertes ? Et ensuite pourquoi ont-elles disparu ?

Les vaches de mer, elles ont été découvertes en 1741 par un zoologue et naturaliste qui s'appelle George William Steller euh qui euh ils ont débarqué sur une île sur laquelle ils ont fait naufrage, l'île de Bering euh qui est une toute petite île entre l'Alaska et la Russie. Et c'est là que ils vont découvrir ces énormes marins, cette dernière colonie de des vaches de mer qui sont installées là et à qui va donner le nom de Rin de Steller. Retin de Steller, il donne son nom et elles vont disparaître rapidement.

Exactement. Parce que c'est eux qui de fait en fait les les exterminent, les font disparaître. C'estàd qu'à peine il a découvert cet animal et il a écrit sur ce sur cet animal donc les deux bestices marinistes et à peine elles ont été découvertes, à peine elles ont été détruites donc en l'espace seulement de 27 an qui est un temps record d'extermination.

Natacha alors vous pourquoi vous vous êtes intéressé justement à cet animal là ? Vous dites que c'est un moment pendant une visite au Museum national d'histoire naturelle. C'est ça exactement.

En fait, j'ai j'ai été complètement frappée en allant au Muséum d'histoire naturelle de Paris euh par le volume de ces côtes, cette arche absolument grandiose et ce pe ce petit visage qui ressemble un petit peu à un cheval ou à un homme. Et ce squelette m'a semblé très familier. Et il y a cette petite pancarte au muséum d'histoire naturelle.

C'est seulement quelques lignes qui racontent qu'en 27 ans seulement. Donc cette espèce de de destruction absolument phénoménale et en très peu de temps et ça m'avait choqué à la fois le le squelette absolument magnifique et ce tout petit panneau avec seulement trois lignes pour raconter sa disparition. Alors il y a l'extermination, la disparition physique, mais il y a aussi le risque de la disparition des mémoires collectives.

C'est c'est ça que votre livre veut conjurer aussi ? Oui, il y a dans ce livre euh l'idée de qu'on il y a des exterminations qui nous précèdent euh et ce ce cette riting de Stelle qui a été exterminée en 27 ans, qui est le temps d'une génération, un peu plus d'une génération euh m'a renvoyé à d'autres exterminations euh record exceptionnels qui plus intimes qu'on a toutes derrière nous avec d'autres peuples qui ont été pensez Vous pensez à quoi par exemple ? Et bien euh là dans le par exemple quand on pense au aux exterminations, on pense surtout aux h euh dans les romans d'aventure, on fait beaucoup allusion aussi à d'autres au peuples qui ont été exterminés.

Par exemple, le Pécode dans Mobidic qui est le nom du bateau, c'est aussi le nom d'une d'une tribu amérindienne qui a été exterminée très rapidement. Euh et les vaches de mer sont aussi rattachées aux Alléout qui est une tribu qui a aussi été exterminée en même temps que la la vache de mer. Et moi, j'ai voulu aussi convoquer une histoire familiale qui renvoie à la choa aussi qui apparaît à la fin effectivement de votre de votre livre le souvenir de votre grand-père justement.

Exactement. Mais le le thème de la disparition, c'est quelque chose qui est très présent dans votre littérature, votre votre premier livre. Les méduses n'ont pas d'oreilles.

Ça parle aussi de la disparition. Là aussi, il y a des questions de de d'extinction, de disparition. Vous avez identifié pourquoi c'est un thème si cher pour vous ?

Et bien, je crois que la littérature est là pour un peu faire parler les voix des disparues. Et c'est aussi un peu le grand fantasme contemporain de de faire revivre les les voix disparues. Et donc le texte avec le précédent texte, c'était la question de de ce qui disparaît en terme de son, les sens qui disparaissent.

Et là dans ce texte, il est plutôt question davantage de la mémoire mais aussi des voix. Et effectivement dans les méduses n'ont pas d'oreilles, c'est un texte qui porte sur la disparition de l'audition qui est quelque chose que que vous connaissez. Euh en quoi est-ce que la disparition de l'audition euh joue sur votre écriture ?

Est-ce que ça modifie votre écriture justement ? Et comment ? Dans quel sens ?

Alors, il y a quelque chose dans l'écriture qui pour moi très sensorielle. Hm. Euh donc euh ça à voir forcément avec ce qui n'a ce qui avec l'absence et c'est convoquer cette absence là pour essayer de de de retrouver une sorte d'intensité sensorielle par l'écriture.

Donc en fait, c'est comme si effectivement cette cette problématique qui est la perte de Louis me rattache davantage au vivant et j'essaie de reconvoquer tous les sens parce que je travaille avec tous les sens pour écrire et dans cette écriture, il s'agit de les reconvoquer un peu comme une écriture synesthésique qui viendrait remplacer ce qui que je n'entends pas. C'est vrai, c'est ce que c'est on vous lit évidemment avec la avec la vue euh mais pas seulement. C'est vrai que la lecture de votre roman convoque effectivement d'autres sens.

Euh les mots qui s'entrechoquent justement réveillent d'autres sens. Pour finir sur les vaches de mer quand même cet animal mythique et il faut bien le dire oublié, il y a le muséum d'histoire naturelle que vous évoquez, mais où est-ce qu'on peut au-delà de votre livre bien sûr si on veut mieux connaître l'histoire des vaches de mer, où est-ce qu'on peut se documenter d'ailleurs ? Est-ce que vous avez pu vous-même vous documenter ailleurs sur le sort de cette espèce ?

Il y a il y a pas mal de livres qui sont sur la vache de mer. précisément Teller a écrit euh de bestisses marinis et aussi un journal son expédition avec Bering. Euh c'est des livres qui sont disponibles mais qu'en anglais.

Après, il y a une autre autriste qui a écrit un livre qui s'appelle à la recherche du vivant. Euh donc on peut aussi, si on veut lire en français lire ce texte là et continuer d'aller réveiller cette mémoire effectivement des des vaches de mer. Merci Adel Rosenfeld d'être passé par le plateau du club de 28 minutes ce soir.

Il faut lire donc l'extinction des vaches de merché Grasset. Tout de suite un dessin d'Éric Truan. Oui.

Le siècle des lumières capable du meilleur comme du pire. Le siècle des lumières à la Grèce de vache de mer. Le 18e siècle en effet.

Merci Éric. Et c'est maintenant l'heure de retrouver notre ami David Castello Lopez. En vrai sur le plateau.

Le voici chaque semaine. David bienvenue à vous. Vous venez nous parler d'un d'un objet.

Vous vous posez des questions que il faut bien dire pas grand monde ici, même Jean-om d'ailleurs n'aurait l'idée de se poser. Peut-être Jeanomber quand même. Vous y répondez à votre façon qui est un tendinet absurde et votre chronique, je le rappelle, s'appelle le monde des choses.

Le monde des choses. Le monde des [musique] choses. Et ce soir, David, vous qui êtes un grand enfant, vous allez nous causer jouet.

Oui, quand on est enfant et qu'on a la chance d'avoir une famille équilibrée, la vie c'est super. Et l'une des choses les plus super dans cette vie super, c'est les jouets. Aucune joie adulte ne s'approche de la jubilation des enfants quand ils reçoivent un jouet dont ils rêvent.

Par exemple, cette figurine de Skeletor en 1986, c'est moi sur la [rires] photo. Oui. Oui.

D'accord. On avait le même coiffeur. Voilà.

J'ai beau avoir maintenant un âge où je pourrais être le grand-père du garçon sur la photo, et bien je suis toujours un petit peu exalté par les jouets. Et donc pour nourrir cette exaltation, j'ai pris l'avion et je suis allé à Nurbert en Allemagne. Je vais vous expliquer pourquoi.

Nurenbert, c'est connu en premier lieu pour deux choses. Un, le peintre Albreche d'ureur, génie du 16e siècle dont le dont le visage est partout et qui a donné son nom à l'aéroport et de bien sûr les nazis. Les nazis, ils adoraient Nuremberber au point qu'ils qui faisaient souvent leur gros congrès nazi avec Hitler qui hurlit des choses.

Et d'ailleurs, l'endroit où Hitler avait l'habitude de hurler est toujours là. C'est ce bâtiment caché sous des échafaudages. Hitler, il parlait ici et les gens qui aimaient bien Hitler, ils étaient debout là en train de l'écouter.

Rena, vous me disiez tout à l'heure en coulisse avec des étoiles dans les yeux, c'est vrai que les ruines du trisème Reich sous la neige, ça a quelque chose de magique. C'est votre avis et je le respecte. Mais Nurbert, et c'est là que je voulais en venir, c'est aussi Nurbert, la capitale du jouet.

Depuis 75 ans, c'est à Nurbert que se tient chaque année le célèbre Spilvaren Messin, le salon international du jouet. Un salon prestigieux et surtout un salon gigantesque puisque ça fait 170000 m², c'est-à-dire deux fois et demi la surface du musée du Louvre qui est le plus grand musée du monde. J'y ai passé 4 heur et j'en ai vu moins d'un quart.

Mais ça m'a suffi à trouver ça très intéressant. Il y a en particulier quelque chose de très cocasse dans ce salon, c'est que les jouets, c'est fait pour être fun, comme le dit d'ailleurs ce panneau, fun is in the air à Nurber. Mais les professionnels qui sont là, eux, ils sont pas là pour le fun, ils sont là pour le travail.

Et ça, ça donne des situations touchantes comme ce monsieur vissé sur son portable devant les ballons qui brillent. comme cette dame aussi qui chevauche son faux poney, pas loin d'une photo d'enfant avec des genenscives démesurées qui trahissent qu'il a été fait par une intelligence artificielle. Mais il y a aussi des choses qui m'ont exalté à Nurbert.

J'y ai vu notamment ces nains rouges faire des signes équivoques surtout vu l'endroit. J'ai vu ces morts-vivants en plastique dont la raison d'être est de faire peur mais que tout le monde ignore. J'ai vu cette mascotte gigantesque participer en silence à une conversation professionnelle et repartir ensuite tristement dans les allées du salon.

J'ai vu des ustensiles de Dinet produit par des grandes marques comme Dyson ou Kitchenadeid pour cueillir des nouveaux clients dès le berceau. J'ai vu cette voiture pour enfants qu'on va voir là qui fait aussi aspirateur. L'enfant il fait vrou vrou et sans le savoir, il nettoie votre piale.

Travaille en s'amusant. On en a tous rêvé. Et puis à Nurbert, j'ai observé aussi les nouvelles tendances du jouet. 2026 notamment le grand retour du tapitouff. ce jouet des années 80 qui consiste à fabriquer ses propres tapis et que j'adorais quand j'étais enfant.

Mais surtout la grande tendance du jouet, c'est de s'adresser à une catégorie de gens spécifiques et relativement nouvelle. Ces gens, ce ne sont pas vraiment des enfants, ce ne sont pas vraiment des adultes, ce sont des enultes ou plutôt selon le terme consacré des kid quies. Et oui, il y a de moins en moins d'enfants dans nos sociétés et pourtant on vend de plus en plus de jouets.

Pourquoi ? Et bien parce qu'il y a plein d'adultes qui en achètent. Ils achètent des figurines Warhammer, des jeux de société compliqués et surtout ils achètent des nouvelle sortes de Lego.

Des Legos un peu austères qui représentent par exemple des plantes à l'image de ce bonzai Renault que je vous offre un grand extrêmement toucher. Voilà, merci 1000 fois. Je suis resté un grand enfant, vous le savez David et accessoirement un ami de la nature donc je suis extrêmement touché.

Merci à vous. [rires] Ça a l'air sympa. Ça l'air sympa vos weekends hein.

Oui, c'est bien vos escapad en weekend. M'emmenez pas la prochaine fois. [rires] Merci David.

Un dessin d'Éric Truant. Oui, le problème des jouets qu'on prépare en février, c'est qu'il risque d'être démodé 10 mois plus tard. Donc là, on a Macronman [rires] qui merci prêt pour Noël.

Merci Éric. Merci à tous les amis. On se retrouve quand ?

Bah demain à la même heure bien sûr 20h05 et où suré pour 28 minutes samedi son club international comme toujours. On va se quitter en musique avec un clin d'œil. à notre invité de la semaine, la romancière Adelle Rosenfeld qui nous a raconté qu'élasse les vaches de mer ont disparu.

Heureusement, il nous reste la vache à 1000 francs de Jean-Poir Chus. Oh là là ! Une vache à 1000 francs, comme ce serait charmant.

Comme ce serait charmant et beaucoup plus tant qu'une vache à 2000 francs. Une vache à 1000 francs, une vache à 1000 francs. Frilet à 100 francs, le Rstack à 60 francs, le git à 40 francs, la loyau à 30 francs, la culotte à 20 francs, une culotte à 20 francs, frais, la côte à 15 francs, la poitrine à 12 francs, la bavette à 10 francs, le collier à [musique] 8 francs, le jaret à 4 francs, un jarré à 4 francs. ce serait intéressant et plus avantageux pour faire

Enseignante poignardée, procès du RN, Trump boude le Super Bowl… : Le Club | 28 minutes | ARTE — Marine Le Pen · Pourquijevote