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interviewEurope 1· 28 juin 2025 7 min

Retraites : François Bayrou «est assis sur une majorité qui n'existe pas», assure Jean-Christoph

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europein Mid Weekend les naï Monier deuxème partie d'Europein Midi Weekend et après l'échec du conclave sur les retraites la CFDT décline la proposition de François Bairou de poursuivre les négociations. Cet échec est également celui de la stratégie du dialogue prené par le chef du gouvernement. Un gouvernement qui espérait encore hier matin un un compromis dans les trois prochaines semaines.

J'accueille dans un instant le politologue Jean-Christophe Galen pour en parler. Mais avant cela, nous voyons avec vous Jacques Ser que François Baïou se dit prêt à trancher. Peu importe si la CFDT ne veut plus participer aux réunion, François Baou veut aller au bout de son processus.

Le gouvernement prendra ses responsabilités. Il y aura un texte. Qu'il y est-tu un accord préalable ou qu'il y a-tu seulement les travaux préparatoires à un accord ?

Si les organisations considèrent que ça n'est plus leur heure et qu'il faut trancher, on tranchera. Je n'ai aucun problème avec la décision. En attendant, le Premier ministre a gagné du temps.

Nous avons montré que la démocratie sociale pouvait défricher le chemin et la motion de censure déposé par le Parti socialiste ne devrait pas être adoptée par l'Assemblée puisque le Rassemblement national ne la votera pas. Hein si François Baïou peut désormais préparer le budget à la recherche de 40 milliards d'euros d'économie. Un enjeu où le risque de chute du gouvernement est beaucoup plus élevé.

Jacques Ser du service politique d'Europe 1. Bonjour Jean-Christophe Gallen. Bonjour les Tout ça pour ça finalement ce ce conclave bah ça lui a permis je pense de gagner du temps.

C'est-à-dire que et de peut-être mettre aussi les partenaires sociaux face à leur responsabilité dans un contexte où ils voulaient dépolitiser un objet très politique. Rappelons-nous quand même que ça avait été un long moment de difficulté parlementaire en particulier avec des parlementaires qui peut-être à juste titre ont déclaré à l'époque qui on leur avait enlevé la possibilité de voter ce texte. Donc en réalité voilà, il a il a essayé de sortir tout en gagnant du temps en préservant une possibilité d'activer une activité gouvernementale classique et en détournant le regard sur ce dossier un peu brûlant et le donnant à des gens qui finalement voilà exactement n'ont pas finalement très envie de s'en emparer.

Alors c'est vrai que est-ce que ça peut être une bonne stratégie politique pour les Français d'avoir un premier ministre qui finalement joue la montre ? Alors il joue la montre parce que il est assis sur une majorité qui n'existe pas. C'estàd c'est une minorité extrêmement faible, fragile euh à l'intérieur d'un d'un d'une assemblée nationale qui fabrique un ensemble de minorités.

C'estàd qu'il y a une incapacité aujourd'hui à trouver quoi que ce soit qui puisse fabriquer un socle commun mais cette fois-ci majoritaire. Donc de toute manière, il est obligé de jouer cette stratégie parlementaire qui ressemble à ce qui était la 4e République et donc de trouver des moyens, des accords, du temps. C'est un moment particulier.

Donc là où c'est très différent par rapport à la 4e, c'est que il y a toujours l'ombre tutellaire du président de la République qui est au-dessus. et dont on voit bien aujourd'hui qu'il y a une forme d'agacement ou une forme d'anticipation d'une grande difficulté qui viendra sous peu. Alors, c'est vrai queon a l'impression de vivre un peu sans fin cette situation avec l'ascensure du PS qui n'est pas suivi du Rassemblement national qui va attendre le budget hein.

Ce sera ce sera à l'automne Jean-Christophe Galen. Effectivement c'est un c'est un cercle vicieux. Oui, c'est ce son d'instabilité.

La dissolution a créé cette forme d'ingouvernabilité parce que alors il y a des choses qui se passent hein, il y a des textes qui sont passés qui ont été votés mais c'est vrai que les grands moments les grandes les grands moments en l'occurrence celui d'un vote sur les éventuels, un travail sur les retraites, un travail sur le budget qui va venir derrière, on sent bien que c'est très difficile. Comment fabriquer quelque chose de durable ou de solide sur autant d'instabilité, autant de fragilité ? Donc ça c'est un petit peu ce qui avait été proposé par François Avérou avec sa méthode, c'estàd de mettre tout le monde face à une ses propres responsabilités.

Je vous le dis. Il y a aujourd'hui trois forces qui ou même un peu quatre qui sont un peu en train de l'attaquer. C'est évidemment le RN qui ne le dit pas mais qui le menace déjà pour le budget.

Les gauches qui ont déjà dégainé et quand je dis les gauches c'est une forme de d'union qui s'est recréée. On voit bien que et lesfill et les verts étaient très rassemblés depuis un long moment. Les partis communistes se rassocient puis le PS finalement il a réglé une partie de ses problèmes.

Donc ensuite il reste quoi ? Il reste le bloc central, celui avec lequel il s'est associé ensemble pour la République et je vous le redis, le président de la République qui à mon avis et dans une démarche vu ces déclarations, ces actes physiques et ainsi de suite, on sent bien qu'il y a une envie pas d'en finir mais pas si lointaine que ça. Une forme de fin de de règne.

Alors, je vous fais réagir à la phrase de de Marine Le Pen parce qu'elle a appelé les parlementaires du Rassemblement national à se préparer justement aux prochaines batailles électorales. Ne procrastinez pas, voilà ce qu'elle les a exhorté à faire. pas il y a quelques minutes là.

Ben vous voyez c'est c'est raccord avec une demande à lequel je ne crois pas. C'estd que monsieur Barnier Michel Barnier a déclaré ce matin ou hier je ne sais plus qu'il qu'il qu'il souhaitait s'il y avait une motion de censure votée sur le budget qui a une dissolution de l'Assemblée nationale pour qu'on rejette encore une fois la possibilité pour les Français de de choisir. Moi je pense que le président la République ne le fera pas.

Je pense que il peut même anticiper le budget. On murmure Sa qui pourrait en finir comme avec madame Born changer de premier ministre pour éviter peut-être de changer de bord politique parce que s'il y a de censure la seule alternative à la non dissolution c'est d'aller cette fois-ci ce que j'ai entendu moi dans sa petite musique personnelle depuis quelques semaines he il est beaucoup plus tirant vers les gauches c'est-à-dire sur sur la sécurité rappelez-vous le brainwashing de la sécurité qu'est-ce que c'est que ces histoires il y a pas il y a pas d'insécurité dans ce pay voilà les positions diplomatiques voilà exactement qui posent question et qui vont flatter finalement le bord gauche de son propre ensemble pour la République mais aussi même peut-être le parti socialiste. Donc on voit bien qu'il y a quelque chose qui va se passer à la rentrée et François Berou le sait lui aussi.

Ça sa sa malice politique c'est qu' étant le premier ministre le plus impopulaire aujourd'hui, il est capable de naviguer quand même dans cette espèce de marécage parlementaire et politique qui est devenu notre politique à nous. Et cette instabilité politique Jean-Christophe Galen, est-ce qu'elle est-ce qu'elle ne finit pas par rompre vraiment le le lien entre les Français et si dirigeants voit des mouvements de protestation qui arrive d'un petit peu partout ? Je pense à la loi sur la la souveraineté énergétique par exemple, les agriculteurs, le mouvement dégueu dont on parle sur Europe notamment.

Moi, je vous suis totalement parce que ce qui m'inquiète encore davantage que c'est moment de réaction, c'est non pas une passivité mais la distance qui s'est créée. Je vous assure que je je j'ai je le ressens très très fortement ces derniers temps, le débat politique alors qu'on est un peuple très politique en général, on a envie, voyez ce que vous dites, ces luttes corporatistes mais qui en même temps sont des luttes contre des injustices que les que les corporations, les associations, les secteurs d'activité, les gens eux-mêmes ressentent. Et bien, il y a une espèce de distance qui se crée.

On ne parle plus ni de personnalité politique, qu'elle soit d'opposition, de majorité ou de minorité, de gouvernement. Et puis on ne parle plus même des partis, on ne parle plus de ces gens-là. Je pense même pour le Rassemblée national, voyez, ou LFI qui sont des gens plutôt actifs, le seul qui s'en sort presque là-dedans et qui continue à travailler jour après jour, qui est quasiment trump dans sa manière de faire, c'est les filles avec monsieur Mélenchon, Rima Hassan qui sont tout le temps d' cré puis qui créent les incidents qui prennent d'après la parole.

Voyez, les autres, on a l'impression qu'il n'existe pas. Et donc finalement finalement les Français se détachent progressivement. Vous avez raison, ils n'y croient plus parce que le temps est tellement instable, tellement incertain, tellement impuissant aussi.

Et vous avez au-delà de ça des événements internationaux qui occupent tout l'espace. Si vous si vous vous intéressez à qui ? Vous intéressez à Donald Trump aujourd'hui ?

À personne d'autre. Donc c'est difficile mais en même temps ça crée cette distance dont vous parlez et cette ambiance un peu de de cocotte minute.

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