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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 9 septembre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Présidentielle, salaire... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Votre réaction d'abord sur cette information dont France Info a confirmation ce matin : Sébastien Lecornu, le Premier ministre, envisage de baisser le salaire de ses ministres pour envoyer un message aux Français et leur dire que tout le monde doit faire des efforts au moment où lui-même s'apprête à demander des efforts à tous les Français dans le cadre du budget de 2027. Est-ce que c'est un symbole ? Oui, mais un symbole important pour vous ?

  • 0:33RelanceRéponse partielle

    C'est, certains diront, démagogique ?

  • 0:43FerméeRéponse directe

    C'est combien le salaire d'un ministre ?

  • 0:55OuverteRéponse directe

    Et les parlementaires aussi doivent faire un effort ?

  • 1:16RelanceRéponse partielle

    Ça ne vous paraît pas déterminant ?

  • 1:29OuverteRéponse partielle

    Gabriel Attal, le niveau des élèves français est au plus bas. C'est la conclusion alarmante de l'enquête PISA dévoilée hier. Alors la France reste au niveau de pays comparables, comme l'Espagne ou l'Italie. Mais les résultats n'ont jamais été aussi mauvais. On va parler des raisons et des solutions que vous voulez apporter. Mais vous faites partie des sept ministres de l'éducation qui se sont succédés depuis 2022 sous Emmanuel Macron. Est-ce que vous prenez votre part de cet échec ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « Oui, moi je crois à l'exemplarité et quand des efforts sont demandés, je pense que c'est important que l'État puisse en faire. »
  • 0:57Invité politiquePromesse
    « Moi je propose de réduire le nombre de parlementaires, ce qui aussi permettrait de faire des économies. »
  • 3:57Invité politiqueFait
    « Moi cette mesure, si je l'avais prise, c'est précisément parce que j'avais échangé avec des responsables de l'éducation de pays qui ont eu des très mauvais résultats à PISA, qui ont réussi à remonter la barre en prenant des mesures fortes. »
  • 4:14Invité politiqueFait
    « Et parfois on a un peu confondu la bienveillance avec le renoncement ces dernières décennies à l'éducation nationale. »
  • 4:19Invité politiqueFait
    « Et j'ai dit que le problème se situait au collège. C'est exactement ce que dit aujourd'hui l'OCDE dans les résultats de PISA. »
  • 5:35Invité politiqueFait
    « Quand on n'a pas le niveau pour avoir le brevet, on n'a pas le niveau pour réussir au lycée immédiatement. »
  • 6:05Invité politiquePromesse
    « Je propose, par exemple, qu'il y ait une corde de rappel aussi entre l'école primaire et le collège. Certificat d'études. »
  • 7:15Invité politiqueFait
    « Non, justement, j'étais un des premiers à proposer qu'on interdise les réseaux sociaux au moins de 15 ans. »
  • 7:24Invité politiqueFait
    « J'ai été à l'initiative avec la députée Laure Miller de la loi qui a été adoptée à l'Assemblée nationale pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. »
  • 8:11Invité politiqueFait
    « Un élève de seconde a le niveau en mathématiques qu'avait un élève de quatrième en 2012. »
  • 8:46Invité politiquePromesse
    « Moi, je veux mettre fin à ce doute. Je veux que les Français se disent qu'à l'école publique, leurs enfants, comme ça a été le cas pendant des siècles, que leurs enfants à l'école publique pourront avoir une ascension, pourront se construire. »
  • 11:17Invité politiqueFait
    « Toutes les enquêtes d'opinion disent aujourd'hui que personne ne bat Mme Le Pen et que Mme Le Pen gagne au deuxième tour dans toutes les configurations. »
  • 12:02Invité politiqueFait
    « Est-ce que vous vous souvenez, en 2002, des sondages, à ce moment-là, en septembre, qui donnaient Lionel Jospin gagnant l'élection présidentielle et il n'a même pas été au deuxième tour ? »
  • 14:08Invité politiqueFait
    « D'abord, la baisse des taxes, ça coûte de l'argent et vous voyez bien la situation financière dans laquelle on est. »
  • 14:27Invité politiquePromesse
    « À long terme, l'enjeu, c'est l'électrification du parc automobile et à court terme, il faut évidemment qu'il y ait des dispositifs d'aide qui soient mis en place. »
  • 16:40Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, il y a 20% des femmes, je crois, qui doivent travailler jusqu'à 67 ans pour avoir leur retraite à taux plein. »
  • 16:57Invité politiquePromesse
    « Moi, ce que je propose, effectivement, c'est un système, un, universel. Il faut les mêmes règles pour tout le monde. Il faut arrêter d'avoir 42 règles différentes selon les régimes, etc. »
  • 17:05Invité politiquePromesse
    « Effectivement, supprimer l'âge légal de départ et ne garder que la durée de cotisation. »
  • 17:13Invité politiqueFait
    « Vous savez qui, récemment, a pris position sur ce sujet de la durée de cotisation plutôt que l'âge légal ? Philippe Aguillon, prix Nobel d'économie. »
  • 18:34Invité politiqueFait
    « Vous aviez quatre Français qui travaillaient pour payer la pension d'un retraité. Là, on tend vers le 1,5 qui travaille pour la pension d'un retraité. »
  • 19:25Invité politiqueChiffre
    « Je crois qu'il y a à peu près 11 millions de Français qui bénéficient de la capitalisation avec les plans épargne-retraite dans les entreprises. »
  • 20:16Invité politiqueFait
    « Mais ces cotisations, elles n'ont eu de cesse d'augmenter ces dernières décennies parce qu'on a un modèle social dont les dépenses augmentent énormément. »
  • 20:53Invité politiquePromesse
    « J'ai proposé une réforme pour dire on se met dans la moyenne des pays européens pour réduire la durée d'indemnisation chômage, ça fait un certain nombre d'économies. »
  • 21:34Invité politiqueFait
    « On a un SMIC en France qui est plus élevé que la plupart de nos voisins européens. »
  • 21:45Invité politiqueFait
    « Quand j'ai été nommé Premier ministre, vous vous souvenez, j'ai dit à la tribune de l'Assemblée nationale que je voulais dé-smicardiser la France. »
  • 22:46Invité politiqueFait
    « Le Conseil d'État a jugé que ça l'était. »
  • 23:12Invité politiqueFait
    « Ce qui interdit le port du voile à l'école. »

Temps de parole

  • Gabriel Attal65 %
  • Invité19 %
  • Présentateur10 %
  • ?5 %

≈ 16,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Agathe.

0:01
Invité

Bonjour.

0:01
Présentateur

Et bonjour Gabriel Attal.

0:02
Invité

Bonjour. Bonjour Gabriel Attal.

0:04
Présentateur

Votre réaction d'abord sur cette information dont France Info a confirmation ce matin. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, envisage de baisser le salaire de ses ministres pour envoyer un message aux Français et leur dire que tout le monde doit faire des efforts au moment où lui-même s'apprête à demander des efforts à tous les Français dans le cadre du budget de 2027. Est-ce que c'est un symbole ? Oui, mais un symbole important pour vous ?

0:28
Gabriel Attal

Oui, moi je crois à l'exemplarité et quand des efforts sont demandés, je pense que c'est important que l'État puisse en faire.

0:33
Présentateur

C'est, certains diront, démagogique ?

0:36
Gabriel Attal

Chacun aura son avis sur la question. Moi je crois à l'exemplarité et je pense que quand des efforts sont demandés aux Français,

0:41
Locuteur

il

0:41
Gabriel Attal

faut que tout le monde puisse montrer qu'il en fait.

0:43
Présentateur

C'est combien le salaire d'un ministre ? 9000 euros bruts à peu près ?

0:45
Locuteur

Ça

0:45
Gabriel Attal

dépend. Secrétaire d'État, ministre,

0:47
Locuteur

c

0:47
Gabriel Attal

'est autour de 9000 euros, oui. Et voilà, donc c'est important qu'il puisse y avoir effectivement probablement des exemples.

0:55
Locuteur

Et

0:55
Invité

les parlementaires aussi doivent faire un effort

0:56
Locuteur

? Pourquoi

0:57
Gabriel Attal

pas ? Moi je propose de réduire le nombre de parlementaires, ce qui aussi permettrait de faire des économies. Mais c'est d'ailleurs aussi un enjeu de moyens pour les parlementaires dans leur capacité à évaluer l'action du gouvernement, à avoir des collaborateurs. Mais voilà, il y a des efforts qui doivent être demandés. Parce que la situation budgétaire est celle qu'elle est.

1:16
Locuteur

Qu

1:16
Gabriel Attal

'il y ait des mesures qui soient prises pour montrer de l'exemplarité,

1:19
Locuteur

je

1:19
Gabriel Attal

ne vois absolument aucun problème.

1:20
Présentateur

Ça ne vous paraît pas déterminant

1:21
Locuteur

?

1:22
Gabriel Attal

Ce n

1:22
Locuteur

'est

1:22
Gabriel Attal

pas ça qui va réduire le déficit et la dette, évidemment. Mais encore une fois, en termes d'exemplarité, je pense qu'il y a toujours des symboles et des messages qu'on peut envoyer.

1:29
Invité

Gabriel Attal, le niveau des élèves français est au plus bas. C'est la conclusion alarmante de l'enquête PISA dévoilée hier. Alors la France reste au niveau de pays comparables, comme l'Espagne ou l'Italie. Mais les résultats n'ont jamais été aussi mauvais. On va parler des raisons et des solutions que vous voulez apporter. Mais vous faites partie des sept ministres de l'éducation qui se sont succédés depuis 2022 sous Emmanuel Macron. Est-ce que vous prenez votre part de cet échec ?

1:57
Gabriel Attal

Bien sûr, mais vous l'avez dit, il y a eu sept ministres de l'éducation depuis 2022. Cinq depuis que j'ai quitté mes fonctions de ministre de l'éducation nationale. Et cette absence de ligne, parce qu'indépendamment du nombre, vous avez eu Jean-Michel Blanquer, puis Papendiaï, puis moi, puis Elisabeth Borne. Il y a eu, je pense, pendant ces deux quinquennats, une ambition sur l'éducation, mais il n

2:22
Locuteur

'y a

2:22
Gabriel Attal

pas eu de ligne.

2:22
Présentateur

Donc l'instabilité a aggravé le problème.

2:24
Gabriel Attal

Quand vous n'avez pas de ligne constante, quand vous avez un ministre qui dit, moi je veux rehausser le niveau d'exigence, j'assume de prendre un certain nombre de mesures en ce sens. Ce que j'ai fait quand j'étais ministre de l'éducation nationale, en rétablissant le redoublement, en mettant en place les groupes de niveau, en disant qu

2:38
Locuteur

'on

2:38
Gabriel Attal

ne

2:38
Locuteur

peut

2:38
Gabriel Attal

pas passer au lycée quand on n'a pas son brevet, et qu'ensuite vous avez un ministre ou une ministre qui a une ligne totalement différente et qui revient sur ces mesures, évidemment que le signal que vous envoyez au personnel de l'éducation à l'école n'est pas un signal de grande constance. C'est pour ça que moi j'ai dit que si je deviens président de la République, il y aura un ministre de l'éducation nationale pendant 5 ans qui ne bougera pas parce que le temps long c'est extraordinairement important en matière d

3:02
Locuteur

'éducation. Ça fait

3:03
Invité

partie de vos propositions effectivement. Vous dites qu'Elisabeth Borne a détricoté votre choc des savoirs, votre choc des savoirs que vous aviez mis en place après déjà les résultats alarmants de l'enquête PISA 2022. La mesure phare de votre choc des savoirs,

3:15
Locuteur

c

3:15
Invité

'était les groupes de niveau en français et en maths au collège pour relever le niveau. Or on voit qu'aujourd'hui les résultats sont particulièrement alarmants en maths et en français. Mais ces groupes ils ont été jugés peu efficaces, ils n'ont pas été appliqués vraiment, puis ils ont été abandonnés. Vous ne reconnaissez pas aujourd'hui qu'ils étaient mal ciblés, que la solution était mauvaise

3:36
Gabriel Attal

? Non mais comme vous l'avez dit, ils n'ont pas été appliqués puisqu'ils ont été remis en cause par mes successeurs.

3:41
Locuteur

Pas appliqués

3:41
Invité

parce qu'ils ont été jugés peu efficaces

3:43
Locuteur

pour relever les

3:44
Invité

niveaux des plus faibles, alors que c

3:45
Gabriel Attal

'était quand même le but de ces groupes de

3:47
Locuteur

niveau.

3:47
Gabriel Attal

Non, parce que les ministres qui m'ont succédé, en tout cas une partie d'entre eux, ont considéré que ce n'était pas important de les faire appliquer comme c'était prévu. Et donc forcément on

3:55
Locuteur

ne

3:55
Gabriel Attal

pouvait pas évaluer une mesure qui n

3:56
Locuteur

'est

3:56
Gabriel Attal

pas appliquée. Moi cette mesure, si je l'avais prise, c'est précisément parce que j'avais échangé avec des responsables de l'éducation de pays qui ont eu des très mauvais résultats à PISA, qui ont réussi à remonter la barre en prenant des mesures fortes. Moi ce que j'ai dit, c'est qu'on doit rehausser notre niveau d'exigence. L'exigence, ce n

4:13
Locuteur

'est

4:13
Gabriel Attal

pas un gros mot. Et parfois on a un peu confondu la bienveillance avec le renoncement ces dernières décennies à l'éducation nationale. Et j'ai dit que le problème se situait au collège. C'est exactement ce que dit aujourd'hui l'OCDE dans les résultats de PISA. Pour

4:24
Locuteur

l'Afrique, t'as laissé de

4:25
Présentateur

côté les élèves les plus en difficulté ? Mais non, au contraire. Le classement PISA, l'étude justement, dit que les inégalités sociales sont particulièrement criantes en France,

4:34
Locuteur

encore plus

4:34
Présentateur

qu'ailleurs.

4:35
Locuteur

Mais

4:35
Gabriel Attal

bien sûr, mais justement, vous laissez un élève de côté quand vous avez une classe où le professeur n'a pas la possibilité d'accompagner davantage les élèves qui sont les plus en difficulté. Les groupes de niveau, c'est quoi ? C'est dire que sur des savoirs fondamentaux, le français et les mathématiques, les élèves sont répartis dans des groupes selon leur niveau de difficulté. Et donc, les élèves qui sont le plus en difficulté, le professeur peut davantage les faire progresser puisqu'il

4:58
Locuteur

y

4:58
Gabriel Attal

a une homogénéité dans le niveau, dans la classe. Et l'objectif, c'est que les élèves puissent changer de groupe. Évidemment qu'un élève qui est dans le groupe des élèves en difficulté, quand son niveau s'améliore, peut basculer dans le groupe des

5:08
Locuteur

élèves plus avancés.

5:08
Gabriel Attal

Mais donc, vous

5:08
Locuteur

ne lâchez pas l'affaire, même si un

5:10
Invité

rapport de l'inspection générale de ces groupes de niveau avait été assez clair. Les élèves à fort besoin, les plus fragiles, n'en ont pas bénéficié.

5:17
Locuteur

Parce que

5:18
Gabriel Attal

la mesure n'a pas été mise en place telle

5:20
Locuteur

qu'elle avait été prévue.

5:20
Invité

Et encore

5:21
Locuteur

une fois,

5:21
Gabriel Attal

regardez les pays qui ont mis en place cette mesure. Et ce n

5:23
Locuteur

'est

5:23
Gabriel Attal

pas la seule. Moi, j'ai dit que le problème se situe au collège. Et j'ai proposé un certain

5:26
Locuteur

nombre de mesures sur le collège. Vous voulez rendre le brevet obligatoire aussi ? Ça aussi,

5:29
Invité

ça a été abandonné.

5:30
Locuteur

Mais vous dites, je vais le refaire. En fait,

5:31
Invité

vous voulez reprendre votre choc des savoirs si vous êtes élu président

5:34
Gabriel Attal

? Quand on n'a pas le niveau pour avoir le brevet, on n'a pas le niveau pour réussir au lycée immédiatement. Et donc, ce que je disais, c'est si vous n'avez pas votre brevet, vous ne passez pas immédiatement au lycée. Vous avez une année où vous êtes préparé,

5:47
Locuteur

où

5:47
Gabriel Attal

on fait une remise à niveau pour que

5:48
Locuteur

vous

5:48
Gabriel Attal

puissiez réussir au lycée. Sinon, c'est l'échec scolaire quasiment assuré. Évidemment, il y

5:51
Locuteur

en

5:51
Gabriel Attal

a qui s'en sortent, mais bien souvent,

5:53
Locuteur

c

5:53
Gabriel Attal

'est l'échec scolaire. Et donc, non seulement, je veux reprendre les mesures qui ont malheureusement été abandonnées par ma successeur, mais en plus de ça, je veux aller plus loin. Je propose, par exemple, qu'il y

6:02
Locuteur

ait

6:02
Gabriel Attal

une corde de rappel aussi entre l'école primaire et le collège. Certificat d'études. Et de rétablir le certificat d'études, pas pour sanctionner, pas pour exclure qui que ce soit du collège, mais enfin, un élève qui ne sait pas lire, écrire et compter à la fin du CM2, s'il rentre immédiatement en sixième, on sait qu'il

6:17
Locuteur

y a

6:17
Gabriel Attal

une probabilité très forte qu'il soit en échec scolaire ensuite au collège et qu'il traîne cet échec scolaire.

6:22
Locuteur

Il

6:22
Invité

faut relever

6:22
Locuteur

le

6:22
Invité

niveau d'exigence en France. Vous dites qu

6:24
Locuteur

'on

6:24
Invité

est un pays où ce n

6:26
Locuteur

'est

6:26
Invité

pas qu'un problème de réseaux sociaux, de parents défaillants, c'est aussi un problème global d'exigence qui n

6:31
Locuteur

'est

6:31
Invité

pas assez haute.

6:32
Gabriel Attal

Oui, moi, je crois qu'on doit assumer une exigence. Et encore une fois, c'est le meilleur service à rendre aux élèves. Laissez des élèves glisser de classe en classe alors qu'ils n'ont pas le niveau pour passer dans la classe supérieure, c'est le pire service qu'on peut leur rendre. Ensuite, vous l'avez dit, il y a d'autres enjeux, et notamment, ça l'OCDE le dit aussi dans les résultats de PISA, la question des écrans. Parce

6:50
Locuteur

que les écrans, les

6:52
Gabriel Attal

réseaux sociaux, ça a un impact sur la capacité de concentration des élèves,

6:55
Locuteur

sur leur capacité de mémorisation.

6:57
Présentateur

Les écrans, les effets du Covid, le désinvestissement des parents, la baisse du niveau,

7:00
Locuteur

elle

7:00
Présentateur

est mondiale, sauf sans doute en Corée du Sud et au Japon, où la pression sur les élèves est maximale et broie des millions d'individus. Vous, vous pouvez, pensez-vous, régler le problème de l'école avec quelques mesures choc ?

7:15
Gabriel Attal

Non, justement, j'étais un des premiers à proposer qu'on interdise les réseaux sociaux au moins de 15 ans.

7:22
Locuteur

Je

7:22
Gabriel Attal

plaide pour cette mesure depuis plusieurs années. J'ai été à l'initiative avec la députée Laure Miller de la loi qui a été adoptée à l'Assemblée nationale pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Mais le Conseil constitutionnel a censuré. Le Conseil constitutionnel a censuré. C'est pour ça que je propose qu'il puisse y avoir un référendum sur le sujet, que les Français se prononcent et que cette mesure puisse entrer en vigueur.

C'est un des éléments qui est mis en avant aussi par les experts, et vous avez raison, au niveau mondial, sur le fait que la place des écrans et des réseaux a un impact sur la capacité de concentration, de mémorisation, et à la fin, ça a un impact sur les performances scolaires. Mais ce n

7:51
Locuteur

'est

7:51
Gabriel Attal

pas le seul sujet pour la France. Il y a une question d'exigence qui a toujours été pour moi mon objectif à l'école. Il faut bien se rendre compte qu'aujourd'hui, un élève de seconde a le niveau en mathématiques qu'avait un élève de quatrième en 2012. Vous voyez le nombre d'années, c'est comme si un élève n'avait pas été à l'école pendant deux ans. Donc, il y

8:10
Locuteur

a

8:10
Gabriel Attal

une forme d'accélération. Et pour moi, la principale réponse et le meilleur service qu'on peut rendre aux élèves, c'est effectivement de remettre de l'exigence. C'est pour ça que j'avais rétabli le redoublement, qui avait été supprimé il y

8:20
Locuteur

a

8:20
Gabriel Attal

quelques années. C'est pour ça que je propose des cordes de rappel avant l'entrée au

8:25
Locuteur

collège, Ça, on a bien entendu, vous proposez aussi

8:26
Invité

d'augmenter les salaires des profs et de supprimer les pires ghettos scolaires, car vous êtes candidat à la présidentielle, Gabriel

8:33
Locuteur

Attal. Oui, et je dis,

8:34
Gabriel Attal

pardon, je termine juste là-dessus, parce que moi, je vois aujourd'hui un vrai doute français sur l'école. Et des familles de classe moyenne qui se saignent pour payer une école privée parce qu'elles se disent que c'est le seul moyen pour que leurs enfants réussissent. Moi, je veux mettre fin à ce doute. Je veux que les Français se disent qu'à l'école publique, leurs enfants, comme ça a été le cas pendant des siècles, que leurs enfants à l'école publique pourront avoir une ascension, pourront se construire.

8:57
Locuteur

Et pas uniquement

8:58
Invité

dans le privé. Gabriel Attal, on entend vos propositions, mais un autre candidat à la présidentielle, Édouard Philippe, vous appelle, vous et ses autres concurrents à droite et au centre, à discuter début novembre en vue d'un rassemblement pour la présidentielle et les législatives. Car si nous continuons à nous diviser, nous ne gagnerons pas, dit Édouard Philippe. Est-ce que vous irez à cette réunion

9:20
Gabriel Attal

? D'abord, c'est évidemment important de discuter, mais vous savez que des réunions, il y

9:22
Locuteur

en

9:22
Gabriel Attal

a tous les mois. J'ai proposé il y a plusieurs mois la mise en place d'un comité de liaison.

9:26
Invité

Avec les différents partis ?

9:27
Locuteur

Avec les

9:27
Gabriel Attal

différents partis qui se réunissent une fois par mois, précisément pour parler de cette question du rassemblement.

9:32
Locuteur

Et donc, qu'est-ce que vous répondez ? Votre, Modem

9:33
Présentateur

et Horizon, vous vous réunissez tous les mois, et c'était d'ailleurs hier, je crois. C

9:37
Locuteur

'est aujourd

9:37
Présentateur

'hui. C'est aujourd'hui.

9:38
Locuteur

Donc,

9:38
Présentateur

ça existe déjà.

9:38
Locuteur

Mais qu'est-ce que vous

9:39
Invité

répondez à la proposition d'Édouard Philippe ? Oui ou non ?

9:42
Gabriel Attal

Il y a déjà des réunions qui sont organisées, il y en a une aujourd'hui. Donc, vous

9:45
Locuteur

dites non ?

9:46
Invité

Comme Bruno Retailleau, vous dites non ?

9:48
Locuteur

Mais non,

9:48
Gabriel Attal

je dis qu'il y

9:49
Locuteur

a

9:49
Gabriel Attal

déjà ces réunions. Donc, très bien. Enfin, je veux dire, c'est important de se parler.

9:52
Invité

Mais là, elles sont à l'initiative d'Édouard Philippe. Son équipe part du principe qu'il est en tête dans les sondages pour l'instant. Et donc, c'est légitime qu'il fasse cette proposition plutôt que chacun continue à avancer dans son couloir. Vous ne pensez pas que c

10:06
Locuteur

'est pertinent ?

10:06
Invité

Encore une fois, je crois qu

10:07
Gabriel Attal

'il n

10:07
Locuteur

'y

10:07
Gabriel Attal

a pas chacun qui avance dans son couloir puisqu'il

10:09
Locuteur

y

10:09
Gabriel Attal

a des réunions qui sont organisées tous les mois avec les participants que vous venez d'évoquer. Il y en aura une encore aujourd'hui.

10:14
Locuteur

Voilà,

10:14
Présentateur

ensuite...

10:14
Locuteur

Donc, ce qui

10:14
Présentateur

vous gêne, c'est que cette réunion-là soit ou serait si elle avait lieu sous l'égide d'Édouard

10:19
Locuteur

Philippe ? Mais pas du

10:19
Gabriel Attal

tout. Encore une fois, la réunion, elle est sous l'égide de personnes, celles qui ont lieu aujourd'hui et celles qui ont lieu tous les mois. Encore une fois, qu'il faille se rassembler à un moment. Évidemment, je suis le premier à le dire. Et c'est moi qui ai proposé ce comité de liaison pour préparer un rassemblement. Maintenant, moi, ce que je dis et ce que je redis, c'est qu'avant cette question du rassemblement, l'enjeu, c'est d'abord de parler aux Français de ce qu'on veut proposer pour eux et pour le pays.

10:40
Locuteur

Justement, il veut que cette réunion

10:41
Invité

serve à parler d'un contrat de gouvernement, d'accord programmatique en vue de la présidentielle.

10:46
Locuteur

Avant de

10:47
Gabriel Attal

parler des législatives qui auront lieu après la présidentielle, il faut déjà gagner la présidentielle. Aujourd'hui, dans les sondages, aucun des candidats de cet espace politique ne gagne l'élection présidentielle. Dans tous les sondages, c'est Mme Le Pen qui est donnée gagnante. Donc déjà, avant de parler des législatives, il faut évidemment parler de la présidentielle et de comment on la gagne.

11:04
Locuteur

Mais Edouard Philippe est

11:05
Invité

devant vous quand même.

11:06
Locuteur

Est-ce que vous

11:06
Invité

reconnaissez ça ? Parce que ces derniers jours, vous avez dit qu'il n

11:08
Locuteur

'y

11:08
Invité

a pas de favori dans le bloc central. Est-ce que vous reconnaissez aujourd'hui que toutes les enquêtes d'opinion montrent qu'Edouard Philippe a quand même une nette avance sur vous ? Ce que je dis, c

11:16
Locuteur

'est

11:17
Gabriel Attal

un, toutes les enquêtes d'opinion disent aujourd'hui que personne ne bat Mme Le Pen et que Mme Le Pen gagne au deuxième tour dans toutes les configurations. Deux, les enquêtes d'opinion disent que personne n'a une garantie absolue de se qualifier au deuxième tour, puisque vous l'avez vu dans les derniers sondages, Jean-Luc Mélenchon est en situation de se qualifier au deuxième tour et de disqualifier notre camp politique. Et trois, ce que je dis,

11:37
Locuteur

c

11:38
Gabriel Attal

'est que quand vous reprenez les sondages à la même période avant toutes les présidentielles qui se sont succédées, on a vu que ces sondages ne reflétaient en rien le résultat de l'élection présidentielle. Est-ce que vous vous souvenez, à cette époque, qui était donné gagnant dans les sondages en 2016, avant l'élection de 2017 ? Au même moment où on est en train de se parler.

11:54
Locuteur

C

11:54
Gabriel Attal

'était Alain Juppé. Est-ce que vous vous souvenez, en 2007, des sondages qui donnaient Mme Royale gagnante à

11:59
Locuteur

l

11:59
Gabriel Attal

'élection présidentielle à l'été précédent ? Est-ce que vous vous souvenez, en 2002, des sondages, à ce moment-là, en septembre, qui donnaient Lionel Jospin gagnant l'élection

12:07
Locuteur

présidentielle et il n'a même pas été au deuxième tour ?

12:09
Invité

Et d'ailleurs, Gabriel Attal, vous regardez les sondages aussi. Vous savez que c'est un instrument utile et vous-même, vous aviez dit que le moins bien placé des deux se retirait. Or, aujourd'hui, vous êtes moins bien placé dans les sondages que vous voyez. Ce que

12:18
Locuteur

je

12:19
Gabriel Attal

dis, encore une fois, c'est qu'il faut, en 2026, qu'on ait une vraie campagne. Donc, on parle de projets, de fonds. Je suis persuadé, mais vraiment persuadé, que les gens qui nous écoutent là, ils préfèreraient qu'on continue à parler d'école et de leurs enfants plutôt qu'on parle de tambouilles politiciennes comme on est en train de le faire. Il y

12:32
Locuteur

a

12:32
Gabriel Attal

un temps

12:32
Locuteur

pour tout. On va parler des retraites dans un instant, mais pour vous départager, est-ce qu'il faut une primaire

12:36
Présentateur

? Vous êtes de moins en moins hostile, semble-t

12:38
Locuteur

-il, dans vos discours.

12:39
Présentateur

Alors, est-ce que vous dites solennellement ce matin ? Voilà, tranchons en demandant leur avis aux

12:45
Locuteur

sympathisants.

12:46
Gabriel Attal

je n'ai jamais eu peur de l'élection.

12:47
Locuteur

Je

12:47
Gabriel Attal

pense que si on a peur d'une primaire, il vaut mieux pas se présenter à l'élection présidentielle. Si on pense qu'on serait battus à la primaire, j'ai toujours dit que j'étais ouvert à ces propositions. Et donc, je ne

12:56
Locuteur

vais

12:56
Gabriel Attal

pas vous dire autre chose. Il y a des initiatives qui

12:58
Locuteur

sont prises. Soit vous

12:58
Invité

appelez à organiser une primaire solennellement,

13:00
Locuteur

parce

13:00
Invité

que c'est assez confortable de dire pourquoi pas, mais je ne l

13:03
Locuteur

'organise

13:03
Invité

pas.

13:04
Gabriel Attal

Non, mais déjà, si tout le monde disait pourquoi pas ?

13:06
Locuteur

Vous voulez

13:07
Invité

montrer qu'Edouard Philippe, lui, il ne veut pas...

13:08
Locuteur

Mais non, je

13:09
Gabriel Attal

ne

13:09
Locuteur

veux

13:09
Gabriel Attal

rien montrer du tout à Gatelambret. Je réponds aux propositions qui me sont faites et aux idées qui sont dans le débat. Il

13:13
Locuteur

y a

13:13
Gabriel Attal

certains qui partent d'une primaire. Je dis, moi, je n

13:15
Locuteur

'ai

13:15
Gabriel Attal

aucun problème et je n

13:16
Locuteur

'ai

13:16
Gabriel Attal

pas changé d'avis là-dessus. Je n'ai aucun problème avec l'idée d'une primaire. Ensuite, ce que je dis, c'est que tout le temps qu'on passe à parler de tambouilles politiciennes, de questions d'appareils, en fait, c

13:24
Locuteur

'est

13:24
Gabriel Attal

du temps perdu pour les Français qui nous écoutent, qui préfèreraient qu'on parle peut-être de l'école, peut-être du prix du carburant, peut-être de la sécheresse et de ce qu'on a vu cet

13:32
Locuteur

été avec la difficulté d'accès à l'eau. Et

13:35
Présentateur

vous

13:35
Locuteur

allez nous en parler

13:36
Présentateur

justement dans un instant.

13:38
Locuteur

Le

13:38
Présentateur

830 France Info, Simon Le Baron, Agathe Lambret.

13:43
Invité

Avec Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance, ancien Premier ministre, vous êtes aussi candidat à la présidentielle et on va parler de vos propositions dans un instant. Mais d'abord, un mot sur les prix de l'essence qui n'ont jamais été aussi haut, les prix du carburant. La seule solution, c'est de baisser les taxes, disait ce matin un représentant de la filière sur France Info. Est-ce qu'il faut baisser les taxes, Gabriel Attal ? Est-ce que vous appelez le gouvernement à faire un geste plus franc ?

14:07
Gabriel Attal

D'abord,

14:08
Locuteur

la

14:08
Gabriel Attal

baisse des taxes, ça coûte de l'argent et vous voyez bien la situation financière dans laquelle on est. Deux,

14:13
Locuteur

on

14:13
Gabriel Attal

n

14:13
Locuteur

'est

14:13
Gabriel Attal

jamais certain que ça se répercute véritablement sur le prix à la pompe et que derrière, ça ne vient pas améliorer les marges de certains industriels ou distributeurs. Trois, moi, ce que je crois profondément,

14:25
Locuteur

c'est

14:25
Gabriel Attal

d'abord qu'à long terme, mais ça n'apporte pas une réponse au problème aujourd'hui, à long terme, l'enjeu, c'est l'électrification du parc automobile et à court terme, il faut évidemment qu'il y

14:34
Locuteur

ait

14:34
Gabriel Attal

des dispositifs d'aide qui soient mis en place. D'abord, que des distributeurs puissent mettre en place des dispositifs d'aide. Je crois que c'est Total qui l'a fait notamment dans ces stations en bloquant le prix de l'essence.

14:43
Présentateur

Encore une fois, Total peut se le permettre. Au premier semestre de cette année, c'est 10 milliards de bénéfices qui ne

14:49
Locuteur

sont

14:50
Gabriel Attal

pas réalisés en France.

14:51
Présentateur

Les plus petites stations sont plus en difficulté.

14:53
Gabriel Attal

Et ensuite, qu

14:54
Locuteur

'il

14:54
Gabriel Attal

y

14:54
Locuteur

ait

14:54
Gabriel Attal

des dispositifs ciblés, notamment, parce que pour moi, c'est la priorité sur les Français qui travaillent, qui prennent leur voiture tous les jours pour aller bosser, qui n

15:01
Locuteur

'ont

15:01
Gabriel Attal

pas le choix de prendre leur

15:01
Locuteur

voiture. C'est le cas

15:02
Présentateur

avec le dispositif

15:02
Locuteur

gros rouleur qui a été prolongé. Le gouvernement a mis en

15:04
Gabriel Attal

place un dispositif. J'ai vu qu'il y a beaucoup de gens qui se sont inscrits sur ce dispositif. Je vois qu'il

15:09
Locuteur

y a

15:09
Gabriel Attal

des candidats à la présidentielle de manière très politicienne qui se répandent sur les plateaux de télévision ou de radio en expliquant qu'il faut baisser toutes les taxes, etc. La réalité, c'est que s'ils étaient aux responsabilités, ils seraient frappés par la réalité qui est que ça n

15:22
Locuteur

'est

15:22
Gabriel Attal

pas possible financièrement et que par ailleurs, je ne suis même pas certain que ça se répercuterait vraiment dans le prix.

15:27
Invité

Gabriel Attal, vous refusez donc la main tendue d'Edouard Philippe. Vous lui dites venez plutôt aux réunions. Non,

15:33
Locuteur

non,

15:33
Invité

je ne refuse

15:34
Locuteur

rien du tout. En tout cas, vous refusez de vous rendre à sa réunion.

15:37
Invité

J'aime bien vous résumer, mais je dis qu'il

15:38
Locuteur

y

15:38
Invité

a des réunions qui ont lieu tous les mois et que c'est très bien et qu'il faut

15:40
Locuteur

que vous continuez à se parler.

15:41
Invité

On va tenter de voir ce qui vous différencie vraiment sur le fond, sur le sujet des retraites, par exemple. Vous, vous dites qu'il faut supprimer l'âge légal qui est très impopulaire et privilégier la durée de cotisation. L'ancien Premier ministre vous a répondu hier. Il était ici sur France Info.

15:55
Locuteur

Je

15:55
Locuteur non identifié

voudrais juste faire observer que lorsque on érige comme critère la seule durée de cotisation, on crée des injustices formidables pour les plus fragiles,

16:05
Locuteur

pour

16:05
Locuteur non identifié

celles et ceux, souvent celles d'ailleurs, qui ont des carrières hachées, qui, elles, pour éviter la décote,

16:11
Locuteur

doivent

16:11
Locuteur non identifié

travailler beaucoup plus longtemps.

16:13
Locuteur

C

16:13
Invité

'est la risque de fragiliser les plus faibles, dit Édouard Philippe. Qu'est-ce que vous lui répondez

16:18
Gabriel Attal

? Je crois que ça, c'est surtout une description du système tel qu'il fonctionne aujourd'hui. Aujourd'hui, ceux qui sont les plus pénalisés par le système, c'est les femmes parce qu'elles ont des carrières hachées, parce qu'elles ont dû s'arrêter de travailler pour élever leurs enfants ou qu'elles ont eu des difficultés dans leur parcours professionnel.

16:31
Invité

Il ne

16:32
Locuteur

dit

16:32
Invité

pas que c'est parfait, mais il dit qu'avec

16:33
Locuteur

votre

16:33
Invité

système, ce serait

16:34
Locuteur

encore bien. Non,

16:34
Gabriel Attal

au contraire. aujourd'hui, il y a 20% des femmes, je crois, qui doivent travailler jusqu'à 67 ans pour avoir leur retraite à taux plein. Donc, c

16:44
Locuteur

'est

16:44
Gabriel Attal

le système actuel qui les pénalise.

16:46
Locuteur

Donc, en quoi la capitalisation les aiderait ?

16:47
Gabriel Attal

Pardon, je ne suis pas sûr que décaler l'âge légal de départ à 65, 66, 67 ans améliorerait leur situation. Moi, ce que je propose, effectivement, c'est un système, un, universel. Il faut les mêmes règles pour tout le monde. Il faut arrêter d'avoir 42 règles différentes selon les régimes, etc. Deux, libre. Effectivement, supprimer l'âge légal de départ et ne garder que la durée de cotisation. Vous savez qui, récemment, a pris position sur ce sujet de la durée de cotisation plutôt que l'âge légal ? Philippe Aguillon, prix Nobel d'économie. Donc, je ne crois pas que ma proposition tombe de nulle part.

17:18
Invité

Mais il y

17:18
Locuteur

a

17:18
Invité

l'exemple de la Suède, Gabriel

17:19
Locuteur

Attal. Vous avez regardé l'exemple de la Suède

17:21
Invité

ou pas

17:21
Gabriel Attal

? La Suède,

17:22
Locuteur

je

17:22
Gabriel Attal

crois que c'est des comptes notionnels.

17:23
Locuteur

Depuis

17:23
Invité

25 ans, ils ont ce système-là et des études ont montré que ça avait accentué la précarisation des retraités.

17:31
Locuteur

Je ne crois pas

17:31
Gabriel Attal

que ce soit exactement le même système que celui que je propose.

17:33
Locuteur

Donc, vous vous

17:33
Invité

dites que

17:33
Locuteur

ce

17:33
Invité

n

17:33
Locuteur

'est

17:33
Invité

pas

17:33
Locuteur

le même. Ils ont un

17:33
Gabriel Attal

système par compte notionnel. Je crois qu

17:35
Locuteur

'il

17:35
Gabriel Attal

n

17:35
Locuteur

'est

17:35
Gabriel Attal

pas celui que je propose. Mais

17:37
Locuteur

vous

17:37
Invité

avez des exemples à l'étranger qui fonctionnent sans âge légal de

17:40
Locuteur

départ ?

17:40
Gabriel Attal

Encore une fois, vous avez plein de systèmes différents. Vous avez des systèmes où il y a moins d'âge légal, plus de durée de cotisation. C'est le cas de certains pays nordiques, mais ce ne

17:48
Locuteur

sont

17:48
Gabriel Attal

pas les mêmes paramètres que nous sur le reste du système. Donc, on a un système, nous, qui est assez particulier. Un système, objectivement, aujourd'hui, qui est injuste pour beaucoup de personnes et qui, par ailleurs, ne tient plus financièrement. Enfin, on a tous les deux ans, tous les trois ans, des gouvernements qui viennent devant les Français et qui disent on doit décaler l'âge légal de départ à la retraite. Mais je vous rassure, c'est la dernière fois parce que ça va sauver le système et ensuite, on n

18:08
Locuteur

'y

18:08
Gabriel Attal

reviendra pas.

18:09
Locuteur

Donc, le système d'Edouard Philippe, vous n'en voulez pas ?

18:11
Invité

Vous dites que

18:11
Locuteur

c

18:11
Invité

'est la redite des erreurs du passé ?

18:13
Gabriel Attal

Moi, ce que je dis, c'est qu'on n'en est plus à bouger des critères ou des curseurs de notre système. On n

18:18
Locuteur

'en

18:18
Gabriel Attal

est plus à dire on va décaler un peu l'âge de système parce que la réalité, c'est que notre système ne fonctionne plus. La réalité, c'est que notre système, il a été créé à une époque où vous aviez une démographie totalement différente. Vous aviez quatre Français qui travaillaient pour payer la pension d'un retraité. Là, on tend vers le 1,5 qui travaille pour la pension d'un retraité. Ça ne fonctionne plus donc il faut assumer de changer

18:43
Locuteur

ce système. Est-ce

18:43
Présentateur

que ce n

18:43
Locuteur

'est

18:43
Présentateur

pas commode, finalement, quand on veut se présenter à la présidentielle ?

18:46
Locuteur

C

18:46
Présentateur

'est au fond ce que disait Edouard Philippe à votre place hier matin. C'est un peu commode, ça évite d'être trop impopulaire de ne pas parler de l'âge de départ.

18:54
Gabriel Attal

Non, je ne

18:54
Locuteur

crois

18:54
Gabriel Attal

pas. Je vous ai dit tout à l'heure que précisément, sur certaines mesures, je pourrais me dire qu'il faut être très populaire et le dire devant les Français. Je ne le fais pas parce que moi, j'essaye de dire la vérité et de dire les choses telles que je les crois profondément. Ce que je crois, c'est que dire aux Français aujourd'hui qu'on va garder le même système et qu

19:09
Locuteur

'on

19:09
Gabriel Attal

va le sauver à nouveau en décalant l'âge légal de départ comme si c'était une solution magique, je pense que là, ça n'est pas dire la vérité aux Français.

19:14
Présentateur

Juste sur la capitalisation, précision à qui vous la confiez ?

19:17
Locuteur

C

19:17
Présentateur

'est la porte ouverte au fonds de pension ? Vous privatisez une partie des retraites ?

19:22
Gabriel Attal

D'abord, vous avez déjà de la capitalisation aujourd'hui. Je crois qu'il

19:25
Locuteur

y a

19:25
Gabriel Attal

à peu près 11 millions de Français qui

19:26
Locuteur

bénéficient de la

19:26
Gabriel Attal

capitalisation avec les plans épargne-retraite dans les entreprises. Les fonctionnaires, pardon, les fonctionnaires bénéficient eux-mêmes de la capitalisation avec la pré-fonds et donc le fait que tous les Français,

19:37
Locuteur

y

19:37
Gabriel Attal

compris ceux qui travaillent dans des petites et moyennes entreprises, puissent bénéficier eux aussi de la capitalisation, ça me semble là aussi être une mesure de justice. Donc moi, je veux élargir le système tel qu'il existe aujourd'hui.

19:46
Invité

Gabriel Attal,

19:46
Locuteur

vous

19:46
Invité

voulez réduire l'écart entre le salaire brut et le salaire net via des baisses des charges sur le travail. Concrètement, comment vous faites

19:54
Locuteur

? Aujourd

19:55
Gabriel Attal

'hui, quelqu'un qui travaille, il voit bien que le salaire brut que lui verse son employeur n'est pas le salaire net qui arrive sur son compte en banque

20:03
Locuteur

parce

20:04
Gabriel Attal

que vous avez des charges, des cotisations entre les deux et évidemment qu'il

20:07
Locuteur

y a

20:07
Gabriel Attal

des cotisations qui sont essentielles pour financer l'assurance maladie, pour financer les retraites, etc. Mais ces cotisations, elles n'ont eu de cesse d'augmenter ces dernières décennies parce qu'on a un modèle social dont les dépenses augmentent énormément. Donc moi, ce que je dis, c'est que je veux qu'on puisse réduire l'écart entre le net et le brut en assumant de faire des économies sur un certain nombre de dépenses sociales qui vont permettre de baisser les cotisations

20:29
Locuteur

et les charges qui pêchent sur le salaire. Certains

20:31
Invité

proposent par exemple la TVA sociale, augmenter la TVA pour pouvoir baisser les cotisations sociales sur les salaires.

20:38
Locuteur

Est

20:39
Invité

-ce que ça pourrait être une solution pour

20:41
Locuteur

vous d'augmenter la

20:42
Invité

TVA ?

20:42
Gabriel Attal

Avant de regarder les impôts ou les taxes qu'on augmente, je préfère regarder les économies qu'on peut faire parce que c'est, pardon, parfois c'est un

20:48
Locuteur

peu

20:48
Gabriel Attal

une solution de facilité.

20:49
Locuteur

Ça veut dire quoi

20:49
Invité

baisser les dépenses sociales ? M

20:50
Locuteur

'en

20:50
Invité

rembourser certaines choses ? Sur

20:52
Locuteur

l

20:52
Gabriel Attal

'assurance chômage, par exemple, j'ai proposé une réforme pour dire on se met dans la moyenne des pays européens pour réduire la durée d'indemnisation chômage, ça fait un certain nombre d'économies. Sur les indemnités journalières qui est une dépense qui a explosé ces dernières années qu'on puisse faire des économies aussi, il y a des économies possibles sur le modèle social et c'est comme ça qu'on ira droit au brut, c'est-à

21:09
Locuteur

-dire

21:09
Gabriel Attal

en augmentant le net pour que le net des Français se rapproche de leur brut en baissant un certain nombre de cotisations. Moi,

21:15
Locuteur

j

21:15
Gabriel Attal

'exclus aucune piste et je trouve ça bien d'ailleurs que dans le débat de la présidentielle, certains mettent des idées dans le débat, proposent des choses. Je dis juste que si tout de suite on se dit on va augmenter cette taxe ou cet impôt, je pense que ça ne pousse pas à chercher des économies et c'est un

21:31
Locuteur

peu

21:31
Gabriel Attal

une solution de facilité. Augmenter le SMIC, non

21:33
Locuteur

? On

21:34
Gabriel Attal

a un SMIC en France qui est plus élevé que la plupart de nos voisins européens. Le problème pour moi, ce n'est pas le niveau du SMIC, le problème, c

21:40
Locuteur

'est

21:40
Gabriel Attal

la part des Français qui restent collés au SMIC toute leur vie. Moi, quand j'ai été nommé Premier ministre, vous vous souvenez, j'ai dit à la tribune de l'Assemblée nationale que je voulais dé-smicardiser la France. Le problème, c'est qu'on a aujourd'hui des Français,

21:51
Locuteur

ils

21:52
Gabriel Attal

sont au SMIC et ils restent au SMIC quasiment toute leur vie. Il faut remettre de la progression salariale. C'est ça le sujet. Et ça veut dire que c'est aussi les cotisations payées par les entreprises qu'il faut revoir parce qu'un patron aujourd'hui qui veut augmenter un salarié au SMIC de 100 euros, en tout cas qui veut que son salarié ait 100 euros de plus à la fin du mois, il doit payer 300 ou 400 euros pour que ça soit possible. Vous voyez bien que ça bloque les augmentations

22:13
Locuteur

de salariés. Un mot pour

22:13
Présentateur

terminer, Gabriel Attal, et je reviens sur la question de l'école, vous aviez choisi d'interdire la baïa que vous considériez comme un vêtement religieux. De nombreux responsables musulmans disent que ce n'est pas le cas, que

22:24
Locuteur

c

22:24
Présentateur

'est un vêtement traditionnel. LFI dit qu'il reviendra si Jean-Luc Mélenchon est élu sur cette interdiction. Qu'est-ce que vous répondez

22:31
Locuteur

?

22:31
Gabriel Attal

Ce n

22:32
Locuteur

'est

22:32
Gabriel Attal

pas une surprise parce que quand j'ai pris cette décision qui relève juste de l'application de la loi de 2004 et de la laïcité à l'école, LFI m'a attaqué matin, midi et soir. Ils m'ont attaqué en justice à l'époque. Et la justice, le Conseil d'État a tranché à deux reprises. Le Conseil d'État a dit quand M. Attal a interdit le port de la baïa dans les établissements scolaires, il n'a fait qu'appliquer la loi de 2004 sur la laïcité à l'école qui interdit le port de signes religieux à l'école. Moi j'entends, vous l'avez dit, que certains responsables religieux disent la baïa ce n

23:00
Locuteur

'est

23:00
Gabriel Attal

pas religieux. Le Conseil d'État a jugé que ça l'était. Et donc, derrière la proposition de la France insoumise, il n

23:06
Locuteur

'y a

23:06
Gabriel Attal

pas que la baïa. Ce que ça veut dire, c'est qu

23:08
Locuteur

'ils

23:08
Gabriel Attal

veulent revenir sur la loi de 2004 sur la laïcité à l'école. Ce qui interdit le port

23:13
Locuteur

du voile à l'école.

23:14
Gabriel Attal

Mais puisque la baïa c

23:16
Locuteur

'est

23:16
Gabriel Attal

l'application de la loi de 2004, s'ils sont contre l'application de la mesure sur la baïa,

23:20
Locuteur

c

23:20
Gabriel Attal

'est qu

23:20
Locuteur

'ils

23:20
Gabriel Attal

sont contre l'application de la loi de 2004 et donc qu

23:22
Locuteur

'ils

23:22
Gabriel Attal

veulent que tous les signes religieux fassent leur retour à l'école. Moi je ne

23:25
Locuteur

veux

23:25
Gabriel Attal

pas de ça. Je considère qu'une femme qui décide de porter le voile, qui est majeure, qui fait ce choix, elle peut le faire. Mais pour les enfants, si on veut qu'ils puissent faire un choix éclairé plus tard, il faut qu'ils soient préservés de toutes les influences religieuses à l'école.

23:37
Présentateur

Gabriel Attal, candidat Renaissance à l'élection présidentielle ancien Premier ministre. Merci d'avoir

23:41
Locuteur

été avec nous dans le 830

23:42
Présentateur

France Info et merci Agathe.