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InterviewC à vous (sur YouTube)· 26 septembre 2022 5 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & élections

Les contradictions du RN sur le nucléaire - Sébastien Chenu - C à vous - 26/09/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse partielle

    Vous proposez toujours de baisser la TVA à 5,5. Mais comment compenser le manque à gagner pour les finances publiques ?

  • 0:53RelanceRéponse directe

    Ce n'est pas 45, c'est 16, puisqu'il y a...

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Mais uniquement pour les secteurs de l'énergie ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Sur le plan énergétique et avant cet hiver qu'on nous annonce difficile et peut-être périlleux pour notre approvisionnement d'électricité, qui, à vos yeux, est responsable de la situation actuelle ?

  • 2:51RelanceRéponse partielle

    C'était exactement la position du Front National à l'époque.

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on va mettre dans le budget de l'hydrogène ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Invité politiqueChiffre
    « C'est 45 milliards. En fait, c'est une subvention qui est faite par les Français à ceux qui font des marges de spéculation. »
  • 0:40Invité politiqueChiffre
    « Nous, on propose qu'elle soit baissée à 5,5%. Ça coûte à peu près 12 milliards. »
  • 1:01Invité politiqueChiffre
    « Le bouclier tarifaire, il est de 45 milliards. »
  • 1:16Invité politiqueFait
    « On propose une taxation sur les super profits, pas sur les profits. »
  • 1:24Invité politiqueChiffre
    « Également, par exemple, pour des secteurs, par exemple, comme le transport, par exemple, la CMA-CGM, qui ont fait des super profits, je crois, 10 milliards. »
  • 1:44Invité politiqueChiffre
    « C'est un budget de 1 000 milliards, la France. Il y a 500 milliards de dépenses. »
  • 1:46Invité politiqueChiffre
    « Il y a 350 milliards de recettes. Donc on a un déficit de 150 milliards. »
  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « Quand je vois que le ministre des Finances annonce 2 milliards pour créer des abris pour des demandeurs d'asile, etc. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « les gouvernements qui suivent cette même logique néolibérale depuis 30 ans. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « François Hollande a une lourde responsabilité dans la fermeture de Fessenheim »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « dans le fait d'avoir une vision extrêmement brouillée, pour ne pas dire mieux, de l'outil nucléaire, de la politique nucléaire que vienne la France. »
  • 2:51Invité politiqueFait
    « Résultat, on a des EPR qui ne fonctionnent pas. »
  • 4:21Invité politiqueFait
    « Nous défendons une politique nucléaire dans notre pays. »
  • 4:55Invité politiqueFait
    « nous y avons toujours été favorables, quand bien même nous considérons qu'une énergie, elle peut porter des dangers. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu68 %
  • Présentateur16 %
  • Invité8 %
  • Présentateur 28 %

11,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Quelques 45 milliards seront consacrés au maintien d'un bouclier tarifaire, puisqu'on parle de la crise énergétique censée continuer à contenir à 15% la flambée des prix de l'électricité et du gaz. Vous proposez toujours de baisser la TVA à 5,5. Mais comment compenser le manque à gagner pour les finances publiques ?

0:15
Sébastien Chenu

C'est 45 milliards. En fait, c'est une subvention qui est faite par les Français à ceux qui font des marges de spéculation. Ce n'est pas une politique. Moi, je vois bien que j'ai regardé comment était structuré le budget à travers la présentation qu'on a faite Gabriel Attal aujourd'hui. Mais ce n'est pas une politique du pouvoir d'achat. Ce n'est pas une politique de protection du pouvoir d'achat des Français. Nous, on propose des solutions qui, d'ailleurs, sont faites ailleurs. L'Allemagne, j'ai vu, a baissé sa TVA sur les énergies à 7%. Nous, on propose qu'elle soit baissée à 5,5%. Ça coûte à peu près 12 milliards.

Vous voyez, là, on est sur 45 milliards avec le bouclier fiscal que payent les Français. Parce que c'est 45 milliards d'euros. Ils sortent de la poche des Français. Donc les Français, en fait, se subventionnent eux-mêmes.

0:53
Présentateur

Ce n'est pas 45, c'est 16, puisqu'il y a... Non, non, non. Le bouclier fiscal, c'est 45 milliards. Le bouclier tarifaire, il y a 29 milliards qui sont payés par les énergéticiens.

1:01
Sébastien Chenu

Le bouclier tarifaire, pardon. Le bouclier tarifaire, il est de 45 milliards. Dans le budget, je vous invite à lire l'excellent journal Le Monde, aujourd'hui, qui donne effectivement cette description du budget. Donc nous, on propose ça. Mais on propose aussi de sortir du marché européen de l'électricité. On propose une taxation sur les super profits, pas sur les profits. C'est normal qu'une boîte fasse des profits, des super profits.

1:22
Présentateur

Mais uniquement pour les secteurs de l'énergie ?

1:24
Sébastien Chenu

Non, non. Également, par exemple, pour des secteurs, par exemple, comme le transport, par exemple, la CMA-CGM, qui ont fait des super profits, je crois, 10 milliards. Eh bien, je pense qu'il faut qu'ils contribuent à cet effort qui permettrait des recettes supplémentaires. Parce que là encore, dans le budget de la France, il faut savoir, il y a à peu près 500 milliards. C'est un budget de 1 000 milliards, la France. Il y a 500 milliards de dépenses. Il y a 350 milliards de recettes. Donc on a un déficit de 150 milliards.

Mais si vous voulez, quand je vois que le ministre des Finances annonce 2 milliards pour créer des abris pour des demandeurs d'asile, etc., je pense que les priorités ne sont pas les bonnes. Je pense que les Français, ils attendraient que ces 2 milliards qui sont consacrés à créer des structures d'accueil pour des demandeurs d'asile, eh bien, ils soient dirigés plutôt vers leur vie quotidienne et vers leurs difficultés.

2:13
Présentateur

Sur le plan énergétique et avant cet hiver qu'on nous annonce difficile et peut-être périlleux pour notre approvisionnement d'électricité, qui, à vos yeux, est responsable de la situation actuelle ?

2:26
Sébastien Chenu

Je pense qu'on a un gouvernement qui a été, pas celui uniquement d'Emmanuel Macron d'ailleurs, les gouvernements qui suivent cette même logique néolibérale depuis 30 ans. Mais par exemple, François Hollande a une lourde responsabilité dans la fermeture de Fessenheim, dans le fait d'avoir une vision extrêmement brouillée, pour ne pas dire mieux, de l'outil nucléaire, de la politique nucléaire que vienne la France. Parce qu'à un moment, il fallait séduire les verts, alors on a arrêté de miser sur le nucléaire. Résultat, on a des EPR qui ne fonctionnent pas.

2:52
Présentateur

C'était exactement la position du Front National à l'époque.

2:55
Sébastien Chenu

Non, non, mais écoutez, moi je...

2:56
Présentateur

Pardon, la position...

2:57
Sébastien Chenu

Moi, je ne sais pas au Front National...

2:59
Présentateur

Non, mais au moment où vous reprochez à François Hollande d'avoir pris des mauvaises décisions, mais à ce moment-là, le Front National était parfaitement aligné, puisque Marine Le Pen, on va le voir dans cet archive, il y a 10 ans... J'espère que vous allez au bout d'après, on va voir. Écoutez, c'est moi qui ai fait l'interview à l'époque, je m'en souviens parfaitement. Marine Le Pen réclamait la sortie du nucléaire, regardez.

3:21
Invité

Le nucléaire est une énergie extrêmement dangereuse, nous le disons depuis très longtemps, puisqu'un des premiers colloques du Front National en 1979 était justement sur les dangers du nucléaire. Mais il est incontestable que cette sortie qui serait positive, qui limiterait les dangers pour le monde, ne peut se faire que progressivement et doit passer évidemment par un investissement massif dans la recherche concernant les nouvelles énergies.

3:47
Sébastien Chenu

C'était la même position que... Et donc cet extrait, je le connais, puisqu'on nous le sort à chaque fois. Que dit Marine Le Pen ? Que le nucléaire... Mais elle dit d'autres choses dans cette interview. Elle dit aussi que le nucléaire, c'est propre, que le nucléaire, c'est efficace. Non, non, non, non. C'est dangereux. Et elle dit que c'est une énergie qui comporte des dangers. Mais ne pas le regarder en face, ce serait ne pas avoir une vérité. Et donc aujourd'hui, on est armé pour contrer ces dangers du nucléaire. Elle dit qu'il faut développer l'hydrogène. D'ailleurs, il y a quoi dans le budget demain pour le développement de l'hydrogène ?

Qu'est-ce qu'on va mettre dans le budget de l'hydrogène ? Pas grand-chose.

4:17
Présentateur

Pardon, elle prône la sortie du nucléaire. Elle le dit à deux reprises dans cette interview.

4:21
Sébastien Chenu

Monsieur, nous défendons une politique nucléaire dans notre pays. Ben oui, nous défendons cette politique nucléaire. Mais nous, je ne vous parle pas de ce qui a été fait il y a 20 ou 30 ans, je vous parle de ce que fait Emmanuel Macron aujourd'hui.

4:32
Présentateur

Si vous parliez de ce que François Hollande a fait ou n'a pas fait il y a 10 ans.

4:34
Sébastien Chenu

Les erreurs qu'il a commencé à faire. Et Emmanuel Macron a poursuivi et aggravé ces erreurs. Parce qu'aujourd'hui, la politique, c'est une politique de pompier pyroman. Si vous voulez, quand on est brouillon à ce point, quand on continue à faire... Parce qu'en fait, Macron, il aurait très bien pu dire, les engagements de François Hollande, je n'y tiens pas parce que j'ai une vision du nucléaire, celui qui est à la tête de l'État, qui m'amène à protéger les Français. Il ne l'a pas fait. De la même façon, vous pourriez dire ce soir, notre formation a changé d'avis sur le nucléaire.

Non, parce que nous y avons toujours été favorables, quand bien même nous considérons qu'une énergie, elle peut porter des dangers. Mais aujourd'hui, on maîtrise bien le nucléaire, je crois, dans notre pays. Beaucoup mieux d'ailleurs qu'au moment où Marine Le Pen s'exprimait d'ailleurs dans cette interview qui est assez ancienne.

5:12
Présentateur

2011, c'était il y a 10 ans, précisément. A la date à laquelle François Hollande avait annoncé la fermeture de Fassenheim. Enfin, un peu avant.

5:19
Sébastien Chenu

Un an avant.