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InterviewEurope 1 — L'interview politique du week-end (sur Podcast)· 13 septembre 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTransports

Prix des carburants : «Le gouvernement laisse les Français crever la bouche ouverte» lance Ian Brossat, sénateur communiste de Paris

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Les Français sont asphyxiés par la hausse des carburants. On est en ce moment à la pompe à plus de 2 euros le litre, 2,30 euros, voire 2,50 euros dans certaines stations.

  • 0:37OuverteRéponse directe

    Mais vous dites-vous au Parti communiste que c'est la bonne solution pour que les Français respirent enfin à la pompe ?

  • 1:45RelanceRéponse partielle

    Le gouvernement poursuit quand même certaines aides ciblées. Malgré les milliards en moins dans les caisses de l'État s'il y a une baisse de la TVA, vous confirmez donc ce matin sur Europe 1 que c'est le bon chemin ?

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Mais je voulais vous entendre justement sur la nationalisation. Est-ce qu'il faut nationaliser, selon vous, au Parti communiste Total Énergie ?

  • 4:12OuverteRéponse directe

    Le gouvernement, dans le projet de budget 2027, dit qu'il veut notamment sur les donations pour transmettre plutôt aux jeunes. Il veut alléger la fiscalité. Vous dites donc, vous, ce matin, que c'est un cadeau au plus aisé.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueFait
    « Oui, bien sûr, ça tombe sous le sens puisque la majeure partie du prix que vous payez à la pompe, ce sont effectivement des taxes qui sont prélevées par l'État. »
  • 0:53Invité politiquePromesse
    « Et nous préconisons avec Fabien Roussel effectivement la baisse des taxes sur les carburants, la baisse de la TVA sur les carburants, tout simplement parce que la situation est devenue insupportable. »
  • 1:38Invité politiqueChiffre
    « Ce sont aujourd'hui les statistiques qui montrent que les Français ont perdu du pouvoir d'achat en 2025 et qu'ils continuent à en perdre en 2026. »
  • 2:01Invité politiqueChiffre
    « Et quand on voit par exemple que Total enregistre des bénéfices records, quand on voit par exemple qu'au premier semestre 2026, Total a dégagé 11 milliards de dollars de profit, soit une augmentation de plus de 72% de ses bénéfices. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Ce sont des profiteurs de guerre. »
  • 2:18Invité politiqueFait
    « Quand on voit par ailleurs que M. Pouyanné lui-même est payé 1 million d'euros par mois, est-ce que parmi les auditeurs qui nous entendent en ce moment, il y en a un seul qui est payé 1 million d'euros par mois ? »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « Je suis scandalisé que le gouvernement ait annoncé qu'il avait l'intention de baisser la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises qui font des super profits cette année, alors même qu'il s'apprête à taxer les retraités, notamment en envisageant une désindexation des pensions de retraite. »
  • 4:43Invité politiqueFait
    « Quand le gouvernement, par exemple, envisage de désindexer les pensions de retraite, ce sont de fait une partie des retraités qui vont casquer. »
  • 4:59Invité politiquePromesse
    « La principale priorité, par exemple, c'est de baisser les taxes sur les carburants, alors même que les Français sont aujourd'hui pris à la gorge par le niveau des carburants. »

Temps de parole

  • Ian Brossat66 %
  • Présentateur32 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Europe 1 Matin,

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Locuteur

6h

0:01
Ian Brossat

-9h,

0:02
Présentateur

Alexis Delafléchère. Bientôt 8h12, l'heure d'accueillir le second invité d'Europe 1 Matin. Alexis Delafléchère, vous recevez Yann Brossat, sénateur communiste et directeur de campagne de Fabien Roussel. Bonjour Yann Brossat. Bonjour. Merci d'être avec nous en direct sur Europe 1. Les Français sont asphyxiés par la hausse des carburants. On est en ce moment à la pompe à plus de 2 euros le litre, 2,30 euros, voire 2,50 euros dans certaines stations. Chacun y va de sa solution. On discutait ce matin en première partie avec Nicolas Bouzou, économiste, de la baisse de la TVA sur les carburants. Il disait très mauvaise mesure, Nicolas Bouzou, économiste.

Mais vous dites-vous au Parti communiste que c'est la bonne solution pour que les Français respirent enfin à la pompe

0:43
Locuteur

?

0:45
Ian Brossat

Oui, bien sûr, ça tombe sous le sens puisque la majeure partie du prix que vous payez à la pompe, ce sont effectivement des taxes qui sont prélevées par l'État. Et nous préconisons avec Fabien Roussel effectivement la baisse des taxes sur les carburants, la baisse de la TVA sur les carburants, tout simplement parce que la situation est devenue insupportable, parce que beaucoup de Français ont besoin d'utiliser leur voiture pour aller au travail, parce que c'est une dépense contrainte. Le carburant, ce n'est pas une dépense d'agrément, ce n'est pas une dépense plaisir.

Et donc, si on veut que le pouvoir d'achat des Français soit préservé, oui, il y a une mesure d'urgence à prendre, c'est la baisse des carburants. Et c'est ce que nous préconisons avec Fabien Roussel, la baisse des taxes, elle devrait s'imposer aujourd'hui. Et je constate que le gouvernement ne fait absolument rien et laisse les Français crever la bouche ouverte alors qu'ils souffrent d'une baisse du pouvoir d'achat. Ce n

1:35
Locuteur

'est

1:35
Ian Brossat

pas simplement une impression, ce n

1:36
Locuteur

'est

1:36
Ian Brossat

pas simplement un sentiment. Ce sont aujourd'hui les statistiques qui montrent que les Français ont perdu du pouvoir d'achat en 2025 et qu'ils continuent à en perdre en 2026.

1:45
Présentateur

Alors le gouvernement poursuit quand même certaines aides ciblées, Yann Brossat. Malgré les milliards en moins dans les caisses de l'État s'il

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Locuteur

y a

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Présentateur

une baisse de la TVA, vous confirmez donc ce matin sur Europe 1 que c'est le bon chemin

1:58
Locuteur

? D

2:00
Ian Brossat

'abord, des milliards, on pourrait en trouver. Et quand on voit par exemple que Total enregistre des bénéfices records, quand on voit par exemple qu'au premier semestre 2026, Total a dégagé 11 milliards de dollars de profit, soit une augmentation de plus de 72% de ses bénéfices. Ce sont des profiteurs de guerre. Quand on voit par ailleurs que M. Pouyanné lui-même est payé 1 million d'euros par mois, est-ce que parmi les auditeurs qui nous entendent en ce moment, il y en a un seul qui est payé 1 million d'euros par mois ? Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y a du gras.

De ce côté-là, et d'ailleurs, je suis scandalisé que le gouvernement ait annoncé qu'il avait l'intention de baisser la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises qui font des super profits cette année, alors même qu'il s'apprête à taxer les retraités, notamment en envisageant une désindexation des pensions de retraite. Tout ça, c'est une question de choix budgétaire, d'arbitrage. Est-ce qu'on fait le choix de la justice sociale et fiscale, ou est-ce qu'au contraire, on demande encore aux plus modestes, aux plus fragiles d'entre nous de mettre la main à la poche ? Ça n'est effectivement pas le choix que nous faisons.

3:03
Présentateur

Je laisserai le patron de Total, Patrick Pouyanné, vous répondre sur son salaire, puisqu'il dit que c'est fixé en fonction des objectifs et du chiffre d'affaires de l'entreprise, et c'est lui qui fixe le cap. Mais je voulais vous entendre justement sur la nationalisation. Est-ce qu'il faut nationaliser, selon vous, au Parti communiste Total Énergie

3:19
Locuteur

? Oui,

3:21
Ian Brossat

parce que la situation, une fois de plus, que nous vivons n'est pas supportable. Par ailleurs, on le voit bien, c'est une entreprise stratégique dont la vie de millions de Français dépend. Et donc oui, nous sommes favorables à la nationalisation de Total, à une nationalisation sanction. On en a eu d'ailleurs après la Seconde Guerre mondiale, comme par exemple la nationalisation de Renault, une fois de plus, profiter de la guerre. Ça ne devrait même pas être possible. On a affaire à quelque chose qui est immoral, et ce qui est immoral devrait être illégal.

Et donc oui, nous considérons que cette entreprise devrait relever de l'État pour faire primer des logiques d'intérêt général, plutôt que cette rapacité qui aujourd'hui domine avec Total, et plus globalement avec les compagnies pétrolières.

4:06
Présentateur

Vous en avez parlé, Yann Brossat, à l'instant. Voilà pourquoi je vous fais réagir sur la fiscalité. C'est vrai que le gouvernement, dans le projet de budget 2027, dit qu'il veut notamment sur les donations pour transmettre plutôt aux jeunes. Il veut alléger la fiscalité. Vous dites donc, vous, ce matin, que c'est un cadeau au plus aisé. Il y

4:24
Locuteur

en

4:24
Présentateur

a quand même des Français qui ont économisé toute leur vie, qui ont payé la taxe, la TVA, plein de taxes. Et il faut encore payer le jour où on meurt.

4:36
Locuteur

En

4:36
Ian Brossat

tout cas, ce que je vois, c'est qu'en parallèle, le gouvernement va demander des efforts supplémentaires aux classes populaires et aux plus modestes. Quand le gouvernement, par exemple, envisage de désindexer les pensions de retraite, ce sont de fait une partie des retraités qui vont casquer. Et donc, ce qu'il donne d'une main, il le reprend de l'autre. Un budget, il se regarde dans son équilibre global. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, l'allègement de la fiscalité sur les donations ne me paraît pas être la principale priorité.

La principale priorité, par exemple, c'est de baisser les taxes sur les carburants, alors même que les Français sont aujourd'hui pris à la gorge par le niveau des carburants. C'est d'ailleurs ce qui est au cœur de l'actualité. Je n

5:15
Locuteur

'ai

5:15
Ian Brossat

pas vu des gens hurler dans la rue du fait de la taxation des donations. En revanche, voir des gens très en colère du fait de l'augmentation du prix des carburants, j'en vois tous les jours. Et donc, s'il y a à regarder une évolution de la fiscalité, c'est plutôt de ce côté-là qu'il faudrait regarder.

5:30
Présentateur

On a bien compris votre raisonnement, en tout cas, ce matin sur Europe 1. Merci à vous, Yann Brossat. Merci beaucoup. Sénateur communiste et directeur de campagne de Fabien Roussel, qui est candidat, je le rappelle, à l'élection présidentielle pour 2027.