Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 février 2022 20 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

L'interview : Guillaume Peltier - 01/02

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25FerméeÉludée

    Dites-nous, vous avez touché combien pour rejoindre Éric Zemmour ?

  • 2:13RelanceRéponse partielle

    Pourquoi vous mélangez tout ?

  • 2:34RelanceRéponse partielle

    Vous ne pouvez pas vous faire le naïf alors que vous avez passé votre vie à passer d'un parti à l'autre.

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'elle vous rejoint ? Est-ce qu'elle ne vous rejoint pas ?

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Éric Zemmour est parti de rien. Aujourd'hui, 92 000 adhérents à jour de cotisation, premier parti de France.

  • 6:50FerméeRéponse directe

    Les familles françaises, est-ce que ça veut dire que si c'est une famille qui a par exemple la double nationalité mais qui a beaucoup d'enfants, est-ce que vous leur donnerez aussi la bourse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:48PrésentateurFait
    « Éric Zemmour, chez Éric Zemmour, ils ont contacté tout le monde, ils promettent de l'argent, ils promettent des investitures aux élections législatives, ce sont des méthodes déloyales. »
  • 4:26PrésentateurChiffre
    « 92 000 adhérents à jour de cotisation, premier parti de France du jamais vu sur la Ve République en 50 jours, premièrement. »
  • 6:33PrésentateurChiffre
    « C'est 20 millions de Français qui sont depuis des décennies abandonnés, oubliés, méprisés. »
  • 6:39PrésentateurPromesse
    « La bourse naissance de 10 000 euros pour chaque famille française dans la France rurale pour prendre en charge les frais de garde avec une nounou. »
  • 10:22PrésentateurChiffre
    « Les étrangers n'auront plus d'aide sociale non contributive. Ça représente 20 milliards d'euros chaque année. »
  • 11:36PrésentateurChiffre
    « 2 millions d'étrangers qui sont rentrés sur le territoire national sous le quinquennat d'Emmanuel Macron. »
  • 11:40PrésentateurChiffre
    « 25% des détenus dans nos prisons françaises qui sont des étrangers. »
  • 17:06PrésentateurChiffre
    « 40 à 50 milliards d'euros de fraudes sociales chaque année qui pénalisent le budget de l'État. »
  • 18:20PrésentateurChiffre
    « Cette brigade au niveau national, et bien c'est pas loin de 2 milliards d'euros qui seront récupérés. »

Temps de parole

  • Présentateur74 %
  • Présentateur 224 %

3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, l'interview à Pauline de Valherbe. Il est 8h33 sur RMC et BFM TV. Bonjour Guillaume Beltier. Bonjour. Vous êtes porte-parole d'Éric Zemmour, vous êtes aussi député du Loir-et-Cher et vous êtes surtout l'ancien numéro 2 du parti de Valérie Pécresse, Les Républicains. Mais ça, ça y est, c'est de l'histoire ancienne. Dites-nous, vous avez touché combien pour rejoindre Éric Zemmour ? Quand j'ai vu, oui, je crois que c'est M. Bardella qui disait ça.

Évidemment, si je vous demande si vous avez touché quelque chose, si vous avez donné de l'argent pour le rejoindre, c'est parce que c'est la thèse de Jordan Bardella, le nouveau patron du Rassemblement National, qui dit « Éric Zemmour, chez Éric Zemmour, ils ont contacté tout le monde, ils promettent de l'argent, ils promettent des investitures aux élections législatives, ce sont des méthodes déloyales. » Ça va. Donc non. Non mais, je suis premier vice-président de Reconquête, ça fait 20 ans que je suis engagé en politique, la noble politique, ce sont des idées, des convictions, une campagne présidentielle.

Donc les affirmations malveillantes de ce type, ça va, c'est pas du tout du niveau de la politique. Il y a une élection présidentielle, un enjeu de survie pour le peuple français, un grand remplacement qui est en cours, un défi civilisationnel. Donc ce type d'affirmations, franchement, ça n'a rien à faire dans le débat public. Ça vous met très bien en colère. Jordan Bardella, on partage plein de convictions communes. On se retrouvera. Ils nous soutiendront le soir du 10 avril, probablement. Quel est l'intérêt ?

Si on pouvait arrêter de se critiquer les uns les autres, de dire tout et n'importe quoi, et de regarder les Français en face pour leur dire « Nous, on a compris la question du grand remplacement. On sait qu'aujourd'hui, la question de l'islam et de l'immigration, elle est centrale. » À l'heure où nous parlons, par exemple, Ophélie Meunier, une journaliste qui a eu le courage sur M6 de diffuser un reportage dans Zone Interdite sur ce qui se passe à Roubaix et sous protection policière. Richard Melcat, très courageusement, demande d'ailleurs à toutes les chaînes de télévision de diffuser ce reportage. Les Français n'en peuvent plus et on en va à ce type de polémique.

Ce n'est pas du niveau et ce n'est pas à la hauteur. Pourquoi vous mélangez tout ? Parce qu'il y a deux choses. Il y a quand même une stratégie politique. Vous ne pouvez pas dire que vous ne faites pas de la stratégie politique. Vous ne pouvez pas dire que quand vous décidez de rejoindre Éric Zemmour, ça ne va pas être un énorme coup politique. Évidemment, une prise politique, une prise de guerre. On va parler de tout le reste. Je ne méprise absolument pas toutes ces questions-là. Mais quand même, vous ne pouvez pas non plus vous faire le naïf alors que vous avez passé votre vie à passer d'un parti à l'autre. Je n'ai pas passé ma vie.

Philippe Devilliers, Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez, on a bien compris que mon positionnement n'était ni à gauche ni au centre. Éric Zemmour, vous avez oublié. Oui, Éric Zemmour. La droite. Ma boussole, c'est la droite. Deuxièmement, oui, dans l'acte que j'ai posé, puisque j'étais numéro 2 des Républicains, je suis député de la Nation, c'est un choix de conviction plutôt que de carrière. Oui, on peut faire des choix de conviction. Ça vaut aussi, ça a de la valeur. Vous n'êtes peut-être pas complètement oublié qu'il y avait un choix de carrière aussi derrière ? Peut-être pas de l'argent, mais une circonscription... Non, c'est un pari. C'est un pari pour la France.

Moi, je préfère ma patrie à mon parti. Et donc, j'ai décidé, compte tenu de cet homme, Éric Zemmour, ce Français juif berbère venu d'Algérie, qui est tout sauf un politicien, qui pose depuis 30 ans un constat incroyablement courageux et qui a décidé d'aller dans l'arène électorale en faisant des propositions très fortes. La fin de l'immigration de masse, sauver notre école pour refaire de nos enfants des citoyens l'esprit critique et libre. Tout ça, ça compte. Tout ça, en tout cas, c'est très important pour moi, pour nous, dans ce combat politique parfois affligeant. Il y a quand même, pardon, d'autres questions sur ces questions de ralliement. Il y a Marion Maréchal.

Est-ce qu'elle vous rejoint ? Est-ce qu'elle ne vous rejoint pas ? J'ai trop de respect, moi, pour la liberté et la souveraineté de chacun pour me faire le porte-parole de qui que ce soit. Je connais très bien Marion, j'aime beaucoup Marion Maréchal. Elle a posé, on l'avait fait d'ailleurs ensemble, j'avais créé la droite forte en 2013, elle avait posé à cet instant, elle, le principe de l'union des droites. Donc, oui, on espère qu'elle nous rejoindra, mais c'est à elle de décider quand, comment et si. Voilà, je ne suis pas son porte-parole ce matin et j'ai trop de respect pour sa liberté. Le seul ralliement qui nous intéresse, nous, au-delà des personnalités symboliques...

Vous allez me dire que c'est les Français ? Oui, c'est ce qu'est en train de réaliser Éric Zemmour avec le peuple français. Imaginons, remontons quelques instants en arrière. Oui. Éric Zemmour est parti de rien. Il n'a pas de parti. Aujourd'hui, 92 000 adhérents à jour de cotisation, premier parti de France du jamais vu sur la Ve République en 50 jours, premièrement. Nos salles de meeting qui sont pleines de Cannes, à Chaumont, chez moi, la semaine dernière, Lille, samedi prochain, un grand discours et un grand meeting sur le pouvoir d'achat et la question des salaires.

4:42
Auditeur

Ce n'est pas tout à fait les mêmes proportions qu'il y a eu pour Nicolas Sarkozy, pour Emmanuel Macron...

4:48
Présentateur

C'est l'addition, vous savez, l'audience de ces émissions de télévision. Et plus largement.

Ce qui me marque et ce que probablement les commentateurs ne voient pas encore, ce que même moi, j'ai eu du mal à voir, je le reconnais humblement à l'automne, c'est qu'Éric Zemmour s'appuie sur un courant profond, une lame de fond qui va tout emporter sur son passage et que je suis persuadé, je le prédis ce matin, le soir du 10 avril, le duel de l'élection présidentielle, ce sera entre Emmanuel Macron et sa vision, qui est la sienne, qui n'est pas la nôtre, la mondialisation heureuse, la théorie du ruissellement, le mépris des classes moyennes, la méconnaissance de la France rurale et Éric Zemmour qui nous dit cette élection n'est pas un rendez-vous électoral comme un autre.

Cette élection, c'est un défi de civilisation. Voulez-vous ou non que la France soit sauvée, que nos enfants vivent à nouveau dans un pays qui se réconcilie avec la grandeur et la prospérité ? Pour vous, il est là le clivage. Le grand enjeu de l'élection présidentielle. Il est là le clivage, il est à l'enjeu. Vous avez dit tout à l'heure à propos de Jordan Bardella, il nous rejoindra le soir du premier tour. A l'inverse, c'est ce que vous pouvez dire ce matin. Si c'est Marine Le Pen, c'est nous qui la rejoindrons. Nous, ce que nous disons, vous connaissez trop la chose politique comme moi, il n'y aura, quelle que soit la configuration, aucune voix pour Emmanuel Macron. Ça, c'est un principe.

Mais notre conviction profonde et on se bat pour ça. Donc vous ne le dites pas tout à fait. Et notre conviction profonde, c'est que le soir du premier tour, vous allez voir la dynamique, ce sera entre Éric Zemmour et Emmanuel Macron. Pourquoi ? Parce que ça, c'est des questions que je respecte mais qui sont électorales. Pourquoi ? Un, il est le seul à poser ce grand défi culturel qui est le grand remplacement. La question de l'islam politique qui n'est pas une question secondaire, qui est une question de survie de notre peuple. Le deuxième sujet qu'il pose, c'est la prise en compte, enfin, j'en suis l'un des élus, de la France rurale.

C'est 20 millions de Français qui sont depuis des décennies abandonnés, oubliés, méprisés avec des propositions fortes qu'il fait, comme la bourse naissance de 10 000 euros pour chaque famille française dans la France rurale pour prendre en charge les frais de garde avec une nounou, pour permettre de prendre en charge une partie des frais de transport, pour aménager... Les familles françaises, est-ce que ça veut dire que si c'est une famille qui a par exemple la double nationalité mais qui a beaucoup d'enfants, est-ce que vous leur donnerez aussi la bourse ? Non, famille française. 100% française ? Oui, c'est-à-dire que... Mais si on est français et autre chose, on est quand même français ?

Oui, il y a la question, ça la question de la double nationalité pose selon nous un certain nombre de problèmes, donc nous sommes pour les familles françaises. Il se fait attendre, parce que c'est important que chacun comprenne, dans les communes de moins de 2 000 habitants, plus un certain nombre de communes éloignés d'un centre urbain. Il faudra justifier de 2 années de résidence dans cette France rurale. Il y a à peu près 200 000 naissances chaque année dans la France rurale. C'est 2 fois moins que ce qui existe dans la France métropolitaine. Et donc, ce que dit Éric Zemmour ? Pendant 40 ans, on a tout donné au banlieue, à la politique de la ville.

Nous, nous allons donner aux campagnes la France rurale. En un mot, pour que chacun comprenne. La politique économique et sociale d'Éric Zemmour se résume de la manière suivante.

7:40
Auditeur

En fait, c'est-à-dire des naissances ?

7:41
Présentateur

C'est moins d'argent pour les immigrés et les assistés. Et donc, plus de salaire pour les travailleurs et plus de bénéfices pour les entrepreneurs. Ça veut dire que chaque enfant qui naît sur le sol français ne sera pas à égalité ? Si, ça veut dire qu'on rééquilibre les choses. Vous savez très bien qu'aujourd'hui... L'enfant dit pourquoi d'être née dans une famille ou dans une autre ? Apolline de Malherbe, j'ai vécu 16 ans dans un quartier populaire en région parisienne et depuis une vingtaine d'années dans ma région rurale du centre-val de Loire. Donc vous, votre mère, elle aurait touché de l'argent mais si vous aviez un camarade dont le petit père nait...

Je vous explique très concrètement les choses. Ça veut dire que dans la France métropolitaine aujourd'hui, vous le savez très bien, les services publics sont là. Les gardes d'enfants et les écoles et les crèches sont à proximité et la question des transports grâce au métro, au RER, voire parfois au TER ne sont pas un enjeu du quotidien. A l'inverse de la France rurale qui mérite un rattrapage. Je vais vous donner un exemple très concret. Allez-y. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, a décidé de dédoubler les classes de CP dans les quartiers dits prioritaires, les quartiers populaires.

Pour cela, il a dépossédé les écoles du monde rural, de nos instituteurs et de nos institutrices. Eh bien, ce que ces gouvernements pendant 40 ans ont fait, dépouiller la France rurale pour mettre des milliards d'euros dans la France des banlieues, nous allons inverser cette donne et rééquilibrer les choses. Il n'y a pas de mépris pour les quartiers populaires. Il y a juste une réorientation des politiques au service de la France oubliée. Mais Guillaume Pelletier, vous vous rendez compte de ce que vous dites ? C'est-à-dire qu'on est quand même dans un pays politique, la droite a toujours plaidé pour l'universalité de la politique familiale. Là, ce n'est plus du tout universel, en fait.

Alors, il y a deux choses. Nous rétablirons, contrairement à François Hollande. Encore une fois, on pose la question. Oui, vous avez raison. Un enfant n'est pas un enfant où qu'il naisse. L'universalité de la politique familiale va être rétablie. Les allocations familiales universelles pour tout le monde, ça va être rétabli. François Hollande y avait mis fin entre 2012 et 2017. Ça, ça concerne tous les enfants. Mais il y a une prime supplémentaire, oui, pour celles et ceux qui ont moins. C'est ça, le principe aussi de la République de l'égalité. Ça s'appelle un rééquilibrage des choses. Ça, ce n'est pas une question d'avoir moins. Ce n'est pas des critères ni sociaux, ni économiques.

Quand vous dites une famille uniquement française... Mais oui, mais vous savez, il faut sortir de ça. La famille française, ce n'est pas une question de couleur de peau, ce n'est pas une question d'origine sociale. Mais c'est quand même là. Ah non, non, non, pas du tout. Une famille française, c'est de la citoyenneté. Vous savez, pour être fonctionnaire, mon premier métier, c'était professeur d'histoire géographique. Il y a des critères de nationalité. Et vous me dites, eux, ils n'auront pas le droit à l'aide. Ils ont un enfant. Nous, nous disons, on va aller plus loin sur le sujet, nous disons, les étrangers n'auront plus d'aide sociale non contributive.

Ça représente 20 milliards d'euros chaque année. Là encore, il faut faire des économies. Tout a été donné à l'immigration pendant des décennies. Nous allons, j'ai bien expliqué, moins d'argent pour les immigrés et pour les assister, c'est plus d'argent pour les entrepreneurs, les travailleurs et les familles françaises. C'est un principe que nous assumons pleinement de rééquilibrage. Mais est-ce que ça veut dire, que vous refusez désormais la double nationalité ? Est-ce que ça veut dire qu'au fond, vous demandez à ceux qui ont la double nationalité de renoncer à la double nationalité ? Moi, à titre personnel, oui, je pense que quand on choisit un pays, on le choisit pleinement.

Ça ne veut pas dire qu'on oublie ce qu'on est, mais qu'on choisit pleinement la patrie qui vous adopte et qui vous accueille. Tout ce qui symbolise une propagation de l'islam politique, des tentatives de déstabilisation de notre patrie et de la République doit être combattue. Cela vaut pour les commerces communautaristes. Cela vaut, vous avez vu ce reportage terrible dont je parlais tout à l'heure à Roubaix, ces jeunes filles qui, dès l'âge de 6 ans, se voient imposer le port du voile. Cette séparation obsessionnelle entre d'un côté les garçons et de l'autre les filles. Tout cela est en train de gangréner notre histoire.

Les chiffres sont terribles d'ailleurs sur la question de l'immigration. 2 millions d'étrangers qui sont rentrés sur le territoire national sous le quinquennat d'Emmanuel Macron. 25% des détenus dans nos prisons françaises qui sont des étrangers. Mais là, je vous parle de la question de... Oui, l'immigration et l'islam. Tout cela est intimement lié, évidemment.

Sur le voile, vous interdiriez cet amendement qui a été déposé par les sénateurs LR pour l'instant bloqué par le gouvernement pour interdire le voile dans les combattes Le seul candidat qui va mettre fin à l'immigration, qui va éradiquer l'islam politique, qui sera intraitable sur ces sujets-là et qui terrorisera les terroristes, c'est Éric Zemmour. C'est pour cette raison que j'ai décidé avec des milliers d'autres de le soutenir. Guillaume Pelletier, vous voulez mettre fin dans la légitime défense à une chose qui est la défense non excusable.

Si je comprends bien, ce serait le droit à la défense exclusable pour que quand vous êtes agressé, aujourd'hui la loi, c'est que si vous êtes agressé par exemple au couteau, vous avez le droit de répondre au couteau. Mais si vous répondez avec une arme à feu, c'est vous l'agressé qui serez condamné parce que ça n'est pas proportionné à l'attaque dont vous êtes victime. Avec vous, il n'y a plus de limite ? Bien sûr qu'il y a de limite, la limite de la justice. Ce que nous disons avec Éric Zemmour, en nous appuyant sur tous ces faits divers terribles, on se souvient du bijoutier de Nice qui avait été cambriolé, qui avait répliqué qui lui, victime, avait été condamné à de la prison.

On s'appuie sur le droit suisse, on dit qu'on va renforcer la légitime défense, on ne va pas permettre tout et n'importe quoi. La justice continuera à trancher, à établir au cas par cas l'effet réel, mais on va permettre à des policiers attaqués, à des bijoutiers ou des commerçants attaqués de pouvoir répliquer puisque la peur doit changer de camp. En fait, Éric Zemmour, ce ne sera pas le président des coupables ou de l'excuse permanente donnée aux coupables.

Ce sera le président des victimes, le président des policiers et des gendarmes qui sont courageux, le président de tous ces Français des classes moyennes, des Français modestes, des Français vulnérables et fragiles qui sont les premières victimes de l'insécurité. Là encore, la peur va changer de camp et c'est un changement complet de paradigme. C'est un peu la loi de la jungle. Vous encouragez chacun à faire justice soi-même. Vous n'avez pas peur qu'il y ait aussi une inflation du nombre d'achats d'armes puisque chacun va être un peu encouragé à faire son lot de défense. en Suisse en Suisse et puis en partie en Allemagne. C'est possible, ça n'a pas entraîné ce type d'explosion.

Ce qui est certain, c'est que la justice sera là pour trancher chaque cas mais en renforçant ce principe de droit quasi-civilisationnel qui est le droit à la légitime défense. Guillaume Pelletier, il y a eu cette campagne de collage sauvage de militants d'SOS Racisme et de l'Union des étudiants juifs de France qui ont affiché sur le QG de campagne des affiches avec marqué Zemmour candidat du négationnisme. Par ailleurs, Éric Zemmour est poursuivi comparé pour contestation de crimes contre l'humanité. Est-ce que vous portez plainte ? Quelles seront les suites ? J'ai été... Voilà. Qui est Éric Zemmour ? Il y a même eu placardé le statut des juifs. Oui.

Avec, en travers, cette phrase Zemmour candidat du négationnisme. Éric Zemmour est un Français juif berbère venu d'Algérie. Éric Zemmour, ses propres grands-parents, sa propre famille, ses grands-parents se sont vus retirer la nationalité française à cause de l'immonde régime de Vichy. Et certains commettent des actes ou utilisent des propos antisémites à l'égard d'Éric Zemmour. Ça suffit. Éric Zemmour, il a le droit aussi, compte tenu de ce qu'il est, au respect de son identité et de ses origines.

14:59
Auditeur

Mais l'identité n'a rien à voir avec les propos ?

15:01
Présentateur

Franchement, elle est collée sur le QG du candidat une affiche qui parle du statut des juifs dont la propre famille d'Éric Zemmour a été victime. C'est particulièrement choquant. Je comprends en effet que ce soit une bataille. Mais pour autant, vous ne pouvez pas dire que le fait qu'Éric Zemmour soit juif, quoi qu'il dise, il ne pourra jamais avoir de fondement dissécuté. C'est ça, mais vous pourrez souligner quand même avec hauteur et respect, causer, placarder sur la QG d'un candidat à l'élection présidentielle juif. Est-ce qu'on porte ses replaintes ? Probablement. C'est des péripéties de campagne, mais cette péripétie révèle des choses très graves.

C'est que tout semble permis contre Éric Zemmour. Le Premier ministre, Jean Castex, sur Éric Zemmour, il dit, Éric Zemmour, un certain nombre de ses idées ne sont pas républicaines et les idéologies et les régimes dont M. Zemmour se fait l'apologue, ça s'est toujours terminé tragiquement. Oui, Jean Castex, je ne sais pas s'il connaît l'histoire. Moi, je connais l'histoire. Notre histoire, c'est 2000 ans d'histoire extraordinaire. Sur la question qui revient sans doute de la Seconde Guerre mondiale, je connais Éric Zemmour.

Je sais qu'avec lui, nous partageons cette idée fondamentale que la France était à Londres avec le général de Gaulle et qu'à Vichy siégeait l'anti-France, que cette classe politique dont fait partie Jean Castex depuis 40 ans est responsable d'une fragmentation et d'une fracturation terrible de notre pays puisque nous vivons aujourd'hui face à face et que seul Éric Zemmour va reconstituer une communauté nationale en disant la vérité, en mettant fin à l'immigration, en éradiquant l'islam politique avec des mesures très concrètes, on y reviendra peut-être, et en redonnant aux Français, parce qu'on n'a pas abordé cette question, une perspective d'espoir par l'ascension sociale, le mérite et l'effort.

À travers d'abord la reconstruction de notre école. Nous allons remettre les savoirs fondamentaux à l'école, nous allons chasser les lobbies LGBT et SOS raciste, nous allons recréer un certificat d'études à l'entrée de la 6ème pour permettre à tous nos enfants l'égalité des chances et de devenir un jour quelqu'un. Nous allons lutter aussi contre cette immense injustice que sont les fraudes sociales. Je vous donne un exemple. Est-ce que vous parlez de l'égalité des chances ? La création de la 1ère brigade nationale de lutte contre les fraudes sur l'assistanat. C'est qu'il n'y a pas vraiment d'égalité des chances pour les enfants qui vont naître.

Pardon, je reviens là-dessus, mais parce que c'est quand même très frappant ce que vous avez dit sur le fait d'aider uniquement les familles qui ont vraiment un enfant. Vous n'avez pas le sentiment qu'il y a une contradiction entre cette idée d'égalité des chances et la distinction des enfants qui naissent. Quel est le rôle de la politique de compenser ? Aujourd'hui, un enfant né dans une métropole et on en est très heureux a accès à un système de garde d'enfants, à un système de transport bien moins onéreux qu'un Français du monde rural. Quel est le rôle de la politique ?

C'est l'objectif d'égalité et donc pour atteindre cette égalité, il faut bien compenser pour celles et ceux qui sont plus loin ou plus méprisés. Je reviens à la question de l'assistanat central. 40 à 50 milliards d'euros de fraudes sociales chaque année qui pénalisent le budget de l'État. Nous allons créer avec Éric Zemmour, ça c'est une proposition très forte, la première brigade nationale de lutte contre les fraudes pour recréer un écart entre les revenus du travail et les revenus de l'assistance et lutter contre l'assistanat. Ce modèle existe, il a été créé par mon ami Éric Ciotti dans les Alpes-Maritimes en 2011.

Il rapporte au département des Alpes-Maritimes 15 millions d'euros chaque année. Imaginez une seule seconde cette brigade au niveau national, et bien c'est pas loin de 2 milliards d'euros qui seront récupérés et qui permettront de financer les mesures que j'ai voulu. Petit clin d'œil à votre ami Éric Ciotti. Olivier Oubeda, qui est le directeur des événements de la campagne d'Éric Zemmour est visé par une plainte pour viol. Le parquet de Paris ouvre une enquête et Olivier Oubeda sera entendu aujourd'hui même par les enquêteurs. Est-ce que ça change quelque chose ? Ça ne change rien. Moi je suis très mal à l'aise sur toutes ces questions-là parce que regardez ce qui s'est passé.

Gérald Darmanin ne fait pas partie du même parti politique. Pendant 2 ans, on l'a accusé de viol. Pendant 2 ans, sa réputation a été salie. A la fin, un non-lieu. Un autre de mes anciens amis, Éric Woerth, en 2010, pendant 4 années, accusé de détournement de fonds publics. Sa réputation salie. A la fin, un non-lieu. Qu'est-ce qui fait l'originalité magnifique du système judiciaire français par rapport aux Américains par exemple ? Ce sont deux principes sacrés. Le secret de l'instruction et la présomption d'innocence. La justice doit protéger, oui, toutes les victimes. Mais aussi, les victimes, c'est-à-dire, parfois, des faux coupables.

Ceux dont la réputation est jetée en pâture et qui finissent par être innocents. Et donc, j'appelle à beaucoup de retenues le respect de la justice, bien sûr, mais en respectant ce principe sacré qui vaut pour tous la présomption d'innocence. Guillaume Pelletier, si Xavier Bertrand avait gagné la primaire, vous seriez toujours chez LR ? Non, je lui avais dit... Vous l'aviez soutenu ? Non, j'avais dit au printemps que oui, je préférais Xavier Bertrand à Emmanuel Macron. L'un de mes combats, c'est de mettre fin au quinquennat terrible d'Emmanuel Macron. A l'époque, ni Éric Ciotti, ni Éric Zemmour n'étaient candidats et de manière incontestable...

19:47
Auditeur

Mais vous vous êtes engagé pour Xavier Bertrand ?

19:49
Présentateur

Avant la primaire, avant qu'il fasse le choix de la primaire et avant qu'il s'engage à nouveau dans son combat absurde contre l'extrême droite parce que notre combat a mené en 2022 jusqu'en 2027. C'est un combat pour la patrie, pour la France, contre l'islam politique, contre la souffrance de nos compatriotes. Et Éric Zemmour sera à la fois le président du régalien de l'autorité de l'État et le président du quotidien avec vous et des mesures très concrètes pour permettre aux Français de retrouver le chemin de la prospérité. Guillaume Pelletier, porte-parole d'Éric Zemmour, on l'a bien senti désormais. Vous n'êtes plus l'ancien numéro 2 du parti de Valérie Pécresse, Les Républicains.

Merci d'avoir répondu à mes questions sur RMC, BFM TV.