Message du Président Emmanuel Macron à l'occasion du Sommet sur la santé mondiale.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Emmanuel MacronFait
« Nous avons fait naître ACT-A dès avril 2020 pour faire des moyens de lutte contre la pandémie des biens publics mondiaux. »
- 1:05Emmanuel MacronPromesse
« Je souhaite que le mandat d'ACT-A soit aujourd'hui étendu aux enjeux de production des vaccins, des traitements et des tests. »
- 2:00Emmanuel MacronPromesse
« La France partagera au moins 30 millions de doses de différents vaccins d'ici la fin de l'année. »
- 3:30Emmanuel MacronFait
« il ne doit y avoir aucun tabou, aucune idéologie, simplement des solutions reposant sur un diagnostic clair. »
- 6:30Emmanuel MacronChiffre
« la France s'engage ici à apporter 500 millions d'euros supplémentaires à notre arsenal de lutte contre le Covid »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Madame la Présidente, chère Ursula, Monsieur le premier ministre, cher Mario, Mesdames et Messieurs les chefs d'État et de gouvernement, Mesdames et Messieurs. Nous avons fait naître ACT-A dès avril 2020 pour faire des moyens de lutte contre la pandémie des biens publics mondiaux. Cette initiative inédite a apporté des réponses essentielles, mais l'urgence sanitaire internationale demeure.
Nous n'avons pas encore réussi le pari de l'accès global, notamment aux vaccins. Alors aujourd'hui, nous devons investir deux voies. La première, agir sur la production en levant toutes les barrières.
La deuxième, agir sur la distribution, avec un objectif : donner à tous accès le plus vite possible aux vaccins, aux traitements, aux tests. Sur la première voie, la production, il nous faut augmenter les capacités et mieux les répartir. C'est pourquoi je souhaite que le mandat d'ACT-A soit aujourd'hui étendu aux enjeux de production des vaccins, des traitements et des tests.
Il s'agit d'accélérer les partenariats de production, les transferts de technologie et de savoir-faire sur tous les continents. Pour cela, il faut associer toutes les parties prenantes. Gavi, CEPI auront besoin de l'expertise de l'OMS, des moyens de la Banque mondiale, et surtout du savoir-faire en matière de transferts de technologie du Medicines Patent Pool d'Unitaid.
Je souhaite ici à nouveau faire appel solennellement au secteur privé. Vous avez été au rendez-vous de la recherche. Nous avons été, États, au rendez-vous des financements avec des mécanismes de précommande innovants qui ont permis de disposer de vaccins aussi rapidement.
Maintenant, nous devons collectivement être au rendez-vous de la production, de l'accélération de la production, et de l'investissement pour l'avenir sur tous les continents. C'est aussi votre devoir. Également, je souhaite que l'Organisation mondiale du commerce puisse contribuer à ces travaux pour identifier de manière précise, objective, les obstacles à l'accès global, que ce soient les restrictions aux exportations de certains intrants, ingrédients, ou encore les questions de propriété intellectuelle sur lesquelles, je veux le dire ici très clairement, il ne doit y avoir aucun tabou, aucune idéologie, simplement des solutions reposant sur un diagnostic clair.
À chaque fois que la propriété intellectuelle est un obstacle à la production, nous devons y apporter une réponse, comme nous avons su le faire jadis sur la production des trithérapies face au VIH. C'est pourquoi je demande à ce que les travaux d'ACT-A sur les productions des outils Covid puissent faire l'objet d'un rapport conjoint, incluant les analyses de l'OMC et de l'OMS, devant le G20, que tu recevras à Rome en octobre prochain, cher Mario. Si ses conclusions impliquent de faire usage de nouvelles mesures en matière de propriété intellectuelle, évidemment, je les soutiendrai.
Ensuite la deuxième voie, pour laquelle, vous le savez, je suis engagé depuis le début de cette crise, celle du partage des doses. Les pays riches ont précommandé de grands volumes de vaccins, qui nous parviennent désormais dans de larges quantités. Pendant ce temps, COVAX attend désespérément des doses pour livrer les pays les plus fragiles.
Cet appel est aussi déchirant qu'inadmissible, et il nous interdit de faire de la politique avec nos doses. Je veux être ici clair avec vous : non au clientélisme, oui au multilatéralisme vaccinal. Un principe sur lequel nous devrions tous nous accorder : aucune dose ne doit rester inutilisée !
Nous n'avons pas le droit de stocker les vaccins dans certains pays alors que d'autres en manquent. Et il est choquant, vous en conviendrez, qu'on commence parfois à vacciner des enfants là où on n'a pas encore commencé à vacciner les plus âgés et les plus fragiles dans d'autres pays. La France a, à cet égard, été la première à partager ses vaccins à travers le mécanisme COVAX, vaccins qui sont, à l'heure où je vous parle, utilisés pour vacciner les personnels prioritaires en Afrique.
C'est une initiative que j'ai voulue européenne et, dans ce cadre, je veux ici vous le dire très solennellement, la France partagera au moins 30 millions de doses de différents vaccins d'ici la fin de l'année. D'autres pays ont indiqué vouloir suivre la même voie, et je salue ici le ralliement des États-Unis, annoncé plus tôt cette semaine. Je m'en félicite, car il est urgent de monter en puissance, de faire plus, plus vite, et maintenant !
Pas dans trois mois, pas dans six mois. Nous devons aussi tirer des leçons de notre mobilisation collective. Tant que la lutte contre la pandémie perdure, nous aurons besoin d'ACT-A.
Mais nous devons identifier et corriger ses faiblesses. C'est pourquoi je propose que soit conduite une revue stratégique pour en optimiser le fonctionnement et la gouvernance. ACT-A doit devenir une plateforme réellement inclusive, transparente et exemplaire.
Ensuite, nous savons que le vaccin seul ne suffira pas pour remporter ce combat. Nous devons soutenir davantage l'ensemble des piliers de l'initiative ACT-A. La France s'engage ici à apporter 500 millions d'euros supplémentaires à notre arsenal de lutte contre le Covid pour nous permettre d'aller plus loin, plus vite, sur les priorités que nous avons identifiées.
D'abord, accélérer la production des vaccins, des tests et des traitements. Ensuite, permettre à tous d'accéder à la vaccination, y compris les populations les plus vulnérables. Enfin, soutenir les systèmes de santé nationaux, clés de voûte de notre plan de bataille.
Ces moyens seront mis à la disposition d'ACT-A cette année et l'année prochaine, en fonction des résultats de l'audit et de l'extension de son mandat. Pour l'avenir, nous devons tous ensemble repenser notre système de lutte contre les pandémies. Et pour cela, je vous donne rendez-vous à l'Assemblée mondiale de la santé la semaine prochaine.
Merci à toutes et à tous. Bon courage, et bonne réunion. Á très bientôt.