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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 19 novembre 2025 88 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L'intégrale du mercredi 19 novembre

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 25 %Défensif 31 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron veut amplifier la lutte contre le narcotrafic. Quelles mesures sont prévues ?

  • 2:02ComplaisanteRéponse directe

    Ce qui a été fait et plutôt réussi dans la lutte contre le terrorisme doit inspirer la lutte contre le narcotrafic.

  • 3:52OuverteRéponse directe

    Le Sénat entend s'opposer à la suspension de la réforme des retraites. Pourquoi ?

  • 4:36OuverteRéponse directe

    Le Sénat a adopté la loi contre les fraudes sociales. Quels sont les outils renforcés ?

  • 6:07OuverteRéponse partielle

    La justice a tranché hier sur les bouteilles Perrier. Que pensez-vous de cette décision ?

  • 8:01RelanceRéponse directe

    La loi narcotrafic est-elle suffisante pour endiguer les violences ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:55InvitéFait
    « On ne peut pas à la fois encourager la dépense publique, ce sera ça la suspension des réformes, sans plaindre, et ensuite dire comment fait-on parce qu'il n'y aura pas suffisamment d'économie. »
  • 5:03InvitéChiffre
    « L'enjeu, c'est 13 milliards d'euros de fraude sociale. »
  • 5:40PrésentateurChiffre
    « La hausse devrait être en moyenne de 63 euros. »
  • 10:31InvitéFait
    « Ça concerne toutes les populations, toutes les strates. »
  • 11:13InvitéFait
    « Nous, d'abord, on est conformes à nos choix. »
  • 11:30InvitéFait
    « C'est un marqueur sur lequel, non, je le dis franchement, c'est un marqueur sur lequel on n'en reviendra pas. »
  • 16:53InvitéFait
    « J'ai été soulagé pour les employés et j'ai été soulagé pour les finances des collectivités. »
  • 34:31PrésentateurFait
    « Je ne suis pas certain qu'il faille d'autres mesures. »
  • 34:32PrésentateurFait
    « Je crois que ces mesures-là, les mesures de justice, les mesures de sécurité, la question de la capacité à les taper là où ça fait mal et il faut rajouter un élément. »
  • 34:42PrésentateurFait
    « On est dans un phénomène parfaitement international au niveau européen mais aussi au niveau mondial. »
  • 35:20PrésentateurFait
    « On a été beaucoup et dramatiquement attaqués par le terrorisme. »
  • 35:24PrésentateurFait
    « C'est-à-dire qu'on a mis trop de temps à s'attaquer à la lutte contre le narcotrafic ? »
  • 35:32PrésentateurFait
    « Le narcotrafic, on doit toujours faire en sorte qu'il disparaisse. »
  • 35:33PrésentateurFait
    « Il est en train d'évoluer sous nos yeux, nous le voyons avec les drames terribles que nous venons de voir. »
  • 37:05PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a affirmé hier qu'acheter de la cocaïne ou du cannabis, c'est être de fait complice. »
  • 37:13PrésentateurFait
    « Il y a une réalité dans notre pays et je vois par exemple au niveau de la cocaïne, c'est la facilité avec laquelle on peut accéder à ce type de produit, la baisse du prix de ces produits et la désacralisation de l'usage de ce type de produit que nous avons aujourd'hui qui n'existait pas il y a 20 ou 30 ans. »
  • 39:18PrésentateurFait
    « Oui, je crois qu'on aura le vote de la partie 1 du budget, la partie des recettes, avant la fin de la semaine. »
  • 41:12PrésentateurFait
    « Connu pour être optimiste, je ne suis pas exagérément optimiste. »
  • 41:52PrésentateurFait
    « C'est, est-ce qu'il existe une majorité fragile de gens qui veulent plutôt de la stabilité à condition de faire de part et d'autre des concessions acceptables à droite, à gauche. »
  • 43:34PrésentateurFait
    « Le Premier ministre ayant à la demande des oppositions mis le 49-3 sur la table. »
  • 47:02PrésentateurFait
    « Pour vous, il n'y a pas de vote de budget, il y a forcément de dissolution ? »
  • 48:38InvitéFait
    « C'était une erreur, cette obligation ? »
  • 1:05:02InvitéFait
    « Emmanuel Macron pointe la responsabilité des consommateurs pour lui les complices de ce système. »
  • 1:05:10InvitéFait
    « S'il y a du trafic s'il y a des enfants qui se sont tués s'il y a des réseaux de criminalité organisée qui prospèrent c'est qu'à la fin il doit y avoir des gens qui achètent de la drogue. »
  • 1:05:23PrésentateurFait
    « Le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barraud présentera demain à Bruxelles un régime transversal de sanctions européennes contre les acteurs de la criminalité organisée. »
  • 1:06:11InvitéFait
    « Marseille a été la plaque tournante lors de la French Connection dans les années 70. »
  • 1:06:20InvitéFait
    « On a abattu un juge à Marseille un juge qui enquêtait justement sur la French Connection. »
  • 1:07:12InvitéFait
    « Je connais bien l'Italie évidemment j'y vis en partie et donc j'ai vu ce qu'ont fait les Italiens pour lutter contre le narcotrafic. »
  • 1:07:20InvitéChiffre
    « Une prison qui s'appelle la caserne du Duro qui est à 2h de Rome où vous avez les plus grands trafiquants qui sont enfermés ils sont 200. »
  • 1:07:28InvitéFait
    « Elle ne peut pas être survolée par les drones. »
  • 1:07:43InvitéFait
    « Travailler beaucoup plus sur le statut des repentis c'est à dire pousser des gens exactement comme l'ont fait Falcone et Borsellino qui l'ont payé de leur vie. »
  • 1:08:13PrésentateurFait
    « Ce qui se passe à Marseille c'est un défi à l'État il faut rétablir une préfecture de police avec une chaîne de commandement claire. »
  • 1:12:14InvitéFait
    « Le juge Michel a été assassiné dans les années 70 à Marseille parce qu'il était en train de démanquer la French Connection. »
  • 1:14:01InvitéFait
    « Le renseignement c'est capital contre ces grandes organisations criminelles. »
  • 1:14:07InvitéFait
    « On l'obtient par des moyens humains mais technologiques aujourd'hui les écoutes de grands papas vous savez vous téléphonez sur votre téléphone portable et la police la gendarmerie vous écoute ça ne marche plus. »

Temps de parole

  • Présentateur89 %
  • Présentateur 23 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 19 novembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Le Sénat entame aujourd'hui l'examen du budget, de la sécurité sociale et son point politique clé, la suspension de la réforme des retraites dont la majorité sénatoriale ne veut pas. Un compromis est-il possible dans ces conditions ? On en débat dans une heure avec nos éditorialistes Françoise Degoy et Hubert Coudurier.

Le Parlement pourra-t-il aller au vote sur le budget compte tenu du calendrier ? Ce vote peut-il aboutir alors que le socle commun refuse de le voter en l'État ? Dans une demi-heure, on posera la question à Nourant Panifousse, le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement. Perrier peut continuer à commercialiser ses bouteilles sous l'appellation eau minérale naturelle. La justice a tranché hier après les révélations sur le traitement illégal. Des eaux minérales de la marque, nous verrons la réaction du président de la commission d'enquête sénatoriale sur le sujet. Le sénateur LR Dugard, Laurent Burgoy, est notre invité. Et puis à la une de nos régions, le vivre ensemble.

C'est le thème du supplément que vous retrouverez ce matin dans tous vos quotidiens régionaux qui met en avant des initiatives locales sur le sujet. On verra l'une d'elles. C'est en Saône-et-Loire, un projet de démocratie alimentaire. Reportage à suivre. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Fanny Veil. Bonjour Auréane. Et Fanny à la une de ce mercredi 19 novembre. Emmanuel Macron qui veut amplifier la lutte contre le narcotrafic. Oui, il a organisé hier une réunion à l'Elysée sur le sujet. Il a redit l'urgence de prendre des mesures fortes.

Et puis plus tard dans la journée, le président a taclé les consommateurs de drogue. Acheter de la cocaïne ou du cannabis a-t-il dit, c'est être complice. Gaël Fonseca.

2:02
Invité

Ce qui a été fait et plutôt réussi, et même réussi dans la lutte contre le terrorisme, c'est ce que nous devons faire sur le narcotrafic.

2:08
Présentateur

L'urgence est si forte pour le président que la lutte contre le narcotrafic s'est invitée lors du sommet sur la souveraineté technologique à Berlin. Interpellé à l'Assemblée, Sébastien Lecornu a tenu le même discours.

2:20
Invité

Ce qui a été fait avec succès dans le passé, compris en matière d'organisation, ça avait été d'ailleurs initié par le président Hollande sur la lutte contre le terrorisme, doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic.

2:32
Présentateur

Des déclarations qui suivent une première réunion d'urgence à l'Elysée. La prochaine est prévue dans trois semaines, pour mettre en œuvre rapidement la loi narcotrafic promulguée en juin.

2:42
Invité

Le président de la République a demandé à tous les acteurs de poursuivre la lutte qui est la nôtre, de l'amplifier. Il faut savoir qu'à Marseille, l'action qu'on mène, elle porte des coups très durs au trafic.

2:51
Présentateur

Marseille, avec trois meurtres commis en plein jour depuis octobre, mais encore Grenoble, avec le coma ce week-end d'un jeune touché par balle près d'un point de deal. Outre l'ouverture du parquet national anti-criminalité organisée, le PNACO, le 1er janvier, Emmanuel Macron pointe la responsabilité des consommateurs,

3:08
Invité

pour lui, les complices de ce système. S'il y a du trafic, s'il y a des enfants qui se sont tués, s'il y a des réseaux de criminalité organisée qui prospèrent, c'est qu'à la fin, il doit y avoir des gens qui achètent de la drogue.

3:18
Présentateur

Et son ambition est internationale. La France ne doit pas être la seule à prendre des mesures. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, présentera demain à Bruxelles un régime transversal de sanctions européennes contre les acteurs de la criminalité organisée. Le Sénat entame à son tour son marathon budgétaire. Et oui, arrivé aujourd'hui en séance du budget et de la sécurité sociale, la droite sénatoriale entend marteler son opposition totale à la suspension de la réforme des retraites. et l'importance de faire des économies au risque de rendre impossible tout compromis au Parlement. Écoutez Bruno Retailleau au micro de Stéphane Duguay.

3:55
Invité

On ne peut pas à la fois encourager la dépense publique, ce sera ça la suspension des réformes, sans plaindre, et ensuite dire comment fait-on parce qu'il n'y aura pas suffisamment d'économie. Voilà où nous sommes, mais je pense que le Sénat aura une ligne très claire, une ligne que nous avons toujours eue, mais une ligne surtout d'intérêt général pour le pays.

4:15
Présentateur

Le Sénat qui a adopté hier la loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Oui, un plan gouvernemental musclé par la droite au Sénat. Il prévoit des mesures techniques contre la fraude, possibilité par exemple de suspendre de manière illimitée les allocations chômage ou les prestations sociales en cas d'indice de fraude. Un projet prioritaire pour le gouvernement. Écoutez le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, au micro de Clémentine Louise.

4:40
Invité

Je suis très heureux que le Sénat ait adopté le texte proposé par le gouvernement avec des amendements, des amendements intéressants qui renforcent en fait ce projet de loi, qui vont permettre aux administrations d'avoir encore plus de moyens pour quoi faire ? Pour lutter contre la fraude. Vous savez, la fraude, c'est prendre de l'argent aux Français, aux Françaises, pour le détourner. On a un système de solidarité qui est très efficace dans notre pays, mais il faut le préserver. L'enjeu, c'est 13 milliards d'euros de fraude sociale, puisque c'est celle-là que je porte, la lutte contre les fraudes sociales. Voilà, donc on a des outils. Il s'agit de détecter davantage tous les fraudeurs.

Il s'agit de récupérer l'argent. Il s'agit de mieux les sanctionner.

5:19
Présentateur

Si vous êtes propriétaire, préparez-vous à voir votre taxe foncière augmenter. Oui, près de 7,5 millions de foyers sont concernés. Et Bercy va en fait mettre à jour ce que l'on appelle les éléments de confort, par exemple la présence d'une douche, le raccordement, l'électricité ou encore le chauffage, qui rentrent dans le calcul et font augmenter la taxe foncière. Le ministère considère que ces logements possèdent tous aujourd'hui ces éléments. La hausse devrait être en moyenne de 63 euros. Et puis Boilem Sansal est de retour en France. Et oui, l'écrivain est arrivé hier. Il a été reçu par Emmanuel Macron. Un moment d'émotion et de joie, a dit l'Elysée.

Boilem Sansal a passé un an en prison en Algérie avant d'être gracié et puis libéré la semaine dernière, grâce à la diplomatie allemande. Il a passé une semaine à Berlin pour recevoir des soins médicaux. Merci beaucoup Fanny, à tout à l'heure. Bonjour Laurent Burgoy. Bonjour. Merci d'être avec nous, vous êtes sénateur à l'air du Gard. On va revenir sur la décision du tribunal hier sur les opéris et qui maintient la commercialisation des eaux de la marque. La source se trouve dans votre région. Vous avez évidemment beaucoup travaillé sur ce sujet au Sénat. Mais d'abord, on va regarder les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. La une du Dauphiné.

La loi peut-elle venir à bout du narcotrafic après les récents drames sur fonds de trafic de drogue à Grenoble, à Marseille ? Le président a donc appelé à intensifier la mise en œuvre de la loi promulquée en juin. La deuxième une, c'est celle du Populaire du Centre. Des maires en quête de remerge. Cette semaine se tient le Congrès des maires de France. Et les maires, ils trouvent des solutions dans leurs communes, notamment contre les déserts médicaux. Exemple, à Saint-Sornin-le-Lac, c'est en Haute-Vienne. Un cabinet médical est présent deux fois par mois. Et puis, la une de la Voix du Nord en voie de disparition, ce sont les boîtes postales.

Et face à la diminution du courrier postal, la Poste va réduire son nombre de boîtes aux lettres. Un plan de rationalisation qui crée beaucoup d'inquiétudes en milieu rural. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Je crois difficile parce que j'allais dire ces trois sujets sur lesquels on m'a sensibilisé récemment. Mais j'allais dire, je crois que le plus important, c'est quand même le narcotrafic. Notamment sur la ville de Nîmes, où on sait qu'il y a eu des drames avec ce jeune qui a été tué depuis des années. Je veux dire que la situation va un peu mieux, mais il faut être modeste.

Depuis la présence quand même de CRS, grâce à la décision de l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot, moi j'attends beaucoup de la loi narcotrafic qui a été votée, à laquelle j'ai participé, puisque j'étais membre de la commission d'enquête sur le sujet, du travail important qu'ont pu faire avec Anne Blanc et Jérôme Duren. C'est une boîte à outils intéressante. Je peux vous dire que... Suffisante. Quand vous voyez ce qui se passe à Marseille, une nouvelle étape a été franchie. Crime d'intimidation, a dit Laurent Nunez. Est-ce que vous pensez que la loi narcotrafic... Elle n'est pas encore complètement rentrée en vigueur.

Regardez, le parquet national ne sera installé que début janvier. Mais elle va pouvoir empêcher ce type d'actes à l'avenir ? Je crois que c'est après une volonté des uns et des autres. Moi, je peux vous dire qu'avec la présence de CRS, avec une procureure sur Nîmes qui est très attentive, on a des résultats. Il y a des contrôles, il y a des arrestations. Et derrière, il y a également des condamnations. Il y a deux points sur lesquels peut-être c'est la problématique des mineurs. On sait que notre droit pénal des mineurs manque d'outils pour mieux appréhender les mineurs. Et on sait que, malheureusement, les narcotrafiquants utilisent beaucoup de mineurs. Et puis quand même...

Donc là-dessus, il va falloir compléter la loi ? Je pense qu'il faut aller beaucoup plus de manière répressive par rapport aux droits pénals des mineurs. Et l'autre point quand même qu'il faut signaler, c'est qu'il y avait un travail important qui avait été fait, notamment sur tout ce qui était le renseignement, et qu'à l'Assemblée nationale, cela n'a pas été voté, notamment pour le Rassemblement national, ce qui me paraît bizarre, lui qui est le chantre, soi-disant, de la sécurité. Quand vous entendez hier Emmanuel Macron, on l'a entendu dans le journal, dire qu'il faut la même approche dans la lutte contre le narcotrafic que l'approche qu'on a dans la lutte contre le terrorisme.

Vous êtes d'accord avec ça ? Oui, je suis sûr que c'est possible. Bon, après, le président parle, après il faut agir aussi. Il n'agit pas assez ? Vous savez, je n'ai jamais été macroniste, je ne le saurais jamais. Le problème, c'est que nous avons un président de la République qui parle beaucoup, qui parle peut-être un peu trop. Et je pense qu'à la fonction qu'on dit là, moi je pense, quand on est président de la République, que ce soit Mitterrand, que ce soit Chirac, que ce soit Sarkozy, ce que j'ai connu, parler moins, mais agir peut-être plus. Je pense qu'il parle beaucoup et qu'il manque d'action.

Acheter de la cocaïne, il a également dit, acheter de la cocaïne, du cannabis, c'est de fait être complice. Est-ce qu'il faut sanctionner plus les consommateurs ? Oui, moi j'étais d'accord d'ailleurs avec l'ancien ministre de l'Intérieur, Gérald Larmanin, ça fait longtemps qu'il le dit. Et je suis d'accord avec cela parce que, j'allais dire, on serait très surpris de savoir qui c'est qui achète la drogue. Ça concerne tous les milieux. Donc il faut des sanctions. Je vais vous dire un exemple très clair sur Nîmes. Le distributeur du billet qui marche le mieux de la Poste, c'est celui de Pisse 20, où il y a le plus de retrait d'argent.

Là, à côté de là où il y a les points de deal les plus importants du Gard. Donc on voit bien que ça concerne toutes les populations, toutes les strates. Et moi, je serais favorable, bien sûr, à ce que l'on punisse également les consommateurs. Et je ne comprends pas la position de certains élus qui voudraient, au contraire, légaliser la consommation de drogue, quelle qu'elle soit. Parce que si on commence à légaliser une drogue, je crois que ça va donner une image, justement, permissive à nos concitoyens.

– Autre sujet, c'est le Sénat, qui entame aujourd'hui son marathon budgétaire, arrivé en séance du budget de la Sécurité sociale, avec son point politique clé, en tout cas c'est la suspension de la réforme des retraites, approuvée à l'Assemblée nationale, rejetée pour le moment en commission au Sénat. Est-ce que les Républicains abordent cette séance dans une démarche de compromis ou dans une volonté de faire voter leur budget ? – Nous, d'abord, on est conformes à nos choix. Ce sujet des retraites, ce n'est pas depuis 2023. On l'avait fait voter, les amendements, depuis 4 ou 5 ans dans le cadre du projet de loi finition. – Donc vous n'êtes à aucun compromis sur la réforme des retraites ?

– Je crois que ça, c'est un marqueur sur lequel, non, je le dis franchement, c'est un marqueur sur lequel on n'en reviendra pas. Et je veux dire que, moi, je serais vraiment surpris de voir la solidarité qu'il y a au sein de la majorité sénatoriale, mais élargie sur ce sujet-là, quand même, au groupe indépendant, voire également, à quelques membres également du groupe RDPI. Je crois que… – Indépendant, juste pour qu'on comprenne bien, c'est l'appelé sénateur horizon et RDPI, c'est redécence. – Horizon ou apparenter horizon, on va dire.

Donc on voit bien qu'ici, c'est un marqueur du Sénat, que Bruno Retailleau a raison de dire qu'on peut noter que le Premier ministre, depuis qu'il est en fonction, a plus regardé sur sa gauche que sur sa droite. Il faudra qu'il apprenne qu'ici, la majorité sénatoriale est à droite. – Donc il n'y aura pas de compromis sur le budget de la sécurité ? – Il y aura une commission disparitaire, mais voilà, je pense que, vous savez, le président du Sénat, les présidents de commissions sont des hommes et des femmes qui ont des principes et ne sont pas pour la compromission. – Donc vous ne vous dites pas, mieux vaut un mauvais budget que pas de budget du tout ?

– Un mauvais budget, je pense avant tout à notre pays, aux finances de notre pays. Si c'est voter quelque chose pour aggraver les finances, le déficit de notre pays, non, je dis non. J'allais dire, excusez-moi, mais actuellement, la position de l'Assemblée nationale… – Même si la censure, voire la distribution, aurait un coût aussi énorme pour nos finances publiques ? – Oui, mais on connaît le problème. C'est aussi une question, j'allais dire, d'honneur par rapport à nos positions. Moi, je crois qu'à un moment, on ne peut pas tout admettre. Voilà. – On va parler d'un sujet qui concerne vos travaux au Sénat, qui concerne aussi votre département.

C'est la marque Perrier qui pourra donc continuer à commercialiser ses bouteilles sous l'appellation eau minérale naturelle. La justice a tranché. Hier, vous avez présidé, Laurent Pergoire, la commission d'enquête sur le scandale des eaux en bouteille. Et c'est dans votre département que se trouve la source de Perrier. Mais d'abord, Fanny, pour qu'on comprenne bien ce qui s'est passé hier, retour sur cette décision du tribunal de Nanterre au sujet des bouteilles Perrier. – Oui, vous l'avez dit, le tribunal de Nanterre a rejeté la demande de l'UFC Que Choisir. En clair, vous l'avez dit aussi, les bouteilles de Perrier vont pouvoir rester en rayon.

L'UFC a réclamé leur retrait, leur rappel et qu'elles ne puissent plus être commercialisées sous l'appellation eau minérale naturelle. Pourquoi ? Concrètement, l'UFC Que Choisir reproche à Nestlé Waters, à qui appartient la marque Perrier, d'avoir utilisé des traitements pour ces eaux produites sur le site de Vergès dans le Gard. L'affaire remonte au début de l'année dernière. Le Monde et Radio France publient alors une enquête sur les pratiques de Nestlé Waters. Conclusion, la marque, l'entreprise, utilise des filtres pour son eau alors qu'elle les vend comme eau minérale naturelle.

Premier problème donc, il y a tromperie, dit l'UFC des consommateurs, car une eau minérale naturelle doit être, comme son nom l'indique, naturelle et pure. Interdiction donc de la filtrer. D'autant qu'une eau minérale naturelle se vend en moyenne 100 à 300 fois plus cher que l'eau filtrée. Deuxième problème, les filtres utilisés par Nestlé Waters, au charbon actif ou par traitement ultraviolet, par exemple, sont dangereux pour la santé des consommateurs, d'après l'UFC Que Choisir, même s'ils sont utilisés pour dépolluer l'eau issue du site de Vergès, donc, qui a été accusé d'être contaminé, notamment par des matières fécales.

Nestlé Waters a, de son côté, toujours clamé que ces eaux étaient consommables en toute sécurité. Hier, le juge lui a donc donné raison. Il a estimé qu'il n'y avait pas de risque sanitaire évident qui justifierait un retrait du marché et que, par ailleurs, les consommateurs avaient été suffisamment informés. Pour rappel, en juin, Nestlé avait mis en place une campagne de communication pour alerter ces mêmes consommateurs. Laurent Burgois, vous pensez quoi de cette décision de la justice ? D'abord, je n'ai pas à la commenter parce que, depuis que je suis parlementaire, je suis très respectueux de la séparation des fonctions. J'en ai pris acte.

Par rapport à ce que vous avez dit, la campagne de publicité, c'est l'État qui l'a imposée à Nestlé. Ce n'est pas l'initiative à Nestlé. C'est notamment Mme Louvagi, en tant que ministre de la Consommation à l'époque, qui l'avait imposée. Moi, ce que je tiens à dire, c'est que, dans ce rapport que la commission d'enquête que j'ai présidée avec comme rapporteur Alexandre Ozil, on avait quand même très bien dit qu'il n'y avait pas de contamination sanitaire avérée. Après, comme vous l'avez dit, il y a tout ce problème de microfiltration. Le préfet du Gard, pour le site de mon département, a interdit la microfiltration à 0,2.

Maintenant, on est tous en discussion dans ce département à quel niveau de microfiltration. Je lis dans la presse que la maison des Minéraliers, qui est le syndicat des Minéraliers, fait une campagne de communication très forte en disant « Nous, on ne pratique pas de microfiltration ». Pour trancher ce problème de microfiltration, il faut avoir le retour de l'ANSES, l'Agence nationale de santé et de sécurité. C'était une des préconisations de notre rapport. Les anciens ministres de la Santé, Vautrin et Noderre l'ont saisie. Moi, j'espère que, rapidement, elle pourra se prononcer en disant à quel niveau de microfiltration on peut considérer que l'eau minérale est toujours naturelle.

Et on va revenir sur votre rapport et sur les conclusions, Laurent Bourgois, mais sur cette décision de justice. On l'a dit, Perrier, la source se trouve dans votre département. L'usine de Vergès se trouve dans le Gard. C'est une source d'emploi, c'est aussi une manne financière pour la commune. C'est 1 000 emploi sur le site. Est-ce que, hier, quand même, vous attendiez, évidemment, cette décision ? Est-ce que vous avez été soulagé pour votre commune ? J'ai été soulagé pour les employés et j'ai été soulagé pour les finances des collectivités parce que, quand même, les communes comme Vergès, ou Hucho, dans mon département, c'est une redevance entre 200 et 800 000 euros par an.

Donc, ce n'est pas négligeable. Vous la redoutiez, cette décision de justice ? Écoutez, elle a été dans ce sens, elle aurait pu être dans l'autre. Voilà, je n'ai pas à la commenter parce que ce n'est pas fini, les décisions de justice. Non, mais sans commenter la décision, comment vous l'avez accueillie, vous ? C'est un ouf de soulagement, oui. Il faut quand même le reconnaître. Et vous avez eu les élus de la commune ? Non, mais je vais les voir aujourd'hui parce qu'ils sont au salon des maires et je vais les rencontrer aujourd'hui.

Fanny, on va revenir justement sur les travaux de la commission d'enquête présidée par Laurent Burgoy parce que le Sénat s'est longuement penché sur cette affaire. Oui, parce que cette affaire s'intègre en fait dans un vaste scandale d'État. D'après Radio France et Le Monde qui l'ont révélé, l'État était en fait au courant des pratiques de Nestlé Waters depuis 2021. À l'époque, c'est même l'entreprise elle-même qui a informé les cabinets ministériels. Des liens qui interrogent le Sénat qui a créé une commission d'enquête. Vous en avez parlé il y a quelques instants.

Elle a rendu un rapport en mai dernier dans lequel elle reproche à l'État notamment de ne pas avoir signalé la fraude de Nestlé Waters ou trop tard, ne pas avoir pris la mesure du risque sanitaire, ne pas avoir suffisamment contrôlé l'entreprise ou prononcé de sanctions, s'être laissé influencer par Nestlé et n'avoir informé ni les préfets ni les agences régionales de santé, voire avoir mis en place une stratégie délibérée de dissimulation pour que l'affaire reste confidentielle. Ce sont les mots du Sénat.

Une série de défaillances qui auraient permis à Nestlé de s'enrichir, je cite, sur le dos des consommateurs en vendant des bouteilles litigieuses, gains estimés près de 3 milliards d'euros en 15 ans d'après le Sénat. La commission d'enquête sénatoriale a donc formulé 28 recommandations parmi lesquelles un renforcement des contrôles, la création de ce qu'on appelle un chef de file interministériel pour gérer les remontées d'alerte, la création aussi de groupes départementaux de suivi des eaux embouteillées ou encore un meilleur étiquetage des techniques de traitement utilisées. Au moins deux propositions de loi sont en cours de préparation. Où en est-on, M.

le Sénateur, de la préparation de ces lois ? On y travaille, pour tout vous dire. On a mis en place un groupe de travail informel qui regroupe le rapporteur, moi-même et j'allais dire des collègues sénateurs qui étaient membres de cette commission d'enquête et qui souhaitent continuer à travailler. Donc tous les groupes politiques y sont représentés pour rester transpartisans. On y travaille, c'est long.

On va voir, pourquoi pas, déposer aussi des amendements dans le cadre du projet de loi de finances par rapport à tout ce qui est, vous savez, les redevances et notamment actuellement les groupes industriels ne doivent une redevance que pour lorsqu'ils exploitent de l'eau minérale naturelle vendue en France. Il y a des collègues qui veulent également mettre une taxe lorsqu'elle est à l'exportation. Il y a aussi la problématique si on change si il n'y a plus d'eau minérale naturelle, est-ce qu'il ne faut pas aussi taxer l'eau de boisson puisqu'elle est quand même issue de la même nappe ? Voilà, donc tout cela, on y travaille et des amendements seront déposés ici au Célar.

Est-ce que vous avez l'impression que Nestlé Waters a tiré des leçons de vos travaux ? Ça, c'est compliqué avec un Nestlé. Vous l'avez vu lors des auditions, je pense que les préfets, parce qu'il y a deux départements concernés avant tout avec Céline Vosges et Le Gard, ils travaillent, mais je pense que il y a un problème de confiance, voilà. Je le dis, je pense que Nestlé aurait pu très bien avoir comme défense en disant, d'abord, c'est eux, comme on vous l'a dit, qui ont reconnu qu'ils pratiquaient la microfiltration, donc ils ont pu dire oui, c'est vrai, on l'a pratiqué et on l'a fait justement dans le but de ne pas contaminer nos concitoyens.

Alors, vous savez, la faute à moitié avouée est à moitié pardonnée et on aurait pu rester là-dessus. Ce mutisme qu'il y a eu, rappelez-vous, ces auditions des deux représentantes de Nestlé ont donné une très mauvaise image.

Moi, j'ai tendu la main en disant, non, et je pense que ce mutisme-là a donné une très mauvaise image du groupe et qu'après, il faut travailler, je crois tout le transparent, je crois que le préfet du Gard doit prendre une décision d'ici la fin de l'année puisqu'au mois de mai, il a interdit la microfiltration à 0,2, il faut refaire tous les dossiers pour qu'ils puissent autoriser ou non une exploitation du site en eau minérale naturelle, donc ça demande des études des hydrologues, donc sur la nappe et donc le rendu pour la fin de l'année, ça veut dire qu'avant la Noël, le préfet du Gard prendra une décision de conscience après concertation, bien sûr, avec les services compétents, notamment l'ARS.

Le sujet majeur dans le Gard, c'est la qualité de la nappe, très claire, on l'a dit, malgré les efforts qu'a pu faire Nestlé puisqu'ils ont créé une filiale qui s'appelle maintenant à Grégarig, il y a une filiale à la même dans les vols qui s'appelle la Grévert, en mettant 25 millions d'euros jusqu'en 2030 pour des actions à matrice environnementale, mais la nappe, ce n'est pas du jour au lendemain qu'elle va être modifiée, il faut des années. L'actualité dans votre région, Laurent-Burgois, c'est aussi l'inquiétude des élus, suite à la décision de Groupama de ne plus assurer les manas des clubs tourins pour les activités dans l'espace public, c'est à compter de janvier prochain.

Pour en parler, Vincent Coste, journaliste au Midi Libre, a une question à vous poser sur le sujet. Bonjour Laurent-Burgois. La compagnie Groupama des Méditerranées a décidé de résilier les contrats couvrant les jetons au Rennes dès le 10 janvier 2026 prochain. Même si d'autres compagnies d'assurance pourront s'y substituer, cette décision inquiète cependant dans les manades et les élevages, dans les territoires et les communes concernées, là où cette culture et ces traditions restent solidement et profondément ancrées.

C'est aussi l'existence même des fêtes votives dans l'Hérault, dans le Gard et dans les Bouches-du-Rhône également, qui pourrait être tout simplement gravement menacée à terme. Vous-même, avec d'autres parlementaires issus de ces trois départements, dans une démarche transversale, vous souteniez la création d'une loi sur le régime de responsabilité applicable aux manadiers en cas de dommage causé par les animaux lors de ces fêtes. L'idée étant que la responsabilité ne s'appliquerait pas lorsqu'un dommage résulte d'un risque accepté initialement par la victime. Le sénateur du Gard que vous êtes préconise-t-il toujours l'avènement d'une législation de ce type ?

Où en est votre réflexion sur le sujet ? Merci. – Norme Bourgoire. – C'est une bonne question. Je connais bien. Vincent Coste connaît bien le sujet puisqu'il travaille à Medillac. Oui, c'est toujours d'actualité, mais je crois qu'il faut travailler en concertation et d'ailleurs, comme vous l'avez dit, il y a une mobilisation des élus. Plus de 210 ont signé une tribune dans le Gard, 130 dans les rôles à l'initiative de mon collègue Hussein Bourgie. – C'est une tribune qui a été publiée dimanche dans le Midi Libre qui s'intitule « Pour que vive la course camargaise et nos traditions taurines ». Qu'est-ce que vous attendez après cette tribune ?

– Cette tribune, pour tout vous dire, je l'ai transmise au Président de la République, au Premier ministre, à divers ministres, à commencer par le garde des Sceaux, le ministre de l'Agriculture, le ministre de l'Économie, le ministre de la Ruralité pour les sensibiliser. – Mais vous n'avez pas eu de réponse pour le moment. – J'ai envoyé hier. On est quand même un peu de temps, il faut être respectueux. Non, mais pour revenir sérieusement au sujet, il y a aussi une initiative d'élus gardois d'écrire directement « Sensibilité de garde des Sceaux » pour qu'il demande à ses services. On a besoin qu'il y ait une analyse juridique de la chancellerie par rapport à ce problème de responsabilité.

Je crois qu'il faut qu'on travaille en étroite collaboration avec la chancellerie pour voir quel texte, parce que je le reconnais, il faut être de Paris, ce problème-là et Epsilon, pour nous, c'est un problème important et c'est normal parce que ces fêtes votives, c'est un enjeu culturel, sociétal, économique pour nos territoires, mais ça concerne le Gard-Léros. – C'est 850 courses à environ 2 200 événements, à l'échelle nationale.

– Oui, mais à l'échelle nationale, c'est vrai que réformer la responsabilité, il faut quand même travailler, on ne peut pas encore passer à la chancellerie, donc c'est ce travail qu'on souhaitait mettre en place divers élus de garde en écrivant au Gard des Sceaux que je vais relier et je ne doute pas que mon ami Gérald Darmanin sera attentif et ouvrira les portes. – Parce que qu'est-ce que vous dites, qu'elles sont menacées, ces fêtes taurines ? – Elles sont menacées parce que s'il n'y a plus d'assurance, comme on est très bien, que c'est compliqué d'organiser ces fêtes de rue.

Ce ne sont pas les courses camarguaises que l'on pratique dans les arènes, c'est ces fêtes de rue et la problématique, c'est que… – Il ne faut pas aussi on peut les revoir, ces traditions ? – Il faut retrouver de l'éthique, vous avez raison, et là-dessus, il faut se battre, nous tous, moi j'apprécie beaucoup la Fédération des Manadiers, M. Aubanel, qui a bien dit qu'il faut retrouver l'éthique de ces jeux torêts.

Il y a eu des faits qui se sont passés récemment dans mon département du Gard qui sont inamissibles, des gens qui jettent de la farine avec des fumigènes qui ont fait enflammer, ça s'est enflammé sur les chevaux des taureaux, des jeunes qui ont essayé de noyer des taureaux lorsqu'ils traversaient les cours d'eau, tout ça, ce n'est pas possible, il faut redonner l'éthique, il faut s'amuser, mais il faut traiter correctement les animaux et les hommes qui organisent ces spectacles.

– Alors on va terminer par un supplément que vous retrouverez tous ce matin dans vos quotidiens régionaux en quête de demain, supplément sur le mieux vivre ensemble, c'est le fruit d'un travail de l'ensemble de la presse régionale pour mettre en avant des initiatives locales et on va parler justement de ces initiatives locales. On est avec Fanny Lacroix, bonjour, merci d'être avec nous, vous êtes maire de Châtel-Antrieve, c'est dans l'ISER, vice-présidente de l'Association des maires ruraux de France.

Fanny Lacroix, vous avez été élue en maire en 2020 lors de la dernière élection, c'est votre premier mandat, le vivre ensemble, vous le pratiquez concrètement, quotidiennement, vous faites participer vos habitants à la création de projets, comment est née cette démarche ? Eh bien, cette démarche,

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Invité

elle est née en 2014 sur un constat qui était simple, celui de la désertification qu'on peut connaître en milieu rural et avec la possibilité

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Présentateur

de formaliser un projet politique par une équipe en place qui était celui de lutter contre cet état de fait, mais aussi grâce à un espace,

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Invité

un domaine de 3 hectares qui était en plein centre-bourg de Saint-Sébastien à l'époque

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Présentateur

parce que la Commune Nouvelle n'était pas encore créée. Et du coup,

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Invité

une méthode, en plus de ces espaces,

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Présentateur

qui est une méthode participative où on a décidé de faire travailler les habitants pour définir en fait le village qu'ils voulaient voir se réaliser concrètement, c'est-à-dire quel type d'usage ils avaient besoin de mettre en place pour que le village soit vivant. Et donc, à partir de là, il y a eu des... Tout à fait, à partir de là. de vos habitants, ils ont suivi. Est-ce que, du coup, vous vous dites que ça renforce la cohésion ? Ça renforce aussi le lien entre le maire et les habitants ? Oui, totalement. Ça a vraiment bien fonctionné. Donc, il y a eu déjà quatre mois de travail avec les habitants pour formaliser

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Invité

une feuille de route partagée qui a été ensuite remise au conseil municipal qui, lui, était clair dans sa démarche, c'est-à-dire qu'il n'avait pas déjà choisi à l'avance.

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Présentateur

Et à partir de là, on a pu faire toute la démarche de recherche, de subvention et de réalisation. Donc, les projets des habitants, ensuite, sont sortis de terre. Et donc, on a vu la création

28:48
Invité

d'un café-épicerie associatif, d'une carrière équestre communale à gestion associative, de jardins partagés. Et à partir de cette dynamique, en fait, après, ça a fait envie à d'autres porteurs de projets de venir s'installer sur le village. Et donc, on a vu des kinés qui ont ouvert

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Présentateur

un cabinet, une compagnie de marionnettistes qui ont ouvert aussi un petit centre, un petit musée interactif autour de la marionnette. Et donc, ça a après redonné vie petit à petit à ce village qui, aujourd'hui, écoutez, est quand même bien dynamique. Qu'est-ce que vous pensez de cette initiative, Laurent Burgoy ? C'est mon initiative ? Il me semble, Madame le maire, qu'on vous avait auditionné dans le cadre de la délégation de collectivité territoriale sur la problématique des transitions environnementales. Il me semble avoir retenu... Oui, oui, c'est possible. Et vous représentiez l'Association des maires ruraux. Non, mais je ne crois pas... Bonne mémoire, hein, Laurent.

Oui, c'était il y a trois ans, à peu près, me semble-t-il. Et moi, je crois que ces maires, ce sont des... Je veux dire, ces fantasiennes de la République, des initiatives, quelles qu'elles soient, sans loi, parce que ce sont ces élus de proximité, ils sont proches de nos concitoyens. Et l'exemple que donne Madame le maire, sa commune, c'est une commune rurale, mais vous voyez le dynamisme qu'il y a. Et moi, je ne peux que les saluer. On est en plein congrès des maires et on a besoin de maires. Je pense qu'actuellement, ce sont les seuls élus, j'allais dire, référents de notre République. Donc, on a besoin de vous.

Continuez, parce que, quelles que soient vos idées, quels que soient vos projets, vous êtes proches de nos concitoyens. Et j'allais dire, par les temps qui courent, à un moment, on a quand même une instabilité nationale, politique importante. Vous êtes le socle de la République. Merci. Un dernier mot, très rapidement, Fanny Lacroix. Oui, je veux rebondir sur ces mots

30:33
Invité

qui sont importants, c'est-à-dire continuer. Et c'est vrai que nous, on profite aussi de ce congrès des maires de France pour porter aussi la problématique du statut de l'élu. Et donc, vous savez, pour qu'il y ait des communes qui soient dynamiques, il faut qu'on puisse leur donner les moyens d'agir. Donc, certes, il y a les capacités de faire au quotidien avec nos concitoyens,

30:51
Présentateur

c'est un sujet, mais il y a aussi celui de l'accessibilité de la fonction. Et aujourd'hui, force est de constater que seulement 20 % des maires sont des femmes. Et si on regarde les moins de 40 ans, c'est 4 % des premiers édiles qui vient vraiment poser une problématique de statut qui est absolument majeure. Et si on veut

31:07
Invité

une démocratie qui soit vivante, incarnée, qui ressemble aux Français,

31:12
Présentateur

il va falloir vraiment porter ce message et qu'il y ait un vrai travail qui s'ouvre pour rendre accessible la fonction de maire qui est quand même la plus proche de nos concitoyens. Merci beaucoup. Merci. Merci, Fanny Lacroix. Merci d'avoir été avec nous, maire de Châtel-Entrière. C'est en Isère. Merci, Laurent Bourgoire, d'avoir été votre invitée. Fanny, on se retrouve dans 20 minutes en presse régionale. Tout à fait, on parlera de nouveau du narcotrafic et notamment avec les obsèques de Médic et Sassi. Et on va parler de ce sujet et également du statut de l'élu avec notre prochain invité. C'est le ministre Laurent Panifous qui nous rejoint. Bonjour, Laurent Panifous.

Merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes ministre délégué chargé des relations avec le Parlement. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesseredon du groupe Ébra les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice. Bonjour Auriane. Bonjour Laurent Panifous. Bonjour. Laurent Panifous, on va parler de l'actualité au Parlement mais d'abord l'actualité c'est la lutte contre le narcotrafic. Le chef de l'État qui a tenu hier une réunion sur le sujet alors qu'une nouvelle limite a été franchie à Marseille avec ce que Laurent Nunez a qualifié de crime d'intimidation. L'assassinat de Médic et Sassi.

Ce matin, son frère Amine militant contre le narcotrafic publie une tribune dans le monde. Nous comptons nos morts mais que fait l'État dit-il ? Qu'est-ce que vous lui dites ? Est-ce que l'État est aujourd'hui impuissant ?

32:42
Invité

Je vais vous répondre

32:44
Présentateur

mais je vais d'abord dire la pensée qui est la mienne pour Mehdi, pour son frère, pour la famille et ce drame que nous vivons et qui est un marqueur du glissement que nous vivons dans notre société sur la question du narcotrafic qui chaque année voit un niveau de violence augmenter de manière assez dramatique et oui, nous devons regarder avec beaucoup de gravité ce qui est en train de se passer sur le narcotrafic. Laurent Nunez, le ministre intérieur, a parlé de cela hier. Le Premier ministre, le Président de la République a organisé une réunion spécifique.

Nous sommes face à un phénomène que nous devons prendre très au sérieux et nous devons adopter des méthodes qui sont celles comparables au terrorisme que nous avons pu mettre en place. Maintenant, il y a quelques années, le Premier ministre, hier, en question au gouvernement, a rappelé ce qu'avait pu faire le Président Hollande face au terrorisme et ce que nous devons faire face au narcotrafic est équivalent. Nous avons par exemple créé, le gouvernement de l'époque avait créé un parquet antiterroriste. Il y a un parquet spécifique pour les problèmes financiers et il faut et il y aura un parquet dédié au narcotrafic.

Il y a la question de la justice, il y a aussi la question des moyens pour les forces de sécurité, les liens entre les deux et puis il y a la question aussi qui a été votée dans la loi narcotrafic de ce fameux taper dans le portefeuille qui est quelque chose d'essentiel et je crois qu'il faut taper dans le portefeuille. Est-ce que cette loi narcotrafic qui a été promulguée avant l'été au mois de juin, quand vous voyez ce qui se passe, est-ce que vous vous dites qu'il va peut-être falloir une autre loi, d'autres mesures ? Je ne suis pas certain qu'il faille d'autres mesures.

Je crois que ces mesures-là, les mesures de justice, les mesures de sécurité, la question de la capacité à les taper là où ça fait mal et il faut rajouter un élément, on est dans un phénomène parfaitement international au niveau européen mais aussi au niveau mondial et c'est le travail qu'il pourrait y avoir avec les différentes polices, avec les différentes justices des pays qui nous entourent et même au niveau mondial qui feront que nous aurons la capacité à condition, ça a été dit hier par le Premier ministre aussi, qu'il y ait une forme d'unité nationale sur le sujet. Vous pensez qu'il n'y en a pas ?

Je pense qu'à tous les niveaux, à tous les niveaux, au niveau des services de l'État mais au niveau de la population aussi, on doit comprendre que nous sommes face à un phénomène absolument majeur qu'on n'a pas forcément vu monter ces dernières années. On a été beaucoup et dramatiquement attaqués par le terrorisme. Il faut que nous regardions avec autant de gravité, je crois, C'est-à-dire qu'on a mis trop de temps à s'attaquer à la lutte contre le narcotrafic ? Non, je ne crois pas. Le narcotrafic, on doit toujours faire en sorte qu'il disparaisse.

Pour autant, il est en train d'évoluer sous nos yeux, nous le voyons avec les drames terribles que nous venons de voir et donc nous devons apporter les mesures à la hauteur de cela comme nous avons pu le faire pour le terrorisme. C'est quoi une unité nationale ? Vous appelez à l'unité nationale ? C'est quoi l'unité nationale à laquelle vous appelez ? Écoutez, vous savez, face au choc du terrorisme, il y a eu les mesures, comme j'ai évoqué, les mesures de justice, de police, de coopération internationale.

Après, il y a une prise de conscience qui accompagne cela des Françaises et des Français, unité au niveau de l'administration, au niveau des services de justice, au niveau de la prise de conscience des uns et des autres, que ça devient un objectif prioritaire et que ça nécessite des réorganisations et des priorisations. Mais il n'y a pas d'autres mesures à prendre, notamment concernant les mineurs. Les narcotrafiquants, ils utilisent beaucoup des mineurs pour leur trafic. nous avons des assassins mineurs. Est-ce qu'il faut durcir les sanctions pénales envers les mineurs ? Écoutez, je ne veux pas, moi, vous dire, ministre des Relations avec le Parlement, s'il faut aujourd'hui durcir ou pas.

Ce que je veux dire, et ce que je viens de vous dire, c'est qu'il y a une loi qui a été votée qui doit être pleinement appliquée et elle a été votée assez récemment. Nous avons des moyens qui sont sur la table pour faire front à cela. Il faut les utiliser dans leur entièreté immédiatement et c'est une vraie évolution significative des outils dont on s'est dotés pour affronter le narcotrafic qui est un peu nouveau pour les Françaises et les Français mais qui est un vrai phénomène majeur dans notre société. Un dernier mot là-dessus, Emmanuel Macron a affirmé hier qu'acheter de la cocaïne ou du cannabis, c'est être de fait complice.

Est-ce qu'il faut sanctionner plus durement les acheteurs, les consommateurs ? Alors en tout cas, il y a une réalité dans notre pays et je vois par exemple au niveau de la cocaïne, c'est la facilité avec laquelle on peut accéder à ce type de produit, la baisse du prix de ces produits et la désacralisation de l'usage de ce type de produit que nous avons aujourd'hui qui n'existait pas il y a 20 ou 30 ans. Donc oui, je partage le fait qu'on a un vrai sujet avec la consommation. Le problème est aussi au niveau du consommateur. Il peut y avoir la question de la sanction, je ne sais pas si ce qui a été soulevé par le Président de la République, je ne sais pas.

Vous avez compris comment cette phrase ? Je comprends qu'on doit avoir un regard aussi très attentif. On a déjà beaucoup d'outils législatifs qui ont été mis en place mais aujourd'hui on a un vrai sujet sur la dérive de la consommation notamment de la cocaïne qui a été totalement désacralisée depuis les 20 dernières années, qui avait un titre quasi exceptionnel avant, qui a quelque chose de très habituel. Moi qui viens de milieu rural avec une drogue qui était consommée auparavant beaucoup autour de la fête, peut-être du sport et des situations exceptionnelles en milieu urbain, qui aujourd'hui est consommée de manière très facile et beaucoup trop facile bien sûr en milieu rural également.

Donc il se passe quelque chose là aussi. Et on ne parle plus du tout de la dépénalisation du cannabis. Écoutez, je pense que ce n'est pas le sujet d'actualité et je ne suis pas à titre personnel je ne pense pas qu'il soit très heureux en tout cas de traiter le sujet. C'est un sujet qui mérite d'être étudié, qui revient régulièrement

38:51
Invité

et qui peut d'ailleurs semer le doute.

38:54
Présentateur

Exactement. Et je crois que le traité aujourd'hui sèmerait le doute sur ce dont nous sommes en train de parler, c'est-à-dire la lutte contre le narcotrafic. C'est un sujet, il faut le débattre, mais je crois qu'il faut l'isoler de ce que nous sommes en train de vivre. On va parler de l'actualité au Parlement. L'actualité au Parlement, c'est évidemment le budget. Les budgets, avant de parler du fond, un mot sur le calendrier. D'abord, est-ce que vous pensez que l'Assemblée nationale pourra voter ? Est-ce qu'il y aura un vote sur le budget d'ici la fin de la semaine ? Alors oui.

Oui, oui, j'ai entendu les polémiques peut-être, je ne sais pas si le mot est adapté, mais oui, d'après le nombre d'amendements qui restent à voter, d'après ce que je constate, certains groupes qui retirent des amendements, mais ce n'était pas nécessaire, mais ça peut permettre de garantir d'arriver à ce vote. Oui, je crois qu'on aura le vote de la partie 1 du budget, la partie des recettes, avant la fin de la semaine. Ça semble tout à fait cohérent au regard du rythme des débats. Avant dimanche minuit ? Oui. La séance, elle s'arrêtera dimanche minuit ? Oui, oui, tout à fait. Quoi qu'il arrive ?

Voilà, et ce que j'ai dit en conférence des présidents à l'Assemblée nationale hier, c'est que si la partie 1 était adoptée, alors nous nous retrouverions pour savoir quel délai nous devons laisser pour pouvoir étudier la suite du texte. Maintenant, attendons… C'est-à-dire ? Vous pourriez l'étudier quand la partie des recettes ? Il faudra faire un point pour le lundi qui suit le dimanche avant de faire le vote, mais je pense que la P1 sera votée avant dimanche. Là, on est dans la théorie. Il est probable que la P1 soit votée avant dimanche, donc il y a du temps pour la suite. Si la P1 était rejetée, alors, ce qui est aussi une hypothèse qu'il faut envisager… Oui, on va en parler.

Mais juste, dans l'hypothèse où elle est adoptée, vous avez jusqu'à quand, du coup, pour étudier la partie dépense ? Vous pourriez prolonger jusqu'à lundi, c'est ça ? Le lundi, oui, tout à fait. Ça serait le recours possible. Ça serait peut-être ces 24 heures supplémentaires, mais il est peu probable. qu'au regard des expressions des différents groupes que j'écoute attentivement, vous vous en doutez, il semble à ce stade peu probable que la P1 soit votée, mais bon, c'est pas le rôle du ministre de commenter cela. Vous êtes connu pour être optimiste, c'était l'un de vos traits de caractère affichés à votre arrivée au gouvernement.

Vous êtes toujours optimiste sur l'adoption d'un budget pour la France avant la fin de l'année. Et si oui, quels sont les signaux qui vous permettent de l'être ? – Oui. Écoutez, je vais répondre à vos questions. Connu pour être optimiste, je ne suis pas exagérément optimiste. C'est au début, quand je suis arrivé, j'ai vu qu'il y avait, après que le Premier ministre ait annoncé différentes mesures de compromis, lui le premier, à la tête de ce gouvernement, oui, j'ai constaté qu'il y avait une majorité fragile de gens qui avaient envie d'essayer de trouver une solution et d'apporter une stabilité. En fait, il faut ramener les choses…

Le budget, c'est très complexe, avec des procédures très complexes, mais il y a, au sein de cette masse de complexité, quelque chose de très simple et qui guide, en fait. C'est, est-ce qu'il existe une majorité fragile de gens qui veulent plutôt de la stabilité à condition de faire de part et d'autre des concessions acceptables à droite, à gauche, sur le Banque centrale ? Je crois que cette majorité existe. D'où mon optimisme, ma manière de voir le verre à moitié plein, ma manière de voir qu'il existe un chemin. Vous l'êtes encore optimiste quand vous entendez hier les déclarations des membres du centre commun. C'est quand même votre camp dire qu'ils ne peuvent pas voter le budget en l'État.

Édouard Philippe, un budget à la cohérence mystérieuse voire inexistante. Qu'est-ce que vous lui dites ? Je lui dis que la première partie du budget de l'État, qui est probablement évoquée par Édouard Philippe et les autres, c'est la première partie qui a été constituée par les députés eux-mêmes. Est-ce que cette P1, comme on l'appelle, la partie recette du budget d'État qui va être votée probablement avant dimanche, est-ce que cette P1 est acceptable ? Est-ce qu'elle va être votée ? À ce stade, si j'écoute les différentes déclarations, c'est peu probable. Ce n'est pas une difficulté en soi insurmontable.

Nous sommes à la première lecture de cette navette parlementaire à l'Assemblée nationale. Le texte ensuite ira au Sénat. Que la première partie ne soit pas votée... Ça ne va pas simplifier les choses pour vous, l'exactif de texte au Sénat. Écoutez, si les députés rejettent, c'est la responsabilité des députés, si les députés font le choix de rejeter la P1 du budget, le texte partira dans sa version initiale et arrivera ici au Sénat. Et les sénateurs feront, comme les députés, leur travail d'étude de ce texte. Et eux, probablement, ils rombouent et le modifieront. Vous avez entendu Bruno Retailleau, ils fustichent ce budget. Oui.

Est-ce que là, vous vous dites c'est mort, c'est plié, on n'arrivera pas à passer le budget ? Non, parce que je vous redis ce que je viens de dire et qui est pour moi le plus important. Il y a cette phase de navette parlementaire du texte. Le gouvernement, le Premier ministre ayant à la demande des oppositions mis le 49-3 sur la table. Ça change totalement la manière de voir le choix. Il y a une navette parlementaire entre deux chambres qui ne veulent pas du budget. Vous pouvez faire plein de navettes. S'ils n'en veulent pas, ils n'en veulent pas.

Mais c'est pour ça que le moment de vérité sera le moment de la CMP où les représentants à parts égales du Sénat, de l'Assemblée vont se retrouver et vont devoir, sur la base des travaux qui ont été faits de part et d'autre, qui ont été adoptés de part et d'autre, vont devoir essayer de trouver ce fameux compromis final qui fera l'objet d'un vote ou pas. Et si vous voulez, le moment de vérité sera un moment politique. Ça ne sera pas un moment technique. Ça ne sera pas qu'un moment budgétaire. Bien sûr que la traduction de la politique, c'est un budget. Mais ce n'est que la traduction.

La seule chose qui compte, c'est de savoir si au Sénat et à l'Assemblée nationale, parce que ça sera à parts égales, la CMP, c'est moitié-moitié, donc les deux ont autant d'importance les uns que les autres, si ces gens-là vont préférer une situation de stabilité en faisant des concessions parfois très difficiles. J'en pense, vous parlez de la droite, j'entends, mais qu'ils considèrent eux-mêmes que le prix de l'instabilité est encore plus important. Et le vrai sujet, c'est celui-là. Ça n'est qu'un sujet purement politique. Est-ce qu'on génère de l'instabilité ou pas ? Avec ces chefs de groupe, c'est votre fonction. Est-ce que vous croyez vraiment au compromis ? Oui. Vous qui leur parlez ?

Oui, je crois que c'est possible. Je crois qu'aujourd'hui... Oui, oui, tout à fait, je vous le confirme. C'est possible. Aujourd'hui, demander à un député EPR à l'Assemblée nationale, puisque le texte est là-bas, de demander à un député EPR d'expliquer que sur le PLFSS, alors que nous avons trouvé quand même des compromis, un texte qui a considérablement évolué, est inutile de vous dire qu'il ne convient pas à la droite, qu'il ne convient pas au bloc central, mais qu'il ne convient pas malgré les concessions, non plus à la gauche, qui considère que c'est un budget beaucoup plus central, beaucoup trop à droite, pardon. Mais ils ont tous, les uns et les autres, fait des concessions.

On a réussi à voter cela. Et c'est quand même quelque chose d'assez significatif. Eh bien, c'est exactement l'état d'esprit que nous devrons avoir à la fin. Mais ce sont les parlementaires qui devront avoir cet état d'esprit. L'outil qui permettait au gouvernement de passer en force, celui qui a écrit tant des mois, et à juste titre, je faisais partie de ceux en tant que président de groupe à l'Assemblée nationale qui demandaient au Premier ministre d'avoir posé le 49.3 sur la table, de suspendre la réforme des retraites, donc de poser ces deux totems.

Et donc, c'est en partie pour ça que j'ai accepté de rejoindre pour le soutenir et l'accompagner dans cette recherche de compromis pour trouver un budget avant le 31 décembre. C'est la seule mission de ce gouvernement. Fabrice, sur la réforme des retraites. Oui, parce que le Sénat entend rétablir cette réforme des retraites dont vous venez de parler. Qu'est-ce que vous leur dites aux sénateurs ? Mais aux sénateurs, moi je leur dis quelque chose de très simple et qui ne va certainement pas les contrarier. Les sénateurs doivent construire ce budget comme l'ont fait les députés à leur âme et conscience.

Ce n'est pas au gouvernement de dire aux sénateurs la manière dont ils doivent faire ce budget. J'espère que ce budget ne nous amènera pas trop loin, trop éloignés, j'espère, trop éloignés d'une copie qui aurait pu être celle de la Sécurité sociale, qui aurait pu être celle qui serait celle votée par les députés. – Vous le redoutez de la part des sénateurs ? – Non, je ne le redoute pas, je ne le redoute pas. Non, je crois qu'ils ont conscience de cela. Je suis convaincu que les sénateurs, ce n'est pas parce que les sénateurs ne sont pas tous les matins sous la menace de la dissolution, parce qu'on n'en parle pas, mais c'est cette réalité, parce que ce qu'on appelle le chaos, c'est quoi ?

Ce n'est plus de gouvernement, une dissolution mécanique qui arrivera derrière et pas de budget. – Pour vous, il n'y a pas de vote de budget, il y a forcément de dissolution ? – Oui, c'est clair. Si le gouvernement est censuré, si le gouvernement échoue à la mission qui a été donnée, si nous échouons à faire en sorte qu'à la fin d'année, nous ayons au moins le budget de la sécurité sociale et que le budget de l'État, les choses soient clairement affichées, si le gouvernement est censuré, c'est l'Assemblée qui censura, alors il y aura des solutions.

Mais ça veut dire que nous n'aurons pas trouvé au sein du Parlement, et pas que de l'Assemblée, au sein du Parlement, une majorité, même fragile, pour vouloir s'est stabiliter, quitte à faire des compromis difficiles. – Un mot sur justement l'un des compromis, le Sénat en commission a rétabli le gel des pensions de retraite, mais en épargnant les pensions inférieures à 1 400 euros. Est-ce que ça, c'est un compromis que le gouvernement approuvera ? – Oui, je crois que le gouvernement a déjà dit que sur le dégel, il y aurait peut-être quelque chose à faire sur les retraites les plus modestes. Reste à savoir où est mis le seuil, et ça c'est quelque chose d'important.

Les sénateurs font ce choix-là. Je crois que dans la vête, il serait important de préserver… – Pour relever un peu de traite pour vous ? – Peut-être, mais si vous voulez, encore une fois, je suis pardon d'être prudent, et je ne suis pas langue de bois, c'est que l'esprit, c'est de dire, il faut peut-être préserver les retraites les plus modestes, quand même, où est-ce que le seuil sera mis ? C'est les parlementaires qui vont choisir. – Oui, j'ai une petite question santé, mais qui s'adresse davantage au directeur d'EHPAD, si on peut rappeler votre profession, puisque le Sénat ne juge pas opportun de fixer une obligation de vaccination anti-grippe pour les résidents d'EHPAD. – Oui.

48:38
Invité

– C'était une erreur, cette obligation ? Est-ce que, de votre fenêtre, il faut persévérer sur cette voie ?

48:45
Présentateur

– Alors, c'est un sujet très complexe et que j'ai vécu très personnellement pendant plus de 20 ans. l'obligation vaccinale dans les EHPAD des personnes, notamment sur la question de la grippe, on a eu ponctuellement la question du Covid, oui, c'est un sujet qui peut créer beaucoup de troubles dans les établissements. Je vais vous répondre de manière très directe et très sincère ce que je pense. À titre personnel, j'ai toujours essayé d'inciter les personnels soignants dans mes établissements à faire en sorte qu'ils se vaccinent parce que je considérais que c'était la première des manières de protéger celles et ceux qu'ils soignaient. – Il faut une obligation par aujourd'hui ?

Ça concerne 20%, je crois qu'il y a déjà 83% des résidents qui sont vaccinés. – Les résidents, oui, dans mes établissements, la quasi-totalité s'est vaccinée. – Et alors, est-ce qu'il faut

49:34
Invité

une obligation ?

49:36
Présentateur

– Pour les personnels, je ne suis pas certain que cette obligation vaccinale soit la méthode. Il faut une forte incitation, mais c'est déjà le cas. En tout cas, moi, mon travail de directeur, c'est essayer de convaincre les personnels soignants.

L'obligation vaccinale, en tout cas, ce que je veux dire sur le sujet, c'est que si aujourd'hui, dans cette période de raréfaction de personnels soignés en établissement, on s'ajoute cette difficulté, on l'impose tout de suite, il y a peut-être des moments pour faire les choses, on risque d'avoir encore plus de difficultés avec des personnels pour qui c'est vraiment très important de ne pas être vaccinés, ce que je ne partage pas, je le redis, quand on est soignant, mais c'est une liberté qu'ils vont exercer et qui pourrait créer plus de troubles encore sur le manque de personnes dans nos établissements. Donc, écoutez, je suis très mesuré sur cela.

Laurent Benfouz, quelques questions sur d'autres textes. Il y a le congrès des maires qui a lieu cette semaine. Les maires, ils attendent avec impatience la loi sur le statut de l'élu, ils en parlent régulièrement. Elle sera examinée quand à l'Assemblée nationale ? Alors, elle arrive très vite, elle arrive avant, en tout cas, bien avant les élections, c'est certain, mais j'étais hier au congrès, je suis allé les voir, vous vous en doutez, c'est la semaine où nous... alors peut-être moins quand on est ministre, mais on voit beaucoup les élus et notamment les élus de nos territoires. J'étais maire, j'étais président intercommunalité pendant de nombreuses années.

Je crois comprendre un petit peu les difficultés qui sont les leurs. La loi sur le statut de l'élu va apporter des choses pour leur permettre d'exercer... Mais vous pouvez leur garantir qu'elle sera votée au Parlement avant les municipales ? Elle est inscrite, tout à fait. La loi sur le statut de l'élu est inscrite et elle sera étudiée par le Parlement. Elle sera adoptée. Ne me demandez pas de vous dire ce qui sera fait du vote final parce que là, pour le coup, je dépasserai mes prérogatives. Mais oui, moi, pour ce qui est de l'inscription, c'est mon rôle. Oui, bien sûr.

Mais je crois que les maires, ils ont surtout besoin d'une chose et d'ailleurs, tout ce que nous évoquons quelque part sur la question du budget, c'est la grande question de la stabilité. Ce qui est très difficile quand vous êtes maire, il y a deux sujets parce que vous parlez du statut d'élu mais il y en a une autre. C'est celle sur la décentralisation et la rationalisation de la réforme de l'État. Et là, est-ce que vous en savez un peu plus sur le calendrier, sur la décentralisation ? Le Premier ministre souhaite que ce texte soit présenté en décembre, présenté en Conseil des ministres et donc soit inscrit, au moins inscrit avant la municipale. Donc, c'est un texte important.

Mais quand il sera d'abord inscrit au Sénat ? Alors, je ne peux pas vous dire le jour, ça serait trop... Ah ben oui, ça me semble normal, plus que d'usage. Donc, février au Sénat ? Février, je ne sais pas. Février, j'ai donné la lettre de la feuille de rouge qu'en février, on ne l'avait pas encore mis, mais peut-être qu'il faudra qu'on trouve un créneau pour cela. Même avant ? Ça dépend de la manière dont ce texte va être accueilli au mois de décembre, quand il va être dévoilé. Mais moi, ce que je crois, c'est que c'est un texte... Celui du statut de l'élu que vous évoquiez est très important. Ce texte, en complément l'est aussi, mais il y a trois choses.

C'est les conditions dans lesquelles on travaille, c'est le statut de l'élu. L'organisation de nos différentes strates de collectivité et surtout l'organisation de l'État en faisant en sorte ce message très simple. Une collectivité, une décision, une personne responsable, ça paraît peu de dire ça, mais quand vous êtes maire au président d'Interco, ça s'implique beaucoup. Et enfin, la question du budget, la stabilité. Et c'est ces trois choses que veulent les élus. Un dernier mot, Laurent Panifou, sur un autre texte, c'est le texte sur la fin de vie. Est-ce que vous garantissez que malgré l'incertitude budgétaire, il sera bien examiné au Sénat à partir du 12 janvier ? Je vous le confirme.

C'est une de mes priorités à titre personnel. C'est un engagement personnel. Vous ne savez peut-être pas, mais j'étais rapporteur de ce texte à l'Assemblée nationale avant de devenir ministre. C'est une des demandes qui était très forte de ma part auprès du Premier ministre avant de le rejoindre. Le texte, je m'y étais engagé, est inscrit le 12 au Sénat. Il est inscrit en février. Ça ne bougera pas. L'objectif, je l'ai dit... Donc, 12 au Sénat, février à l'Assemblée. Et l'objectif est un vote final. Oui, oui, oui.

Justement, on m'a reproché de ne pas l'avoir inscrit en décembre, mais inscrit en novembre ou en décembre un texte de cette importance qui est un sujet sociétal majeur et ne pas lui donner le temps nécessaire pour l'étudier, ça n'aurait pas été correct et contre-productif. Le temps nécessaire, on l'aura en janvier, on l'aura en février avec un objectif d'avoir voté de manière définitive le texte avant l'été. C'est l'objectif. Merci Laurent Panifousse. Merci à vous. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. La une de l'Est républicain, Fabrice et Novasco, autopsie d'un fiasco à la une de votre journal. Merci beaucoup. On passe à l'actualité dans nos régions.

Et la presse régionale, dont les journaux du groupe Ebra, Fabrice qui met ce matin à l'honneur des initiatives locales autour du thème du vivre ensemble. Et on va voir l'une de ces initiatives. Direction Tournus est en Saône-et-Loire où a été mis en place un projet de démocratie alimentaire. Le but, relocaliser la production tire l'accès de tous à une nourriture saine. Flora Sauvage nous y remène. Tous les lundis, Florence gare son camion devant cette résidence senior. Une épicerie ambulante pour le plus grand bonheur de ses habitants. Je fais toujours mes courses avec mon aide ménagère le mercredi. Mais je garde toujours une petite place pour acheter chez Florence.

Et ce que René aime par-dessus tout, en plus du pâté en croûte. La gentillesse et surtout les plats régionaux, tout frais. Et vraiment, il y a des spécialités

55:26
Invité

qui sont vraiment très bonnes. Pour Florence,

55:29
Présentateur

ce qui est le plus important avec son épicerie ambulante, c'est de créer du lien social.

55:33
Invité

Moi, toute la semaine, je tourne dans une trentaine de communes. J'ai sélectionné que des communes où il n'y a zéro commerce, il n'y a pas de boulangerie, il n'y a pas de café, il n'y a absolument rien du tout dans les communes où je vais. Il y a des communes de 80 habitants, des toutes petites communes

55:46
Présentateur

où souvent les gens me disent en fait que je suis dans la semaine la seule personne avec le facteur qui le voit. Marqué par 30 ans de désindustrialisation et le vieillissement de sa population, Tournu tente de construire un système alimentaire local intégrant les questions sociales, écologiques et économiques.

56:03
Invité

La démocratie alimentaire, c'est comment on arrive à produire plus en local, comment on arrive à diminuer l'utilisation de produits chimiques pour produire et donc améliorer la santé des gens, comment on apporte ces aliments de qualité au plus près des gens parce que dans un territoire rural avec des habitants qui sont plutôt âgés comme nous en Saône-et-Loire, il y a la question de la mobilité qui se pose.

56:27
Présentateur

L'alimentation au service des citoyens pour qu'ils ne soient plus de simples consommateurs mais qu'ils prennent part aux décisions.

56:34
Invité

J'ai été élu sur la base d'un projet contradictoire avec mon prédécesseur. Lui voulait absolument artificialiser les sols de la périphérie de la ville en construvant un immense centre commercial et moi je faisais partie d'un mouvement où on a dit mais on a déjà trois grandes surfaces à tournure pour 6 000 habitants c'est déjà beaucoup et plutôt que se poser la question toujours de plus d'hyper-consumérisme on s'est dit tout le monde n'a pas un même droit et un même accès à une alimentation saine on s'est dit que ça pouvait être effectivement un sujet qui intéresse tout le monde et qui soit un débat plus intelligent que l'implantation d'une énième grande surface commerciale.

57:12
Présentateur

Pour mener à bien ce projet la mairie a soutenu l'installation d'un magasin de producteurs et la création d'une épicerie sociale et solidaire. On a un territoire où il y a à peu près 18% de taux de pauvreté donc c'est quand même assez important par rapport aux autres villes autour et donc il y avait vraiment ce besoin-là et il y a beaucoup de projets pour donner accès à une alimentation saine sur le territoire et on a cette envie de réussir à fédérer ces projets autour du projet de sécurité sociale de l'alimentation.

Prochain objectif à Tournu créer un projet de sécurité sociale de l'alimentation à l'image de ce qui existe déjà à Montpellier pour garantir à chacun un accès à une alimentation de qualité durable et locale. Et on vient de voir ce reportage qui est en lien Fanny avec un supplément à retrouver ce matin dans la presse régionale. Et tout à fait 16 pages préparées par le journal Sud-Ouest avec 53 autres titres de la presse régionale.

Parmi les initiatives effectivement celle dont on vient de parler à Tournu une ville de 6000 habitants qui est un laboratoire de démocratie alimentaire avec de nombreux projets dont vous avez eu un aperçu pour permettre à tous l'accès à une alimentation saine des jardins partagés où les habitants peuvent cultiver un petit lopin de terre. Cette épicerie dont les légumes bio figurez-vous sont produits par des personnes en insertion ou encore un café associatif qui propose des ateliers de cuisine ou de jardinage. Il y a beaucoup d'autres initiatives à retrouver ce matin dans ce supplément. Et on va en parler justement de ce supplément de ce partenariat. Bonjour Cyril Petit.

Merci beaucoup d'être avec nous directeur de la rédaction parisienne de Ouest France. Cyril, on vient de voir les lecteurs de la presse régionale vont retrouver ce matin en ouvrant leur quotidien ce supplément. 53 titres de la presse régionale qui s'associent. Parmi eux, il y a bien sûr Ouest France. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur cette démarche ? Oui, et puis déjà ce n'est pas rien. C'est 3 millions d'exemplaires ce matin. C'est 13 millions de lecteurs. Un Français sur 5 qui ce matin va avoir accès à ce supplément initié par Spark News et assuré par 53 rédactions de la presse quotidienne régionale. Vous l'avez dit. L'objectif, il est simple.

c'est de donner des récits, des reportages, des informations nouvelles sur toutes ces initiatives qui permettent d'accélérer en France la transition écologique d'un côté, sociale de l'autre puisque tout est lié. Et puis l'idée, c'est aussi de montrer que dans une France qu'on qualifie parfois de morose ou on aime bien mettre en avant plutôt ce qui nous sépare plutôt que ce qui nous rassemble, l'idée, c'est de montrer qu'il y a des solutions qui viennent du terrain, qu'il y a des solutions qui viennent des territoires, que des associations, des personnes, des élus se mobilisent et ont des idées un peu partout.

Alors, il ne s'agit pas de nier les problèmes, il ne s'agit pas d'être dans un monde qui n'existe pas mais au contraire, c'est de montrer comment on peut agir au quotidien sur le terrain pour, et c'est le titre de ce numéro 9 d'Enquête de Demain, mieux vivre ensemble. Alors vous, chez West France, quelles initiatives vous avez choisi de mettre en avant ? Eh bien nous, on en a mis de venus de partout puisqu'on considère, ce n'est pas parce qu'on est historiquement dans le Grand Ouest, qu'on ne va parler que des initiatives du Grand Ouest, au contraire, parce qu'on sait qu'on vient de voir l'exemple de Tournul, ils résonnent aussi complètement ailleurs.

Donc nous, on a mis en avant plusieurs initiatives à NAJAQ, en Aveyron, on transforme les invendus des marchés en conserve pour les distribuer gratuitement, ça permet de lutter contre le gaspillage alimentaire. à Tours, dans l'Indre-et-Loire, on raconte l'histoire de cohabitation entre des jeunes et des personnes âgées, ce qui permet d'un côté de résoudre le problème de logement pour les plus jeunes, notamment les étudiants, et de l'autre côté de créer du lien social avec des personnes âgées.

À Nantes, il y a le lancement de deux maisons de santé qui permettent de lutter contre les déserts médicaux, et puis c'est l'heure du café, à Doulincourt-Socours en Haute-Marne, il y a un bistrot qui a été créé dans un EHPAD. Et ça, c'est un exemple aussi hyper intéressant de la façon dont on peut vivre ensemble, chacun, non pas chacun chez soi, mais tous ensemble sur le terrain. Merci Cyril Petit. Merci beaucoup d'avoir été avec nous pour nous parler de ce supplément que vous retrouverez, vous l'avez compris, ce matin, en ouvrant vos quotidiens régionaux. Merci Cyril Petit de la Une de West France, on va la regarder quand même.

Aliment ultra transformé des scientifiques qui sonnent l'alerte et à la Une de votre journal. Merci beaucoup Cyril Petit, bonne journée à vous. Fanny, on va regarder ce qu'elle a eu de nos autres quotidiens régionaux et l'actualité, notamment du côté de Marseille, c'est le narcotrafic en une de plusieurs quotidiens. Oui, d'abord avec les obsèques hier de Mehdi Kessassi, le frère du militant marseillais Amine Kessassi. Ces obsèques ont donc lieu hier à Marseille, des centaines de personnes se sont réunies pour lui rendre hommage.

Mehdi Kessassi a été tué par balle il y a à peu près une semaine dans ce que les enquêteurs appellent un assassinat d'avertissement qui visait à intimider son grand frère. Une marche blanche aura lieu samedi. Le narcotrafic en une aussi du Dauphiné libéré avec cette question. La loi peut-elle venir à bout du narcotrafic ? Emmanuel Macron réunissait hier plusieurs ministres, vous le savez, dont ceux de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Lunez et Gérald Darmanin pour renforcer la lutte contre le narco-banditisme. Le président appelle à faire en la matière ce qui a été fait et réussi, dit-il, en matière de terrorisme. Corse Matin titre sur les prix du carburant.

L'autorité de la concurrence a sanctionné hier Total Energy et d'autres acteurs du secteur pour entente dans la distribution de carburant sur l'île. Montant de l'amende 187,5 millions d'euros. Pour le gouvernement, la fin de l'entente va faire descendre les prix mais les professionnels de l'île au contraire craignent que cette condamnation ait l'effet inverse et que l'amende soit en fait répercutée sur les consommateurs. Les boîtes postales appartiennent donc bientôt à l'histoire. Elles sont en voie de disparition au titre La Voix du Nord. Face à la baisse d'envoi du courrier et un déficit cumulé de 979 millions d'euros, La Poste prépare un plan de rationalisation.

Elle envisage de supprimer ses célèbres boîtes jaunes avec un objectif, une boîte pour 1000 habitants. Une évolution qui inquiète les petites communes et les personnes âgées. Et puis, c'est bientôt l'élection de Miss France et c'est la une du courrier Picard. Et oui, qui remportera la couronne le 6 décembre prochain ? Les 30 Miss régionales ont posé leurs valises à Amiens au programme. Évidemment, répétition du grand show du samedi 6 qui aura lieu au zénith d'Amiens mais aussi le lancement des illuminations de Noël ou encore coup d'envoi du match samedi prochain à la licorne entre Amiens et l'en avant Guingamp. Bref, les Miss ont du pain sur la planche.

Ah bah effectivement, c'est du travail d'être Miss. Merci Fanny, merci beaucoup, merci Cyril Petit, merci encore d'avoir été avec nous. On va passer à notre débat d'éditorialistes. On va revenir sur le narcotrafic alors que se tenaient hier à qualifier son assassinat de crime d'intimidation. Emmanuel Macron a tenu lui une réunion à l'Elysée pour renforcer la lutte contre le narcotrafic. On voit ça à Gaëlle Fonseca.

1:03:59
Invité

Ce qui a été fait et plutôt réussi et même réussi dans la lutte contre le terrorisme c'est ce que nous devons faire sur le narcotrafic.

1:04:05
Présentateur

L'urgence est si forte pour le président que la lutte contre le narcotrafic s'est invitée lors du sommet sur la souveraineté technologique à Berlin. Interpellé à l'Assemblée, Sébastien Lecornu a tenu le même discours.

1:04:18
Invité

Ce qui a été fait avec succès dans le passé y compris en matière d'organisation ça avait été d'ailleurs initié par le président Hollande sur la lutte contre le terrorisme doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic.

1:04:29
Présentateur

Des déclarations qui suivent une première réunion d'urgence à l'Elysée. La prochaine est prévue dans trois semaines pour mettre en oeuvre rapidement la loi narcotrafic promulguée en juin.

1:04:39
Invité

Le président de la République a demandé à tous les acteurs de poursuivre la lutte qui est la nôtre de l'amplifier. Il faut savoir qu'à Marseille l'action qu'on mène elle porte des coups très durs au trafic.

1:04:48
Présentateur

Marseille avec trois meurtres commis en plein jour depuis octobre mais encore Grenoble avec le coma ce week-end d'un jeune touché par balle près d'un point de deal. Outre l'ouverture du parquet national anti-criminalité organisée le PNACO le 1er janvier Emmanuel Macron pointe la responsabilité des consommateurs

1:05:05
Invité

pour lui les complices de ce système. S'il y a du trafic s'il y a des enfants qui se sont tués s'il y a des réseaux de criminalité organisée qui prospèrent c'est qu'à la fin il doit y avoir des gens qui achètent de la drogue.

1:05:16
Présentateur

Et son ambition est internationale la France ne doit pas être la seule à prendre des mesures le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barraud présentera demain à Bruxelles un régime transversal de sanctions européennes contre les acteurs de la criminalité organisée.

Et on va en parler avec vous vous êtes déjà prêt Françoise de Gouin bonjour bonjour Hubert directeur de l'information du Telegram on va revenir évidemment sur cette actualité dramatique sur cette question du narcotrafic est-ce que selon vous ce qui s'est passé Laurent Nunez il a qualifié ça hier de crime d'intimidation une nouvelle étape a été franchie à Marseille Françoise Oui alors Roryane c'est vrai c'est un crime c'est un assassinat politique pur et dur c'est une mise et une menace claire je rappelle quand même qu'il ne faudrait pas qu'on ait des mémoires de poissons rouges je rappelle quand même que Marseille a été la plaque tournante lors de la French Connection dans les années 70 je rappelle que c'était Gaël de temps en pas qui officiait je rappelle qu'on a abattu un juge à Marseille un juge qui enquêtait justement sur la French Connection donc ce type d'assassinat n'est pas nouveau je ne suis pas en train de vous expliquer que ce n'est pas pour amoindrir ce qui s'est passé aujourd'hui mais Marseille a toujours été aussi cette ville convulsive l'assassinat du juge a été quelque chose d'éprouvant la French Connection qui a été démantelée c'était Marseille ce n'était pas New York Chicago c'était Marseille donc oui on est face à quelque chose de dramatique après je suis très sur les mesures je vais vite moi j'entends tout le discours apocalyptique on ne s'en sort pas on devient un état narcotrafic etc bon d'abord nous n'avons rien à voir avec la Colombie parce que la Colombie c'est aussi un système de corruption généralisé par ailleurs je pense qu'il faut aller chercher les méthodes chez nos voisins je connais bien l'Italie évidemment j'y vis en partie et donc j'ai vu ce qu'ont fait les Italiens pour lutter contre le narcotrafic des prisons une prison qui s'appelle la caserne du Duro qui est à 2h de Rome où vous avez les plus grands trafiquants qui sont enfermés ils sont 200 elle ne peut pas être survolée par les drones c'est exactement l'idée mais il s'est inspiré des Italiens c'est à peine une visite par mois et ça si vous voulez c'est la punition et également travailler beaucoup plus sur le statut des repentis c'est à dire pousser des gens exactement comme l'ont fait Falcone et Borsellino qui l'ont payé de leur vie bien sûr les juges italiens c'est travailler un tel statut de repentis que évidemment dans l'organisation et bien on encourage si vous voulez les mouchards dans le bon sens du terme pour les démanteler voilà moi je crois qu'on peut en venir à bout avec ça voilà et pour revenir sur ce qui s'est passé à Marseille Hubert avant de vous entendre on va écouter Benoît Payan le maire de Marseille qui était l'invité ce matin d'RTL et qui dit ce qui se passe à Marseille c'est un défi à l'État il faut rétablir une préfecture de police avec une chaîne de commandement claire il faut des moyens de police judiciaire il me faut de la police scientifique il me faut de la police financière donc il faut des moyens humains des moyens matériels et je demande à ce que le parquet le PNACO le parquet national anti-narcotrafic narcotrafic vienne s'installer à Marseille voilà les mesures en tout cas ce que demande Benoît Payan oui c'est l'ambivalence aussi des maires qui effectivement considèrent qu'ils n'ont pas de pouvoir pour lutter contre qui se retournent vers l'État même s'il y a quand même beaucoup de maires notamment dans le sud qui ont pris des mesures ne serait-ce qu'à travers la vidéoprotection à travers les polices municipales armées etc pour non pas essayer d'enrayer mais en tout cas faire quelque chose et d'ailleurs qui ont des résultats c'est une guerre en fait et on l'a vu à l'étranger Françoise l'a dit nous on n'a pas connu les années de plomb comme en Italie effectivement l'assassinat du juge Falcone à Palerme et Borsellino une semaine dernière aux États-Unis les États-Unis c'est quand même un régime assez répressif enfin un État assez répressif ça fait des années qu'ils mènent la guerre contre le narcotrafic ça a commencé aux Colombies la Colombie a été un État qui a failli être totalement déstabilisé ils ont même abattu un avion en vol et puis ils ont fini par abattre Escobar Pablo Escobar et puis le trafic s'est déplacé vers le Mexique et aujourd'hui la DEA la Drug Administration Enforcement est toujours en bagarre en guerre permanente elle a perdu des agents sur le terrain bon nous finalement on est au début de cette guerre c'est ça en fait qu'il faut voir et un certain nombre de choses de décisions ont été prises vous l'avez rappelé alors le rôle des repentis est très important il y a les prisons de haute sécurité il y a eu un certain nombre d'opérations place net mais on voit bien que ces opérations place net c'est à recommencer en permanence donc je pense qu'il faut évidemment il faut avoir de l'espoir et considérer que le volontarisme politique permet d'avoir des solutions mais ça prendra énormément de temps c'est une guerre la coordination des services on a un parquet dédié maintenant là dessus comme il y a eu un parquet antiterroriste bon la menace terroriste elle s'est un peu éloignée mais elle n'est pas encore présente le problème aussi c'est que ce sont des trafiquants qui sont à l'international beaucoup d'entre eux vivent à Dubaï ils ont une connexion avec les prisons alors la coopération avec certains avec nos voisins est très importante que ce soit les belges les marocains avec les algériens malheureusement la coopération sécuritaire est interrompue mais voilà il faut à la fois rester lucide mais se dire que même dans une région comme la mienne le narcotrafic alors qu'il est une région un peu refuse un peu une péninsule ça devient mythique maintenant la Bretagne parce que dans les faits alors la Reine et la Nantes c'est déjà très développé mais on a eu encore récemment ces jours-ci un assassinat à Brest et là aussi avec parfois l'ambiguïté des élus locaux qui ne veulent pas s'en mêler mais qui en même temps sont forcément impactés – Et on va voir ce que dit Amine Kessassi il publie une tribune ce matin dans Le Monde Amine Kessassi c'est ce militant contre le narcotrafic dont le frère a été abattu dont les obsèques ont eu lieu hier voilà ce qu'il dit ce matin et notamment cette phrase de fin très forte nous comptons nos morts mais que fait l'État ?

– Alors moi j'entends la douleur c'est insupportable je regardais le père d'Amine Kessassi et de ce jeune qui a été assassiné je comprends la douleur à vif etc.

Je pense que nous sommes vraiment au combat j'apprécie beaucoup que Hubert parle de guerre parce que c'est exactement cela le sujet mais il ne faut pas être timide je reprends vraiment l'Italie je rappelle que donc je le redis le juge Michel a été assassiné dans les années 70 à Marseille parce qu'il était en train de démanquer la French Connection nous avons déjà payé le prix du 100 avec des magistrats pas autant que l'Italie je redis qu'il ne faut pas être timide – Mais ça veut dire que c'est trop timide que le projet de loi de lutte contre le narcotrafic il est trop timide – Quand vous discutez avec les flics des narcos qui sont vraiment pas vraiment honnêtement il n'y a pas de caricature à avoir c'est pas des autoritaires des tyrannistes des tyrans et des fascistes ils disent ils ne devront plus être timides ils vont les frapper au portefeuille quand vous – Ce qui est assez intéressant il y a une complémentarité aujourd'hui sur le plan politique c'est une cause sacrée d'Union Nationale même la France Insoumise tient ce discours – Hubert je veux terminer parce que c'est très important sur le concret quand vous vous promenez dans les rues de Rome de temps en temps vous voyez passer une Lamborghini avec marqué Polizia Finanza dessus qu'est-ce que c'est cette Lamborghini ?

elle a été saisie aux mafieux les maisons sont saisies l'argent est saisi et en plus de ça c'est reversé aux effectifs de la police par exemple voilà donc en ce qui concerne par exemple les bagnoles ultra puissantes pour lutter contre les go fast donc nous devons aussi le parquet le parquet le parquet narco c'est formidable il faut les frapper là où ça leur fait mal il faut les frapper au portefeuille quand on les attrape les Italiens ont attrapé le chef de Cosa Nostra qui était en cavale depuis 30 ans il y a quelques semaines et bien il est au trou mais il est au trou dans cette prison où il ne peut plus parler à personne donc il faut vraiment frapper durement et puisque vous parliez encore de national Hubert on va écouter ce qu'en dit Bruno Retailleau qui était le ministre de l'intérieur au moment du vote de cette loi contre le narcotrafic Bruno Retailleau qui était ce matin sur CNews

1:14:01
Invité

le renseignement le renseignement c'est capital contre ces grandes organisations criminelles or le renseignement comment l'obtient-on ? On l'obtient par des moyens

1:14:08
Présentateur

humains mais technologiques aujourd'hui les écoutes de grands papas vous savez vous téléphonez sur votre téléphone portable et la police la gendarmerie vous écoute

1:14:15
Invité

ça ne marche plus pourquoi ? parce que ces organisations ont muté sur des messageries cryptées et on peut capter aujourd'hui ces messages sans pour autant enfreindre la règle sacro-sainte bien entendu de la confidentialité de ces échanges privés le rassemblement national

1:14:30
Présentateur

a voté contre Bon voilà il pointe l'attitude du rassemblement national Bruno Retailleau il pointe un le retard par rapport à l'avancée technologique des narcotrafiquants et deuxièmement les votes du rassemblement national Il y a parfois des postures tactiques chez le rassemblement national qui sont un peu difficiles On en parlera sur la fiscalité mais c'est vrai que le renseignement est très important et on a actuellement un trou dans la raquette avec les renseignements la sécurité militaire algérienne puisque on sort d'une crise majeure une des raisons d'ailleurs à mon avis pour lesquelles le président de la république après avoir demandé une certaine fermeté à François Bayrou a rétro-pédalé et finalement désavoué Bruno Retailleau c'est aussi ça c'est la préoccupation sécuritaire sans même parler du fait qu'on a soupçonné les algériens à une certaine époque d'avoir organisé des attentats à Paris en 1995 notamment au métro Saint-Michel il y a il y a le fait qu'on est dépendant d'eux pour du renseignement parce qu'ils sont très implantés en France ils ont des réseaux etc alors ça marche bien avec le Maroc parce qu'on a reconnu la marocanité du Sahara occidental mais il faut qu'on ait une espèce de vision à 360 sur le Maghreb sans où mettre personne Dernier sujet que je voudrais aborder avec vous sur ce thème Emmanuel Macron il a dit hier qu'acheter de la cocaïne ou du cannabis c'était de fait être complice est-ce que ça veut dire qu'il y a une responsabilité des consommateurs est-ce qu'il faut sanctionner plus durement les consommateurs moi je vraiment excusez-moi mais j'entends ce qu'ils disent Dupond-Moretti avait dit cela aussi je crois avec des mots assez violents on fume c'est du sang que vous fumez etc je ne suis plus un truc dans ce registre-là personnellement je ne consomme pas même un demi-juin ça me rend malade mais je veux dire je vois tout à fait non non mais vraiment Hubert a raison quand il dit que dans le moindre village et dans le moindre comment dirais-je maintenant dans la moindre campagne tous les maires vous le disent en fait la cocaïne si vous voulez ça circule maintenant comme les bonbons Haribo oui et puis avec la fausse sanctionner ou pas avec la fausse mais moi alors là je ne suis pas d'accord parce qu'à un certain stade je veux dire c'est une addiction donc c'est une maladie donc c'est une maladie je pense qu'il faut faire de la prévention mais enfin il y a une escalade mais je veux dire sanctionner les consommateurs c'est vraiment vouloir soigner les effets sans traiter la cause en fait c'est des...

Oui mais il faut peut-être faire les deux parce qu'il y a une escalade dans la consommation des produits et je me souviens j'étais aux Etats-Unis pendant la campagne présidentielle et j'ai vu dans certaines villes les ravages du fentanyl aujourd'hui leur problème ça c'est autre chose c'est une graduation supplémentaire mais sanction ou pas sanction ?

ben non moi je suis pour les sanctions parce que vous avez des zombies dans les rues vous voyez c'est ça d'accord mais les sanctions ça ne vous soigne pas c'est une addiction si vous voulez moi je fais partie des gens qui pensent par exemple qu'il faut dépénaliser le cannabis mais que ça mérite un grand débat national ça n'a jamais marché mais si ça marcherait bien par exemple dans l'état de Washington par exemple Seattle par exemple vous achetez le cannabis etc je ne crois pas du tout ça c'est une réminiscence de la vieille gauche oh là ça y est ça recommande je m'en tape je vous dis juste qu'il faut trouver un moyen d'enlever des ressources si vous voulez aux narcotrafiquants le cannabis c'est une super ressource c'est pas simplement la cocaïne donc voilà et puis les vieilles recettes de la droite réa c'est comme si je vous disais les vieilles recettes de la droite réa crac il faut punir les malades non on ne les punit pas déjà on les soigne et ça ne sert à rien c'est un cataplasme sur une jambe de bois d'aller punir les malades c'est la débilité par exemple je ne dis pas que vous êtes débile d'aller punir non non pardon c'est d'aller punir les clients non non pardon vous m'avez attaqué sur la vieille gauche attention il ne fallait pas il ne fallait pas allez je ne sais pas si vous serez plus d'accord des prostituées en fait je ne sais pas si vous serez plus d'accord sur le sujet qui arrive on va parler du budget puisque le budget de la sécurité sociale arrive aujourd'hui au Sénat avec sa suspension de la réforme des retraites l'Assemblée elle continue à examiner le budget on va voir ce que dit la droite Laurent Wauquiez qui était présent hier à la réunion de groupe des républicains au Sénat et Bruno Retaillon on les écoute

1:18:46
Invité

on compte beaucoup sur nos collègues sénateurs parce que toute une partie du débat budgétaire va évidemment se faire ici et donc c'était important qu'on partage la ligne commune qu'on a qui est très simple aucune augmentation d'impôts aucune augmentation de taxes des économies sur la dépense et on est la seule famille politique à porter ça à l'Assemblée nationale vous aviez eu une coalition souvent entre la gauche et le Rassemblement national pour une folie fiscale c'est une sorte de hold-up fiscal en bande organisée je pense qu'ici au Sénat on va reprendre ce travail faire en sorte qu'on baisse les impôts qu'on supprime des impôts et surtout qu'on s'attaque enfin à la dépense publique

1:19:27
Présentateur

voilà hold-up fiscal en bande organisée c'est très bien je trouve que Bruno Retaillon n'est jamais aussi bien que dans son rôle de sénateur c'est vraiment véritablement ce qui lui convient il a acquis le sens de la punchline après si vous voulez le hold-up en bande organisée je ne veux pas vraiment être désobligeante avec le Sénat on sait déjà ce que le Sénat va faire évidemment il va détricoter il va remettre l'église au milieu du village bien sûr voilà pour vous et puis il va y avoir une CMP on peut déjà écrire le scénario est-ce qu'elle est conclusive ou pas je ne pense pas qu'elle sera conclusive et hop et tout le monde s'apprête à mon avis à siéger au moins jusqu'au 23 décembre on va laisser quand même le réveillon et aller jusqu'au bout du bout du 31 décembre qui est la deadline je pense que les choses vont se terminer comme cela après est-ce qu'il y a une majorité extrêmement fine vraiment improbable mais majorité relative mais là quand vous entendez Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau vous pensez vraiment qu'un compromis est possible ?

je pense excusez-moi ça c'est des postures d'accord moi je veux bien tout le cinéma les portes claques etc il y a les postures blablabli blablabla le Sénat vous imaginez on peut décrypter un peu quand même les 34 milliards attends je termine il y a les postures et puis après il y a la réalité du vote au moment sur le truc en bande organisée puisque c'était la punchline de Retailleau c'est les fameux 34 milliards d'augmentation d'impôts en fait il y en a 26 qui sont consacrés à la taxe sur les multinationales dont effectivement c'est une posture parce qu'eux-mêmes au Rassemblement National reconnaissent qu'ils pourraient peut-être en tirer au maximum un milliard évidemment ce qui est un peu dommage dans cette affaire où effectivement les gens sont perdus et puis même un peu dégoûtés par ces débats budgétaires alors que le but c'était justement vous pensez qu'ils sont dégoûtés les gens les gens sont dégoûtés par le spectacle de la politique je pense qu'ils attendent les résultats je pense pas du tout qu'ils sont dégoûtés pas du tout arrêtez de m'interrompre je perds le fil de mes idées allez-y c'est fait exprès c'est une bruse il est un peu dommage qu'en fait on n'arrive pas on n'est pas d'abord établi la partie dépense avant la partie recette c'est-à-dire qu'il aurait été important parce que là on file vers Sébastien Lecornu a dit l'autre soir on file vers 6 points de déficit de PIB après ça c'est la règle parlementaire on vote d'abord la partie recette avant d'examiner la partie dépense pour la compréhension des problèmes il aurait mieux valu qu'on se dise quelles sont les économies à faire et ensuite quelles recettes peut-on obtenir ça c'est la recette de la droite classique c'est-à-dire d'abord on fait des économies vous savez il y a aussi un certain nombre d'économistes pas forcément les vôtres qui considèrent que la dépense publique quand elle n'est pas maîtrisée ça crée de la pauvreté et du chômage donc à un moment donné il faut atterrir il faut être raisonnable ce qui serait dommage c'est qu'effectivement aujourd'hui on semble s'acheminer non pas vers un retour au 49-3 mais vers

1:22:18
Invité

des ordonnances

1:22:20
Présentateur

non non c'est ce que me confiait hier soir une ministre et non des moindres dans le domaine je ne veux pas la citer non la citez pas c'est l'offre ou alors vous nous la citez carrément mais si vous voulez pas une minute aux ordonnances je pense que Sébastien Lecornu devant les sénateurs s'est engagé le pire serait la loi spéciale non mais il n'y aura pas la loi spéciale serait une reconduction du budget de l'envers non non mais la réalité c'est que dans les ordonnances il peut y avoir un compromis Lecornu s'est engagé à ne pas utiliser mais enfin on dirait que ce premier ministre en fait il s'est engagé devant les patrons l'autre jour il s'est engagé il a laissé entendre que c'était possible mais non écoutez ça veut dire que ce serait le contrat moral ça veut dire qu'il dégage tout de suite c'est à dire qu'il saute tout de suite et que la gauche le sanctionne et c'est la censure et la gauche a peut-être pas envie d'aller au vote finalement est-ce que pour faire passer la suspension de la réforme des retraites la gauche n'accepterait pas en donnant Moi je pense que c'est pas possible vous pouvez pas dire au parti socialiste qui travaille et à Olivier Faure qui négocie avec le cornu etc.

pied à pied chacun n'oubliant pas d'où il vient ou pas dire à la gauche allez coucou je panier vous avez eu votre suspension maintenant votez au nom de la stabilité ça existe pas ça La question parce que là on brûle un peu les étapes c'est de savoir si la droite et le parti socialiste est capable de se mettre d'accord Le bloc central surtout à l'occasion du bloc central qui pour l'instant a démissionné Oui c'est d'accord Enfin qui précise ce budget on a entendu Edouard Philippière il est pas tendre avec ce budget mais est-ce qu'avec toute cette équation il peut y arriver Sébastien Lecornu ?

Moi je pense qu'il existe une majorité très relative et très fragile fragile hein je dirais fragile pour arriver à un consensus qu'est-ce qu'on cherche c'est quoi le consensus ?

Le consensus pour que ce budget passe serait en gros que le bloc central vote pour on peut faire les comptes les comptes c'est 212 ok on les connait tous c'est LFI et le RN direct 212 ok il faudrait que vote pour le bloc central une partie de l'Iotte les républicains et que Mais ça c'est de la tambouille électorale Non mais pas du je finis et que laisse-moi finir le calcul et que écoutez et que le parti socialiste la gauche et le PC si vous voulez arrêtez de cette caricature de la gauche qui ne sait pas compter qui ne sait pas faire d'économie regardez ça fait 8 ans qu'on se cogne de la droite dans ce pays vous avez vu l'état des finances parce que vous pensez qu'Emmanuel Macron c'est la droite non mais évidemment enfin excusez-moi peut-être au début de son quinquennat écoutez il a gouverné avec Edouard Philippe vous n'allez pas m'expliquer qu'Emmanuel Macron est un gauchiste mais vous plaisantez il y a une année à droite la première année tout est à droite tout est à droite tout est à droite depuis le début enfin Hubert soyez sérieux vous ne pouvez pas le monde est à droite aujourd'hui les socialistes ont besoin de réinventer un peu leur logiciel bien sûr le monde est vachement droit d'ailleurs en Irlande c'est la droite qui est passée d'ailleurs à New York c'est la droite qui est passée d'ailleurs les deux gouverneurs aux Etats-Unis les deux gouverneurs refemmes qui sont une de la CIA l'autre des Marines on va revenir au budget en disant qu'il faut une abstention en réalité des socialistes du PC et des Verts pour que le budget ait une chance de passer est-ce que il y aura dans la corbeille suffisamment pour obtenir cette abstention je n'en suis pas sûr de toute façon la gauche ne votera jamais ce budget c'est pas le seul mais le PC c'est la droite en plus mais à l'air ils ont intérêt à rester sur leur ligne quitte à faire quitte à ce que la conséquence soit qu'il n'y ait plus de budget et que ça entraîne Laurent Panifousse le ministre nous l'a dit s'il n'y a pas de budget il y a censure il y a dissolution bien sûr direct oui enfin ça peut encore évoluer parce que personne n'a vraiment intérêt à la dissolution sauf peut-être sûrement même le RN et la France Insoumise donc en réalité il peut encore y avoir des compromis et ça c'est aussi le génie d'émotion sociale je suis d'accord avec ce que dit Hubert dans le sens pour une fois on arrive à être d'accord je pense que même dans la tête d'Emmanuel Macron je ne suis même pas sûr que si on a on n'aboutit pas sur le budget vous savez que c'est le budget précédent qui s'applique le 31 décembre je ne suis même pas sûr qu'il y ait la case dissolution il y a peut-être une autre case d'un nouveau gouvernement technique pour gérer les affaires courantes je ne suis même pas sûr vous savez en tout cas il y a une fenêtre de dissolution à partir de la mi-décembre allez on va terminer là-dessus parce que vous êtes d'accord on va terminer sur cette bonne note mais on finit par l'histoire du jour et cette semaine a lieu le congrès des maires on connaît la partie politique avec les maires qui travaillent sur leurs problématiques qui échangent avec le gouvernement mais cette semaine c'est aussi l'occasion pour les maires de faire leurs courses alors pas pour eux mais pour leur commune c'est le salon des maires qui se tient juste à côté du congrès les élus rencontrent des exposants ils peuvent acheter des bancs publics des feux rouges des poubelles ou encore c'est la période des décorations de Noël et vous voyez sur ces images on va les voir il y a des beaux ours des beaux pingouins tout ça des automates mécaniques made in France en Normandie on va écouter le fabricant

1:27:10
Invité

tous nos automates sont fabriqués en France dans nos ateliers on fabrique les mécaniques on fabrique les peluches et ces automates sont exportés dans le monde entier on a des ours polaires des pingouins mais on a aussi des collections avec des ours bruns et blancs petits et grands qui vont préparer les cadeaux de Noël

1:27:36
Présentateur

voilà ça donne envie d'être à Noël ces belles décorations vous devrez mettre ça en studio c'est vrai on va lui demander de nous en apporter un pour Noël très bonne idée Françoise vous verrez peut-être ces ours dans votre commune on va essayer de voir si on peut en récupérer un pour le plateau merci Hubert merci Françoise et on suivra puisque vous en parlez ce sera à suivre évidemment toute la journée ce congrès des mères sur notre antenne demain à suivre également le discours de Sébastien Lecornu qui viendra conclure ce congrès merci à tous merci les amis merci beaucoup on se retrouve demain de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat