Clémentine Autain, députée "La France insoumise" - 15/05
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
BFM Politique en compagnie d'Edwis Chevrillon de Benjamin Duhamel et notre invité ce midi est Clémentine Autain, députée de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. Madame Autain, Tabouaf, c'est journaliste, il est membre de votre parti, il a été condamné en première instance pour injure publique après avoir traité Linda Kebab, je cite, d'arabe de service. Il explique avoir finalement jeté l'éponge pour la législative où il devait être candidat en raison des attaques qu'il a subies, sauf qu'il est aujourd'hui visé par des accusations sexuelles. Une procédure interne a été lancée dans votre parti, la France Insoumise.
Je voudrais qu'on revienne dans le détail sur ce qui s'est passé, le calendrier. Vous vous êtes dit, vous, bouleversé par ce que vous avez entendu, par le témoignage que vous avez recueilli, sans trahir la confiance de la personne qui vous a parlé, de quoi s'agit-il ? Est-ce qu'on parle d'agression sexuelle ? Est-ce qu'on parle de viol ?
Alors permettez-moi de revenir peut-être sur la chronologie. En effet, Tabouaf, qui est un militant antiraciste des quartiers populaires, qui a notamment été rendu célèbre par la vidéo qu'il avait prise dans l'affaire Benalla, devait être, était pressenti, on va dire, pour être investi dans la circonscription de Vénissieux. Et nous avons à la France Insoumise une cellule, qui est une cellule chargée de recueillir des signalements pour des violences sexistes ou sexuelles. Ça existe depuis un certain nombre d'années. Et d'ailleurs, on reçoit peu de signalements, il faut être très honnête. Ce n'est pas très courant que cette cellule est saisie.
Or, il se trouve que vendredi, il y a, je ne sais plus là maintenant, le 6 mai, merci pour la date, le vendredi soir, une femme envoie un témoignage écrit de deux pages signalant des faits d'agression sexuelle. Elle le signale à cette cellule ? À cette cellule. Et il se trouve que j'ai été mise en copie. Parce que cette femme connaît mon engagement sur les violences faites aux femmes, ayant été moi-même victime, j'ai témoigné. Et j'ai mené depuis 25 ans, et je continue de le faire, un combat, qui est à la fois personnel et politique, sur ce terrain-là. Donc elle a envoyé ce témoignage. Vous êtes choquée par ce que vous avez lu ?
Oui, non seulement j'étais évidemment choquée par ce que j'ai lu, mais j'ai rencontré aussi cette femme qui m'a dit immédiatement deux choses. La première chose, d'ailleurs, qu'elle m'a dite, sans rien trahir d'effet, bien entendu, mais la première chose qu'elle m'a dite, c'est que je ne veux pas participer de la cabale raciste, faite aussi de mépris de classe, qui est organisée contre Taabouaf.
Donc elle fait le lien entre les deux ?
Non, elle ne fait absolument pas le lien, elle dit qu'elle a un problème, c'est qu'il y a cette histoire, elle nous interpelle, il y a l'hypothèse que Taabouaf soit députée, et ceux dont elle témoigne se sont de faits graves d'agressions sexuelles, et donc elle est tiraillée entre ne pas participer à cette cabale, et faire en sorte qu'évidemment il n'y ait pas d'impunité. Qu'est-ce que vous lui avez dit, vous, Clémentine Autain ?
Vous lui avez dit quoi ? Vous lui avez dit qu'il vaut mieux ne pas participer de la cabale, ou vous lui avez dit qu'il faut signaler ses faits ?
Il faut signaler ses faits, et même si vous me demandez ce que je lui ai dit, pour vous dire toute la vérité, je souhaite qu'elle puisse aller porter plainte. La France insoumise, ce n'est pas la justice, ce n'est pas la police, donc je souhaite qu'elle puisse aller porter plainte.
Et elle va le faire ? Elle va porter plainte ou pas ?
Écoutez, c'est à elle de prendre la décision, voilà, et c'est quelque chose de difficile, de douloureux, et je vais vous dire pourquoi. C'est qu'en France, seulement 2% des affaires de viol aboutissent à une condamnation. Vous m'entendez ? 2% des affaires de viol. Parce que les femmes, quand elles vont au commissariat de police, ce n'est pas toujours très facile l'accueil qui leur est réservé. Et ensuite, on a un enjeu qui est un enjeu de preuve. Donc, cette femme comme d'autres sont en fait en grande difficulté.
Madame Otin, est-ce que c'est cette femme comme d'autres en l'espèce ? Est-ce qu'il y a d'autres cas, d'autres signalements concernant M. Bourges ?
Oui, nous avons eu très vite un deuxième signalement, à ce moment-là, oral. Une autre femme, une autre plaignante, qui est venue vers nous et qui nous a raconté des faits également d'agression sexuelle.
Quand vous dites qu'elle est venue vers vous, elle est venue vers cette commission, elle est venue vers vous personnellement ?
Elle est venue vers plusieurs, oui en effet, vers nous, la cellule. Et moi, en effet, j'ai eu contact avec elle. Mais surtout, ce qui est important de vous dire aujourd'hui, c'est que depuis hier, elle a formellement déposé un signalement auprès de la cellule. Je refais la chronologie.
Et toujours pas auprès de la justice, pour que les choses soient très précises.
Et toujours pas auprès de la justice. Mais comprenez le temps de ces femmes. J'aimerais quand même, parce que j'entends la polémique là depuis une semaine, et je suis assez révoltée, du fait que personne ne semble bien prendre en considération ces femmes, ces plaignantes, leur rythme de vie, la peur au ventre qu'elles ont. Au sein de l'EFI, chez vous ? Non, je ne vous donnerai aucune information sur ces femmes. Alors là, vous pouvez me chercher dans tous les sens. Je ne vous dirai rien sur ces femmes.
Non, mais quand vous dites que personne ne... Vous avez l'impression qu'on ne prend pas en compte leurs souffrances. Ah bah, pareil, les filles ! Non, mais je ne sais pas, je...
Vous avez suivi l'affaire comme moi. Nous avons donc été interpellés, nous avons pris connaissance le samedi des faits. Le lundi, il y a eu une confrontation. 48 heures. Qui fait mieux ?
Qui fait mieux ? Pardon, madame Autain, mais vous dénoncez une polémique. Ce qui pose question, pour le coup, c'est le calendrier, Benjamin.
Oui, parce que vous disiez, vous prenez connaissance de tout cela le 6 mai. Le 7 mai, formellement, la cellule reçoit ce signalement. Il y a la confrontation le lundi. Et dans la nuit de lundi à mardi, Tahab Wafs, effectivement, fait un communiqué expliquant qu'il retire sa candidature parce que, soi-disant, le système l'aurait broyé. Et à ce moment-là, alors que vous savez ses accusations, vous partagez son communiqué de presse. Vous parlez même, je cite, d'injustice pour lui. Non, non. Lisez mon tweet en entier.
Lisez-le en entier, vous l'avez là. Je l'ai pas l'air sous les yeux, mais c'est le mot. C'est dommage.
C'est le mot injustice que vous utilisez, on peut le reprendre.
Oui, mais à quel sujet, l'injustice ?
L'injustice, c'est sur les attaques qui lui étaient faites.
Allez-y, finissez votre phrase. Je vous laisse terminer, je vous répondrai.
Comment est-ce que vous pouvez donner l'impression de cautionner son explication ? Parce que vous partagez bien son communiqué de presse. Alors, même que vous savez les accusations dont il est l'objet, est-ce là ? En fait, ça donne l'impression qu'il y avait une sorte de volonté de votre part de dissimuler ce que vous saviez.
Vous me parlez à moi, là, droit dans les yeux. À moi, vous êtes en train de me dire que j'ai voulu dissimuler. Non, écoutez-moi jusqu'au bout.
Oui, mais je vous écoute très bien.
Vous êtes en train de me dire que j'ai voulu dissimuler. Je suis celle qui a vu les victimes. Je suis celle qui est participée avec Mathilde Panot à la confrontation avec Meuta Abouaf. En 48 heures, nous avons agi. Et vous êtes en train de me dire que j'ai voulu dissimuler. Alors, je vais vous dire ce que j'ai fait. Je vais vous dire ce que j'ai fait, très tranquillement. La colère commence à monter parce qu'il y a également du deux poids deux mesures. Et j'y reviendrai tout à l'heure.
Alors, attendez, parce que vous me prenez à partir sur les mots. Il est plus que temps de regarder en face l'injustice, la violence des attaques venues de l'extrême droite relayées ad nauseum dans les médias. Vous parlez donc bien d'injustice et vous semblez cautionner le fait qu'il retire sa candidature pour ces raisons-là et non pas pour les accusations que vous avez entendues. Écoutez-moi. Précisément.
Écoutez-moi. Moi, je suis en lien avec les victimes. D'accord ? Les femmes plaignantes. Soyons précis, parce qu'après, il y a évidemment des enjeux de diffamation, donc c'est très compliqué, y compris pour moi, de parler ici sur ce plateau avec des femmes qui n'ont pas porté plainte et des femmes qui, aujourd'hui, sont dans l'angoisse et la peur parce que vous imaginez, là, l'ampleur que prend cette affaire-là et elles, dans quel état elles sont. Entendez bien ça. À ce moment-là, elles ne veulent pas que ça soit public. Donc, il y a deux choses.
Il y a une chose que nous disons et que je continue à dire et que j'ai dit à ce moment-là, qui est qu'en effet, il y a contre Tahabouaf une campagne faite de racisme et de mépris de classe et que nous avons combattu et que je combattrai jusqu'à mon dernier souple. Et ce n'est pas à ce titre qu'il retire sa candidature, Mme Mott. J'entends bien, sauf que le titre, la raison véritable, je n'ai à ce moment-là pas le droit, d'une certaine manière, de le dire. Or, ce sont les médias qui, assez rapidement, s'en saisissent, en l'occurrence BFM TV avec parfois des informations fausses, mais qu'importe, et qu'importe façon de parler, et Mediapart qui... C'est-à-dire, Mme Mott ?
Non, mais ne rentrons pas dans ce niveau d'état.
Pardon, c'est vous qui le mentionnez, donc je suis obligé de vous demander des précisions.
Non, mais d'accord, on ne va pas regarder...
Non, vous demandez d'être précise, donc je vous demande d'être précise.
Oui, parce que vous donnez une chronologie, vous expliquez que Jean-Luc Mélenchon savait, etc. Donc vous donnez des éléments qui ne sont pas les éléments vérifiés. Mais je ne suis pas venue là pour faire le procès de la sortie. Je vous explique juste qu'à partir du moment où des médias décident de le rendre public, alors je peux en parler. Mais si les femmes ne veulent pas en parler, la cellule s'est donnée, écoutez-moi bien, la cellule s'est donnée pour mode de fonctionnement...
La confidentialité. La confidentialité. Vous n'êtes pas obligé de partager son communiqué de presse.
Alors vous allez me traîner... Vous mettez en cause mon combat.
Madame Autain, je ne me mets absolument pas en cause votre combat. Si, si, je vais vous dire quoi. Vous comprenez bien qu'à posteriori, les gens qui voient ça, qui voient toute une série de témoignages, de compassion sur Twitter... Monsieur Duhamel. Et derrière, ils apprennent ça et ils se rendent compte que vous étiez au courant. Soyez raisonnable. On a essayé de nous cacher quelque chose. Monsieur Duhamel, soyez juste raisonnable.
Que ça serait-il passé ? Soyez juste raisonnable. Je vous jure, soyez raisonnable. Je suis très raisonnable. Quelle organisation a fait mieux que nous ? Je vais vous donner quelques exemples. Et j'espère... Et j'espère... Attendez, attendez.
Justement, vous parlez de gravité. C'est beaucoup trop grave pour faire des comparaisons. C'est beaucoup trop grave pour estimer que vous avez été plus ou moins rapide. Ce n'est pas ça du tout la question. La question c'est de savoir... Je vous parle de ceux qui ne sont rien et qui vous ne posez pas de question. Ce que vous demande, Benjamin, je pense assez légitimement, c'est de vous demander est-ce qu'il y a eu en fait une volonté politique, j'entends politique, de protéger celui qui était potentiellement un candidat.
Nous n'avons pas eu de volonté politique de le protéger et pour preuve, nous avons pris au sérieux ces signalements et nous avons agi et la Commission n'a pas pu aller jusqu'au bout d'ailleurs de son travail avec les normes qu'elle s'est fixées. Donc je ne comprends même pas la question, elle me fout hors de moi. Mais ce que je veux vous dire à tous les deux là, qui m'interpellez là-dessus, c'est que quand vous avez des responsables de La République En Marche qui sont là, est-ce que vous leur posez une question par exemple...
Par exemple, attendez, attendez, sur Yves Blin, Yves Blin qui est candidat d'ailleurs dans la même circonscription que Tabaouaf et qui est mis en cause pour un serment sexuel. Est-ce que quand vous avez Jérôme Perra, qui est investi par La République En Marche, qui a été condamné, condamné, je ne vous parle même pas de signalement, je vous parle de condamnation pour violence conjugale, avec 4 jours d'ITT...
Je ne comprends pas bien ce que vous faites à l'instant parce que, premièrement, personne de La République En Marche n'est pas sur le plateau.
Vous ne voulez pas me laisser terminer la liste ? Monsieur Zemmour, 8 femmes qui ont témoigné. Vous êtes vous aujourd'hui notre invité.
Je vous réponds. Si Monsieur Zemmour était mon invité, on lui poserait les questions. Eh bien non, vous ne l'avez pas fait. Je vous pose les questions aujourd'hui à vous.
Je vous dis une autre chose. Monsieur Ferrand, la dernière fois que vous l'avez vu...
Je n'ai pas su, Monsieur Ferrand.
Jamais de votre vie, vous avez fait une interview avec Monsieur Ferrand. Je compte sur vous. Permettez-moi de vous suggérer une question, la prochaine fois que vous l'invitez, de lui demander pour...
Je ne comprends pas bien ce que vous souhaitez faire.
Laissez-moi terminer. Je suis en train de vous dire... Vous démontrez. Ça a l'air de vous déranger puisque je ne vais pas finir ma phrase. Non, pas du tout. Mais je voudrais quand même juste finir mes phrases. C'est que vous avez dans les autres formations politiques des organisations qui valident des candidatures de personnes qui sont mises en cause. Monsieur Zemmour, c'est huit femmes qui ont témoigné pour violences sexistes et sexuelles contre Monsieur Zemmour. Est-ce qu'à chaque fois qu'il vient sur un plateau, vous êtes en train de lui poser des questions ? Non. Monsieur Ferrand, laissez-moi aller jusqu'au bout.
Là, il n'y a pas si longtemps, président de l'Assemblée nationale, dans le bureau de l'Assemblée nationale, la justice demande une levée d'immunité parlementaire pour Benoît Simian, qui est un député dont l'ex-femme a un bracelet grand danger. Vous savez ce que c'est un bracelet grave danger ? C'est quand la justice le décide. Voilà. Eh bien, Monsieur Ferrand et le bureau de l'Assemblée nationale décident de ne pas lever l'immunité.
Et il n'a pas été réinvesti.
Il l'a.
Non, mais c'est juste pour être...
Et alors, on a entendu parler ? Et alors, on en a entendu parler ? Ils n'ont pas levé l'immunité. Vous êtes en train de prendre la défense de Monsieur Ferrand, alors que le bureau de l'Assemblée nationale n'a pas levé l'immunité. La défense de personne, c'était juste. Madame Otten, Madame Otten, vous êtes en train de... Monsieur Darmanin, Monsieur Darmanin, écoutez-moi, Monsieur Darmanin. Vous savez que ce n'est pas réglé, l'histoire de Monsieur Darmanin. Il est ministre de l'Intérieur. La justice est prononcée comme elle l'a fait pour Monsieur Bouhaf. Et moi, vous êtes en train de m'expliquer que j'ai voulu dissimuler des violences. Ben, c'est ça que vous êtes en train de me dire ?
Vous êtes en train de me dire ça. Nous vous posons des questions. Vous avez terminé votre démonstration. Je vous redis que je n'en comprends pas bien l'objet. Vous êtes notre invité. Nous vous posons des questions. Et je vous réponds. C'est votre cas, votre parti, ce sujet qui nous intéresse aujourd'hui.
Je vous réponds très calmement. Je vous dis juste que je suis en colère parce que vous insistez. Parce que vous insistez, d'accord ? Et que je vous mets au défi de voir quelle organisation politique aurait fait mieux que ce que nous avons fait. Et je vous mets aussi au défi si vous avez ça dans votre rédaction, Jean-Baptiste Boursier. Si un de vos collègues, imaginez, un de vos collègues, il arrive ça. D'accord ? Vous vous rendez compte ce que c'est que dans une famille politique, la violence et la difficulté de gestion humaine ? On est en train de parler d'humain, là. On est en train de parler d'humain.
Mais c'est toujours extrêmement compliqué, bien sûr.
Ben non, ça n'a pas l'air. Vous écoutez, ça a l'air extrêmement simple.
Pardon, pourquoi est-ce que ça a l'air simple ? Je ne comprends pas une nouvelle fois. Pourquoi dites-vous que ça a l'air simple de notre point de vue ? Nous vous posons des questions. Nous sommes journalistes. Nous prenons les faits. Nous vous interrogeons à ce sujet. Je vous réponds.
Je vous dis juste que j'ai vu la Une du Parisien. Je vous dis juste que j'ai écouté l'édito de Jean-Michel Apathy et qu'on a l'impression que le monde... J'entends bien, mais j'ai l'impression que les choses sont à l'envers et qu'il y a une volonté de nuire à notre nouvelle union populaire, écologique et sociale en essayant de faire croire que alors que nous avons agi encore une fois en trois jours et que nous sommes irréprochables parce que nous avons une cellule interne qui permet de le faire, je n'ai pas l'impression que quand vous avez quelqu'un de La République En Marche qui vient ici, vous passez une demi-heure de plateau pour expliquer comment eux, ils ne règlent rien.
Donc vous trouvez que ces questions ne sont pas légitimes ?
Je réponds à vos questions. Je ne suis pas en train de dire que ce n'est pas légitime. Vos questions, je suis en train de dire que l'insistance que vous avez qui ressemble à une mise en cause de la façon dont nous avons agi me paraît profondément injuste.
Je pense que les questions que nous posons, elles sont proportionnelles à la gravité des faits que vous dénoncez.
La gravité des faits, quand je vous parle de Jérôme Perra et des 14 jours d'incapacité de travail de la femme qui était la sienne et qui l'a violentée, j'aimerais bien que vous vous posez la même question.
Vous êtes, vous, notre invité aujourd'hui, vous n'êtes pas membre de La République En Marche, vous êtes membre de la France Insoumise. C'est pour ça que nous vous posons ces questions.
Madame Autain, si on peut juste continuer sur les questions. Il y a une absente de la discussion qu'on est en train d'avoir là, c'est la justice. Vous dites, et vous avez évidemment raison, de dire que c'est difficile pour ces femmes qu'il y a un certain nombre de barrières, que soit elles n'osent pas, que soit elles ne sont pas suffisamment accompagnées. Est-ce que simplement on peut se contenter d'une situation où, en substance, tout serait réglé en interne ? Je formule ça différemment.
Est-ce que ce n'est pas votre rôle, à un moment donné, en tant que député, en tant qu'autorité constituée, pour reprendre l'expression de l'article 40 du Code de procédure pénale, d'aller soumettre tout cela à la justice ? Parce qu'en l'État, le parquet dit, le parquet pourrait s'autosaisir et dit, on n'a pas assez d'informations. En l'État, c'est des rumeurs. Ce n'est pas caractérisé. Est-ce qu'à un moment donné, ce n'est pas à vous de faire le geste pour que, pour le coup, la justice puisse trancher ?
Je ne le fais pas parce que les femmes ne le veulent pas. Je sais que ça a l'air compliqué à comprendre. Les femmes ne le veulent pas. Et donc, pour l'instant, j'accompagne de fait ces femmes. Je souhaite qu'elles puissent porter plainte. Je vous le dis franchement. Mais je ne vais pas parler à la place de ces femmes. Moi, je suis une militante féministe. Je souhaite que les femmes soient sujets de leur vie. D'accord ? Et une des raisons pour lesquelles... Parce que vous dites, regardez, c'est public, tout le monde le sait. Et donc, y compris, il est accusé.
Alors, vous ne pouvez pas me reprocher à la fois de ne pas l'avoir rendu public et en même temps, de vouloir, maintenant que c'est public, d'aller faire des signes. Mais est-ce que, du coup,
vous demandez peut-être à la justice, au parquet, justement, d'ouvrir une enquête, de se saisir de ces accusations ? Vous savez que le parquet a le droit de s'auto-saisir. Oui, c'est pour ça que je vous pose la question. Le parquet dit, on n'a pas suffisamment d'éléments. Est-ce que vous le demandez ? Est-ce que vous le demandez ? Je ne donnerai pas les éléments sans l'accord de ces femmes. Je vous le dis très sincèrement. Et est-ce que vous demandez au parquet, en disant, il y a de quoi ouvrir, effectivement, de s'auto-saisir ?
Bien sûr qu'il y a de quoi s'auto-saisir. Mais ce n'est pas moi qui vais, selon le fameux article 40, qui est très obsolète. On a un article 40 du Code de procédure pénale qui dit que pour les personnes dépositaires de l'autorité publique, on doit aller signaler. Voilà. Je pense que cet article devrait être revisité. Je ne le ferai pas sans écouter la parole des femmes. Et en fait, si vous voulez, la discussion, elle est compliquée. C'est que j'ai l'impression, à vous entendre tous les trois, que c'est nous qui serions sur la scellette parce que nous n'avons pas bien agi.
Je vous le dis, je vous dis, il n'y a non seulement pas de volonté de dissimilation, il y a une prise en charge que franchement, beaucoup d'organisations politiques devraient regarder de près parce que nous sommes dans un espèce d'entre-deux. Moi, je ne souhaite pas que les organisations politiques règlent seules ces questions-là. C'est pour ça que vous demandez au parquet de se saisir. Oui, mais on a le droit de protéger notre mouvement. On a le droit de dire que politiquement, puisque nous luttons contre les violences faites aux femmes, nous nous mettons en cohérence.
Et c'est pourquoi je renvoie aussi sur En Marche et j'aimerais bien que vous ayez le même niveau, vous voyez ce que je veux dire, de tenser. C'est que quand Emmanuel Macron nous explique qu'il veut faire de la lutte contre les violences faites aux femmes la grande cause du quinquennat les cinq années dernières et puis il va recommencer les cinq années suivantes et entre deux, qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce qu'il fait ? Il fait l'affaire Benoît Simon avec l'Assemblée nationale qui refuse la levée d'immunité pour un homme dont l'ex-femme a encore une fois le bracelet grave d'Angers et il investit Jérôme Perra qui était conseiller à l'Élysée et qui lui-même... Ah ben oui !
Qui a été condamné, bien sûr ! Écoutez, ça ne va pas ça !
Vous le disiez tout à l'heure...
Vous êtes d'accord que ça ne va pas ?
Vous n'avez pas été la seule personnalité de votre parti à recueillir la parole de cette femme ou de ces femmes qui dénonçaient faits. Sandrine Rousseau en fait partie et je voudrais juste vous montrer une déclaration qu'elle fait hier. Elle est interviewée par nos confrères de France Inter. Elle dit à partir du moment où il a eu connaissance de ces violences sexuelles. La cellule dont vous parliez a été mise en place et elle ajoute en cinq jours l'affaire a été réglée. Je ne le cache pas qu'en lisant cette phrase je me suis demandé ce que ça signifiait. Ça veut dire quoi l'affaire a été réglée ?
Ah la phrase l'affaire a été... Non mais ce qu'elle veut dire c'est que vous le savez dans d'autres mouvements politiques il est arrivé qu'il y ait des cas et qu'on ne sache pas les prendre en considération. C'est ça qu'elle veut dire. Parce qu'elle dit en plus qu'elle même a reçu des témoignages. Bien sûr, oui mais souvenez-vous de l'affaire Beaupin. Je veux dire l'affaire Beaupin ça a été très très compliqué. Et alors c'est amusant parce que...
Enfin c'est amusant la façon de parler mais je veux dire au moment de l'affaire Beaupin tout le monde savait comme j'ai osé le dire une fois sur un plateau et on m'a dit comment ça tout le monde savait et vous n'avez rien dit mais comprenez qu'on ne peut pas dire si les femmes ne parlent pas qu'on ne peut pas dire sur la base de rumeurs et j'insiste sur ce point c'est à dire que là nous avons agi parce que nous avons connaissance de signalement avec des faits qui sont circonstanciés avec des femmes que nous avons rencontrées des témoignages qui nous paraissent crédibles mais faisons très attention parce qu'on ne peut pas simplement agir sur la base de rumeurs.
Donc ce que je veux juste dire c'est que dans ces débats-là et la façon y compris d'interroger je demande un tout petit peu de mensuétude. Vous savez j'ai été moi-même victime je sais ce que vivent aussi ces femmes dans la tension qu'est la leur et la peur qu'elles ont au ventre et d'entendre tout ça c'est vraiment très très douloureux. Comprenez-le.
Encore une fois pour essayer de poser bien les choses si l'on comprend bien ceux qui étaient au courant celles plus exactement il y avait donc vous Madame Autain Sandrine Rousseau Mathilde Panot qui donc fait partie de ce comité de cette cellule Mathilde Panot alors qui a auditionné à Abouafs et Caroline Dehasse également qui avait eu des signalements au début du mois de mai
et les femmes qui recueillent dans la cellule et les femmes qui recueillent
dans la cellule. Est-ce que vous pouvez nous dire clairement que Jean-Luc Mélenchon n'était pas au courant de ces signalements jusqu'à ce qu'il apprenne dans la presse voyez y compris la différence
entre le tweet qu'il a fait et le mien c'est pas le même voilà et je pense que Jean-Luc Mélenchon n'aurait pas fait ce tweet s'il savait
je regrette de ne pas l'avoir suffisamment aidé
c'est parce qu'il ne sait pas à ce moment-là moi je n'ai pas eu de discussion avec lui après vous dire dans le détail qui savait qui savait pas vous savez bien et puis on est en train de l'acheter le président mais Jean-Luc Mélenchon je ne le crois pas
que penser d'un parti politique d'un chef de parti politique en l'occurrence cela concerne Taabouaf qui est quelqu'un dont il est assez proche quelqu'un qui est susceptible de devenir député de la nation on ne le tient pas on ne le met pas au courant de ce type d'accusation-là alors même que je viens de vous faire la liste des gens dans ce parti
juste quand on fait la confrontation le lundi soir avec Taabouaf on est en cours de procédure on n'est pas au bout de la procédure et en fait d'une certaine manière c'est lui qui met fin dans la nuit donc moi je me réveille le matin voilà je ne sais même pas si Jean-Luc Mélenchon est réveillé au moment où je me réveille et où je vois en fait la décision qui a été prise par Taabouaf ce que je veux juste vous dire c'est est-ce que vous pouvez considérer la difficulté de la tâche la difficulté de la confidentialité la difficulté des rythmes des uns et des autres et ne pas voir un cabal ne pas voir un dissimulation
il y a plusieurs personnes qui sont au courant plusieurs personnalités politiques et on s'étonne que Jean-Luc Mélenchon n'ait pas à un moment donné été tenu au courant comme honnêtement dans un gouvernement dans un autre parti politique le leader l'aurait été vous comprenez que ça puisse quand même poser question de façon très calme
j'entends votre question et vous avez ma réponse
donc il n'était pas au courant
mais un dernier mot est-ce que vous pouvez quand même nous assurer Clémentine Tintin qu'il n'y a pas d'autres candidats qui vous poseront un problème bah non comment voulez-vous je vous l'assure il y a eu des enquêtes c'est incroyable votre question elle est lunaire
comment voulez-vous que je vous dise moi je fais à partir et encore je ne suis pas dans la cellule donc là j'ai été destinataire mais seules les deux femmes qui gèrent cette cellule peuvent vous dire à ce jour pour avoir discuté avec elle il n'y a pas d'autres signalements voilà s'il y a d'autres signalements je ne peux pas vous assurer qu'il n'y aura pas d'autres signalements mais encore une fois quand ailleurs il y a des signalements qui sont sur la place publique et qu'on continue à investir il y a des enquêtes qui sont faites oui non oui mais il y a des les candidats sont investis les candidats sont investis c'est pour ça ce que je veux dire c'est que ce que nous avons fait c'est une mise en cohérence entre les principes que nous défendons et notre capacité à agir à agir concrètement quand les autres font du blabla et investissent des hommes dont nous connaissons c'est sur la place publique les faits et parfois même des condamnations
toute dernière question madame Autain parce qu'après je pense que ça va être la pub quand on a
non mais c'est bien parce qu'on a réussi à faire une demi-heure sur le sujet
c'est important non non je pense
que c'est important surtout pour vous de polariser là-dessus parce que vous savez que
laissez-moi juste poser
allez-y
quand on a lu et vu les réactions de certains expliquant que certes il fallait entendre la parole des femmes mais que le racisme était insupportable il partait à boire on a le sentiment on peut dire les deux choses mais bien sûr mais attendez je vous pose la question on est d'accord on a le sentiment parfois que chez certains à la France insoumise le fait de venir des quartiers populaires était une forme de circonstance atténuante mais non la preuve quel est en réalité le rapport entre le fait d'être accusé d'agression sexuelle et le fait d'avoir subi du racisme aussi grave
c'est incroyable d'abord le rapport il est celui dit par les victimes c'est que vous avez des victimes dont une des raisons de ne pas le dire c'était ça voyez où on en arrive
c'est un bon argument de ne pas vouloir porter plainte je vous dis pas
que c'est un bon argument je vous dis que c'est l'argument des victimes vous l'entendez ça
ou vous l'entendez pas je vous pose la question de savoir si c'est un bon argument
ah ben d'accord vous allez juger les arguments des femmes qui expriment avoir été violées et qui en effet sont dans l'angoisse de leur plainte et de l'effet quand vous portez plainte contre un homme déjà portez plainte en soi c'est compliqué mais portez plainte vis-à-vis d'un homme public vous savez que vous allez faire une bronca XXL et d'ailleurs vous avez réussi sur ce plateau ça fait une demi-heure qu'on est là et une demi-heure qu'on n'a pas parlé pouvoir d'achat une demi-heure qu'on n'a pas parlé réchauffement climatique on revient en direct d'une certaine manière voilà ça fait partie du sujet donc que des femmes s'interrogent sur l'impact de leur plainte publique vis-à-vis d'une personnalité publique oui je pense que c'est normal
la suite de BFM politique en direct sur BFM TV dans un instant à tout de suite la suite de BFM politique en direct avec Clémentine Autain qui est notre invitée ce midi Madame Autain Jean-Luc Mélenchon n'est pas candidat pour les élections législatives à Marseille il est remplacé par celui qui a dirigé sa campagne Manuel Bompard il a notamment invoqué Jean-Luc Mélenchon sur BFM TV la fatigue des trajets en train
oui c'est pas la raison c'est pas la raison principale alors c'est quoi la vraie raison Jean-Luc Mélenchon a brigué sept mandats c'est pas mal et donc à partir de là il a fait un choix politique qui se défend puisqu'il souhaite être Premier ministre et d'ailleurs tout le monde a pu remarquer que pour l'instant nous sommes en tête dans les sondages c'est-à-dire que la nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale recueille une majorité suffra ce qui est quand même assez étonnant dans la vie politique française
dans les projections en termes de sièges c'est très compliqué
en termes de sièges on peut pas vraiment projeter pour les législatives mais c'est quand même intéressant de voir que alors que nous étions arrivés troisième avec cette proposition politique qui permet de ne pas acter la défaite face à Macron et dire aux gens écoutez 5 ans de plus c'est pas possible donc on y va on continue le combat et un deuxième point essentiel c'est-à-dire d'avoir tendu la main et réussi en 13 jours et 13 nuits à constituer un bloc de gauche écologique rassemblé avec l'ensemble des forces politiques de gauche ben voilà c'est un pari extraordinaire qui a été réussi et qui donne envie à Jean-Luc Mélenchon d'aller soutenir pendant toute la campagne différents candidats et de s'investir au maximum pour réussir ce pari notre capacité à gouverner à partir du 19 juin
simplement quand on voit les premiers ministres qui ont réussi à imposer des cohabitations au président en l'occurrence Jacques Chirac Edouard Balladur Lionel Jospin les trois étaient candidats aux législatives par ailleurs Marine Le Pen est aussi candidate aux législatives est-ce qu'il n'y a pas une forme de décalage entre l'ambition affichée et le fait de ne pas se présenter est-ce que c'est pas un refus d'obstacle au fond de Jean-Luc Mélenchon
je ne crois pas du tout d'abord il n'y a pas tellement d'obstacle vous avez vu les scores dans sa circonscription parler d'un obstacle on a beaucoup de circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon aurait pu se présenter et il gagne au premier tour donc je pense qu'il n'y a pas de problème d'obstacle ça c'est sûr mais surtout oui je crois que c'est assez cohérent avec son parcours et souvent on lui reproche de ne pas vouloir passer la main et voilà un homme qui passe la main à Manuel Bompard excellent directeur de campagne je pense que vous m'accorderez ce point qui a fait voilà qui a dirigé une campagne assez brillante et donc je trouve que c'est au contraire très digne et très fort de sa part que de s'engager dans cette bataille pour être premier ministre et en même temps de réussir à passer la main à Manuel Bompard
mais Clément Tinnata on peut dire aussi qu'un premier groupe d'opposition à l'Assemblée Nationale sans Jean-Luc Mélenchon sans ses discours cultes ses interpellations ses coups de gueule vous perdez beaucoup je vous adore vous perdez beaucoup de points quelque part mais vraiment je vous adore
mais oui si tant mieux je vous aime c'est magnifique c'est-à-dire que je ne sais pas combien de fois je suis venue sur ce plateau on m'a expliqué mais vous ne trouvez pas Jean-Luc Mélenchon avec ses colères avec si etc son caractère infernal c'est de sa faute si vous n'aviez pas Jean-Luc Mélenchon ça serait tellement mieux et maintenant vous nous expliquez mais comment vous allez faire ce que j'ai fait débat avec Jean-Luc Mélenchon depuis longtemps non ça non je vais vous dire le fond de ma pensée voilà heureusement qu'il était là dans cette présidentielle parce qu'il a fait 22% et nous lui devons une fière chandelle et je trouve tout à fait louable de sa part d'être capable de dire les générations qui viennent la génération qui viennent on est quand même assez nombreux voilà et bien moi je fais confiance il ne va pas disparaître du paysage rassurez-vous vous allez le retrouver il n'a pas décidé de prendre sa retraite il n'a pas décidé de prendre sa retraite il a fait 7 mandats donc la tribune ça va et il n'a pas forcément besoin que de l'Assemblée nationale pour avoir une tribune donc rassurez-vous tous vous allez pouvoir continuer à l'inviter il aura toujours son mot
les législatives pour rappeler les choses dans une phrase il faut faire 12,5% des inscrits pour se qualifier parfois il y a des configurations un peu spécifiques deux candidats trois, quatre candidats bon dans les circonscriptions où NUP n'aura pas NUPES pardon on dit NUPES ou NUPES d'ailleurs NUP la NUP la NUP comme vous voulez il n'y a pas de dans les circonscriptions vous n'apparaîtrez pas au second tour quel sera le message qu'allez-vous dire aux gens
entre l'extrême droite et Macron vous voulez qu'on dise quelque chose
vous pourriez reprendre les mêmes mots que Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour de l'élection exactement vous connaissez voilà
donc vous connaissez la réponse voilà c'est bien c'est une question assez simple je peux le redire on peut le redire notre combat fondamental contre l'extrême droite moi ça fait 30 ans que je le mette donc je vais continuer à le mener mais ce que j'ai envie de dire aux électeurs et aux électrices c'est d'abord si vous ne voulez pas de ce duel si vous ne voulez pas avoir à choisir entre l'extrême droite et 50 plus de pouvoir d'achat en berne 50 plus de casse du droit du travail 50 plus d'inaction climatique 50 plus de monarchie présidentielle et 50 plus de mépris et bien c'est assez simple vous avez un bulletin de vote dans toutes les circonscriptions c'est celui du de la candidate pour la nouvelle union populaire écologique et sociale c'est ça ma réponse et c'est historique ce que nous avons fait c'est historique nous avons rallumé les soleils comme disait Jean Jaurès nous avons rallumé les soleils parce que
la dernière fois c'est 97 c'est ça une gauche plurielle non Jaurès c'est un peu avant si vous voulez bien pardonnez-moi si vous écoutez ma phrase en entier pardon vous me reprochez de vous ne m'interrompez pas écouter la phrase en entier c'est vrai que la blague était drôle elle était actuellement incorrecte non le Nel Jospin 1997 je dis
non c'était juste pour dire que ma référence était davantage plus Jaurès que Jospin
ok très bien nous avons débuté le nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron depuis le 14 à zéro heure enfin il a débuté il n'y a toujours pas de nouveau gouvernement toujours pas de nouveau premier ministre incroyable une femme pourrait être nommée à Matignon en tout cas c'est la rumeur là qui court un peu partout la nomination d'une femme à Matignon Clémentine Autain est-ce que c'est une victoire ou est-ce que c'est une correction de l'histoire selon vous ?
alors si je dois choisir entre les deux termes je dirais plutôt correction de l'histoire il aurait pu faire déjà il y a 5 ans il a eu deux premiers ministres il ne l'a pas fait et en effet le temps des femmes en politique leur tourne leur tourne après ça ne fait pas un brevet de féminisme après si on a une femme et qu'on a la même politique c'est sûr je préfère si vous voulez je préfère que les femmes puissent accéder partout à des postes de responsabilité et qu'on casse ce plafond de verre mais permettez-moi de vous dire que cela ne changera pas nécessairement l'avis des Français
comme Edith Cresson comme Edith Cresson qui a été première ministre la seule femme première ministre vous dites il y a un machisme en politique oui elle elle dit
c'est pas le pays qui est machiste c'est ça classe politique
c'est un doux euphémisme dit comme ça c'est un doux euphémisme voilà
parmi les noms qu'on peut entendre dans le jeu des rumeurs des coulisses il y en a un qui revient plus spécifiquement ces dernières heures c'est celui de Catherine Vautrin ancienne ministre de Jacques Chirac est-ce que ça c'est un profil dont vous vous dites pourquoi pas pardon non mais je ris parce que
écoutez c'est une femme de droite c'est une femme de droite clairement voilà donc ça serait un choix politique assez cohérent d'ailleurs prendre une femme de droite pour mener une politique de droite je dirais que ça aura le mérite de la cohérence mais j'entends dire que le président de la république voudrait donner des gages envoyer un signal à gauche
parler à nos électeurs
parler à nos électeurs alors c'est sûr que Madame Vautrin qui notamment s'est illustrée pour sa défense fervente sa lutte son combat contre contre le mariage pour tous autant vous dire qu'on pourrait trouver mieux comme symbole pour s'adresser à un électorat de gauche
je préfère Elisabeth Borne par exemple
non moi je préfère rien du tout je vais vous dire Jean-Luc Mélenchon c'est pas une femme moi je veux bien qu'on passe trois heures à discuter du casting franchement le casting m'intéresse assez peu qu'il se débrouille c'est son problème moi mon problème c'est comment faire en sorte que le 19 juin on bloque les prix parce qu'aujourd'hui c'est ça le problème des français vous voyez tout ce dont on a parlé depuis je sais pas combien 40 minutes cette semaine j'ai fait du porte-à-porte des sorties d'école le marché de Sevran etc à Tremblay et à Villepinte bon on m'a parlé à peu près de tout sauf de ce dont on vient de se parler depuis 40 minutes parce que moi ce dont on me parle c'est des problèmes de salaire c'est des problèmes de précarité c'est des gens qui sont dans la misère et c'est ça le sujet c'est ça le sujet
Jusqu'à Montillotin ça fait trois semaines que le président Macron a été réélu il fait durer le suspense est-ce qu'il fait trop durer le suspense on attend toujours la nomination la formation d'un nouveau gouvernement est-ce qu'on est un peu en monarchie républicaine ? oui ça ça fait cinq ans
que ça dure voire même plus en réalité donc c'est aussi pour ça qu'on s'est mis tous d'accord dans notre nouvelle union populaire pour une sixième république et pour sortir aussi de cette logique moi j'ai plutôt le sentiment qu'il est en difficulté et que si on n'a pas de nouveau gouvernement c'est qu'il voit bien que l'adhésion des français en dépit de son élection qui est une élection qui est une victoire à la pyrusse c'est une victoire à la pyrusse il est élu bien sûr mais c'est une victoire à la pyrusse il n'y a pas de majorité de français qui sont d'accord pour avoir cinq ans de plus d'Emmanuel Macron c'est ça la réalité et je pense qu'il en a un peu conscience alors il cherche le mouton à cinq pattes il cherche le mouton à cinq pattes c'est-à-dire une femme qui pourrait parler à l'hectera de gauche mais qui mènerait une politique de droite évidemment ça n'existe pas donc l'heure tourne et il n'y arrive pas
si Jean-Luc Mélenchon avait été au deuxième tour devant Mme Le Pen et élu là au cours de la dernière présidentielle ça aurait aussi été une victoire à la pyrusse
c'est une vraie question que vous nous posez effectivement puisqu'on a trois blocs donc on a un paysage politique qui est profondément recomposé on l'a vu avec à la fois un tiers qui est vote à l'extrême droite ou en tout cas pour une droite dure un tiers qui se rabat sur le vote Macron je ne sais pas si c'est le bloc le plus d'adhésion et en effet un gros tiers qui pour l'instant est majoritaire dans les intentions de vote pour une gauche franche donc on est dans cette situation-là et il faut que ça se débloque dans le pays mais il y a aussi toutes les personnes tout ça c'est une affaire aussi de dynamique parce que dans le pays c'est pas la question de la dynamique
je vous pose non mais il y a une question de dynamique dans le pays c'est l'espèce de procès en légitimité qui est fait parfois je ne dis pas que c'est votre propos au président réélu or il participe d'institutions qui sont les mêmes pour tout le monde comme pour votre candidat
c'est pour ça qu'il faut changer le système institutionnel et que quand je vous parle des trois blocs il manque une partie des français et qui est une grande grande partie des français une partie de plus en plus grande qui est celle des abstentionnistes alors ça ne forme pas un tout unifié les abstentionnistes ça c'est clair mais pour dégager au bout du bout qu'est-ce qui peut faire majorité c'est aussi de regarder nos propositions moi j'attire votre attention par exemple sur les enquêtes d'opinion qui sont faites sur nos propositions concrètes quand on dit blocage des prix on a une majorité quand on dit retraite à 60 ans une majorité de français et pour une majorité de français et contre la proposition de la retraite à 65 ans d'Emmanuel Macron vous prenez le dégel du point d'indice je vous assure qu'on va trouver une majorité de français donc la majorité de français on va la trouver plus facilement quand on va décortiquer les propositions concrètes que nous faisons avec la nouvelle Union Populaire
Clémentine Nott une question très concrète le gouvernement a déjà prévenu que s'il obtenait une majorité un des premiers actes politiques qu'il ferait serait de faire voter un paquet pouvoir d'achat au Parlement avec la réindexation des retraites sur l'inflation le chèque alimentaire la prolongation du bouclier tarifaire est-ce que vous nous dites
la suppression de la facte audiovisuelle absolument la suppression de la redevance
est-ce que vous nous dites ça on le votera si c'est soumis à l'Assemblée de l'Assemblée ? Marine Le Pen dit oui parce que certes ça ne va pas assez loin mais au fond c'est toujours ça
alors d'abord on ne sait pas ce qu'il y a dedans précisément on a des éléments mais souvent c'est les conditions les précisions moi j'attends de les voir mais ce qu'il faut que vous compreniez c'est qu'on a des logiques qui sont opposées absolument opposées c'est-à-dire que lui à chaque fois il remet si j'ose dire 10 balles dans la machine 10 balles dans la machine
la réindexation des retraites c'est sur l'inflation
mais la réindexation mais pas que des retraites le dégel du point d'indice
vous venez de m'en parler c'est pareil
le dégel du point d'indice il veut le faire à quelle hauteur ? allez-y
à hauteur de l'inflation
non ? ah non ? c'est pas ce qui est prévu ? c'est un point ? non c'est trois points ce qui est annoncé pour l'instant c'est trois points et l'inflation en juin sera de combien ?
de cinq
voilà vous avez la réponse à votre question donc ça ne va pas et notamment pour les fonctionnaires décision qui a été prise avant avant justement
la formée sur l'inflation vous êtes d'accord ? bien sûr mais oui
mais oui non mais oui vous êtes d'accord Clément ? non je ne suis pas d'accord avec une chose précise c'est que le dégel du point d'indice il ne doit pas se faire simplement en fonction de l'inflation là maintenant c'est la hausse des prix l'inflation pour que tout le monde comprenne bien l'inflation c'est la hausse des prix qui fait que le salaire qu'on touche devient plus petit non mais je veux dire
la décision a été prise avant les circonstances actuelles alors on est bien d'accord
qu'on n'a pas la réponse donc c'est bien ce que je vous disais tout à l'heure
donc ce paquet pouvoir d'achat lave
vous me dites tout à l'heure qu'on se comprenne bien vous me dites tout à l'heure mais si si on connait les mesures maintenant je vous dis concrètement c'est combien le dégel du point d'indice chaque alimentaire
c'est concret prolongation du bouclier tarifaire c'est concret réindexation des retraites sur l'inflation c'est concret on n'est pas d'accord là-dessus
parce que je vous dis une chose c'est que le dégel du point d'indice il doit se faire autrement prenez par exemple les enseignants quand même corps de fonctionnaires très important parmi enfin dans le corps de l'état les fonctionnaires ils ont perdu 20% de pouvoir d'achat en 20 ans donc si vous dites on va dégeler le point d'indice et uniquement se caler sur l'inflation et bien je peux vous dire que vous n'allez pas changer grand chose
donc c'est non parce qu'il faut aller beaucoup plus loin
ça ça ne va pas le blocage des prix c'est une toute autre logique parce que ça veut dire que ce ne sont pas les français qui vont payer deux fois comme on le fait par exemple avec le chèque carburant toutes les logiques de chèque pourquoi on paye deux fois parce que au lieu de faire en sorte que ce soit Total qui arrête de reverser des dividendes et soit capable à la pompe de calmer les prix et bien c'est l'état qui compense et l'état c'est qui ? c'est vous et c'est nous qui payons donc il y a quelque chose
qui ne tourne pas en vous appelez au détail des propositions alors justement sur un point très précis très important pour les français qui était un enjeu de cette élection présidentielle et qui sera son pôle législatif il y a les retraites la retraite
c'est sûr qu'on a besoin quand même de précision parce que Jean-Luc Mélenchon a dit vous comprenez qu'on a besoin de précision mais on a toujours besoin
de précision vous avez raison 60 ans
d'accord ? oui 60 ans 40 annuités alors quand on dit sans décote ça veut dire qu'on peut partir à 60 ans en ayant même si on n'a pas payé ces 40 annuités mais en ayant une retraite à taux plein or il y a une équation qui n'est pas possible donc comment est-ce que vous la résolvez ? et bien certainement pas en disant on va faire à 65 ans
non en fait moi j'ai fait le débat 60 ans ou pas ? oui je vous écoute bien sûr c'est 60 ans d'accord juste une petite précision parce que vous dites c'est complexe et pour celles et ceux qui nous écoutent aujourd'hui c'est en fait très compliqué de rentrer dans le détail j'ai fait la loi au Parlement j'ai suivi la loi proposée par le gouvernement sur les retraites j'ai fait nuit et jour notamment avec mon collègue Adrien Quatennens donc on a fait ça ensemble vous assurez que même les rapporteurs ils avaient du mal dans le détail et surtout cette réforme
la première réforme d'Emmanuel Macron
donc je vais pas rentrer dans le détail mais je vais dire quelle est notre logique c'est ça le plus important c'est de garantir le départ à la retraite à taux plein à 60 ans c'est ça l'objectif d'accord c'est ça l'objectif sachant que si vous rentrez
précisément vous rentrez sur le marché du travail il y a 23 ans à 24 ans c'est exactement ce que je suis en train de vous dire c'est pas possible vous êtes d'accord avec moi
c'est ce que je suis en train de vous dire c'est que il y a nécessairement un critère à intégrer dans le mode de calcul qui est le critère de la pénibilité parce qu'en fait on sait que c'est lié si vous commencez à travailler à 18 ans en règle générale vous avez un métier plus pénible que si vous avez fait un bac plus 5 et que vous avez un métier où continuer jusqu'à 65 ans n'est pas forcément de même nature on est bien d'accord avec ça ou 62 ou 63 mais notre objectif et il y aura un débat parlementaire y compris pour les détails il y aura un débat parlementaire et il y a un débat parlementaire entre les différentes formations politiques de la nouvelle union populaire mais ce sur quoi nous sommes mis d'accord c'est d'abaisser le niveau de départ en ayant deux leviers enfin plusieurs leviers je dirais même trois évidemment l'âge de départ en norme à 60 ans et le niveau de calcul là aujourd'hui voilà et la question de la pénibilité et donc l'enjeu de la décote et des animités donc il va falloir jouer sur l'ensemble des leviers pour garantir dans les faits ce départ possible
à part la pénibilité à part la question de la pénibilité on est d'accord qu'on ne pourra pas partir à 60 ans à taux plein et pourquoi ? si on a commencé à travailler à 20 ans
et j'ai raison pendant la campagne présidentielle et c'était peut-être des effets des strates c'était la retraite à 60 ans on avait l'impression que c'était pour tout le monde quelqu'un comme moi qui commence à 23 ans à 60 ans je ne peux pas partir avec une retraite à taux plein
et vous croyez que quand on va mettre à 65 ans ça va être mieux ? non mais attendez ça fait 40 à 8h
après il y a aussi un fait pour le coup l'âge moyen de départ à la retraite en France aujourd'hui factuellement c'est 64 ans et demi c'est la règle la question que je vous pose c'est 60 ans c'est votre objectif et c'est votre objectif dans quel délai ? parce que les gens qui vous regardent ils ont envie de savoir est-ce que c'est un projet au bout du quinquennat dans 10 ans
dans 15 ans ou est-ce que vous faites ça dans 6 mois ? on fait ça au plus vite la réforme des retraites c'est urgentissime absolument urgentissime mais alors il n'y aura plus 40 annuités et il faut arrêter non mais aujourd'hui vous avez raté la loi Touraine peut-être bah non oui oui alors la loi Touraine c'est combien ?
on vous retire un trimestre
43 c'est 43 déjà à 40 annuités vous voyez on progresse donc on a double progrès retraite à 60 ans vous avez un progrès même si on dit 40 annuités vous avez un progrès et vous mettez des critères de pénibilité vous avez encore un progrès donc nous ce qu'on propose c'est de faire substantiellement progresser l'accès au droit à la retraite à taux plein et d'aller vers tout le monde peut partir à 60 ans même vous vous voyez on vous donne ce droit à la retraite à 60 ans c'est notre objectif non mais parce que avec modernité c'est ça l'objectif en fait ce que je voudrais c'est que tout le monde comprenne quelle est notre idée notre idée c'est de dire qu'il faut partager le temps de travail non seulement le partager avec un départ à la retraite avancé mais aussi avec une sixième semaine de congés payés et également avec un grand débat un grand débat pour l'application immédiate véritable des 35 heures et d'avancer vers les 32 heures donc c'est une logique globale c'est une logique globale que nous voulons parce que nous estimons qu'aujourd'hui beaucoup de gens travaillent trop et mal beaucoup de gens ne sont pas dans l'emploi et voudraient travailler et donc la solution c'est de partager les temps de la vie le temps de travail et enfin de renouer avec la notion de progrès humain vous savez les français qui nous regardent ils ont l'impression que leurs enfants vont vivre plus mal qu'eux et donc tout l'enjeu de ce que nous avons rallumé comme soleil c'est de dire nous allons avoir et alors
Madame Otan pas en bonne santé Madame on a appris ce matin que la Finlande allait très officiellement demander à intégrer l'OTAN la demande est faite ça y est la Suède pourrait lui emboîter le pas vous me corrigez si je dis une bêtise mais je crois que l'OTAN n'est pas la tasse de thé de la France insoumise vous souhaitez que la France le quitte et vous souhaitez même que cette alliance de l'Atlantique Nord cesse d'exister est-ce que cette invasion russe de l'Ukraine vous fait reconsidérer vos positions ?
pas sur l'OTAN non pas sur l'OTAN on continue de penser que l'OTAN n'est pas l'outil approprié vraiment pas vous ne pensez pas
que c'est l'OTAN aujourd'hui qui empêche Vladimir Poutine de faire plus ?
écoutez je vous le redis je pense qu'en géopolitique si on est un tout petit peu sérieux on sait que l'OTAN est un outil obsolète qui correspond d'ailleurs à des équilibres qui étaient ceux de la seconde guerre mondiale et qu'on est passé dans une autre époque après je réponds très clairement à la question qui est un peu sous-jacente c'est il faut faire face à Vladimir Poutine qui a envahi l'Ukraine il faut soutenir les Ukrainiens qui sont aujourd'hui pardonnez-moi
pardonnez-moi mais je reste sur la question de l'OTAN un instant les Finlandais en fait le demandent pourquoi parce qu'ils ont peur ils ont simplement peur ils ont 1300 km de frontières terrestres avec la Russie l'article 5 de cet accord dit si une botte adverse entre sur un pays membre de l'OTAN il y a une guerre c'est peut-être ce qui empêche aujourd'hui Poutine de faire plus
après moi je suis pour la souveraineté des Finlandais et qui décident ce qu'ils ont à décider j'alerte juste sur le fait que là ce qui est en jeu c'est l'hypothèse d'une troisième guerre mondiale voilà c'est ça qui est sur la table c'est ça qui est sur la table et accéder à la volonté de Poutine de ne pas avoir plus de pays dans l'OTAN je dis juste qu'il faut tout bien mesurer voilà il faut tout bien mesurer c'est-à-dire effectivement faire corps à l'échelle internationale contre l'agression inacceptable hyper violente de Vladimir Poutine qui a menacé quatre fois d'envoyer la bombe atomique donc vous voyez un peu le niveau auquel s'élève la dangerosité de cet homme et je voudrais saluer le courage aussi en Russie de ceux qui élèvent leur voix contre ce régime ultra autoritaire nous avons besoin d'affirmer notre soutien aux Ukrainiens mais il faut qu'on trouve la stratégie la géostratégie la plus adaptée pour ne pas engager un engrenage qui nous conduirait à cette troisième guerre mondiale et donc effectivement tout ça n'est pas simple et on fait avec les outils qui sont là mais nous ça fait très longtemps sur l'OTAN qu'on a ses critiques ses réserves donc c'est pas je ne suis pas en train de ça ne joue pas là tout de suite ça joue au long coup et je ne crois pas que l'OTAN ait été un facteur qui y compris dans les relations avec la Russie avant je parle d'avant bien avant l'attaque de Poutine vis-à-vis des Ukrainiens nous permettait d'être dans la meilleure des situations
alors madame Autain précisément vous parlez de soutien au peuple ukrainien on le voit bien sur le terrain les troupes ukrainiennes ont repris Kharkiv elles mènent des contre-offensifs dans le pays notamment grâce à la livraison d'armes occidentales on va essayer de poser la question simplement Jean-Luc Mélenchon Premier ministre soutient-il ou non le fait d'envoyer des armes françaises aux Ukrainiens
alors en réalité c'est pas tout à fait vous savez que sur les affaires étrangères le président de la République dans la 5ème République ah bah oui c'est un domaine réservé et d'ailleurs il a
il y a des discussions quand même
non mais il y a des discussions et il y a d'ailleurs ce qui serait bien
il peut y avoir des votes au Parlement
c'est ce que j'allais vous dire
et ben voilà
je vous signale quand même qu'on n'a pas eu ce débat et que moi je suis membre de la commission des affaires étrangères et à part du huis clos on n'a quand même pas eu grand chose et je trouve vraiment dramatique
que ce débat n'ait pas eu lieu à l'Assemblée nationale le 1er mars Jean-Luc Mélenchon disait pas de livraison d'armes aux Ukrainiens est-ce que il faut revoir cette position compte tenu et bien des effets qu'ont pu produire ces livraisons d'armes
en tout cas des armes sont livrées y compris des armes de sacrées armes françaises sont d'ores et déjà sont d'ores et déjà livrées
les canons César les canons César etc
voilà moi je vous donne mon point de vue donc il faut ou il ne pas moi je pense qu'il faut aider les Ukrainiens voilà
mais pardon juste là il faut livrer ou pas des armes ukrainiens
je pense qu'il faut faire un débat c'est un sujet y compris dans la nouvelle on n'a pas vraiment le temps
vous êtes député voilà
un je pense qu'il faut un débat à l'Assemblée nationale pour que tout le monde donne son point de vue deuxièmement sur ce sujet précis le président de la République c'est quelque chose qui doit être discuté avec le président de la République donc Jean-Luc Mélenchon ne va pas décider seul troisième point si vous voulez tout savoir c'est un débat aussi qui existe à l'intérieur de la nouvelle Union Populaire parce que c'est un sujet complexe
alors vous votre position moi je vous dis
je pense moi je pense qu'il faut aider les Ukrainiens
donc il faut les aider je vous dis que je pense qu'il faut aider les Ukrainiens c'est donc pas l'inverse de Jean-Luc Mélenchon
c'est ça votre idée géniale
il faut dire les choses
je vous adore
je voudrais qu'on revienne sur la question des droits des femmes à travers le Burkini est-ce que le Burkini doit être autorisé dans les piscines en tous les cas il le vote à lieu de demain encore un sujet majeur c'est vrai
on m'en parlait encore hier sur le marché de ce vrond c'est une question importante
si je peux me permettre c'est Éric Tolle le maire de Grenoble qui en fait un sujet important
oui oui mais je veux dire dans les sujets importants c'est un sujet important pour les femmes demain si elle vote à lieu au conseil municipal à Grenoble effectivement est-ce que vous si vous étiez membre de ce conseil est-ce que vous voteriez ? je ne suis pas membre de ce conseil mais alors est-ce que vous êtes pour ou contre le fait d'autoriser le port du Burkini
au sein d'une piscine moi vous me connaissez je suis une femme de principe donc moi ce qui m'intéresse c'est les principes c'est pas aux doigts mouillés et puis la question c'est pas pour ou contre le Burkini pour les femmes mais c'est pas pour ou contre le Burkini sujet on est d'accord dans les piscines autorisées la question n'est pas pour ou contre le Burkini la question est de savoir comme on est dit que des règles dans des piscines pour vous c'est ça
d'abord la question aujourd'hui elle se pose moi je suis assez pratique c'est demain la question d'avoir ce conseil municipal va être voté l'autorisation ou pas l'autorisation du port du Burkini d'accord mais vous savez que il y a des piscines il y en a dans toute la France absolument vous êtes au courant donc il y a des règlements dans toute la France mais vous savez que
demain c'est à Grenoble oui mais il y a des règlements pour les piscines dans toute la France voilà donc là moi je ne comprends pas le sujet spécifique Burkini pour moi il faut faire des règles qui soient des principes de vie voilà et les principes de vie collectives c'est que la question du non-port religieux dans les piscines elle n'est pas posée on peut y aller avec une croix avec ci bon ça c'est un premier sujet après le sujet de l'hygiène et de la sécurité c'est pas compliqué comme question si si parce qu'elle ne se pose pas dans les termes parce que ce sont vos termes
et moi
si je devais voter je voterais pas je voterais une réglementation qui repose sur des principes principes qui doivent avoir une cohérence politique donc à quel titre tu vous reposes la question même si on est même si on est à titre personnel on pense que porter le Burkini c'est pas un progrès pour les femmes à quel titre vous interdisez je vous demande la question si on interdit c'est au nom de quel principe
on peut citer juste
le principe de laïcité non ah bah alors pourquoi parce que c'est pas c'est pourquoi dans l'espace public donc on peut plus mettre une kippa porter un foulard etc dans l'espace public
une kippa à la piscine vous reconnaissez comme moi c'est plus compliqué non non non puisque c'est un sujet sérieux je le prends très au sérieux je le prends très au sérieux
est-ce qu'au nom de la laïcité en termes de principe on peut faire ça dans une piscine bah oui je vous pose la question pourquoi alors pourquoi dans une piscine et pas au restaurant du coin
madame Othar je vais vous citer les propos de la première adjointe
bah moi je vous dis que la république non je termine là dessus une république digne de ce nom elle fonctionne si elle est réglementée par des principes et par du droit voilà et moi je fais pas les choses aux doigts mouillés je fais pas les choses comme mais non il faut être sérieux sinon il n'y a pas de respect des lois sinon il n'y a pas de règles qui nous permettent de vivre ensemble c'est juste ça que je veux vous dire donc après vous vous décidez bah oui mais vous partez c'est bon pour les femmes vous commencez c'est sur l'immunité des femmes
avec évidemment les conséquences que ça peut entraîner
sauf que vous commencez sur le sujet c'est pour l'émancipation des femmes et trois secondes après vous m'expliquez que c'est au nom de la laïcité donc je vous dis
elle va vraisemblablement voter contre en disant que le burkinier je cite un outil d'oppression patriarcale ailleurs dans le monde première adjointe
insoumise et bah oui très bien c'est plutôt votre ligne
merci beaucoup très bien si elle le vote comme ça mais je dis juste
que c'est une question qui mérite d'être regardée en fonction de principe
merci pour votre présence dans cette émission les faussaires de la république c'est votre livre précisément
très bien
je le montre ici
c'est la suite de notre conversation je vais pouvoir vous l'offrir vous l'offrir avec grand plaisir
merci d'avoir été notre invité merci à vous Edwige Benjamin à très vite bonjour Benjamin Duhamel Jeanne Baron c'est à vous moi je vous donne rendez-vous tout à l'heure à 10h Benjamin Dubois Benjamin Dubois Benjamin Dubois Benjamin Dubois Benjamin Dubois
Clémentine Autain